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  • Tome 1 : 1789 – Introduction - états généraux - préliminaires. Cahiers des sénéchaussées et baillages [Agen - Amont] 2 résultats
    • Introduction

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      Introduction

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      Telles sont les paroles que Mirabeau, du fond d'un cachot, adressait au despotisme dans son ou- vrage sur les lettres de cachet. Veut-on que leur vér...
      ...de relire l'histoire des derniers excès du despotisme en France. Des dettes énormes et un crédit public anéanti, des impôts dévorants, un peuple aigri par ses malheurs, prêt à se refuser à leur exac- tion, d'impuissantes lois substituées violemment à nos lois antiques... de nouveaux magistrats, à la fois investis de l'opprobre et de leurs dignités ; un militaire éperdu, indécisentre Fordredes ministres et la voix de la conscienee, effrayé de la déso- béissance, mais plus effrayé enco...
      ...ommande ; des provinces entières prêtes à repousser la violence par la violence, unies en- core à la couronne par l'habitude de leur atta- c...
      ...ur roi, mais confédérées par leur haine et leur mépris pour les ministres : ce ta- bleau donne l'image exacte des derniers règnes et des commotions qui suivirent les dernières fureurs de la tyrannie, obligée de recourir aux remèdes dont la violence devait la détruire.
      Telles sont les paroles que Mirabeau, du fond d'un cachot, adressait au despotisme dans son ou- vrage sur les lettres de cachet. Veut-on que leur vérité devienne plus frappante, il suffit de relire l'histoire des derniers excès du despotisme en France. Des dettes énormes et un crédit public anéanti, des impôts dévorants, un peuple aigri par ses malheurs, prêt à se refuser à leur exac- tion, d'impuissantes lois substituées violemment à nos lois antiques... de nouveaux magistrats, à la fois investis de l'opprobre et de leurs dignités ; un militaire éperdu, indécisentre Fordredes ministres et la voix de la conscienee, effrayé de la déso- béissance, mais plus effrayé encore des assistances qu'on lui commande ; des provinces entières prêtes à repousser la violence par la violence, unies en- core à la couronne par l'habitude de leur atta- chement pour leur roi, mais confédérées par leur haine et leur mépris pour les ministres : ce ta- bleau donne l'image exacte des derniers règnes et des commotions qui suivirent les dernières fureurs de la tyrannie, obligée de recourir aux remèdes dont la violence devait la détruire.
      « Un esclave ne doit rien, parce qu'il n'a rien en propre ; un homme de cœur sortira bientôt d'un pays où le despotisme sera établi : s'il ne le-peut pas, il sera bientôt dégradé. Où la patrie n'est rien, on ne lui doit rien, parce que les devoirs sont réciproques. Le gouvernement qui appartient à un seul homme dispose de tous les autres pour son plaisir, sou caprice ou son intérêt ; dès lors, chaque individu a la permission tacite de s'avan- tager autant qu'il le pourra sur le souverain. En justice réglée, il ne sau...
      ...teur. On ne saurait enfreindre des lois et des règles dans un gouver- nement dont l'essence est de n'en avoir point; et ce défaut de règles est le vice qui doit tout dé- truire; car rien ne se conserve et ne se reproduit dans la nature que par des lois fixes et inva- riables. »
      « Un esclave ne doit rien, parce qu'il n'a rien en propre ; un homme de cœur sortira bientôt d'un pays où le despotisme sera établi : s'il ne le-peut pas, il sera bientôt dégradé. Où la patrie n'est rien, on ne lui doit rien, parce que les devoirs sont réciproques. Le gouvernement qui appartient à un seul homme dispose de tous les autres pour son plaisir, sou caprice ou son intérêt ; dès lors, chaque individu a la permission tacite de s'avan- tager autant qu'il le pourra sur le souverain. En justice réglée, il ne saurait y avoir de trahison dans Un état despotique, parce que l'esclave ne peut être ni créancier ni débiteur. On ne saurait enfreindre des lois et des règles dans un gouver- nement dont l'essence est de n'en avoir point; et ce défaut de règles est le vice qui doit tout dé- truire; car rien ne se conserve et ne se reproduit dans la nature que par des lois fixes et inva- riables. »
      ...stes aux peuples dominèrent Louis XIV : le faste et l'ambition. La première obligea les courtisans à d'énormes dépenses, et les conduisit à. s'avilir pour y suffire. L'intrigue multiplia ses ressorts pour avoir de l'argent, et devint moins scrupuleuse sur le choix des moyens. Deux passions funestes aux peuples dominèrent Louis XIV : le faste et l'ambition. La première obligea les courtisans à d'énormes dépenses, et les conduisit à. s'avilir pour y suffire. L'intrigue multiplia ses ressorts pour avoir de l'argent, et devint moins scrupuleuse sur le choix des moyens.
      ...nie ne suffirent pas pour nous irriter. Le peuple se reposait même avec la confiance de la sécurité sur le recours des Parlements. Le chancelier Maupeou ne tarda pas à lui montrer sur quels roseaux fragiles ...
      ...assés, leurs mem- bres exilés, relégués et dispersés dans tout le royaume, pour apprendre à la France entière com- s bien était redoutable la vengeance d'un ministre. On murmura dès...
      ...ait encore op- poser aucune résistance, et l'on n'était que faible- ment attaché à des corps uniquement occupés de leurs p...
      Tous ces prodiges de tyrannie ne suffirent pas pour nous irriter. Le peuple se reposait même avec la confiance de la sécurité sur le recours des Parlements. Le chancelier Maupeou ne tarda pas à lui montrer sur quels roseaux fragiles il avait * mis son appui. Ils furent tous cassés, leurs mem- bres exilés, relégués et dispersés dans tout le royaume, pour apprendre à la France entière com- s bien était redoutable la vengeance d'un ministre. On murmura dès lors, mais on n'osait encore op- poser aucune résistance, et l'on n'était que faible- ment attaché à des corps uniquement occupés de leurs prétentions ambitieuses.
      Le despotisme avait commencé sous Richelieu ; la dégradante servitude succéda à la franchise du règne de Henri IV. Il voulut asservir j... Le despotisme avait commencé sous Richelieu ; la dégradante servitude succéda à la franchise du règne de Henri IV. Il voulut asservir jusqu'au génie. C'est lui qui persuada aux rois qu'ils pou- vaient oser tout ce q...
      Mais la prétention de dicter des lois à l'Europe soumise, et de la courber sous le joug, le voua à des guerres interminables. De ses orgue... Mais la prétention de dicter des lois à l'Europe soumise, et de la courber sous le joug, le voua à des guerres interminables. De ses orgueilleux
      formes de la justice anéanties, des enregistrements ...
      ... lettres de cachet sans nombre achetées et sur- prises à l'autorité, souvent vendues par des cour- tisanes; deux banqueroutes ouvertes et authen- tiques; des milliers d'infractions à la foi publique, 1 palliées par des ruses ...
      ...n arbitraire au domaine ; surcharge sur les denrées de première nécessité, etc.
      formes de la justice anéanties, des enregistrements forcés, des exils, deux cent mille citoyens arra- chés de leurs foyers, jetés dans des cachots ou bannis pour de misérables querelles de théologie; des lettres de cachet sans nombre achetées et sur- prises à l'autorité, souvent vendues par des cour- tisanes; deux banqueroutes ouvertes et authen- tiques; des milliers d'infractions à la foi publique, 1 palliées par des ruses de chevaliers d'industriç; nouveaux vingtièmes; augmentation de taille; réunion arbitraire au domaine ; surcharge sur les denrées de première nécessité, etc.
      ...ne longue servitude avait flétri toutes les âmes. Il fallait que l'excès du despotisme vînt les tirer de l'engourdissement léthargique ...
      ...nt plongées : il fallait nous donner de co- lère pour nous rendre un peu de res...
      Une longue servitude avait flétri toutes les âmes. Il fallait que l'excès du despotisme vînt les tirer de l'engourdissement léthargique dans lequel elles étaient plongées : il fallait nous donner de co- lère pour nous rendre un peu de ressort. Los
      L'intrigant et avare Mazarin n'était pas propre à réparer le mal. Il n'avait pas, comme Richelieu, les vices d'un grand caractère, mais les basses passions d'une âme fausse et avide. 11 vexa le peuple, l'accabla d'impôts, accumula dés trésors et éleva sa famille. L'intrigant et avare Mazarin n'était pas propre à réparer le mal. Il n'avait pas, comme Richelieu, les vices d'un grand caractère, mais les basses passions d'une âme fausse et avide. 11 vexa le peuple, l'accabla d'impôts, accumula dés trésors et éleva sa famille.

      Introduction

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      ...azarin avait administré arbitrairement; les troubles et les guerres qui désolèrent la France pendant la minorité de LouisXIY lui avaient donné la facilité de s'enrichir au point de fair...
      ...t sous lui avaient, comme lui, concouru à épuiser le Trésor dans la proportion de leur faveur et de leurs places ; en sorte que Golbert trouva, en 1661, les finances dans un désordre effrayant. A l'époque du règne de Charles VII, les dépenses de la cour n'avaient jamais passé 94,000 livres. C'est avec le besoin ou la manie des grandes armées, avec l'éta- blissement de la marine militaire, mais surtout avec la corruption des cours, que s'accrurent le besoin des finances, dans une proportio...
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      ...e l'épidémie des croisades eût entraîné les Français loin de leurs frontières ; aus...
      ...mis étrangers se portèrent en force sur la France, il fallut des fonds réguliers et considé- rables. Les rois auraient bien voulu ordonner eux- mêmes ces contributions; plus d'une fois ils le tentèrent. La réclamation des gens éclairés les avertit de leurs usurpations, et les révoltes des peuples les forcèrent à y renoncer. Il fallut recon- naître que cette autorité appartenait à la nation assemblée, et n'appartenait qu'à elle; ils jurèrent même à leur sacre que ce droit sacré, inaliénable, serait à jamais respecté; et ce serment eut quelque force durant plu...
      Mazarin avait administré arbitrairement; les troubles et les guerres qui désolèrent la France pendant la minorité de LouisXIY lui avaient donné la facilité de s'enrichir au point de faire désirer son alliance par des princes. Ceux qui administraient sous lui avaient, comme lui, concouru à épuiser le Trésor dans la proportion de leur faveur et de leurs places ; en sorte que Golbert trouva, en 1661, les finances dans un désordre effrayant. A l'époque du règne de Charles VII, les dépenses de la cour n'avaient jamais passé 94,000 livres. C'est avec le besoin ou la manie des grandes armées, avec l'éta- blissement de la marine militaire, mais surtout avec la corruption des cours, que s'accrurent le besoin des finances, dans une proportion plus que décuple de l'accroissement naturel qu'eussent pu apporter dans les impôts l'extension du territoire et la multiplication des métaux précieux. Aus- sitôt que l'épidémie des croisades eût entraîné les Français loin de leurs frontières ; aussitôt que des ennemis étrangers se portèrent en force sur la France, il fallut des fonds réguliers et considé- rables. Les rois auraient bien voulu ordonner eux- mêmes ces contributions; plus d'une fois ils le tentèrent. La réclamation des gens éclairés les avertit de leurs usurpations, et les révoltes des peuples les forcèrent à y renoncer. Il fallut recon- naître que cette autorité appartenait à la nation assemblée, et n'appartenait qu'à elle; ils jurèrent même à leur sacre que ce droit sacré, inaliénable, serait à jamais respecté; et ce serment eut quelque force durant plusieurs siècles.
      A la mort de" François Ier, le fisc recevait 15,730,000 livres; c'étai...
      ...ver 60,416 livres 3 sous 4 deniers pour les rentes perpétuelles créées par ce prince, et qui, au denier douze, représentaient un...
      ... de ses prédé- cesseurs n'eussent connu la funeste ressource des emprunts, mais c'était toujours sous la caution de leurs agents, et l'État n'était jamais engagé. . Quarant...
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      A la mort de" François Ier, le fisc recevait 15,730,000 livres; c'était 56 de nos millions. Sur cette somme, il fallait prélever 60,416 livres 3 sous 4 deniers pour les rentes perpétuelles créées par ce prince, et qui, au denier douze, représentaient un capital de 725,000 livres : c'était une innova- tion. Ce n'est pas que quelques-uns de ses prédé- cesseurs n'eussent connu la funeste ressource des emprunts, mais c'était toujours sous la caution de leurs agents, et l'État n'était jamais engagé. . Quarante ans de guerres civiles, de fanatisme, de déprédations, de crimes, d'anarchie, plongèrent les finances du royaume dans un désordre dont il n'y avait qu'un Sully qui pût les tirer. Ce mi- nistre économe, éclairé, vertueux, appliqué, cou- rageux,éteignit pour 7 millions de rentes, diminua les impositions de 3 millions, et laissa à l'Etat 26 millions grevés seulement de 6;025,666 livres 2 sous 6 deniers de rentes, toutes charges déduites : il entrait donc 20 millions dans le trésor royal, 151 millions 500 mille livres suffisaient pour les dépenses publiques, et les réserves étaient de 4,500,000 livres.
      J1 commença par reconnaître les revenus et les -dettes de l'Etat pour établir un meilleur ordre dans l'administration des finances, et il réussit à rendre son travail si simple et si clair, qu'il était à la portée du roi, qui écrivait chaque mois de sa propre main le montant de la recette et de la dé- pense, et la balancé de l'une et de l'autre. En 1662, il trouva que les dettes en anticipations, en em- ! prunts sur les receveurs généraux, et les aliéna- tions montaient à 451,354,033 livres. Pendant son adminis...
      ... | mais il augmenta successivement tous les revenus
      J1 commença par reconnaître les revenus et les -dettes de l'Etat pour établir un meilleur ordre dans l'administration des finances, et il réussit à rendre son travail si simple et si clair, qu'il était à la portée du roi, qui écrivait chaque mois de sa propre main le montant de la recette et de la dé- pense, et la balancé de l'une et de l'autre. En 1662, il trouva que les dettes en anticipations, en em- ! prunts sur les receveurs généraux, et les aliéna- tions montaient à 451,354,033 livres. Pendant son administration, il paya non-seulement ces dettes, | mais il augmenta successivement tous les revenus
      Pendant tout le temps que la couronne n'avait eu d'autre revenu que le produit de son domaine, c'étaient ses s...
      ... dans leur département, étaient chargés du recou- -vrement des deniers publics. 11...
      ...blir un nouvel ordre de choses, lorsque les impositions devinrent générales dans" le royaume. Soit que les taxes portassent sur la personne ou sur les mai- sons des citoyens, soit qu'on leur, demandât le cinquième ou le dixième de leurs récoltes, le cin- quantième ou le centième de leurs biens meubles et immeubles, soit qu'on fît d'autres comb...
      ...ur recueillir ces différents tri- buts; et le malheur de l'État voulut qu'on les allât chercher en Italie, où l'art de pressurer les peuples avait déjà fait des progrès imm...
      Pendant tout le temps que la couronne n'avait eu d'autre revenu que le produit de son domaine, c'étaient ses sénéchaux, ses baillis, qui, chacun dans leur département, étaient chargés du recou- -vrement des deniers publics. 11 fallut établir un nouvel ordre de choses, lorsque les impositions devinrent générales dans" le royaume. Soit que les taxes portassent sur la personne ou sur les mai- sons des citoyens, soit qu'on leur, demandât le cinquième ou le dixième de leurs récoltes, le cin- quantième ou le centième de leurs biens meubles et immeubles, soit qu'on fît d'autres combinaisons plus ou moins heureuses, c'était une nécessité d'avoir des gens pour recueillir ces différents tri- buts; et le malheur de l'État voulut qu'on les allât chercher en Italie, où l'art de pressurer les peuples avait déjà fait des progrès immenses.
      triomphes naissait le germe de la vengeance; et de-ses revers, l'espoir d'être enfin .vengé. Le luxe de sa cour, la magnificence de ses bâtiments en tout genre, les travaux exécutés à Brest, à Toulon, à Rocheforî, à Dunkerque, étaient déjà plus que suffisants pour dessécher le trésor royal; l'entre- tien de ses armé... triomphes naissait le germe de la vengeance; et de-ses revers, l'espoir d'être enfin .vengé. Le luxe de sa cour, la magnificence de ses bâtiments en tout genre, les travaux exécutés à Brest, à Toulon, à Rocheforî, à Dunkerque, étaient déjà plus que suffisants pour dessécher le trésor royal; l'entre- tien de ses armées épuisa ce royaume.
      Après leur expulsion, les États généraux, qui ordonnaient les subsides, se chargèrent d'en faire la levée ; et cet arrangement continua jusqu'à Charles Vil, qui, le premier, se permit d'établir un impôt sans le consentement de la nation, et qui s'appropria le droit de le faire percevoir par ses délégués. Sous le règne de LouisXII, le revenu public, qui s'était accru par degrés, fut porté à 7,950,000 livres. Cette somme représent... Après leur expulsion, les États généraux, qui ordonnaient les subsides, se chargèrent d'en faire la levée ; et cet arrangement continua jusqu'à Charles Vil, qui, le premier, se permit d'établir un impôt sans le consentement de la nation, et qui s'appropria le droit de le faire percevoir par ses délégués. Sous le règne de LouisXII, le revenu public, qui s'était accru par degrés, fut porté à 7,950,000 livres. Cette somme représentait 36 de nos millions actuels.
      La retraite forcée de ce grand homme fut une calamité publique;'la cour s'abandonna d'abord à des profusions qui n'avaient point d'exemple dans la monarchie, et les ministres formèrent dans la suite, des entreprises que les forces de la natiqn ne comportaient pas. Ce double p...
      ...une confusion certaine ruina de nouveau le fisc. En 1661, les impositions montèrent à 84,222,096 li- vres; mais les dettes absorbaient 52,377,172 li vres : il ne restait par conséquent, pour les dépenses publiques, que 31,844,924 livres,, somme évidem- ment insuffisante pour les besoins de l'État. Tel était l'état des...
      ...lorsque l'administration en fût confiée à Colbert.
      La retraite forcée de ce grand homme fut une calamité publique;'la cour s'abandonna d'abord à des profusions qui n'avaient point d'exemple dans la monarchie, et les ministres formèrent dans la suite, des entreprises que les forces de la natiqn ne comportaient pas. Ce double principe d'une confusion certaine ruina de nouveau le fisc. En 1661, les impositions montèrent à 84,222,096 li- vres; mais les dettes absorbaient 52,377,172 li vres : il ne restait par conséquent, pour les dépenses publiques, que 31,844,924 livres,, somme évidem- ment insuffisante pour les besoins de l'État. Tel était l'état des finances lorsque l'administration en fût confiée à Colbert.
      Ces financiers, connus sous le nom de Lom- bards, ne tardèrent pas à montrer un génie fertile en inventions ... Ces financiers, connus sous le nom de Lom- bards, ne tardèrent pas à montrer un génie fertile en inventions frauduleuses.

      Introduction

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      Le régent, voulant opérer une liquidation à peine possible, avait besoin demoyens plus qu'or- dinaires; il saisit avec avidité le système captieux de l'Écossais Law, au ...
      ...engagements publics avec des bil- lets, et se rembourser sur les immenses profits que produirait la découverte de la Louisiane, du Missis- sipi, etc. Malheureusement les bénéfices étaient fantastiques. Cependa...
      ...ns, oki établit en 1716 une banque dont le prix des actions était hypothéqué sur les produits et béné- fices du commerce du Sénégal ; elle acquit le privilège de l'ancienne compagnie des Indes, fondée par Colbert, et prit les fermes générales. Qn courut avec fureur...
      ...être au-dessus de leur première valeur. Les plus grandes for- tunes furent bouleversées, et des agioteurs, des intrigants, en firen...
      ...publi- que, créa tant de billets, qu'en 1791, la valçur chimérique des actions valait qu...
      ...tout l'argent qui pouvait circuler dans le royaume. On remboursa en papier les rentiers de l'Etat. En soutenant le taux des dividendes, l'illusion se soutint quelque temps encore; mais le régent, emporté malgré lui par le mouvement rapide d'une machine aussi gr...
      Le régent, voulant opérer une liquidation à peine possible, avait besoin demoyens plus qu'or- dinaires; il saisit avec avidité le système captieux de l'Écossais Law, au moyen duquel on devait satisfaire aux engagements publics avec des bil- lets, et se rembourser sur les immenses profits que produirait la découverte de la Louisiane, du Missis- sipi, etc. Malheureusement les bénéfices étaient fantastiques. Cependant, d'après ces spéculations, oki établit en 1716 une banque dont le prix des actions était hypothéqué sur les produits et béné- fices du commerce du Sénégal ; elle acquit le privilège de l'ancienne compagnie des Indes, fondée par Colbert, et prit les fermes générales. Qn courut avec fureur acheter des actions qui semblaient porter sur d'aussi vastes fondements. Elle montèrent dix, vingt fois peut-être au-dessus de leur première valeur. Les plus grandes for- tunes furent bouleversées, et des agioteurs, des intrigants, en firent d'immenses dans l'espace de quelques mois. Law, enivré de l'ivresse publi- que, créa tant de billets, qu'en 1791, la valçur chimérique des actions valait quatre-vingts fois tout l'argent qui pouvait circuler dans le royaume. On remboursa en papier les rentiers de l'Etat. En soutenant le taux des dividendes, l'illusion se soutint quelque temps encore; mais le régent, emporté malgré lui par le mouvement rapide d'une machine aussi grande que compliquée, ne
      ...ima une infinité de charges oné- reuses à l'État et au peuple, diminua le nombre des privilèges, iit des remises sur les- tailles, le sel, les aides, réduisit les charges à 23,735,274 livres ; elles montaient en 1661, à 52,377,184 li- vres. Il porta les revenus, qui ne s'élevaient, à la même époque de 1661, qu'à 84,200,000 livres , à 116,053,374 livres. Le trésor royal n'avait pas 32 millions de revenus quand il prit les finances : en 1683, il en avait plus de...
      ...ies, ce grand administrateur encouragea les sciences, le commerce et l'industrie, et les faisait tous fleurir. Son principe était celui de Sully, c'est-à-dire de consulter l'intérêt du roi et celui* des sujets. Leurs successeurs n'ont été guidés que par le besoin d'argent et la nécessité d'en trouver pour rester en p...
      publics, supprima une infinité de charges oné- reuses à l'État et au peuple, diminua le nombre des privilèges, iit des remises sur les- tailles, le sel, les aides, réduisit les charges à 23,735,274 livres ; elles montaient en 1661, à 52,377,184 li- vres. Il porta les revenus, qui ne s'élevaient, à la même époque de 1661, qu'à 84,200,000 livres , à 116,053,374 livres. Le trésor royal n'avait pas 32 millions de revenus quand il prit les finances : en 1683, il en avait plus de 92. Malgré ses éco- nomies, ce grand administrateur encouragea les sciences, le commerce et l'industrie, et les faisait tous fleurir. Son principe était celui de Sully, c'est-à-dire de consulter l'intérêt du roi et celui* des sujets. Leurs successeurs n'ont été guidés que par le besoin d'argent et la nécessité d'en trouver pour rester en place.
      A la mort de ce prince, l'État était endetté de 2,471,000,000 de livres, l'argent étant à 27 livres le marc, ce qui ferait de nos jours plus de quatre milliards; encore est-on étonné que la dette ne soit pas plus énorme, quand on compare les dé- penses en tous genres et tous les revers de son règne, avec la modicité de ses revenus. Pour le concevoir, il faut convenir que Colbert a trouvé d'immenses ressources dans ses. opérations, et surtout dans le commerce qu'il ouvrit avec les quatre parties du monde. A la mort de ce prince, l'État était endetté de 2,471,000,000 de livres, l'argent étant à 27 livres le marc, ce qui ferait de nos jours plus de quatre milliards; encore est-on étonné que la dette ne soit pas plus énorme, quand on compare les dé- penses en tous genres et tous les revers de son règne, avec la modicité de ses revenus. Pour le concevoir, il faut convenir que Colbert a trouvé d'immenses ressources dans ses. opérations, et surtout dans le commerce qu'il ouvrit avec les quatre parties du monde.
      Ce ne fut qu'aprçs la mort de Louis XIV que la plaie publique fut bien connue. Ce monarque, qui .en avait imposé à la fortune, et qui avait soutenu en grand homme les revers les plus accablants, masquait d'un fantôme de grandeur les accès de l'abîme ; mais qu'il parût profond quand on n'eût plus.que sa mémoire à admirer ou à censurer et qu'on éprouva les terreurs qui précèdent la guerre civile! Si le testament du feu roi n'avait pas été cassé, que serait devenu le vaisseau de l'État sous la main impuissante du duc du Maine ? Ce ne fut qu'aprçs la mort de Louis XIV que la plaie publique fut bien connue. Ce monarque, qui .en avait imposé à la fortune, et qui avait soutenu en grand homme les revers les plus accablants, masquait d'un fantôme de grandeur les accès de l'abîme ; mais qu'il parût profond quand on n'eût plus.que sa mémoire à admirer ou à censurer et qu'on éprouva les terreurs qui précèdent la guerre civile! Si le testament du feu roi n'avait pas été cassé, que serait devenu le vaisseau de l'État sous la main impuissante du duc du Maine ?
      C'est à Colbert quela France dût les puissantes ressources qui lui restèrent pour se réparer, . savoir \ les grandes manufacturer dé Lyon, de Tours, de Nîmes; celles de Vaurobais, Sedan, Louviers et Elbeuf ; celles des Gobelins et des r Glaces. Mais la révocation de l'édil de Nantes, et la persécution des protestants nous firent perdré une partie des fruits du génie de Colbert. C'est à Colbert quela France dût les puissantes ressources qui lui restèrent pour se réparer, . savoir \ les grandes manufacturer dé Lyon, de Tours, de Nîmes; celles de Vaurobais, Sedan, Louviers et Elbeuf ; celles des Gobelins et des r Glaces. Mais la révocation de l'édil de Nantes, et la persécution des protestants nous firent perdré une partie des fruits du génie de Colbert.
      ...i, 115,389,074 livres de re- venu, mais les charges emportaient 82,859,504 li- vres; et il ne restait pour les dépenses du gouver- nement que 32.529,570 livres, à 30 livres 10 sous 6 deniers le marc. Ëncore ces fonds étaient-ils cons... L'État avait, il est vrai, 115,389,074 livres de re- venu, mais les charges emportaient 82,859,504 li- vres; et il ne restait pour les dépenses du gouver- nement que 32.529,570 livres, à 30 livres 10 sous 6 deniers le marc. Ëncore ces fonds étaient-ils consommés d'avance pour plus de trois années !
      Lorsque le duc d'Orléans prit les rênes du gou- vernement, ses vrais amis désiraient qu'il assem- blât les États généraux : c'était un moyen infail- lible de conserver, d'augmenter même la faveur publique, alors ouvertement décl...
      ...lui. Philippe se prêtait, sans efforts, à cet expédient : malheureusement les perfides confidents qui avaient usurpé ...
      Lorsque le duc d'Orléans prit les rênes du gou- vernement, ses vrais amis désiraient qu'il assem- blât les États généraux : c'était un moyen infail- lible de conserver, d'augmenter même la faveur publique, alors ouvertement déclarée pour lui. Philippe se prêtait, sans efforts, à cet expédient : malheureusement les perfides confidents qui avaient usurpé trop d'empire sur ses pensées, ré- prouvèrent un projet où leurs intérêts partic...
      Le génie du duc d'Orléans pouvait seul rassurer les esprits. Il corrompit les mœurs, mais il sauva le royaume, et entreprit le hardi projet d'éviter le. déshonneur d'une banqueroute presque é... Le génie du duc d'Orléans pouvait seul rassurer les esprits. Il corrompit les mœurs, mais il sauva le royaume, et entreprit le hardi projet d'éviter le. déshonneur d'une banqueroute presque évi- dente.
      les tentatives faites pendant la Régence et sous le règne de Louis XV pour une convocation ... les tentatives faites pendant la Régence et sous le règne de Louis XV pour une convocation des États généraux.
      Les successeurs de Colbert, au lieu d'éteindre, à sou exemple, des rentes et des offices à gages, en créèrent sans mesure, puisqu'...
      ... 73 millions de rentes; leur incapacité et les désastres delà vieil- lesse de Louis XIV mirent le royaume à deux doigts de sa perte.
      Les successeurs de Colbert, au lieu d'éteindre, à sou exemple, des rentes et des offices à gages, en créèrent sans mesure, puisqu'en 1715, ils avaient chargé l'État de plus de 73 millions de rentes; leur incapacité et les désastres delà vieil- lesse de Louis XIV mirent le royaume à deux doigts de sa perte.
      Après sa mort, le discrédit devint bientôt uni- versel; les banqueroutes se multiplièrent; l'argent disparût; le commerce fut anéanti ; les consom- mations diminuèrent; on négligea la culture des terres; les contrats sur l'hôtel de ville ne se ven- daient que la moitié de leur valeur. Louis XIV, sur la fin de ses jours, eut un besoin pressant de 8 millions ; il fut obligé de les acheter par 32 mil- lions de rescriptions : c'était prêter à 4 cent p. cent. Après sa mort, le discrédit devint bientôt uni- versel; les banqueroutes se multiplièrent; l'argent disparût; le commerce fut anéanti ; les consom- mations diminuèrent; on négligea la culture des terres; les contrats sur l'hôtel de ville ne se ven- daient que la moitié de leur valeur. Louis XIV, sur la fin de ses jours, eut un besoin pressant de 8 millions ; il fut obligé de les acheter par 32 mil- lions de rescriptions : c'était prêter à 4 cent p. cent.

      Introduction

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      ...uvera plus loin une notice plus étendue du caractère personnel et des opérations des ministres les plus marquants qui se sont succédés sous les règnes de Louis XV et de Louis XVI. Nous avons pris le fond de la plupart de ces portraits dans des ouvrages imprimés avant la Révolution, et publiés par des hommes qui avaient été à même d'avoir une connaissance particuli...
      ...l- ques-uns d'un ouvrage imprimé depuis la Révolution; c'est celui de M. Sénac de ...
      ...ui contient diverses particularités sur les ministères de M. de Calonne et de M, Necker. Nous en avons tiré les détails les plus frap- pants, sans prétendre cependant ni en garantir la vérité, ni partager toutes ses opinions sur des personnages vi- vants, et qui ne. doivent encore être jugés que c...
      (1) On trouvera plus loin une notice plus étendue du caractère personnel et des opérations des ministres les plus marquants qui se sont succédés sous les règnes de Louis XV et de Louis XVI. Nous avons pris le fond de la plupart de ces portraits dans des ouvrages imprimés avant la Révolution, et publiés par des hommes qui avaient été à même d'avoir une connaissance particulière des faits. Nous ne nous sommes servis que pour quel- ques-uns d'un ouvrage imprimé depuis la Révolution; c'est celui de M. Sénac de Meilhan, qui contient diverses particularités sur les ministères de M. de Calonne et de M, Necker. Nous en avons tiré les détails les plus frap- pants, sans prétendre cependant ni en garantir la vérité, ni partager toutes ses opinions sur des personnages vi- vants, et qui ne. doivent encore être jugés que comme hommes publies.
      A la majorité de Louis XV, le gouvernement, déchargé de l'énormité du fardeau de la dette, et dirigé par la main timide et pacifique du cardinal de Fleury, se montra avec splendeur. Les trente premières années de ce règne furent brillantes et heureuses. Mais les ministères de Machault et d'Argenson furent les derniers de cette époque, et les dernières années de Louis XV furent le long opprobre d'un trop long règne (1). A la majorité de Louis XV, le gouvernement, déchargé de l'énormité du fardeau de la dette, et dirigé par la main timide et pacifique du cardinal de Fleury, se montra avec splendeur. Les trente premières années de ce règne furent brillantes et heureuses. Mais les ministères de Machault et d'Argenson furent les derniers de cette époque, et les dernières années de Louis XV furent le long opprobre d'un trop long règne (1).
      ..., quoique doué d'une certaine élévation et d'un caractère plus franc, mérite plus ...
      ...de son maître, toujours aux aguets avec le duc de Richelieu pour étouffer les remords qui auraient pu le rendre à ses devoirs. Il avait cependant un coup d'œil juste, une énergie peu commune à la noblesse française, et une par- faite connaissance du caractère national et de l'art de manier les hommes. Les cours de Vienne, de Pétersbourg et de Berlin n'osèrent tenter le par- tage delà Pologne sous son ministère, quoiqu'elles en cherchassent alors les moyens. Ceux qui l'ac- cusent d'avoir le premier porté un coup mortel au militaire français, en contrariant les anciennes ordonnances, lui font hommage des deux plus étonnantes révolutions que les annales du monde puissent offrir ; il prépara la révolution d'Amé- rique, et celle- ci amena la révolution de France.
      M. de Ghoiseul, quoique doué d'une certaine élévation et d'un caractère plus franc, mérite plus l'animadversion de l'histoire. Il sera cité comme un des corrupteurs de son maître, toujours aux aguets avec le duc de Richelieu pour étouffer les remords qui auraient pu le rendre à ses devoirs. Il avait cependant un coup d'œil juste, une énergie peu commune à la noblesse française, et une par- faite connaissance du caractère national et de l'art de manier les hommes. Les cours de Vienne, de Pétersbourg et de Berlin n'osèrent tenter le par- tage delà Pologne sous son ministère, quoiqu'elles en cherchassent alors les moyens. Ceux qui l'ac- cusent d'avoir le premier porté un coup mortel au militaire français, en contrariant les anciennes ordonnances, lui font hommage des deux plus étonnantes révolutions que les annales du monde puissent offrir ; il prépara la révolution d'Amé- rique, et celle- ci amena la révolution de France.
      (1) On peut et l'on doit regarder la vie dissolue du roi comme une des principales causes de la déprédation des finances. On évalue à S00 millions ce qu'il en a coûté à l'Etat, sous ce régne, pour les dépenses que leur nature honteuse renda...
      ...iers de familles leur durent l'opprobre et la fortune, et pui- sèrent dans le trésor public, les unes le prix attaché aux plus avilissantes faveurs, les autres le dédommage- ment de leur humiliation; ma...
      ...t calculer au juste ces mystères? Aussi le Parlement de Paris remon- tra-t-il que, sôus Louis XIV, les bons non motivés ne s'étaient jamais élevés à plus de 10 millions, et que les siens passaient déjà cent.
      (1) On peut et l'on doit regarder la vie dissolue du roi comme une des principales causes de la déprédation des finances. On évalue à S00 millions ce qu'il en a coûté à l'Etat, sous ce régne, pour les dépenses que leur nature honteuse rendait essentiellement secrètes ; des milliers de familles leur durent l'opprobre et la fortune, et pui- sèrent dans le trésor public, les unes le prix attaché aux plus avilissantes faveurs, les autres le dédommage- ment de leur humiliation; mais qui peut calculer au juste ces mystères? Aussi le Parlement de Paris remon- tra-t-il que, sôus Louis XIV, les bons non motivés ne s'étaient jamais élevés à plus de 10 millions, et que les siens passaient déjà cent.
      Après la paix de 1762, l'abbé Terray, homme d'un caractère ferme, mais dur et sans moralité, ne pouvant avoir d'argent, en vola au nom du roi y il ruina tous les citoyens qui avaient fourni aux frais de la guerre, en réduisant à deux et demi pour cent les intérêts de leurs créances, soit sur les fermes, les colonies,les pays d'états, billets, etc. Tout le monde sait combien le gouvernement et le ministre de ces exactions devinrent odieux. Le produit en fut bientôt dévoré : c'était... Après la paix de 1762, l'abbé Terray, homme d'un caractère ferme, mais dur et sans moralité, ne pouvant avoir d'argent, en vola au nom du roi y il ruina tous les citoyens qui avaient fourni aux frais de la guerre, en réduisant à deux et demi pour cent les intérêts de leurs créances, soit sur les fermes, les colonies,les pays d'états, billets, etc. Tout le monde sait combien le gouvernement et le ministre de ces exactions devinrent odieux. Le produit en fut bientôt dévoré : c'était une faible "pluie d'or, il en aurait fallu un fleuve.
      M. le comte de Maurepas commença par s'occu- ...
      ...s plus grandes fautes de son ministère. Le maréchal de Muy, ministre de la guerre, stoïcien sévère, mais auquel on n'attribuait pas tous les talents néces- saires à sa place, l'apostropha en plein conseil, lui reprochant de déshonorer sa vieillesse et d'abuser de la jeunesse du roi. La suite a prouvé que le maréchal avait raison, au moins dans le système du despotisme de la cour. Le roi eût été
      M. le comte de Maurepas commença par s'occu- per des Parlements exilés depuis près de cinq ans. Leur rappel fut regardé comme une des plus grandes fautes de son ministère. Le maréchal de Muy, ministre de la guerre, stoïcien sévère, mais auquel on n'attribuait pas tous les talents néces- saires à sa place, l'apostropha en plein conseil, lui reprochant de déshonorer sa vieillesse et d'abuser de la jeunesse du roi. La suite a prouvé que le maréchal avait raison, au moins dans le système du despotisme de la cour. Le roi eût été
      On a vanté les réductions qu'il avait faites dans ses ...
      ...is ce fut d'abord l'effet na- turel -de la réunion des ministères dont il était le chef : car un même homme représentant t...
      ...son département fait demander au-dessus du né- cessaire au ministre qui n'en gère ...
      ...s économies, seront-elles compara- bles à sa dissipation reconnue, aux augmentati...
      ... donnait de toutes mains ? Pour réparer le trésor royal, il réduisit les provinces à la misère en ac- caparant tous les blés, pour en faire le commercee
      On a vanté les réductions qu'il avait faites dans ses départements, mais ce fut d'abord l'effet na- turel -de la réunion des ministères dont il était le chef : car un même homme représentant trois ministères, peut, sans beaucoup de mérite, porter en économie ce que l'envie de se distinguer dans son département fait demander au-dessus du né- cessaire au ministre qui n'en gère qu'un ; quand on passerait ces économies, seront-elles compara- bles à sa dissipation reconnue, aux augmentations de dépenses faites par lui ? Ne sait-on pas qu'il donnait de toutes mains ? Pour réparer le trésor royal, il réduisit les provinces à la misère en ac- caparant tous les blés, pour en faire le commercee
      A son avènement au trône, le jeune roi, auquel, par mépris pour Louis XV autant que par flatterie, les Parlements et les princes voulaient donner le nom de Désiré, qu'il refusa, appela auprès de lui les hommes qu'on lui désigna pour les plus ver- tueux ou les plus habiles. Le comte de Maurepas devint son conseil in...
      ...ait un malheur ; courtisan disgracié de la cour de Louis XIV, on crut qu'il porterait ses ressenti- ments intéressés à établir un nouvel ordre de choses, à briguer le titre de régénérateur : il n'ap- porta au ministère que l'intrigue et la corruption, l'égoïsme d'un vieillard courtisan, joint à la - gèreté et à l'esprit futile de sa jeunesse.
      A son avènement au trône, le jeune roi, auquel, par mépris pour Louis XV autant que par flatterie, les Parlements et les princes voulaient donner le nom de Désiré, qu'il refusa, appela auprès de lui les hommes qu'on lui désigna pour les plus ver- tueux ou les plus habiles. Le comte de Maurepas devint son conseil intime, son tuteur. Ce choix était un malheur ; courtisan disgracié de la cour de Louis XIV, on crut qu'il porterait ses ressenti- ments intéressés à établir un nouvel ordre de choses, à briguer le titre de régénérateur : il n'ap- porta au ministère que l'intrigue et la corruption, l'égoïsme d'un vieillard courtisan, joint à la - gèreté et à l'esprit futile de sa jeunesse.
      put empêcher le masque de tomber, et le crédit tomba tout d'un coup avec lui. Le duc d'Orléans voulut en vain le relever par des arrêts qui l'anéantirent. Il fallut suspendre les payements. Les porteurs de -billets devinrent créanciers de l'État, et l'on fut obligé de réduire l'intérêt au centième denier de la primitive valeur. put empêcher le masque de tomber, et le crédit tomba tout d'un coup avec lui. Le duc d'Orléans voulut en vain le relever par des arrêts qui l'anéantirent. Il fallut suspendre les payements. Les porteurs de -billets devinrent créanciers de l'État, et l'on fut obligé de réduire l'intérêt au centième denier de la primitive valeur.
      A la mort de Louis XV, le revenu public s'éle- vait à 375,331,873 livres; mais Jes engagement...
      ...utes qu'on s'était .permises, montaient à 190,858,531 livres : il ne restait donc de libre que 184,473,343 livres. Les dépenses de l'État exigeaient 210,000,000 de li- vres : c'était par conséquent un vi de de 25,526,657 li- vres dans le trésor de l'État.
      A la mort de Louis XV, le revenu public s'éle- vait à 375,331,873 livres; mais Jes engagements, malgré cette foule de banqueroutes qu'on s'était .permises, montaient à 190,858,531 livres : il ne restait donc de libre que 184,473,343 livres. Les dépenses de l'État exigeaient 210,000,000 de li- vres : c'était par conséquent un vi de de 25,526,657 li- vres dans le trésor de l'État.
      exclusif au nom du roi. M. de Ghoiseul avait des talents, mais surtout le ton tranchant qui les fait ressortir (1). exclusif au nom du roi. M. de Ghoiseul avait des talents, mais surtout le ton tranchant qui les fait ressortir (1).

      Introduction

      page 23
      ...uis XVI remit d'abord ses finances dans les mains de Clugny, ancien intendant des colonies, administrateur borné, avare et intraitable; ce- lui-ci eut pour successeur M. Turgot, intendant du Limousin, connu par une administration pure, vivifiante et heureuse. Il déploya dans le ministère de la probité et des vues utiles ; mais il fallait s'exposer à déplaire pour opérer des réformes nécessaires : il déplut et se retira. Louis XVI remit d'abord ses finances dans les mains de Clugny, ancien intendant des colonies, administrateur borné, avare et intraitable; ce- lui-ci eut pour successeur M. Turgot, intendant du Limousin, connu par une administration pure, vivifiante et heureuse. Il déploya dans le ministère de la probité et des vues utiles ; mais il fallait s'exposer à déplaire pour opérer des réformes nécessaires : il déplut et se retira.
      ... Necker, connu par son Éloge de Colbert et par son habileté dans la banque, fît entrevoir au vieux Maurepas la possibilité de créer du crédit et de se donner de l'aisance, Il fut nommé...
      ...eau ministre, découvert de toutes parts à l'envie, annonçant un système nouveau et un, peu de stoïcisme, dut avoir des prôneurs enthousiastes et des détracteurs frénéti- ques. Ses censeurs lui reprochent d'avoir établi la ressource illusoire et désastreuse des emprunts ; d'avoir pris pour principes de son administration qu'il faut à un État un crédit pécuniaire, comme à un banquier, et de n'avoir pas vu que le ban- quier s'enrichit d'un crédit qu'il a l'art de faire valoir à son profit, que les emprunts actifs du banquier augmentent sa fortune, tandis que les emprunts passifs d'un gouvernement le ruinent. Ils disent qu'il a tout soumis aux capitalistes, qu'il a négligé l'agricuiture, Ils l'accusent d'ambition; et prenant pour juge la discussion ouverte entre lui et M. de Calonne, ils le taxent d'avoir trompé dans son Compte r...
      M. Necker, connu par son Éloge de Colbert et par son habileté dans la banque, fît entrevoir au vieux Maurepas la possibilité de créer du crédit et de se donner de l'aisance, Il fut nommé directeur géné- ral des finances. Ce nouveau ministre, découvert de toutes parts à l'envie, annonçant un système nouveau et un, peu de stoïcisme, dut avoir des prôneurs enthousiastes et des détracteurs frénéti- ques. Ses censeurs lui reprochent d'avoir établi la ressource illusoire et désastreuse des emprunts ; d'avoir pris pour principes de son administration qu'il faut à un État un crédit pécuniaire, comme à un banquier, et de n'avoir pas vu que le ban- quier s'enrichit d'un crédit qu'il a l'art de faire valoir à son profit, que les emprunts actifs du banquier augmentent sa fortune, tandis que les emprunts passifs d'un gouvernement le ruinent. Ils disent qu'il a tout soumis aux capitalistes, qu'il a négligé l'agricuiture, Ils l'accusent d'ambition; et prenant pour juge la discussion ouverte entre lui et M. de Calonne, ils le taxent d'avoir trompé dans son Compte rendu (1).
      A son avènement au trône, Louis XVI avait rendu un premier hommage à la justice et à l'opinion publique, en rappelant à leurs fonctions les an- ciens magistrats devenus ehers à, la France par les maux d'un long exil. Elle acquit un nou...
      ..., lorsqu'un ministre philosophe annonça le projet de préparer nation au grand bienfait de la liberté, par l'établissement des ad- ministrations provinciales, et la suppression pro- chaine des intendants, de ces pachas créés par le visir Richelieu, qui s'engraissaient de la substance des peuples et les affaiblissaient par les corvées, lès exactions, la misère et la faim pour les con- tenir dans l'obéissance. On se crut déjà libre, lorsque M. Necker, dissipant les nuages épais que l'i'mpéritie et la rapacité de ses prédécesseurs avaient assemblés sur les finances, mit sous nos yeux l'état de fortune publique, rendit compte des diverses branches des revenus du royaume, des frais, du mode de leur perception, et dé l'em- ploi des contributions nationa...
      A son avènement au trône, Louis XVI avait rendu un premier hommage à la justice et à l'opinion publique, en rappelant à leurs fonctions les an- ciens magistrats devenus ehers à, la France par les maux d'un long exil. Elle acquit un nouveau degré d'énergie, lorsqu'un ministre philosophe annonça le projet de préparer nation au grand bienfait de la liberté, par l'établissement des ad- ministrations provinciales, et la suppression pro- chaine des intendants, de ces pachas créés par le visir Richelieu, qui s'engraissaient de la substance des peuples et les affaiblissaient par les corvées, lès exactions, la misère et la faim pour les con- tenir dans l'obéissance. On se crut déjà libre, lorsque M. Necker, dissipant les nuages épais que l'i'mpéritie et la rapacité de ses prédécesseurs avaient assemblés sur les finances, mit sous nos yeux l'état de fortune publique, rendit compte des diverses branches des revenus du royaume, des frais, du mode de leur perception, et dé l'em- ploi des contributions nationales.
      (1) II résulte du Compte rendu, qu'en 1781 les retenus de 1 Etat excédaient de 10 millions les dépenses fixes; mais, comme il existait à mort dé Louis XV un vide de 25 millions entre la recette et la dépense, il faudrait donc que M. Neker eût remboursé, malgré la guerie, (1) II résulte du Compte rendu, qu'en 1781 les retenus de 1 Etat excédaient de 10 millions les dépenses fixes; mais, comme il existait à mort dé Louis XV un vide de 25 millions entre la recette et la dépense, il faudrait donc que M. Neker eût remboursé, malgré la guerie,
      A cette lumière imprévue, cette troupe de trai- tants qui s'abreuvaient dans l'ombre du sang des victimes humaines^ frémit de r...
      ...es qui cachaient dans une nuit profonde et leurs sourdes rapines, et leur nullité absolue ; ces prétendus ho...
      ...ands intrigants, crièrent au sacrilège, et représentèrent la révé- lation des mystères du cabinet comme un attentat contre la majesté du trône. Us se réunirent de concert contr...
      ...'un citoyen. Il fut disgracié avec tous les honneurs du triomphe décerné par la recon- naissance publique.
      A cette lumière imprévue, cette troupe de trai- tants qui s'abreuvaient dans l'ombre du sang des victimes humaines^ frémit de rage. Favoris, mi- nistres, courtisans, tous ces parasites qui cachaient dans une nuit profonde et leurs sourdes rapines, et leur nullité absolue ; ces prétendus hommes d'Etat, qui se flattaient d'être de grands intrigants, crièrent au sacrilège, et représentèrent la révé- lation des mystères du cabinet comme un attentat contre la majesté du trône. Us se réunirent de concert contre un administrateur qui avait, quelle que fût son ambition particulière, su montrer l'énergie d'un citoyen. Il fut disgracié avec tous les honneurs du triomphe décerné par la recon- naissance publique.
      On accusa aussi le chancelier d'avoir laissé échapper un m...
      ...xistence. Si, quand Louis XVI monta sur le trône, il avait demandé à ce jeune monarque la levée de toutes les lettres de cachet, tous les membres des Parle- ments qui, dans leur...
      ... qui avaient encore un grand parti dans la nation, seraient rentrés comme -de simples particuliers dans le sein'de leur famille. Isolés, sans titre et sans fonction, ils n'auraient osé s'ass...
      ...lus malheureux, l'intérêt qu'on prenait à leur disgrâce aurait insensible- ment diminué, on se serait accoutumé à les voir sans robe et sans fonction. Cette démarche était un coup de parti pour le chancelier ; son défaut de prudence ent...
      On accusa aussi le chancelier d'avoir laissé échapper un moment très-favorable au maintien des chambres qui lùi devaient leur existence. Si, quand Louis XVI monta sur le trône, il avait demandé à ce jeune monarque la levée de toutes les lettres de cachet, tous les membres des Parle- ments qui, dans leur exil, formaient encore une compagnie formidable, ou qui avaient encore un grand parti dans la nation, seraient rentrés comme -de simples particuliers dans le sein'de leur famille. Isolés, sans titre et sans fonction, ils n'auraient osé s'assembler : n'étant plus malheureux, l'intérêt qu'on prenait à leur disgrâce aurait insensible- ment diminué, on se serait accoutumé à les voir sans robe et sans fonction. Cette démarche était un coup de parti pour le chancelier ; son défaut de prudence entraîna sa chute : il fut envoyé dans ses terres.
      Elle ne pouvait trop éclater : c'est le célèbre Compte rendu, dont l'idée absolument neuve dans un pays monarchique, a eu tant d'influence sur le crédit et sa durée, qui a réveillé les Français de leur long assoupissement ; c'est son mémoire sur les assemblées provinciales qui leur a commu- niqué la première étincelle de l'amour de la li- berté. Ce projet n'était pas absolument nouveau : il avait été proposé à M. le duc de Choiseul qui le goûtait assez, mais les clameurs de la finance le forcèrent à l'abandonner. Elle ne pouvait trop éclater : c'est le célèbre Compte rendu, dont l'idée absolument neuve dans un pays monarchique, a eu tant d'influence sur le crédit et sa durée, qui a réveillé les Français de leur long assoupissement ; c'est son mémoire sur les assemblées provinciales qui leur a commu- niqué la première étincelle de l'amour de la li- berté. Ce projet n'était pas absolument nouveau : il avait été proposé à M. le duc de Choiseul qui le goûtait assez, mais les clameurs de la finance le forcèrent à l'abandonner.
      'Le plan de M. Necker présentait un moyen facile de soulager les peuples sans diminuer la recette du trésor royal; de préparer la nation à la liberté politique, en l'accoutumant peu à peu à traiter elle-même ses propres intérêts ; de créer des hommes, en forçant les talents de se développer 'Le plan de M. Necker présentait un moyen facile de soulager les peuples sans diminuer la recette du trésor royal; de préparer la nation à la liberté politique, en l'accoutumant peu à peu à traiter elle-même ses propres intérêts ; de créer des hommes, en forçant les talents de se développer
      par ses seules économies et l'extension 1 des revenus fiscaux, le capital de ces 25 millions de déficit; ... par ses seules économies et l'extension 1 des revenus fiscaux, le capital de ces 25 millions de déficit; ce qui, joint aux 10 millions d'excédant qu'il annonce, donnerait . une augmenta...
      ...ins tranquille, bien moins tracassé par les cours souveraines; il aurait pu faire entrer dans les nouveaux Parlements ceux des exilés qui... bien pins tranquille, bien moins tracassé par les cours souveraines; il aurait pu faire entrer dans les nouveaux Parlements ceux des exilés qui au- raient mieux aimé s'accommoder aux circonstan- ces que de végéter dans leur...

      Introduction

      page 24
      ...sieur voulut lire ce mémoire; M. Necker le lui confia. On le lut, on le vola, et il tomba entre les mains de M. Gromot. Ce dernier, qui se croyait au moins le rival de M. Necker, persuadé qu'il avai...
      ... cher- chait depuis longtemps d'écarter du ministère le seul homme qui l'empêchait d'y parvenir, tire à la hâte des copies de ce mémoire, s'empresse de les faire parvenir aux intendants, aux Parle- ments, chefs de la finance, c'est-à-dire à tous ceux dont l'intérêt particulier re...
      ...comme il ne pouvait avoir dans ce temps- son entrée au conseil, il ne travaillait môme jamais seul avec le roi, et M. de Maurepas, qui était toujours en tiers, s'était déclaré contre lui. La gloire que le Compte rendu avait procuré à son auteur lui avait donné de l'ombrage, et il ne pouvait lui pardonner de n'avoir ...
      En 1781, Monsieur voulut lire ce mémoire; M. Necker le lui confia. On le lut, on le vola, et il tomba entre les mains de M. Gromot. Ce dernier, qui se croyait au moins le rival de M. Necker, persuadé qu'il avait trouvé l'occasion qu'il cher- chait depuis longtemps d'écarter du ministère le seul homme qui l'empêchait d'y parvenir, tire à la hâte des copies de ce mémoire, s'empresse de les faire parvenir aux intendants, aux Parle- ments, chefs de la finance, c'est-à-dire à tous ceux dont l'intérêt particulier repoussait toute innovation pour l'intérêt public. M. Necker était sans appui contre une masse d'ennemis aussi re- doutables; comme il ne pouvait avoir dans ce temps- son entrée au conseil, il ne travaillait môme jamais seul avec le roi, et M. de Maurepas, qui était toujours en tiers, s'était déclaré contre lui. La gloire que le Compte rendu avait procuré à son auteur lui avait donné de l'ombrage, et il ne pouvait lui pardonner de n'avoir pas fait de lui dans cet ouvrage une mention honorable.
      Après une mûre et profonde délibération, on lui promit cette faveur, à condition qu'il abjurerait solennellement le calvinisme; c'est ce que le Saint-Père et le sacré collège auraient pu exiger de lui, s'il avait demandé le chapeau de cardinal. Gomme il ne prétendait point aux honneurs de la pourpre, mais à celui de faire prévaloir ses plans de finance, il quitta le ministère en 1782, empor- tant dans sa retraite les regrets du public, et en consacrant son loisir au célèbre ouvrage de l'A d-ministration des finances. Après une mûre et profonde délibération, on lui promit cette faveur, à condition qu'il abjurerait solennellement le calvinisme; c'est ce que le Saint-Père et le sacré collège auraient pu exiger de lui, s'il avait demandé le chapeau de cardinal. Gomme il ne prétendait point aux honneurs de la pourpre, mais à celui de faire prévaloir ses plans de finance, il quitta le ministère en 1782, empor- tant dans sa retraite les regrets du public, et en consacrant son loisir au célèbre ouvrage de l'A d-ministration des finances.
      ... des espérances. Il fut bientôt obligé, à son tour, de déposer un fardeau trop pesant. Son brillant successeur, avec tous les avantages de la supé- riorité, n'avait pas celui de l'o...
      ...mmé commissaire dans l'affaire de M. de La Ghalotais, au lieu de l'impartialité d'...
      ...agistrat, uniquement pour en obtenir de la faveur. Mal famé d'ailleurs, il ne lui restait de droits à la confiance que de l'esprit et Fart de l'insinuation. On fut consterné...
      ...alonné remplacer M. d'Ormesson, de voir les richesses de l'Etat entre les mains d'un homme qui avait dilapidé- so...
      ...onduite; qui, , étant procureur général du Parlement de Douai, s'était avili jusqu'à se rendre l'espion d'un ministre auprès du procureur général du Parlement de Bre- tagne, et avait eu l'impudeur de devenir juge du magistrat dont il avait été le délateur; qui, de- puis, vieilli dans les intrigues amoureuses et dans les intrigues de la cour, chargé de honte et de dettes, venait, avec la troupe avide de ses protec- teurs, fondre sur les richesses du royaume, comme pour dévorer les finances, sous prétexte de les administrer.
      ...jeune homme d'une probité reconnue, M. d'Ormesson, donna, pendant quelque temps, des espérances. Il fut bientôt obligé, à son tour, de déposer un fardeau trop pesant. Son brillant successeur, avec tous les avantages de la supé- riorité, n'avait pas celui de l'opinion publique. Nommé commissaire dans l'affaire de M. de La Ghalotais, au lieu de l'impartialité d'un juge, il avait servi Facharnement des ennemis puisssants de ce courageux magistrat, uniquement pour en obtenir de la faveur. Mal famé d'ailleurs, il ne lui restait de droits à la confiance que de l'esprit et Fart de l'insinuation. On fut consterné de voir M. de Galonné remplacer M. d'Ormesson, de voir les richesses de l'Etat entre les mains d'un homme qui avait dilapidé- son patrimoine ; d'un homme qui, inconsidéré par caractère, immoral par sys- tème, avait déshonoré ses talents par ses vices, ses dignités par l'opprobre de sa conduite; qui, , étant procureur général du Parlement de Douai, s'était avili jusqu'à se rendre l'espion d'un ministre auprès du procureur général du Parlement de Bre- tagne, et avait eu l'impudeur de devenir juge du magistrat dont il avait été le délateur; qui, de- puis, vieilli dans les intrigues amoureuses et dans les intrigues de la cour, chargé de honte et de dettes, venait, avec la troupe avide de ses protec- teurs, fondre sur les richesses du royaume, comme pour dévorer les finances, sous prétexte de les administrer.
      dans la discussion des affaires publiques. Mais il dévoilait les vices du régime oppresseur des in tendants, les abus du système financier, l'esprit de corps des Parlements; c'en fut assez pour le faire marquer du sceau de la proscription : et ce mémoire, qui, appuyé de l'opinion publique, au- rait pu faire le bonheur de la France, et amener sans crise la régénération de l'Etat, demeura se- cret entre le roi et son ministre. On fit dans deux province...
      ...ette nouvelle forme d'admi- nistration, et elle obtint le plus grand succès, malgré les obstacles de tout genre qu'on ne manqua...
      dans la discussion des affaires publiques. Mais il dévoilait les vices du régime oppresseur des in tendants, les abus du système financier, l'esprit de corps des Parlements; c'en fut assez pour le faire marquer du sceau de la proscription : et ce mémoire, qui, appuyé de l'opinion publique, au- rait pu faire le bonheur de la France, et amener sans crise la régénération de l'Etat, demeura se- cret entre le roi et son ministre. On fit dans deux provinces l'essai de cette nouvelle forme d'admi- nistration, et elle obtint le plus grand succès, malgré les obstacles de tout genre qu'on ne manqua pas de lui opposer.
      sous, deux sous et quatre sous pour livre, dont les impositions étaient surchargées, et pour que sa comptabilité fût plus productive et plus simple, il chargea indistinctement tous les'impôts de dix sôus pouï livre de la valeur de leur primitive imposition. Il greva la ville de Paris de droits sur le sucre, etc., et il sortit de place avec des pen- sions et du mépris. sous, deux sous et quatre sous pour livre, dont les impositions étaient surchargées, et pour que sa comptabilité fût plus productive et plus simple, il chargea indistinctement tous les'impôts de dix sôus pouï livre de la valeur de leur primitive imposition. Il greva la ville de Paris de droits sur le sucre, etc., et il sortit de place avec des pen- sions et du mépris.
      On attaquait au conseil tous les plans du direc teur général, et comme il n'y était pas présent, on morcelait, on rejetait ses plans. On avait suivi la même marche pour perdre Turgot. M. Neck...
      ...s une place au con- seil, mais au moins la liberté d'y entrer, pour discuter ses o...
      On attaquait au conseil tous les plans du direc teur général, et comme il n'y était pas présent, on morcelait, on rejetait ses plans. On avait suivi la même marche pour perdre Turgot. M. Necker de- manda donc au roi, non pas une place au con- seil, mais au moins la liberté d'y entrer, pour discuter ses opérations.
      On ne put supposer ni talent ni vertu à celui qui osa remplacer un ministre honoré de la confiance de la nation, et dont l'élévation était regardée comme le fruit des intrigues de la cabale qui n'était déclarée contre premier. Deux impôts et un emprunt onéreux signalèrent la courte admi- sistration de M. Joly de Fleury ; il retrancha les On ne put supposer ni talent ni vertu à celui qui osa remplacer un ministre honoré de la confiance de la nation, et dont l'élévation était regardée comme le fruit des intrigues de la cabale qui n'était déclarée contre premier. Deux impôts et un emprunt onéreux signalèrent la courte admi- sistration de M. Joly de Fleury ; il retrancha les
      Mais il fallait à la cour un ministre fécond en ressources, habile à couvrir de palliatifs la brèche ouverte par les dissipations, et qui ne se laissât point effrayer par l'...
      ... rien n'était au- dessus de ses talents et de son audace ; il plut au roi, et le subjugua par ses manières spirituelles; il plut par sa prodigalité à ceux auxquels un am- bilieux avait prin...
      Mais il fallait à la cour un ministre fécond en ressources, habile à couvrir de palliatifs la brèche ouverte par les dissipations, et qui ne se laissât point effrayer par l'abîme : on crut l'avoir trouvé dans M. de Galonné. En effet, rien n'était au- dessus de ses talents et de son audace ; il plut au roi, et le subjugua par ses manières spirituelles; il plut par sa prodigalité à ceux auxquels un am- bilieux avait principalement besoin de plaire.
      Depuis le mois d'octobre 1776, jusqu'au mois de m...
      ...us de 300 millions ; mais M. de Galonné les surpassa l'un et l'autre; ses emprunts montèrent à plus de 800 millions. Ainsi, en dix ans, l'Etat s'est chargé de la rente d'un capital d'un milliard 630 mi...
      Depuis le mois d'octobre 1776, jusqu'au mois de mai 1781, M. Necker avait emprunté 530millions; en deux ans, Son successeur avait emprunté plus de 300 millions ; mais M. de Galonné les surpassa l'un et l'autre; ses emprunts montèrent à plus de 800 millions. Ainsi, en dix ans, l'Etat s'est chargé de la rente d'un capital d'un milliard 630 mil- , lions (1).
      Gomment, en supposant l'exactitude du Compte Gomment, en supposant l'exactitude du Compte
      (1) Remontrances du Parlement de Paris, du 24 juillet 1787. (1) Remontrances du Parlement de Paris, du 24 juillet 1787.

      Introduction

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      Les dons, les pensions, les gratifications volè- rent au-devant de tous les services réels ou sup- posés ; les dettes des princes furent liquidées; on...
      ... On faisait acheter au roi Rambouillet, èt Saint-GIoud à la reine ; on engageait, on échangeait les domaines de la couronne. Jamais la cour n'avait été si bril- lante, ni le prince si magnifique; jamais on n'avait vu tant d'activité dans la circulation; le ministre se changeait en" pluie d'or ; ...
      ...ne caisse d'amortissement pour éteindre la dette nationale : les emprunts se multipliaient en même temps...
      ...onçait dans de brillants préambules que le contrôleur général avait trouvé le secret de libérer le royaume; qu'avant vingt ans la France aurait remboursé tous ses créanc...
      ...arvenue au plus haut degré de splendeur et de gloire. Tous les édits portant création de nouveaux em- prunts ne manquaient pas de le promettre. Les agioteurs, dont la malfaisante activité s'alimente de la multiplicité des effets publics, de l'accumu- lation et du discrédit des emprunts, chantaient la louange d'un ministre qui servait si bi...
      Les dons, les pensions, les gratifications volè- rent au-devant de tous les services réels ou sup- posés ; les dettes des princes furent liquidées; on acquitta même des créances simulées. On faisait acheter au roi Rambouillet, èt Saint-GIoud à la reine ; on engageait, on échangeait les domaines de la couronne. Jamais la cour n'avait été si bril- lante, ni le prince si magnifique; jamais on n'avait vu tant d'activité dans la circulation; le ministre se changeait en" pluie d'or ; enfin il éta- blissait une caisse d'amortissement pour éteindre la dette nationale : les emprunts se multipliaient en même temps, il est vrai, mais on annonçait dans de brillants préambules que le contrôleur général avait trouvé le secret de libérer le royaume; qu'avant vingt ans la France aurait remboursé tous ses créanciers, tet serait parvenue au plus haut degré de splendeur et de gloire. Tous les édits portant création de nouveaux em- prunts ne manquaient pas de le promettre. Les agioteurs, dont la malfaisante activité s'alimente de la multiplicité des effets publics, de l'accumu- lation et du discrédit des emprunts, chantaient la louange d'un ministre qui servait si bien leurs désirs.
      (1) Taux auxquels les notables l'ont évalué. (2) M. Mal le t, premier commis des finances sous M. Des-marets, a démontré que, dans l'espace de deux siècles, on a mis forcément sur les peuples plus de 100 millions de .levées nouvelles et perpétuelles, pour remplir les enga- gements de gages et de rentes auxquels a obligé la véna- lité des charges, ét qui étaient doublement onéreuses, puisqu'elles éloignaient les titulaires des spéculations utiles du commerce, par lesquelles leurs capitaux...
      ...une source de richesses pour l'Etat, 6t les exemp- taient de l'impôt.
      (1) Taux auxquels les notables l'ont évalué. (2) M. Mal le t, premier commis des finances sous M. Des-marets, a démontré que, dans l'espace de deux siècles, on a mis forcément sur les peuples plus de 100 millions de .levées nouvelles et perpétuelles, pour remplir les enga- gements de gages et de rentes auxquels a obligé la véna- lité des charges, ét qui étaient doublement onéreuses, puisqu'elles éloignaient les titulaires des spéculations utiles du commerce, par lesquelles leurs capitaux auraient pu être une source de richesses pour l'Etat, 6t les exemp- taient de l'impôt.
      L'indignation publique fut égale à la surprise lorqu'on entendit annoncer un ...
      ...l- lions. M. de Galonné, prévoyant, par la résistance des notables, qu'il aurait plus d'un assaut à livrer au Parlement, mina sourdement dans l'esprit du roi le faible garde des sceaux, qui lui donna ...
      ...e occasion de l'attaquer ouverte- ment. Le contrôleur général ayant soutenu au grand comité des notables que le trésor royal n'était pas, au moment de la retraite de M. Necker, dans l'état d'opulence qu'il avait annoncé, le roi désira d'avoir sur ce fait le témoignage de M. Joly de Fleury, son su...
      ... ne se trou- vant pas conforme aux vues et aux assertions, de M. de Galonné, celui-ci jugea plus à propos de la supprimer que de la combattre : mais l'ex-ministre avait en...
      ... temps au garde des sceaux un double de la lettre qu'il avait adressée au contrôle...
      ...élité de cette nature devait décider de la perte de celui qui s'en était rendu coupable ; mais le rusé courtisan sut en tirer avantage : il attaqua vivement le. chef de la justice, provoqua une rixe, et finit par en imposer au monarque. M. de...
      ...ar il perdit sa place, mais il retrouva la paix et gagna l'estime pu- blique, par la fermeté avec laquelle il soutint sa disgrâce ; il écrivit au roi une lettre noble et touchante, en lui renvoyant les lettres patentes par lesquelles il l'av...
      L'indignation publique fut égale à la surprise lorqu'on entendit annoncer un déficit de 110 mil- lions. M. de Galonné, prévoyant, par la résistance des notables, qu'il aurait plus d'un assaut à livrer au Parlement, mina sourdement dans l'esprit du roi le faible garde des sceaux, qui lui donna bientôt lui-même occasion de l'attaquer ouverte- ment. Le contrôleur général ayant soutenu au grand comité des notables que le trésor royal n'était pas, au moment de la retraite de M. Necker, dans l'état d'opulence qu'il avait annoncé, le roi désira d'avoir sur ce fait le témoignage de M. Joly de Fleury, son successeur. Sa réponse ne se trou- vant pas conforme aux vues et aux assertions, de M. de Galonné, celui-ci jugea plus à propos de la supprimer que de la combattre : mais l'ex-ministre avait envoyé en même temps au garde des sceaux un double de la lettre qu'il avait adressée au contrôleur général. M. de Miromesnil en parla au roi. Une infidélité de cette nature devait décider de la perte de celui qui s'en était rendu coupable ; mais le rusé courtisan sut en tirer avantage : il attaqua vivement le. chef de la justice, provoqua une rixe, et finit par en imposer au monarque. M. de Miromesnil eut tort, car il perdit sa place, mais il retrouva la paix et gagna l'estime pu- blique, par la fermeté avec laquelle il soutint sa disgrâce ; il écrivit au roi une lettre noble et touchante, en lui renvoyant les lettres patentes par lesquelles il l'avait nommé chancelier.
      rendu, c'est-à-dire 10 millions d'excédant, et 25 millions de capitaux éteints, M. de Galonné avait-il élevé le déficit, en trois ans et quatre mois, à 140 millions (l)?Cela paraîtrait inconc...
      ...des charges de l'Etat, source primitive du déficit (2), le trésor royal était ouvert à toutes les fantaisies, acces- sible à toutes les intrigues.
      rendu, c'est-à-dire 10 millions d'excédant, et 25 millions de capitaux éteints, M. de Galonné avait-il élevé le déficit, en trois ans et quatre mois, à 140 millions (l)?Cela paraîtrait inconcevable, si l'on ne savait pas qu'indépendamment des charges de l'Etat, source primitive du déficit (2), le trésor royal était ouvert à toutes les fantaisies, acces- sible à toutes les intrigues.
      ...vaient donné des prétentions nouvelles, et qu'il ne faut souvent qu'ouvrir une issue à l'énergie, pour qu'elle fasse une orageuse explosion. Les premiers moments de son ministère séduisirent par des promesses et par un instant d'aisance qui en imposa ; c'était un songe flatteur; mais le réveil en fut terrible. La convocation des notables fut un coup de foudre qui tira tout à coup la na- tion étonnée de cette incroyable sé...
      ...ter l'opi- nion ; elle planait déjà sur la force exécutrice, et annonçait la puissance qui crée les lois, qui brise en un instant les entraves des antiques abus.
      avaient donné des prétentions nouvelles, et qu'il ne faut souvent qu'ouvrir une issue à l'énergie, pour qu'elle fasse une orageuse explosion. Les premiers moments de son ministère séduisirent par des promesses et par un instant d'aisance qui en imposa ; c'était un songe flatteur; mais le réveil en fut terrible. La convocation des notables fut un coup de foudre qui tira tout à coup la na- tion étonnée de cette incroyable sécurité. M. de Galonné voulut reculer, il n'était plus temps ; il voulut dissoudre l'assemblée par des lettres de cachet, mais rien ne pouvait plus surmonter l'opi- nion ; elle planait déjà sur la force exécutrice, et annonçait la puissance qui crée les lois, qui brise en un instant les entraves des antiques abus.
      Dès que la retraite de M. le garde des sceaux fut assurée, M. de Gal...
      ...a au roi M. de Lamoignon, comme l'homme le plus capable, dans des circonstances difficiles, de remplir les importantes fonctions de chef de la magistrature : son choix fut agréé. On avait congédié les nota- bles pour se débarrasser de leur importune pré- sence, mais ils semèrent dans les provinces la plainte et le soupçon.
      Dès que la retraite de M. le garde des sceaux fut assurée, M. de Galonné proposa au roi M. de Lamoignon, comme l'homme le plus capable, dans des circonstances difficiles, de remplir les importantes fonctions de chef de la magistrature : son choix fut agréé. On avait congédié les nota- bles pour se débarrasser de leur importune pré- sence, mais ils semèrent dans les provinces la plainte et le soupçon.
      ...l était facile de trouver un successeur à M. de Calonne, sous le rapport de la probité, il ne l'était pas de lui donner un successeur qui l'égalât en talents ; et l'archevêque de Toulouse surtout, auquel on n'attribua d'autre mérite que la pré- S'il était facile de trouver un successeur à M. de Calonne, sous le rapport de la probité, il ne l'était pas de lui donner un successeur qui l'égalât en talents ; et l'archevêque de Toulouse surtout, auquel on n'attribua d'autre mérite que la pré-
      M. de Galonné, parvenu à cette extrémité, fit convoquer les notables; il espéra imposer par l'audace, et séduire par les ressources de l'esprit ; mais on ne tarda pas à s'apercevoir que les hommes rassemblés s'électrisent puissamment, que la philosophie et la révolution d'Amérique M. de Galonné, parvenu à cette extrémité, fit convoquer les notables; il espéra imposer par l'audace, et séduire par les ressources de l'esprit ; mais on ne tarda pas à s'apercevoir que les hommes rassemblés s'électrisent puissamment, que la philosophie et la révolution d'Amérique
      Cependant la facilité des emprunts, qui tenait principalement à la confiance qu'avait inspirée M. Necker, ne fut plus la même lorsqu'on eut re- marqué les dissipations de son successeur. Aussi les premiers emprunts de M. de Galonné ne r...
      ...ttendu, il fallut en ouvrir de nouveaux à des conditions plus avanta- geuses pour le prêteur, jusqu'à ce que les engage- ments devinssent enfin si onére...
      ...us moyen de déguiser l'impossibilité de les remplir.
      Cependant la facilité des emprunts, qui tenait principalement à la confiance qu'avait inspirée M. Necker, ne fut plus la même lorsqu'on eut re- marqué les dissipations de son successeur. Aussi les premiers emprunts de M. de Galonné ne ren- dant point ce qu'on avait attendu, il fallut en ouvrir de nouveaux à des conditions plus avanta- geuses pour le prêteur, jusqu'à ce que les engage- ments devinssent enfin si onéreux, qu'il n'y eût plus moyen de déguiser l'impossibilité de les remplir.

      Introduction

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      Il avait prévu la chute prochaine de M. de Ga- lonné, et dirigé toutes ses démarches, tous ses discours sur le plan combiné de son élévation fu- ture. Le silence politique qu'il affecta n'en imposa à personne : on souleva même le voile mystérieux dont il couvrait ses prétentions ; mais il louvoyait habilement sous les auspices de l'abbé de Ver- mont, et fut servi si chaudement, qu'il fut admis au conseil, immédiatement après le renvoi du contrôleur général. De l'esprit naturel...
      ... mais un génie étroit, un corps usé par les plaisirs ; un caractère énervé, une vanité exaltée par les fades adulations de quelques litté- rateurs à gages, quelques idées vagues d'admi- ni...
      ...u'il prenait pour un plan, des lumières et de l'expérience, tels étaient les moyens avec lesquels il entrait dans le ministère. Il avait à peine produit un instant d'illusion que ses vues courtes et inconséquentes l'avaient détruit aus- sitôt. Il proposa au Parlement les mêmes impôts que M. de Galonné avait proposés aux notables, l'impôt territorial et celui du timbre, quoique, comme notable, il se f...
      Il avait prévu la chute prochaine de M. de Ga- lonné, et dirigé toutes ses démarches, tous ses discours sur le plan combiné de son élévation fu- ture. Le silence politique qu'il affecta n'en imposa à personne : on souleva même le voile mystérieux dont il couvrait ses prétentions ; mais il louvoyait habilement sous les auspices de l'abbé de Ver- mont, et fut servi si chaudement, qu'il fut admis au conseil, immédiatement après le renvoi du contrôleur général. De l'esprit naturel, une élo- cution facile, mais un génie étroit, un corps usé par les plaisirs ; un caractère énervé, une vanité exaltée par les fades adulations de quelques litté- rateurs à gages, quelques idées vagues d'admi- nistration qu'il prenait pour un plan, des lumières et de l'expérience, tels étaient les moyens avec lesquels il entrait dans le ministère. Il avait à peine produit un instant d'illusion que ses vues courtes et inconséquentes l'avaient détruit aus- sitôt. Il proposa au Parlement les mêmes impôts que M. de Galonné avait proposés aux notables, l'impôt territorial et celui du timbre, quoique, comme notable, il se fût formellement élevé contre eux*
      Les magistrats, grevés par le premier impôt, profitèrent de l'odieux du second pour éluder l'équité de celui qui aurait porté également sur toutes les propriétés. De ce combat d'ordres et ' de refus, d'injonctions, de remontrances et d'ar- rêtés, qui finit par l'exil du Parlement 4e .Paris à Troyes. Les magistrats, grevés par le premier impôt, profitèrent de l'odieux du second pour éluder l'équité de celui qui aurait porté également sur toutes les propriétés. De ce combat d'ordres et ' de refus, d'injonctions, de remontrances et d'ar- rêtés, qui finit par l'exil du Parlement 4e .Paris à Troyes.
      Cet acte d'autorité fut le premier sigDal de la guerre, et décida l'opinion publique. Elle se ma- nifesta peu de jours après à l'égard des deux princes qui furent envoyés pour le même enre- gistrement, l'un à la chambre des comptes, l'autre à la cour des aides, avec une énergie qui étonna également les amis de la liberté et les fauteurs du despotisme. Cet acte d'autorité fut le premier sigDal de la guerre, et décida l'opinion publique. Elle se ma- nifesta peu de jours après à l'égard des deux princes qui furent envoyés pour le même enre- gistrement, l'un à la chambre des comptes, l'autre à la cour des aides, avec une énergie qui étonna également les amis de la liberté et les fauteurs du despotisme.
      La mission des deux frères du roi était la même. Cependant, Monsieur, qui s'était déclaré ouverte- ment contre M. de Galonné,, à l'assemblée des no- tables et aux différentes assemblées de chambres que tint ensuite le Parlement, fut reçu dans Paris aux acclamations du peuple, et reconduit après la séance dans son palais du Luxembourg, au milieu des bénédictions ...
      ... pressait de lui présenter des bouquets et de jeter des fleurs sur son passage. M....
      ...aissance sans doute, obligé de défendre les opérations du mi nistre disgracié, reçut, dès la barrière de la Con- férence, des marques du mécontentement public. Il se manifesta ...
      La mission des deux frères du roi était la même. Cependant, Monsieur, qui s'était déclaré ouverte- ment contre M. de Galonné,, à l'assemblée des no- tables et aux différentes assemblées de chambres que tint ensuite le Parlement, fut reçu dans Paris aux acclamations du peuple, et reconduit après la séance dans son palais du Luxembourg, au milieu des bénédictions d'une foule immense, qui s'em- pressait de lui présenter des bouquets et de jeter des fleurs sur son passage. M. d'Artois, au con- traire, qui s'était cru, par reconnaissance sans doute, obligé de défendre les opérations du mi nistre disgracié, reçut, dès la barrière de la Con- férence, des marques du mécontentement public. Il se manifesta d'une manière effrayante pour sa personne, au Palais, lorsque ses gardes firent ...
      Les ministres lurent entièrement déconcertés et de l'étrange aveu et de la demande dangereuse du Parlement. En effet, elle fut si viveme...
      ..., répétée avec tant d'enthousiasme, que le roi se vit obligé de l'accorder ; il s'y engagea par une pro- messe solennelle. Les Parlements ont donc rendu un service réel à l'Etat? Oui; mais il s'en faut de beauc...
      ...t pure ; ils ne surent pas même pallier les motifs déterminants de leur résistance et l'aveu de leur incompétence : l'intérêt de corps et l'intérêt personnel percèrent de toutes...
      Les ministres lurent entièrement déconcertés et de l'étrange aveu et de la demande dangereuse du Parlement. En effet, elle fut si vivement accueillie, répétée avec tant d'enthousiasme, que le roi se vit obligé de l'accorder ; il s'y engagea par une pro- messe solennelle. Les Parlements ont donc rendu un service réel à l'Etat? Oui; mais il s'en faut de beaucoup que leur gloire soit pure ; ils ne surent pas même pallier les motifs déterminants de leur résistance et l'aveu de leur incompétence : l'intérêt de corps et l'intérêt personnel percèrent de toutes parts.
      L'entêtement et la faiblesse présidant à toutes les opérations, d'imprudences en imprudences il amena les chpses au point qu'il était également d...
      ...utorité royale d'avancer ou de reculer, et lui fit faire l'un et l'autre: heureusement pour la monarchie française, le Parlement ne fut ni plus politique ni plus prudent. L'enregistre- ment de la prorogation du deuxième vingtième, pendant son exil, m...
      ... pas moins inconséquent qu'incompétent, et le roi, en le ren- dant à la capitale, lui fit perdre pour toujours ...
      L'entêtement et la faiblesse présidant à toutes les opérations, d'imprudences en imprudences il amena les chpses au point qu'il était également dangereux pour l'autorité royale d'avancer ou de reculer, et lui fit faire l'un et l'autre: heureusement pour la monarchie française, le Parlement ne fut ni plus politique ni plus prudent. L'enregistre- ment de la prorogation du deuxième vingtième, pendant son exil, montra qu'il n'était pas moins inconséquent qu'incompétent, et le roi, en le ren- dant à la capitale, lui fit perdre pour toujours l'im- portance qu'il avait usurpée dans l'administration.
      Dans la crise violente où l'on se trouvait, le conseil n'imagina rien de mieux que de ...
      ...re, ne peut donner un nouveau ta- lent, et le principal ministre ne fut ni plus habile, ni plus heureux que ne l'avait été le chef du con- seil des finances.
      Dans la crise violente où l'on se trouvait, le conseil n'imagina rien de mieux que de nommer l'archevêque de Toulouse principal ministre ; mais un nouveau titre, ne peut donner un nouveau ta- lent, et le principal ministre ne fut ni plus habile, ni plus heureux que ne l'avait été le chef du con- seil des finances.
      ...par imprudence oU par accident augmenta le tumulte et le danger. Il en fut cependant quitte pour la peur, Lorsqu'il sortit de la cour des. aides, il fut assailli par de nouvelles clameurs, et pour- suivi par les huées de ce môme peuple, dont il avait été l'idole, jusque vers la statue d'Henri IV, dont la vue dut être pour lui un nouveau reproche. Un cordon de troupes, disposé sur le Pont-Neuf, ferma le passage à la multitude, et donna au prince la facilité de continuer librement sa rout...
      ...vraisem- blablement mieux profité, sans les conseils per- fides de ceux qui l'entouraient. « La nation était trop éclairée pour que les Parle- ments r enouvelassent l'absurde prétention de tenir le roi en tutelle et de porter la main au gouvernail. Pour cette fois, réduits à la séule vérité pour sortir d'embarras, il...
      ...nutile de circuiter insidieusement; que la vérité de leur incompétence était aperçue et sentie, qu'il fallait se faire un mérit...
      ...aire. Ils confessèrent donc n'avoir pas le droit de sanctionner l'impôt, que ce dr...
      ...ls États généraux, qui avaient celui de le consentir, et ils en demandèrent la prochaine convocation.
      blessé par imprudence oU par accident augmenta le tumulte et le danger. Il en fut cependant quitte pour la peur, Lorsqu'il sortit de la cour des. aides, il fut assailli par de nouvelles clameurs, et pour- suivi par les huées de ce môme peuple, dont il avait été l'idole, jusque vers la statue d'Henri IV, dont la vue dut être pour lui un nouveau reproche. Un cordon de troupes, disposé sur le Pont-Neuf, ferma le passage à la multitude, et donna au prince la facilité de continuer librement sa route, après une leçon effrayante dont il eût vraisem- blablement mieux profité, sans les conseils per- fides de ceux qui l'entouraient. « La nation était trop éclairée pour que les Parle- ments r enouvelassent l'absurde prétention de tenir le roi en tutelle et de porter la main au gouvernail. Pour cette fois, réduits à la séule vérité pour sortir d'embarras, ils adoptèrent l'avis d'un conseiller, M. d'Eprémesnil, qui leur représentait avec force qu'il était inutile de circuiter insidieusement; que la vérité de leur incompétence était aperçue et sentie, qu'il fallait se faire un mérite d'un aveu nécessaire. Ils confessèrent donc n'avoir pas le droit de sanctionner l'impôt, que ce droit appar- tenait aux seuls États généraux, qui avaient celui de le consentir, et ils en demandèrent la prochaine convocation.
      somption d'un ambitieux et les fausses ardeurs de l'impuissance, ne lu... somption d'un ambitieux et les fausses ardeurs de l'impuissance, ne lui parut pas supérieur en vertus.
      La mauvaise foi avait préparé l'accommodem... La mauvaise foi avait préparé l'accommodement

      Introduction

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      simulé des ministres et des magistrats ; la mau- vaise foi amena une nouvelle rupture; L'arche- vêque, à qui la voie des impôts était fermée, tenta celle des emprunts, et elle lui eût peut-être réussi sans la perfidie de quelques magistrats et la gau- cherie du garde des sceaux. M. de Lamoignon avait engagé Je principal ministre à entrer en né- gociation avec les membres du Parlement qui avaient le plus d'influence dans leur compagnie. Tous convinrent des besoins du gouvernement et de la nécessité de lui trouver de l'argent. simulé des ministres et des magistrats ; la mau- vaise foi amena une nouvelle rupture; L'arche- vêque, à qui la voie des impôts était fermée, tenta celle des emprunts, et elle lui eût peut-être réussi sans la perfidie de quelques magistrats et la gau- cherie du garde des sceaux. M. de Lamoignon avait engagé Je principal ministre à entrer en né- gociation avec les membres du Parlement qui avaient le plus d'influence dans leur compagnie. Tous convinrent des besoins du gouvernement et de la nécessité de lui trouver de l'argent.
      ...nsultes philosophes s'oc- cupait, soiis les yeux du chef de la justice, de la réforme de la jurisprudence civile et criminelle. Le garde des sceaux, toujours pressé d'agi...
      ...emandait plusieurs années de méditation et de travail. Le principal ministre, jaloux de partager sa gloire, se joignit à lui, et ils arrêtèrent d'opérer une révolution ...
      Un comité de jurisconsultes philosophes s'oc- cupait, soiis les yeux du chef de la justice, de la réforme de la jurisprudence civile et criminelle. Le garde des sceaux, toujours pressé d'agir, voulut faire en quatre mois ce qui demandait plusieurs années de méditation et de travail. Le principal ministre, jaloux de partager sa gloire, se joignit à lui, et ils arrêtèrent d'opérer une révolution au mois de mai, comme on arrêtait un voyage de Compiègne ou de Fontainebleau.
      Le ministre crut la circonstance favorable pour établir une cour pléniére imposante, qui lui don- nerait les moyens de se passer des Parlements. Cet...
      ...ces, des pairs, des maréchaux de France et de quelques magistrats ; c'eût été vraiment la cour pléniére du despotisme. En même temps, le garde des sceaux Lamoignon se vengeait du Parlement, en créant, dans chaque génér...
      ...dus, tant au civil qu'au criminel. Tous les Parlements firent une levée de boucliers terrible ; ils se con- fédérérent, et conclurent un pacte de résistance qu'il...
      ...d'un serment. Pendant qu'on rècueillait les voix, le garde des sceaux, s'aperce- vant que la majorité ne serait pas pour les projets ministériels, monta au trône pour avertir le roi d'en faire cesser le récolement, et de déclarer ses volontés; ce qui fut fait (1). Le duc d'Orléans s'étant permis de demande...
      ...ne séance royale qu'il entendait tenir, et de protester contre l'enregistrement, f...
      ... deux autres conseillers, MM. Fré- teau et Sablier de Cabre, qui avaient parlé avec courage. Le premier mouvement du roi fut de les faire arrêter au milieu de la grand'chambre ; on prévint cette démarche, qui n'aurait fait qu'aigrir les esprits. Les ministres n'en furent pas moins poursuivis avec plus de fureur encore par les cris de l'indignation publique, dès que...
      Le ministre crut la circonstance favorable pour établir une cour pléniére imposante, qui lui don- nerait les moyens de se passer des Parlements. Cette cour devait être composée des princes, des pairs, des maréchaux de France et de quelques magistrats ; c'eût été vraiment la cour pléniére du despotisme. En même temps, le garde des sceaux Lamoignon se vengeait du Parlement, en créant, dans chaque généralité, des bailliages auxquels il donnait des pouvoirs très-étendus, tant au civil qu'au criminel. Tous les Parlements firent une levée de boucliers terrible ; ils se con- fédérérent, et conclurent un pacte de résistance qu'ils sanctionnèrent d'un serment. Pendant qu'on rècueillait les voix, le garde des sceaux, s'aperce- vant que la majorité ne serait pas pour les projets ministériels, monta au trône pour avertir le roi d'en faire cesser le récolement, et de déclarer ses volontés; ce qui fut fait (1). Le duc d'Orléans s'étant permis de demander au roi si c'était un lit de justice ou une séance royale qu'il entendait tenir, et de protester contre l'enregistrement, fut exilé ainsi que deux autres conseillers, MM. Fré- teau et Sablier de Cabre, qui avaient parlé avec courage. Le premier mouvement du roi fut de les faire arrêter au milieu de la grand'chambre ; on prévint cette démarche, qui n'aurait fait qu'aigrir les esprits. Les ministres n'en furent pas moins poursuivis avec plus de fureur encore par les cris de l'indignation publique, dès que l'ordre d'exil fut connu.
      Mais M. de Lamoignon pensa que le roi devait suivre aussi strictement les déterminations de son conseil, qu'un premier président les arrêts de la cour. 11 ne sentit pas que l'assemblée des repré- sentants de la nation était désormais indispen- sable, et qu'il valait mieux, pour la gloire et pour l'intérêt du prince, qu'elle parût un bienfait de sa part plutôt qu'un sacrifice arraché par la nécessité. Peut-être aussi n'eût-il pas courage de braver le ressentiment du premier ministre. Mais M. de Lamoignon pensa que le roi devait suivre aussi strictement les déterminations de son conseil, qu'un premier président les arrêts de la cour. 11 ne sentit pas que l'assemblée des repré- sentants de la nation était désormais indispen- sable, et qu'il valait mieux, pour la gloire et pour l'intérêt du prince, qu'elle parût un bienfait de sa part plutôt qu'un sacrifice arraché par la nécessité. Peut-être aussi n'eût-il pas courage de braver le ressentiment du premier ministre.
      ...se remplit point,l'Etat périssait; mais les affaires particulières des ministres pros- péraient. L'archevêché de Sens et une riche abbaye furent la récompense des brillants succès du prin- cipal ministre, et le garde des sceaux reçut pour prix de son... L'emprunt ne se remplit point,l'Etat périssait; mais les affaires particulières des ministres pros- péraient. L'archevêché de Sens et une riche abbaye furent la récompense des brillants succès du prin- cipal ministre, et le garde des sceaux reçut pour prix de son habileté 200,000 livres pour marier sa fille.
      Cependant la résistance qu'ils opposèrent à l'éta- blissement des assemblées provinciales leur donna de la défaveur ; et les scènes qui se passèrent au Palais, lors...
      ...humble confession de M. d'Epré- mesnil, la scission dont plusieurs membres me- nacèrent la compagnie, jetèrent du ridicule sur leurs délibérations. Encore deux lois justes et agréables à la nation, et les ministres triom- phaient. Mais leur impêritie et leur audace les perdirent tous deux.
      Cependant la résistance qu'ils opposèrent à l'éta- blissement des assemblées provinciales leur donna de la défaveur ; et les scènes qui se passèrent au Palais, lors de l'édit qui accordait l'état civil aux protestants, l'humble confession de M. d'Epré- mesnil, la scission dont plusieurs membres me- nacèrent la compagnie, jetèrent du ridicule sur leurs délibérations. Encore deux lois justes et agréables à la nation, et les ministres triom- phaient. Mais leur impêritie et leur audace les perdirent tous deux.
      ...t donné l'idée d'un emprunt successif : la déclaration du roi, libellée sur son plan, resta plus de huit jours entre ses mains, et la séance royale ne fut arrêtée au conseil que l'orsqu'on se crut assuré du consentement des magistrats. La veille, tout changea : on prétendit que des .membres du Parlement avaient eux- mêmes présenté des mémoires pour demander à distraire du ressort de leur cour plusieurs pro- vinces, et proposé d'y établir des conseils supé- ... M. d'Eprémesnil avait donné l'idée d'un emprunt successif : la déclaration du roi, libellée sur son plan, resta plus de huit jours entre ses mains, et la séance royale ne fut arrêtée au conseil que l'orsqu'on se crut assuré du consentement des magistrats. La veille, tout changea : on prétendit que des .membres du Parlement avaient eux- mêmes présenté des mémoires pour demander à distraire du ressort de leur cour plusieurs pro- vinces, et proposé d'y établir des conseils supé- rieurs. M. d'Eprémesnil fut désigné comme dévant être premier président d'un de ...
      ...'ayant fait soupçonner de mauvaise-foi, les intéressés craignirent d'être compromis, et lui manquèrent de paroles Cepen- dant u...
      ...nt déclarée pour l'enregistrement, dans la séance royale, il ne res- tait que deux partis à prendre : l'un de faire re- tourner te Toi à Versailles, et de laisser consom- mer la délibération à la pluralité de voix, puisque le Parlement y attachait tant d'importance ; l'autre, d'accorder surTle-champ les États généraux.
      bunaux; d'un autre côté, quelques propos indi- screts de l'archevêque l'ayant fait soupçonner de mauvaise-foi, les intéressés craignirent d'être compromis, et lui manquèrent de paroles Cepen- dant une grande majorité s'étant déclarée pour l'enregistrement, dans la séance royale, il ne res- tait que deux partis à prendre : l'un de faire re- tourner te Toi à Versailles, et de laisser consom- mer la délibération à la pluralité de voix, puisque le Parlement y attachait tant d'importance ; l'autre, d'accorder surTle-champ les États généraux.
      ... Lamoignon ; pour y réussir, on fatigua la cour d'arrêtés, de députa- tions, de re...
      ...lexible garde des sceaux faisait parler le roi avec la hauteur d'un sultan. Les Parlements répondaient avec une fer- meté respectueuse, et faisaient de leur cause la cause de la nation ,JenJparaissant combattre le des- potisme ministériel, uniquement pour assurer la liberté publique.
      On résolut de perdre M. de Lamoignon ; pour y réussir, on fatigua la cour d'arrêtés, de députa- tions, de remontrances. L'inflexible garde des sceaux faisait parler le roi avec la hauteur d'un sultan. Les Parlements répondaient avec une fer- meté respectueuse, et faisaient de leur cause la cause de la nation ,JenJparaissant combattre le des- potisme ministériel, uniquement pour assurer la liberté publique.
      ...manda s'il était vrai qu'il fût- décidé à en- registrer sans prendre les voix. — Sans doute, lui ré- pond le garde des sceaux; est-ce que vous voulez que le roi ne toit qu'un conseiller au Paflemê... (1 ) Quand M. de Lamoignon entra au parquet, M. Sé- guier lui- demanda s'il était vrai qu'il fût- décidé à en- registrer sans prendre les voix. — Sans doute, lui ré- pond le garde des sceaux; est-ce que vous voulez que le roi ne toit qu'un conseiller au Paflemêntf?
      Tout à coup les ordres sont donnés. Tous les Tout à coup les ordres sont donnés. Tous les

      Introduction

      page 28
      Le ministre, furieux, lance une lettre de cachet contre l'auteur de la découverte et contre un jeune magistrat qui avait dénoncé leurs vexations dans la perception des vingtièmes. Ceux-ci échappen t aux satellites porteurs de la lettre, se réfugien t au Palais, et le Parlement les met sous la sauve- garde du roi et de la loi. Les pairs s'assemblent, le peuple se porte en foule à la grand'salle ; une députation solennelle part pour Versailles et va supplier le roi d'écouter dans sa sagesse de meil- ... Le ministre, furieux, lance une lettre de cachet contre l'auteur de la découverte et contre un jeune magistrat qui avait dénoncé leurs vexations dans la perception des vingtièmes. Ceux-ci échappen t aux satellites porteurs de la lettre, se réfugien t au Palais, et le Parlement les met sous la sauve- garde du roi et de la loi. Les pairs s'assemblent, le peuple se porte en foule à la grand'salle ; une députation solennelle part pour Versailles et va supplier le roi d'écouter dans sa sagesse de meil- leurs conseils.
      ...s le3 armes, précédés de leurs sapeurs, la hache sur l'épaule, accourent au Palais à pas précipités, prêts à briser les portes en cas- de résistance ; le sieur Vincent d'Agoult les commande. Il entre dans la cour des pairs et demande les victimes désignées. Nous sommes tous Goiflard et d'Epré- mesnil, répondent les magistrats. Tous les Fran- çais furent ce jour- pour d'Eprémesnil. Ils ne savaient pas qu'il n'était que l'ennemi du ministre et non l'ami de la liberté. Le marquis d'Àgoult montra ses ordres ; ma...
      ...'étaient que ministériels, on refusa de les reconnaître. Il fallut donc retourner à Versailles, éveiller le roi pour lui faire signer un ordre que l'on doit croire avoir été contraire à ses dispositions naturelles. Vers les cinq heures de la même nuit, les deux con-
      Il était minuit, lorsque plusieurs bataillons sous le3 armes, précédés de leurs sapeurs, la hache sur l'épaule, accourent au Palais à pas précipités, prêts à briser les portes en cas- de résistance ; le sieur Vincent d'Agoult les commande. Il entre dans la cour des pairs et demande les victimes désignées. Nous sommes tous Goiflard et d'Epré- mesnil, répondent les magistrats. Tous les Fran- çais furent ce jour- pour d'Eprémesnil. Ils ne savaient pas qu'il n'était que l'ennemi du ministre et non l'ami de la liberté. Le marquis d'Àgoult montra ses ordres ; mais comme ils n'étaient que ministériels, on refusa de les reconnaître. Il fallut donc retourner à Versailles, éveiller le roi pour lui faire signer un ordre que l'on doit croire avoir été contraire à ses dispositions naturelles. Vers les cinq heures de la même nuit, les deux con-
      ...n triomphe ces deux magistrats en robe, à la tête de deux mille homme armés, reçut tout, le long de la route les témoignages de l'indi- gnation publique et contre sa personne et contre les ordres dont-il était porteur. Comme il avait fait une espèce. de siège du Palais et failli em- porter la grand'chambre d'assaut, on lui donna le gouvernement de la place qu'il avait conquise. seillers furent enfin enlevés. M. d'Agoult, condui- sant comme en triomphe ces deux magistrats en robe, à la tête de deux mille homme armés, reçut tout, le long de la route les témoignages de l'indi- gnation publique et contre sa personne et contre les ordres dont-il était porteur. Comme il avait fait une espèce. de siège du Palais et failli em- porter la grand'chambre d'assaut, on lui donna le gouvernement de la place qu'il avait conquise.
      ...ut reconnaître que dans leur lutte avec le ministère, les Parlements ont servi puissamment la révolution sous laquelle ils succombèrent. Ils ont averti la nation qu'elle avait des droits puis- sants à exercer, de longues réclamations à faire valoir. La volonté personnelle du roi étant nulle devant l'influence des ministres qui la dirigeaient à leur gré, ils ne trouvaient point d'antres juges à prendre, entre les ministres et eux, que le peuple ; et forcés de le faire intervenir dans leurs querel- les, ils le mirent bientôt à portée de s'instruire par lui-même de s...
      ...tention d'être partier essen- tielle de la législation, ils se sont exposés à l'exa- men, à la surveillance, à la critique; et l'on vit qu'ils avaient abusé du mot pour usurper les droits et s'attribuer la puissance des grands Par- lements, c'est à dire des États généraux, quoiqu'en 1484, aux États tenus pendant la minorité de Charles VIII, le premier président la Vaquerie eût expressément déclaré au régent « que le Parle- ment était pour rendre la justice au peuple ; que les finances, la guerre et le gouvernement du roi n'étaient pas de son ressort. »
      Il faut reconnaître que dans leur lutte avec le ministère, les Parlements ont servi puissamment la révolution sous laquelle ils succombèrent. Ils ont averti la nation qu'elle avait des droits puis- sants à exercer, de longues réclamations à faire valoir. La volonté personnelle du roi étant nulle devant l'influence des ministres qui la dirigeaient à leur gré, ils ne trouvaient point d'antres juges à prendre, entre les ministres et eux, que le peuple ; et forcés de le faire intervenir dans leurs querel- les, ils le mirent bientôt à portée de s'instruire par lui-même de ses droits qu'ils avaient l'air de défendre. Par leur prétention d'être partier essen- tielle de la législation, ils se sont exposés à l'exa- men, à la surveillance, à la critique; et l'on vit qu'ils avaient abusé du mot pour usurper les droits et s'attribuer la puissance des grands Par- lements, c'est à dire des États généraux, quoiqu'en 1484, aux États tenus pendant la minorité de Charles VIII, le premier président la Vaquerie eût expressément déclaré au régent « que le Parle- ment était pour rendre la justice au peuple ; que les finances, la guerre et le gouvernement du roi n'étaient pas de son ressort. »
      ...étaient com- promis. Ont-ils poursuivi» les crimes d'État dans les ministres déprédateurs ou fripons, dans- les despotes subalternes qui commettaient, ...
      ...s préservé, ou même essayé de préserver le peuple de l'oppressive progression des impôts ? Selon l'auteur de l'Éloge du chancelier de l'Hôpital, ils ont corrompu et ce qu'il y a de plus sacré sur la terre et-1e seul bien que les gouvernements puissent faire aux hommes, la justice et les lois. Cependant le peuple, qui ne voyait que les motifs
      ...d'énergie qu'autant que leurs prérogatives, leurs prétentions ou leurs intérêts étaient com- promis. Ont-ils poursuivi» les crimes d'État dans les ministres déprédateurs ou fripons, dans- les despotes subalternes qui commettaient, au nom de Louis XVI, toutes sortes d'horreurs ? Ont-ils préservé, ou même essayé de préserver le peuple de l'oppressive progression des impôts ? Selon l'auteur de l'Éloge du chancelier de l'Hôpital, ils ont corrompu et ce qu'il y a de plus sacré sur la terre et-1e seul bien que les gouvernements puissent faire aux hommes, la justice et les lois. Cependant le peuple, qui ne voyait que les motifs
      ... homme est surpris dans l'enceinte même du Palais, vendant des exemplaires falsifiés du fameux arrêté du 3 mai. Les portes de la grand'chambre s'ouvrent, et la cour, les pairs y séant, condamnent aux flammés c...
      ...bération. Cette circon- stance échauffe les esprits ; la fermentation aug- mentait d'heure en he...
      ...s attendait avec une curiosité inquiète la suite d'un événc- ment qui devait décider si le Palais allait devenir un lieu d'immunit...
      ...braver ies foudres de Versailles, ou si les ministres, au risque d'encourir l'exécration de la France, emploieraient la violence pour faire exécuter les lettres de cachet.
      Cependant un homme est surpris dans l'enceinte même du Palais, vendant des exemplaires falsifiés du fameux arrêté du 3 mai. Les portes de la grand'chambre s'ouvrent, et la cour, les pairs y séant, condamnent aux flammés ces imprimés d'imposteurs après avoir fait lire au peuple l'ori- ginal même de leur délibération. Cette circon- stance échauffe les esprits ; la fermentation aug- mentait d'heure en heure, tout Paris attendait avec une curiosité inquiète la suite d'un événc- ment qui devait décider si le Palais allait devenir un lieu d'immunité, d'où tout conseiller pourrait désormais braver ies foudres de Versailles, ou si les ministres, au risque d'encourir l'exécration de la France, emploieraient la violence pour faire exécuter les lettres de cachet.
      ... leurs drapeaux; des officiers généraux et des conseillers d'Etat partent pour les provinces, ignorant eux-mêmes l'objet de leur mission. Le même jour, à la même heure, ils doivent ouvrir des paquets cachetés qui renferment le sort de la France. Une imprimerie était dressée à Versailles, une foule de presses y gémissaient jour et nuit, et un triple rempart de bayonnettes dérobait le secret des ministres aux regards indisc... militaires sont rappelés sous leurs drapeaux; des officiers généraux et des conseillers d'Etat partent pour les provinces, ignorant eux-mêmes l'objet de leur mission. Le même jour, à la même heure, ils doivent ouvrir des paquets cachetés qui renferment le sort de la France. Une imprimerie était dressée à Versailles, une foule de presses y gémissaient jour et nuit, et un triple rempart de bayonnettes dérobait le secret des ministres aux regards indiscrets.
      ...ait semé l'alarme. M. d'Epremesnil vint à bout de découvrir le mystère, et fit jurer les magistrats et les pairs du royaume de se refuser à tout projet qui émane- rait des presses... Cet appareil nouveau de despotisme avait semé l'alarme. M. d'Epremesnil vint à bout de découvrir le mystère, et fit jurer les magistrats et les pairs du royaume de se refuser à tout projet qui émane- rait des presses ministérielles.
      ...iolent ; il devait paraître trop odieux à la nation pour que les deux ministres xle qui il émanait conse...
      ...lace. Comme il nê leur restait plus sur la terre de dédommagement que celui des richesses et des titres, on les en combla. M. de Lamoignon eut une grosse pension, et l'archevê- que obtint tout ce qu'un roi...
      ...ortionner, autant qu'il était possible, les grâces à la haine publique. — Il emporta pour près de 800,000 livres de pensions et de bénéfices.
      Ce dernier acte de despotisme était trop violent ; il devait paraître trop odieux à la nation pour que les deux ministres xle qui il émanait conser- vassent leur place. Comme il nê leur restait plus sur la terre de dédommagement que celui des richesses et des titres, on les en combla. M. de Lamoignon eut une grosse pension, et l'archevê- que obtint tout ce qu'un roi de France peut don- ner , afin de proportionner, autant qu'il était possible, les grâces à la haine publique. — Il emporta pour près de 800,000 livres de pensions et de bénéfices.

      Introduction

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      C'est à M. d'Artois que l'on prétend que la France dut être délivrée de l'archevêque de Sens; il ouvrit les yeux ou roi et à la reine sur la situa- tion déplorable des affaires du royaume, sur l'in- capacité du ministre, et la nécessité d'en prendre un autre dont le choix fût agréable à la nation. 11 s'offrit à aller lui-même demander sa démis- sion ; on l'arrêta en lui promettant d'avoir égard à ses représentations. Quelques personnes de la cour avaient déjà fait sentir au principal ministre que M. Necker était le seul homme qui pût retirer le royaume de l'abîme où il était plongé ; il en avait parlé au roi. Le prélat consentait à lui abandonner en entier le département des finances. Mais l'ancien administrateur refusa d'entrer dans le ministère tant que l'archevêque y resterait. La retraite de celui-ci fut donc résolue. La reine voulut en vain Je préparer à cet événement; il s'était arrangé pour tenir toujours les rênes du gouvernement, et ne comprit rien à ces discours. 11 fallut que l'abbé de Vermont allât les lui expli- quer le jour de Saint-Louis dans la matinée. C'est à M. d'Artois que l'on prétend que la France dut être délivrée de l'archevêque de Sens; il ouvrit les yeux ou roi et à la reine sur la situa- tion déplorable des affaires du royaume, sur l'in- capacité du ministre, et la nécessité d'en prendre un autre dont le choix fût agréable à la nation. 11 s'offrit à aller lui-même demander sa démis- sion ; on l'arrêta en lui promettant d'avoir égard à ses représentations. Quelques personnes de la cour avaient déjà fait sentir au principal ministre que M. Necker était le seul homme qui pût retirer le royaume de l'abîme où il était plongé ; il en avait parlé au roi. Le prélat consentait à lui abandonner en entier le département des finances. Mais l'ancien administrateur refusa d'entrer dans le ministère tant que l'archevêque y resterait. La retraite de celui-ci fut donc résolue. La reine voulut en vain Je préparer à cet événement; il s'était arrangé pour tenir toujours les rênes du gouvernement, et ne comprit rien à ces discours. 11 fallut que l'abbé de Vermont allât les lui expli- quer le jour de Saint-Louis dans la matinée.
      Jaloux de M. Necker, dont il se croyait le rival de gloire, et, dont il craignait l'ascendant sur le roi, il favorisa constamment les ennemis de cet administrateur. M. Panchaud, qui eut beaucoup de part à une réponse de M. de Galonné au Compte rendu de M. Necker , trouva dans les bureaux du contrôleur général toutes les facilités imaginables pour faire des recherches sur son administration, et son ouvrage fut vendu publiquement et sans obstacle dans un temps où mille entraves gê naient la liberté de la presse (l). Jaloux de M. Necker, dont il se croyait le rival de gloire, et, dont il craignait l'ascendant sur le roi, il favorisa constamment les ennemis de cet administrateur. M. Panchaud, qui eut beaucoup de part à une réponse de M. de Galonné au Compte rendu de M. Necker , trouva dans les bureaux du contrôleur général toutes les facilités imaginables pour faire des recherches sur son administration, et son ouvrage fut vendu publiquement et sans obstacle dans un temps où mille entraves gê naient la liberté de la presse (l).
      Il jeta le premier entre les trois ordres ces fu- nestes germes de division qui depuis ont mis l'État à deux doigts de sa perte ; il jeta également le plus grand désordre dans les finances par les sacrifices immenses qu'il fut obligé de faire pour soutenir ses projets. Les sommes répandues pour soulever le peuple, acheter des juges pour les grands bailliages, les marches et contre-marches des troupes, la baisse du change, la suspension du payement des impositions, les frais d'espion- nage, etc. coûtèrent à la France plus de cent mil- lions. Il jeta le premier entre les trois ordres ces fu- nestes germes de division qui depuis ont mis l'État à deux doigts de sa perte ; il jeta également le plus grand désordre dans les finances par les sacrifices immenses qu'il fut obligé de faire pour soutenir ses projets. Les sommes répandues pour soulever le peuple, acheter des juges pour les grands bailliages, les marches et contre-marches des troupes, la baisse du change, la suspension du payement des impositions, les frais d'espion- nage, etc. coûtèrent à la France plus de cent mil- lions.
      Dans les derniers temps de son administration, ses mauvais succès l'avaient aigri, la moindre contradiction le mettait en fureur, il ne méditait que des violences. Il était à la veille de s'emparer de tout l'argent qui était en dépôt chez les notai- res, et d'y substituer du papier. Sa retraite prévint ce nouveau crime et la ruine d'une foule de fa- milles. Dans les derniers temps de son administration, ses mauvais succès l'avaient aigri, la moindre contradiction le mettait en fureur, il ne méditait que des violences. Il était à la veille de s'emparer de tout l'argent qui était en dépôt chez les notai- res, et d'y substituer du papier. Sa retraite prévint ce nouveau crime et la ruine d'une foule de fa- milles.
      Peu de jours après la scène du Palais, parurent les fameux édits du 8 mai 1788 (1). Peut-être eût- ou vu d'...
      ...gereux dans l'état où se trouvait alors la législation française, ils ne pouvaient manquer d'être utiles et agréables aux provinces. Mais la haine de la cour plénière réunit la nation aux Parlements, et ceux-ci, forts des sentiments excités dans tous les cœurs, tant par la courageuse résistauce du peuple de Rennes et les. écrits vigoureux de la commission inter- médiaire des États de Bretagne, que par la con- duite ferme, mesurée et vraiment patriotique du Dauphiné, triomphèrent de la puissance royale indignement prostituée, de la force militaire, ébranlée par l'usage déshonorant qu'on en voulait faire, et renversèrent enfin les grands bailliages, la cour plenière et leurs ineptes auteurs.
      Peu de jours après la scène du Palais, parurent les fameux édits du 8 mai 1788 (1). Peut-être eût- ou vu d'un œil tranquille l'établissement de grands bailliages ; quoique dangereux dans l'état où se trouvait alors la législation française, ils ne pouvaient manquer d'être utiles et agréables aux provinces. Mais la haine de la cour plénière réunit la nation aux Parlements, et ceux-ci, forts des sentiments excités dans tous les cœurs, tant par la courageuse résistauce du peuple de Rennes et les. écrits vigoureux de la commission inter- médiaire des États de Bretagne, que par la con- duite ferme, mesurée et vraiment patriotique du Dauphiné, triomphèrent de la puissance royale indignement prostituée, de la force militaire, ébranlée par l'usage déshonorant qu'on en voulait faire, et renversèrent enfin les grands bailliages, la cour plenière et leurs ineptes auteurs.
      ...x heures après, leur médecin étant venu à Bellevue, leur apporta l'arrêté de cette compagnie, et mit le comble à leur surprise et à leur indignation. (1) C'est une chose remarquable que la prodigieuse rapidité avec laquelle le despotisme s'est enraciné dans l'esprit...
      ...ous, disait-il un jour , rien de pareil à l'extravagance de ces Rretons? Ils ne f...
      ....oires, nous fatiguer de dépu- tations; les voilà ici cinquante et tant pour en demander douze qui sont à la Bastille. J'ai voulu bonnement rai- son...
      ..., il est vrai que vos compatriotes sont à la Bastille; mais on les y traite avec toute la distinction et tous les égards possi- bles. — Eh! monseigneur, ...
      ...é un d'eux (une bête qui était derrière les autres), ce ne sont pas des égards- que nous sommes venus demander ici pour eux, c'est la liberté. — Ma foi, je suis resté confondu, moi; que voulez-voulez qu'on dise à des animaux de cette es- pèce-? »
      mes; deux heures après, leur médecin étant venu à Bellevue, leur apporta l'arrêté de cette compagnie, et mit le comble à leur surprise et à leur indignation. (1) C'est une chose remarquable que la prodigieuse rapidité avec laquelle le despotisme s'est enraciné dans l'esprit de ce ministre : « Concevez-vous, disait-il un jour , rien de pareil à l'extravagance de ces Rretons? Ils ne font que nous harceler de mém.oires, nous fatiguer de dépu- tations; les voilà ici cinquante et tant pour en demander douze qui sont à la Bastille. J'ai voulu bonnement rai- sonner avec eux : Messieurs, leur ai-je dit, il est vrai que vos compatriotes sont à la Bastille; mais on les y traite avec toute la distinction et tous les égards possi- bles. — Eh! monseigneur, s'est écrié un d'eux (une bête qui était derrière les autres), ce ne sont pas des égards- que nous sommes venus demander ici pour eux, c'est la liberté. — Ma foi, je suis resté confondu, moi; que voulez-voulez qu'on dise à des animaux de cette es- pèce-? »
      ... ministère est une nou- velle preuve de la vanité des réputations ; il n'imagina rien que la cour plénière. La manière dont il travailla à soutenir cette opération fut plus honte...
      ...ême : pendant quatre mois il ne chercha qu'à tromper le roi et la nation. Toute la France fut instruite qu'il avait persuadé au roi que le Châtelet de Paris avait enregistré avec...
      Sa conduite pendant son ministère est une nou- velle preuve de la vanité des réputations ; il n'imagina rien que la cour plénière. La manière dont il travailla à soutenir cette opération fut plus honteuse encore que l'opération même : pendant quatre mois il ne chercha qu'à tromper le roi et la nation. Toute la France fut instruite qu'il avait persuadé au roi que le Châtelet de Paris avait enregistré avec joie son érection en grand bail- liage (2).
      La réforme des tribunaux, les jugements par jurés en matière criminel...
      ...s procès, un conseil donné aux accusés, la sup- pression absolue de la torture et des supplices atroces et une foule d'autres règlements utiles
      La réforme des tribunaux, les jugements par jurés en matière criminelle, l'instruction publique des procès, un conseil donné aux accusés, la sup- pression absolue de la torture et des supplices atroces et une foule d'autres règlements utiles
      Il marcha toujours au hasard et sans but déter- miné. « Parmi cette fou...
      ...ne qui l'écoutait, lui fit observer que la guerre civile pouvait être une de ces chances. — « Nous avons calculé -dessus, » répondit-il froidement.
      Il marcha toujours au hasard et sans but déter- miné. « Parmi cette foule d'événements qui se succèdent avec tant de rapidité, il n'est pas pos- sible,...
      ...able ; il ne faut qu'une chance heureuse pour nous tirer d'affaire. » Une personne qui l'écoutait, lui fit observer que la guerre civile pouvait être une de ces chances. — « Nous avons calculé -dessus, » répondit-il froidement.
      ...te vieille idole un respect fanatique ; et dans ces derniers temps, il regardait encore les douze Par- lements répandus dans le royaume comme autant d'égides qui protégeaient les citoyens et les pro- priétés. apparents, avait conservé longtemps pour cette vieille idole un respect fanatique ; et dans ces derniers temps, il regardait encore les douze Par- lements répandus dans le royaume comme autant d'égides qui protégeaient les citoyens et les pro- priétés.
      (2) La reine, sur sa parole, l'avait annoncé à Mesda- (2) La reine, sur sa parole, l'avait annoncé à Mesda-
      ...Ces édits sont rapportés en entier dans le courant de cette Introduction. (1) Ces édits sont rapportés en entier dans le courant de cette Introduction.

      Introduction

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      Comme il fallait, pour faire passer la cour plé- nière, offrir au public quelques lois propres à balancer et à couvrir l'odieux de ce nouveau divan, ^on s'empara du thavail du comité, on le tronqua, on le morcela pour le faire cadrer avec l'opération principale. L'abbé Maury fut chargé des préambules et des discours, et le garde des ]sceaux de les prononcer. Comme il fallait, pour faire passer la cour plé- nière, offrir au public quelques lois propres à balancer et à couvrir l'odieux de ce nouveau divan, ^on s'empara du thavail du comité, on le tronqua, on le morcela pour le faire cadrer avec l'opération principale. L'abbé Maury fut chargé des préambules et des discours, et le garde des ]sceaux de les prononcer.
      La jeunesse de Paris ayant appris le départ du principal ministre, alla demander au lieutenant de police la permission de se divertir, c'est-à- dire de donner des marques publiques de la joie que lui procurait cet événement. Elle s'assembla donc à la place Dauphine, et promena un man- nequin vêtu d'une robe ...
      ...nt trois cin- quièmes étaient de satin, et les deux autres de papier, en dérision de l'arrêt du conseil du 16 août, qui autorisait les différentes caisses à faire en papier les deux cinquièmes de leurs payements. On le jugea ensuite ; il fut condamné au feu,...
      ...oupable de l'avoir mis aux quatre coins du royaume. Un ecclésiastique qui passait fut arrêté; on lui donna le nom de l'abbé de Vermont, et il fut chargé de confesser son protégé. Cette cérémonie achevée, le mannequin fut brûlé en grande cérémonie, et chacun se retira.
      La jeunesse de Paris ayant appris le départ du principal ministre, alla demander au lieutenant de police la permission de se divertir, c'est-à- dire de donner des marques publiques de la joie que lui procurait cet événement. Elle s'assembla donc à la place Dauphine, et promena un man- nequin vêtu d'une robe d'évêque, dont trois cin- quièmes étaient de satin, et les deux autres de papier, en dérision de l'arrêt du conseil du 16 août, qui autorisait les différentes caisses à faire en papier les deux cinquièmes de leurs payements. On le jugea ensuite ; il fut condamné au feu, ap- paremment comme coupable de l'avoir mis aux quatre coins du royaume. Un ecclésiastique qui passait fut arrêté; on lui donna le nom de l'abbé de Vermont, et il fut chargé de confesser son protégé. Cette cérémonie achevée, le mannequin fut brûlé en grande cérémonie, et chacun se retira.
      A la vue des morts et des blessés, le peuple, quoique sans armes, se rallié, la fureur succède au premier désordre, et les satellites du petit tyran subalterne sont mis en fuite avec leur chef. On force le corps de garde placé au pied de la statue de Henri IV; on dépouille les soldats qui y étaient cantonnés, on s'empare de leurs armes, on brûle leurs habits, et on les renvoie avec des senti- ments de commis... A la vue des morts et des blessés, le peuple, quoique sans armes, se rallié, la fureur succède au premier désordre, et les satellites du petit tyran subalterne sont mis en fuite avec leur chef. On force le corps de garde placé au pied de la statue de Henri IV; on dépouille les soldats qui y étaient cantonnés, on s'empare de leurs armes, on brûle leurs habits, et on les renvoie avec des senti- ments de commisération dont ils s'étaient rendus indignes.
      Une foule d'artisans et d'ouvriers se répandent ensuite dans la ville, et brûlent divers corps de garde isolés, sans se permettre de faire aucun mal à ceux qui s'y trouvaient. C'était un dés...
      ... ; mais n'était-il pas occa- sionné par la violence et l'ineptie du comman- dant du guet? On crut réparer un premier crime ...
      ...tte jeunesse indisciplinée se porta sur la Grève, des corps de troupes que l'on y avait postés, et que la nuit couvrait de son ombre, firent des déchar ges redoublées et étendirent sur la place un grand nombre de ces malheureux, dont on jeta les ca- davres dans la rivière pendant la nuit. Le len- demain, le calme reparut dans la ville, mais il était bien loin d'être dans les cœurs.
      Une foule d'artisans et d'ouvriers se répandent ensuite dans la ville, et brûlent divers corps de garde isolés, sans se permettre de faire aucun mal à ceux qui s'y trouvaient. C'était un désordre punissable, sans doute ; mais n'était-il pas occa- sionné par la violence et l'ineptie du comman- dant du guet? On crut réparer un premier crime par un autre plus grand encore. Lorsque cette jeunesse indisciplinée se porta sur la Grève, des corps de troupes que l'on y avait postés, et que la nuit couvrait de son ombre, firent des déchar ges redoublées et étendirent sur la place un grand nombre de ces malheureux, dont on jeta les ca- davres dans la rivière pendant la nuit. Le len- demain, le calme reparut dans la ville, mais il était bien loin d'être dans les cœurs.
      La retraite de M. de Lamoignon fit recommencer les mômes scènes. On le brûla comme l'archevêque après avoir ordonné qu'il serait sursis pendant quarante jours à son exécution, par allusion "à son ordon- nance sur la jurisprudence criminelle. Des brigands et des hommes soudoyés par les ennemis personnels des deux ex-ministres, se mêlèrent dans la foule, et l'excitèrent à la vengeance. Des troupes de furieux partent de la place Dauphine pour aller mettre le feu à leurs hôtels et à la maison du chevalier Dubois. ~ La retraite de M. de Lamoignon fit recommencer les mômes scènes. On le brûla comme l'archevêque après avoir ordonné qu'il serait sursis pendant quarante jours à son exécution, par allusion "à son ordon- nance sur la jurisprudence criminelle. Des brigands et des hommes soudoyés par les ennemis personnels des deux ex-ministres, se mêlèrent dans la foule, et l'excitèrent à la vengeance. Des troupes de furieux partent de la place Dauphine pour aller mettre le feu à leurs hôtels et à la maison du chevalier Dubois. ~
      M. da Brienne, frère de l'archevêque et ministre de la guerre, arrivait de Versailles à l'instant où ces forcenés, armés de tor...
      ...'ap- prochaient de son hôtel. Il va sur-le-champ chercher du secours. On eût pu faire marcher un bataillon de gardes françaises et un corps de gre- nadiers qui en auraient imposé à cette multitude désarmée : on trouva plus court de la massacrer
      M. da Brienne, frère de l'archevêque et ministre de la guerre, arrivait de Versailles à l'instant où ces forcenés, armés de torches brûlantes, s'ap- prochaient de son hôtel. Il va sur-le-champ chercher du secours. On eût pu faire marcher un bataillon de gardes françaises et un corps de gre- nadiers qui en auraient imposé à cette multitude désarmée : on trouva plus court de la massacrer
      Cette cour, avant de se rendre à Versailles pour le lit de justice disposé par M. le garde des sceaux, avait pris un arrêté ...
      ...ontenant une dé- nonciation contre lui, et avait chargé son prési- dent d'en faire...
      ... des copies que l'on eut de cet arrêté, le lit de justice fut contremandé : M. de Lamoignon ren- voya les sceaux du roi, et les Parlements furent réintégrés dans leurs...
      Cette cour, avant de se rendre à Versailles pour le lit de justice disposé par M. le garde des sceaux, avait pris un arrêté vigoureux contenant une dé- nonciation contre lui, et avait chargé son prési- dent d'en faire lecture en présence de Sa Majesté ! Sur des copies que l'on eut de cet arrêté, le lit de justice fut contremandé : M. de Lamoignon ren- voya les sceaux du roi, et les Parlements furent réintégrés dans leurs fonctions, sans lit de justice.
      On n'a jamais su au juste quel traitement lui avait fait la cour. Il est mort (1) avec des dettes. ...
      ...rat intègre ; ministre, il boule- versa la magistrature et le royaume. Il laissa un exemple frappant à cette foule d'ambitieux qui convoitent les grandes places, sans s'embarrasser d'avoir les talents nécessaires pour les remplir.
      On n'a jamais su au juste quel traitement lui avait fait la cour. Il est mort (1) avec des dettes. . 11 avait été magistrat intègre ; ministre, il boule- versa la magistrature et le royaume. Il laissa un exemple frappant à cette foule d'ambitieux qui convoitent les grandes places, sans s'embarrasser d'avoir les talents nécessaires pour les remplir.
      Après la retraite de l'archevêque, la démission qu'offrit M. de Lamoignon ne fut point sur-le- champ acceptée. Il se flatta un moment de con- server sa place ; mais la haine du Parlement de Paris l'obligea de hâter de deux jours le moment fixé pour sa retraite. Après la retraite de l'archevêque, la démission qu'offrit M. de Lamoignon ne fut point sur-le- champ acceptée. Il se flatta un moment de con- server sa place ; mais la haine du Parlement de Paris l'obligea de hâter de deux jours le moment fixé pour sa retraite.
      tumulte, et même l'affluence à la place Dauphine, en s'emparant de bonne heure de cette place, et en faisant garder toutes ses avenues pa... tumulte, et même l'affluence à la place Dauphine, en s'emparant de bonne heure de cette place, et en faisant garder toutes ses avenues par de nombreux détachements ; c'est ce qu'il ne fit pas. Il s'ima- gina que vingt...
      ...au peuple, il ordonne dé fondre sur lui à coups de sabres, à coups de bayonnettes, ét de charger indistinctement tout ce qui ...
      ...es, tant hommes que fem- mes, perdirent la vie.
      Sa présence ne lui paraissant pas en imposer au peuple, il ordonne dé fondre sur lui à coups de sabres, à coups de bayonnettes, ét de charger indistinctement tout ce qui se rencontre sur son passage. Plusieurs personnes de marque furent blessées ; quelques autres, tant hommes que fem- mes, perdirent la vie.
      (1) Le genre de mort de M. de Lamoignon a fait croire qu'elle était volontaire. Il fut tué par la détente d'un fusil de chasse qu'il avai... (1) Le genre de mort de M. de Lamoignon a fait croire qu'elle était volontaire. Il fut tué par la détente d'un fusil de chasse qu'il avait en main, étant dans une grotte de son jardin.
      pour l'administration de la justice, entraient dans le plan de travail dont s'occupait sous ses ordres le comité de législation qu'il avait établ... pour l'administration de la justice, entraient dans le plan de travail dont s'occupait sous ses ordres le comité de législation qu'il avait établi.
      Le lendemain le peuple voulut recommencer; mais le chevalier Dubois, commandant du guet, s'y opposa. Il aurait pu facilement prévenir le Le lendemain le peuple voulut recommencer; mais le chevalier Dubois, commandant du guet, s'y opposa. Il aurait pu facilement prévenir le

      Introduction

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      La première chose que fit M. Necker fut d'ob- tenir la grâce des exilés, et de faire réitérer la promesse de la très-prochaine convocation des États; mais les Parlements, voulant se ménager une retr...
      ...ndaient qu'ils fussent convo- qués dans la même forme que ceux de 1614, c'est-à-dire en nombre égal de députés de chaque ordre, et d'après un mode d'élection qui assurât l'entrée de la chambre des communes aux offi- ciers mi...
      ...aux et.de justice qui, ayant eu en 1614 le droit d'y entrer, étaient toujours du parti de la cour qui les nommait. Tel était aussi le vœu de la noblesse et du clergé; mais la grande majo- rité des Français, quelque...
      La première chose que fit M. Necker fut d'ob- tenir la grâce des exilés, et de faire réitérer la promesse de la très-prochaine convocation des États; mais les Parlements, voulant se ménager une retraite, demandaient qu'ils fussent convo- qués dans la même forme que ceux de 1614, c'est-à-dire en nombre égal de députés de chaque ordre, et d'après un mode d'élection qui assurât l'entrée de la chambre des communes aux offi- ciers ministériels, aux baillis, sénéchaux, officiers municipaux et.de justice qui, ayant eu en 1614 le droit d'y entrer, étaient toujours du parti de la cour qui les nommait. Tel était aussi le vœu de la noblesse et du clergé; mais la grande majo- rité des Français, quelques nobles même rejetèrent cette tyrannique prétention.
      Le-Dauphiné venait de donner à la France un grand exemple. Il résista aux...
      ...présentants délibérèrent avec cou- rage à Vizille, au milieu des bataillons do ut ils étaient environnés* sous le feu de plusieurs bat- teries dirigées contre eux, et forcèrent par leur sagesse, leur constance et leur énergie, le minis- tère à reconnaître le,droit éternel qu'ont tous les peuples de régler eux-mêmes leur existe...
      ...nationales pour discuter leurs intérêts et assurer la, tranquillité publique. L'assemblée de Romans fut convoquée par le roi, à l'effet de dresser un plan de consti- tution pour les États du [pays, dont l'ancienne forme, repoussée par l'opinion et le sentiment universel, ne pouvait plus co...
      Le-Dauphiné venait de donner à la France un grand exemple. Il résista aux violences ministé- rielles; ses représentants délibérèrent avec cou- rage à Vizille, au milieu des bataillons do ut ils étaient environnés* sous le feu de plusieurs bat- teries dirigées contre eux, et forcèrent par leur sagesse, leur constance et leur énergie, le minis- tère à reconnaître le,droit éternel qu'ont tous les peuples de régler eux-mêmes leur existence po- litique, de former des assemblées nationales pour discuter leurs intérêts et assurer la, tranquillité publique. L'assemblée de Romans fut convoquée par le roi, à l'effet de dresser un plan de consti- tution pour les États du [pays, dont l'ancienne forme, repoussée par l'opinion et le sentiment universel, ne pouvait plus convenir.
      Les deux premiers ordres, sacrifiant les misé- rables prétentions de la vanité à cet esprit de pa- triotisme, toujours é...
      ...est éclairé, s'empressèrént de renoncer à des distinctions aussi injustes qu'onéreusès pour le peuple ; et afin d'é- tablir entre tous les citoyens cette unité d'intérêts qui seule peut affermir l'union, et former de toutes les parties de l'État un ensemble, arrêtè- rent que l'ordre du tiers état aurait aux États de la province une représentation égale à celle des deux autres réunis ; que l'as...
      ...ait une, qu'on y délibérerait par tête, et que les subsides seraient proportionnellement répartis entre tous les citoyens sans distinction. Ces bases avaient déjà été établies par les notables convoqués pen- dant le ministère de M. de Galonné, et adoptées pour toutes les administrations provinciales créées par...
      Les deux premiers ordres, sacrifiant les misé- rables prétentions de la vanité à cet esprit de pa- triotisme, toujours équitable lorsqu'il est éclairé, s'empressèrént de renoncer à des distinctions aussi injustes qu'onéreusès pour le peuple ; et afin d'é- tablir entre tous les citoyens cette unité d'intérêts qui seule peut affermir l'union, et former de toutes les parties de l'État un ensemble, arrêtè- rent que l'ordre du tiers état aurait aux États de la province une représentation égale à celle des deux autres réunis ; que l'assemblée serait une, qu'on y délibérerait par tête, et que les subsides seraient proportionnellement répartis entre tous les citoyens sans distinction. Ces bases avaient déjà été établies par les notables convoqués pen- dant le ministère de M. de Galonné, et adoptées pour toutes les administrations provinciales créées par cette assemblée. .
      ... l'octroi des impôts serait absolument, et en dernier ressort, attribué aux États généraux, ainsi que leur répartition entre les provinces; 2° que cette attribution serait ex- clusive, et que nul impôt ne pourrait être établi dans la province avant-que les députés en eussent délibéré dans l'assemblée des États généraux. Enfin, ils établirent la nécessité du peuple, en arrêtant que toute loi nouvelle, avant son enregis- trement dans les cours, serait communiquée aux procureur...
      ...ourrait changer cette constitution sans le concours d'une pareille assemblée nationale géné- rale; en demandant enfin que les États généraux de la France fussent formés sur les mêmes bases d'équité, et qu'on les suivît dans la nomination des députés.
      Ils statuèrent : 1° que l'octroi des impôts serait absolument, et en dernier ressort, attribué aux États généraux, ainsi que leur répartition entre les provinces; 2° que cette attribution serait ex- clusive, et que nul impôt ne pourrait être établi dans la province avant-que les députés en eussent délibéré dans l'assemblée des États généraux. Enfin, ils établirent la nécessité du peuple, en arrêtant que toute loi nouvelle, avant son enregis- trement dans les cours, serait communiquée aux procureurs généraux syndics, afin qu'il en fût dé- libéré, etc. Ils consommèrent leurs travaux pa- triotiques, en déclarant que, dans aucun temps, oii ne pourrait changer cette constitution sans le concours d'une pareille assemblée nationale géné- rale; en demandant enfin que les États généraux de la France fussent formés sur les mêmes bases d'équité, et qu'on les suivît dans la nomination des députés.
      Sur la dénonciation de ces assassinats, le com- mandant du guet fut mandé par le Parlement. Le major comparut en son nom, et présenta un ordre supérieur. Sur la dénonciation de ces assassinats, le com- mandant du guet fut mandé par le Parlement. Le major comparut en son nom, et présenta un ordre supérieur.
      Le mal était .tel, qu'il fallait pour les finances un homme qui fût riche de l'opinion publique, plutôt qu'un ministre habile. Les facultés d'un seul homme auraient pu à peine mesurer l'abîme; il fallait le concours de 25 millions d'hommes pour le combler. M. Necker fut rappelé, parce q...
      ..., qui pût servir d'une immense caution. Le rappel de ce ministre et le rétablissement des tribunaux qui en fut la suite répandirent la joie et une sorte d'enthousiasme qui soutint momentanément le crédit.
      Le mal était .tel, qu'il fallait pour les finances un homme qui fût riche de l'opinion publique, plutôt qu'un ministre habile. Les facultés d'un seul homme auraient pu à peine mesurer l'abîme; il fallait le concours de 25 millions d'hommes pour le combler. M. Necker fut rappelé, parce qu'il n'y avait que lui qui eût un crédit personnel, qui pût servir d'une immense caution. Le rappel de ce ministre et le rétablissement des tribunaux qui en fut la suite répandirent la joie et une sorte d'enthousiasme qui soutint momentanément le crédit.
      Le gouvernement, embarrassé entre ces de- mandes et les arrêtés des Parlements, s'empressa de rassembler l'ancien conseil des notables. La noblesse bretonne, alarmée pour ses pri...
      ...emblée qui n'était point constituée par la loi, et dont les membres, n'étant ni librement élus ni chargés d'aucun man- dat spécial dé la nation, ne pouvaient la repré- senter ni la lier par leur délibération. Il eût peut- être été facile au ministre de décider contre les Parlements qui commençaient à devenir suspects ; mais il crut plus sage de faire convoquer de nou- veau les notables, pour leur présenter ce nœud à couper. Les corps et les ordres l'emportèrent encore; car, de to...
      Le gouvernement, embarrassé entre ces de- mandes et les arrêtés des Parlements, s'empressa de rassembler l'ancien conseil des notables. La noblesse bretonne, alarmée pour ses privilèges, protesta aussitôt contre une assemblée qui n'était point constituée par la loi, et dont les membres, n'étant ni librement élus ni chargés d'aucun man- dat spécial dé la nation, ne pouvaient la repré- senter ni la lier par leur délibération. Il eût peut- être été facile au ministre de décider contre les Parlements qui commençaient à devenir suspects ; mais il crut plus sage de faire convoquer de nou- veau les notables, pour leur présenter ce nœud à couper. Les corps et les ordres l'emportèrent encore; car, de tous le3 bureaux, celui de Mon-
      ...ablement. Deux corps de troupes entrent à la fois par deux extrémités de la rue Saint Dominique, chargent à coups de bayonnettes tout ce qui se trouve entre eux sans aucune distinc- tion, et couvrent le pavé de cadavres. La môme scène se répétait dans la rue Meslay où demeurait le chevalier Dubois, et deux rues de Paris furent inondées de s... impitoyablement. Deux corps de troupes entrent à la fois par deux extrémités de la rue Saint Dominique, chargent à coups de bayonnettes tout ce qui se trouve entre eux sans aucune distinc- tion, et couvrent le pavé de cadavres. La môme scène se répétait dans la rue Meslay où demeurait le chevalier Dubois, et deux rues de Paris furent inondées de sang.
      I^e Dauphiné devint l'admiràtion et le modèle du royaume. Les provinces qui n'avaient point d'États v...
      ...'en .former sur ces principes. , Toutes les municipalités de Bretagne, les trois ordres du Velay, du Languedoc, du Vivarais, le tiers état-de Provence, envoyèrent des députés porter au pied du trône le vœu des peuples.
      I^e Dauphiné devint l'admiràtion et le modèle du royaume. Les provinces qui n'avaient point d'États voulurent s'en .former sur ces principes. , Toutes les municipalités de Bretagne, les trois ordres du Velay, du Languedoc, du Vivarais, le tiers état-de Provence, envoyèrent des députés porter au pied du trône le vœu des peuples.
      Le chevalier Dubois fut obligé de fuir de la ca- pitale : sa sûreté personnelle exigea le sacrifice de sa place. Le chevalier Dubois fut obligé de fuir de la ca- pitale : sa sûreté personnelle exigea le sacrifice de sa place.

      Introduction

      page 32
      Parmi les nombreux écrits publiés à cette épo- que, le plus influènt, parce qu'il joignait aux armes de la raison celles de l'autorité et de J'as- cendant d'un ministre en crédit, fut le rapport fait par M. Necker, au conseil .du roi, sur les ré- sultats des délibérations de la deuxième assemblée des notables, rapport dans lequel les raisons qui militaient en faveur de la double représentation du tiers état étaient développées avec une telle énergie qu'elles déterminèrent l'opinion du roi. La convocation des États généraux fut ainsi fixée dans cette forme, pour le 27 avril 1789. Parmi les nombreux écrits publiés à cette épo- que, le plus influènt, parce qu'il joignait aux armes de la raison celles de l'autorité et de J'as- cendant d'un ministre en crédit, fut le rapport fait par M. Necker, au conseil .du roi, sur les ré- sultats des délibérations de la deuxième assemblée des notables, rapport dans lequel les raisons qui militaient en faveur de la double représentation du tiers état étaient développées avec une telle énergie qu'elles déterminèrent l'opinion du roi. La convocation des États généraux fut ainsi fixée dans cette forme, pour le 27 avril 1789.
      ...s notables avait deux points essentiels à déterminer, savoir : dans quelles propo...
      ...itoriales ou de district on députerait, et comment voteraient les députés. Si on députait suivant,l'ancie...
      ...ation,' tandis que des provinces riches et peuplées n'obtien- draient qu'Un petit nombre de représentants. La justice était encore évidente ici ; mais l'évidence n'existe point pour les passions. Si on suivait l'ordre naturel de la pQpulation et de la pro priété, la grande question de voter par ordre ou par tête semblait préjuguée; et l'on sait combien le clergé et la noblesse tenaient au domaine arist- ocratique des privilèges. Us crièrent que la France était perdue si on touchait à leurs droits ; que les formes antiques devaient être sacrées. ...
      ... crut faire beaucoup que d'obtenir pour le peuple l'égalité de représen- tation, et de poser la base de la population pour règle de députation; mais il n'osa pas trancher la dernière conséquence au sujet de la forme de voter. Cette arrière-question resta à décider aux fyats généraux eux-mêmes ; mais pendant que les notables et les Parlements travaillaient à étouffer, sous le poids de leur autorité, les récla- mations universelles, à arrêter les vues bienfai- santes du roi et de son ministre, des écrivains philosop...
      ...ncipes des so- ciétés, démontraient que le véritable intérêt de l'Etat est nécessairement lié avec le bonheur de la nation, que )es institutions sociales n...
      ... utiles qu'autant qu'elles sont justes, et qu'elles ne peuvent être justes, siellesne sont fondées sur les droits naturels et , imprescriptibles de tous les hommes.
      Mais cette seconde assemblée des notables avait deux points essentiels à déterminer, savoir : dans quelles proportions territoriales ou de district on députerait, et comment voteraient les députés. Si on députait suivant,l'ancien cadastre des élec- tions, il s'ensuivait que de petits départements auraient une nombreuse représentation,' tandis que des provinces riches et peuplées n'obtien- draient qu'Un petit nombre de représentants. La justice était encore évidente ici ; mais l'évidence n'existe point pour les passions. Si on suivait l'ordre naturel de la pQpulation et de la pro priété, la grande question de voter par ordre ou par tête semblait préjuguée; et l'on sait combien le clergé et la noblesse tenaient au domaine arist- ocratique des privilèges. Us crièrent que la France était perdue si on touchait à leurs droits ; que les formes antiques devaient être sacrées. Ils cabalèrenl tant que M. Necker crut faire beaucoup que d'obtenir pour le peuple l'égalité de représen- tation, et de poser la base de la population pour règle de députation; mais il n'osa pas trancher la dernière conséquence au sujet de la forme de voter. Cette arrière-question resta à décider aux fyats généraux eux-mêmes ; mais pendant que les notables et les Parlements travaillaient à étouffer, sous le poids de leur autorité, les récla- mations universelles, à arrêter les vues bienfai- santes du roi et de son ministre, des écrivains philosophes remontaient aux principes des so- ciétés, démontraient que le véritable intérêt de l'Etat est nécessairement lié avec le bonheur de la nation, que )es institutions sociales ne peuvent être utiles qu'autant qu'elles sont justes, et qu'elles ne peuvent être justes, siellesne sont fondées sur les droits naturels et , imprescriptibles de tous les hommes.
      les droits du peuple français. AL Mounier dépouil- lait les anciennes archives des États généraux, et prouvait par l'autorité des faits et des exem- ples, ce qui était déjà démontré par les premières notions de la justice, la légalité de la double re- présentation, la nécessité de l'unité de l'assemblée et de la délibération par tête. M. d'Entraigues s'élevait avec force contre les abus de la noblesse héréditaire, le plus épouvantable fléau qui puisse frapper une nation libre, peignait en traits de feu les fureurs de la tyrannie, et nous faisait frémir, en nous présentant l'effroyable'Louis XI, tout dégoûtant du sang français, armant la justice d'un poignard, habitant au Plessis-les-Tours, au- dessus des cachots où il enchaînait les victimes qu'il réservait à des tourments obscurs, vivant familièrement avec le bourreau qu'il appelait son ami et son compère, et mourant au milieu des ré- fnords, des frayeurs et des angoisses, voyant sous ses pieds le désespoir et les douleurs, autour de lui la trahison, la terreur, la haine, sur sa tête l'implacable colère du ciel. les droits du peuple français. AL Mounier dépouil- lait les anciennes archives des États généraux, et prouvait par l'autorité des faits et des exem- ples, ce qui était déjà démontré par les premières notions de la justice, la légalité de la double re- présentation, la nécessité de l'unité de l'assemblée et de la délibération par tête. M. d'Entraigues s'élevait avec force contre les abus de la noblesse héréditaire, le plus épouvantable fléau qui puisse frapper une nation libre, peignait en traits de feu les fureurs de la tyrannie, et nous faisait frémir, en nous présentant l'effroyable'Louis XI, tout dégoûtant du sang français, armant la justice d'un poignard, habitant au Plessis-les-Tours, au- dessus des cachots où il enchaînait les victimes qu'il réservait à des tourments obscurs, vivant familièrement avec le bourreau qu'il appelait son ami et son compère, et mourant au milieu des ré- fnords, des frayeurs et des angoisses, voyant sous ses pieds le désespoir et les douleurs, autour de lui la trahison, la terreur, la haine, sur sa tête l'implacable colère du ciel.
      Tous les cœurs bouillonnaient de la haine des tyrans et du désir d'une sage constitution; le pa- triotisme se propageait avec les lumières,lorsque VEssai sur les privilèges parut, ainsi que le livre intitulé: Qu'est-ce que le tiers était qui en est la suite et le complément ? Cette production porta le dernier coup à tous les genres de despotisme, et la Révolution fut consommée dans l'opinion... Tous les cœurs bouillonnaient de la haine des tyrans et du désir d'une sage constitution; le pa- triotisme se propageait avec les lumières,lorsque VEssai sur les privilèges parut, ainsi que le livre intitulé: Qu'est-ce que le tiers était qui en est la suite et le complément ? Cette production porta le dernier coup à tous les genres de despotisme, et la Révolution fut consommée dans l'opinion pu- blique (1).
      ...t au conseil fut un coup de foudre pour les privilégiés. Ils jurèrent dans ce moment la perte d'un ministre qui osait préférer à leurs prérogatives les droits du grand;nombre, et pré- tendre que 24 millions d'hommes formaient le corps de la nation; et n'étaient pas moins citoyens que cent m... Ce rapport au conseil fut un coup de foudre pour les privilégiés. Ils jurèrent dans ce moment la perte d'un ministre qui osait préférer à leurs prérogatives les droits du grand;nombre, et pré- tendre que 24 millions d'hommes formaient le corps de la nation; et n'étaient pas moins citoyens que cent mille oisifs décorés.
      M. de Kersaint eut la gloire de ramener les prin- cipes du Gouvernement et de l'ordre politique aux lois éternelles de la raison, dans un ouvrage in- titulé Bon sens, que les.évêques, les conseillers et les marquis s'efforcèrent de proscrire. M. de Kersaint eut la gloire de ramener les prin- cipes du Gouvernement et de l'ordre politique aux lois éternelles de la raison, dans un ouvrage in- titulé Bon sens, que les.évêques, les conseillers et les marquis s'efforcèrent de proscrire.
      MM. Target et Cerutti, dans deux ouvrages vo- lumineux sur les droits du tiers état et la forme des États généraux, défendaient a... MM. Target et Cerutti, dans deux ouvrages vo- lumineux sur les droits du tiers état et la forme des États généraux, défendaient avec éloquence
      sieur fui le seul qui vota pour que le tiers état eût des représentants en nom...
      ... délibération, qui fît autant d'honneur à Monsieur que les opinions connues du comte d'Artois en faisaient peu à ce dernier, fut celle que le roi et son ministre adoptèrent.
      sieur fui le seul qui vota pour que le tiers état eût des représentants en nombre égal aux deux premiers ordres. Cette délibération, qui fît autant d'honneur à Monsieur que les opinions connues du comte d'Artois en faisaient peu à ce dernier, fut celle que le roi et son ministre adoptèrent.
      Les États du Dauphiaé inscrivirent ce rapport sur le...
      ... un monument égale- ment honorable pour le prince et pour son mi- nistre. Toutes les provinces méridionales récla- maient à leur exemple contre le système oppres- seur de leur ancien gouvernement, et les trois
      Les États du Dauphiaé inscrivirent ce rapport sur leurs registres comme un monument égale- ment honorable pour le prince et pour son mi- nistre. Toutes les provinces méridionales récla- maient à leur exemple contre le système oppres- seur de leur ancien gouvernement, et les trois
      Les Observations sur ïhistoire de France, c...
      ... auteur aimait avec prédilection, comme le dépôt des titres de la na- tion contre le despotisme des rois, des grands et des corps, ce testament (c'est ainsi que l'appelait l'abbé de Mablv), dicté par le génie de la li- berté en faveur de la France, était entre les mains de tous les citoyens.
      Les Observations sur ïhistoire de France, cette production que son vertueux auteur aimait avec prédilection, comme le dépôt des titres de la na- tion contre le despotisme des rois, des grands et des corps, ce testament (c'est ainsi que l'appelait l'abbé de Mablv), dicté par le génie de la li- berté en faveur de la France, était entre les mains de tous les citoyens.
      (1) On trouvera à la fin de cette Introduction une no- tice ...
      ...ée des principaux ouvrages qui parurent à cette époque.
      (1) On trouvera à la fin de cette Introduction une no- tice plus détaillée des principaux ouvrages qui parurent à cette époque.

      Introduction

      page 33
      Les Etats de Bretagne, du Béarn et du Dauphiné avaient formé ensemble un pacte de défense contre le despotisme ministériel ; néanmoins on espéra pouvoir engager les provinces à tourner leurs efforts contre un administrateur qui menaçait le royaume d'une constitution libre qui était un at- tentat contre la constitution actuelle des Etats. Les Béarnais se laissèrent séduire, et écrivirent aux Etats du Dauphiné pour les exhorter à s'unir avec eux pour la défense- des privilèges. Cette lettre f...
      ...nouvelle occasion de donner des preuves du patriotisme éclairé qui avait dirigé toutes leurs démarches, et ils acquirent une nou- velle gloire en ...
      ...r premier titre était celui de Français et de citoyens ; que les pré- rogatives des ordres et (les provinces n'étaient pré- cieuses à leurs yeux, que lorsqu'elles pouvaient être considérées comme des barrières à opposer au despotisme du gouvernement arbitraire; mais que le sacrifice des privilèges était le premier qu'on devait faire à la liberté publique.
      Les Etats de Bretagne, du Béarn et du Dauphiné avaient formé ensemble un pacte de défense contre le despotisme ministériel ; néanmoins on espéra pouvoir engager les provinces à tourner leurs efforts contre un administrateur qui menaçait le royaume d'une constitution libre qui était un at- tentat contre la constitution actuelle des Etats. Les Béarnais se laissèrent séduire, et écrivirent aux Etats du Dauphiné pour les exhorter à s'unir avec eux pour la défense- des privilèges. Cette lettre fut pour ceux-ci une nouvelle occasion de donner des preuves du patriotisme éclairé qui avait dirigé toutes leurs démarches, et ils acquirent une nou- velle gloire en déclarant que leur premier titre était celui de Français et de citoyens ; que les pré- rogatives des ordres et (les provinces n'étaient pré- cieuses à leurs yeux, que lorsqu'elles pouvaient être considérées comme des barrières à opposer au despotisme du gouvernement arbitraire; mais que le sacrifice des privilèges était le premier qu'on devait faire à la liberté publique.
      ... autre circonstance, on se serait borné à demander la réforme des abus criants, et l'on aurait respecté une constitution si souvent consacrée par l'assentiment de tous les ordres ; mais on commençait à réfléchir sur la justice et les avantages d'une représentation proportion- nelle : la conduite des Etats de Romans, les prin- cipes qui les avaient guidés, les bases qu'ils avaient posées, et Sur lesquelles on désirait de voir établir le système général du gouvernement, l'im portance d'adopter p...
      ...inces un plan d'administration uniforme et cor- rélatif à celui du royaume, la nécessité de réunir enfin en un seul co...
      ...idérations furent vivement senties dans les villes de Bretagne, oùlaprésence des Etats et leurs con- testations fréquentes contre la cour, avaient, ac- coutumé les esprits à discuter les-intérêts natio- naux, à concevoir quelques principes d'indépen- dance politique, et les avaient préparés aux orages cfe la liberté.
      Dans toute autre circonstance, on se serait borné à demander la réforme des abus criants, et l'on aurait respecté une constitution si souvent consacrée par l'assentiment de tous les ordres ; mais on commençait à réfléchir sur la justice et les avantages d'une représentation proportion- nelle : la conduite des Etats de Romans, les prin- cipes qui les avaient guidés, les bases qu'ils avaient posées, et Sur lesquelles on désirait de voir établir le système général du gouvernement, l'im portance d'adopter pour l'universalité des pro- vinces un plan d'administration uniforme et cor- rélatif à celui du royaume, la nécessité de réunir enfin en un seul corps toutes ces provinces qui formaient vingt nations dans une : toutes ces con- sidérations furent vivement senties dans les villes de Bretagne, oùlaprésence des Etats et leurs con- testations fréquentes contre la cour, avaient, ac- coutumé les esprits à discuter les-intérêts natio- naux, à concevoir quelques principes d'indépen- dance politique, et les avaient préparés aux orages cfe la liberté.
      Les divisions qui, depuis près de trois mois, déchiraient la Bretagne, ranimèrent les espérances des aristocrates. Les Bretons, ces vieux amis de la liberté, toujours divisés entre eux, mais tou- jours réunis contre l'oppression et la tyrannie, avaient vu renaître la discorde au milieu des fêtes qu'ils célébraientpour honorer leur triomphe et le rétablissement des lois et des magistrats. Des abus sans nombre s'...
      ...sés dans leurs as- semblées nationales; le tiers état n'y était point représenté, ...
      ...officiers municipaux qui avaient acheté du roi un droit que le monarque n'avait pas lui-même, et qu'on ne pouvait recevoir que du choix libre de ses commettants. Le clergé du second ordre était exclu des Etats, et la noblesse en totalité y siégeait depuis plus de deux siècles par le seul droit de sa naissance. Cependant cette affluence de noblesse qui, dans les dangers, ac- courait de toutes parts pour la défense de lapa- trie, donnait aux Etat...
      ...de force qui en imposait aux ministres, et dans l'assentiment général, ils avaient conservé un si- mulacre de liberté que le despotisme même res- pectait.
      Les divisions qui, depuis près de trois mois, déchiraient la Bretagne, ranimèrent les espérances des aristocrates. Les Bretons, ces vieux amis de la liberté, toujours divisés entre eux, mais tou- jours réunis contre l'oppression et la tyrannie, avaient vu renaître la discorde au milieu des fêtes qu'ils célébraientpour honorer leur triomphe et le rétablissement des lois et des magistrats. Des abus sans nombre s'étaient glissés dans leurs as- semblées nationales; le tiers état n'y était point représenté, car il ne pouvait regarder comme son mandataire des officiers municipaux qui avaient acheté du roi un droit que le monarque n'avait pas lui-même, et qu'on ne pouvait recevoir que du choix libre de ses commettants. Le clergé du second ordre était exclu des Etats, et la noblesse en totalité y siégeait depuis plus de deux siècles par le seul droit de sa naissance. Cependant cette affluence de noblesse qui, dans les dangers, ac- courait de toutes parts pour la défense de lapa- trie, donnait aux Etats de Bretagne une apparence de force qui en imposait aux ministres, et dans l'assentiment général, ils avaient conservé un si- mulacre de liberté que le despotisme même res- pectait.
      (1) Ce fut dans les assemblées d'Aix et de Marseille que l'éloquence de Mirabeau commença à se développer avec le pltfs grand éclat, et lui concilia l'admiration pu- blique. La noblesse, à qui il faisait ombrage, J'exclut provis...
      ...vant une contesta- tion générale contre les non possédant fiefs ; elle eut bientôt à se repentir de l'avoir forcé à porter Ta fougue de son génie électriqu...
      ...ssemblée des communes, où il eut toutes les occasions de se venger de la haine des ordres privilégiés. A Aix, la jeune bourgeoisie lui assigna une garde d'honneur ; à Marseille, sa voiture fut traînée parle...
      ...jour dans cette ville, des feux de joie et des danses perpétuelles lui donnaient sous ses fenêtres le spectacle de l'allégresse publique. On lui destina une place particulière à la comédie ; enfin on lui posa une couronne sur la tête au milieu des plus vives acclamati...
      ...ncitoyen^, il en était aussi l'arbitre, et il avait une telle influence, que M. de'Caraman, commandant de la province, crai- gnant les suites d'une effervescence qui commençait à se manifester, lui écrivit le 20 mars pour le supplier d'interposer l'ascendant qu'il avait sur le peuple pour calmer les esprits, et il y réussit en effet avec le secours de M. Antonelle.
      (1) Ce fut dans les assemblées d'Aix et de Marseille que l'éloquence de Mirabeau commença à se développer avec le pltfs grand éclat, et lui concilia l'admiration pu- blique. La noblesse, à qui il faisait ombrage, J'exclut provisoirement de ses séances, en élevant une contesta- tion générale contre les non possédant fiefs ; elle eut bientôt à se repentir de l'avoir forcé à porter Ta fougue de son génie électrique dans l'assemblée des communes, où il eut toutes les occasions de se venger de la haine des ordres privilégiés. A Aix, la jeune bourgeoisie lui assigna une garde d'honneur ; à Marseille, sa voiture fut traînée parle peuple. Pendant son séjour dans cette ville, des feux de joie et des danses perpétuelles lui donnaient sous ses fenêtres le spectacle de l'allégresse publique. On lui destina une place particulière à la comédie ; enfin on lui posa une couronne sur la tête au milieu des plus vives acclamations. Devenu l'idole de ses concitoyen^, il en était aussi l'arbitre, et il avait une telle influence, que M. de'Caraman, commandant de la province, crai- gnant les suites d'une effervescence qui commençait à se manifester, lui écrivit le 20 mars pour le supplier d'interposer l'ascendant qu'il avait sur le peuple pour calmer les esprits, et il y réussit en effet avec le secours de M. Antonelle.
      ordres réunis contre lesbarons et lesévêques sup- pliaient le roi de leur accorder, pour leur admi- nistration particulière, le bienfait de cette juste et sage représentation annoncée à la France comme devant être la base des opérations rela- tives à la convocation des États généraux. Les seigneurs des fiefs luttaient encore en Provence contre la noblesse, le tiers état et le clergé ; ils avaient violé le titre fondamental de l'assemblée des Et...
      ...conformant point aux lois établies pour le nombre de leurs représentants, et en se rendant en corps à une assemblée où ils ne devaient assister que par députés : ils avaient pour eux le Parlement et l'archevêque d'Aix, et contre eux la justice et l'éloquence tonnante de Mirabeau. Ils n...
      ordres réunis contre lesbarons et lesévêques sup- pliaient le roi de leur accorder, pour leur admi- nistration particulière, le bienfait de cette juste et sage représentation annoncée à la France comme devant être la base des opérations rela- tives à la convocation des États généraux. Les seigneurs des fiefs luttaient encore en Provence contre la noblesse, le tiers état et le clergé ; ils avaient violé le titre fondamental de l'assemblée des Etats, en ne se conformant point aux lois établies pour le nombre de leurs représentants, et en se rendant en corps à une assemblée où ils ne devaient assister que par députés : ils avaient pour eux le Parlement et l'archevêque d'Aix, et contre eux la justice et l'éloquence tonnante de Mirabeau. Ils ne purent. manquer d'être vain- cus(l).
      joindre à elles, afin d'obtenir aux États généraux une représentation particulière pour le commerce; que les membres de cette assemblée devaient être les députés de la nation, et non ceux des corpo- rations particulières qui la composent; que leur force ne pouvait résider que'dans leur unité, et que ce serait la rompre que de substituer une foule d'intérêts particuliers à l'intérêt commun qui devait les unir. joindre à elles, afin d'obtenir aux États généraux une représentation particulière pour le commerce; que les membres de cette assemblée devaient être les députés de la nation, et non ceux des corpo- rations particulières qui la composent; que leur force ne pouvait résider que'dans leur unité, et que ce serait la rompre que de substituer une foule d'intérêts particuliers à l'intérêt commun qui devait les unir.
      Toutes les municipalités de Bretagne s'assem- blèrent; et afin de propager les grandes impul- sions données par le Dauphiné, envoyèrent au roi Toutes les municipalités de Bretagne s'assem- blèrent; et afin de propager les grandes impul- sions données par le Dauphiné, envoyèrent au roi
      Les négociants de Grenoble ne se firent pas...
      ...eur en répondant aux principales villes du royaume, qui les sollicitaient de se
      Les négociants de Grenoble ne se firent pas moins d'honneur en répondant aux principales villes du royaume, qui les sollicitaient de se

      Introduction

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      Aussi la noblesse et le clergé réunirent tous leurs efforts pour contraindre le tiers à franchir ce pas décisif. Mais celui-ci se maintint avec une fer- meté inébranlable dans le système d'inaction qu'il avait adopté, et ni les instances des privilégiés, ni les ordres mêmes des commissaires du roi, ne purent le faire chanceler. Aussi la noblesse et le clergé réunirent tous leurs efforts pour contraindre le tiers à franchir ce pas décisif. Mais celui-ci se maintint avec une fer- meté inébranlable dans le système d'inaction qu'il avait adopté, et ni les instances des privilégiés, ni les ordres mêmes des commissaires du roi, ne purent le faire chanceler.
      Le 7 janvier, le commandant de la province apporta à l'assemblée un arrêt du conseil qui suspendait les séances des Etats jusqu'au 3 février, et enjoignait aux députés du tiers de se retirer vers leurs commettants, et de leur demander de Le 7 janvier, le commandant de la province apporta à l'assemblée un arrêt du conseil qui suspendait les séances des Etats jusqu'au 3 février, et enjoignait aux députés du tiers de se retirer vers leurs commettants, et de leur demander de
      nouveaux pouvoirs. Le procureur général syndic protesta en pr...
      ...acte d'autorité contraire aux droits de la province et aux droits des Etats. Les présidents et les orateurs des premiers ordres conjurèrent le tiers état. Il répondit qu'il n'entenda...
      ...ucune part aux délibérations des Etats, et qu'il avait arrêté d'obtempérer à l'arrêt du conseil.
      nouveaux pouvoirs. Le procureur général syndic protesta en présence de M. Thiard contre un acte d'autorité contraire aux droits de la province et aux droits des Etats. Les présidents et les orateurs des premiers ordres conjurèrent le tiers état. Il répondit qu'il n'entendait prendre aucune part aux délibérations des Etats, et qu'il avait arrêté d'obtempérer à l'arrêt du conseil.
      Le chevalier du Guer, pour arrêter les com- munes, fait jurer tous les gentilshommes et le clergé qu'ils n'entreraient jamais dans...
      ...blique autre que celle des Etats formée et réglée - selon la constitution actuelle. Mais ça serment ne produisit aucun effet sur le tiers; et la 9 janvier, après avoir intimé de nou- veau sa résolution à l'assemblée, il se retira ; les deux premiers ordres résolurent de proroger la séance, sans désemparer, jusqu'au 3 fév...
      Le chevalier du Guer, pour arrêter les com- munes, fait jurer tous les gentilshommes et le clergé qu'ils n'entreraient jamais dans aucune administration publique autre que celle des Etats formée et réglée - selon la constitution actuelle. Mais ça serment ne produisit aucun effet sur le tiers; et la 9 janvier, après avoir intimé de nou- veau sa résolution à l'assemblée, il se retira ; les deux premiers ordres résolurent de proroger la séance, sans désemparer, jusqu'au 3 février.
      Le plus grand nombre des députés du tiers se rendit à Paris, persuadé que ce serait à la cour que l'on chercherait à frapper les plus grands coups. Cependant les diverses corporations et com- munautés s'assemblaient conformément à l'arrêt du conseil, pour délibérer sur le parti qu'elles devaient prendre dans des circonstances aussi difficiles. Le Parlement qui, jusqu'alors, avait gardé le silence, vint se mêler à la querelle, et décréta d'ajournement personnel les syndics des commu- nautés. Cet arrêt, auquel ils ne jugèrent pas à propos d'obtempérer, augmenta l'erreur de part et d'autre; et une étourderie de quelques parti- sans ...
      ...tes, des catastrophes, qui menacè- rent la province d'un massacre général et faillirent imprimer au nom breton une i...
      Le plus grand nombre des députés du tiers se rendit à Paris, persuadé que ce serait à la cour que l'on chercherait à frapper les plus grands coups. Cependant les diverses corporations et com- munautés s'assemblaient conformément à l'arrêt du conseil, pour délibérer sur le parti qu'elles devaient prendre dans des circonstances aussi difficiles. Le Parlement qui, jusqu'alors, avait gardé le silence, vint se mêler à la querelle, et décréta d'ajournement personnel les syndics des commu- nautés. Cet arrêt, auquel ils ne jugèrent pas à propos d'obtempérer, augmenta l'erreur de part et d'autre; et une étourderie de quelques parti- sans outrés des ordres privilégiés, occasionna des scènes sanglantes, des catastrophes, qui menacè- rent la province d'un massacre général et faillirent imprimer au nom breton une infamie étemelle.
      Pendant le ministère de l'archevêque de Sens, on avait imaginé de jeter du ridicule sur ces opérations, en hs parodiant ! on avait installé sous les fenêtres du commandant un grand bail- liage figuré par des portefaix et dés gagne-deniers en simares. Les mêmes acteurs paraissant égale- ment propres à jeter du ridicule sur les assem- blées des corps de métiers et des communautés, on résolut de les employer, Des billets furent en conséquence distribués dans les dernières classes du peuple, pour les inviter à se rendre à une as- semblée indiquée au champ de Mo...
      ... tri- bune aux harangues. Il représenta à ses audi- teurs, avec toute l'éloquence du genre qui leur convenait, que c'étaient les Etats qui les faisaient vivre ; que le but évident du haut tiers était d'en abolir les assemblées, qu'alors ils mourraient de faim, ce qui. n'était pas douteux, puisque le pain était hors de prix. Il conclut à ce que l'as- semblée se transportât au ...
      ...au Parlement qu'elle était de l'avis de la noblesse ; et prier les magistrats de mettre le pain à bon marché.
      Pendant le ministère de l'archevêque de Sens, on avait imaginé de jeter du ridicule sur ces opérations, en hs parodiant ! on avait installé sous les fenêtres du commandant un grand bail- liage figuré par des portefaix et dés gagne-deniers en simares. Les mêmes acteurs paraissant égale- ment propres à jeter du ridicule sur les assem- blées des corps de métiers et des communautés, on résolut de les employer, Des billets furent en conséquence distribués dans les dernières classes du peuple, pour les inviter à se rendre à une as- semblée indiquée au champ de Montmorin î elles y accoururent en foule. Un laquais fut l'orateur de ces nouveaux comices, une table fut sa tri- bune aux harangues. Il représenta à ses audi- teurs, avec toute l'éloquence du genre qui leur convenait, que c'étaient les Etats qui les faisaient vivre ; que le but évident du haut tiers était d'en abolir les assemblées, qu'alors ils mourraient de faim, ce qui. n'était pas douteux, puisque le pain était hors de prix. Il conclut à ce que l'as- semblée se transportât au Palais pour déclarer au Parlement qu'elle était de l'avis de la noblesse ; et prier les magistrats de mettre le pain à bon marché.
      ...putatioû nombreuse, pour porter au pied du trône les réclamations de la province sur les vices de l'organisation de ses Etats, Cet exemple fut suivi par une foule de villes et de provinces ; on n'entendit parler que...
      ... de pétitions de corps, de communautés, et le prince fut investi des députés du peuple,
      une députatioû nombreuse, pour porter au pied du trône les réclamations de la province sur les vices de l'organisation de ses Etats, Cet exemple fut suivi par une foule de villes et de provinces ; on n'entendit parler que d'assemblées munici- pales, d'adresses au roi, de pétitions de corps, de communautés, et le prince fut investi des députés du peuple,
      Telle était la disposition des esprits, lorsque les Etats furent convoqués à Rennes le 29 -décem- bre 1788, Le tiers état n'avait qu'un moyen de prévenir l'influence de la coalition des deux pre- miers ordres s ...
      ...ant quelle fût con- stituée, de manière à pouvoir se lier par ses dé crets, Il la demanda, et profita, pour parvenir à son but, de la première formalité à laquelle il de- vait concourir.
      Telle était la disposition des esprits, lorsque les Etats furent convoqués à Rennes le 29 -décem- bre 1788, Le tiers état n'avait qu'un moyen de prévenir l'influence de la coalition des deux pre- miers ordres s c'était d'obtenir une représentation suffisante dans l'assemblée avant quelle fût con- stituée, de manière à pouvoir se lier par ses dé crets, Il la demanda, et profita, pour parvenir à son but, de la première formalité à laquelle il de- vait concourir.
      ...ent regardées comme légales que lorsque le registre sur lequel elles étaient portées avait été chiffré, signé et paraphé, page par page, par des commis-...
      ...s ordres, Cette commission s'appe- lait la commission de la chiffrature: elle devait être nommée le troisième jour de tenue des Etats. Toutes les communautés de la province dé- fendirent d'un commun accord à leurs représen- tants deprocéder à cette nomination, avant qu'on eût fait droit à leur demande; et pour déterminer plus efficacement l'assentiment des Etats,, elles suspendirent toutes les administrations intérieures de la province, en refusant de continuer, comme cela était d'usage à l'époque des élections, les pouvoirs de leurs députés membres des commis- sions intermédiaires qui représentaient les Etats.
      tes délibérations des Etats de Bretagne n'étaient regardées comme légales que lorsque le registre sur lequel elles étaient portées avait été chiffré, signé et paraphé, page par page, par des commis- saires des trois ordres, Cette commission s'appe- lait la commission de la chiffrature: elle devait être nommée le troisième jour de tenue des Etats. Toutes les communautés de la province dé- fendirent d'un commun accord à leurs représen- tants deprocéder à cette nomination, avant qu'on eût fait droit à leur demande; et pour déterminer plus efficacement l'assentiment des Etats,, elles suspendirent toutes les administrations intérieures de la province, en refusant de continuer, comme cela était d'usage à l'époque des élections, les pouvoirs de leurs députés membres des commis- sions intermédiaires qui représentaient les Etats.
      La noblesse bretonne, surprise de ce mouve...
      ...sel, au moment où elle venait de rendre à la patrie des services signalés, crut voir dans ce concert unanime du peuple une insurrec- tion contre elle, excitée ou fomentée par le mi- nistère, en représailles de la protection qu'elle avait accordée aux P...
      La noblesse bretonne, surprise de ce mouve- ment universel, au moment où elle venait de rendre à la patrie des services signalés, crut voir dans ce concert unanime du peuple une insurrec- tion contre elle, excitée ou fomentée par le mi- nistère, en représailles de la protection qu'elle avait accordée aux Parlements (1).
      ...ndu des sommes considérables pour armer les rotu- rjers contre les nobles, faire écraser la noblesse par le peuple, ann d'écraser ensuite le peuple sous le poids immense de l'autorité royale. (1) On prétendit que l'archevêque de Sens avait ré- pandu des sommes considérables pour armer les rotu- rjers contre les nobles, faire écraser la noblesse par le peuple, ann d'écraser ensuite le peuple sous le poids immense de l'autorité royale.

      Introduction

      page 35
      A la première nouvelle des événements qui venaient de soulever Ja capitale de la province, les citoyens de tous les ordres s'émurent, les no- bles campagnards quittèrent le timon de la char- rue, ceignirent la vieille épée de leurs aïeux, * ornement de leur cabane, et coururent'à Rennes pour défendre leur ordre. Les villes de Nantes et de Saint-Malo firent marcher l'élite de leur jeu- nesse pour soutenir la cause commune ; les villes de Gaen, d'Angers et plusieurs autres, leur offri- rent des secours, Rennes vit aussi à ses portes une troupe de partisans qui venaient donner à M. Bies-Ha, leur seigneur, deB marques touchantes de leur affection, et lui offrir le secours de leurs bras pour venger la mort de son fils, tué dans l'émeute du 26 janvier. A la première nouvelle des événements qui venaient de soulever Ja capitale de la province, les citoyens de tous les ordres s'émurent, les no- bles campagnards quittèrent le timon de la char- rue, ceignirent la vieille épée de leurs aïeux, * ornement de leur cabane, et coururent'à Rennes pour défendre leur ordre. Les villes de Nantes et de Saint-Malo firent marcher l'élite de leur jeu- nesse pour soutenir la cause commune ; les villes de Gaen, d'Angers et plusieurs autres, leur offri- rent des secours, Rennes vit aussi à ses portes une troupe de partisans qui venaient donner à M. Bies-Ha, leur seigneur, deB marques touchantes de leur affection, et lui offrir le secours de leurs bras pour venger la mort de son fils, tué dans l'émeute du 26 janvier.
      ... alarmé de tous ces mouvements, marche, à la tête de quelques troupes, à la rencontre des légions citoyennes. Quelques-unes, après s'être assurées du rétablissement de la tranquillité, con- sentent à retourner dans leurs foyers; d'autres qui, pour n'être pas à charge à ceux qu'elles ve- naient secourir, s'ét...
      ...de plusieurs chariots remplis de vivres et de munitions, refu- sent de traiter avec le commandant des troupes du roi, entrent dans la ville, confèrent avec des commissaires nommés par les jeunes patriotes, déposent leurs armes dans les magasins, où ils établissent des corps de garde, et se décident à attendre les événements. Le commandant, ne pré- - voyant que nouveaux désastres, donna aux Etatg l'ordre ou le conseil de se séparer, jusqu'au mo- ment où le calme renaîtrait et permettrait de les rassembler. Tous les ordres sentirent la nécessité de cette séparation.
      M. de Thiard» alarmé de tous ces mouvements, marche, à la tête de quelques troupes, à la rencontre des légions citoyennes. Quelques-unes, après s'être assurées du rétablissement de la tranquillité, con- sentent à retourner dans leurs foyers; d'autres qui, pour n'être pas à charge à ceux qu'elles ve- naient secourir, s'étaient fait suivre de plusieurs chariots remplis de vivres et de munitions, refu- sent de traiter avec le commandant des troupes du roi, entrent dans la ville, confèrent avec des commissaires nommés par les jeunes patriotes, déposent leurs armes dans les magasins, où ils établissent des corps de garde, et se décident à attendre les événements. Le commandant, ne pré- - voyant que nouveaux désastres, donna aux Etatg l'ordre ou le conseil de se séparer, jusqu'au mo- ment où le calme renaîtrait et permettrait de les rassembler. Tous les ordres sentirent la nécessité de cette séparation.
      On attribua ces désastres à l'insouciance ou à la malveillance du parlement. Tous frémissaient à l'approche de cette assemblée qui allai...
      ...oble sembla vouloir revenir sur ses pas et com- mencer la guerre contre les Etats; deux fois les menaces du peuple le forcèrent à garderie silence. Le Parlement de Besançon ne fut pas plus heu- reux dans les actes de despotisme qu'il se permit con...
      ...ux membres des deux" premiers ordres de la province, qui avaient eu le courage de s'élever contre leurs collègues et de renoncer aux prérogatives. Un arrêt du conseil flétrit l'arrêt tyrannique de cette cour souveraine ; et pour la première fois peut-être on vit un acte ...
      On attribua ces désastres à l'insouciance ou à la malveillance du parlement. Tous frémissaient à l'approche de cette assemblée qui allait détruire leur existence politique. Deux fois celui de Gre- noble sembla vouloir revenir sur ses pas et com- mencer la guerre contre les Etats; deux fois les menaces du peuple le forcèrent à garderie silence. Le Parlement de Besançon ne fut pas plus heu- reux dans les actes de despotisme qu'il se permit contre trente-deux membres des deux" premiers ordres de la province, qui avaient eu le courage de s'élever contre leurs collègues et de renoncer aux prérogatives. Un arrêt du conseil flétrit l'arrêt tyrannique de cette cour souveraine ; et pour la première fois peut-être on vit un acte de pouvoir
      i Le lendemain, la jeunesse de la ville, armée d'épées, sabres et pistolets, partagée en divers groupes, parcourait les places et les rues. Une querelle entre deux hommes du peuple vint ral- lumer la fureur générale et précipiter l'explosion. L'un d'entre eu...
      ...n ennemi est un gentilhomme tra- vesti. La rage était au comble; dans les transports qu'elle excite, on attribue aux douze cents gen- tilshommes qui composaient les États le projet d'assassiner toute la bourgeoisie.
      i Le lendemain, la jeunesse de la ville, armée d'épées, sabres et pistolets, partagée en divers groupes, parcourait les places et les rues. Une querelle entre deux hommes du peuple vint ral- lumer la fureur générale et précipiter l'explosion. L'un d'entre eux, blessé d'un coup de couteau, s'écrie que son ennemi est un gentilhomme tra- vesti. La rage était au comble; dans les transports qu'elle excite, on attribue aux douze cents gen- tilshommes qui composaient les États le projet d'assassiner toute la bourgeoisie.
      Le tocsin sonne, tous les citoyens accourent, la foule augmente le désordre ; les magistrats sont insultés; enfin le commandant se jette au milieu des combattants, et leur ordonne, au, nom du roi et dp la patrie, de mettre bas les armes. Sa pré- sence et sa vqix suspendent la fureur du peuple, l'Hôtel-de-Ville s'assemble et la noblesse rentre aux Etats. Le tocsin sonne, tous les citoyens accourent, la foule augmente le désordre ; les magistrats sont insultés; enfin le commandant se jette au milieu des combattants, et leur ordonne, au, nom du roi et dp la patrie, de mettre bas les armes. Sa pré- sence et sa vqix suspendent la fureur du peuple, l'Hôtel-de-Ville s'assemble et la noblesse rentre aux Etats.
      L'inaotion des députés du tiers, et les démarches courageuses et soutenues de toutes les villes de Bretagne, durent faire présager-la fermeté dés États généraux et le triomphe des amis de la liberté sur les partisans du despotisme. L'inaotion des députés du tiers, et les démarches courageuses et soutenues de toutes les villes de Bretagne, durent faire présager-la fermeté dés États généraux et le triomphe des amis de la liberté sur les partisans du despotisme.
      ...bits de li- vrée, des membres des Etats et du Parlement. Une foule do faits et de détails presque tous altérés et exagérés par la colère, augmentaient parmi la bourgeoisie l'indignation et la soif de la ven- geance. ...é des bâtons aux assassins ; d'autres pré- tendaient avoir -reconnu, bous des habits de li- vrée, des membres des Etats et du Parlement. Une foule do faits et de détails presque tous altérés et exagérés par la colère, augmentaient parmi la bourgeoisie l'indignation et la soif de la ven- geance.
      La multitude courut au Palais sur les pas de son tribun. Celui-ci harangua le Parlement, qui promit de faire droit sur sa plainte. Toute la troupe enorgueillie de ses démarches patriotiques, pleine de joie et de vin, se répandit dans la ville, armée de bâtons, et maltraita plusieurs jeunes geps as- sem... La multitude courut au Palais sur les pas de son tribun. Celui-ci harangua le Parlement, qui promit de faire droit sur sa plainte. Toute la troupe enorgueillie de ses démarches patriotiques, pleine de joie et de vin, se répandit dans la ville, armée de bâtons, et maltraita plusieurs jeunes geps as- semblés dans un café.
      ... plusieurs jours n'avait pas été ignoré du Parlemént; le grand prévôt avait surpris et porté au président plu- sieurs des billets répandus aveo..profusion pour ameuter le peuple. Cet attroupement annoncé depuis plusieurs jours n'avait pas été ignoré du Parlemént; le grand prévôt avait surpris et porté au président plu- sieurs des billets répandus aveo..profusion pour ameuter le peuple.
      commodement. On convint que la noblesse sorti- rait sans autres armes que son épée de la salle des Etats, et l'on promit de part et d'autre de ne point troubler tranquillité publique. commodement. On convint que la noblesse sorti- rait sans autres armes que son épée de la salle des Etats, et l'on promit de part et d'autre de ne point troubler tranquillité publique.
      Les gentilhommes ne pensent plus qu'aux moyens de se mettre en défense. Les Etats te- naient leurs séances dans une salle des Gorde- liers : dans le cloître était une boutique d'armu- rier; ils s'emparent des armes, et se partagent les différents postes. Les gentilhommes ne pensent plus qu'aux moyens de se mettre en défense. Les Etats te- naient leurs séances dans une salle des Gorde- liers : dans le cloître était une boutique d'armu- rier; ils s'emparent des armes, et se partagent les différents postes.
      ... de-Ville était toujours assemblé; mais la noblesse refusa d'entrer en composition. Enfin M. de Tbiard, commandant de la province, également cher aux ^eux partis, parvint à leur faire accepter un ac- ...aient entrées dans Rennes'; mais elles n'en imposaient point au peuple. L'Hôtel- de-Ville était toujours assemblé; mais la noblesse refusa d'entrer en composition. Enfin M. de Tbiard, commandant de la province, également cher aux ^eux partis, parvint à leur faire accepter un ac-
      On les saisit au moment où ils sortaient de leurs auberges pour se rendre aux États. On les attaque, on les ppursuit, on les presse de toutes parts. Ils se défenden...
      ...haque rue devient un champ de bataille, le sang coule, deux gentils- hommes sont tués, Les femmes mêmes des deux partis viennent s...
      On les saisit au moment où ils sortaient de leurs auberges pour se rendre aux États. On les attaque, on les ppursuit, on les presse de toutes parts. Ils se défendent ayec courage, Chaque rue devient un champ de bataille, le sang coule, deux gentils- hommes sont tués, Les femmes mêmes des deux partis viennent se mêler dans ces scènes bar- bares.

      Introduction

      page 36
      Tous les membres de la noblesse de Franche- Comté avaient également déclaré dans leur assem- blée, tenue à Quingey, le 1er octobre 1788, qu'ils Tous les membres de la noblesse de Franche- Comté avaient également déclaré dans leur assem- blée, tenue à Quingey, le 1er octobre 1788, qu'ils
      arbitraire employé à protéger la liberté indivi- duelle des citoyens. arbitraire employé à protéger la liberté indivi- duelle des citoyens.
    • Bailliage d'alençon

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      Bailliage d'alençon

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      L'ordre du clergé charge ses députés de faire parvenir au pied du trône, l'hommage de son firofoud respect, de son attachement, de sa fidé- ité et de sa vive reconnaissance. Quoique ces sentiments soient gravés dans tous les cœurs français, le clergé se fera toujours un devoir d'en donner l'exemple et de faire les vœux les plus sincères pour la gloire et la conservation de Sa Majesté. L'ordre du clergé charge ses députés de faire parvenir au pied du trône, l'hommage de son firofoud respect, de son attachement, de sa fidé- ité et de sa vive reconnaissance. Quoique ces sentiments soient gravés dans tous les cœurs français, le clergé se fera toujours un devoir d'en donner l'exemple et de faire les vœux les plus sincères pour la gloire et la conservation de Sa Majesté.
      7° Demander la révocation de l'arrêt du con- seil du 5 septembre 1789, obtenu par l'adminis- tration des domaines,qui oblige les ecclésiastiques à passer à l'enchère en présence du subdélégué de l'intendant les premiers baux de construction et reconstruction. 7° Demander la révocation de l'arrêt du con- seil du 5 septembre 1789, obtenu par l'adminis- tration des domaines,qui oblige les ecclésiastiques à passer à l'enchère en présence du subdélégué de l'intendant les premiers baux de construction et reconstruction.
      4° Maintenir la solennité du culte, et qu'il soit réservé exclusivement à la religion catholique. La saine politique même proscrit deux reli... 4° Maintenir la solennité du culte, et qu'il soit réservé exclusivement à la religion catholique. La saine politique même proscrit deux religions publiques dans un Etat.
      3° Réformer la composition et l'organisation des chambres ecclésiastiques ; que les membres en soient nommés par les différentes classes de bé- ;-néticiers du diocèse, qu'ils changent tous les trois ans, et que les curés soient en nombre égal aux autres ... 3° Réformer la composition et l'organisation des chambres ecclésiastiques ; que les membres en soient nommés par les différentes classes de bé- ;-néticiers du diocèse, qu'ils changent tous les trois ans, et que les curés soient en nombre égal aux autres membres.
      ... dépense pu- blique dans chaque diocèse à la charge du clergé sans l'avoir consulté auparavant et obtenu son consentement dans une assemblée composée de députés de son choix et qu'il lui soit rendu compte de l'emploi... 5tt Que l'on ne puisse faire aucune dépense pu- blique dans chaque diocèse à la charge du clergé sans l'avoir consulté auparavant et obtenu son consentement dans une assemblée composée de députés de son choix et qu'il lui soit rendu compte de l'emploi des sommes levées jusqu'à ce jour. .
      des vœux, remontrances et doléances du clergé du bailliage principal d'alençon, réuni en la ville d'alençon en vertu *des ordres de sa majesté, portés dans la lettrede convocation du 24 janvier dernier et pour se conformer au règlement ci-annex... des vœux, remontrances et doléances du clergé du bailliage principal d'alençon, réuni en la ville d'alençon en vertu *des ordres de sa majesté, portés dans la lettrede convocation du 24 janvier dernier et pour se conformer au règlement ci-annexé (1).
      2° Empêcher la circulation des livres impies qui attaquent le dogme et la morale; mêmes précautions à prendre pour les ouvrages obscènes qui portent la corruption dans les cœurs. 2° Empêcher la circulation des livres impies qui attaquent le dogme et la morale; mêmes précautions à prendre pour les ouvrages obscènes qui portent la corruption dans les cœurs.
      4° Prendre acte de la déclaration du roi, par laquelle Sa Majesté a reconnu qu'elle ne pouvait pas établir d'impôt {-ans le consentement de la nation, déclarer par une loi nationale que la na- tion ne reconnaîtra plus d'autres i... 4° Prendre acte de la déclaration du roi, par laquelle Sa Majesté a reconnu qu'elle ne pouvait pas établir d'impôt {-ans le consentement de la nation, déclarer par une loi nationale que la na- tion ne reconnaîtra plus d'autres impôts que ceux qu'elle aura librement consentis.
      des conciles provinciaux pour le maintien de la discipline ecclésiastique, et qu'ils soient convo- qués périodiquement tous les cinq ans. des conciles provinciaux pour le maintien de la discipline ecclésiastique, et qu'ils soient convo- qués périodiquement tous les cinq ans.
      ... secours aux pauvres prê- tres infirmes et aux curés qui seront obligés de se démettre soit à raison de leur âge, soit à raison de leurs infirmités, en confier la répartition au bureau diocésain formé d'après le nouveau plan. 8° Etablir dans chaque diocèse un fonds dispo- nible pour donner des secours aux pauvres prê- tres infirmes et aux curés qui seront obligés de se démettre soit à raison de leur âge, soit à raison de leurs infirmités, en confier la répartition au bureau diocésain formé d'après le nouveau plan.
      ...mbre des Etats se char- geait de porter à l'assemblée nationale les ordres du gouvernement, il perdrait sa qualité de député et ne pourrait plus délibérer. 2°-Arrêter que si un membre des Etats se char- geait de porter à l'assemblée nationale les ordres du gouvernement, il perdrait sa qualité de député et ne pourrait plus délibérer.
      ...ialement l'exécution des lois relatives à l'observation des fêtes et dimanches et à la décence que l'on doit garder dans les églises. 8° Demander spécialement l'exécution des lois relatives à l'observation des fêtes et dimanches et à la décence que l'on doit garder dans les églises.
      ... mencement de leur séance d'aucun impôt et ren- voyer cet objet à la Un de l'assemblée. 5° Défendre aux députés de s'occuper au com- mencement de leur séance d'aucun impôt et ren- voyer cet objet à la Un de l'assemblée.
      1» Demander qu'on la maintienne dans toute son intégrité et dans sa pureté, ne se prêter à rien de ce qui pourrait y porter la moindre at- teinte. 1» Demander qu'on la maintienne dans toute son intégrité et dans sa pureté, ne se prêter à rien de ce qui pourrait y porter la moindre at- teinte.
      ...endre des mesures efficaces pour régler la disposition des bénéfices d'une mauière plus canonique et plus conforme à l'esprit de l'église, demander qu'on n'en accumule pas plusieurs sur la même tête, et que tout bénéficier réside. 6° Prendre des mesures efficaces pour régler la disposition des bénéfices d'une mauière plus canonique et plus conforme à l'esprit de l'église, demander qu'on n'en accumule pas plusieurs sur la même tête, et que tout bénéficier réside.
      1° Y maintenir la décence, la subordination et la régularité, établir son gouvernement su... 1° Y maintenir la décence, la subordination et la régularité, établir son gouvernement sur des bases fixes, en bannir l'arbitraire ;
      9° Demander que le clergé du second ordre de toutes les classes soit admis par des députés de son choix, soit dans les assemblées générales du 9° Demander que le clergé du second ordre de toutes les classes soit admis par des députés de son choix, soit dans les assemblées générales du
      Du 27 mars 1789 Du 27 mars 1789
      5° Demander le rétablissement des synodes et 5° Demander le rétablissement des synodes et
      6® Demander le maintien des lois et ordonnances reçues dans le royaume qui forment le droit public ecclésiastique et canonique. 6® Demander le maintien des lois et ordonnances reçues dans le royaume qui forment le droit public ecclésiastique et canonique.
      ...former l'éducation publique, multiplier les moyens d'in- struction et doter suffisamment les collèges qui jouissent d'un modique rev... 9° Prendre des moyens efficaces pour réformer l'éducation publique, multiplier les moyens d'in- struction et doter suffisamment les collèges qui jouissent d'un modique revenu.
      10° Maintenir les corps religieux, y maintenir également la régularité. 10° Maintenir les corps religieux, y maintenir également la régularité.
      4° Demander que tous les revenus ecclésiasti- ques situés dans l...
      ...ocèse y soient imposés, quelle que soit la situation dès bénéfices dont ils dépend...
      4° Demander que tous les revenus ecclésiasti- ques situés dans l'étendue d'un diocèse y soient imposés, quelle que soit la situation dès bénéfices dont ils dépendent.
      ...sonne aux Etats s'il n'est dé- puté par la nation, toute autre qualité étant con- ... 1° N'admettre personne aux Etats s'il n'est dé- puté par la nation, toute autre qualité étant con- traire aux lois d'une véritable représentation.
      ...s pu- bliques; c'est d'elles que dépend la prospérité des empires. 3° Travailler au rétablissement des mœurs pu- bliques; c'est d'elles que dépend la prospérité des empires.
      3° Déclarer les députés personnes inviolables, qu'ils n... 3° Déclarer les députés personnes inviolables, qu'ils ne seront coupables qu'envers l'assemblée des Etats de ce qu'ils pourront dire, p...
      7° Demander que les rituels de chaque diocèse soient homolo... 7° Demander que les rituels de chaque diocèse soient homologués au Parlement.

      Bailliage d'alençon

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      7° Soumettre les parcs, avenues et terrains d'agrément à l'impôt et en régler la quotité sur la nature et l'étendue du sol. 7° Soumettre les parcs, avenues et terrains d'agrément à l'impôt et en régler la quotité sur la nature et l'étendue du sol.
      ...ar pièces justificatives l'état réel de la recette, des charges et du déficit ; ce droit des députés est fondé sur la nécessité du consentement des peuples pour la légalité des impôts. On ne peut établir un im- pôt sans en déterminer la quotité et on ne peut la détèrminer sans connaître l'étendue du besoin. Avant d'en accorder aucun, constater par pièces justificatives l'état réel de la recette, des charges et du déficit ; ce droit des députés est fondé sur la nécessité du consentement des peuples pour la légalité des impôts. On ne peut établir un im- pôt sans en déterminer la quotité et on ne peut la détèrminer sans connaître l'étendue du besoin.
      10° Ne les confier qu'à ceux qui sont en état de les remplir, supprimer leur vénalité : ce n...
      ... postes établis pour maintenir l'ordre, la justice et l'harmonie dans la société, mais le suffrage de l'opinion publique.
      10° Ne les confier qu'à ceux qui sont en état de les remplir, supprimer leur vénalité : ce n'est pas l'argent qui conduit aux postes établis pour maintenir l'ordre, la justice et l'harmonie dans la société, mais le suffrage de l'opinion publique.
      1° Déclarer que la France est une monarchie tempérée, que le monarque doit régner suivant les lois et que tous les citoyens sont égaux devant la loi • 1° Déclarer que la France est une monarchie tempérée, que le monarque doit régner suivant les lois et que tous les citoyens sont égaux devant la loi •
      ...yen cède une partie de sa propriété, on la fera estimer contradictoirement et on lui en remettra le prix sur-le-champ, seule condition en vertu de laquelle on puisse l'obliger à faire ce sa- crifice. 7° Déclarer que si l'avantage public exige qu'un citoyen cède une partie de sa propriété, on la fera estimer contradictoirement et on lui en remettra le prix sur-le-champ, seule condition en vertu de laquelle on puisse l'obliger à faire ce sa- crifice.
      8° Prendre des mesures pour que les grâces et les honneurs ne soient plus le prix de la faveur ou de l'intrigue, mais la reconnaissance des ser- vices, des talents et des vertus.' 8° Prendre des mesures pour que les grâces et les honneurs ne soient plus le prix de la faveur ou de l'intrigue, mais la reconnaissance des ser- vices, des talents et des vertus.'
      ... des moyens convenables pour dé- truire le luxe, ou du moins en arrêter le pro- grès : il énerve et corrompt les âmes. 16°, Prendre des moyens convenables pour dé- truire le luxe, ou du moins en arrêter le pro- grès : il énerve et corrompt les âmes.
      ... en consentir aucun, sans en déterminer la durée, et qu'à la révolution de l'époque fixée, nul ne pourra en exiger le paye- ment.-,' : • ¦ , ïfat 3° Qu'on ne pourra en consentir aucun, sans en déterminer la durée, et qu'à la révolution de l'époque fixée, nul ne pourra en exiger le paye- ment.-,' : • ¦ , ïfat
      2° Augmenter les portions congrues à raison de la population, de 1 étendue et des charges des paroisses, de manière q...
      ...u non ait au moins quinze cents livres, et pour les paroisses où les dîmes ne suffiraient pas, y suppléer pa...
      ...nt l'exécution de ces unions, augmenter la pension des vicaires en proportion.
      2° Augmenter les portions congrues à raison de la population, de 1 étendue et des charges des paroisses, de manière que chaque curé portion- naire ou non ait au moins quinze cents livres, et pour les paroisses où les dîmes ne suffiraient pas, y suppléer pari'union des bénéfices, pourvoir provisoirement au sort de ces curés en attendant l'exécution de ces unions, augmenter la pension des vicaires en proportion.
      11° Que les talents et les vertus pourront me- ner à tout; supprimer toutes les exclusions qui seraient uniquement fondées sur la naissance. 11° Que les talents et les vertus pourront me- ner à tout; supprimer toutes les exclusions qui seraient uniquement fondées sur la naissance.
      13° Supprimer la vénalité de la noblesse ; elle doit être la récompense des services publics et non le prix de l'argent: c'est la dégrader. 13° Supprimer la vénalité de la noblesse ; elle doit être la récompense des services publics et non le prix de l'argent: c'est la dégrader.
      18° Conserver la distinction et le rang des trois ordres qui composent la nation. 18° Conserver la distinction et le rang des trois ordres qui composent la nation.
      4° Reconnaître et sanctionner la dette publi- que : l'honneur et la justice le demandent. 4° Reconnaître et sanctionner la dette publi- que : l'honneur et la justice le demandent.
      clergé, soit dans les conciles provinciaux, soit dans les Etats provinciaux, et généralement dans toutes les assemblées publiques qui pourraient intéresser l'ordre entier de la société. clergé, soit dans les conciles provinciaux, soit dans les Etats provinciaux, et généralement dans toutes les assemblées publiques qui pourraient intéresser l'ordre entier de la société.
      ...ue tout citoyen français est libre sous la sauvegarde des lois, qu'on ne peut porter aucune atteinte à sa liberté individuelle, à sa propriété et à son honneur, que par l'application des lois et l'intervention des tribunaux ordinaires... 3° Que tout citoyen français est libre sous la sauvegarde des lois, qu'on ne peut porter aucune atteinte à sa liberté individuelle, à sa propriété et à son honneur, que par l'application des lois et l'intervention des tribunaux ordinaires.
      19° Respecter les propriétés des individus et des corps connus, chose sacrée et inviolable ; con- server les privilèges, lés prérogatives du clergé et ses formes antiques comme faisant parti... 19° Respecter les propriétés des individus et des corps connus, chose sacrée et inviolable ; con- server les privilèges, lés prérogatives du clergé et ses formes antiques comme faisant partie de sa propriété.
      Cette vérification faite, examiner les retranche- ments, économies et bonifications que l'on peut faire dans toutes les parties, donner au roi la représentation convenable au souverain ... Cette vérification faite, examiner les retranche- ments, économies et bonifications que l'on peut faire dans toutes les parties, donner au roi la représentation convenable au souverain d'un grand empire.
      11° Demander la suppression du droit de dé- port, sauf l'indemnité. 11° Demander la suppression du droit de dé- port, sauf l'indemnité.
      12° Demander que la prévention en cour de -Rome ne puisse avoir lieu qu'un mois après la mort du titulaire. 12° Demander que la prévention en cour de -Rome ne puisse avoir lieu qu'un mois après la mort du titulaire.
      2° Que la couronne est héréditaire de mâle en mâle et importable; 2° Que la couronne est héréditaire de mâle en mâle et importable;
      10° Reconnaître toujours le clergé comme pre mier ordre de l'Etat et lui conserver le rang qu'il a toujours eu, en cette qualité, dans toutes les as- semblées. 10° Reconnaître toujours le clergé comme pre mier ordre de l'Etat et lui conserver le rang qu'il a toujours eu, en cette qualité, dans toutes les as- semblées.
      4° Autoriser les curés et vicaires à écrire sur papier libre tous actes sous seing privé, pourvu qu'ils le fassent gratuitement. 4° Autoriser les curés et vicaires à écrire sur papier libre tous actes sous seing privé, pourvu qu'ils le fassent gratuitement.
      5° Que tout citoyen qui serait arrêté et empri- sonné sera remis dans les vingt-quatre heures entre les mains de ses juges, et qu'il pourra citer et poursuivre devant le juge celui qui l'aura fait arrêter. 5° Que tout citoyen qui serait arrêté et empri- sonné sera remis dans les vingt-quatre heures entre les mains de ses juges, et qu'il pourra citer et poursuivre devant le juge celui qui l'aura fait arrêter.
      1° Que le clergé dudit bailliage consent à l'é- galité de la répartition de l'impôt à condition toutefois que sa dette sera comprise dans celle de la nation comme en faisant partie j ¦ 1° Que le clergé dudit bailliage consent à l'é- galité de la répartition de l'impôt à condition toutefois que sa dette sera comprise dans celle de la nation comme en faisant partie j ¦
      12° Dans la concurrence pour les places, don- ner la préférence à la noblesse, toutes choses éga- les d'ailleurs. • 12° Dans la concurrence pour les places, don- ner la préférence à la noblesse, toutes choses éga- les d'ailleurs. •
      6° Faire exécuter la loi sur la chasse, aviser au moyen de mettre les riverains à l'abri des dégâts commis par les bêtes fauves. 6° Faire exécuter la loi sur la chasse, aviser au moyen de mettre les riverains à l'abri des dégâts commis par les bêtes fauves.
      13° Demander la permission de reconstituer les deniers provénant des amortissements de... 13° Demander la permission de reconstituer les deniers provénant des amortissements des gens de mainmorte.
      5° Demander la révocation de l'édit de 1696 dans les articles contraires aux droits des curé... 5° Demander la révocation de l'édit de 1696 dans les articles contraires aux droits des curés.
      4° Supprimer les lettres de cachet et tous or- dres arbitraires, de manière que les citoyens ne dépendent uniquement que de... 4° Supprimer les lettres de cachet et tous or- dres arbitraires, de manière que les citoyens ne dépendent uniquement que des lois.
      14° Permettre à la pauvre noblesse certains états honnêtes... 14° Permettre à la pauvre noblesse certains états honnêtes saus qu'elle déroge.
      Les gratifications et pensions, discuter les motifs de leur concession, afin de les conserver , Les gratifications et pensions, discuter les motifs de leur concession, afin de les conserver ,
      ...ver que celles qui imposent des devoirs et des obligations envers Ja société. conserver que celles qui imposent des devoirs et des obligations envers Ja société.
      15° Permettre la liberté de la presse avec des modifications convenabl... 15° Permettre la liberté de la presse avec des modifications convenables.
      ...s que ceux qui auront été consentis par la nation léga- lement assemblée ; 2° Qu'on ne reconnaîtra d'autres impôts que ceux qui auront été consentis par la nation léga- lement assemblée ;
      17° Diriger le génie national vers des objets utiles. 17° Diriger le génie national vers des objets utiles.
      ...emprunt, ni ex- tension d'emprunt, sans le consentement des Etats généraux. 5° Qu'on ne pourra faire aucun emprunt, ni ex- tension d'emprunt, sans le consentement des Etats généraux.
      3°* Demander une loi qui simplifie lés formali- tés des unions. 3°* Demander une loi qui simplifie lés formali- tés des unions.
      ...s ressources aux familles pour réprimer les écarts de leurs membres. 6° Ménager des ressources aux familles pour réprimer les écarts de leurs membres.
      9° Supprimer toutes les places inutiles, ne 9° Supprimer toutes les places inutiles, ne

      Bailliage d'alençon

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      Au surplus, donne l'ordre du clergé à ses députés toutes instructions et pouvoirs pour proposer, remontrer, aviser et consentir tout ce qui -Peut concerner les besoins de l'Etat, la réforme des abus, l'établissement d'un ordre fixe ot durable dans toutes les parties de l'administration, la prospérité générale du royaume et la nation, en leur recom- mandant spécialement d'employer leur prudence, leur sagesse et tout leur zèle à fojre valoir toutes les demandes et remontrances contenues au pré- sent. Fait et arrêté le vendredi vingt-septième jour de mars mil sept cent quatre-vingt-neuf, la mi- nute signée de l'assemblée de l'ordre du clergé et enfin Richer, président, et Marchand, prêtre secré- taire. En suite de quoi est écrit : « Le présent, conte- nant oinq feuillets, a été coté et paraphé par nous, Joseph Richer, euré de Perteville, président de l'or- dre du clergé du bailliage principal d'Alençon, ce vingt-sept mars mil sept cent quatre-vingt-peuf, signé ... Au surplus, donne l'ordre du clergé à ses députés toutes instructions et pouvoirs pour proposer, remontrer, aviser et consentir tout ce qui -Peut concerner les besoins de l'Etat, la réforme des abus, l'établissement d'un ordre fixe ot durable dans toutes les parties de l'administration, la prospérité générale du royaume et la nation, en leur recom- mandant spécialement d'employer leur prudence, leur sagesse et tout leur zèle à fojre valoir toutes les demandes et remontrances contenues au pré- sent. Fait et arrêté le vendredi vingt-septième jour de mars mil sept cent quatre-vingt-neuf, la mi- nute signée de l'assemblée de l'ordre du clergé et enfin Richer, président, et Marchand, prêtre secré- taire. En suite de quoi est écrit : « Le présent, conte- nant oinq feuillets, a été coté et paraphé par nous, Joseph Richer, euré de Perteville, président de l'or- dre du clergé du bailliage principal d'Alençon, ce vingt-sept mars mil sept cent quatre-vingt-peuf, signé Richer, président. »
      7° Encourager l'agriculture ét le commerce par la suppression des privilèges exclusifs, des entraves qui les gênent et parle reculement des barrières aux frontières du royaume. 7° Encourager l'agriculture ét le commerce par la suppression des privilèges exclusifs, des entraves qui les gênent et parle reculement des barrières aux frontières du royaume.
      . En l'assemblée de l'ordre de la noblesse du bailliage d'Alençon, tenue audit Alençon, par suite et en exécution des lettres du roi, âonnées à Versailles le 24 janvier dernier, pour la convo- cation des États libres et généraux du royaume, . En l'assemblée de l'ordre de la noblesse du bailliage d'Alençon, tenue audit Alençon, par suite et en exécution des lettres du roi, âonnées à Versailles le 24 janvier dernier, pour la convo- cation des États libres et généraux du royaume,
      4° Consentir aux aliénations du domaine qui ont pu être faites ou qu'on...
      ...oser, si elles sont avantageuses au roi et à la nation,
      4° Consentir aux aliénations du domaine qui ont pu être faites ou qu'on pourrait proposer, si elles sont avantageuses au roi et à la nation,
      1« Réformer le eode civil et criminel, suppri- mer les peines distinGtiveg, simplifier la procé- dure, n'enlever jamais personne à ses juges na- turels, supprimer les commissions, attributions et évocations. 1« Réformer le eode civil et criminel, suppri- mer les peines distinGtiveg, simplifier la procé- dure, n'enlever jamais personne à ses juges na- turels, supprimer les commissions, attributions et évocations.
      2» Régler la dépense des divers départements, le nombre des commis nécessaires, leur traitement et celui des ministres. 2» Régler la dépense des divers départements, le nombre des commis nécessaires, leur traitement et celui des ministres.
      6° Soumettre les parties de domaines situées dans les provinces à l'inspection des Etats pro- vinciaux, ainsi que les forêts royales, et prévenir par des plantations la disette des bois. 6° Soumettre les parties de domaines situées dans les provinces à l'inspection des Etats pro- vinciaux, ainsi que les forêts royales, et prévenir par des plantations la disette des bois.
      Empêcher leurs déplacements fréquents, les employer à des travaux publics : on préviendra les •viceg et les désordres qui sont la suite nécessaire de l'oisiveté. Empêcher leurs déplacements fréquents, les employer à des travaux publics : on préviendra les •viceg et les désordres qui sont la suite nécessaire de l'oisiveté.
      2° Etablir des juges de paix et attribuer aux municipalités dans les campagnes la connaissance de3 actions possessoires c... 2° Etablir des juges de paix et attribuer aux municipalités dans les campagnes la connaissance de3 actions possessoires comme conciliateurs.
      3° Demander des arrondissements pour les ju- ridictions eulbaternes, augmenter la compétence des présidiaux, bailliages et sénéchaussées. 3° Demander des arrondissements pour les ju- ridictions eulbaternes, augmenter la compétence des présidiaux, bailliages et sénéchaussées.
      5» Demander qu'on rende à la société ceux qui ont été condamnés et sont détenus pour contra- vention aux lois féodales et fiscales et l'abolisse- ment des peines infamantes attachées à ces in- fractions. 5» Demander qu'on rende à la société ceux qui ont été condamnés et sont détenus pour contra- vention aux lois féodales et fiscales et l'abolisse- ment des peines infamantes attachées à ces in- fractions.
      8« Supprimer les aides, gabelles, fermes du ta- bac, et laisser aux provinces d'aviser aux moyens de les remplacer, 8« Supprimer les aides, gabelles, fermes du ta- bac, et laisser aux provinces d'aviser aux moyens de les remplacer,
      10» Demander la suppression des ponts et haussées et charger de cette partie les Etats pro- vinciaux. 10» Demander la suppression des ponts et haussées et charger de cette partie les Etats pro- vinciaux.
      1° Remettre en vigueur les droits et préroga- tives de la proviqce de Normandie consignés dàns la charte normande. 1° Remettre en vigueur les droits et préroga- tives de la proviqce de Normandie consignés dàns la charte normande.
      4° Leur confier la répartition et la perception des impôts et la faculté de les faire porter cfirec- tement au trésor r... 4° Leur confier la répartition et la perception des impôts et la faculté de les faire porter cfirec- tement au trésor royal.
      4° Prier les Etats généraux de prendre en con- sidération l'établissement de la société des amis des noirs, et de s'occuper des moyens d'eu abolir la traite, 4° Prier les Etats généraux de prendre en con- sidération l'établissement de la société des amis des noirs, et de s'occuper des moyens d'eu abolir la traite,
      3° Demander que la monnaie ne puisse être changée ou altérée, et que la valeur numéraire soit en proportion de la valeur intrinsèque. 3° Demander que la monnaie ne puisse être changée ou altérée, et que la valeur numéraire soit en proportion de la valeur intrinsèque.
      Collation né par nous et délivré, sur la vérité d'icelle, par nous, greffier sou... Collation né par nous et délivré, sur la vérité d'icelle, par nous, greffier soussigné, signé Bré- moutier.
      ...ublions ce cahier d'après un imprimé de la Bibliothèque du Sénat. (1) Nous publions ce cahier d'après un imprimé de la Bibliothèque du Sénat.
      supprimer ou réduire suivant les cas, arrêter qu aucune ne sera accordée à l'avenir que pour services rendus à l'Etat, qu'on en fera imprimer la liste tous les ans avec les motifs de leur con- cession. supprimer ou réduire suivant les cas, arrêter qu aucune ne sera accordée à l'avenir que pour services rendus à l'Etat, qu'on en fera imprimer la liste tous les ans avec les motifs de leur con- cession.
      8° Autoriser les municipalités à faire gratuite- ment les actes de tutelle et inventaires. 8° Autoriser les municipalités à faire gratuite- ment les actes de tutelle et inventaires.
      5° Examiner les échanges qui ont pu être faits, se prêter à l'action que l'on pourrait intenter pour les faire annuller si on reoonnalt qu'ils sont oné- reux à la nation. 5° Examiner les échanges qui ont pu être faits, se prêter à l'action que l'on pourrait intenter pour les faire annuller si on reoonnalt qu'ils sont oné- reux à la nation.
      5° Dans les provinces un peu étendues, établir, des commissions intermédiaires : dans les villes principales, conserver les assemblées de départe- ment èt les municipalités pour \eiller à l'exécu- tion des ordres qui leur seron... 5° Dans les provinces un peu étendues, établir, des commissions intermédiaires : dans les villes principales, conserver les assemblées de départe- ment èt les municipalités pour \eiller à l'exécu- tion des ordres qui leur seront adressés.
      ...r s'il serait plus avantageux de rendre les Etats généraux périodiques ou perma- nents, jusqu'à ce qu'ils aient mis la dernière main à l'ouvrage qu'ils n'auront fait qu'ébauc... 6° Examiner s'il serait plus avantageux de rendre les Etats généraux périodiques ou perma- nents, jusqu'à ce qu'ils aient mis la dernière main à l'ouvrage qu'ils n'auront fait qu'ébaucher dans leur première tenue.
      6° Demander que les banqueroutiers ne puissent déposer leur...
      ...ls ne se constituent pri- sonniers, que les franchises et les asiles soient abolis.
      6° Demander que les banqueroutiers ne puissent déposer leur bilan, s'ils ne se constituent pri- sonniers, que les franchises et les asiles soient abolis.
      7» Accorder protection à la juridiction consu- laire. 7» Accorder protection à la juridiction consu- laire.
      1» Prendre des moyens pour empêcher les abus et les déprédations. 1» Prendre des moyens pour empêcher les abus et les déprédations.
      9» Modérer les droits de contrôle et droits sur les actes judiciaires. 9» Modérer les droits de contrôle et droits sur les actes judiciaires.
      2° Continuer, concéder ou rétablir les Etats provinciaux dans toutes les provinces du rovaume. 2° Continuer, concéder ou rétablir les Etats provinciaux dans toutes les provinces du rovaume.
      7° Réclamer la forme ancienne de voter par ordre, 7° Réclamer la forme ancienne de voter par ordre,
      de l'obdre de la nôblesse pu bailliage D'ALENÇON (1), de l'obdre de la nôblesse pu bailliage D'ALENÇON (1),
      4° Réduire les tribunaux de première instance, permettre à tout citoyen de se pourvoir directe- ment devant le juge royal. 4° Réduire les tribunaux de première instance, permettre à tout citoyen de se pourvoir directe- ment devant le juge royal.
      ...cessaire pour con- tracter mariage sans le consentement des tuteurs. 0o Demander qu'il soit fait un règlement en Normandie pour fixer l'âge nécessaire pour con- tracter mariage sans le consentement des tuteurs.
      3° Attribuer aux tribunaux ordinaires les con- testations relatives aux domaines. 3° Attribuer aux tribunaux ordinaires les con- testations relatives aux domaines.
      3° Que les membres en soient élus librement parles habitants, qu'ils soient pris dans tous les ordres, qu'ils ne puissent conserver le... 3° Que les membres en soient élus librement parles habitants, qu'ils soient pris dans tous les ordres, qu'ils ne puissent conserver leur plqce que trois ans.
      pt Faire enregistrer les lois nationales dans les cours souveraines, sans qu'elles puisse... pt Faire enregistrer les lois nationales dans les cours souveraines, sans qu'elles puissent y faire aucune modification,

      Bailliage d'alençon

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      en ladite ville de Versailles, le 27 avril prochain, et aussi de l'ordonnance du lieutenant général dudit bailliage, donnée en conséquence, le 10 février dernier, et portant indication de l'assem- blée des trois états de ce bailliage, par-devant M. le bailli d'Alençon, au 10 mars ensuivant, huit heures du matin, a été procédé, ainsi qu'il suit, à la rédaction des instructions et des pou- voirs que ledit ordre de la noblesse entend don- ner àses députés auxdits États; lesquels pouvoirs et instructions ne pourront avoir leur plein et entier effet que pour un an, à dater du 1er mai prochain ; déclarant, ladite assemblée, former toutes protestations et réserves contre les chan- gements et innovations qui auraient pu être fai- t...
      ...ées, tant par lesdites lettres, que par le règlement y annexé, aux formes' anciennes et constitutionnelles, consacrées par nos coutumes et par nos usages ; sans qu'on puisse induire des présentes que l'ordre de ia noblesse du bailliage d'Alençon ait voulu ni entendu adhérer auxdites innovations, et reconnaître qu'il pût appartenir à tout autre qu'à la nation elle-même de statuer définitivem...
      ... des choses qui con- cernent, soit dans la forme, soit au fond, la con- vocation des États généraux, leur composition, leur régime intérieur, leur police et leurs fon- ctions.
      en ladite ville de Versailles, le 27 avril prochain, et aussi de l'ordonnance du lieutenant général dudit bailliage, donnée en conséquence, le 10 février dernier, et portant indication de l'assem- blée des trois états de ce bailliage, par-devant M. le bailli d'Alençon, au 10 mars ensuivant, huit heures du matin, a été procédé, ainsi qu'il suit, à la rédaction des instructions et des pou- voirs que ledit ordre de la noblesse entend don- ner àses députés auxdits États; lesquels pouvoirs et instructions ne pourront avoir leur plein et entier effet que pour un an, à dater du 1er mai prochain ; déclarant, ladite assemblée, former toutes protestations et réserves contre les chan- gements et innovations qui auraient pu être fai- tes ou apportées, tant par lesdites lettres, que par le règlement y annexé, aux formes' anciennes et constitutionnelles, consacrées par nos coutumes et par nos usages ; sans qu'on puisse induire des présentes que l'ordre de ia noblesse du bailliage d'Alençon ait voulu ni entendu adhérer auxdites innovations, et reconnaître qu'il pût appartenir à tout autre qu'à la nation elle-même de statuer définitivement sur aucune des choses qui con- cernent, soit dans la forme, soit au fond, la con- vocation des États généraux, leur composition, leur régime intérieur, leur police et leurs fon- ctions.
      Art. 2. En prenant en considération les princi- pes auxquels les auteurs de diverses pétitions, qui ont paru sous le nom prétendu du tiers-état, ont été forcés d'avoir recours pour appuyer la plupart de leurs systèmes, l'ordre de la noblesse du bailliage d'Alençon a y donner une atten- tion d'autant plus sérieuse que, dans le rapport fait au conseil le 27 décembre dernier, toutes les supplications des villes et des communes ont été présentées à Sa Majesté comme autant de preuves touchantes de "l'amour, de la confiance, de l'aban- don dont le tiers-état fait profession pour elle. Art. 2. En prenant en considération les princi- pes auxquels les auteurs de diverses pétitions, qui ont paru sous le nom prétendu du tiers-état, ont été forcés d'avoir recours pour appuyer la plupart de leurs systèmes, l'ordre de la noblesse du bailliage d'Alençon a y donner une atten- tion d'autant plus sérieuse que, dans le rapport fait au conseil le 27 décembre dernier, toutes les supplications des villes et des communes ont été présentées à Sa Majesté comme autant de preuves touchantes de "l'amour, de la confiance, de l'aban- don dont le tiers-état fait profession pour elle.
      Conséquent ment à ce principe, et pour ôter désormais à l'esprit de système jusqu'à l'ombre du prétexte pour attaquer l'existence de n...
      ...ution, l'assemblée donne mandat spécial à ses députés aux États généraux de requérir qu'il soit expressement et solennellement proclamé « que la constitution de l'empire français est « telle que son gouvernement est et doit rester « monarchique ; que la couronne y est héréditaire « et non pas élective ; que les femmes et leurs « descendants y sont exclus de la succession au « trône ; que cette succession est dévolue de droit, « et sans partage, à l'aîné de la ligne masculine « la plus proche, dans la famille régnante, né «Français et régnicole; qu'à lui seul appartient, « sa.ns dépendance, le droit de régir et gouverner « l'État, sous le titre de roi, avec la plénitude des «pouvoirs exécutifs, mais suivant et par les lois « fixées, qu'il ne peut pas changer à sa volonté, « d'autant que, suivant la constitution de ce mê- « me empire, deux causes y doivent toujours « concourir à la formation et à l'abrogation des « lois : le consentemeqt de la nation et le décret «du prince, suivant cette maxime vraiment con- « stitutionnelle et fondamentale, conséquente aux « droits inaliénables de l'homme, et consacrée « depuis longtemps dans les annales de notre - « gislation :
      Conséquent ment à ce principe, et pour ôter désormais à l'esprit de système jusqu'à l'ombre du prétexte pour attaquer l'existence de notre constitution, l'assemblée donne mandat spécial à ses députés aux États généraux de requérir qu'il soit expressement et solennellement proclamé « que la constitution de l'empire français est « telle que son gouvernement est et doit rester « monarchique ; que la couronne y est héréditaire « et non pas élective ; que les femmes et leurs « descendants y sont exclus de la succession au « trône ; que cette succession est dévolue de droit, « et sans partage, à l'aîné de la ligne masculine « la plus proche, dans la famille régnante, né «Français et régnicole; qu'à lui seul appartient, « sa.ns dépendance, le droit de régir et gouverner « l'État, sous le titre de roi, avec la plénitude des «pouvoirs exécutifs, mais suivant et par les lois « fixées, qu'il ne peut pas changer à sa volonté, « d'autant que, suivant la constitution de ce mê- « me empire, deux causes y doivent toujours « concourir à la formation et à l'abrogation des « lois : le consentemeqt de la nation et le décret «du prince, suivant cette maxime vraiment con- « stitutionnelle et fondamentale, conséquente aux « droits inaliénables de l'homme, et consacrée « depuis longtemps dans les annales de notre - « gislation :
      de l'abandon du tiers-état ; l'ordre de la noblesse, bien convaincu qu'il ne se trouvera aucun Fran- çais qui ne soit amené par la force du sentiment, autant que par la raison, à professer et reconnaî- tre que, de tous les points qui viennent d'être indiqués, il...
      ...un qui ne soit vraiment constitutionnel et fondamental, encore que tous reposent s...
      ...n sanctionnés, ni délibérés, se bornera à en prendre droit de tenir pour principe...
      ...public on doit, parmi nous, répu- « ter et tenir pour constitutionnel tout ce qui,...
      ...x principes nécessairement inhé- «rents à tout pacte social, s'y trouve consacré ...
      ...ux exemples, par de longs usages, « par les faits et par la possession. »
      de l'abandon du tiers-état ; l'ordre de la noblesse, bien convaincu qu'il ne se trouvera aucun Fran- çais qui ne soit amené par la force du sentiment, autant que par la raison, à professer et reconnaî- tre que, de tous les points qui viennent d'être indiqués, il n'en est aucun qui ne soit vraiment constitutionnel et fondamental, encore que tous reposent sur de simples exemples, sur des usages non sanctionnés, ni délibérés, se bornera à en prendre droit de tenir pour principe « qu'en ma- « tière de droit public on doit, parmi nous, répu- « ter et tenir pour constitutionnel tout ce qui, « n'étant point contraire aux droits inaliénables de « l'homme, aux principes nécessairement inhé- «rents à tout pacte social, s'y trouve consacré par « de nombreux exemples, par de longs usages, « par les faits et par la possession. »
      « Lex consensu populi fit. et constitutione régis. » Art. 3. Considérant qu'il est plus que jamais de la prudence et de l'intérêt de la nation de se dé- fier de l'esprit de système, et de ce gpût pour l'innovation qui semble...
      ...otre siè- cle; que tonte nation se doit à elle-même de porter une sorte de respect religieux à ses anciens usagés, à ses institutions antiques, qui tiennent toujours au génie qui lui est propre, à ses mœurs et à son caractère ; qu'on se flatterait en ...
      ...elques inconvé- nients, il est toujours à craindre de donner, par l'introduction d'un ordre nouveau, naissance à des abus d'un autre genre, et bien plus véritable- ment nuisibles; co...
      ... égalité soit assurée par leur mutuelle et respective indépendance, en telle sorte...
      ...s ordres aient ia liberté de se reunir, du consentement du
      « Lex consensu populi fit. et constitutione régis. » Art. 3. Considérant qu'il est plus que jamais de la prudence et de l'intérêt de la nation de se dé- fier de l'esprit de système, et de ce gpût pour l'innovation qui semblent caractériser notre siè- cle; que tonte nation se doit à elle-même de porter une sorte de respect religieux à ses anciens usagés, à ses institutions antiques, qui tiennent toujours au génie qui lui est propre, à ses mœurs et à son caractère ; qu'on se flatterait en vain d'obtenir un ordre de choses assez parfait pour qu'on pût affirmer qu'il ne...
      ... abus ; qu'en réformant un ordre ancien, sous prétexte qu'il en peut résulter quelques inconvé- nients, il est toujours à craindre de donner, par l'introduction d'un ordre nouveau, naissance à des abus d'un autre genre, et bien plus véritable- ment nuisibles; convaincue que si l'antique con- stitution de nos assemblées nationales, cette con...
      ...y délibèrent séparément, que l'influence de chacun d'eux y soit égale, que cette égalité soit assurée par leur mutuelle et respective indépendance, en telle sorte qu'aucun des trois ne puisse être ni oppresseur ni opprimé, que ces différents ordres aient ia liberté de se reunir, du consentement du
      ...ppuyées sur l'étonnante supposition que la n- ation française, malgré son antique et glorieuse existence, était sans constitution ; et pour donner passage à cette étrange assertion, on n'a pas craint d'y mettre en principe qu'en...
      ...itution, il fau- drait au moins montrer la charte ou le diplôme de cette constitution.
      Cependant ces mêmes supplications ont été appuyées sur l'étonnante supposition que la n- ation française, malgré son antique et glorieuse existence, était sans constitution ; et pour donner passage à cette étrange assertion, on n'a pas craint d'y mettre en principe qu'en matière de droit public, il n'est permis ni de penser ni de dire que de simples...
      ...nt loi ou opèrent une prescription ; que quand on se permet d'alléguer une constitution, il fau- drait au moins montrer la charte ou le diplôme de cette constitution.
      ...ons sans constitution sur des points de la plus haute importance; il en résul- ter...
      ...rait permis ni de penser ni de dire que la couronne de France est héréditaire; que les femmes sont exclues parmi nous de la succession au trône ; que cette succession est toujours dévolue à l'aîné de la ligne masculine la plus proche, etc., etc. ; puisque de to...
      ...ôme, qui repose sur d'autres titres que les simples exemples, les usages et la possession.
      Si ce principe était vrai, il en résulterait sans doute que nous serions sans constitution sur des points de la plus haute importance; il en résul- terait qu'il ne serait permis ni de penser ni de dire que la couronne de France est héréditaire; que les femmes sont exclues parmi nous de la succession au trône ; que cette succession est toujours dévolue à l'aîné de la ligne masculine la plus proche, etc., etc. ; puisque de toutes ces choses, qui appartiennent bien constamment au droit public, il n'en est aucune qui ait été délibé- rée, sanctionnée par une charte, par un diplôme, qui repose sur d'autres titres que les simples exemples, les usages et la possession.
      Sans chercher à approfondir comment il a pu se faire qu'on n'ait pas aperçu les conséquences effrayantes des principes invoqués à l'appui des supplications des villes et des communes, com- ment, si on les a aperçues, on a pu se permettre de présenter ces mêmes ...
      ... commp autant de preuves de l'amour, de la confiance et
      Sans chercher à approfondir comment il a pu se faire qu'on n'ait pas aperçu les conséquences effrayantes des principes invoqués à l'appui des supplications des villes et des communes, com- ment, si on les a aperçues, on a pu se permettre de présenter ces mêmes supplications commp autant de preuves de l'amour, de la confiance et

      Bailliage d'alençon

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      Mais, en invitant les EtatSjgénéraux à s'occuper de tous ces objets, en autorisant 'ses députés a y concourir pour former à cet égard le résultat de ce qui leur paraîtra le plus conforme au bien et à l'avantage commun, à la conciliation des droits du roi avec.la liberté nationale; l'assemb...
      ...end que tout ce qui pourra être' arrêté à cet égard soit rapporté et communiqué aux assemblées des trois éta...
      ...ue bail- liage, pour y être vu, examiné et consenti s'il y échoit, avant de pouvoir être mis à exécution, et déclaré constitutionnel par les Etats généraux.
      Mais, en invitant les EtatSjgénéraux à s'occuper de tous ces objets, en autorisant 'ses députés a y concourir pour former à cet égard le résultat de ce qui leur paraîtra le plus conforme au bien et à l'avantage commun, à la conciliation des droits du roi avec.la liberté nationale; l'assemblée dé- clare qu'elle entend que tout ce qui pourra être' arrêté à cet égard soit rapporté et communiqué aux assemblées des trois états de chaque bail- liage, pour y être vu, examiné et consenti s'il y échoit, avant de pouvoir être mis à exécution, et déclaré constitutionnel par les Etats généraux.
      roi, pour opiner en commun lorsqu'ils le jugent à propos, mais sans pouvoir y être forcés, mais en conservant à chacun d'eux la* puissance tou- jours actuelle de se sé...
      ...ue si cet ordre de choses, consacré par la pratique de tant de siècles, a des inconvénients, que s'il pouvait êtr...
      ... ce ne serait sûrement pas par celui de la réunion forcée de ces trois ordres pour délibérer en commun et par tête ; que'l'effet inévitable d'une...
      ...'assemblée nationale une as- semblée de la multitude, serait d'amener ou la destruction entière de la monarchie, ou sa con- version en despotisme : l'assemblée, en prenant acte de la déclaration consignée dans le rapport fait au conseil le 27 décembre dernier, que l'an- cienne d...
      ...ar ordre ne peut être chan- gée que par le concours des trois ordres, et par l'approbation du roi, uniquement déterminée par son amour et par sa fidélité pour son roi, par son attachement à la monarchie, donne mandat exprès et spécial, à ses députés de maintenir l'ancienne délibération par ordre, ainsi que l'entière et par- faite indépendance de chacun desdi...
      ...ur consentir ni se prêter indirectement à ce qu'il soit fait ou porté aucune atteinte à l'ancienne division des ordres, à leur mutuelle et respective indépendance. J^eur enjoigna...
      ...rer de toute délibération en commun, où la réunion des ordres serait forcée, où chacun d'eux ne conser- verait pas la puissance toujours actuelle de se séparer ; où il serait proposé et soumis à la déli- bération chose qui n'aurait pas été préalablement communiquée à chacun des ordres séparément : déclarant protester formellement et d'avance con- tre tout ce qui pourrait ...
      ...chains Etats généraux, même en présence et avec le con- cours de ses députés, contre et au préjudice de l'antique distinction des ordres, de leur mutuelle indépendance, et de leur droit d'opiner séparé- ment et par ordre.
      roi, pour opiner en commun lorsqu'ils le jugent à propos, mais sans pouvoir y être forcés, mais en conservant à chacun d'eux la* puissance tou- jours actuelle de se séparer ; convaincue que si cet ordre de choses, consacré par la pratique de tant de siècles, a des inconvénients, que s'il pouvait être remplacé par un ordre meilleur, ce ne serait sûrement pas par celui de la réunion forcée de ces trois ordres pour délibérer en commun et par tête ; que'l'effet inévitable d'une pareille institu- tion, qui ferait de l'assemblée nationale une as- semblée de la multitude, serait d'amener ou la destruction entière de la monarchie, ou sa con- version en despotisme : l'assemblée, en prenant acte de la déclaration consignée dans le rapport fait au conseil le 27 décembre dernier, que l'an- cienne délibération par ordre ne peut être chan- gée que par le concours des trois ordres, et par l'approbation du roi, uniquement déterminée par son amour et par sa fidélité pour son roi, par son attachement à la monarchie, donne mandat exprès et spécial, à ses députés de maintenir l'ancienne délibération par ordre, ainsi que l'entière et par- faite indépendance de chacun desdits ordres, leur déniant tout pouvoir de donner aucun con- sentement, soit définitif, soit provisoire, pour consentir ni se prêter indirectement à ce qu'il soit fait ou porté aucune atteinte à l'ancienne division des ordres, à leur mutuelle et respective indépendance. J^eur enjoignant de se retirer de toute délibération en commun, où la réunion des ordres serait forcée, où chacun d'eux ne conser- verait pas la puissance toujours actuelle de se séparer ; où il serait proposé et soumis à la déli- bération chose qui n'aurait pas été préalablement communiquée à chacun des ordres séparément : déclarant protester formellement et d'avance con- tre tout ce qui pourrait être fait aux prochains Etats généraux, même en présence et avec le con- cours de ses députés, contre et au préjudice de l'antique distinction des ordres, de leur mutuelle indépendance, et de leur droit d'opiner séparé- ment et par ordre.
      des rois, à ceux de leur absence, soit physique et forcée comme celle du roi Jean et de Fran- çois 1er; soit morale comme celle de Charles VI. Dans tous les cas il-ne peut appartenir qu'à la nation de pourvoir au gouvernement de la chose publique par la nomination à la régence, d'où suit que dans tous ces mê...
      ...st un objet vraiment digne d'attention; à quelques mains qu'il soit confié, il conviendra, sans doute, .que ce soit moins à titre de droit conféré, qu'à celui d'obligation im- posée.
      des rois, à ceux de leur absence, soit physique et forcée comme celle du roi Jean et de Fran- çois 1er; soit morale comme celle de Charles VI. Dans tous les cas il-ne peut appartenir qu'à la nation de pourvoir au gouvernement de la chose publique par la nomination à la régence, d'où suit que dans tous ces mêmes cas, il devient indis- pensable qu'elle soit convoquée; mais qui fera cette convocation ? C'est un objet vraiment digne d'attention; à quelques mains qu'il soit confié, il conviendra, sans doute, .que ce soit moins à titre de droit conféré, qu'à celui d'obligation im- posée.
      Art. 6. Le pouvoir exécutif se divise naturelle- m...
      ...administration, pouvoir de juridiction. Le vœu de l'assemblée est qu'il soit établ...
      ...e de démarcation certaine qui prévienne la confusion des objets d'administration et de ceux qui sont du ressort de la juridiction.
      Art. 6. Le pouvoir exécutif se divise naturelle- ment en deux branches principales : pouvoir d'administration, pouvoir de juridiction. Le vœu de l'assemblée est qu'il soit établi une ligne de démarcation certaine qui prévienne la confusion des objets d'administration et de ceux qui sont du ressort de la juridiction.
      Mais l'assemblée pense : 1° Que les Parlements ne doivent jamais ni refuser...
      ...s qui leur seront adressées, re- vêtues du consentement de la nation, après qu'il en aura été délibéré par ordre, et non par tête, et du décret du prince, si les lois sont générales ;
      Mais l'assemblée pense : 1° Que les Parlements ne doivent jamais ni refuser ni différer l'enre- gistrement des lois qui leur seront adressées, re- vêtues du consentement de la nation, après qu'il en aura été délibéré par ordre, et non par tête, et du décret du prince, si les lois sont générales ;
      ...emblée n'entend pas cependant interdire à ses députés de prendre en considération, avec les députés des autres ordres aux Etats généraux, les améliorations dont l'ancienne constitution pourrait être susceptible. Elle invite même les Etats généraux à s'occuper de tout ce qui peut intéresser la composition, la police intérieure, le régime, les fonctions et la convocation de nos assemblées nationales, à l'effet qu'aucune de ces choses ne puisse être désormais abandonnée à la discrétion et à l'arbitraire. L'assemblée n'entend pas cependant interdire à ses députés de prendre en considération, avec les députés des autres ordres aux Etats généraux, les améliorations dont l'ancienne constitution pourrait être susceptible. Elle invite même les Etats généraux à s'occuper de tout ce qui peut intéresser la composition, la police intérieure, le régime, les fonctions et la convocation de nos assemblées nationales, à l'effet qu'aucune de ces choses ne puisse être désormais abandonnée à la discrétion et à l'arbitraire.
      Ils considéreront quel doit être, à l'avenir, le nombre des représentants aux Etats généraux, soit qu'on les considère dans leur ensemble, soit dans les rapports de chaque ordre, soit dans ceux de chaque bailliage ou ville. Si lous les hommes litres doivent être représentés ...
      ...nale, tous ne doivent pas être acceptés à être représentants. Il conviendra donc ...
      ... nécessaires pour pouvoir être éligible et représentant ; si le bien commun ne demanderait pas que tout représentant eût un intérêt personnel et direct, un intérêt d'une cer- taine importance à toutes ies choses qui intéres- sent la propriété territoriale.
      Ils considéreront quel doit être, à l'avenir, le nombre des représentants aux Etats généraux, soit qu'on les considère dans leur ensemble, soit dans les rapports de chaque ordre, soit dans ceux de chaque bailliage ou ville. Si lous les hommes litres doivent être représentés dans l'assemblée nationale, tous ne doivent pas être acceptés à être représentants. Il conviendra donc d'examiner quelles qualités seraient nécessaires pour pouvoir être éligible et représentant ; si le bien commun ne demanderait pas que tout représentant eût un intérêt personnel et direct, un intérêt d'une cer- taine importance à toutes ies choses qui intéres- sent la propriété territoriale.
      Art. 5. Le vœu de l'assemblée est que ses dé- putés sollicitent le rétablissement des Etats pro- vinciaux, à laquelle fin ils réclameront que les députés des différents bailliages de la province aux Etats généraux aient la faculté de se réunir pour ne former qu'un seul et même cahier, par chaque ordre, pour faire connaître provisoirement leur vœu pour la composition, pour l'organisa- tion, la police, le régime et les fonctions de ces Etats. Art. 5. Le vœu de l'assemblée est que ses dé- putés sollicitent le rétablissement des Etats pro- vinciaux, à laquelle fin ils réclameront que les députés des différents bailliages de la province aux Etats généraux aient la faculté de se réunir pour ne former qu'un seul et même cahier, par chaque ordre, pour faire connaître provisoirement leur vœu pour la composition, pour l'organisa- tion, la police, le régime et les fonctions de ces Etats.
      En s'occupant de ce plan, les Etats généraux considéreront sans doute encore que la convoca- tion des Etats généraux étant un acte du pouvoir exécutif, le droit de faire cette convocation ap- partient exclusivement au roi seul. De la né- cessité de faire attention aux cas de la minorité En s'occupant de ce plan, les Etats généraux considéreront sans doute encore que la convoca- tion des Etats généraux étant un acte du pouvoir exécutif, le droit de faire cette convocation ap- partient exclusivement au roi seul. De la né- cessité de faire attention aux cas de la minorité
      ...éalablement obtenu, outre l'agrément de la Compagnie dans laquelle il désire entrer, •celui des Etats particuliers de la province, et que le prix de tous les offices, soit .invariable- ment fixé. ...uisse être pourvu d'office dans aucune cour ou tribunal inférieur qu'il n'ait préalablement obtenu, outre l'agrément de la Compagnie dans laquelle il désire entrer, •celui des Etats particuliers de la province, et que le prix de tous les offices, soit .invariable- ment fixé.
      ...éclameront également l'exécution pleine et entière de la charte de cette province et l'anéan tissement de toutes les dérogations qui y ont été faites, contre lesquelles ils protesteront, et notam- ment l'abolition de toutes attributions, commis- sions et évocations, tant en matière civile que criminelle, toutes les causes de ce duché devant être jugées, terminées et définies souverainement à la cour de son Echiquier. Ils réclameront également l'exécution pleine et entière de la charte de cette province et l'anéan tissement de toutes les dérogations qui y ont été faites, contre lesquelles ils protesteront, et notam- ment l'abolition de toutes attributions, commis- sions et évocations, tant en matière civile que criminelle, toutes les causes de ce duché devant être jugées, terminées et définies souverainement à la cour de son Echiquier.
      Ils réclameront la conservation et inamovi- bilité des cours et tribunaux de la province. Ils réclameront la conservation et inamovi- bilité des cours et tribunaux de la province.
      Le voeu de l'assemblée est qu'aucune loi gé- nérale et particulière, civile ou criminelle, ou ...
      ...tration ayant une influence directe sur les droits respectifs des particuliers, ne puissent être mis à exécution, qu'ils n'aient été préalablement enregistrés dans les Parlements, que cette exécution et leur publi- cation n'ait été ordonnée p...
      Le voeu de l'assemblée est qu'aucune loi gé- nérale et particulière, civile ou criminelle, ou bursale, aucun acte d'administration ayant une influence directe sur les droits respectifs des particuliers, ne puissent être mis à exécution, qu'ils n'aient été préalablement enregistrés dans les Parlements, que cette exécution et leur publi- cation n'ait été ordonnée par cette cour.

      Bailliage d'alençon

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      Art 8. Les Etats généraux se doivent à eux- mêmes, ils doivent à la nation et à l'Europe en- tière de donner l'exemple du respect le plus in- violable pour tous les droils appuyés sur l'autorité des lois, sur la foi.des traités, pour toutes les propriétés. En conséquence les députés de la pré- sente assemblée requerreront : Art 8. Les Etats généraux se doivent à eux- mêmes, ils doivent à la nation et à l'Europe en- tière de donner l'exemple du respect le plus in- violable pour tous les droils appuyés sur l'autorité des lois, sur la foi.des traités, pour toutes les propriétés. En conséquence les députés de la pré- sente assemblée requerreront :
      5° Que les bois, qui auront été jugés convena- bles et nécessaires pour le service de la marine, soient enlevés dans les six mois du jour de la déclaration, sans que le propriétaire, qui sera payé du prix desdits bois au moment de leur enlève- ment, et à dire d'experts, puisse être obligé à les transporter; 5° Que les bois, qui auront été jugés convena- bles et nécessaires pour le service de la marine, soient enlevés dans les six mois du jour de la déclaration, sans que le propriétaire, qui sera payé du prix desdits bois au moment de leur enlève- ment, et à dire d'experts, puisse être obligé à les transporter;
      3° Que tous les impôts actuellement subsistants, y compris ceux connus dans le langage fiscal sous le nom de domaines incorporels, tels que les con- trôles, centième denier, etc., etc., ayant été établis pour la plupart sans aucun consentement des contribuables, soient déclarés nuls et illégaux, et ne puissent continuer d'être perçus, même pro- visoirement, qu'en vertu du consentement des trois ordres aux proch...
      ...entis étant une vio- lation perpétuelle et manifeste du droit de pro- priété ;
      3° Que tous les impôts actuellement subsistants, y compris ceux connus dans le langage fiscal sous le nom de domaines incorporels, tels que les con- trôles, centième denier, etc., etc., ayant été établis pour la plupart sans aucun consentement des contribuables, soient déclarés nuls et illégaux, et ne puissent continuer d'être perçus, même pro- visoirement, qu'en vertu du consentement des trois ordres aux prochains Etats généraux, toute perception d'impôts non consentis étant une vio- lation perpétuelle et manifeste du droit de pro- priété ;
      1° Que les droits, les coutumes, les contrats et capitulations de chaque province soient respectés, sauf à demander au nom de la justice, à obtenir par la voie de la confiance et de la persuasion de chacune de ces provinces,...
      ...raient être nui- sibles au bien commun, a l'harmonie du tout et à l'intérêt général;
      1° Que les droits, les coutumes, les contrats et capitulations de chaque province soient respectés, sauf à demander au nom de la justice, à obtenir par la voie de la confiance et de la persuasion de chacune de ces provinces, l'abolition volontaire de ceux de leurs droits qui pourraient être nui- sibles au bien commun, a l'harmonie du tout et à l'intérêt général;
      ... son héritage ou de sa chose que devant les juges ordinaires indiqués par la loi; qu'en conséquence tous droits d'évocation et d'at- tribution généraux ou particuliers à quelques personnes, à quelques titres qu'ils aient été ac- cordés, même l'attribution du sceau du Châtelet de Paris, soient entièrement abolis, les députés de la présente assemblée se souvenant, quelque parti qui puisse être pris à cet égard aux Etats généraux pour les autres provinces, de réclamer formellement en cette partie l'exécution de la charte normande, ainsi qu'il leur a été précédem- ment enjoint ; 6° Qu'en matière civile, nul ne puisse être tenu de répondre de son héritage ou de sa chose que devant les juges ordinaires indiqués par la loi; qu'en conséquence tous droits d'évocation et d'at- tribution généraux ou particuliers à quelques personnes, à quelques titres qu'ils aient été ac- cordés, même l'attribution du sceau du Châtelet de Paris, soient entièrement abolis, les députés de la présente assemblée se souvenant, quelque parti qui puisse être pris à cet égard aux Etats généraux pour les autres provinces, de réclamer formellement en cette partie l'exécution de la charte normande, ainsi qu'il leur a été précédem- ment enjoint ;
      8° Que les Etats généraux s'occupent des moyens les plus propres de procurer une bonne et prompte réforme du code civil, telle qu'elle puisse procu- rer dans la décision des procès et beaucoup moins de dépense et toute l'abréviation dans les formes qui sera compatible avec la sûreté des droits des citoyens. 8° Que les Etats généraux s'occupent des moyens les plus propres de procurer une bonne et prompte réforme du code civil, telle qu'elle puisse procu- rer dans la décision des procès et beaucoup moins de dépense et toute l'abréviation dans les formes qui sera compatible avec la sûreté des droits des citoyens.
      ...permettre d'or- donner l'enregistrement et la publication d'au- cunes lois qui ne seraient pas revêtues de ce dou- ble caractère, et encore moins de faire publier des arrêts de règlement non revêtus du consen- tement des Etats provinciaux, n... 2° Que jamais ils ne devront se permettre d'or- donner l'enregistrement et la publication d'au- cunes lois qui ne seraient pas revêtues de ce dou- ble caractère, et encore moins de faire publier des arrêts de règlement non revêtus du consen- tement des Etats provinciaux, ni autorisés par Sa Maiesté ;
      3° Que la nation a droit d'attendre de leur zèle et de leur fidélité, qu'ils se feront un devoir d'in- struire Sa Majesté, d'instruire la nation elle-même des inconvénients qu'ils croiraient apercevoir dans les lois qui leur seront adressées, sans en prendre droit d'en différer l'enregistrement et la publication, d'en suspendre ou modifier... 3° Que la nation a droit d'attendre de leur zèle et de leur fidélité, qu'ils se feront un devoir d'in- struire Sa Majesté, d'instruire la nation elle-même des inconvénients qu'ils croiraient apercevoir dans les lois qui leur seront adressées, sans en prendre droit d'en différer l'enregistrement et la publication, d'en suspendre ou modifier l'exécution ;
      2° Qu'il soit solennellement déclaré et expres- sément reconnu qu'aucun impôt o...
      ...il n'ait été préalablement consenti par la nation assemblée en litats généraux, et pour le temps seulement pour lequel ils auront ...
      2° Qu'il soit solennellement déclaré et expres- sément reconnu qu'aucun impôt ou subside ne peut être établi, demandé ni perçu qu'il n'ait été préalablement consenti par la nation assemblée en litats généraux, et pour le temps seulement pour lequel ils auront été consentis ;
      4° Que toute propriété soit et demeure inviola- ble et sacrée, et que tout propriétaire qui, à raison de la construction des chemins, édifices publics, ou établissements des places et marchés reconnus nécessaires par les Etats provinciaux, serait tenu de céder sa chose, ne puisse être contraint de la délaisser qu'au moment où il recevra l'indemnité qui aura été déterminée, suivant et de la manière qui sera prescrite par la loi; 4° Que toute propriété soit et demeure inviola- ble et sacrée, et que tout propriétaire qui, à raison de la construction des chemins, édifices publics, ou établissements des places et marchés reconnus nécessaires par les Etats provinciaux, serait tenu de céder sa chose, ne puisse être contraint de la délaisser qu'au moment où il recevra l'indemnité qui aura été déterminée, suivant et de la manière qui sera prescrite par la loi;
      Art. 7. Suivant la constitution de cet empire, qui est cel...
      ...ni de rang, doit jouir, sous l'autorité et sous la sauvegarde des lois, de la plénitude de sa liberté individuelle; ne devant être comptable de sa conduite qu'à la ]loi, aucun ne doit être privé arbitrai...
      Art. 7. Suivant la constitution de cet empire, qui est celui des Francs, chaque individu, sans distinction de naissance, d'ordre ni de rang, doit jouir, sous l'autorité et sous la sauvegarde des lois, de la plénitude de sa liberté individuelle; ne devant être comptable de sa conduite qu'à la ]loi, aucun ne doit être privé arbitrairement de cette liberté, ni par l'exil, ni par l'arrêt, ni par l'emprisonnement ...
      ... par ses ju- ges naturels, indiqués par la loi, et ce, suivant les lois, sans que les juges puissent les interpré- ter ni modifier, et aussi sans que, en matière cri- minelle...
      ... prétexte que ce soit, si ce n'est dans les cas prévus et nommément exprimés par les lois ;
      4° Que nul ne puisse être jugé que par ses ju- ges naturels, indiqués par la loi, et ce, suivant les lois, sans que les juges puissent les interpré- ter ni modifier, et aussi sans que, en matière cri- minelle, aucune cause puisse être évoquée sous quelque prétexte que ce soit, si ce n'est dans les cas prévus et nommément exprimés par les lois ;
      5° Que l'usage abusif et dangereux des commis- sions, en matière criminelle, soit proscrit à jamais et sans restriction, et que tous juges ou autres, qui acceptera...
      ...nt être poursuivis comme prévaricateurs et coupables d'attentats à la liberté publique;
      5° Que l'usage abusif et dangereux des commis- sions, en matière criminelle, soit proscrit à jamais et sans restriction, et que tous juges ou autres, qui accepteraient de pareilles commissions, puis- sent être poursuivis comme prévaricateurs et coupables d'attentats à la liberté publique;
      ...arrêtée de quelque manière que ce soit, et n'importe en vertu ae quelle autorité, soit remise, dans un délai qui sera fixé, entre les mains de la justice ordinaire ; 6° Que toute personne détenue ou arrêtée de quelque manière que ce soit, et n'importe en vertu ae quelle autorité, soit remise, dans un délai qui sera fixé, entre les mains de la justice ordinaire ;
      8° Que les Etats s'occupent des moyens les plus efficaces de procurer une bonne et "prompte ré- forme du code criminel, ainsi que du code pénal; 8° Que les Etats s'occupent des moyens les plus efficaces de procurer une bonne et "prompte ré- forme du code criminel, ainsi que du code pénal;
      du consentement des Etats provinciaux, si elles sont locales et parliculières : du consentement des Etats provinciaux, si elles sont locales et parliculières :
      9° Que la juridiction des prévôts soit abolie, ; afin que tout accusé puisse jouir du bénéfice des deux degrés de juridiction... 9° Que la juridiction des prévôts soit abolie, ; afin que tout accusé puisse jouir du bénéfice des deux degrés de juridiction.
      Art. 9. Sans que la noblesse du bailliage d'A- Art. 9. Sans que la noblesse du bailliage d'A-
      2° Que toutes personnes, autres que les juges ordinaires et les officiers de police, qui auraient signé, contresigné un ordre de détention, et ceux qui l'auraient mis à exécution, puissent être prises à partie devant les juges compétents ordinaires, non-seulement pour y être condamnés en dom- mages et intérêts, mais pour y être punis ainsi ... 2° Que toutes personnes, autres que les juges ordinaires et les officiers de police, qui auraient signé, contresigné un ordre de détention, et ceux qui l'auraient mis à exécution, puissent être prises à partie devant les juges compétents ordinaires, non-seulement pour y être condamnés en dom- mages et intérêts, mais pour y être punis ainsi qu'il sera ordonné ;
      7° Que les membres des Etats généraux, et ceux des Etats provinciaux, soient déclarés personnes inviolables, et que, dans aucun cas, ils ne puissent répondre de ce qu'ils auront dit ou fait dans les- dits Etats, si ce n'est auxdits Etats ... 7° Que les membres des Etats généraux, et ceux des Etats provinciaux, soient déclarés personnes inviolables, et que, dans aucun cas, ils ne puissent répondre de ce qu'ils auront dit ou fait dans les- dits Etats, si ce n'est auxdits Etats eux-mêmes;
      7° Que les capitaineries étant une violation ma- nifeste du droit de propriété, les Etats généraux en décident au pltis tôt... 7° Que les capitaineries étant une violation ma- nifeste du droit de propriété, les Etats généraux en décident au pltis tôt l'entière destruction;
      ...u'il ne soit fait aucun changement dans les divers tribunaux, soit dans leur composition, soit dans leur arrondissement, qu'avec le consen- tement des Etats provinciaux. 4° Qu'il ne soit fait aucun changement dans les divers tribunaux, soit dans leur composition, soit dans leur arrondissement, qu'avec le consen- tement des Etats provinciaux.
      ...e, en fournissant caution, excepté dans le cas .où le détenu serait prévenu d'un délit qui mé... 3° Que l'élargissement provisoire soit toujours accordé après l'interrogatoire, en fournissant caution, excepté dans le cas .où le détenu serait prévenu d'un délit qui mériterait peine corporelle;
      Conséquemment à ce principe, l'assemblée donne mandat spécial à ses députés de requérir : 1° L'abolitio... Conséquemment à ce principe, l'assemblée donne mandat spécial à ses députés de requérir : 1° L'abolition entière de l'usage arbitraire des lettres de cachet;

      Bailliage d'alençon

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      ...° Que l'on prenne en considération tous lés moyeps de parvenir à améliorer l'état des officiers ordinaires ét subalternes, ainsi que le traitement du soldat ; que ce genre de punition auquel on a depuis quelques années soumis ce dernier, et si opposé au génie de la nation, soit proscrit ; 7° Que l'on prenne en considération tous lés moyeps de parvenir à améliorer l'état des officiers ordinaires ét subalternes, ainsi que le traitement du soldat ; que ce genre de punition auquel on a depuis quelques années soumis ce dernier, et si opposé au génie de la nation, soit proscrit ;
      Art. il. Le vœu de l'assepiblée, relativement à l'ordre du clergé, est que tout évêque soit tenu d...
      ...ment quelconque dans aucune autre ville du royaume, et qu'il ne puisse posséder aucune charge, place où emploi qui serait incompatible avec la résidence habi- tuelle ;
      Art. il. Le vœu de l'assepiblée, relativement à l'ordre du clergé, est que tout évêque soit tenu de résider dans son diocèse, qu'il pe lui soit pas permis d'avoir un établissement quelconque dans aucune autre ville du royaume, et qu'il ne puisse posséder aucune charge, place où emploi qui serait incompatible avec la résidence habi- tuelle ;
      ...e charge vénale ne donne désor- mais ni les privilèges de la noblesse, ni la noblesse héréditaire; et que cette distinction ne puisse être accordée que pour de longs et utiles services rendus à l'Etat, et constatés par les suffrages des Etats de la province. Qu'il soit donné à chacune des provinces, du royaume, et ce en raison pro- portionnelle de sa contribution, une part déter- minée dans les établissements relatifs à l'éducation" ; de la noblesse des deux sexes; et que Sa Majesté soit suppliée d'ordonner que les Etats de chaque province présenteront les sujets qu'ils jugeront susceptibles de ... 2° Qu-aucune charge vénale ne donne désor- mais ni les privilèges de la noblesse, ni la noblesse héréditaire; et que cette distinction ne puisse être accordée que pour de longs et utiles services rendus à l'Etat, et constatés par les suffrages des Etats de la province. Qu'il soit donné à chacune des provinces, du royaume, et ce en raison pro- portionnelle de sa contribution, une part déter- minée dans les établissements relatifs à l'éducation" ; de la noblesse des deux sexes; et que Sa Majesté soit suppliée d'ordonner que les Etats de chaque province présenteront les sujets qu'ils jugeront susceptibles de cette faveur;
      5° Qu'il soit donné à toutes les ordonnances militaires un caractère de stabilité qui puisse soustraire la composition de l'armée française, et l'état des braves citoyens qui se dévouent au ser- vice de la patrie, â la versatilité de l'esprit de sys- tème et du caprice des ministres ; 5° Qu'il soit donné à toutes les ordonnances militaires un caractère de stabilité qui puisse soustraire la composition de l'armée française, et l'état des braves citoyens qui se dévouent au ser- vice de la patrie, â la versatilité de l'esprit de sys- tème et du caprice des ministres ;
      9° Que toutes les genps de même nature, qui arrêtent l'essor du commerce et la prospérité des manufactures, soient dét... 9° Que toutes les genps de même nature, qui arrêtent l'essor du commerce et la prospérité des manufactures, soient détruites ;
      ...es députés de prendre en considération, et de faire valoir à cette occasion les demandes et réclamations qui lui ont été portées de la part de M. le comte de Moreton-Chabrillant, et par M. de la Boussar- dière : L'atjsembjée charge spécialement ses députés de prendre en considération, et de faire valoir à cette occasion les demandes et réclamations qui lui ont été portées de la part de M. le comte de Moreton-Chabrillant, et par M. de la Boussar- dière :
      2° Que le respect le plus absolu pour toutes les lettres contées â la poste soit ordonné, et qu'il soit pris les moyens les plus sûrs pour qu'il ne lui soit porté ... 2° Que le respect le plus absolu pour toutes les lettres contées â la poste soit ordonné, et qu'il soit pris les moyens les plus sûrs pour qu'il ne lui soit porté aucune atteinte;
      4° Que le retour périodique des Etats généraux devienne le régime permanent de l'administration du royaume ; que l'intervalle dè leurs assemblées successives soit fixé, et qu'il soit statué que tout impôt ou subside cessera de plein droit à l'époque indiquée pour le retour périodique, s'il arrivait que les Etats généraux ne fussent pas convoqués et assemblés à cette môme époque. 4° Que le retour périodique des Etats généraux devienne le régime permanent de l'administration du royaume ; que l'intervalle dè leurs assemblées successives soit fixé, et qu'il soit statué que tout impôt ou subside cessera de plein droit à l'époque indiquée pour le retour périodique, s'il arrivait que les Etats généraux ne fussent pas convoqués et assemblés à cette môme époque.
      Le-vœu de l'assemblée est que la tenue qui de- vra suivre celle des Etats de 1789 soit déterminée pour l'année 1791, avant que les baux actuels des deniers publics soient... Le-vœu de l'assemblée est que la tenue qui de- vra suivre celle des Etats de 1789 soit déterminée pour l'année 1791, avant que les baux actuels des deniers publics soient ou puissent être renou- velés ;
      11° Que le prêt d'argent à intérêt sans aliéna- tion du capital soit permis au taux qui sera fixé ; et qu'il soit aussi prescrit des règles pour l'inté- rêt de l'argent qui sera pris et donné à fonds perdu; 11° Que le prêt d'argent à intérêt sans aliéna- tion du capital soit permis au taux qui sera fixé ; et qu'il soit aussi prescrit des règles pour l'inté- rêt de l'argent qui sera pris et donné à fonds perdu;
      lençon entende se refuser à contribuer à la dette actuelle qui sera reconnue légale aux Etats géné- raux, l'assemblée recommande à ses députés de défendre et maintenir la conservation des droits, franchises et immunités dont la noblesse a joui dans tous les temps, et de veiller à ce qu'il ne soit porté aucune atteinte à ses droits de propriété utiles et honorifiques. lençon entende se refuser à contribuer à la dette actuelle qui sera reconnue légale aux Etats géné- raux, l'assemblée recommande à ses députés de défendre et maintenir la conservation des droits, franchises et immunités dont la noblesse a joui dans tous les temps, et de veiller à ce qu'il ne soit porté aucune atteinte à ses droits de propriété utiles et honorifiques.
      8° Que les élèves des chevaux étant une des ressources les plus importantes de cette province, et notamment de ce bailliage, Sa Majesté s...
      ...ne pas'permettre qu'il soit rien changé à la concurrence qui existe dans la vente des che- vaux pour la remonte des troupes.
      8° Que les élèves des chevaux étant une des ressources les plus importantes de cette province, et notamment de ce bailliage, Sa Majesté sera sup- pliée de ne pas'permettre qu'il soit rien changé à la concurrence qui existe dans la vente des che- vaux pour la remonte des troupes.
      5° Qu'il soit statué que les ministres seront dé- sormais comptables...
      ...l'em- ploi des fonds qui seront confiés à chacun d'eux, responsables de leur conduite en tout ce qui sera relatif aux lois du royaume auxdits Etats géné- raux, qui pourront les poursuivre et les faire ju- ger par les tribunaux ordinaires ;
      5° Qu'il soit statué que les ministres seront dé- sormais comptables aux Etats généraux de l'em- ploi des fonds qui seront confiés à chacun d'eux, responsables de leur conduite en tout ce qui sera relatif aux lois du royaume auxdits Etats géné- raux, qui pourront les poursuivre et les faire ju- ger par les tribunaux ordinaires ;
      8° Que toutes les entraves fiscales qui retardent les progrès de l'agriculture, qui dégoûtent...
      ...e citoyens de l'exploitation des terres et qui nuisent à la facilité des contrats, translatifs de p...
      8° Que toutes les entraves fiscales qui retardent les progrès de l'agriculture, qui dégoûtent cer- taines classes de citoyens de l'exploitation des terres et qui nuisent à la facilité des contrats, translatifs de propriété, soient anéanties ;
      1° Que liberté de la presse soit autorisée avec les seules modifications nécessaires pour ga- rantir rordre public et l'honneur des particuliers ; 1° Que liberté de la presse soit autorisée avec les seules modifications nécessaires pour ga- rantir rordre public et l'honneur des particuliers ;
      10° Que les lettres de surséance soient abolies, ou du moins qu'il n'en puisse être accordé que du consentement de la masse des créanciers ; 10° Que les lettres de surséance soient abolies, ou du moins qu'il n'en puisse être accordé que du consentement de la masse des créanciers ;
      12° Que, pour assurer à l'avenir la conservation du résultat des délibérations des Etats généraux, il soit dressé treize expéditions du procès-verbal de leurs séances, égaleme...
      ...osées aux greffes des treize Parlements du royaume.
      12° Que, pour assurer à l'avenir la conservation du résultat des délibérations des Etats généraux, il soit dressé treize expéditions du procès-verbal de leurs séances, également signées, lesquelles soient déposées aux greffes des treize Parlements du royaume.
      7» Que l'on s'occupe de la réforme du régime abusif des milices ; 7» Que l'on s'occupe de la réforme du régime abusif des milices ;
      Qu'à mesure que les Etats généraux auront arrêté, défini et statué les divers objets d'une loi quelconque, il ne puisse être passé a aucune dé- libération ultérieure què ce...
      ...t été sanc- tionnée, adressée aux cours et promulguée ;
      Qu'à mesure que les Etats généraux auront arrêté, défini et statué les divers objets d'une loi quelconque, il ne puisse être passé a aucune dé- libération ultérieure què cette loi q'alt été sanc- tionnée, adressée aux cours et promulguée ;
      3° Que les ecclésiastiques sans fonctions par- ticulières, et jouissant de bénéfices, soient répartis dans les diocèses pour y être occupés utilement et à des fonctions relatives*à leur état ; 3° Que les ecclésiastiques sans fonctions par- ticulières, et jouissant de bénéfices, soient répartis dans les diocèses pour y être occupés utilement et à des fonctions relatives*à leur état ;
      ...Qu'il soit avisé aux moyens de procurer à tous les curés des revenus suffisants et qu'il soit pourvu à ce que les-ordonnances faites op ^ faire à cet égard soient exécutées ; 4° Qu'il soit avisé aux moyens de procurer à tous les curés des revenus suffisants et qu'il soit pourvu à ce que les-ordonnances faites op ^ faire à cet égard soient exécutées ;
      ...sonne, exerçant charge, place ou emploi à la cour, ne puisse être députée aux Etats ... 8° Que toute personne, exerçant charge, place ou emploi à la cour, ne puisse être députée aux Etats généraux
      ...nt; qu'il soit formé un tribunal stable et connu auquel il appartiendra exclusivement de prononcer .sur les destitutions militaires, tant pour l'avenir que sur celles qui sont effectuées, et contre lesquelles il serait réclamé par les per- sonnes intéressées. ... revêtu d'un office ou em- ploi militaire ne puisse en être privé arbitraire- ment; qu'il soit formé un tribunal stable et connu auquel il appartiendra exclusivement de prononcer .sur les destitutions militaires, tant pour l'avenir que sur celles qui sont effectuées, et contre lesquelles il serait réclamé par les per- sonnes intéressées.
      .... L'assemblée recommande expressé- ment à ses députés de demander et requérir : Art. 10. L'assemblée recommande expressé- ment à ses députés de demander et requérir :
      ...ègles cano- niques qui peuvent défendre la pluralité des bé- néfices, il soit mis au moins des bornes à l'accu- mulation des bénéfices sur une ... ...u'en s'en rapportant aux consciences des ecclésiastiques sur Inobservation 4es règles cano- niques qui peuvent défendre la pluralité des bé- néfices, il soit mis au moins des bornes à l'accu- mulation des bénéfices sur une même tête ;
      ...t en outre : - 1° Qu'il ne soit aGcôrdé à l'avenir aucune sur- vivance : • Son vœu est en outre : - 1° Qu'il ne soit aGcôrdé à l'avenir aucune sur- vivance : •
      ...mantes, afïlictives ou corporelles pour les délits militaires, soieit revêtues au c... ...e celles desdites ordonnances, qui éta- blissent ou établiraient des peines infamantes, afïlictives ou corporelles pour les délits militaires, soieit revêtues au consentement des Etats géné- raux ;
      3° Que jamais les Etats généraux ne puissent 3° Que jamais les Etats généraux ne puissent
      ...ation quelconque, aucun corps chargé de les représenter ou de tra- vailler en leur ... établir, sous aucune dénomination quelconque, aucun corps chargé de les représenter ou de tra- vailler en leur nom i
      5° Que les nouveaux possesseurs de bénéfices 5° Que les nouveaux possesseurs de bénéfices

      Bailliage d'alençon

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      Art. 12. Le vœu constant et unanime de l'as- semblée est, qu'après avoir déclaré tous les sub- sides et impôts actuellement subsistants nuls et illégaux; qu'après avoir consenti qu'il...
      ...nt d'être perçus provisoirement pendant la tenue des Etats, lesdits Etats ne s'occupent ni de la proro- gation ultérieure de ces mêmes i...
      ...n'ait été préalablement statué sur tous les points qui intéressent les droits sacrés du trône, la liberté de la nation, et tous ceux qui résultent nécessai- rement pour chaque individu de la libre propriété de sa personne et de ses biens par une charte authe- ntique qui sera dite charte nationale, revêtue du consentement de nation, délibérée par ordre et du décret du prinoe, adressée à toutes les cours du Parlement pour y être enregistrée purement et simplement comme loi constitutionnelle et fon- damentale de l'empire français, avec injonction à ces mêmes cours d'en maintenir et garder in- violablement l'exécution, à peine d'en répondre au roi et à la nation : l'assemblée, déniant tout pouvoir à ses députés de s'écarter de la présente disposition, en déclarant prot...
      ...au contraire, soit en l'ab- sence ou en la présence de ses députés.
      Art. 12. Le vœu constant et unanime de l'as- semblée est, qu'après avoir déclaré tous les sub- sides et impôts actuellement subsistants nuls et illégaux; qu'après avoir consenti qu'ils continuent d'être perçus provisoirement pendant la tenue des Etats, lesdits Etats ne s'occupent ni de la proro- gation ultérieure de ces mêmes impôts, ni de l'é- tablissement d'aucun subside nouveau, qu'il n'ait été préalablement statué sur tous les points qui intéressent les droits sacrés du trône, la liberté de la nation, et tous ceux qui résultent nécessai- rement pour chaque individu de la libre propriété de sa personne et de ses biens par une charte authe- ntique qui sera dite charte nationale, revêtue du consentement de nation, délibérée par ordre et du décret du prinoe, adressée à toutes les cours du Parlement pour y être enregistrée purement et simplement comme loi constitutionnelle et fon- damentale de l'empire français, avec injonction à ces mêmes cours d'en maintenir et garder in- violablement l'exécution, à peine d'en répondre au roi et à la nation : l'assemblée, déniant tout pouvoir à ses députés de s'écarter de la présente disposition, en déclarant protester contre tout ce qui pourrait être statué au contraire, soit en l'ab- sence ou en la présence de ses députés.
      Dans la confiance que ces députés donneront à cet examen important tout le temps qu'il demande et toute l'attention qu'il mérite, l'assemblée leur donne pouvoir de reconnaître et consolider, comme dette nationale, tout ce qui sera trouvé légitime- ment ; et si de la vérification et, du règlement de la dépense ainsi que de l'examen du produit des impôts actuels il résulte u...
      ...'as- semblée, en autorisant ses députés à consentir un impôt qui y corresponde, c...
      ... impôt spit établi par préfé- rence sur les objets de luxe, tels que les maisons â porte eochère, les carrosses et autres voitures des particuliers, les domestiques de faste, les chevaux cle selle de particuliers dans les villes, les che- vaux et chiens de chasse, etc.
      Dans la confiance que ces députés donneront à cet examen important tout le temps qu'il demande et toute l'attention qu'il mérite, l'assemblée leur donne pouvoir de reconnaître et consolider, comme dette nationale, tout ce qui sera trouvé légitime- ment ; et si de la vérification et, du règlement de la dépense ainsi que de l'examen du produit des impôts actuels il résulte un déficit réel, l'as- semblée, en autorisant ses députés à consentir un impôt qui y corresponde, charge spécialement de proposer que çet impôt spit établi par préfé- rence sur les objets de luxe, tels que les maisons â porte eochère, les carrosses et autres voitures des particuliers, les domestiques de faste, les chevaux cle selle de particuliers dans les villes, les che- vaux et chiens de chasse, etc.
      supporté par l'Etat, se trouvant réduit à la somme constatée de ses besoins fixes et ordinaires, il s'é- tablit à l'intant même, dans son administration, un ordre clair, simple et indestructible qui serait la sauvegarde la plus assurée contre le renouvellement du désordre. supporté par l'Etat, se trouvant réduit à la somme constatée de ses besoins fixes et ordinaires, il s'é- tablit à l'intant même, dans son administration, un ordre clair, simple et indestructible qui serait la sauvegarde la plus assurée contre le renouvellement du désordre.
      En .reconnaissant que le système actuel des im- positions est vicieux, mais ne pouvant se dissi- muler que la refonte entière de ce système ne peut s*opérer en un instant; soit à raison des traités faits avec les compagnies de finances, soit à raison de la secousse qui aurait lieu, si l'on changeait précipitamment la manière dont sont faites les avances de: l'impôt, l'assemblée charge ses députés de proposer les tempéraments et les modifications dont le régime actuel des imposi- tions pourrai... En .reconnaissant que le système actuel des im- positions est vicieux, mais ne pouvant se dissi- muler que la refonte entière de ce système ne peut s*opérer en un instant; soit à raison des traités faits avec les compagnies de finances, soit à raison de la secousse qui aurait lieu, si l'on changeait précipitamment la manière dont sont faites les avances de: l'impôt, l'assemblée charge ses députés de proposer les tempéraments et les modifications dont le régime actuel des imposi- tions pourrait être provisoirement susceptible.
      ...ant que l'aliénation des domaines, dont la conservation devient plus nuisible qu'ava- ntageux à la pation, au moyen de l'engagement qu'elle contracte de pourvoir par ses contributions à tous les besoins de l'Etat, pourrait offrir un m...
      ...rsements £ époques fixes, sans aggraver le sort des citoyens, l'assemblée donne pouvoir à ses députés de consentir l'aliénation t...
      ...artielle des domaines, en pres- crivant les formes dans lesquelles il y serait pro- cédé, en prenant toutes les mesures et toutes les précautions- pour que les deniers provenant des ventes qui en ser...
      ...nt employés au remboursement des dettes à époques fixes.
      Prévoyant que l'aliénation des domaines, dont la conservation devient plus nuisible qu'ava- ntageux à la pation, au moyen de l'engagement qu'elle contracte de pourvoir par ses contributions à tous les besoins de l'Etat, pourrait offrir un moyen de subvenir aux remboursements £ époques fixes, sans aggraver le sort des citoyens, l'assemblée donne pouvoir à ses députés de consentir l'aliénation totale ou partielle des domaines, en pres- crivant les formes dans lesquelles il y serait pro- cédé, en prenant toutes les mesures et toutes les précautions- pour que les deniers provenant des ventes qui en seraient faites fussent exactement employés au remboursement des dettes à époques fixes.
      Ce préalable rempli, les députés s'occuperont de reconnaître exactement les besoins de l'Etat, et de constater la dette publique par l'examen détaillé de chaque partie de ces besoins et de cette dette, afin de connaître sur chaque objet la source des abus et d'y appliquer le remède. Ce préalable rempli, les députés s'occuperont de reconnaître exactement les besoins de l'Etat, et de constater la dette publique par l'examen détaillé de chaque partie de ces besoins et de cette dette, afin de connaître sur chaque objet la source des abus et d'y appliquer le remède.
      La dépense publique se divisant naturellement en dépenses fixes, annuelles et permanentes, dans lesquelles doivent être comprises les rentes perpé tuelles, et en dépenses variables et extraordinaires qui doivent comprendre les remboursements à époques fixes et les rentes viagères, cette division doit en amener une conséquente et analogue dans les impôts à octroyer pour faire face à ces dé- penses. La dépense publique se divisant naturellement en dépenses fixes, annuelles et permanentes, dans lesquelles doivent être comprises les rentes perpé tuelles, et en dépenses variables et extraordinaires qui doivent comprendre les remboursements à époques fixes et les rentes viagères, cette division doit en amener une conséquente et analogue dans les impôts à octroyer pour faire face à ces dé- penses.
      ...ères; elles pourraient être prises, dés à présent, par les provinces à leur charge, réparties entre elles, à raison de leur forces contributives, et les contrats royaux convertis en Contrats sur les mêmes provinces, de manière que chacun pourrait satisfaire dans son district à l'acquittement de sa quote-part, de la manière qui lui paraîtrait la plus convenable. Quant aux rentes viagères; elles pourraient être prises, dés à présent, par les provinces à leur charge, réparties entre elles, à raison de leur forces contributives, et les contrats royaux convertis en Contrats sur les mêmes provinces, de manière que chacun pourrait satisfaire dans son district à l'acquittement de sa quote-part, de la manière qui lui paraîtrait la plus convenable.
      ...roit, au surplus, ne devoir pres- crire à ses députés aucun plan fixe d'opération...
      ...es ouvertures qui leur seront faites de la part de l'administration, et des lumières qu'ils acquer- ront par les renseignements qui seront communi- qués...
      L'assemblée croit, au surplus, ne devoir pres- crire à ses députés aucun plan fixe d'opération sur cet objet de leur mission, leur conduite en cette partie devant nécessairement dépendre des ouvertures qui leur seront faites de la part de l'administration, et des lumières qu'ils acquer- ront par les renseignements qui seront communi- qués aux Etats:
      Convaincu de la vérité et de l'importance des principes renfermés...
      ...assem- blée recommande h ses députés de les bien médi- ter, d'en faire la base de leur conduite, et de ne jamais perdre de vue que la reoonnaissanoe et l'estime de leurs concitoyens sera la digne récom- pense des soins et de la fermeté qu'ils auront apportés à répondre dignement à la confiance de leurs commettants. *
      Convaincu de la vérité et de l'importance des principes renfermés dans ees intructiops, l'assem- blée recommande h ses députés de les bien médi- ter, d'en faire la base de leur conduite, et de ne jamais perdre de vue que la reoonnaissanoe et l'estime de leurs concitoyens sera la digne récom- pense des soins et de la fermeté qu'ils auront apportés à répondre dignement à la confiance de leurs commettants. *
      2° Que Sa Majesté daigne aceorder à la noblesse une distinction exclusive et honorifique, comme croix, oordon ou éch...
      ... soit portée également par leurs femmes et leurs filles, quels que soient leurs pères et leurs époux, distinguant pourtant les uns des autres ; que les femmes portent pareillement les marques des grades militaires de leurs époux, ainsi que de tous les ordres dont ils seront décorés.
      2° Que Sa Majesté daigne aceorder à la noblesse une distinction exclusive et honorifique, comme croix, oordon ou écharpe ; que cette distinction soit portée également par leurs femmes et leurs filles, quels que soient leurs pères et leurs époux, distinguant pourtant les uns des autres ; que les femmes portent pareillement les marques des grades militaires de leurs époux, ainsi que de tous les ordres dont ils seront décorés.
      ...l paraîtrait possi- ble de libérer, dès à présent, le trésor public des dépenses de la seconde classe, afin que l'impôt D'après cet ordre de ehoses, il paraîtrait possi- ble de libérer, dès à présent, le trésor public des dépenses de la seconde classe, afin que l'impôt
      ...paraissait pas suffisante pour subvenir à cette espèce de dépense, on en trouvera...
      ...x hôpitaux, aux fabriques des églises ; la nation, en recevant le prix de ces ventes, se rendrait res- po...
      ...issements de l'intérêt des capitaux sur le pied qui aurait été réglé.
      Si cette ressource ne paraissait pas suffisante pour subvenir à cette espèce de dépense, on en trouverait une nouvelle dans l'aliénation des biens appartenant aux séminaires, aux oolléges, aux hôpitaux, aux fabriques des églises ; la nation, en recevant le prix de ces ventes, se rendrait res- ponsable envers ces divers établissements de l'intérêt des capitaux sur le pied qui aurait été réglé.
      ...ommanderies soient obligés de maintenir les baux de leurs prédécesseurs, à moins qu'il n'y eût lésion du quart au quint. ou commanderies soient obligés de maintenir les baux de leurs prédécesseurs, à moins qu'il n'y eût lésion du quart au quint.
      p Que les ordonnances concernant.les titres et qualités soient exécutées; p Que les ordonnances concernant.les titres et qualités soient exécutées;
      4° Que les prêts faits aUx militaires, mineurs de ...
      ...chefs de corps, soient dé- clarés nuls, et que les prêteurs puissent en outre
      4° Que les prêts faits aUx militaires, mineurs de vingt pinq ans,sans l'agrément despère, mère, tu- teur ou curateur, ou des chefs de corps, soient dé- clarés nuls, et que les prêteurs puissent en outre
      3° Que Sa Majesté daigne rétablir les troupes de sa maison. 3° Que Sa Majesté daigne rétablir les troupes de sa maison.

      Bailliage d'alençon

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      . Arrêter que les députés s'occuperont ensuite, et avant de consentir aucun impôt, du rétablissement de la constitution de l'Etat, qu'ils poseront...
      ...ondamental, qu'au roi seul appartiendra la souveraine puissance pour gouverner d'après les lois suivant la maxime fon- damentale, lex fit consensu populi et constitutione Régis, et exercer le pouvoir exécutif dans toute son étendue ; qu'à la nation seule appartient le droit d'octroyer les impôts, de déterminer le mode de leur recouvrement, la forme de leur réparti- tion, d'autoriser les emprunts et d'en assurer les hypothèques.
      . Arrêter que les députés s'occuperont ensuite, et avant de consentir aucun impôt, du rétablissement de la constitution de l'Etat, qu'ils poseront pour principe fondamental, qu'au roi seul appartiendra la souveraine puissance pour gouverner d'après les lois suivant la maxime fon- damentale, lex fit consensu populi et constitutione Régis, et exercer le pouvoir exécutif dans toute son étendue ; qu'à la nation seule appartient le droit d'octroyer les impôts, de déterminer le mode de leur recouvrement, la forme de leur réparti- tion, d'autoriser les emprunts et d'en assurer les hypothèques.
      Approuvé par l'assemblée et signé De Courteilles. De Bursard. Châte...
      ...Gautier. Fromont. Yvert de Saint-Aubin. Le vicomte Le Veneur. Le Rouillier des Loges. LaFoumière de la Ferrière. Le Roi du Cercueil. La Mondière. L'abbé de Vaugui- mont. Cohardon, La Naye de Barre. Morel Daché. Morel Descu...
      .... Vicom te Doilliamson. Sain t-Agnan de la Bourdonnière. Thibout de Touvoye. Villi...
      ...sin de Foutenay. Mouton de Bois Deffre. Du Cassel. De La Martinière. Du- mesnil Hatou fils. Chevalier de Villie...
      ... lant. Neveu de Champrel. De Boulmaire. Du BourgueuiL Chevalier au flavs. De Mésange du Gas. Château-Thierry Dubreuil. Regnier fils. Du- fresne de la Guerre. Davoust. Quillet de La Marti- nière. La Fournerie de Boisgency. De Barville. La Haye de Gourdevesque. Des Moutils delaM...
      ...nay. Guiroult de Bois- Gervais. Pottier du Fougeray. Bèné. du Mellanger. François de'Pont-Chalons. Ch...
      ... officier de Viennois. Drouard. Bordin. Du Pont du Quesney. Le Roi du Bourg. Chevalier de Fontaine. La Roussardiêre. Marsillac. Quigny. Cheval...
      ...rdin. Launay Cochet. Château-Thierry de la Dépenserie.]\ Chevalier du Plessis. Brunet de la Gibaudière. Fromont De Mainxé. Frotté. ...
      ...é. Regnier père. Baron Dumesnil Durand. La Pallu Collandou. Dachemin, seigneur Daverne. Paulmier de la Livardière. De RioUlt. Desmontis, colon...
      ...nouard. De Man- noury Daubry Dectot. De La Brunnetière. Vaumel Denneval. *Le Prévôt de la Porte. Bras de Fer de Maudeville. De Margeot. Vicomte Du- mesnil Du-
      Approuvé par l'assemblée et signé De Courteilles. De Bursard. Château-Thierry. DupôrcheDumesnil- Natou. Brossin Dumesnil de Saint-Louis. De Saint- Didier. Noloré. Buffeton. Marquis de Bouvoust. Brul- lemail. De Coulonge. De Bois Gautier. Fromont. Yvert de Saint-Aubin. Le vicomte Le Veneur. Le Rouillier des Loges. LaFoumière de la Ferrière. Le Roi du Cercueil. La Mondière. L'abbé de Vaugui- mont. Cohardon, La Naye de Barre. Morel Daché. Morel Descures. Moloré de Fresnaux. Mésange de Martel. De Morey. Vicom te Doilliamson. Sain t-Agnan de la Bourdonnière. Thibout de Touvoye. Villiers de Halou. Valois de Saint-Léonard. Saint-Agnan de Beaufay. De Glatigny. Bouv...
      ... Duples- sis. De Tilly, sénéchal d'épée, Jambou de Saint- Cyr. De Récal. De Brossin de Foutenay. Mouton de Bois Deffre. Du Cassel. De La Martinière. Du- mesnil Hatou fils. Chevalier de Villiers. De No- lant. Neveu de Champrel. De Boulmaire. Du BourgueuiL Chevalier au flavs. De Mésange du Gas. Château-Thierry Dubreuil. Regnier fils. Du- fresne de la Guerre. Davoust. Quillet de La Marti- nière. La Fournerie de Boisgency. De Barville. La Haye de Gourdevesque. Des Moutils delaMou- randière. Tessier de Launay. Guiroult de Bois- Gervais. Pottier du Fougeray. Bèné. du Mellanger. François de'Pont-Chalons. Chevalier de Bois Deffre. Regnier, officier de Viennois. Drouard. Bordin. Du Pont du Quesney. Le Roi du Bourg. Chevalier de Fontaine. La Roussardiêre. Marsillac. Quigny. Chevalier de Château-Thierry. Launay Dujardin. Launay Cochet. Château-Thierry de la Dépenserie.]\ Chevalier du Plessis. Brunet de la Gibaudière. Fromont De Mainxé. Frotté. Brossard. Chevalier Sévin. Jupille. Bordin. De Belle-Isle. Pont Châlons, l'aîné. Regnier père. Baron Dumesnil Durand. La Pallu Collandou. Dachemin, seigneur Daverne. Paulmier de la Livardière. De RioUlt. Desmontis, colonel de cavalerie. Berlin. Regnouard. De Man- noury Daubry Dectot. De La Brunnetière. Vaumel Denneval. *Le Prévôt de la Porte. Bras de Fer de Maudeville. De Margeot. Vicomte Du- mesnil Du-
      Art. 2. Que la puissance judiciaire ne pourra être exercée qii'au nom du roi par les tribunaux, qui doivent être fixes et invariables. Art. 2. Que la puissance judiciaire ne pourra être exercée qii'au nom du roi par les tribunaux, qui doivent être fixes et invariables.
      .... Qu'il soit insisté sur l'insuffisance du nombre des députés de la province de Normandie en proportion de sa population et du montant des impôts qu'elle supporte. Art. 2. Qu'il soit insisté sur l'insuffisance du nombre des députés de la province de Normandie en proportion de sa population et du montant des impôts qu'elle supporte.
      Fait et arrêté à Àlençon, en l'assemblée de la noblesse, le 28 mars 17Ô9. Fait et arrêté à Àlençon, en l'assemblée de la noblesse, le 28 mars 17Ô9.
      ...a- que paroisse, qui soient choisis par la communauté et qui soient chargés de décider souverainement toutes les contestations relatives aux simples rixes, aux dommages des bestiaux, et aux légères usurpations foncières ; le tout jusgu à la concur- rence de cinquante livres en pr...
      ...e leur juridiction puisse s'étendre sur la personne ou les biens des nobles.
      7° Qu'il soit établi des juges de paix dans cha- que paroisse, qui soient choisis par la communauté et qui soient chargés de décider souverainement toutes les contestations relatives aux simples rixes, aux dommages des bestiaux, et aux légères usurpations foncières ; le tout jusgu à la concur- rence de cinquante livres en principal, sans néan- moins que leur juridiction puisse s'étendre sur la personne ou les biens des nobles.
      ...Qu'aucunes cours de judicature n'auront à l'avenir le droit de vérifier et modifier les lois, mais seulement celui d'arrêter et juger toutes in- fractions qui y seraient faites et de s'opposer à l'exécution des lois non avouées" par la nation ainsi qu'à la levée de tous impôts après le temps fixé pour leur perception. Art. 3. Qu'aucunes cours de judicature n'auront à l'avenir le droit de vérifier et modifier les lois, mais seulement celui d'arrêter et juger toutes in- fractions qui y seraient faites et de s'opposer à l'exécution des lois non avouées" par la nation ainsi qu'à la levée de tous impôts après le temps fixé pour leur perception.
      6° Que le régime suivi dans l'instruction de la jeunesse, soit pris en considération, et à l'effet d'être amélioré autant qu'il se... 6° Que le régime suivi dans l'instruction de la jeunesse, soit pris en considération, et à l'effet d'être amélioré autant qu'il sera possible.
      5° Que, suivant la promesse de Sa Majesté, l'état de toutes les pensions et de tous les traitements soit rendu public, et que les traitements des per- sonnes attachées à la cour, ainsi que ceux des gouverneurs de... 5° Que, suivant la promesse de Sa Majesté, l'état de toutes les pensions et de tous les traitements soit rendu public, et que les traitements des per- sonnes attachées à la cour, ainsi que ceux des gouverneurs des provinces, soient réduits.
      Signés Le marquis de Courtomer. Le marquis de Ray. Le marquis de Sainte-Croix. Le vicomte de Chambray. Le Grand de la Pittière. De Chande- bois. De Ségrie. L...
      ... Beaurepaire de Louvagny. De Lescalles. Le chevalier de La Roque. De La Servière. De Marescot. Mallard de Menneville, commissaires rédacteurs du cahier.
      Signés Le marquis de Courtomer. Le marquis de Ray. Le marquis de Sainte-Croix. Le vicomte de Chambray. Le Grand de la Pittière. De Chande- bois. De Ségrie. L'abbé de Bazoche. De Beaurepaire de Louvagny. De Lescalles. Le chevalier de La Roque. De La Servière. De Marescot. Mallard de Menneville, commissaires rédacteurs du cahier.
      ...y. Marquis Daverne. Dé CQrday. Darmont. Le chevalier Frère de Maisons. Chevalier de Saint-Front. Du Bayent, Héhard des Hautesnoes. Douénel. Le Baux Landais. Carpentier Sainte-Honorin...
      ... de Lespinasse. De Monchauvel. Comte de la Pallu. Desrotours. Le Fèvre de Graffard. Geutier de Meuilvall...
      ... De Guerpel. Fontaine de Court de Hard. La Houssay. Gautier de Saint-Bazile. De Frotté. La Houssaye Duplessis. Varrin. De Grisonni...
      ...! Des Douyts. Brétinière de Courteilte. Le Corn u Gorboyer. Dépinai Saint-Luc. Gouyer de Petite-Ville. Samt- Agnan de Chalvrignv. La Roque de Monteille. Le Grand du Sauchet. Le chevalier de Foulque. Du Moucheron de la Bretinière. Agis de Saint-Denis. De La Chapelle. Le Bellier de Villiers. Chevalier Décatay....
      rand. Dorville de Villiers. Marchausi de Leuvagny. Duburre. Guyon de Gorday. Marquis Daverne. Dé CQrday. Darmont. Le chevalier Frère de Maisons. Chevalier de Saint-Front. Du Bayent, Héhard des Hautesnoes. Douénel. Le Baux Landais. Carpentier Sainte-Honorine. Gilbert, seigneur d'Haleine. Che- valier de Lespinasse. De Monchauvel. Comte de la Pallu. Desrotours. Le Fèvre de Graffard. Geutier de Meuilvalle. Damtignac. Lambert Derbigny. De Guerpel. Fontaine de Court de Hard. La Houssay. Gautier de Saint-Bazile. De Frotté. La Houssaye Duplessis. Varrin. De Grisonnière. Petit de Serau. Brossard de laChénaye. DuHays Dumesnil. Gaston de Brossard de Chambois. Gouier. De Guerpet fils. Dumoulin de Tercé. Chevalier des Diguerres! Des Douyts. Brétinière de Courteilte. Le Corn u Gorboyer. Dépinai Saint-Luc. Gouyer de Petite-Ville. Samt- Agnan de Chalvrignv. La Roque de Monteille. Le Grand du Sauchet. Le chevalier de Foulque. Du Moucheron de la Bretinière. Agis de Saint-Denis. De La Chapelle. Le Bellier de Villiers. Chevalier Décatay. De Sevin.
      ...l'on votera aux Etats généraux par tête et non par ordre, et qu'en aucun cas l'ordre du tiers-état ne soit assujettiaux pos- tu... Demander avant tout que l'on votera aux Etats généraux par tête et non par ordre, et qu'en aucun cas l'ordre du tiers-état ne soit assujettiaux pos- tures humiliantes qu'on lui avait précédemment imposées notamment en mil six cent ...
      ...t en cour de Rome, soient délivrées par les évêques diocésains ; que les annates soient abolies, et le concordat abrogé. 8° Que toutes dispenses pour lesquelles on se pourvoit en cour de Rome, soient délivrées par les évêques diocésains ; que les annates soient abolies, et le concordat abrogé.
      ...s, doléances6, remontrances que l'ordre du tiers-état du bailliage d'alençon a arrêté devoir être porté a l'assemblée des états généraux (1). des plaintes, doléances6, remontrances que l'ordre du tiers-état du bailliage d'alençon a arrêté devoir être porté a l'assemblée des états généraux (1).
      Art. 4. Que la nation s'assemblera à des épo- Art. 4. Que la nation s'assemblera à des épo-
      chapitre premier et préliminaire. chapitre premier et préliminaire.
      être punis dans le cas où les prêts seraient usu- raires. être punis dans le cas où les prêts seraient usu- raires.
      ...uis de Vrigny, grand bailli, président. Le Carpentier de Chailloué, secrétaire. De Vauquelin, marquis de Vrigny, grand bailli, président. Le Carpentier de Chailloué, secrétaire.
      De Vauquelin , marquis de Vrigny. Le Car- pentier de Chailloué, conseiller a... De Vauquelin , marquis de Vrigny. Le Car- pentier de Chailloué, conseiller au Parlement de Normandie.

      Bailliage d'alençon

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      Art. 4. Que le délit seul et non le rang du cou- pable décide la peine et qu'on anéantisse pour la famille et pour les enfants les. effets résultant du préjugé des peines infamantes. Art. 4. Que le délit seul et non le rang du cou- pable décide la peine et qu'on anéantisse pour la famille et pour les enfants les. effets résultant du préjugé des peines infamantes.
      dans les cas autorisés par les lois du royaume, ou bien par ordre du roi ; que dans ce dernier cas, l'indivi...
      ...it remis dans vingt- quatre heures dans la prison du lieu public où il sera arrêté ou dans la plus voisine, et que s'il est arrêté pour aucun cas pour...
      ... traduit devant un autre juge que celui du lieu, il soif transféré sans délai dans les prisons du juge devant lequel il devait être traduit, et que l'accu- sation qui donne lieu à la détention soit formée dans les trois jours de l'arrivée du détenu dans la- dite prison.
      dans les cas autorisés par les lois du royaume, ou bien par ordre du roi ; que dans ce dernier cas, l'individu qui sera arrêté soit remis dans vingt- quatre heures dans la prison du lieu public où il sera arrêté ou dans la plus voisine, et que s'il est arrêté pour aucun cas pour lequel il doive être traduit devant un autre juge que celui du lieu, il soif transféré sans délai dans les prisons du juge devant lequel il devait être traduit, et que l'accu- sation qui donne lieu à la détention soit formée dans les trois jours de l'arrivée du détenu dans la- dite prison.
      Art. 2. Que par la suite du même principe on demandea que les places de maires et échevins qui été ont érigées en charge deviennent électives, et qu'il soit fait une réforme dans les lois concer nant les municipalités, auxquelles d'ailleurs sera jointe la police des villes. Art. 2. Que par la suite du même principe on demandea que les places de maires et échevins qui été ont érigées en charge deviennent électives, et qu'il soit fait une réforme dans les lois concer nant les municipalités, auxquelles d'ailleurs sera jointe la police des villes.
      ...ue pour l'administration des provinces, le maintien de leurs chartes, lois, coutumes et usages en tant qu'ils ne seraient pas contraires au bien général, il sera établi dans le centre de chacune d'elles des Etats particuliers dont la forme et les pouvoirs, ainsi que ceux de leurs commi... Art. 5. Que pour l'administration des provinces, le maintien de leurs chartes, lois, coutumes et usages en tant qu'ils ne seraient pas contraires au bien général, il sera établi dans le centre de chacune d'elles des Etats particuliers dont la forme et les pouvoirs, ainsi que ceux de leurs commis- sions intermédiaires, seront déterminés par l'as- semblée des Etats généraux.
      Art. 7. La nation ayant intérêt d'être avertie de ...
      ...ux principes constitutifs ou intéresser le bien public, il a été arrêté qu'on demandera, la suppression des cen- seurs et la liberté de la presse.
      Art. 7. La nation ayant intérêt d'être avertie de tout ce qui pourrait porter atteinte aux principes constitutifs ou intéresser le bien public, il a été arrêté qu'on demandera, la suppression des cen- seurs et la liberté de la presse.
      Art. 9. Que les ministres demeureront respon- sables envers le roi de leur gestion et qu'il sera porté une loi solennelle pour déterminer la forme, l'exercice et les effets de cette responsabilité. Art. 9. Que les ministres demeureront respon- sables envers le roi de leur gestion et qu'il sera porté une loi solennelle pour déterminer la forme, l'exercice et les effets de cette responsabilité.
      ...r celle faite des enrôlements forcés de la milice, et des clas- ses de mariné, que les Etats généraux s'occupe- ront de l'exam...
      ...raitements trop avilissants exercés sur le soldat français, dont d'ailleurs il faut améliorer le sort et augmenter la paye.
      Art. 1Q. Qu'il sera pourvu au recrutement des troupes par une autre voie que par celle faite des enrôlements forcés de la milice, et des clas- ses de mariné, que les Etats généraux s'occupe- ront de l'examen des ordonnances militaires ac- tuellement subsistantes, quant aux traitements trop avilissants exercés sur le soldat français, dont d'ailleurs il faut améliorer le sort et augmenter la paye.
      ...ucun juge ne puisse être établi que par le suffrage des citoyens, dont l'élection sera confirmée par le roi, et qu'à cet effet l'abolition de la vénalité des charges de judicature sera... Art. 1. Qu'aucun juge ne puisse être établi que par le suffrage des citoyens, dont l'élection sera confirmée par le roi, et qu'à cet effet l'abolition de la vénalité des charges de judicature sera, de- mandée anx conditions néanmoins d'un rembour- sement préalable.
      Art, 8. Qu'on demandera : 1° La suppression des hautes justices : 2° qu'on circonscrira les bail- liages de proche en proche par paroisse et non par fief, en leur attribuant juridi...
      ...ribuera aux municipalités des paroisses le pouvoir de juger gratuitement et en dernier ressort jusqu'à cinquante livres les questions de fait telles que dommages et entre- prises par le voisin sur le terrain d'un autre.
      Art, 8. Qu'on demandera : 1° La suppression des hautes justices : 2° qu'on circonscrira les bail- liages de proche en proche par paroisse et non par fief, en leur attribuant juridiction sou- veraine ; 3° qu'il n'y aura plus que deux degrés de juridiction ; 4° qu'on attribuera aux municipalités des paroisses le pouvoir de juger gratuitement et en dernier ressort jusqu'à cinquante livres les questions de fait telles que dommages et entre- prises par le voisin sur le terrain d'un autre.
      Art. 3. On demandera que dans la procédure criminelle l'accusé ait autant de moyens de se justifier qu'il y en a pour le convaincre, qu'il ait la liberté de prendre un conseil au moins après le premier interrogatoire, que l'instruction soit pu- blique, et que le code pénal soit ramené à des principes conformes à nos mœurs. Art. 3. On demandera que dans la procédure criminelle l'accusé ait autant de moyens de se justifier qu'il y en a pour le convaincre, qu'il ait la liberté de prendre un conseil au moins après le premier interrogatoire, que l'instruction soit pu- blique, et que le code pénal soit ramené à des principes conformes à nos mœurs.
      Art. 3. Que l'on demandera également la sup- pression des offices des huissiers...
      ...celle des receveurs des consi- gnations et commissaires aux saisies réelles et celles des procureurs, sauf à y être pourvu.
      Art. 3. Que l'on demandera également la sup- pression des offices des huissiers, priseurs-ven- deurs, ainsi que celle des receveurs des consi- gnations et commissaires aux saisies réelles et celles des procureurs, sauf à y être pourvu.
      Art. 5. Que la liberté personnelle et individuelle soit mise à l'abri de touteespèce d'atteinte -, qu'...
      ...ce aucun individu ne puisse être arrêté et détenu si ce n'est par ordre de la justice ou
      Art. 5. Que la liberté personnelle et individuelle soit mise à l'abri de touteespèce d'atteinte -, qu'en conséquence aucun individu ne puisse être arrêté et détenu si ce n'est par ordre de la justice ou
      Art. 7. Qu'il n'y ait plus que les juges; établis par la loi nationale qui puissent connaître des con- testations relatives aux impôts, et que toute évo- cation au conseil soit r... Art. 7. Qu'il n'y ait plus que les juges; établis par la loi nationale qui puissent connaître des con- testations relatives aux impôts, et que toute évo- cation au conseil soit révoquée.
      Objets relatifs à la procédure civile et criminelle. Objets relatifs à la procédure civile et criminelle.
      . Arrêté que l'on demandera la réforme de la procédure tant civile que criminelle, et que, s'il est possible, l'usage des jurés soit rétabli; qu'on simplifiera les formes de l'une comme de 1 autre, afin que les justiciables puissent obtenir une justice prompte et moins dispendieuse. . Arrêté que l'on demandera la réforme de la procédure tant civile que criminelle, et que, s'il est possible, l'usage des jurés soit rétabli; qu'on simplifiera les formes de l'une comme de 1 autre, afin que les justiciables puissent obtenir une justice prompte et moins dispendieuse.
      ...u'aucun citoyen ne puisse être distrait du tribunal de son juge naturel pour être ...
      ...ndera donc l'abolition, des commissions et committimus des évocations ainsi que des privilèges du sceau du Châtelet, de celui des universités, et de toutes lettres de gardes gardiennes.
      Art. 4. Qu'aucun citoyen ne puisse être distrait du tribunal de son juge naturel pour être traduit devant un autre juge ; que l'on demandera donc l'abolition, des commissions et committimus des évocations ainsi que des privilèges du sceau du Châtelet, de celui des universités, et de toutes lettres de gardes gardiennes.
      ques fixes et dans une forme invariable et déter- minée. de manière que le tiers-état y soit en nombre au moins égal à celui des deux autres ordres, pour redresser les abus qui pourrait t s'être glissés dans l'administration, accorder les subsides nécessaires à l'Etat qui ue pourront être octroyés que pour un temps fixe , et pendant l'intervalle d'une tenue des Etats à l'autre, après lequel temps ils cessero... ques fixes et dans une forme invariable et déter- minée. de manière que le tiers-état y soit en nombre au moins égal à celui des deux autres ordres, pour redresser les abus qui pourrait t s'être glissés dans l'administration, accorder les subsides nécessaires à l'Etat qui ue pourront être octroyés que pour un temps fixe , et pendant l'intervalle d'une tenue des Etats à l'autre, après lequel temps ils cesseront de plein droit.
      ... 6. Que tout juge puisse être cité s'il a pré- variqué dans ses fonctions, mais qu'il ne sort pas traduit devant le tribunal dont il est membre, et que celui qui se rendra sa partie puisse, concur- remment avec lui, choisir le tribunal, parce que dans le cas où ils ne s'accorderaient pas, il soit traduit de droit devant le, tribunal égal le plus prochain. Art. 6. Que tout juge puisse être cité s'il a pré- variqué dans ses fonctions, mais qu'il ne sort pas traduit devant le tribunal dont il est membre, et que celui qui se rendra sa partie puisse, concur- remment avec lui, choisir le tribunal, parce que dans le cas où ils ne s'accorderaient pas, il soit traduit de droit devant le, tribunal égal le plus prochain.
      Art. 2. Que les procès appointés seront rappor- tés en présence des parties et de leurs conseils jusqu'à l'ouverture des opinions ; on demandera le rétablissement des adjoints aux enquêtes et inter- rogatoires, tant en matière civi... Art. 2. Que les procès appointés seront rappor- tés en présence des parties et de leurs conseils jusqu'à l'ouverture des opinions ; on demandera le rétablissement des adjoints aux enquêtes et inter- rogatoires, tant en matière civile que criminelle.
      ...Arrêté que l'on demandera pour l'avenir et par tous les moyens possibles un dédommage- ment en faveur de l'innocent accusé mal à propos. Art. 5. Arrêté que l'on demandera pour l'avenir et par tous les moyens possibles un dédommage- ment en faveur de l'innocent accusé mal à propos.
      . Que la nation ayant le droit d'octrover . Que la nation ayant le droit d'octrover
      ...'il ne sera fait aucune altération dans les monnaies et qu'il n'y sera suppléé par aucune inven... Art. 8. Qu'il ne sera fait aucune altération dans les monnaies et qu'il n'y sera suppléé par aucune invention nouvelle comme papier monnaie ou au- trement.
      Objets relatifs à la législation. Objets relatifs à la législation.
      ...ns frais aux institutions de tu- telles et inventaire des effets des mineurs dont les. pères ne supportaient pas vingt livres... Art. 9. Qu'il soit demandé une loi par laquelle il sera pourvu sans frais aux institutions de tu- telles et inventaire des effets des mineurs dont les. pères ne supportaient pas vingt livres d'impo- sition.
      Art. 6. Que les prisons civiles soient distinctes des prisons criminelles, que les unes et les autres soient aussi saines que sûres. Art. 6. Que les prisons civiles soient distinctes des prisons criminelles, que les unes et les autres soient aussi saines que sûres.

      Bailliage d'alençon

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      Art. 5. Que les impôts soient réduits au plus petit nombre possible, et qu'ils soient répartis entre les provinces, les districts et les communau- tés selon leur force de tous genres, en sorte qu'au- cune partie du territoire du royaume ni aucune classe de la société ne puisse se soustraire à la contribution qu'elle doit supporter. Art. 5. Que les impôts soient réduits au plus petit nombre possible, et qu'ils soient répartis entre les provinces, les districts et les communau- tés selon leur force de tous genres, en sorte qu'au- cune partie du territoire du royaume ni aucune classe de la société ne puisse se soustraire à la contribution qu'elle doit supporter.
      Art. 3. Demander qu'il s0it poubvu par les Etats généraux, de l'agrément et sous l'autorité du sei- gneur roi, à faire toutes lès suppressions et réduc- tions que sérotittrôuvées praticables dans les diffé- rents départements de la dépense publique et à fixer* autant qu'il sera possible, les fonds qu'ils conviendra d'assigner à chaque département. Art. 3. Demander qu'il s0it poubvu par les Etats généraux, de l'agrément et sous l'autorité du sei- gneur roi, à faire toutes lès suppressions et réduc- tions que sérotittrôuvées praticables dans les diffé- rents départements de la dépense publique et à fixer* autant qu'il sera possible, les fonds qu'ils conviendra d'assigner à chaque département.
      ...rt. 7. Que l'on demandera avec instance la suppression des abbayes en commande et autres bénéfices simples à collation royale Ou ecclésias- tique, la suppression par extinction des maisons religieuses qui possèdent des biens immenses, et si l'extinction totale ne paraît pas devoir être accordée, que l'on obtienne au moins la réunion de plusieurs maisons opulentes; que les deniers qUi proviendront de l'aliénation dé ces différents objets soient employés à l'acquit des dettes du clergé, et aux différents établissements de charité, et que leS lois contre la pluralité deS bénéfices soient remisés ... Art. 7. Que l'on demandera avec instance la suppression des abbayes en commande et autres bénéfices simples à collation royale Ou ecclésias- tique, la suppression par extinction des maisons religieuses qui possèdent des biens immenses, et si l'extinction totale ne paraît pas devoir être accordée, que l'on obtienne au moins la réunion de plusieurs maisons opulentes; que les deniers qUi proviendront de l'aliénation dé ces différents objets soient employés à l'acquit des dettes du clergé, et aux différents établissements de charité, et que leS lois contre la pluralité deS bénéfices soient remisés en vigueur.
      les impôts ; les Etats généraux en régleront la ré- partitio'n, la forme deTeur perception et les moyens d'en verser les fonds dans les coffres du roi. les impôts ; les Etats généraux en régleront la ré- partitio'n, la forme deTeur perception et les moyens d'en verser les fonds dans les coffres du roi.
      Art. 8. Que le droit de itéport sur les bénéfices cures, soit aboli, que tous les bénéfices enpâtro- nage ecclésiastique soient, à l'avenir, en chaque diocèse, lethplis par des ecclésiastiques du même diocèse, sauf toutefois le droit des gradués; que toutes les expéditions bénéficiâtes en cours de Rome soient abolies ainsi due les dispenses, bulles et autres expéditions qui s'obtiennent en cour 1 pour les bénéfices appelés coûsistoriaux, et qu'il Art. 8. Que le droit de itéport sur les bénéfices cures, soit aboli, que tous les bénéfices enpâtro- nage ecclésiastique soient, à l'avenir, en chaque diocèse, lethplis par des ecclésiastiques du même diocèse, sauf toutefois le droit des gradués; que toutes les expéditions bénéficiâtes en cours de Rome soient abolies ainsi due les dispenses, bulles et autres expéditions qui s'obtiennent en cour 1 pour les bénéfices appelés coûsistoriaux, et qu'il
      Art 2. Que toU6 les impôts actuels, sous quelque dénomination qu'ils soient connus et désignés, soient supprimés* mémo ceux qui sont perçus sur toutes les parties du commerce et deB manufac- tures* le treizième perçu pat- le roi pour les droits d'échange, les droits de franc-fief, de centième denier et tous péages ; qu'il en soit substitué u...
      ... concession nouvelle de ceux qui seront les plus faciles et les moins dispendieux à répartir, mais que les aides, gabelles et tabac ne puissent être rétablis.
      Art 2. Que toU6 les impôts actuels, sous quelque dénomination qu'ils soient connus et désignés, soient supprimés* mémo ceux qui sont perçus sur toutes les parties du commerce et deB manufac- tures* le treizième perçu pat- le roi pour les droits d'échange, les droits de franc-fief, de centième denier et tous péages ; qu'il en soit substitué un nouveau* ou s'il est possible, de n'eu créer qu'un; que tous ces impôts soient remplacés par une concession nouvelle de ceux qui seront les plus faciles et les moins dispendieux à répartir, mais que les aides, gabelles et tabac ne puissent être rétablis.
      Art. 3. QUe la loi des impôts ne puisse plus admettre aucun effét rétroactif, et que le percep- teur des deniers royaux ne puisse plus troubler le contribuable après des temps reculés; q...
      ...oit concilié aVec celui des villes, que la faveur due au commerce soit prise en co...
      ...avec celle que méritent l'agricul- ture et les propriétés foncières. Que l'impôt soit dorénavant proportionné à la valeur des objets sur lesquels il sera assis, enfin que la loi des im- pôts soit aussi claire que précise, qu'elle soit a la portée de l'homme le plus ordinaire, que les formes soient aussi simples que celles prescrites aux juges consuls* et que les contestations sur cette matière ne puissent plus désormais être portées que par-devant les tribunaux établis par Jes lois publique...
      Art. 3. QUe la loi des impôts ne puisse plus admettre aucun effét rétroactif, et que le percep- teur des deniers royaux ne puisse plus troubler le contribuable après des temps reculés; que l'in- térêt des cani pagnes soit concilié aVec celui des villes, que la faveur due au commerce soit prise en considération avec celle que méritent l'agricul- ture et les propriétés foncières. Que l'impôt soit dorénavant proportionné à la valeur des objets sur lesquels il sera assis, enfin que la loi des im- pôts soit aussi claire que précise, qu'elle soit a la portée de l'homme le plus ordinaire, que les formes soient aussi simples que celles prescrites aux juges consuls* et que les contestations sur cette matière ne puissent plus désormais être portées que par-devant les tribunaux établis par Jes lois publiques nationales.
      ...insi que ie montant dé ses besoins, que les capitaux des rentes ne seront consolidés qu'a- près avoir obtenu la modération des intérêts usuraires, que léB titres des pensions, traitements et gratifications seront examinés, et ceux qui paraîtront exorbitants seront réduits, qu'on de- mandera la suppression de toutes les pensions qui n'otlt pour titré que le crédit, la faveur et deS usages reconnus abusifs; quotité, ainsi que ie montant dé ses besoins, que les capitaux des rentes ne seront consolidés qu'a- près avoir obtenu la modération des intérêts usuraires, que léB titres des pensions, traitements et gratifications seront examinés, et ceux qui paraîtront exorbitants seront réduits, qu'on de- mandera la suppression de toutes les pensions qui n'otlt pour titré que le crédit, la faveur et deS usages reconnus abusifs;
      Art. 5; Que les prittces et apanagistes soient également suppliés de vouloir bien faire à une nation* qui, par ses hommages pour leur vertu, mérite leur bienveillance, la remise dé tous ceux des domaines composant leur apanage qu'ils ne jugeront pas à prôpos de conserver, et d'accepter, ett compensation desdits domaines* tels revenus sur le trésor national^ que dans leur générosi... Art. 5; Que les prittces et apanagistes soient également suppliés de vouloir bien faire à une nation* qui, par ses hommages pour leur vertu, mérite leur bienveillance, la remise dé tous ceux des domaines composant leur apanage qu'ils ne jugeront pas à prôpos de conserver, et d'accepter, ett compensation desdits domaines* tels revenus sur le trésor national^ que dans leur générosité patriotique ils jugeront convenable d'assigner.
      Art. 4, Qu'il soit reconnu comme maxime du droit national que les ecclésiastiques * les nobles et les autres privilégiés étant hommes et citoyens avant d'être privilégiés* il est juste qu'ils sup- portent, conjointement avec les citoyensnouprivi- légiés, dans une parfaite égalité et chacun en pro- portion de sa fortune et pour toujours, les impôts et charges publics, sans aucunes exemptions pécuniaires quelconques et saris aucune distinc tion* ët dans le cas où cette maxime tie serait pas reconnue par les ordres privilégiés, les députés du tiers-état ne pourront consentir aucun ... Art. 4, Qu'il soit reconnu comme maxime du droit national que les ecclésiastiques * les nobles et les autres privilégiés étant hommes et citoyens avant d'être privilégiés* il est juste qu'ils sup- portent, conjointement avec les citoyensnouprivi- légiés, dans une parfaite égalité et chacun en pro- portion de sa fortune et pour toujours, les impôts et charges publics, sans aucunes exemptions pécuniaires quelconques et saris aucune distinc tion* ët dans le cas où cette maxime tie serait pas reconnue par les ordres privilégiés, les députés du tiers-état ne pourront consentir aucun impôt.
      ...u'avant de consentir aucune imposition, les députés prendront une connaissance exacte de l'état des finances ; qu'ils constateront, le montant du déficit; qu'ils ne pourront sanctionner les dettes de l'Etat qu'après en avoir connu la nature, la Art. 1. Qu'avant de consentir aucune imposition, les députés prendront une connaissance exacte de l'état des finances ; qu'ils constateront, le montant du déficit; qu'ils ne pourront sanctionner les dettes de l'Etat qu'après en avoir connu la nature, la
      Arti 2. QUe le seigneur roi sera supplié de faire connaître aux Etats généraux quelle est la somme qu'il destine anhuellement aux dépenses qu'exigent, avec la splendeur convenable au monarque de l'e...
      ...guste compagne, toute Sa famille rôyale et toUS les départements de leur maisoh;
      Arti 2. QUe le seigneur roi sera supplié de faire connaître aux Etats généraux quelle est la somme qu'il destine anhuellement aux dépenses qu'exigent, avec la splendeur convenable au monarque de l'empire français* sa personne sacrée, celle de soti auguste compagne, toute Sa famille rôyale et toUS les départements de leur maisoh;
      Art. 6; Qu'à l'effet desdites aliénations, 11 soit préalablement procédé par les Etats provinciaux à la liquidation de tous les engagements des do- maines en chaque province,ainsi qu'à la recherche des échanges et dès engagements faits depuis, dans lesq...
      ...contestations qui pourraient s'é- lever à l'occasion desdites liquidations et vérifica- tions seront portées devant les juges ordinaires, sans que, sous aUcun ...
      Art. 6; Qu'à l'effet desdites aliénations, 11 soit préalablement procédé par les Etats provinciaux à la liquidation de tous les engagements des do- maines en chaque province,ainsi qu'à la recherche des échanges et dès engagements faits depuis, dans lesquels il y aurait une erreur ou lésion, parce que toutes contestations qui pourraient s'é- lever à l'occasion desdites liquidations et vérifica- tions seront portées devant les juges ordinaires, sans que, sous aUcun prétexte, elles puissent être évoquées.
      Art. 6. Que les droits de contrôle, insinuation, centième denier et accessoires qui se perçoivent sur les actes passés devant les notaires* en justice ou sous signature privée, et notamment sur les contrats de mariages et autres actes de famille, ne puissent être établis que sous la condition qu'ils seront réduits et simplifiés. Art. 6. Que les droits de contrôle, insinuation, centième denier et accessoires qui se perçoivent sur les actes passés devant les notaires* en justice ou sous signature privée, et notamment sur les contrats de mariages et autres actes de famille, ne puissent être établis que sous la condition qu'ils seront réduits et simplifiés.
      Art. 4. Que le roi sera supplié dè permettre que, par des commissaires qui seront nommés à cet effet par les Etats de Chaque province, il soit procédé* en telle forme qui sera réglée, à l'alié- nation à perpétuité, et sans rachats, de tous ceux des domaines royaux autres que les forêts, les- quels Sa Majesté ne jugera pas à propos de con- server pour ses Convenances personnelles et celles de sa famille royale; Art. 4. Que le roi sera supplié dè permettre que, par des commissaires qui seront nommés à cet effet par les Etats de Chaque province, il soit procédé* en telle forme qui sera réglée, à l'alié- nation à perpétuité, et sans rachats, de tous ceux des domaines royaux autres que les forêts, les- quels Sa Majesté ne jugera pas à propos de con- server pour ses Convenances personnelles et celles de sa famille royale;
      Art. 7i Que dans chaque province et dans cha- que ville, les receveurs des deniers publics soient chargés d'acquitter sur mandats en forme toutes les créances sur le trésor public des personnes domiciliées dans leur ville' et arrondissement, ainsi que toutes les charges locales. Art. 7i Que dans chaque province et dans cha- que ville, les receveurs des deniers publics soient chargés d'acquitter sur mandats en forme toutes les créances sur le trésor public des personnes domiciliées dans leur ville' et arrondissement, ainsi que toutes les charges locales.
      Objets de réforme et d'économie. Objets de réforme et d'économie.
      chapitre vi. chapitre vi.

      Bailliage d'alençon

      page 719
      Art. 9. Que les Etats généraux s'occuperont des intérêts des décimateUrs et des décitnables et dé- cideront s'ils laisseront subsister les dîmes telles qu'elles existent ou s'ils les remplaceront par une prestation pécuniaire ; qu'en tout état on deman- dera la suppression des dîmes insolites. En con- séquence que les cures dont le revenu est trop modique pour fournir à la subsistance aisée et honnête des curés qui les desservent soient augmentées b même les revenus du clergé, sur lesquels seront également prises'les sommes né- cessaires pour les réparations, réfections et réédi- fications des presbyteres el des... Art. 9. Que les Etats généraux s'occuperont des intérêts des décimateUrs et des décitnables et dé- cideront s'ils laisseront subsister les dîmes telles qu'elles existent ou s'ils les remplaceront par une prestation pécuniaire ; qu'en tout état on deman- dera la suppression des dîmes insolites. En con- séquence que les cures dont le revenu est trop modique pour fournir à la subsistance aisée et honnête des curés qui les desservent soient augmentées b même les revenus du clergé, sur lesquels seront également prises'les sommes né- cessaires pour les réparations, réfections et réédi- fications des presbyteres el des églises.
      Art. 5i Qu'on dèmartdferâ que tous les banque- routiers frauduleux soient sévèrement recherchés et rigoureusement punis* qu'il ne leur soi...
      ... arrêt de sur- séance, lettrés de répit et autres* qu'il leur soit expressément dé...
      ... commerce directement ni indirectement, à moins qu'ils ne soient réhabilités, que...
      ...tés, aU profit de leurs créanciers; que la vérité et la légitimité des pertes, dettes et autres objets de dépenses soient certifiées par les muni- cipalitésdu lieu danslecjuel le failli sera domicilié; qu'au surplus il sera demandé une loi sur la ma- tière du commerce et les principaux du commerce seront consultés.
      Art. 5i Qu'on dèmartdferâ que tous les banque- routiers frauduleux soient sévèrement recherchés et rigoureusement punis* qu'il ne leur soitâccordé • aucun asile privilégié, sauf-conduit, arrêt de sur- séance, lettrés de répit et autres* qu'il leur soit expressément défendu de faire aucun commerce directement ni indirectement, à moins qu'ils ne soient réhabilités, que leurs biens soient vendus sur trois publications, sans décret ou autres formalités, aU profit de leurs créanciers; que la vérité et la légitimité des pertes, dettes et autres objets de dépenses soient certifiées par les muni- cipalitésdu lieu danslecjuel le failli sera domicilié; qu'au surplus il sera demandé une loi sur la ma- tière du commerce et les principaux du commerce seront consultés.
      ...t. 3. Queles*Etats généraux supplieront le roi d'ordonner qu'il ne soit plus nommé aux places de directeur et contrôleur des pdstes aux lettres et messageries* que des personnes notoirement connues et avouées de la nation; qu'en consé- quence lorsqu'une de ces places viendra à Vaquer, il sera présenté par les municipalités du lieu trois personnes, dont une sera choisie par le roi pour la remplir, èt que défenses seront faites à tous directeurs ou préposés de décachet... Art. 3. Queles*Etats généraux supplieront le roi d'ordonner qu'il ne soit plus nommé aux places de directeur et contrôleur des pdstes aux lettres et messageries* que des personnes notoirement connues et avouées de la nation; qu'en consé- quence lorsqu'une de ces places viendra à Vaquer, il sera présenté par les municipalités du lieu trois personnes, dont une sera choisie par le roi pour la remplir, èt que défenses seront faites à tous directeurs ou préposés de décacheter au- cunes lettres soUs prétexte de fraude, qu'en pré- sence des personnes aux...
      ...alité de moulins, de four, de pressoirs et autres soient irrévoca- blement abolis, comme contraires à la liberté na- turelle, et qu'en conséquence le commerce des farines soitrendu parfaitement libre dans l'étendue du royaume seulement, franc de tous droits et dé- gagé de toutes entraves. . Que tous droits de banalité de moulins, de four, de pressoirs et autres soient irrévoca- blement abolis, comme contraires à la liberté na- turelle, et qu'en conséquence le commerce des farines soitrendu parfaitement libre dans l'étendue du royaume seulement, franc de tous droits et dé- gagé de toutes entraves.
      ...il soit représenté que si l'honneur est le père de la noblesse* il,prit naissance dans le sein du tiers-état ; qu'ainsi Sa Majesté sera sup- pliée d'âccorder que dorénavant les dignités ec- r clésiastiques, civiles et militaires seront également conférées au tiers-état, suivant le mérite et sans aucune distinction ; qu'en conséquence toutes les ordonnances contraires seront abrogées. . Qu'il soit représenté que si l'honneur est le père de la noblesse* il,prit naissance dans le sein du tiers-état ; qu'ainsi Sa Majesté sera sup- pliée d'âccorder que dorénavant les dignités ec- r clésiastiques, civiles et militaires seront également conférées au tiers-état, suivant le mérite et sans aucune distinction ; qu'en conséquence toutes les ordonnances contraires seront abrogées.
      Art. 4. Que la défense de bâtir à une demi- lieue des forêts* portée par ...
      ... 1669, sera révoquée comme attentatoire à la liberté et à la propriété des sujets du Roi et nuisible au bien de l'agriculture.
      Art. 4. Que la défense de bâtir à une demi- lieue des forêts* portée par l'ordonnance, de 1669, sera révoquée comme attentatoire à la liberté et à la propriété des sujets du Roi et nuisible au bien de l'agriculture.
      ...corvées soient rendues amor- tissables, et en ce qui concerne les rentes sei gneuriales, chàtnpart, verte, monte et autres droits de cette espèce ; qu'il soit proposé dans les Etats généraux que lès députés des deux premiers ordres seront invités de concourir à régler le taux et la manière en laquelle lesdites rentes et droits, seront rendus racquitables, et que ledit seigneur roi soit supplié de ... Art. 2. Que toutes corvées soient rendues amor- tissables, et en ce qui concerne les rentes sei gneuriales, chàtnpart, verte, monte et autres droits de cette espèce ; qu'il soit proposé dans les Etats généraux que lès députés des deux premiers ordres seront invités de concourir à régler le taux et la manière en laquelle lesdites rentes et droits, seront rendus racquitables, et que ledit seigneur roi soit supplié de rendre cette même loi commune pour ses domaines.
      Art. 3i Que dans tout le royaume tous billets à ordre et lettres de change aient la même échéance sans distinction: Art. 3i Que dans tout le royaume tous billets à ordre et lettres de change aient la même échéance sans distinction:
      ...'il est d'une justice indispensable que le roi daigne révoquer dans tout son royaume, hors de ses plaisirs, la loi oppressive quiaéclare le cerf et la biche gibier royal, et que* hors de l'étendue des plaisirs de Sa Majesté, tout pos- sesseur et cultivateur de terre soit autorisé de tuer et détruire, faire tuer et détruire* dans leurs terres et dans celles qu'ils exploitent,toutes les bétes sauvages qui détruisent et endommagent les productions desdites terres , ainsi que les ' pigeons qui sont le fléau des laboureurs. . Art. 3. Qu'il est d'une justice indispensable que le roi daigne révoquer dans tout son royaume, hors de ses plaisirs, la loi oppressive quiaéclare le cerf et la biche gibier royal, et que* hors de l'étendue des plaisirs de Sa Majesté, tout pos- sesseur et cultivateur de terre soit autorisé de tuer et détruire, faire tuer et détruire* dans leurs terres et dans celles qu'ils exploitent,toutes les bétes sauvages qui détruisent et endommagent les productions desdites terres , ainsi que les ' pigeons qui sont le fléau des laboureurs.
      ...es mesures efficaces pour perfectionner les études , de la médecine, de la chirurgie et pour répandre l'art des accouche- ments dans les provinces, ainsi que pour pré- server le peuple de l'empirisme des charlatans* Art. 2. Qu il soit pris des mesures efficaces pour perfectionner les études , de la médecine, de la chirurgie et pour répandre l'art des accouche- ments dans les provinces, ainsi que pour pré- server le peuple de l'empirisme des charlatans*
      ...Qu'il soit porté Une loi prohibitive de la mendicité et relative au soulagement et à l'em- ploi le plus utile des pauvres de tout genre. Art. 4. Qu'il soit porté Une loi prohibitive de la mendicité et relative au soulagement et à l'em- ploi le plus utile des pauvres de tout genre.
      Art. 6i Provdquer un règlement sur les place- ments d'argent à foiids perdus* et qu'il soit permis de placer l'argent au taux de l'ordonnance, sans aliénation du capital et exigible au terme con- venu. Art. 6i Provdquer un règlement sur les place- ments d'argent à foiids perdus* et qu'il soit permis de placer l'argent au taux de l'ordonnance, sans aliénation du capital et exigible au terme con- venu.
      soit pourvu à tous ces objets suivant la règle de l'ancien droit publio et ecclésiastique de la France. soit pourvu à tous ces objets suivant la règle de l'ancien droit publio et ecclésiastique de la France.
      -Art. 2. Que désormais les inspecteurs du com- merce et des manufactures soient électifs et choisis dans les GOrps des négociants retirés du commerce. -Art. 2. Que désormais les inspecteurs du com- merce et des manufactures soient électifs et choisis dans les GOrps des négociants retirés du commerce.
      Art. 4. Que les Etats généraux s'occupent de la question de savoir s'il est plus utile que préju- diciable de conserver ou de supprimer les maî- trises des arts et métiers, ainsi que tous les autres privilèges exclusifs. Art. 4. Que les Etats généraux s'occupent de la question de savoir s'il est plus utile que préju- diciable de conserver ou de supprimer les maî- trises des arts et métiers, ainsi que tous les autres privilèges exclusifs.
      ...l'exécution des régle- menta concernant la chasse aux chiens courants et la pêche soit ordonnée, et en y ajoutant qu'il soit défendu de chasser dans les enclos et jardins attenant aux habitations. Art. 5é Demander que l'exécution des régle- menta concernant la chasse aux chiens courants et la pêche soit ordonnée, et en y ajoutant qu'il soit défendu de chasser dans les enclos et jardins attenant aux habitations.
      . Que l'on s'occupera de la réforme des abus subsistant dans les universités et des moyens de perfectionner l'instructi... . Que l'on s'occupera de la réforme des abus subsistant dans les universités et des moyens de perfectionner l'instruction publique.
      Art. 5. Que toutes les aliénations faites depuis quarante ans ...
      ...utés des paroisses soit par Sa Majesté, les Princes apanagisles, soit par les possesseurs de fiefs,soient restituées ...
      ...ses comme un secours indispensable pour la culture et amé- lioration de leurs fonds, Comme représentatif en partie des droits seigneuriaux, et que lesdites paroisses soient maintenues dans les usages qui peuvent leur appartenir, soit dans les bois et forêts, soit dans les prairies appartenantes au roi ou aux se...
      Art. 5. Que toutes les aliénations faites depuis quarante ans au préjudice des droits légitimes des communautés des paroisses soit par Sa Majesté, les Princes apanagisles, soit par les possesseurs de fiefs,soient restituées auxdites paroisses comme un secours indispensable pour la culture et amé- lioration de leurs fonds, Comme représentatif en partie des droits seigneuriaux, et que lesdites paroisses soient maintenues dans les usages qui peuvent leur appartenir, soit dans les bois et forêts, soit dans les prairies appartenantes au roi ou aux seigneurs particuliers.
      ...t. 2. Demander au nom de l'humanité que les Etats généraux s'occupent des moyëns de suppri- mer la traite des nègres et de préparer, aussitôt Art. 2. Demander au nom de l'humanité que les Etats généraux s'occupent des moyëns de suppri- mer la traite des nègres et de préparer, aussitôt
      Objets intéressants à tous les ordres. Objets intéressants à tous les ordres.
      Art. 1er. Qu'dii demandera que les barrières soient reculées aux frontière... Art. 1er. Qu'dii demandera que les barrières soient reculées aux frontières de l'Etat.
      Objets relatifs à Vagriculture. Objets relatifs à Vagriculture.

      Bailliage d'alençon

      page 720
      Art. 4. Le comte de Moreton Chabrillant ayant fait remettre à l'assemblée de l'ordre du tiers-état, à la séance du 20 mars, une adresse portée à la nation assemblée à l'occasion de sa destitution par simple lettre ministérielle du commandement qu'il avait du régiment de la Fère, ledit ordre du tiers-état, sans savoir si le comte de Moreton est ou n'est pas coupable, a arrêté que ses dépu- tés aux Etats géné...
      ...tribunal où il puisse se faire entendre et être jugé.
      Art. 4. Le comte de Moreton Chabrillant ayant fait remettre à l'assemblée de l'ordre du tiers-état, à la séance du 20 mars, une adresse portée à la nation assemblée à l'occasion de sa destitution par simple lettre ministérielle du commandement qu'il avait du régiment de la Fère, ledit ordre du tiers-état, sans savoir si le comte de Moreton est ou n'est pas coupable, a arrêté que ses dépu- tés aux Etats généraux interposeront leurs bons offices pour obtenir de Sa Majesté qu'elle daigne accorder au comte de Moreton un tribunal où il puisse se faire entendre et être jugé.
      Art. Ie1'. Arrêté que les députés s'occuperont en- suite du règlement de la constitution de l'Etat, qu'ils poseront...
      ... fondamentaux qu'au roi seul appartient la souveraineté pour gouver- ner suivant les lois, et exercer le pouvoir exécutif dans toute son étendue, qu'à la nation seule ap- partient le droit d'octroyer les impôts, et de déter- miner le mode de leur recouvrement, la forme de leur répartition, d'autoriser les emprunts et d'en assurer les hypothèques.
      Art. Ie1'. Arrêté que les députés s'occuperont en- suite du règlement de la constitution de l'Etat, qu'ils poserontpourprincipes fondamentaux qu'au roi seul appartient la souveraineté pour gouver- ner suivant les lois, et exercer le pouvoir exécutif dans toute son étendue, qu'à la nation seule ap- partient le droit d'octroyer les impôts, et de déter- miner le mode de leur recouvrement, la forme de leur répartition, d'autoriser les emprunts et d'en assurer les hypothèques.
      Art. 8. Que la défense de bâtir à une demi-lieue des forêts portée par l'...
      ...e 1669, sera supprimée, comme contraire à la liberté et à la propriété des sujets du roi et nuisible au bien de l'agriculture.
      Art. 8. Que la défense de bâtir à une demi-lieue des forêts portée par l'ordonnace de 1669, sera supprimée, comme contraire à la liberté et à la propriété des sujets du roi et nuisible au bien de l'agriculture.
      Art. 2. Que la puissance judiciaire ne pourra être exercée qu'au nom du roi, par ses tribunaux, qui doivent être fixes et invariables. Art. 2. Que la puissance judiciaire ne pourra être exercée qu'au nom du roi, par ses tribunaux, qui doivent être fixes et invariables.
      ... 3. Qu'aucune cour de judicature n'aura à l'avenir'le droit de vérifier et modifier les lois, mais seulement celui d'arrêter et juger toutes les infractions qui y seraient faites, et de s'opposer à l'exécution cles lois non avouées par la nation, ainsi qu'à la levée de tous impôts après le temps- fixé pour leur perception, et qui n'auraient pas été renouvelés. Art. 3. Qu'aucune cour de judicature n'aura à l'avenir'le droit de vérifier et modifier les lois, mais seulement celui d'arrêter et juger toutes les infractions qui y seraient faites, et de s'opposer à l'exécution cles lois non avouées par la nation, ainsi qu'à la levée de tous impôts après le temps- fixé pour leur perception, et qui n'auraient pas été renouvelés.
      ...e, pour l'administration des provinces, le maintien ae leurs chartes, lois, coutumes et usages, en tant qu'ils ne seraient pas ...
      ...ra établi des Etats parti- culiers dont la forme et les pouvoirs seront dé- terminés par l'asse...
      Art. 5 Que, pour l'administration des provinces, le maintien ae leurs chartes, lois, coutumes et usages, en tant qu'ils ne seraient pas contraires au bien général, il y sera établi des Etats parti- culiers dont la forme et les pouvoirs seront dé- terminés par l'assemblée générale des Etats.
      Art. 6. Qu'il n'y ait plus que les juges établisb par la nation concurrement avec le roi qui puis- sent connaître de toutes contestations relatives aux impôts, et que toutes évocations au conseil soient... Art. 6. Qu'il n'y ait plus que les juges établisb par la nation concurrement avec le roi qui puis- sent connaître de toutes contestations relatives aux impôts, et que toutes évocations au conseil soient supprimées.
      ...rt. 3. Que dans l'assemblée bailliagère et après l'élection des députés, il sera procédé par un nou- veau scrutin à la nomination de quatre adjoints pour, dans l'ordre des nominations, remplacer les premiers en cas de mort ou de maladie, et que Sa Majesté sera suppliée d'agréer c... Art. 3. Que dans l'assemblée bailliagère et après l'élection des députés, il sera procédé par un nou- veau scrutin à la nomination de quatre adjoints pour, dans l'ordre des nominations, remplacer les premiers en cas de mort ou de maladie, et que Sa Majesté sera suppliée d'agréer cette nomina- tion.
      Arrêté sous l'autorité et le bon plaisir de Sa Ma- jesté, qu'avant t...
      ... délibéré aux Etats gé- néraux par tête et non par ordre, sur la question de savoir si l'on votera par t...
      Arrêté sous l'autorité et le bon plaisir de Sa Ma- jesté, qu'avant tout, il sera délibéré aux Etats gé- néraux par tête et non par ordre, sur la question de savoir si l'on votera par tête ou par ordre.
      Art. 4. Que la nation sera assemblée à des épo- ques et dans une forme déterminée, pour redres- ser les abus qui pourraient s'être glissés dans l'administration, accorder les subsides nécessaires à l'Etat, qui ne pourront être octroyés que pour un temps fixe et pendant l'intervalle d'une tenue d'Etats à l'autre. Art. 4. Que la nation sera assemblée à des épo- ques et dans une forme déterminée, pour redres- ser les abus qui pourraient s'être glissés dans l'administration, accorder les subsides nécessaires à l'Etat, qui ne pourront être octroyés que pour un temps fixe et pendant l'intervalle d'une tenue d'Etats à l'autre.
      ... juges ne puissent être établis que par le suffrage des citoyens, dont l'élection sera agréée par le roi, et que l'abolition de la vé- nalité des charges sera demandée, p... . Que tous juges ne puissent être établis que par le suffrage des citoyens, dont l'élection sera agréée par le roi, et que l'abolition de la vé- nalité des charges sera demandée, principalement de celles de judicature.
      ...lorsqu'il sera prévenu d'une action que la loi aura caractérisée de délit, qu'il soit amené devant son juge, et ne puisse être condamné qu'a- près avoir été convaincu suivant les formes judi- ciaires reçues et adoptées. Art. 4. Qu'aucun citoyen ne puisse être arrêté que lorsqu'il sera prévenu d'une action que la loi aura caractérisée de délit, qu'il soit amené devant son juge, et ne puisse être condamné qu'a- près avoir été convaincu suivant les formes judi- ciaires reçues et adoptées.
      Art. 2. Que par suite du même principe on de- mandera que les places de maires et échevins qui ont été érigées en charges deviennent électives, et qu'il soit fait une réforme dans les lois muni- cipales. Art. 2. Que par suite du même principe on de- mandera que les places de maires et échevins qui ont été érigées en charges deviennent électives, et qu'il soit fait une réforme dans les lois muni- cipales.
      des plaintes, remontrances et doléances d tiers-état du bailliage particulier d'alen- çon (1). des plaintes, remontrances et doléances d tiers-état du bailliage particulier d'alen- çon (1).
      ...u'aucun citoyen ne puisse être distrait du tribunal de son juge naturel, pour être...
      ...lition dés commissions, des committimus et évocations.
      Art. 3. Qu'aucun citoyen ne puisse être distrait du tribunal de son juge naturel, pour être traduit devant un autre juge qui n'aura pas sa confiance; que l'on demande l'abolition dés commissions, des committimus et évocations.
      ...ue supprimées par l'ordonnance des eaux et forêts de 1669, sous prétexte que toute...
      ... censées domaniales s'il n'est justifié du contraire.
      ...ment l'anéantis- sement des rentes de forêtage que l'on continue d'exiger, quoique supprimées par l'ordonnance des eaux et forêts de 1669, sous prétexte que toutes rentes sont censées domaniales s'il n'est justifié du contraire.
      Ces commissaires-syndics dénonceront et pour- suivront par-devant les tribunaux toutes les malversations et infractions aux lois, sans que, pour cela, le droit de se plaindre personnellement ne compète à tout sujet lésé. Ces commissaires-syndics dénonceront et pour- suivront par-devant les tribunaux toutes les malversations et infractions aux lois, sans que, pour cela, le droit de se plaindre personnellement ne compète à tout sujet lésé.
      ...es Etats généraux, qui seront élus tous les deux ans par les Etats provinciaux, et lesquels seront pris, moitié dans les deux pre- miers ordres, et l'autre moitié dans le tiers-état.- douze syndics commissaires de surveillance, re- présentatifs des Etats généraux, qui seront élus tous les deux ans par les Etats provinciaux, et lesquels seront pris, moitié dans les deux pre- miers ordres, et l'autre moitié dans le tiers-état.-
      Art. 5. Qu'en tout état de cause le juge puisse être cité s'il a prevariqué dans ses fonctions, mais qu'il ne soit pas traduit devant le tribunal dont il est membre, et que celui qui se rendra sa partie puisse, concurremment avec lui, choisir le tribu- nal, parce que dans le cas oùils ne s'accorderaient pas, il leur en sera aussitôt fixé par le souverain. Art. 5. Qu'en tout état de cause le juge puisse être cité s'il a prevariqué dans ses fonctions, mais qu'il ne soit pas traduit devant le tribunal dont il est membre, et que celui qui se rendra sa partie puisse, concurremment avec lui, choisir le tribu- nal, parce que dans le cas oùils ne s'accorderaient pas, il leur en sera aussitôt fixé par le souverain.
      Art. 6. La nation ayant intérêt d'être avertie de ...
      ...tteinte aux prin- cipes constitutifs de la législation, il a été arrêté qu'on demandera la liberté de la presse sous des modifications sagement établies par les Etats gé- néraux.
      Art. 6. La nation ayant intérêt d'être avertie de tout ce qui pourrait porter atteinte aux prin- cipes constitutifs de la législation, il a été arrêté qu'on demandera la liberté de la presse sous des modifications sagement établies par les Etats gé- néraux.
      ...lettres de cachet sera donc de- mandée, et si dans les cas urgents et où il y aurait péril imminent, on est o...
      ...er quelqu'un, il sera incontinent remis à son juge naturel.
      L'abolition des lettres de cachet sera donc de- mandée, et si dans les cas urgents et où il y aurait péril imminent, on est obligé d'arrêter quelqu'un, il sera incontinent remis à son juge naturel.
      ...'il ne sera fait aucune altération dans les monnaies, et qu'il n'y sera suppléé par aucune inven... Art. 9. Qu'il ne sera fait aucune altération dans les monnaies, et qu'il n'y sera suppléé par aucune invention nouvelle comme papier-monnaie ou autrement.
      Objets relatifs à la Législation. Objets relatifs à la Législation.
      Art. 9. Que les députés demanderont que les Etats généraux prennent en considération le bien des justiciables : 1° en circonscr... Art. 9. Que les députés demanderont que les Etats généraux prennent en considération le bien des justiciables : 1° en circonscrivant l'arron- dissement des tribunaux de proche en proche; 2° en ordonnant qu'i...
      ...mais tous traités de commerce possibles à faire avec les nations étrangères soient sanctionnés par les Etats généraux avant d'avoir aucune exé... Art. 8. Qu'il sera demandé que désormais tous traités de commerce possibles à faire avec les nations étrangères soient sanctionnés par les Etats généraux avant d'avoir aucune exécution.

      Bailliage d'alençon

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      Art. 4. Qu'il soit demandé que lés Etats géné- raux approfondissent les vices qui peuvent ré- sulter du concordat et des annates, afin d'arrêter dans la France des sommes considérables qui passent annuellement à la cour de Rome, et qu'on supprime les abus qui peuvent subsister dans le droit canonique, surtout à l'égard des abbayes et des prieurés commendataires. Art. 4. Qu'il soit demandé que lés Etats géné- raux approfondissent les vices qui peuvent ré- sulter du concordat et des annates, afin d'arrêter dans la France des sommes considérables qui passent annuellement à la cour de Rome, et qu'on supprime les abus qui peuvent subsister dans le droit canonique, surtout à l'égard des abbayes et des prieurés commendataires.
      . Que la nation ayant le droit d'octroyer les impôts, il sera demandé qu'elle ait celui d'en faire la répartition, la perception, et d'en verser les fonds dans les coffres du roi. . Que la nation ayant le droit d'octroyer les impôts, il sera demandé qu'elle ait celui d'en faire la répartition, la perception, et d'en verser les fonds dans les coffres du roi.
      ...'avant de consentir aucune imposi- tion les députés prennent une connaissance exacte de l'état des finances, qu'ils constatent le montant du déficit, qu'ils ne puissent sanctionner les dettes de l'Etat qu'après avoir connu la nature, la quantité de ses dettes et de ses besoins, que les capitaux des rentes ne soient consolidés qu'après avoir obtenu la modération des in térêts usuraires, que les titres des pensions soient examinés, qu...
      ...bitantes soient réduites, qu'on demande la suppression de toutes celles qui n'out pour titre que le crédit, la faveur ou des usages reconnus pour abus...
      . Qu'avant de consentir aucune imposi- tion les députés prennent une connaissance exacte de l'état des finances, qu'ils constatent le montant du déficit, qu'ils ne puissent sanctionner les dettes de l'Etat qu'après avoir connu la nature, la quantité de ses dettes et de ses besoins, que les capitaux des rentes ne soient consolidés qu'après avoir obtenu la modération des in térêts usuraires, que les titres des pensions soient examinés, que celles qui paraissent exorbitantes soient réduites, qu'on demande la suppression de toutes celles qui n'out pour titre que le crédit, la faveur ou des usages reconnus pour abusifs.
      Art. 7. Que les députés auxEtats généraux s'oc- cuperon...
      ...séance, etc., une occasion de favoriser la mauvaise foi et qu'elles ne puissent être accordées que...
      ...ation des juges consuls qui auront reçu le dépôt du bilan.
      Art. 7. Que les députés auxEtats généraux s'oc- cuperont des moyens de ne pas rendre l'usage des lettres de répit,sauf-conduit, surséance, etc., une occasion de favoriser la mauvaise foi et qu'elles ne puissent être accordées que d'après rattestation des juges consuls qui auront reçu le dépôt du bilan.
      Art. 2. Que tous les impôts actuels soient sup- primés sous quelque dénomination qu'ils soient connus et désignés, comprenant ceux qui sont perçus sur toutes les parties du commerce et des manufactures, les treizièmes perçus par le Roi pour les droits d'échange ainsi que lés droits de franc-fief, de centième denier et péa.ge; qu'il en soit substitué un nouv...
      ... concession nouvelle de ceux qui seront les plus faciles et les moins dispen- dieux à répartir.
      Art. 2. Que tous les impôts actuels soient sup- primés sous quelque dénomination qu'ils soient connus et désignés, comprenant ceux qui sont perçus sur toutes les parties du commerce et des manufactures, les treizièmes perçus par le Roi pour les droits d'échange ainsi que lés droits de franc-fief, de centième denier et péa.ge; qu'il en soit substitué un nouveau, ou, s'il est impossible de n'en créer qu'un, que tous ces impôts soient remplacés par une concession nouvelle de ceux qui seront les plus faciles et les moins dispen- dieux à répartir.
      . On demandera que dans la procédure criminelle, l'accusé ait autant de moyens de se justifier qu'il y en a pour le convaincre, qu'il lui soit donné un con...
      ...toire, que l'instruction soit publique, et que le Code pénal soit ramené à des principes conformes à nos mœurs.
      . On demandera que dans la procédure criminelle, l'accusé ait autant de moyens de se justifier qu'il y en a pour le convaincre, qu'il lui soit donné un conseif au moins après l'interroga- toire, que l'instruction soit publique, et que le Code pénal soit ramené à des principes conformes à nos mœurs.
      Art. 3. Que le ministre à qui le maniement des deniers publics sera confié, soit responsable en son propre et privé nom de l'emploi qu'il en aura fait, que ses comptes soient rendus à la nation lors de la tenue des Etats généraux, et qu'il soit sujet aux mêmes lois et aux mêmes peines aux- quelles tout comp... Art. 3. Que le ministre à qui le maniement des deniers publics sera confié, soit responsable en son propre et privé nom de l'emploi qu'il en aura fait, que ses comptes soient rendus à la nation lors de la tenue des Etats généraux, et qu'il soit sujet aux mêmes lois et aux mêmes peines aux- quelles tout comptable doit être soumis.
      Art. 3. Que dans tout le royaume, tous billets à ordre et lettres de change aient la même échéance sans distinction. Art. 3. Que dans tout le royaume, tous billets à ordre et lettres de change aient la même échéance sans distinction.
      Art. 8. Que les États généraux s'occuperont d'un règlement pour le commerce et la circulation des grains et farines. Art. 8. Que les États généraux s'occuperont d'un règlement pour le commerce et la circulation des grains et farines.
      ...emande l'aliénation des do- maines dont la conservation est plus onéreuse que profitable, que l'on conserve cependant les forêts et qu'il soit pourvu à réprimer les abus qui se sont glissés dans cette par... tront nécessaires, on demande l'aliénation des do- maines dont la conservation est plus onéreuse que profitable, que l'on conserve cependant les forêts et qu'il soit pourvu à réprimer les abus qui se sont glissés dans cette partie d'administration.
      Art. 3. Que l'on accorde la suppression par extinction des maisons religieuses qui possèdent des biens immenses, et si l'extinction totale ne paraît pas devoir être accordée, que l'on obtienne au moins la réunion de plusieurs maisons opu- lentes, et que les deniers qui proviendront de ces différents objets soient employés à l'acquit de leurs dettes et aux différents établissements de charit... Art. 3. Que l'on accorde la suppression par extinction des maisons religieuses qui possèdent des biens immenses, et si l'extinction totale ne paraît pas devoir être accordée, que l'on obtienne au moins la réunion de plusieurs maisons opu- lentes, et que les deniers qui proviendront de ces différents objets soient employés à l'acquit de leurs dettes et aux différents établissements de charité.
      Art. 9. Que l'on demandera la suppression de toutes les banalités des moulins, fours et autres, comme contraires aux droits et à la liberté publi- que, les seigneurs ne pouvant en être préjudiciés d'après l'inhibition qui sera faite à tous autres qu'aux propriétaires des moulins d'en construire à l'avenir. Art. 9. Que l'on demandera la suppression de toutes les banalités des moulins, fours et autres, comme contraires aux droits et à la liberté publi- que, les seigneurs ne pouvant en être préjudiciés d'après l'inhibition qui sera faite à tous autres qu'aux propriétaires des moulins d'en construire à l'avenir.
      . Arrêté que l'on demandera la réforme de la procédure civile, qu'on en simplifiera les formes, afin que les justiciables puissent avoir une justice prompte et moins dispendieuse. . Arrêté que l'on demandera la réforme de la procédure civile, qu'on en simplifiera les formes, afin que les justiciables puissent avoir une justice prompte et moins dispendieuse.
      Art. 4. Que dans chaque province et dans cha- que ville les receveurs des deniers du roi soient tenus d'acquitter, sur mandats en forme, toutes les créances des personnes domiciliées dans leurs villes et arrondissements. Art. 4. Que dans chaque province et dans cha- que ville les receveurs des deniers du roi soient tenus d'acquitter, sur mandats en forme, toutes les créances des personnes domiciliées dans leurs villes et arrondissements.
      Art. 5. Que les Etats généraux s'occuperont des intérêts du décimateur et des décimables, et dé- cideront s'ils laisseront subsister les dîmes telles qu'elle existent, ou si au... Art. 5. Que les Etats généraux s'occuperont des intérêts du décimateur et des décimables, et dé- cideront s'ils laisseront subsister les dîmes telles qu'elle existent, ou si au moins il ne serait point
      Art. 2. Que désormais les inspecteurs du com- merce et manufactures soient électifs et choisis dans les corps des négociants retirés du com- merce. Art. 2. Que désormais les inspecteurs du com- merce et manufactures soient électifs et choisis dans les corps des négociants retirés du com- merce.
      Art 4. Que les Etats généraux s'occupent de la question de savoir s'il est plus utile que préju- diciable de conserver ou de supprimer les maî- trises d'arts et métiers. Art 4. Que les Etats généraux s'occupent de la question de savoir s'il est plus utile que préju- diciable de conserver ou de supprimer les maî- trises d'arts et métiers.
      ...5. Que toutes contestations formées par les marchands, artistes, artisaus etflabour...
      ...leurs professions soient portées devant les juges consuls qui en connaîtraient jusqu'à la somme qui sera hxée par les Etats généraux, mais sans qu'en ce cas les juges puissent prononcer la contrainte par corps contre ceux qui ne font pas commerce et que, pour l'avantage général, il 1 soit...
      ...ctions consulaires de proche en proche, et sera la déclaration de 1759 rapportée.
      Art. 5. Que toutes contestations formées par les marchands, artistes, artisaus etflaboureurs pour fournitures de leurs commerces ou salaires de leurs professions soient portées devant les juges consuls qui en connaîtraient jusqu'à la somme qui sera hxée par les Etats généraux, mais sans qu'en ce cas les juges puissent prononcer la contrainte par corps contre ceux qui ne font pas commerce et que, pour l'avantage général, il 1 soit établi des juridictions consulaires de proche en proche, et sera la déclaration de 1759 rapportée.
      Art. 6. Que dorénavant toutes les visites qui seront faites par les officiers ministériels de la police dans les maisons de marchands, artistes et artisans soient gratuites. Art. 6. Que dorénavant toutes les visites qui seront faites par les officiers ministériels de la police dans les maisons de marchands, artistes et artisans soient gratuites.
      le pouvoir de juger gratuitement, et en dernier essort jusqu'à cinquante livres les questions de faits, telles que dommages, entreprises faites par un voisin sur le terrain d'un autre, etc. le pouvoir de juger gratuitement, et en dernier essort jusqu'à cinquante livres les questions de faits, telles que dommages, entreprises faites par un voisin sur le terrain d'un autre, etc.
      Objets relatifs à la procédure civile. Objets relatifs à la procédure civile.
      Objets relatifs à la procédure criminelle. Objets relatifs à la procédure criminelle.
      Art. 2. Que les prisons civiles soient distinctes des prisons criminelles, que les unes et les autres soient aussi saines que sures. Art. 2. Que les prisons civiles soient distinctes des prisons criminelles, que les unes et les autres soient aussi saines que sures.
      Objets relatifs à la loi des impôts. Objets relatifs à la loi des impôts.
      bjets de réforme et d'économie. bjets de réforme et d'économie.
      Art. 2. Que, pour réparer le vide des finances, faire face aux défoncements des capitaux dont les intérêts seraient agravanls pour l'Etat, rem- bourser les charges dont les suppressions paraî- Art. 2. Que, pour réparer le vide des finances, faire face aux défoncements des capitaux dont les intérêts seraient agravanls pour l'Etat, rem- bourser les charges dont les suppressions paraî-
      à propos de supprimer les dîmes insolites. ¦ à propos de supprimer les dîmes insolites. ¦
      . Que les barrières soient reculées aux ! frontiè... . Que les barrières soient reculées aux ! frontières de l'Etat.

      Bailliage d'alençon

      page 722
      ...examen préalable en présente des juges, et que défenses soient faites à qui qije çe soit de vendre aucun remède, poudres et drogues quel- conques, s'il n'est homme avoué et reçu dan$ le lieu suivant les formes qyii seront prescrites. ... en quelque lieu que ce soit §ur de simples certificats de professeurs, sans un examen préalable en présente des juges, et que défenses soient faites à qui qije çe soit de vendre aucun remède, poudres et drogues quel- conques, s'il n'est homme avoué et reçu dan$ le lieu suivant les formes qyii seront prescrites.
      . Que l'on s'occupera de la réforme des abus subsistant dans les universités. . Que l'on s'occupera de la réforme des abus subsistant dans les universités.
      Qu'on demandera expressément la suppression de tous les privilèges pécuniaires généralement, so... Qu'on demandera expressément la suppression de tous les privilèges pécuniaires généralement, soit qu'ils soient attachés à dès places ou | des offices, soit qu'ils appartienne...
      ...ilier l'intérêt féo- dal avec l'intérêt du cultivateur. Art. 10. Que pour encourager l'agriculture on s'occupera des moyens de concilier l'intérêt féo- dal avec l'intérêt du cultivateur.
      Objets intéressants à tout le monde. Objets intéressants à tout le monde.
  • Tome 3 : 1789 – États généraux. Cahiers des sénéchaussées et baillages [Colmar et Schelestadt - Metz] 4 résultats
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      Bailliage de dole

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      ...contribution ni fait aucun emprunt sans le consentement des Etats généraux, et les impôts qui seront déter- minés par la nation assemblée ne pourront être perçus que jusqu'à l'époque à laquelle les Etats généraux en auront fixé re terme, en sorte que, si les Etats généraux ne Se tiennent point, les contri- butions cesseront à l'instant où la convocation aurait être faite. Art. 7. Il ne sera levé aucune contribution ni fait aucun emprunt sans le consentement des Etats généraux, et les impôts qui seront déter- minés par la nation assemblée ne pourront être perçus que jusqu'à l'époque à laquelle les Etats généraux en auront fixé re terme, en sorte que, si les Etats généraux ne Se tiennent point, les contri- butions cesseront à l'instant où la convocation aurait être faite.
      L'ordre du clergé de rassemblée du bailliage de Dôle, désirant répondre aux vues de sagesse et de bienfaisance de Sa Majesté Louis XVI, qui veut établir un ordre constant et invariable dans toutes les parties du gouvernement qui inté- ressent le bonheur de ses sujets et la prospérité du royaume, estime que, pour remédier aux maux de l'Etat, pour réformer les abus qui les ont occa- sionnés, leur député doit, ap...
      ...ur son peuple, faire aux Etats généraux les de- mandes suivantes sous le bon plaisir de Sa Ma- jesté.
      L'ordre du clergé de rassemblée du bailliage de Dôle, désirant répondre aux vues de sagesse et de bienfaisance de Sa Majesté Louis XVI, qui veut établir un ordre constant et invariable dans toutes les parties du gouvernement qui inté- ressent le bonheur de ses sujets et la prospérité du royaume, estime que, pour remédier aux maux de l'Etat, pour réformer les abus qui les ont occa- sionnés, leur député doit, après avoir adressé au Roi de très-humbles remercîments de ses bontés pour son peuple, faire aux Etats généraux les de- mandes suivantes sous le bon plaisir de Sa Ma- jesté.
      Art. 6. L'assemblée dépose au pied du trône, entre les mains de la nation, la renonciation qu'elle a faite unanimement à toutes ses immu- nités réelles et pécuniaires et son consentement de supporter par égalité et proportionnellement toutes les charges publiques converties en argent, la noblesse ayant également renoncé à toutes exemptions pécuniaires. Art. 6. L'assemblée dépose au pied du trône, entre les mains de la nation, la renonciation qu'elle a faite unanimement à toutes ses immu- nités réelles et pécuniaires et son consentement de supporter par égalité et proportionnellement toutes les charges publiques converties en argent, la noblesse ayant également renoncé à toutes exemptions pécuniaires.
      Art. 16.-La liberté du commerce aUra lieu dans toute l'étendue du royaume, et la nation statuera sur le reculement des barrières. Art. 16.-La liberté du commerce aUra lieu dans toute l'étendue du royaume, et la nation statuera sur le reculement des barrières.
      Art. 18. La forme du tirage actuelle de la milice, infiniment à charge, sera abrogée; les Etats pro- vinciaux aviseront aux moyens de la simplifier et de la rendre moins onéreuse. Art. 18. La forme du tirage actuelle de la milice, infiniment à charge, sera abrogée; les Etats pro- vinciaux aviseront aux moyens de la simplifier et de la rendre moins onéreuse.
      Art. 21. Les receveurs du don gratuit seront également tenus de r...
      ...x Etats pro- vinciaux de leurs recettes et dépenses depuis la. même époque, pour les sommes être déposées dans la caisse provinciale dont il sera parle.
      Art. 21. Les receveurs du don gratuit seront également tenus de rendre compte aux Etats pro- vinciaux de leurs recettes et dépenses depuis la. même époque, pour les sommes être déposées dans la caisse provinciale dont il sera parle.
      Des instructions et doléances de la chambre du clergé de l'assemblée baillivale de Dôl... Des instructions et doléances de la chambre du clergé de l'assemblée baillivale de Dôle, en Franche-Comté; pour être présenté aux Etats généraux en 1789(1).
      Art. 10. Tout membre du clergé séculier et ré- gulier aura droit d'être convoqué et de voter pour la nomination des députés aux Etats pro- v... Art. 10. Tout membre du clergé séculier et ré- gulier aura droit d'être convoqué et de voter pour la nomination des députés aux Etats pro- vinciaux.
      Art. 11. Les Etats généraux commettront les Etals de chaque province ^)our faire re...
      ...nes aliénés ou échangés au préjudice dé la couronne, à commencer depuis l674, pour la Franche-Comté, et notamment faire révoquer l'échange fait en dernier lieu avec le prince de Mootbéliard.
      Art. 11. Les Etats généraux commettront les Etals de chaque province ^)our faire rentrer tous le3 domaines aliénés ou échangés au préjudice dé la couronne, à commencer depuis l674, pour la Franche-Comté, et notamment faire révoquer l'échange fait en dernier lieu avec le prince de Mootbéliard.
      Art. 17. La police veillera avec plus de circon- spection sur la liberté de la presse ; les arrêts et règlements seront observés à l'égard des auteurs, imprimeurs et colporteurs, pour le maintien de la religion, des mœurs, de l'obéissance due au -souverain et de l'honneur de chaque citoyen. Art. 17. La police veillera avec plus de circon- spection sur la liberté de la presse ; les arrêts et règlements seront observés à l'égard des auteurs, imprimeurs et colporteurs, pour le maintien de la religion, des mœurs, de l'obéissance due au -souverain et de l'honneur de chaque citoyen.
      Art. 5. ' Les Etats provinciaux seront établis dans chaque province du royaume, et ils seront organisés sur le modèle des Etats généraux. Les officiers des cours souveraines n'y seront point éligibles ét ne pourront y comparaître que par procu... Art. 5. ' Les Etats provinciaux seront établis dans chaque province du royaume, et ils seront organisés sur le modèle des Etats généraux. Les officiers des cours souveraines n'y seront point éligibles ét ne pourront y comparaître que par procureurs.
      Art. 9. Les articles ci-dessus seront consentis avant tout; c'est le vœu unanime de la chambre qui les regarde comme absolument nécessaires au bonheur du peuple français. Art. 9. Les articles ci-dessus seront consentis avant tout; c'est le vœu unanime de la chambre qui les regarde comme absolument nécessaires au bonheur du peuple français.
      Art. 15. Les lettres de cachet seront supprimées. La liberté individuelle, le droit de n'être jugé que par .des tribunaux avoués de la nation, et la propriété des biens seront sacrés. Art. 15. Les lettres de cachet seront supprimées. La liberté individuelle, le droit de n'être jugé que par .des tribunaux avoués de la nation, et la propriété des biens seront sacrés.
      Art. 3. Toutes les questions seront décidées à la pluralité des suffrages comptés par tête, sauf celles qui regardent la religion et la discipline ecclésiastiques réservées au... Art. 3. Toutes les questions seront décidées à la pluralité des suffrages comptés par tête, sauf celles qui regardent la religion et la discipline ecclésiastiques réservées au clergé.
      Art. 12. Les Elatsprovinciaux affermeront, tous les neuf ans, tous les biens domaniaux à ceux qui en feront les conditions meilleures, et toutes les fermes du Roi seront mises en régie. Art. 12. Les Elatsprovinciaux affermeront, tous les neuf ans, tous les biens domaniaux à ceux qui en feront les conditions meilleures, et toutes les fermes du Roi seront mises en régie.
      ...rt. 13. L'entretien des routes royales, la con- fection des nouvelles et leur direction, seront à la disposition des Etats provinciaux, et il sera toujours libre aux communautés de les faire par corvées ou à prix d'argent. Art. 13. L'entretien des routes royales, la con- fection des nouvelles et leur direction, seront à la disposition des Etats provinciaux, et il sera toujours libre aux communautés de les faire par corvées ou à prix d'argent.
      Art. 2. L'ordre du clergé sera toujours en nombre égal à celui de la noblesse. Art. 2. L'ordre du clergé sera toujours en nombre égal à celui de la noblesse.
      Art. 4. Les Etats généraux s'assembleront de nouveau en 1793, et après cette époque, tous les six ans et toutes les fois que de grands motifs en requerront la convocation. Art. 4. Les Etats généraux s'assembleront de nouveau en 1793, et après cette époque, tous les six ans et toutes les fois que de grands motifs en requerront la convocation.
      ...s originales qui peuvent en constater ; et la répartition des impôts sur les villes et commu- nautés sera entre les mains des Etats provinciaux. pièces originales qui peuvent en constater ; et la répartition des impôts sur les villes et commu- nautés sera entre les mains des Etats provinciaux.
      Art. 19. Les intendants seront tenus de rendre compt...
      ...l'habillement des soldats pro- vinciaux-et généralement de tout ce qu'ils ont levé sur la province.
      Art. 19. Les intendants seront tenus de rendre compte aux Etats provinciaux des sommes qu'ils ont perçues pour l'habillement des soldats pro- vinciaux-et généralement de tout ce qu'ils ont levé sur la province.
      . Dans tous les Etats généraux le nombre des membres du tiers-état sera égal à celui des deux premiers ordres réunis, ainsi que Sa Majesté l'a réglé pour les Etats de l'an présent. . Dans tous les Etats généraux le nombre des membres du tiers-état sera égal à celui des deux premiers ordres réunis, ainsi que Sa Majesté l'a réglé pour les Etats de l'an présent.
      • Art. 20. Tous les biens et bénéfices possédés ci- devant par les jésuites, en Franche-Comté, seront administrés par les Etats provinciaux, auxquels les anciens administrateurs rendront compte de- puis le ler • Art. 20. Tous les biens et bénéfices possédés ci- devant par les jésuites, en Franche-Comté, seront administrés par les Etats provinciaux, auxquels les anciens administrateurs rendront compte de- puis le ler
      ...'n'y aura qu'un seul rôle pour l'impôt, et l'impôt ne sera réglé qu'après un mûr examen de recettes et dépenses des dettes de l'Etat et des Art. 8. Il'n'y aura qu'un seul rôle pour l'impôt, et l'impôt ne sera réglé qu'après un mûr examen de recettes et dépenses des dettes de l'Etat et des
      avril 1765. avril 1765.
      ...ermis de tirer intérêt au taux fixé par le prince pour une somme aliénée sur simple billet à terme. Art. 14. Il sera permis de tirer intérêt au taux fixé par le prince pour une somme aliénée sur simple billet à terme.

      Bailliage de dole

      page 153
      Art. 37. Les amendes pour délit commis dans les forêts, pour faits de chasse ou de pêehe, seront modérés, et la moitié d'icelles appliquées aux œuvres pies. Le recouvrement desdites amendes sera fait à la diligence du procureur du Roi, du procureur d'office ou autres officiers/qui seront obligés de le verser dans la caisse de charité éta- blie ou à établir dans chaque paroisse. Art. 37. Les amendes pour délit commis dans les forêts, pour faits de chasse ou de pêehe, seront modérés, et la moitié d'icelles appliquées aux œuvres pies. Le recouvrement desdites amendes sera fait à la diligence du procureur du Roi, du procureur d'office ou autres officiers/qui seront obligés de le verser dans la caisse de charité éta- blie ou à établir dans chaque paroisse.
      Art. 45. Toutes les abbayes ou prieurés en com- mende seron...
      ... des prieurés ruraux en com- mende dont la collation est réservée au pape par l'apposition des mains, et les revenus de ces bé- néfices seront versés dans la caisse provinciale à établir.
      Art. 45. Toutes les abbayes ou prieurés en com- mende seront supprimés lors de leurs vacances. Il en sera de même des prieurés ruraux en com- mende dont la collation est réservée au pape par l'apposition des mains, et les revenus de ces bé- néfices seront versés dans la caisse provinciale à établir.
      Art. 38. Tous arrêts de règlement du parlement concernant la chasse et les chiens seront cassés. Art. 38. Tous arrêts de règlement du parlement concernant la chasse et les chiens seront cassés.
      Art. 46. La caisse provinciale sera formée et fournie du produit des revenus desdits bénéfices s...
      ...us l'inspection d'un bu- reau formé par les Etats provinciaux et composé des membres des trois ordres.
      Art. 46. La caisse provinciale sera formée et fournie du produit des revenus desdits bénéfices supprimés ; elle sera sous l'inspection d'un bu- reau formé par les Etats provinciaux et composé des membres des trois ordres.
      Art. 26. Les droits de contrôle seront invaria- blement fixés et perçus conformément à l'édit enregistré an parlement de Besançon, sans avoir égard aux différents arrêts du conseil, et pour ce, le tarif desdits droits sera imprimé et affiché dans les bureaux des contrôleurs et études des notaires; les centièmes et demi-centièmes deniers pour les successions collatérales et usufruitières seront supprimés. Art. 26. Les droits de contrôle seront invaria- blement fixés et perçus conformément à l'édit enregistré an parlement de Besançon, sans avoir égard aux différents arrêts du conseil, et pour ce, le tarif desdits droits sera imprimé et affiché dans les bureaux des contrôleurs et études des notaires; les centièmes et demi-centièmes deniers pour les successions collatérales et usufruitières seront supprimés.
      ...22.11 ne sera plus payé de don gratuit, et la chambre ecclésiastique de Besançon, chargée de le percevoir, sera supprimée. Art. 22.11 ne sera plus payé de don gratuit, et la chambre ecclésiastique de Besançon, chargée de le percevoir, sera supprimée.
      Art. 36. Lorsque les gardes auront fait quelques rapports ou procès-verbaux, on pourra se défen- dre par la voie de dénégation en demandant la preuve du contraire, sans passer à l'inscription de faux. Art. 36. Lorsque les gardes auront fait quelques rapports ou procès-verbaux, on pourra se défen- dre par la voie de dénégation en demandant la preuve du contraire, sans passer à l'inscription de faux.
      Art 50. On demandera la suppression des an- nates, et sur cet objet, ainsi que sur le précédent, on entrera incessamment en négociation avec la cour de Rome. Art 50. On demandera la suppression des an- nates, et sur cet objet, ainsi que sur le précédent, on entrera incessamment en négociation avec la cour de Rome.
      Art. 24. La vénalité des charges de judicature et de municipalité sera supprimée, l'administra- tion de la justice simplifiée, les frais de procé- dure modifiés, les codes civil et criminel corrigés, tous les droits de committimus abolis. Art. 24. La vénalité des charges de judicature et de municipalité sera supprimée, l'administra- tion de la justice simplifiée, les frais de procé- dure modifiés, les codes civil et criminel corrigés, tous les droits de committimus abolis.
      ...Il sera fait de nouveaux tarifs où tous les droits des officiers supérieur? et inférieurs de judicature, ainsi que ceux du notaire et du con- trôle des actes, seront clairement... Art. 25. Il sera fait de nouveaux tarifs où tous les droits des officiers supérieur? et inférieurs de judicature, ainsi que ceux du notaire et du con- trôle des actes, seront clairement déterminés.
      ... enjoindre d'avoir égard aux droits que les villes, villages et seigneurs particuliers feront apparaître (notam- ment dans la forêt de Ghaux), en vertu des con- ...ée des différents triages ; Sa Majesté sera ae plus -instamment suppliée de leur enjoindre d'avoir égard aux droits que les villes, villages et seigneurs particuliers feront apparaître (notam- ment dans la forêt de Ghaux), en vertu des con-
      Art. 40. La police des grains appartiendra aux Etats provinciaux et à la commission intermé- diaire. Art. 40. La police des grains appartiendra aux Etats provinciaux et à la commission intermé- diaire.
      Art. 44. Les Etats généraux prendront en con- sidéra...
      ...etites maisons religieuses isolées dans les campagnes, et donneront aux Etats provinciaux qui seront établis la commission expresse de s'en occuper incessamment et de les rappeler au régime de leur première ins...
      Art. 44. Les Etats généraux prendront en con- sidération l'inconvénient qui résulte des petites maisons religieuses isolées dans les campagnes, et donneront aux Etats provinciaux qui seront établis la commission expresse de s'en occuper incessamment et de les rappeler au régime de leur première institution.
      Art. 43. Pour empêcher efficacement la biga- mie, on demandera une loi générale portant que tous céux et celles qui voudront contracter ma- riag... Art. 43. Pour empêcher efficacement la biga- mie, on demandera une loi générale portant que tous céux et celles qui voudront contracter ma- riage feront publier leurs bans dans leurs pa- roisses d'origine.
      ...ts casuels des curés, vicaires eu chef, du secrétariat des arche- vêques et évêques, où tout s'expédiera gratuite- ... Art. 47. Suppression de tous droits casuels des curés, vicaires eu chef, du secrétariat des arche- vêques et évêques, où tout s'expédiera gratuite- ment.
      Art. 30. Nul hé sera admis à une charge de ju- dicature dans les bailliages ou sénéchaussées, s'il n'a travaillé et fréquenté habituellement le bar- reau au moins pendant quatre ans, et pour les cours supérieures pendant huit ans, à moins qu'il n'ait été officier dans les bailliages et sénéchaus- sées pendant quatre années. Art. 30. Nul hé sera admis à une charge de ju- dicature dans les bailliages ou sénéchaussées, s'il n'a travaillé et fréquenté habituellement le bar- reau au moins pendant quatre ans, et pour les cours supérieures pendant huit ans, à moins qu'il n'ait été officier dans les bailliages et sénéchaus- sées pendant quatre années.
      Art. 33. Le délai de quarante jours accordé aux seigneurs, pour user du droit féodal, sera fatal ; ce délai commencera à courir du jour que le contrat aura été passé devant le tabellion, ou à lui présenté avec les lods en présence de témoins sans qu'il soit besoin de le signifier au seigneur ou à aucun autre officier, Art. 33. Le délai de quarante jours accordé aux seigneurs, pour user du droit féodal, sera fatal ; ce délai commencera à courir du jour que le contrat aura été passé devant le tabellion, ou à lui présenté avec les lods en présence de témoins sans qu'il soit besoin de le signifier au seigneur ou à aucun autre officier,
      Art. 48. Le Roi sera supplié d'établir un conseil de conscience pour arrêter et signer les bénéfices avant de les présenter à Sa Majesté. Art. 48. Le Roi sera supplié d'établir un conseil de conscience pour arrêter et signer les bénéfices avant de les présenter à Sa Majesté.
      Art. 27. Le Roi sera très-humblement supplié de laisser sans exécution dans la province de Franche-Comté la déclaration de 1703, qui oblige les gens de mainmorte de passer par-devant no- taire les baux de leur fonds, ces fonds devant être daus la suite imposés comme les autres. Art. 27. Le Roi sera très-humblement supplié de laisser sans exécution dans la province de Franche-Comté la déclaration de 1703, qui oblige les gens de mainmorte de passer par-devant no- taire les baux de leur fonds, ces fonds devant être daus la suite imposés comme les autres.
      Art. 28. Le Roi sera très-humblement supplié de rétablir la chambre des comptes dans la ville de Dôle, d'y fixer les Etats provinciaux de la Franche-Comté, ainsi que la commission inter- médiaire. Art. 28. Le Roi sera très-humblement supplié de rétablir la chambre des comptes dans la ville de Dôle, d'y fixer les Etats provinciaux de la Franche-Comté, ainsi que la commission inter- médiaire.
      Art. 31. La mainmorte personnelle sera suppri- mée dans toute la France ; l'édit concernant le droit de Suite ne disant pas assez, on est obligé de quitter le mcix mainmortable, pour jouir de 1 avan...
      ...: l'embarras est en- core plus grand si le seigneur a généralité de mainmorte.
      Art. 31. La mainmorte personnelle sera suppri- mée dans toute la France ; l'édit concernant le droit de Suite ne disant pas assez, on est obligé de quitter le mcix mainmortable, pour jouir de 1 avantage de l'homme franc : l'embarras est en- core plus grand si le seigneur a généralité de mainmorte.
      ...e genre de supplice sera décerné contre le noble et le roturier coupables des mê- mes crimes, et l'infamie sera personnelle. Art. 29. Même genre de supplice sera décerné contre le noble et le roturier coupables des mê- mes crimes, et l'infamie sera personnelle.
      Art. 41. 11 appartiendra également à la com- mission intermédiaire de garder la caisse où se- ront versées les sommes provenant de la vente de quarts de réserve des communau... Art. 41. 11 appartiendra également à la com- mission intermédiaire de garder la caisse où se- ront versées les sommes provenant de la vente de quarts de réserve des communautés.
      ...xcep- tion, notamment de celui des eaux et forêts, en place duquel sera créé un lieutenant général qui aura dans son département les eaux et forêts. Art. 23. Suppression de tous tribunaux d'excep- tion, notamment de celui des eaux et forêts, en place duquel sera créé un lieutenant général qui aura dans son département les eaux et forêts.
      Art. 32. La mainmorte réelle sera également supprim...
      ...demnité qui sera, au- besoin, fixée par les Etats généraux.
      Art. 32. La mainmorte réelle sera également supprimée, moyennant iudemnité qui sera, au- besoin, fixée par les Etats généraux.
      Art. 34. Les droits de triage sur les bois et com- munes attribués aux seigneurs haut... Art. 34. Les droits de triage sur les bois et com- munes attribués aux seigneurs hauts justiciers seront supprimés.
      cessions faites par les ducs et comtes de Bourgo- gne. cessions faites par les ducs et comtes de Bourgo- gne.
      Art. 39. Toutes les charges et dignités civiles et militaires, qui ne demandent m résidenc... Art. 39. Toutes les charges et dignités civiles et militaires, qui ne demandent m résidence ni services personnels, supprimées.
      Art. 49. Les archevêques et évêques rentreront en possession de tous les pouvoirs qui leur ap- partiennent de dr... Art. 49. Les archevêques et évêques rentreront en possession de tous les pouvoirs qui leur ap- partiennent de droit commun.
      Art. 51. On demandera la suppression des ré- signations en faveu... Art. 51. On demandera la suppression des ré- signations en faveur.
      ...ince de Franche-Comté l'édit concernant les non catholi- ques. .... 42. Sa Majesté sera humblement suppliée de laisser sans exécution dans sa province de Franche-Comté l'édit concernant les non catholi- ques.
      ...ion de toutes prestations curiales dans les lieux où les dîmes, soit ecclésiastiques, soit inféo... Art. 52. Abolition de toutes prestations curiales dans les lieux où les dîmes, soit ecclésiastiques, soit inféodées, sont suffisantes pour l'entretien

      Bailliage de dole

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      Nota. M. le député du clergé, quoique, chargé des pouvoirs gé...
      ...ants pour proposer, remon- trer, aviser et consentir tout ce qui sera décidé à la plu- ralité des suffrages, ne pourra demander cet article que dans le cas où Sa Majesté se déciderait à accorder la suppression des commendes.
      Nota. M. le député du clergé, quoique, chargé des pouvoirs généraux e.t suffisants pour proposer, remon- trer, aviser et consentir tout ce qui sera décidé à la plu- ralité des suffrages, ne pourra demander cet article que dans le cas où Sa Majesté se déciderait à accorder la suppression des commendes.
      Art. 66. Les. officiers de police donneront l'at- tention la plus scrupuleuse à faire observer exac- tement les ordonnances concernant la sanctifica- tion des dimanches et fêtes, la fréquentation,des cabarets, la défense de servir du gras dans les auberges les jours d'abstinence, les apports et les pèlerinages superstitieux et abusifs. Art. 66. Les. officiers de police donneront l'at- tention la plus scrupuleuse à faire observer exac- tement les ordonnances concernant la sanctifica- tion des dimanches et fêtes, la fréquentation,des cabarets, la défense de servir du gras dans les auberges les jours d'abstinence, les apports et les pèlerinages superstitieux et abusifs.
      Art. 53, Quant à la portion congrue et au casuel des curés et vicaires tant des villes que des cam- pagnes, on s'en rapporte à la sagesse des Etats généraux et à la bonté du Roi. Art. 53, Quant à la portion congrue et au casuel des curés et vicaires tant des villes que des cam- pagnes, on s'en rapporte à la sagesse des Etats généraux et à la bonté du Roi.
      ...jesté sera de même suppliée de révoquer la disposition du nouveau code mili- taire qui exclut les non noble des grades supé- rieurs, et d'admettre dans les cours souveraines les gens du tiers-état qui en seront jugés dignes. Art. 72. Sa Majesté sera de même suppliée de révoquer la disposition du nouveau code mili- taire qui exclut les non noble des grades supé- rieurs, et d'admettre dans les cours souveraines les gens du tiers-état qui en seront jugés dignes.
      Art. 60. Dans le cas où un curé ferait option de la portion congrue, il ne pourrait être contraint d'abandonner les fonds de Cure dont on fera une estimation juridique, et ils lui resteront au taux de l'estimati... Art. 60. Dans le cas où un curé ferait option de la portion congrue, il ne pourrait être contraint d'abandonner les fonds de Cure dont on fera une estimation juridique, et ils lui resteront au taux de l'estimation.
      Art. 64. Le synode diocésain sera rétabli comme il existait en 1636; tous les curés pourront y pa- raître par eux-mêmes ou par procureur pris dans la classe des curés, et les corps ecclésiastiques auront droit d'y ... Art. 64. Le synode diocésain sera rétabli comme il existait en 1636; tous les curés pourront y pa- raître par eux-mêmes ou par procureur pris dans la classe des curés, et les corps ecclésiastiques auront droit d'y assister par députés.
      Sighé à la minute : P.-F. Guillot,curé delà pa- roisse d'Orchamps-en-Yennes, commissaire; le chevalier du Dechaux, commissaire;-Trouillot, curé d...
      ...gie, commissaire; D. Mercier, principal du collège de Saint-Jérôme, commissaire; Courtôt, curé de Champvans, commissaire; Roumette le cadet, prêtre familier de Dôle ; Perrot...
      ...de Rochefort, secrétaire élu de l'ordre du clergé.
      Sighé à la minute : P.-F. Guillot,curé delà pa- roisse d'Orchamps-en-Yennes, commissaire; le chevalier du Dechaux, commissaire;-Trouillot, curé de Menottey, commissaire; Trouillet, curé d'Ornans, commissaire; Moyse-, professeur de théologie, commissaire; D. Mercier, principal du collège de Saint-Jérôme, commissaire; Courtôt, curé de Champvans, commissaire; Roumette le cadet, prêtre familier de Dôle ; Perrot, curé de Villers-Robert ; commissaire ; Boisson, président élu; Breton, curé de Rochefort, secrétaire élu de l'ordre du clergé.
      Art. 58. La même chose sera observée dans toutes les paroisses où un curé aura deux églises à des- servir, et quand un curé, par l'âge ou les infirmi- tés, ne pourra seul desservir la paroisse. Art. 58. La même chose sera observée dans toutes les paroisses où un curé aura deux églises à des- servir, et quand un curé, par l'âge ou les infirmi- tés, ne pourra seul desservir la paroisse.
      ...squ?il y aura des fonds suffisants dans la caisse, on assignera des pensions à tous prêtres pauvres ou infirmes qui auront bien mé- rité de l'Eglise, et les fonds qui ont déjà cette destination et quisont entre les mains de monsei- gneur l'archevêque, se... Art. 59. Lorsqu?il y aura des fonds suffisants dans la caisse, on assignera des pensions à tous prêtres pauvres ou infirmes qui auront bien mé- rité de l'Eglise, et les fonds qui ont déjà cette destination et quisont entre les mains de monsei- gneur l'archevêque, seront versés dans làditécaisse.
      Art. 62. Les prêtres pourvus de cures dans la province né seront plus astreints à subir examen de doctrine par-devant aucuns de Messieurs du parlement, pour obtenir l'arrêt de leur... Art. 62. Les prêtres pourvus de cures dans la province né seront plus astreints à subir examen de doctrine par-devant aucuns de Messieurs du parlement, pour obtenir l'arrêt de leur envoi en possession.
      De l'ordre de la noblesse de Dôle, Ornans et Quin- gey, assemblée au siège principal... De l'ordre de la noblesse de Dôle, Ornans et Quin- gey, assemblée au siège principal de Dôle, pour être présenté aux Etats généraux(1).
      ...mblée, remplie de sentiments d'humanité et de justice, recommande à son dé- puté de ne pas souffrir les distinctions humiliantes que supportèrent les communes aux derniers Etats généraux de Rlois et de Paris, et le charge de pré- senter, sans aucune distinction de forme, le pré- sent cahier et ses pouvoirs. Art. 74. Cette assemblée, remplie de sentiments d'humanité et de justice, recommande à son dé- puté de ne pas souffrir les distinctions humiliantes que supportèrent les communes aux derniers Etats généraux de Rlois et de Paris, et le charge de pré- senter, sans aucune distinction de forme, le pré- sent cahier et ses pouvoirs.
      Art. 54. Les vicariats en chef ou églises suc- cursales, composées (le quatre cents communiants réunis, ou de trois cents dispersés, seront érigés en cure sur la demande des paroissiens. Art. 54. Les vicariats en chef ou églises suc- cursales, composées (le quatre cents communiants réunis, ou de trois cents dispersés, seront érigés en cure sur la demande des paroissiens.
      ...evêché.ren- dra 30,000 livres de rente, et tout évêque dont l'évêchê rendra 20,000 livres, seront inhabiles à posséder d'autres bénéfices, et le bref qu'ils au- raient obtenu pour rete...
      ...iens bénéfices vacants par ia promotion à l'épiscopat sera abusif.
      Art. 73. Tout archevêque dont rarchevêché.ren- dra 30,000 livres de rente, et tout évêque dont l'évêchê rendra 20,000 livres, seront inhabiles à posséder d'autres bénéfices, et le bref qu'ils au- raient obtenu pour retenir leurs anciens bénéfices vacants par ia promotion à l'épiscopat sera abusif.
      A Dôle, le 14 avril 1789 A Dôle, le 14 avril 1789
      Art. 56, Les annexes seront désunies, et si l'or- dinaire refuse de procéder à l'érection ou désu- nion, il sera obligé de donner par écrit les rai- sons de son refus Art. 56, Les annexes seront désunies, et si l'or- dinaire refuse de procéder à l'érection ou désu- nion, il sera obligé de donner par écrit les rai- sons de son refus
      Art. 65. Les grades, pris dans les universités, faisant preuve de capacité, seront refusés à ceux qui n'en seront pas dignes, et conférés gratuite- ment à ceux qui les mériteront. Les Etats provin- ciaux pourvoiront à l'indemnité des professeurs s'il y a lieu. Art. 65. Les grades, pris dans les universités, faisant preuve de capacité, seront refusés à ceux qui n'en seront pas dignes, et conférés gratuite- ment à ceux qui les mériteront. Les Etats provin- ciaux pourvoiront à l'indemnité des professeurs s'il y a lieu.
      Art. 68. Les vues du gouvernement par rapport aux sages-femmes n'ayant pas été remplies jus- qu'à présent, les Etats provinciaux en feront un objet im... Art. 68. Les vues du gouvernement par rapport aux sages-femmes n'ayant pas été remplies jus- qu'à présent, les Etats provinciaux en feront un objet important de leur surveillance.
      ...x solennels, fixée par son édit de 1768 à vingt et un ans, et de les autoriser à dix-huit ans. ...0. Sa Majesté sera suppliée de retirer l'ar- ticle concernant l'émission des vœux solennels, fixée par son édit de 1768 à vingt et un ans, et de les autoriser à dix-huit ans.
      Tous les articles ci-dessus, au nombre de soixante-quatorze, ont été arrêtés par la chambre, qui a requis MM. les commissaires de les signer. Tous les articles ci-dessus, au nombre de soixante-quatorze, ont été arrêtés par la chambre, qui a requis MM. les commissaires de les signer.
      Art. 57. Il faut simplifier les causes marquées par les canons et les ordonnances pour l'érection des curés et pour l'établissement des vicaires commu... Art. 57. Il faut simplifier les causes marquées par les canons et les ordonnances pour l'érection des curés et pour l'établissement des vicaires communaux.
      Art. 67. Les Etats provinciaux s'occuperont de l'éducation chrétienne et civile des jeunes gens de l'un et l'autre sexe, et Sa Majesté sera très-hum- blement suppl...
      ...fait un plan d'éducation nationale pour les citoyens des villes et des campagnes.
      Art. 67. Les Etats provinciaux s'occuperont de l'éducation chrétienne et civile des jeunes gens de l'un et l'autre sexe, et Sa Majesté sera très-hum- blement suppliée d'ordonner qu'il sera fait un plan d'éducation nationale pour les citoyens des villes et des campagnes.
      ...era chaqueannée uné somme pour subvenir à des besoins pressants en cas de grêle, ...
      ...n, etc.; laquelle somme sera prise dans la caisse provinciale.
      Art. 69. On déterminera chaqueannée uné somme pour subvenir à des besoins pressants en cas de grêle, d'incendie, d'inondation, etc.; laquelle somme sera prise dans la caisse provinciale.
      ...iée d'éta- blir un conseil pour décider les pensions qu'il voudra accorder, et pour modérer, révoquer môme celles qui ...
      ...es; dans ce même conseil seront réglées les gratifications que Sa Ma- jesté voudra ...
      Art. 71. Sa Majesté Sera de même suppliée d'éta- blir un conseil pour décider les pensions qu'il voudra accorder, et pour modérer, révoquer môme celles qui seront déjà accordées; dans ce même conseil seront réglées les gratifications que Sa Ma- jesté voudra donner aux princes de son sang.
      ...appartenant aux chapitres, collégiales, et communautés re- ligieuses qui n'auraien... ...s pasteurs; bien entendu que l'on ne pourra faire aucun retranchement des dîmes appartenant aux chapitres, collégiales, et communautés re- ligieuses qui n'auraient que leur honnête sus- tentation.
      Art. 63. L'arrêt du règlement du 12 août 1762, concernant l'envoi en pos... Art. 63. L'arrêt du règlement du 12 août 1762, concernant l'envoi en possession de tout bénéfice, sera cassé.
      Art. 55. Dans les villes où il y aura plus de quatre mille âmes, ainsi que dans les campagnes où le besoin les requerra, on établira de nou- velles cu... Art. 55. Dans les villes où il y aura plus de quatre mille âmes, ainsi que dans les campagnes où le besoin les requerra, on établira de nou- velles cures.
      Art. 61. Toutes les cures de patronages ecclé- siastiques s...
      ...t aux quatre mois réservés aux patrons, le concours leur présentera trois sujets, ...
      Art. 61. Toutes les cures de patronages ecclé- siastiques seront pourvues au concours, pendant huit mois; quant aux quatre mois réservés aux patrons, le concours leur présentera trois sujets, parmi lesquels ils en choisiront un.
      L'an mil sept cent quatre-vingt-neuf, le treize L'an mil sept cent quatre-vingt-neuf, le treize
      Dans les paroisses de cinq cents communiants réu... Dans les paroisses de cinq cents communiants réunis, il y aura un vicaire commensal, de même que dans celles rTe quatre cents di...

      Bailliage de dole

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      avril, en vertu des lettres de convocation qu...
      ...s ordres des bailliages de Dôle, Ornans et Quingey d'élire leurs représentants aux Etats libres et généraux du royaume, et de leur confier tous les pouvoirs etinstructions qui seraient jugés nécessaires pour la restauration de l'Etat et des bailliages ci-devant dénommés, l'ordre de noblesse desdits bailliages donne dans ces pré- sentes à son député auxdits Etats, qui doivent se tenir à Versailles, le vingt-sept avril de la pré- sente année, les pouvoirs et instructions tels qu'ils suivent :
      avril, en vertu des lettres de convocation qui or- donnent aux trois ordres des bailliages de Dôle, Ornans et Quingey d'élire leurs représentants aux Etats libres et généraux du royaume, et de leur confier tous les pouvoirs etinstructions qui seraient jugés nécessaires pour la restauration de l'Etat et des bailliages ci-devant dénommés, l'ordre de noblesse desdits bailliages donne dans ces pré- sentes à son député auxdits Etats, qui doivent se tenir à Versailles, le vingt-sept avril de la pré- sente année, les pouvoirs et instructions tels qu'ils suivent :
      Art. 5. Si, pour l'avantage général de la France et de la prospérité publique, la province de Fran- che-Comté consent à abandonner plusieurs de ses privilèges et franchises, et à confondre ses in- térêts avec ceux du reste du royauine, le député déclarera expressément qu'elle n'entend le faire qu'autant qu il en sera de même par les autres provinces, et dans le cas contraire, ou si, par quejqu'obstacle imprévu, les E tatsgénéraux étaient empêchés de prendre les résolutions salutaires que la nation a droit d'espérer pour sa restaura- tion,...
      ... entend se réserver expressément toutes les franchises, privilèges et immunités, sans exception quelconque, p...
      ... pouvoir être imposée que par son libre et exprès consentement accordé dans ses Et...
      ...rs. Il demandera, en con- séquence, que les capitations de la province, particulièrement celle du 7juin 1674 accordée à fa ville de Dôle qui en était la capitale, soient
      Art. 5. Si, pour l'avantage général de la France et de la prospérité publique, la province de Fran- che-Comté consent à abandonner plusieurs de ses privilèges et franchises, et à confondre ses in- térêts avec ceux du reste du royauine, le député déclarera expressément qu'elle n'entend le faire qu'autant qu il en sera de même par les autres provinces, et dans le cas contraire, ou si, par quejqu'obstacle imprévu, les E tatsgénéraux étaient empêchés de prendre les résolutions salutaires que la nation a droit d'espérer pour sa restaura- tion, il déclarera alors qu elle entend se réserver expressément toutes les franchises, privilèges et immunités, sans exception quelconque, particu- lièrement celle de ne pouvoir être imposée que par son libre et exprès consentement accordé dans ses Etats particuliers. Il demandera, en con- séquence, que les capitations de la province, particulièrement celle du 7juin 1674 accordée à fa ville de Dôle qui en était la capitale, soient
      ...ra qu'il soit irrévocable- ment reconnu et déclaré que la France est une nation libre, gouvernée par le Roi, suivant les lois, qu'aucune de ces lois ne peut être établie, changée ou détruite sans le consentement de la nation, librement assemblée eh Etats généraux, et la sanction du prince à qui elle a transmis le pouvoir exécutif dans toute son étendue... Art. 7. 11 demandera qu'il soit irrévocable- ment reconnu et déclaré que la France est une nation libre, gouvernée par le Roi, suivant les lois, qu'aucune de ces lois ne peut être établie, changée ou détruite sans le consentement de la nation, librement assemblée eh Etats généraux, et la sanction du prince à qui elle a transmis le pouvoir exécutif dans toute son étendue.
      Art. 11.11 demandera que, dans le cas d'une minorité, le droit de conférer la régence n'ap- partienne qu'à la nation; qu'en conséquence, les membres qui auraient assisté aux dernie...
      ...énéraux soient tenus de se rendre, dans le mois, dans la ville où ils auraient été assemblés, et que,jusqu'à ce qu'ils aient conféré la régence, le premier prince du sang soit chargé du gouver- nement au royaume, sans que l'o...
      ...rs que, dans toute autre circonstance , les mêmes députés puissent re- tourner aux ...
      Art. 11.11 demandera que, dans le cas d'une minorité, le droit de conférer la régence n'ap- partienne qu'à la nation; qu'en conséquence, les membres qui auraient assisté aux derniers Etats généraux soient tenus de se rendre, dans le mois, dans la ville où ils auraient été assemblés, et que,jusqu'à ce qu'ils aient conféré la régence, le premier prince du sang soit chargé du gouver- nement au royaume, sans que l'on puisse in- duire de ces cas particuliers que, dans toute autre circonstance , les mêmes députés puissent re- tourner aux Etats généraux subséquents sans une nouvelle élection.
      sanctionnées et ratifiées par les Etats généraux en tous les objets dont elle..ne se départira pas, avec déclaration que, quel que soit le sort de la gabelle, des-aides et du papier timbré, elle n'en- tend jamais, ... sanctionnées et ratifiées par les Etats généraux en tous les objets dont elle..ne se départira pas, avec déclaration que, quel que soit le sort de la gabelle, des-aides et du papier timbré, elle n'en- tend jamais, sous aucun prétexte, s'y assujettir.
      La noblesse des bailliages de Dôle, Ornans et Quingey, charge son député d'unir son vœu à ceux de toute la France, pour la conservation de la personne sacrée de Sa Majesté, de lui offrir les assurances do sa fidélité et de sa reconnaissance du bienfait qu'elle a accordé à la nation en la convoquant en Etats généraux. La noblesse des bailliages de Dôle, Ornans et Quingey, charge son député d'unir son vœu à ceux de toute la France, pour la conservation de la personne sacrée de Sa Majesté, de lui offrir les assurances do sa fidélité et de sa reconnaissance du bienfait qu'elle a accordé à la nation en la convoquant en Etats généraux.
      . Le député aux Etats généraux s'enga- gera sous le sceau de l'honneur, de la religion et au serment, à suivre avec la plus graude exacti- tude, à né s'écarter en matière quelconque, et à ne point outrepasser les pouvoirs et instructions qui lui seront remis, concourir par tous les moyens possibles à obtenir les demandes dont il sera chargé, quoique contraires à son opinion parti- culière qu'il soumettra à celle de ses commet- tants ; il ne perd... . Le député aux Etats généraux s'enga- gera sous le sceau de l'honneur, de la religion et au serment, à suivre avec la plus graude exacti- tude, à né s'écarter en matière quelconque, et à ne point outrepasser les pouvoirs et instructions qui lui seront remis, concourir par tous les moyens possibles à obtenir les demandes dont il sera chargé, quoique contraires à son opinion parti- culière qu'il soumettra à celle de ses commet- tants ; il ne perdra jamais de vue qu'il n'assiste aux Etats généraux que comme mandataire des bai...
      Art. 9. Qu'à la nation appartient le droit de s'ajourner en Etats généraux; ...
      ...tement cette assemblée nationale , dont la police intérieure n'appartient qu'à elle seule, et dont les membres sont sous la sauvegarde de la nation ; que leur périodicité sera déterminée et ne pourra être re- mise au delà de cinq...
      Art. 9. Qu'à la nation appartient le droit de s'ajourner en Etats généraux; qu'aucune autorité ne peut dissoudre sans son consentement cette assemblée nationale , dont la police intérieure n'appartient qu'à elle seule, et dont les membres sont sous la sauvegarde de la nation ; que leur périodicité sera déterminée et ne pourra être re- mise au delà de cinq ans, sans que dans cet in- tervalle il puisse être fait aucune loi générale môm...
      Art. 4. Il ne souffrira pas les distinctions hu- miliantes pour le tiers-état qui ont eu lieu dans quelques Etats généraux, et qui dégraderaient la qualité de Français dans les représentants de la nation. Art. 4. Il ne souffrira pas les distinctions hu- miliantes pour le tiers-état qui ont eu lieu dans quelques Etats généraux, et qui dégraderaient la qualité de Français dans les représentants de la nation.
      La noblesse a toujours signalé son gèle pour la défense de la patrie; aujourd'hui que la bonté du monarque l'appelle à concourir a l'adminis- tion, elle s'empressera de faire éclater son patrio- tisme dans les fonctions paisibles qui contribue- ront... La noblesse a toujours signalé son gèle pour la défense de la patrie; aujourd'hui que la bonté du monarque l'appelle à concourir a l'adminis- tion, elle s'empressera de faire éclater son patrio- tisme dans les fonctions paisibles qui contribue- ront au bonheur de ses citoyens.
      Art. 2. Le député aux Etats généraux s'occu- pera d'abord de la vérification des procurations respectives, de la légalité et liberté des élections réciproques, cond... Art. 2. Le député aux Etats généraux s'occu- pera d'abord de la vérification des procurations respectives, de la légalité et liberté des élections réciproques, condition essentielle, sans laquelle il ne pourra procéder.
      ...enté au Roi pour recevoir sa sanction ; et pendant l'exa- men de cet arrêté dans son conseil, les Etats gé- néraux pourront s'occuper d'autres questions, et en préparer les délibérations ;maisilsne pourront passer à un nouvel arrêté qu'après que la sanction aura été donnée à celui précédemment présen té. ...Lorsqu'il aura été pris une résolution aux Etats généraux, l'arrêté en sera présenté au Roi pour recevoir sa sanction ; et pendant l'exa- men de cet arrêté dans son conseil, les Etats gé- néraux pourront s'occuper d'autres questions, et en préparer les délibérations ;maisilsne pourront passer à un nouvel arrêté qu'après que la sanction aura été donnée à celui précédemment présen té.
      ...u'il soit pourvu par un décret solennel à la liberté individuelle des citoyens, à laquelle il ne pourra être donné at- teinte que d'après les formalités requises par la loi. Toutes lettres de cachet et autres ordres de cette espèce, sous que...
      ...ils puissent se reproduire, soit contre les corps, soit contre les particuliers, seront irrévocablement proscrits, et les peines les plus sévères prévues contre les ministres qui pourraient un jour contrevenir à ce décret national.
      Art. 12. Il demandera qu'il soit pourvu par un décret solennel à la liberté individuelle des citoyens, à laquelle il ne pourra être donné at- teinte que d'après les formalités requises par la loi. Toutes lettres de cachet et autres ordres de cette espèce, sous quelque forme qu'ils puissent se reproduire, soit contre les corps, soit contre les particuliers, seront irrévocablement proscrits, et les peines les plus sévères prévues contre les ministres qui pourraient un jour contrevenir à ce décret national.
      Art. 13. La liberté de la presse sera assurée par un décret qui donnera en même temps un moyen de réprimer la licence die ceux qui pour- raient en abuser par des écrits contraires à la religion, aux mœurs et à l'honneur des citoyens. Art. 13. La liberté de la presse sera assurée par un décret qui donnera en même temps un moyen de réprimer la licence die ceux qui pour- raient en abuser par des écrits contraires à la religion, aux mœurs et à l'honneur des citoyens.
      ...rt. 8. Qu'aux Etats généraux appartient le droit de délibérer sur tous les objets ae législa- tion ; que leurs décisions, sanctionnées par le prince, deviennent décrets nationaux, lois con- stitutionnelles du royaume, dont le Roi ne peut se dispenser de procurer l'... Art. 8. Qu'aux Etats généraux appartient le droit de délibérer sur tous les objets ae législa- tion ; que leurs décisions, sanctionnées par le prince, deviennent décrets nationaux, lois con- stitutionnelles du royaume, dont le Roi ne peut se dispenser de procurer l'exécution.
      Art. 3. Gomme c'est à la nation assemblée en Etats généraux, à statuer sur la forme la plus avantageuse de ses délibérations, on laisse au député la liberté de délibérer quelle que soit la forme que la majorité décidera, lui recomman- dant néanmoins de voter pour la délibération par ordre. Art. 3. Gomme c'est à la nation assemblée en Etats généraux, à statuer sur la forme la plus avantageuse de ses délibérations, on laisse au député la liberté de délibérer quelle que soit la forme que la majorité décidera, lui recomman- dant néanmoins de voter pour la délibération par ordre.
      ...estions, desquelles ils rendront compte à chaque assemblée de la nation en Etats généraux. ...istres etadmi- nistrateurs quelconques soient toujours respon- sables de leurs gestions, desquelles ils rendront compte à chaque assemblée de la nation en Etats généraux.
      Art. 10. Le député ne pourra consentir à l'éta- blissement d'aucune commission i... Art. 10. Le député ne pourra consentir à l'éta- blissement d'aucune commission intermédiaire des Etats généraux.

      Bailliage de dole

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      ...au civil, soit au criminel, que suivant les lois, par les juges naturels reconnus et établis par elles, s'en rapportant à la sagesse des Etats généraux, sur les moyens de prévenir les abus du pouvoir judiciaire. ...oit reconnu par un décret sanctionné que tout citoyen ne pourra être iugé, soit au civil, soit au criminel, que suivant les lois, par les juges naturels reconnus et établis par elles, s'en rapportant à la sagesse des Etats généraux, sur les moyens de prévenir les abus du pouvoir judiciaire.
      ...t. 34. Il demandera qu'il soit dit dans la con- stitution militaire que les officiers de l'armée joui- ront également, comme les autres citoyens, du droit de ne pouvoir être privés arbitrairement de leur emploi et sans un jugement. Art. 34. Il demandera qu'il soit dit dans la con- stitution militaire que les officiers de l'armée joui- ront également, comme les autres citoyens, du droit de ne pouvoir être privés arbitrairement de leur emploi et sans un jugement.
      Art. 19. Il demandera que par le même décret, il soit reconnu qu'à la nation appartient le droit de changer les tribunaux, en étendre ou restreindre la juridiction, les supprimer ou les créer; que les offices de magistrature soient inamovib...
      ... permis de desti- tuer un officier pour le remplacer par un autre, ni même uti tribunal pour le remplacer par un autre qui aurait les mêmes fonctions, sans qu'il fût permis d'attoUcher au parlement, cour et tri- bunaux de Franche-Comté, qui appartiennent directement à la nation franc-comtoise de l'exprès conse...
      Art. 19. Il demandera que par le même décret, il soit reconnu qu'à la nation appartient le droit de changer les tribunaux, en étendre ou restreindre la juridiction, les supprimer ou les créer; que les offices de magistrature soient inamovibles indivi- duellement, en ce qu'il n'est pas permis de desti- tuer un officier pour le remplacer par un autre, ni même uti tribunal pour le remplacer par un autre qui aurait les mêmes fonctions, sans qu'il fût permis d'attoUcher au parlement, cour et tri- bunaux de Franche-Comté, qui appartiennent directement à la nation franc-comtoise de l'exprès consentement des Etats de cette province ;
      Art. 25.Ildemandera quel'on détermine le nouvel ordre à donner aux tribunaux, soit souverains, soit de première|instance, dont les membres, ayant les qualités qui seront requises par la nouvelle con- stitution, seront présentés par les Etats provinciaux et pourvus par le Roi ; le nombre enfin dont ils doivent être comp... Art. 25.Ildemandera quel'on détermine le nouvel ordre à donner aux tribunaux, soit souverains, soit de première|instance, dont les membres, ayant les qualités qui seront requises par la nouvelle con- stitution, seront présentés par les Etats provinciaux et pourvus par le Roi ; le nombre enfin dont ils doivent être composés.
      Art. 30. Il demandera d'abroger le tirage de la milice, trop onéreux, et encore plus dispendieux pour le peuple, surtout dans les campagnes, sauf à pourvoir par tous autres moyens au remp... Art. 30. Il demandera d'abroger le tirage de la milice, trop onéreux, et encore plus dispendieux pour le peuple, surtout dans les campagnes, sauf à pourvoir par tous autres moyens au remplace- ment de ces troupes.
      Art. 35. Qu'ils auront, ainsi que les soldats, la liberté de proposer toutes récusations légitimes contre les mges qui formeront le conseil de guerre qui devra les juger, et qu'il sera créé un tribunal militaire permanent, à la révision duquel seront soumis de droit ... Art. 35. Qu'ils auront, ainsi que les soldats, la liberté de proposer toutes récusations légitimes contre les mges qui formeront le conseil de guerre qui devra les juger, et qu'il sera créé un tribunal militaire permanent, à la révision duquel seront soumis de droit tous jugements prononçant d$s
      Art. 23. il demandera l'abolition de la mainmorte personnelle, sans indemnité; il exprimera le vœu du bailliage sur les destructions de la mainmorte réelle moyennant indemnité raisonnable envers les seigneurs, recommandant expressément au Art. 23. il demandera l'abolition de la mainmorte personnelle, sans indemnité; il exprimera le vœu du bailliage sur les destructions de la mainmorte réelle moyennant indemnité raisonnable envers les seigneurs, recommandant expressément au
      ...ela vénalité dés offices de judicature, et que l'on pourvoie à leur remboursement suivant l'estimation du centième denier, pour ceux qui y sont assujettis,ou suivant le prix des acquisitions antérieures à 1788, pour ceux qui en sont exempts. Art.24. Il demandera l'abolitiondela vénalité dés offices de judicature, et que l'on pourvoie à leur remboursement suivant l'estimation du centième denier, pour ceux qui y sont assujettis,ou suivant le prix des acquisitions antérieures à 1788, pour ceux qui en sont exempts.
      Art. 31. Il demandera que les troupes ne puis- sent jamais être emplo...
      ...que lorsqu'elles en seront requises par le pouvoir judiciaire pour maintenir la police et favoriser l'exécution des lois.
      Art. 31. Il demandera que les troupes ne puis- sent jamais être employées contre leurs conci- toyens que lorsqu'elles en seront requises par le pouvoir judiciaire pour maintenir la police et favoriser l'exécution des lois.
      Le député étant chargé au contraire de deman- der spécialement que la chambre des comptes sera rétablie dans la ville de Dôle, dans tous ses droits et privilèges, telle qu'elle était lors de... Le député étant chargé au contraire de deman- der spécialement que la chambre des comptes sera rétablie dans la ville de Dôle, dans tous ses droits et privilèges, telle qu'elle était lors de sa suppres- sion.
      ... moyens lesplus efficaces pour parvenir a la plus prompte réforme et simplification des lois civiles et criminelles, adoucir les dernières, abolir la cruauté des sup- plices, proportionner la peine aux délits, simpli- fier les formalités des procédures et les abréger. Il proposera enfin d'examiner s'il ne conviendrait pas d'établir la procédure criminelle par les jurés, suivant l'ancien usage des Francs et des Bour- guignons, comme la plus conforme aux vrais principes de l'humanité et de la liberté, d'accorder tous les adoucissements que l'humanité exige en ... Art.20. II proposeradeprendreles moyens lesplus efficaces pour parvenir a la plus prompte réforme et simplification des lois civiles et criminelles, adoucir les dernières, abolir la cruauté des sup- plices, proportionner la peine aux délits, simpli- fier les formalités des procédures et les abréger. Il proposera enfin d'examiner s'il ne conviendrait pas d'établir la procédure criminelle par les jurés, suivant l'ancien usage des Francs et des Bour- guignons, comme la plus conforme aux vrais principes de l'humanité et de la liberté, d'accorder tous les adoucissements que l'humanité exige en faveur des prisonniers.
      Art. 22. Il ne pourra expressément, à peine d'être désavoué, entendre aucune ...
      ..., ou secours pécuniaires quel- conques, à quelque titre qu'ils soient demandés, que préalablement les droits de la nation n'aient été reconnus et assurés de la manière la plus so- lennelle, et la constitution déterminée.
      Art. 22. Il ne pourra expressément, à peine d'être désavoué, entendre aucune proposition d'em- prunts ni d'impôts, ou secours pécuniaires quel- conques, à quelque titre qu'ils soient demandés, que préalablement les droits de la nation n'aient été reconnus et assurés de la manière la plus so- lennelle, et la constitution déterminée.
      Art. 27. Û demandera que la juridiction des par- lements soit bornée aux jugements des contesta- tions civiles et criminelles et à faire exécuter les lois consenties par les Etats généraux et enre- gistrées dans les greffes desdites cours saqs vé- rificat... Art. 27. Û demandera que la juridiction des par- lements soit bornée aux jugements des contesta- tions civiles et criminelles et à faire exécuter les lois consenties par les Etats généraux et enre- gistrées dans les greffes desdites cours saqs vé- rification.
      Art. 28.11 demandera que le devoir des fiefs soit exempt de tous droits d'épices et autres frais, excepté ceux du greffe. Art. 28.11 demandera que le devoir des fiefs soit exempt de tous droits d'épices et autres frais, excepté ceux du greffe.
      ...urra seulement consentir provisoirement la continuation des impôts actuels pendant la durée des Etats généraux à laquelle ils seront limités; passé lequ...
      ...auront pas été accordés, seront éteints et suppri més de plein droit.
      Il pourra seulement consentir provisoirement la continuation des impôts actuels pendant la durée des Etats généraux à laquelle ils seront limités; passé lequel temps, tous ceux de quelque nature qu'ils soient, directs ou indirects, qui n'y auront pas été accordés, seront éteints et suppri més de plein droit.
      ...e, il faille être âgé de vingt-cinq ans et avoir exercé la profession d'avocat pendant l'espace de cinq ans, et quépour exercer une charge dans une cou...
      ...nt l'espace de dix ans, ou avoir exercé la profession d'avocat pendant quinze ans.
      ... que,pour êtreadmisà exer- cer une charge dans un tribunal de première in- stance, il faille être âgé de vingt-cinq ans et avoir exercé la profession d'avocat pendant l'espace de cinq ans, et quépour exercer une charge dans une cour supérieure, il sera nécessaire d'avoir servi dans un tribunal de première instance, pendant l'espace de dix ans, ou avoir exercé la profession d'avocat pendant quinze ans.
      Art. 21. Il demandera que le même décret déter- mine qu'il ne pourra résulter aucune tache ni note d'infamie sur les familles d'un criminel ; que les membres de ces familles, à quelque degré que ce soit, ne pourront ...
      ...aire ou civil, ni encourir aucun blâme, et qu'il n'y aura plus de dif- férence de supplice, pour le même délit, entre les nobles et les roturiers.
      Art. 21. Il demandera que le même décret déter- mine qu'il ne pourra résulter aucune tache ni note d'infamie sur les familles d'un criminel ; que les membres de ces familles, à quelque degré que ce soit, ne pourront être exclus d'emplois ou états quelconques, ecclésiastique, militaire ou civil, ni encourir aucun blâme, et qu'il n'y aura plus de dif- férence de supplice, pour le même délit, entre les nobles et les roturiers.
      ...us permis aux seigneurs ecclésiastiques et laïques d'amo- dier ia justice et les amendes de leurs terres et fiefs, à peine, en cas de contravention, d'être obli- gés de les rendre aux pauvres et aux fabriques des paroisses, et que leurs gardes soient tenus, à l'instar de ceux des communautés vulgairement appelés messieurs, d'avertir les propriétaires ou cultivateurs d'héritag...
      ... ils ont trouvé un délinquant, afin que le propriétaire puisse, en faire estimer le dommage en temps utile.
      Art. 29.11 demandera qu'il ne soit plus permis aux seigneurs ecclésiastiques et laïques d'amo- dier ia justice et les amendes de leurs terres et fiefs, à peine, en cas de contravention, d'être obli- gés de les rendre aux pauvres et aux fabriques des paroisses, et que leurs gardes soient tenus, à l'instar de ceux des communautés vulgairement appelés messieurs, d'avertir les propriétaires ou cultivateurs d'héritages dans lesquels ils ont trouvé un délinquant, afin que le propriétaire puisse, en faire estimer le dommage en temps utile.
      Art. 33. Le Roi sera supplié de donner aux mi- litaires une constitution stable et permanente, qui mette fin aux variations décourageantes pour les troupes ; de supprimer les punitions des ba- guettes comme trop cruelles, et les coups de plat de sabre, punitions qui répugnent à l'esprit d'une nation dont l'honneur est le premier mobile. Art. 33. Le Roi sera supplié de donner aux mi- litaires une constitution stable et permanente, qui mette fin aux variations décourageantes pour les troupes ; de supprimer les punitions des ba- guettes comme trop cruelles, et les coups de plat de sabre, punitions qui répugnent à l'esprit d'une nation dont l'honneur est le premier mobile.
      ... Que l'ordonnance qui exclut des grades et emplois militaires, le tiers-état, soit réformée. Art. 32. Que l'ordonnance qui exclut des grades et emplois militaires, le tiers-état, soit réformée.
      ...utes évocations soient proscrites, sauf les cas de suspicion ou récusation, soit de...
      ...llement, soit des tribunaux, aux- quels la loi pourvoira.
      Art. 17. Que toutes évocations soient proscrites, sauf les cas de suspicion ou récusation, soit des juges individuellement, soit des tribunaux, aux- quels la loi pourvoira.
      Art. 16. Qu'il n'y aura dans la suiteaucune com- mission. Art. 16. Qu'il n'y aura dans la suiteaucune com- mission.
      député de s'opposer à toutes atteintes qui pour- raient être ... député de s'opposer à toutes atteintes qui pour- raient être portées au droit de propriété.

      Bailliage de dole

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      ...'aux seuls Etats provinciaux appartient le droit de pro- céder à la; répartition des impôts dans leur ressort, et de statuer sur l'administration intérie...
      ...raux arrêtés dans l'assemblée nationale et sanc- tionnés par le Rôi, sans entendre néanmoins les priver du droit de proposer des règlements et des lois locales sur les objets étrangers à l'intérêt général du royaume.
      Art. 39. Il demandera qu'il soit déclaré qu'aux seuls Etats provinciaux appartient le droit de pro- céder à la; répartition des impôts dans leur ressort, et de statuer sur l'administration intérieure des provinces, subordonnément aux règlements géné- raux arrêtés dans l'assemblée nationale et sanc- tionnés par le Rôi, sans entendre néanmoins les priver du droit de proposer des règlements et des lois locales sur les objets étrangers à l'intérêt général du royaume.
      Art. 47. Que,par une suite du même examen, l'on supprime une foule de...
      ... com- mandements, états-majors de place et autres charges et commissions multipliées inutilement, et que l'on réduise à une somme convenable les appointements et traitements excessifs de la plu- part des places de cette espèce qui seront jugées devoir être conservées à raison de leur utilité. Que, sans égard à la faveur, les pensions mili- taires seront accordées et fixées désormais, tant aux officiers de cavalerie qu'à ceux de l'infan- terie, suivant le grade et l'ancienneté de leur service. Que leurs veuves jouiront de la moitié de leur pension, ainsi qu'il se pratique chez les autre3 puissances. Que les veuves des officiers tués à la guerre jouiront de la même grâce, c'est- à-dire de la moitié de la pension qu'auraient ob- tenue leurs maris, s'ils eussent servi pendant trente années, et dans le cas où les Etats des pro- vinces le jugeront convenable.
      Art. 47. Que,par une suite du même examen, l'on supprime une foule de gouvernements, com- mandements, états-majors de place et autres charges et commissions multipliées inutilement, et que l'on réduise à une somme convenable les appointements et traitements excessifs de la plu- part des places de cette espèce qui seront jugées devoir être conservées à raison de leur utilité. Que, sans égard à la faveur, les pensions mili- taires seront accordées et fixées désormais, tant aux officiers de cavalerie qu'à ceux de l'infan- terie, suivant le grade et l'ancienneté de leur service. Que leurs veuves jouiront de la moitié de leur pension, ainsi qu'il se pratique chez les autre3 puissances. Que les veuves des officiers tués à la guerre jouiront de la même grâce, c'est- à-dire de la moitié de la pension qu'auraient ob- tenue leurs maris, s'ils eussent servi pendant trente années, et dans le cas où les Etats des pro- vinces le jugeront convenable.
      Art. 36. Le député de la noblesse adoptera pour la forme des Etats particuliers de cette province celle qui sera jugée la meilleure par la majorité des Etats généraux ; cependant il votera de pré- férence pour la formation en deux chambres, et dans le cas où la formation par ordre et par re- présentation prévaudrait, il demandera que la chambre de la noblesse, à laquelle auront droit tous ceux qui ont la noblesse acquise et transmis- sible, ait à elle seule le double de représentants que l'ordre du clergé. Art. 36. Le député de la noblesse adoptera pour la forme des Etats particuliers de cette province celle qui sera jugée la meilleure par la majorité des Etats généraux ; cependant il votera de pré- férence pour la formation en deux chambres, et dans le cas où la formation par ordre et par re- présentation prévaudrait, il demandera que la chambre de la noblesse, à laquelle auront droit tous ceux qui ont la noblesse acquise et transmis- sible, ait à elle seule le double de représentants que l'ordre du clergé.
      ... jugements des commissaires nommés dans les différentes circonstances sous le règne précé- dent, notamment par les commissaires de réfor- mation des bois et salines de Franche-Comté, un délai de c...
      ...osition contre ces jugements par-devant les tribunaux, sans néanmoins que les adjugés qu'ils obtien- dront puissent opérer contre Je domaine, ou le trésor royal, un apport de fruits et levées, mais seulement une restitution Ces fonds ou sommes légitimement dues, ou du moins que les tribu- naux ou une commission des Etats provinciaux soient chargés d'examiner les réclamations par- ticulières sur ces objets, les vérifier et en rendre compte aux prochains Etats généraux, pour y être statué par la nation elle-même.
      ces jugements des commissaires nommés dans les différentes circonstances sous le règne précé- dent, notamment par les commissaires de réfor- mation des bois et salines de Franche-Comté, un délai de cinq ans pour se pourvoir en opposition contre ces jugements par-devant les tribunaux, sans néanmoins que les adjugés qu'ils obtien- dront puissent opérer contre Je domaine, ou le trésor royal, un apport de fruits et levées, mais seulement une restitution Ces fonds ou sommes légitimement dues, ou du moins que les tribu- naux ou une commission des Etats provinciaux soient chargés d'examiner les réclamations par- ticulières sur ces objets, les vérifier et en rendre compte aux prochains Etats généraux, pour y être statué par la nation elle-même.
      ...ion intermédiaire, composée des membres du tiers-état, en nombre égal à celui dés deux autres ordres réunis, dans la proportion d'un du clergé, de deux de la no- blesse et trois du tiers-état. ...lle des assemblées des Etats provinciaux, ils soient représentés par une commission intermédiaire, composée des membres du tiers-état, en nombre égal à celui dés deux autres ordres réunis, dans la proportion d'un du clergé, de deux de la no- blesse et trois du tiers-état.
      Art. 38. Les députés aux Etats provinciaux seront no...
      ...eur bailliage ou arrondis- sement, dans la proportion qui sera réglée, et les députés aux Etats généraux seront élus par les Etats provinciaux; mais, dans ce cas, chaque bail- liage triplera le nombre de ses représentants aux Etats provinciaux pour procéder à cette élection.
      Art. 38. Les députés aux Etats provinciaux seront nommés, chacun dans leur bailliage ou arrondis- sement, dans la proportion qui sera réglée, et les députés aux Etats généraux seront élus par les Etats provinciaux; mais, dans ce cas, chaque bail- liage triplera le nombre de ses représentants aux Etats provinciaux pour procéder à cette élection.
      {tonts et chaussées, transports et fournitures mi- itaires, surveillance des caissiers et receveurs ; de poursuivre l'exécution de ce qui aura été ar- rêté par les Etats particuliers, d'en demander la convocation anticipée dans les circonstances où il le lui paraîtra nécessaire ou utile; mais, dans aucun cas, elle ne pourra s'arroger le droit de consentir aucun impôt ni perception quelconque, non plus que de décider sur les objets tenant à la constitution et législation des provinces. {tonts et chaussées, transports et fournitures mi- itaires, surveillance des caissiers et receveurs ; de poursuivre l'exécution de ce qui aura été ar- rêté par les Etats particuliers, d'en demander la convocation anticipée dans les circonstances où il le lui paraîtra nécessaire ou utile; mais, dans aucun cas, elle ne pourra s'arroger le droit de consentir aucun impôt ni perception quelconque, non plus que de décider sur les objets tenant à la constitution et législation des provinces.
      Art. 45. Il demandera que * on vérifie les pen- sions et gratifications annuelles, leurs titres,...
      ... ; qu'on supprime ou réduise celles que la justice indiquera et qui n'ont pas été méritées, ou trop considérables relativement aux services rendus, ou à l'état actuel des finances; que l'on arrête qu'il sera annuellement rendu public, par la voie de l'impression, un état de toutes les pensions ou gratifications, pour quelqu...
      ...même tête seront comprises dans un seul et même article de cet état, et que s'il arrivait que quelques-unes soi...
      ...roit elles seront supprimées, celui qui les aura reçue sera obligé à restitution et déclaré incapable d'en obtenir de nouve...
      ...convenable que, toutes celles accordées à la même famille, comme père, mère, enfants, frères et sœurs, soient com- prises de suite dans le même état.
      Art. 45. Il demandera que * on vérifie les pen- sions et gratifications annuelles, leurs titres, leurs causes ; qu'on supprime ou réduise celles que la justice indiquera et qui n'ont pas été méritées, ou trop considérables relativement aux services rendus, ou à l'état actuel des finances; que l'on arrête qu'il sera annuellement rendu public, par la voie de l'impression, un état de toutes les pensions ou gratifications, pour quelque cause ou prétexte qu'elles aient été accordées ; que celles réunies sur une même tête seront comprises dans un seul et même article de cet état, et que s'il arrivait que quelques-unes soient comprises dans un article séparé, ou omises dans cet état géné- ral, pour cela seul de plein droit elles seront supprimées, celui qui les aura reçue sera obligé à restitution et déclaré incapable d'en obtenir de nouvelles ; il paraît également convenable que, toutes celles accordées à la même famille, comme père, mère, enfants, frères et sœurs, soient com- prises de suite dans le même état.
      Art. 37. Le pouvoir judiciaire et législatif ne pouvant être réunis dans la même personne, nul magistrat en exercic...
      ... pourra être repré- senté par procureur et être élu pour député aux Etats généraux...
      Art. 37. Le pouvoir judiciaire et législatif ne pouvant être réunis dans la même personne, nul magistrat en exercice ne pourra paraître aux as- semblées des provinces, mais il pourra être repré- senté par procureur et être élu pour député aux Etats généraux.
      peines graves, et par-devant lequel ils pourront appeler des sentences prononcées contre eux, sur les formes judiciaires lorsqu'elles auront été enfreintes dans l'instruction de la procédure ; sauf néanmoins les jugements prévôtaux pour maraude, déser...
      ...mis aux ministres d'aggraver ou changer les jugements.
      peines graves, et par-devant lequel ils pourront appeler des sentences prononcées contre eux, sur les formes judiciaires lorsqu'elles auront été enfreintes dans l'instruction de la procédure ; sauf néanmoins les jugements prévôtaux pour maraude, désertion ou indiscipline gravé en temps de guerre lorsque l'armée sera proche de l'en- nemi; enfin il ne sera dans aucun cas permis aux ministres d'aggraver ou changer les jugements.
      ... seront pas d'une utililité recon- nue, et que l'on déclare que la même personne ne pourra pas en réunir et en exercer plusieurs en même temps, de ...
      ...ents, commandements, grades, charges de la cou- ronne, emplois militaires et autres, de quelque nature qu'ils soient...
      Art. 48. Que l'on supprime toutes commissions ou offices qui ne seront pas d'une utililité recon- nue, et que l'on déclare que la même personne ne pourra pas en réunir et en exercer plusieurs en même temps, de même que des gouvernements, commandements, grades, charges de la cou- ronne, emplois militaires et autres, de quelque nature qu'ils soient; qu'il pourra cependant être accordé un traitement aux pourvus de commis- sion ...
      Art. 46. Il demandera que les dépenses de chaque département soient fixées après qu'on aura examiné les détails et fait les Retranchements des parties inutiles, sans q îe les fonds qui y se- ront destinés puissent être appliqués à d'autres objets. Art. 46. Il demandera que les dépenses de chaque département soient fixées après qu'on aura examiné les détails et fait les Retranchements des parties inutiles, sans q îe les fonds qui y se- ront destinés puissent être appliqués à d'autres objets.
      ...ès une exacte vérification, l'on assure les dettes nationales, qu'on supprime les frauduleuses, que l'on réduise les usuraires, et par les mêmes motifs d'équité, qu'on rétablisse celles qui ont été injustement réduites et suppri- mées par l'arbitraire des admin... Art. 43. Qu'après une exacte vérification, l'on assure les dettes nationales, qu'on supprime les frauduleuses, que l'on réduise les usuraires, et par les mêmes motifs d'équité, qu'on rétablisse celles qui ont été injustement réduites et suppri- mées par l'arbitraire des administrateurs précé- dents.
      Art. 42. Il demandera la vérification de l'état des finances. Art. 42. Il demandera la vérification de l'état des finances.
      ... demandera qu'il soit accordé aux corps et communautés ou particuliers lésés par Art. 44. Il demandera qu'il soit accordé aux corps et communautés ou particuliers lésés par
      ... surveiller tout ce qui peut intéresser les provinces, comme répartition des impôts... Art. 41. Que cette commission soit spécialement chargée de surveiller tout ce qui peut intéresser les provinces, comme répartition des impôts,

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      ...on s'occupe des moyens de remplacer de, la manière la moins oné- reuse le produit des aides, traites et gabelles, la marque des cuirs, des fers, l'impôt sur le papier, la poudre, l'amidon, droits sur les huiles et sa- vons, dans les provinces qui y sont assujetties; de l'...
      ... entraves mises au commerce de province à province, et autres préjudiciables aux manufactures nationales et aux arts particulièrement, du traité de commerce avec l'Angleterre et des réclamations qu'il a occa- sionnées, de l'abolition et rachat des péages dont la caisse n'est plus subsistante par un service ha- bituel, du rachat et réduction des dîmes exor- bitantes moyennant indemnité aux propriétaires; enfin de tous les moyens possibles de faire fleurir le commerôe, d'encourager les manufactures et les arts, mais plus particulièrement l'agri...
      ...dant des gratifications aux inventeurs, et qu'il soit donné de l'extension aux lois qui permettent le commerce à la noblesse sans déro- geance.
      Art, 56, 11 demandera que l'on s'occupe des moyens de remplacer de, la manière la moins oné- reuse le produit des aides, traites et gabelles, la marque des cuirs, des fers, l'impôt sur le papier, la poudre, l'amidon, droits sur les huiles et sa- vons, dans les provinces qui y sont assujetties; de l'abolition des privilèges exclusifs, des entraves mises au commerce de province à province, et autres préjudiciables aux manufactures nationales et aux arts particulièrement, du traité de commerce avec l'Angleterre et des réclamations qu'il a occa- sionnées, de l'abolition et rachat des péages dont la caisse n'est plus subsistante par un service ha- bituel, du rachat et réduction des dîmes exor- bitantes moyennant indemnité aux propriétaires; enfin de tous les moyens possibles de faire fleurir le commerôe, d'encourager les manufactures et les arts, mais plus particulièrement l'agriculture, -en accordant des gratifications aux inventeurs, et qu'il soit donné de l'extension aux lois qui permettent le commerce à la noblesse sans déro- geance.
      Art. 59. Il demandera la vérification des échanges faits sous ce règne èt sous le précédent, et la nullité de ceux qui auront été faits au dé- triment du domaine, et la réunion à la couronne de toutes concessions du domaine. Art. 59. Il demandera la vérification des échanges faits sous ce règne èt sous le précédent, et la nullité de ceux qui auront été faits au dé- triment du domaine, et la réunion à la couronne de toutes concessions du domaine.
      ...esteront déposés pen- dant l'année dans les caisses particulières des- dites provinces, et s'ils ne sont pas employés à des dépenses imprévues, qu'ils le soient à la fin de chaque année à l'amortissement progressif de la dette nationale par les provinces elles-mêmes. ...nnuel aux dépenses imprévues, des administrations des provinces; que ces fonds resteront déposés pen- dant l'année dans les caisses particulières des- dites provinces, et s'ils ne sont pas employés à des dépenses imprévues, qu'ils le soient à la fin de chaque année à l'amortissement progressif de la dette nationale par les provinces elles-mêmes.
      Art. 58. Il demandera que l'on vérifie et que l'on consolide au besoin les apanages dont l'on assurera le retour à la couronne, le cas échéant, ainsi que les engager à temps, à vie et à durée de familles, ou bien il proposera d'indemniser les princes par un équivalent en argent qui... Art. 58. Il demandera que l'on vérifie et que l'on consolide au besoin les apanages dont l'on assurera le retour à la couronne, le cas échéant, ainsi que les engager à temps, à vie et à durée de familles, ou bien il proposera d'indemniser les princes par un équivalent en argent qui leur tiendra lieu desdits apanages, garanti parla nation.
      Art. 51. Il demandera également la suppression de tous les privilèges, soit des commensaux de .la maison du Roi, soit de toutes charges dans le royaume, portant des exemptions d'impôt... Art. 51. Il demandera également la suppression de tous les privilèges, soit des commensaux de .la maison du Roi, soit de toutes charges dans le royaume, portant des exemptions d'impôts oné- reux au peuple sur lequel elles refluent.
      Art. 53.11 demandera la suppression des char- ges et des compagnies de finances et toutes es- pèces d'entreprises publiques qui peuvent être confiées plus avantageusement à l'administration des Etats de province, et que l'état des recettes et des dépenses de chaque année soit rendu pu- blic par la voie de l'impression, ainsi que celui des différents départements; enfin que le compte général des finances ait la même publicité. Art. 53.11 demandera la suppression des char- ges et des compagnies de finances et toutes es- pèces d'entreprises publiques qui peuvent être confiées plus avantageusement à l'administration des Etats de province, et que l'état des recettes et des dépenses de chaque année soit rendu pu- blic par la voie de l'impression, ainsi que celui des différents départements; enfin que le compte général des finances ait la même publicité.
      Art. 63. Il sera également pouvu, avec le plus grand soin, à la conservation et à la meilleure ad- ministration des forêts domaniales, à leur aména- gement, à celui des bois des communautés, des corps ecclésiastiques, religieux et des bénéficiers. Art. 63. Il sera également pouvu, avec le plus grand soin, à la conservation et à la meilleure ad- ministration des forêts domaniales, à leur aména- gement, à celui des bois des communautés, des corps ecclésiastiques, religieux et des bénéficiers.
      ...de bureaux de tous caissiers, receveurs et gens de finances quelconques, dont la conservation sera jugée né- cessaire au lieu et place de taxations proportion- nelles à leur maniement de deniers, qui sera sim- plifié le plus possible. ...l proposera égalementde pourvoir par un traitement fixe aux appointements,frais de bureaux de tous caissiers, receveurs et gens de finances quelconques, dont la conservation sera jugée né- cessaire au lieu et place de taxations proportion- nelles à leur maniement de deniers, qui sera sim- plifié le plus possible.
      Art. 68. Il procurera les meilleurs règlements pour l'administrat...
      ...palités qui se- ront rendues électives, et pour le maintien de la
      Art. 68. Il procurera les meilleurs règlements pour l'administration des municipalités qui se- ront rendues électives, et pour le maintien de la
      Art. 55. Il demandera la suppression des loteries royales et autres établies dans le royaume. Art. 55. Il demandera la suppression des loteries royales et autres établies dans le royaume.
      Art. 60. Il demandera ensuite la vente des do- maines et terres domaniales, même des forêts d'une petite étendue ; mais il réglera en même temps la forme de ces aliénations, qui ne pourro...
      ...orsque lesdites terres seront por- tées à leur valeur réelle, et pour y parvenir plus avantageusement, elles seront détaillée^ et divisées par village, sans qu'il en puisse être réuni deux dans une même enchère. Les enchères ne seront reçues qu'après une première offre, proportionnée à leur valeur, après diverses afficnes, à délais suffisants ; elles seront faites par-devant les juges chargés de leur conservation, à la participation des Etats provinciaux représentés par des députés et procureurs syndics.
      Art. 60. Il demandera ensuite la vente des do- maines et terres domaniales, même des forêts d'une petite étendue ; mais il réglera en même temps la forme de ces aliénations, qui ne pourront être faites que lorsque lesdites terres seront por- tées à leur valeur réelle, et pour y parvenir plus avantageusement, elles seront détaillée^ et divisées par village, sans qu'il en puisse être réuni deux dans une même enchère. Les enchères ne seront reçues qu'après une première offre, proportionnée à leur valeur, après diverses afficnes, à délais suffisants ; elles seront faites par-devant les juges chargés de leur conservation, à la participation des Etats provinciaux représentés par des députés et procureurs syndics.
      Art. 65;. Que ces caissiers et receveurs seront à la disposition et sous l'inspection particulière des Etats généraux et provinciaux, sauf la juridic- tion des tribunaux. Ils seront chargés de la re- cette, soit des domaines et bois, soit des impôts directs ou indirects et de la dépense à faire dans les provinces, dans lesquelles on renverra tous les payements de pensions, appointements, gratifica- tions, intérêts de rentes perpétuelles et viagères ui seront à leur proximité, ainsi que de toutes dépenses publiques à faire dans lesdites provinces. Art. 65;. Que ces caissiers et receveurs seront à la disposition et sous l'inspection particulière des Etats généraux et provinciaux, sauf la juridic- tion des tribunaux. Ils seront chargés de la re- cette, soit des domaines et bois, soit des impôts directs ou indirects et de la dépense à faire dans les provinces, dans lesquelles on renverra tous les payements de pensions, appointements, gratifica- tions, intérêts de rentes perpétuelles et viagères ui seront à leur proximité, ainsi que de toutes dépenses publiques à faire dans lesdites provinces.
      ...t dépositaires de l'argent provenant dé la vente des bois de communautés, jusqu'à ce qu'el- les en aient fait l'emploi avec due autorisation. Cet argent ne pourra plus être employé à Paris, ni dans toutes autres caisses hors delà province, et pour en empêcher la fériation au préjudice dés communautés,...
      ... au remboursement des dettes de l'Etat, et il leur en sera payé intérêt jusqu'à ce...
      ...s cette restitution leur sera faite sur les premiers deniers destinée à l'a- mortissement desdites dettes.
      Art. 66. Que ces mêmes caissiers seront égale- ment dépositaires de l'argent provenant dé la vente des bois de communautés, jusqu'à ce qu'el- les en aient fait l'emploi avec due autorisation. Cet argent ne pourra plus être employé à Paris, ni dans toutes autres caisses hors delà province, et pour en empêcher la fériation au préjudice dés communautés, il sera employé au remboursement des dettes de l'Etat, et il leur en sera payé intérêt jusqu'à ce que leurs besoins exigent q'u il leur soit rendu, auquel cas cette restitution leur sera faite sur les premiers deniers destinée à l'a- mortissement desdites dettes.
      Art. 67. Que les communautés seront déchar- gées du payement du dixième du prix de la vente ne leurs bois, dixième affecté, à titre de secours, aux pauvres communaut... Art. 67. Que les communautés seront déchar- gées du payement du dixième du prix de la vente ne leurs bois, dixième affecté, à titre de secours, aux pauvres communautés religieuses.
      Art. 50. Qu'il soit fixé par les Etats généraux, au commencement de chaque règne, une somme pour les dépenses de la maison royale, que la nation payera, sans que la concession ait besoin d'en être renouvelée pendant toute la durée du règne. Art. 50. Qu'il soit fixé par les Etats généraux, au commencement de chaque règne, une somme pour les dépenses de la maison royale, que la nation payera, sans que la concession ait besoin d'en être renouvelée pendant toute la durée du règne.
      Art. 52. Il en sera de même de la suppression de toutes exemptions d'impô...
      ...légiés qui occasionnent une sur- charge à la nation, sous réserve néanmoins d'ac- CO...
      ...me des trois ordres, des encouragements à l'agriculture et aux familles nombreuses en faveur de la population.'
      Art. 52. Il en sera de même de la suppression de toutes exemptions d'impôts en faveur des ordres privilégiés qui occasionnent une sur- charge à la nation, sous réserve néanmoins d'ac- COrder, de l'agrément unanime des trois ordres, des encouragements à l'agriculture et aux familles nombreuses en faveur de la population.'
      Art. 61. Le prix provenant de ces ventes sera incontinent employé en acquittement et extinc- tion des dettes de rEtat, parles Etats provinciaux, en préférant les plus onéreuses et celles dont l'équité demande le remboursement le plus in- stant. Art. 61. Le prix provenant de ces ventes sera incontinent employé en acquittement et extinc- tion des dettes de rEtat, parles Etats provinciaux, en préférant les plus onéreuses et celles dont l'équité demande le remboursement le plus in- stant.
      Art. 54; Il demandera que l'on examine les droits des greffes et des contrôles pour en fixer modé- rément les tarifs dans une proportion convenable ; et surtout avec une si grande précision, q... Art. 54; Il demandera que l'on examine les droits des greffes et des contrôles pour en fixer modé- rément les tarifs dans une proportion convenable ; et surtout avec une si grande précision, qu'elle ,ôte tout prétexte aux différentes interprétations que l'esprit fiscal po...
      Art. 62. Dans la vente des domaines, ne seront point comprises les justices qui appartiennent au Roi sur les territoires des villes, justices pour l...
      ...ourrait prendre des arran- gements avec les municipalités.
      Art. 62. Dans la vente des domaines, ne seront point comprises les justices qui appartiennent au Roi sur les territoires des villes, justices pour l'exer- cice desquelles on pourrait prendre des arran- gements avec les municipalités.
      ...rt. 57. Que l'intérêt de l'argent prêté à terme fixe sera autorisé par une loi. Art. 57. Que l'intérêt de l'argent prêté à terme fixe sera autorisé par une loi.

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      Art. 76. Après avoir examiné le concordat, on ne peut douter que les Etats généraux n'en de- mandent l'abolition, et qu'ils ne prennent tous les moyens possibles et les plus efficaces pour em- pêcher le sortir du royaume, sous aucun pré- texte, des sommes quelconques, pour payement des bulles des bénéficiers, dispenses, et ce relati- vement à ce,qui est exigé en cour de Rome pour ces objets, lesquels, sans manquer à la déférence qui est due au chet de l'Egli...
      ...cordés sans frais par lec évêques, sauf à ceux-ci à recevoir gratuitement des bulles de la cour de Rome pour leur installation.
      Art. 76. Après avoir examiné le concordat, on ne peut douter que les Etats généraux n'en de- mandent l'abolition, et qu'ils ne prennent tous les moyens possibles et les plus efficaces pour em- pêcher le sortir du royaume, sous aucun pré- texte, des sommes quelconques, pour payement des bulles des bénéficiers, dispenses, et ce relati- vement à ce,qui est exigé en cour de Rome pour ces objets, lesquels, sans manquer à la déférence qui est due au chet de l'Eglise, peuvent être ac- ; cordés sans frais par lec évêques, sauf à ceux-ci à recevoir gratuitement des bulles de la cour de Rome pour leur installation.
      Art. 70. Il donnera la plus grande attention aux canaux de navigation, et à leur exécution au fur et mesure qu'on pourra y appliquer des fonds, en préférant ceux qui seront reconnus de la plus grande utilité, pour la facilité du commerce, et parmi ces canaux, celui de la communication du Rhône au Rhin, par la Saône et le Doubs, en continuant celui auquel on travaille sous les murs de la ville de Dôle. 11 représentera que ce dernier n'est pas un des moins intéressants, pour la généralité du royaume qui doit y contribuer. Art. 70. Il donnera la plus grande attention aux canaux de navigation, et à leur exécution au fur et mesure qu'on pourra y appliquer des fonds, en préférant ceux qui seront reconnus de la plus grande utilité, pour la facilité du commerce, et parmi ces canaux, celui de la communication du Rhône au Rhin, par la Saône et le Doubs, en continuant celui auquel on travaille sous les murs de la ville de Dôle. 11 représentera que ce dernier n'est pas un des moins intéressants, pour la généralité du royaume qui doit y contribuer.
      Que l'on examine scrupuleusement si, à raison de la diminution notable des bois dans la province, il ne lui serait pas plus avantageux de diminuer la fabrication du sel, en suppléant à ces besoins, auxquels il doit être abondamment pourvu, par du Sel de mer; enfin, quels que soient les arrange- ments qui seront pris sur cet objet, il sollicitera provisoirement la suppression des salines dé Montmoret, dont le sel passe avec raison pour nuisible, ou...
      ...nservées, il soit ordonné qu'on livrera le sel en provenant en grains, ou qu'il soit mis en pains différem- ment de la fabrication actuelle, et qu'il soit éga- lement pourvu, sans surhaussement de prix, du sel d'ordinaire de la province qui lui sera délivré gratis, e...
      ...ité que celui qui se livré aux Suisses, et ce, dans toutes le3 salines de la province.
      Que l'on examine scrupuleusement si, à raison de la diminution notable des bois dans la province, il ne lui serait pas plus avantageux de diminuer la fabrication du sel, en suppléant à ces besoins, auxquels il doit être abondamment pourvu, par du Sel de mer; enfin, quels que soient les arrange- ments qui seront pris sur cet objet, il sollicitera provisoirement la suppression des salines dé Montmoret, dont le sel passe avec raison pour nuisible, ou que, si ces salines sont conservées, il soit ordonné qu'on livrera le sel en provenant en grains, ou qu'il soit mis en pains différem- ment de la fabrication actuelle, et qu'il soit éga- lement pourvu, sans surhaussement de prix, du sel d'ordinaire de la province qui lui sera délivré gratis, en aussi bonne qualité que celui qui se livré aux Suisses, et ce, dans toutes le3 salines de la province.
      Art. 69. Le député se conformera à la demande de l'ordre du tiers-état en ce qui concernera la corvée pour l'entretien et confection des grandes routes, pour être faite dans la suite, soit en na- ture, soit par un im... Art. 69. Le député se conformera à la demande de l'ordre du tiers-état en ce qui concernera la corvée pour l'entretien et confection des grandes routes, pour être faite dans la suite, soit en na- ture, soit par un impôt également réparti, sans privilège ni exemption.
      f denrées de première nécessité et sur les objets i qui porteraient plus particulièrement sur la classe indigente ; mais il demandera d'en assepir une partie sur les objets de luxe et sur les emprunts ouverts en France, et que l'on préfère ceux du genre le plus compatible avec la liberté publique I et individuelle. f denrées de première nécessité et sur les objets i qui porteraient plus particulièrement sur la classe indigente ; mais il demandera d'en assepir une partie sur les objets de luxe et sur les emprunts ouverts en France, et que l'on préfère ceux du genre le plus compatible avec la liberté publique I et individuelle.
      ...rdés que pour un terme limité, comme il a été dit ci- devant, ët le député observera scrupuleusement de les diversifier le moins possible, de les asseoir sur les objets dont la perception sera la plus facile, la moins dispendieuse et susceptible de la répartition la plus égale sur toutes les pro- priétés et personnes, sans, distinction d'ordres et de privilèges, qui n'existeront plus sur cet objet ; il évitera que les impôts soient établis sur les Art. 75. Ces impôts ne pourront être accordés que pour un terme limité, comme il a été dit ci- devant, ët le député observera scrupuleusement de les diversifier le moins possible, de les asseoir sur les objets dont la perception sera la plus facile, la moins dispendieuse et susceptible de la répartition la plus égale sur toutes les pro- priétés et personnes, sans, distinction d'ordres et de privilèges, qui n'existeront plus sur cet objet ; il évitera que les impôts soient établis sur les
      Art. 79. Il demandera que les archevêques et évêques soient fixés chacun à un revenu de 40 à 50,000 livres, et que le surplus de leurs revenus actuels servira à en établir de nouveaux, où la localité et la convenance l'exigent, plutôt encore par des réunions de bénéfices simples et commendes, lequel surplus de revenus ci-devant dit, ainsi que desdits bénéfices simples et en com- mendes, sera mis en caisse, soit pour servir à ces nouveaux établissements, soit à multiplier les cures; en sorte qu'il y en ait une, au- tant que faire se pourra, dans chaque village, et leur fixer un. revenu suffisant, comme de 1,500 à 1,800 livres pour non-seulement subvenir aux besoins des curés, mais encore donner la possi- bilité de secourir l'indigence, et, au moyen de cette dotation, supprimer toute espèce de casuel, gerbes de passion et toutes autres rétributions conventionnelles" et corvées sur leurs paroissiens, n'entend...
      ...ins attoucher en rien aux fonds curiaux et aux dîmes, en leur ajoutant de plus 200 livres pour les honoraires d'un vicaire, lorsqu'ils en ...
      Art. 79. Il demandera que les archevêques et évêques soient fixés chacun à un revenu de 40 à 50,000 livres, et que le surplus de leurs revenus actuels servira à en établir de nouveaux, où la localité et la convenance l'exigent, plutôt encore par des réunions de bénéfices simples et commendes, lequel surplus de revenus ci-devant dit, ainsi que desdits bénéfices simples et en com- mendes, sera mis en caisse, soit pour servir à ces nouveaux établissements, soit à multiplier les cures; en sorte qu'il y en ait une, au- tant que faire se pourra, dans chaque village, et leur fixer un. revenu suffisant, comme de 1,500 à 1,800 livres pour non-seulement subvenir aux besoins des curés, mais encore donner la possi- bilité de secourir l'indigence, et, au moyen de cette dotation, supprimer toute espèce de casuel, gerbes de passion et toutes autres rétributions conventionnelles" et corvées sur leurs paroissiens, n'entendant néanmoins attoucher en rien aux fonds curiaux et aux dîmes, en leur ajoutant de plus 200 livres pour les honoraires d'un vicaire, lorsqu'ils en auront un.
      ...0. Il demandera l'exécution des décrets et canons sur la résidence des évêques, curés et tous bénéficiers à charge d'âmes ou dessertes, de ceux contre la réunion sur une même tête de plusieurs bénéfices, dont le tableau sera rendu public par la voie de l'impression, ainsi que de leurs possesseurs, et doter convenablement les or- dres mendiants des deux sexes, leur... Art. 80. Il demandera l'exécution des décrets et canons sur la résidence des évêques, curés et tous bénéficiers à charge d'âmes ou dessertes, de ceux contre la réunion sur une même tête de plusieurs bénéfices, dont le tableau sera rendu public par la voie de l'impression, ainsi que de leurs possesseurs, et doter convenablement les or- dres mendiants des deux sexes, leur supprimer tqute quête.
      Art. 73. Le député sera, chargé de récla- mer l'exécution de lois relatives aux forges et fourneaux, attendu la pénurie actuelle des bois dans la province, et que dans toutes celles excé- dant le nombre de feux qui leur a été permis par leur titre constitutif, ... Art. 73. Le député sera, chargé de récla- mer l'exécution de lois relatives aux forges et fourneaux, attendu la pénurie actuelle des bois dans la province, et que dans toutes celles excé- dant le nombre de feux qui leur a été permis par leur titre constitutif, ces feux y seront réduits.
      Art. 77. Le député demandera également la suppression des octrois et autres impôts établis pour subvenir aux...
      ...cha- rité, auxquels il sera suppléé sur les fonds dési- gnés ci-après.
      Art. 77. Le député demandera également la suppression des octrois et autres impôts établis pour subvenir aux besoins des maisons de cha- rité, auxquels il sera suppléé sur les fonds dési- gnés ci-après.
      Art. 72.11 demandera la réforme des abus dans la manutention des salines de province et dans l'administration des bois qui y sont affectés ; que l'on fasse cesser la violation des propriétés, soit des communautés, soit des particuliers, dans les affectations des bois qui v sont faites... Art. 72.11 demandera la réforme des abus dans la manutention des salines de province et dans l'administration des bois qui y sont affectés ; que l'on fasse cesser la violation des propriétés, soit des communautés, soit des particuliers, dans les affectations des bois qui v sont faites.
      ...use ou de charité, laquelle sera formée du superflu du revenu de tous les bénéfi- ces et dotations des maisons religieuses et bénéfi- ces inutiles qui pourront être ... Art. 78. Il sera établi dans chaque province une caisse, religieuse ou de charité, laquelle sera formée du superflu du revenu de tous les bénéfi- ces et dotations des maisons religieuses et bénéfi- ces inutiles qui pourront être supprimés.
      ... soit pour confection de grandes routes et chemins de tra- verses nouveaux, soit pour canaux de navigation et accessoires, sans en avoir payé aux propriétai- res la valeur au plus haut prix, en suite d'es... Art. 71. Il ne sera pris aucun terrain, soit pour confection de grandes routes et chemins de tra- verses nouveaux, soit pour canaux de navigation et accessoires, sans en avoir payé aux propriétai- res la valeur au plus haut prix, en suite d'estima- tions contradictoires.
      Art. 74. La constitution étant irrévocablement fixée, l'état des finances vérifié, les dépenses des divers départements déterminées, les retranche- ments à bonification arrêtés, le député consen- tira les impôts nécessaires pour balancer la dé- pense avec la recette, même pour un fonds annuel esse... Art. 74. La constitution étant irrévocablement fixée, l'état des finances vérifié, les dépenses des divers départements déterminées, les retranche- ments à bonification arrêtés, le député consen- tira les impôts nécessaires pour balancer la dé- pense avec la recette, même pour un fonds annuel essentiellement destiné h l'amortissement des dettes de l'Etat.
      Art. 81. La suppression de toutes dots monas- tique...
      ...quivalentes de reli- gieux, religieuses a la charge des famillès sur cet objet, sous...
      Art. 81. La suppression de toutes dots monas- tiques, ou toutes pensions équivalentes de reli- gieux, religieuses a la charge des famillès sur cet objet, sous quelque prétexte qu'elles soient deman- dées.
      police des villes et des campagnes, auxquelles il conviendra... police des villes et des campagnes, auxquelles il conviendrait égalemént de donner des municipa- lités.
      Art. 82. De réunir les monastères, ou trop peu nombreux, ou dont les revenus sont insuffisants pour leurs dé... Art. 82. De réunir les monastères, ou trop peu nombreux, ou dont les revenus sont insuffisants pour leurs dépenses nécessaires.

      Bailliage de dole

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      ...nts de dotation proposés ci-devant pour les évêques et curés, le surplus du produit de la caisse reli- gieuse sera employé à un supplément d'entretien et subsistance aes hôpitaux et maisons de charité, qui en auraient besoin, même à fournir chez eux aes secours aux malades domiciliés, et il sera pourvu à empêcher que les administrateurs de ces maisons n'emploient le superflu de leurs re- venus à des bâtiments plus de luxe que d'utilité, à former des établissements d'instructions reli- gieuses ou civiles, à établir dans chaque bailliage, autant qu'il y aura possibilité, ou du moins dans chaque arrondissement déterm...
      ...ux pour recueillir gratuitement, élever et instruire es enfants trouvés, apprendre...
      ... ou d'une faible constitution, préparer les autres aux travaux de l'agriculture, enfin rendre les uns et les autres utiles à la société.
      Art. 86. Après avoir pourvu aux suppléments de dotation proposés ci-devant pour les évêques et curés, le surplus du produit de la caisse reli- gieuse sera employé à un supplément d'entretien et subsistance aes hôpitaux et maisons de charité, qui en auraient besoin, même à fournir chez eux aes secours aux malades domiciliés, et il sera pourvu à empêcher que les administrateurs de ces maisons n'emploient le superflu de leurs re- venus à des bâtiments plus de luxe que d'utilité, à former des établissements d'instructions reli- gieuses ou civiles, à établir dans chaque bailliage, autant qu'il y aura possibilité, ou du moins dans chaque arrondissement déterminé, des hôpitaux pour recueillir gratuitement, élever et instruire es enfants trouvés, apprendre un métier aux in- firmes ou d'une faible constitution, préparer les autres aux travaux de l'agriculture, enfin rendre les uns et les autres utiles à la société.
      Vérification faite de l'ordonnance du lieutenant de M. le bailli, qui a réglé par l'article 14 que les commissaires signeraient les cahiers tels qu'ils seraient adoptés par la chambre, nous avons signé, Mouciel du Déchaux, de Dortau, Aguin de Rouffauge, Bachelu de Montmyrer et Nétalon. Vérification faite de l'ordonnance du lieutenant de M. le bailli, qui a réglé par l'article 14 que les commissaires signeraient les cahiers tels qu'ils seraient adoptés par la chambre, nous avons signé, Mouciel du Déchaux, de Dortau, Aguin de Rouffauge, Bachelu de Montmyrer et Nétalon.
      Art. 88. Que l'on comprendra dans les établis- sements de charité, l'instruction gratuite d'accou- cheuses, pour les multiplier dans les campagnes, ainsi que des chirurgiens in...
      ...uxquelsil serait payé sur cette, caisse les Secours qu'ils don- neraient aux pauvres, sur le certificat des curés, des seigneurs et des notables habitants, et empê- cher par ce moyen les chirurgiens ineptes et les empiriques d'abuser de la crédulité du peuple et de se jouer de son existence.
      Art. 88. Que l'on comprendra dans les établis- sements de charité, l'instruction gratuite d'accou- cheuses, pour les multiplier dans les campagnes, ainsi que des chirurgiens intelligents, auxquelsil serait payé sur cette, caisse les Secours qu'ils don- neraient aux pauvres, sur le certificat des curés, des seigneurs et des notables habitants, et empê- cher par ce moyen les chirurgiens ineptes et les empiriques d'abuser de la crédulité du peuple et de se jouer de son existence.
      Art. 91. Le député sera également chargé de solliciter l'exécution de l'établissement du collège royal militaire ordonné à Dôle, par lettres patentes de 1777, dont l'enregistrement a été refusé; il de- mandera la reddition des comptes du régisseur des biens des jésuites qui sont affectés pour cet établissement, et qu'il y soit ajouté deux profes- seurs de théologie, prêtres séculiers à la nomina- tion du diocésain et un professeur de droit public. Art. 91. Le député sera également chargé de solliciter l'exécution de l'établissement du collège royal militaire ordonné à Dôle, par lettres patentes de 1777, dont l'enregistrement a été refusé; il de- mandera la reddition des comptes du régisseur des biens des jésuites qui sont affectés pour cet établissement, et qu'il y soit ajouté deux profes- seurs de théologie, prêtres séculiers à la nomina- tion du diocésain et un professeur de droit public.
      ...joint au député de voter pour que, dans la présente tenue des Etats géné- raux, ainsi que dans celles qui auront lieu par la suite, il n'y ait aucun membre qui y so...
      ...ement qu'en vertu d'une élection libre, et que le choix du président et du sécrétaire soit fait au scrutin parmi les membres de l'assemblée.
      Art. 95. Qu'il soit enjoint au député de voter pour que, dans la présente tenue des Etats géné- raux, ainsi que dans celles qui auront lieu par la suite, il n'y ait aucun membre qui y soit appelé autrement qu'en vertu d'une élection libre, et que le choix du président et du sécrétaire soit fait au scrutin parmi les membres de l'assemblée.
      Fait, lu et arrêté à la pluralité des suffrages le 13 avril 1789. Signé de Mignot de laBevière, pré- sident élu, et Pourey, secrétaire élu. Fait, lu et arrêté à la pluralité des suffrages le 13 avril 1789. Signé de Mignot de laBevière, pré- sident élu, et Pourey, secrétaire élu.
      Des doléances, demandes, plaintes et remontran- ces générales et particulières, que présente aux Etats généraux le tiers-état du bailliage prin- cipal al de Dôle, et des bailliages secondaires d'Or- nans et Quingey réunis et assemblés par-de- vant M. François Gris...
      ...it bailliage municipal de Dôle, faisant les fonctions de M. le bailli et de son lieutenant général, en exécution des ordres du Roi, pour la convocation desdits Etats généraux en date du 24 janvier 1789, des règlements y annexés, et des ordonnances et assignations en- suivies (1).
      Des doléances, demandes, plaintes et remontran- ces générales et particulières, que présente aux Etats généraux le tiers-état du bailliage prin- cipal al de Dôle, et des bailliages secondaires d'Or- nans et Quingey réunis et assemblés par-de- vant M. François Grison, conseiller-doyen, assesseur audit bailliage municipal de Dôle, faisant les fonctions de M. le bailli et de son lieutenant général, en exécution des ordres du Roi, pour la convocation desdits Etats généraux en date du 24 janvier 1789, des règlements y annexés, et des ordonnances et assignations en- suivies (1).
      Art. 89. Que le surplus de la caisse soit employé en augmentation des...
      ... charité après avoir pourvu aux maîtres et maîtresses d'école, dans les campagnes, ces dernières à établir, non- seulement pour l'instruct...
      ... pour donner quelques leçons de travail à leurs élèves.
      Art. 89. Que le surplus de la caisse soit employé en augmentation des ateliers de charité après avoir pourvu aux maîtres et maîtresses d'école, dans les campagnes, ces dernières à établir, non- seulement pour l'instruction, mais encore pour donner quelques leçons de travail à leurs élèves.
      Art- 90. Le député proposera également d'obli- ger par un décret, soit le clergé de France, soit celui des provinces, qui ont contracté en corps des dettes, à les éteindre et rembourser dans un terme déterminé, soit par le séquestre d'une partie des bénéfices simples, à mesure qu'ils viendront à vaquer, prélèvement fait des sommes qu'ils en devront verser dans la caisse de charité, soit par vente de fo...
      ...i sont supprimés ou qui pourront l'être à l'avenir, soit par un impôt particulier sur les bénéficiers des provinces dont le clergé a contracté la dette.
      Art- 90. Le député proposera également d'obli- ger par un décret, soit le clergé de France, soit celui des provinces, qui ont contracté en corps des dettes, à les éteindre et rembourser dans un terme déterminé, soit par le séquestre d'une partie des bénéfices simples, à mesure qu'ils viendront à vaquer, prélèvement fait des sommes qu'ils en devront verser dans la caisse de charité, soit par vente de fonds des différents ordres qui sont supprimés ou qui pourront l'être à l'avenir, soit par un impôt particulier sur les bénéficiers des provinces dont le clergé a contracté la dette.
      Art. 9b. A moins d'une utilité la plus évidente, les grandes routes seront restreintes aux commun- ications de ville à ville; les autres abusivement multipliées seront s...
      ...ins de communication qui seront établis et entretenus dans le meilleur état, de village à village, aux frais des communautés chac...
      ...uveraient en être surchargées, soit par le peu de ressources qu'elles trouveraient chez elles, soit par difficultés résul- tant de la localité pour confection de ponts, ou a...
      ...pèce ; elles seront alors secourues par les Etats provinciaux, soit avec les fonds qui seront destinés aux ateliers de charité, soit avec les fonds des ponts et chaussées, pour les constructions de cette nature.
      Art. 9b. A moins d'une utilité la plus évidente, les grandes routes seront restreintes aux commun- ications de ville à ville; les autres abusivement multipliées seront suppléées par des chemins de communication qui seront établis et entretenus dans le meilleur état, de village à village, aux frais des communautés chacune dahs leur terri- toire, sauf, pour celles qui se trouveraient en être surchargées, soit par le peu de ressources qu'elles trouveraient chez elles, soit par difficultés résul- tant de la localité pour confection de ponts, ou autres dépenses de cette espèce ; elles seront alors secourues par les Etats provinciaux, soit avec les fonds qui seront destinés aux ateliers de charité, soit avec les fonds des ponts et chaussées, pour les constructions de cette nature.
      ...cédant 6,000 livres, seront versés dans la caisse religieuse ou de charité, sans en- tendre par augmenter les bénéticiers de cette espèce d'un revenu inférieur ; il en sera usé de même à l'égard des maisons religieuses, après ...
      ...- nable pour entretien de leurs églises et maisons.
      dataires excédant 6,000 livres, seront versés dans la caisse religieuse ou de charité, sans en- tendre par augmenter les bénéticiers de cette espèce d'un revenu inférieur ; il en sera usé de même à l'égard des maisons religieuses, après avoir néanmoins encore fixé une somme conve- nable pour entretien de leurs églises et maisons.
      Art. 93. Dans tous les autres objets qui ne sont pas prévus dans ce cahier, l'ordre de la noblesse en remet la décision à la sagesse et à la prudence de son député. Art. 93. Dans tous les autres objets qui ne sont pas prévus dans ce cahier, l'ordre de la noblesse en remet la décision à la sagesse et à la prudence de son député.
      Art. 85. Il sera procédé à la révision des réu- nions qui ont été réc...
      ...eux, notam- ment celle des Grandmontins et des Ântonins, ces derniers à l'ordre de Malte, ce qui emporte une aliénation à un Etat étranger.
      Art. 85. Il sera procédé à la révision des réu- nions qui ont été récemment faites des biens des différents bénéfices ou ordres religieux, notam- ment celle des Grandmontins et des Ântonins, ces derniers à l'ordre de Malte, ce qui emporte une aliénation à un Etat étranger.
      ...ssement des établissements pour retirer les mendiants, y retenir les vagabonds, occuper les valides et détruire la mendicité. Art. 87. Il demandera que l'on forme par arron- dissement des établissements pour retirer les mendiants, y retenir les vagabonds, occuper les valides et détruire la mendicité.
      la séance des Etats de la province et de leur com- mission intermédiaire à Dôle; enfin, qu'en atten- dant que cette ville ait fait valoir ses droits dans la forêt de Chaux, il soit pourvu à son chauffage par une augmentation suffisante dans l'affecta- tion qui lui a été faite pour cet objet dans cette mêm... la séance des Etats de la province et de leur com- mission intermédiaire à Dôle; enfin, qu'en atten- dant que cette ville ait fait valoir ses droits dans la forêt de Chaux, il soit pourvu à son chauffage par une augmentation suffisante dans l'affecta- tion qui lui a été faite pour cet objet dans cette même forêt.
      Art. 83. De rendre utiles tous les ordres reli- gieux et demander la réunion ou suppression de ceux qui sont... Art. 83. De rendre utiles tous les ordres reli- gieux et demander la réunion ou suppression de ceux qui sont inutiles.
      Art. 94. Le député demandera que les gens de mainmorte ne puissent jamais faire aucune ac- quisition, soit à titre d'échange ou autrement, ! sauf le cas où ils auront "obtenu la permission des Etats généraux, qui seuls pourront la leur accor- der sur l'avis des Etats de... Art. 94. Le député demandera que les gens de mainmorte ne puissent jamais faire aucune ac- quisition, soit à titre d'échange ou autrement, ! sauf le cas où ils auront "obtenu la permission des Etats généraux, qui seuls pourront la leur accor- der sur l'avis des Etats des provinces.
      Les trois derniers articles sont additionnels et doivent être remis à ceux auxquels ils ont rapport. Les trois derniers articles sont additionnels et doivent être remis à ceux auxquels ils ont rapport.

      Bailliage de dole

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      Art. 2. Toutes lettres de cachet et arbitraires seront abolies, et si quelque individu est arrêté en suite...
      ...res de cette nature, il sera remis dans les vingt-quatre heures à ses ju- ges naturels et ordinaires, pour être par eux sta- tué sur les causes dé sa détention, la clameur pouvant pour ce être faite par tout Français ou habitant du royaume, sans distinction; et dans le cas où la personne détenue serait jugée inno- cente, toute réparation lui sera accordée sur les fonds et de la manière à régler par les Etats gé- néraux.
      Art. 2. Toutes lettres de cachet et arbitraires seront abolies, et si quelque individu est arrêté en suite des lettres ou ordres de cette nature, il sera remis dans les vingt-quatre heures à ses ju- ges naturels et ordinaires, pour être par eux sta- tué sur les causes dé sa détention, la clameur pouvant pour ce être faite par tout Français ou habitant du royaume, sans distinction; et dans le cas où la personne détenue serait jugée inno- cente, toute réparation lui sera accordée sur les fonds et de la manière à régler par les Etats gé- néraux.
      . Toutes les provinces du royaume se- ront régies par des Etats particuliers, où le tiers- état sera représenté par des députés en nombre au moins égal à ceux du clergé et de la noblesse réunis, etles députés seront appelés en raison composée de la population et contribution des provinces, villes, bourgs et villages. . Toutes les provinces du royaume se- ront régies par des Etats particuliers, où le tiers- état sera représenté par des députés en nombre au moins égal à ceux du clergé et de la noblesse réunis, etles députés seront appelés en raison composée de la population et contribution des provinces, villes, bourgs et villages.
      Art. 3. Le tiers-état y sera représenté par des députés en nombre au moins égal à celui des dé- putés du clergé et de la noblesse réunis soit en assemblée de bureaux, soit en assemblée géné- rale, et il sera délibéré par tête. Art. 3. Le tiers-état y sera représenté par des députés en nombre au moins égal à celui des dé- putés du clergé et de la noblesse réunis soit en assemblée de bureaux, soit en assemblée géné- rale, et il sera délibéré par tête.
      Article unique. Les ministres du Roi seront et demeureront responsables et comptables à la na- tion assemblée en Etats généraux de... Article unique. Les ministres du Roi seront et demeureront responsables et comptables à la na- tion assemblée en Etats généraux de leur con- duite dans l'administration.
      Art. 6. Les tabellions seront supprimés, ou du moins, en cas de non-suppression, ils résideront dans la seigneurie; sinon les sujets pourront, sans danger d'amende, ...
      ...ctes par tous autres officiers publics, et lesdits tabellions ne pourront s'ingérer, lorsqu'ils ne seront pas notaires royaux, à passer des actes étrangers au tabellion...
      Art. 6. Les tabellions seront supprimés, ou du moins, en cas de non-suppression, ils résideront dans la seigneurie; sinon les sujets pourront, sans danger d'amende, ni droit, faire recevoir leurs actes par tous autres officiers publics, et lesdits tabellions ne pourront s'ingérer, lorsqu'ils ne seront pas notaires royaux, à passer des actes étrangers au tabellionnage.
      . Les Etats généraux sont priés de re- connaître que la France est un Etat monarchique libre et gouverné par le Roi, suivant.les lois fai- tes ou consenties par la nation et sanctionnées par le Roi, qui ne peut les changer ni en établir d'autres, créer de nouveaux impôts, faire des emprunts, ni les proroger, sans le consentement de la nation assembléé. . Les Etats généraux sont priés de re- connaître que la France est un Etat monarchique libre et gouverné par le Roi, suivant.les lois fai- tes ou consenties par la nation et sanctionnées par le Roi, qui ne peut les changer ni en établir d'autres, créer de nouveaux impôts, faire des emprunts, ni les proroger, sans le consentement de la nation assembléé.
      Art. 2. La tenue des Etats généraux sera fixée à des époques déterminées par eux-mêmes , sa- voir : la première, dans trois ans à compter de la cessation la plus prochaine, et pour l'avenir tous les cinq ans, à défaut de quoi la perception de tous impôts qui auront ét... Art. 2. La tenue des Etats généraux sera fixée à des époques déterminées par eux-mêmes , sa- voir : la première, dans trois ans à compter de la cessation la plus prochaine, et pour l'avenir tous les cinq ans, à défaut de quoi la perception de tous impôts qui auront été consentis cessera de plein droit.
      Art. 2. Les lois concernant l'administration de la justice seront portées aux Etats provinciaux, pour y être délibéré; en cas qu'ils les acceptent, elles seront enregistrées au parlement, sans qu'à prétexte de la nécessité de cet enregistrement, les- dites cours puissent les rejeter ; celles qui seront étrangères à l'administration de la justice seront adoptées ou rejetées par lesdits Etats provinciaux et deviendront exécutoires, sans qu'il soi... Art. 2. Les lois concernant l'administration de la justice seront portées aux Etats provinciaux, pour y être délibéré; en cas qu'ils les acceptent, elles seront enregistrées au parlement, sans qu'à prétexte de la nécessité de cet enregistrement, les- dites cours puissent les rejeter ; celles qui seront étrangères à l'administration de la justice seront adoptées ou rejetées par lesdits Etats provinciaux et deviendront exécutoires, sans qu'il soit besoin de l'enregistrement desdites cours.
      . Sa Majesté est suppliée de réunir à la couronne toutes les justices des seigneurs, et d'ordonner que les officiers desdites justices se- ront à la nomination des Etats provinciaux, rési- deront sur les lieux et seront inamovibles. . Sa Majesté est suppliée de réunir à la couronne toutes les justices des seigneurs, et d'ordonner que les officiers desdites justices se- ront à la nomination des Etats provinciaux, rési- deront sur les lieux et seront inamovibles.
      Art. 2. Au cas que les justices des seigneurs ne soient pas réunies à la couronne, Sa Majesté est très-humblement suppliée d'ordonner la réunion aux prévôtés de la province de tous les villages qui en dépendaient autrefois, et qui en ont été dismembrés, en déclarant, dans tous les cas, que les amendes ne pourront être affermées et que les gardes n'auront aucune part auxdites am... Art. 2. Au cas que les justices des seigneurs ne soient pas réunies à la couronne, Sa Majesté est très-humblement suppliée d'ordonner la réunion aux prévôtés de la province de tous les villages qui en dépendaient autrefois, et qui en ont été dismembrés, en déclarant, dans tous les cas, que les amendes ne pourront être affermées et que les gardes n'auront aucune part auxdites amen- des.
      ... Sa Majesté est suppliée d'ordonner que les gardes des seigneurs ne pourront, à l'avenir, faire aucun rapport dans la plaine, ni de délit dans les bois des communautés, en raison des vexations qu'éprouvent les habitants des campa- gnes de la part de ces gardes que les seigneurs se plaisent à multiplier dans leurs terrés ; nombre de communautés, et notamment celle de Berthé- lange, compo...
      ...x, se plaint particulièrement de ce que les seigneurs de ce lieu y ont habituelleme...
      Art. 3. Sa Majesté est suppliée d'ordonner que les gardes des seigneurs ne pourront, à l'avenir, faire aucun rapport dans la plaine, ni de délit dans les bois des communautés, en raison des vexations qu'éprouvent les habitants des campa- gnes de la part de ces gardes que les seigneurs se plaisent à multiplier dans leurs terrés ; nombre de communautés, et notamment celle de Berthé- lange, composée de trente-trois feux, se plaint particulièrement de ce que les seigneurs de ce lieu y ont habituellement huit gardes, tandis que leur territoire ne contient que six cents journaux de...
      Art. 4. Les messiers, gardes de vignes, fores- tiers, maires et échevins seront autorisés à faire rapport contre les seigneurs, et tous autres qui chasseraient dans les fruits pendants, et à mettre leur rapport au greffe de la juridiction royale, où ressortira la juridiction subalterne. Art. 4. Les messiers, gardes de vignes, fores- tiers, maires et échevins seront autorisés à faire rapport contre les seigneurs, et tous autres qui chasseraient dans les fruits pendants, et à mettre leur rapport au greffe de la juridiction royale, où ressortira la juridiction subalterne.
      Etats généraux, que, préalablement, la liberté de la nation et les droits des citoyens ne soient as- surés et reconnus, et-.que la dette nationale ne soit vérifiée. Etats généraux, que, préalablement, la liberté de la nation et les droits des citoyens ne soient as- surés et reconnus, et-.que la dette nationale ne soit vérifiée.
      ...rt. 4. Lesdits Etats généraux régleront la ma- nière et la forme dtfleur convocation, en obser- vant que les députés y seront appelés en raison composée des populations et contributions res- pectives, des provin... Art. 4. Lesdits Etats généraux régleront la ma- nière et la forme dtfleur convocation, en obser- vant que les députés y seront appelés en raison composée des populations et contributions res- pectives, des provinces.
      Art. 3. Les assemblées du tiers-état, soit pour les Etats généraux, soit pour les Etats provinciaux, ne pourront être composées que de gens du même ordre ; nuls nobles et ecclésiastiques ne pourront y être admi... Art. 3. Les assemblées du tiers-état, soit pour les Etats généraux, soit pour les Etats provinciaux, ne pourront être composées que de gens du même ordre ; nuls nobles et ecclésiastiques ne pourront y être admis.
      De la liberté de la nation et des individus. De la liberté de la nation et des individus.
      Art. 4. Aucun Français ou habitant du royaume ne pourra être jugé, soit au ci...
      ...au criminel, que par ses juges naturels et ordinaires et nulle- ment par des juges de commission...
      Art. 4. Aucun Français ou habitant du royaume ne pourra être jugé, soit au civil, soit au criminel, que par ses juges naturels et ordinaires et nulle- ment par des juges de commission, attribution ou évocation, tous privilèges de committimus abolis.
      Art. 4. Les Etats particuliers ne pourront être tenus dans aucune ville parlementaire et où il y aurait tribunal remplaçant les parlements. Les commissions intermédiaires seront fixées dans le même lieu que les Etats. Art. 4. Les Etats particuliers ne pourront être tenus dans aucune ville parlementaire et où il y aurait tribunal remplaçant les parlements. Les commissions intermédiaires seront fixées dans le même lieu que les Etats.
      ...en ne sera tenu de compa- raître devant les cours, si ce n'est en vertu d'as- signation ou de décret, et ne pourront lesdites cours rendre aucun... Art. 3. Aucun citoyen ne sera tenu de compa- raître devant les cours, si ce n'est en vertu d'as- signation ou de décret, et ne pourront lesdites cours rendre aucune ordonnance de mandats ni de veniat.
      Art. 5. Les officiers des seigneurs ne pourront exiger des justiciables, pour vacations et journées, que comme résidants dans l'ét... Art. 5. Les officiers des seigneurs ne pourront exiger des justiciables, pour vacations et journées, que comme résidants dans l'étendue des seigneu- ries.
      De la justice. De la justice.
      Art. 7. Tous les offices, tant des cours souve- raines q...
      ...st dans re cas de forfaiture jugée dans les formes.
      Art. 7. Tous les offices, tant des cours souve- raines que des tribunaux royaux, seront inamo- vibles, si ce n'est dans re cas de forfaiture jugée dans les formes.
      Art. 8. Tous les tribunaux d'exception, attribu- Art. 8. Tous les tribunaux d'exception, attribu-

      Bailliage de dole

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      Art. 14. Le tiers-état sera admis à l'exercice des fonctions de la haute magistrature, et les cours souveraines composées de manière que les gens du tiers-état soient toujours au moins en nombre o égal à celui des officiers des deux autres ordres réunis ; et les offices desdites cours ne conféreront point la noblesse. Art. 14. Le tiers-état sera admis à l'exercice des fonctions de la haute magistrature, et les cours souveraines composées de manière que les gens du tiers-état soient toujours au moins en nombre o égal à celui des officiers des deux autres ordres réunis ; et les offices desdites cours ne conféreront point la noblesse.
      Art. 12. Les bailliages royaux seront autorisés à juger en dernier ressort en toutes matières civiles, jusqu'à la somme de 200 livres, au nombre de sept juges, sauf l'opposition ; et les cours supé- rieures ne pourront recevoir les appels qui en serontinterjetés, dans la...
      ...e de 200 livres ne seront point compris les dommages et intérêts, à moins qu'ils ne fassent l'objet principal du procès.
      Art. 12. Les bailliages royaux seront autorisés à juger en dernier ressort en toutes matières civiles, jusqu'à la somme de 200 livres, au nombre de sept juges, sauf l'opposition ; et les cours supé- rieures ne pourront recevoir les appels qui en serontinterjetés, dans laquelle somme de 200 livres ne seront point compris les dommages et intérêts, à moins qu'ils ne fassent l'objet principal du procès.
      Art. i3. Lors de la vacance d'un office dans les Gours souveraines, bailliages et sénéchaussées, les Etats de la province présenteront à Sa Majesté trois sujets pour en retenir un, lesquels sujets seront, savoir : pour les cours souveraines, âgés de trente-rcinq ans, et auront exercé pendant dix ans, avec honneur et distinction, la profession d'avocat, soit dans les cours, soit dans les bail- liages, ou un office de juge ou de gens du Roi dans les bailliages ou Sénéchaussées, lesdits sujets seront âgés de trente ans et auront également exercé, avec honneur et distinction, la profes- sion d'avocat pendant cinq ans. Art. i3. Lors de la vacance d'un office dans les Gours souveraines, bailliages et sénéchaussées, les Etats de la province présenteront à Sa Majesté trois sujets pour en retenir un, lesquels sujets seront, savoir : pour les cours souveraines, âgés de trente-rcinq ans, et auront exercé pendant dix ans, avec honneur et distinction, la profession d'avocat, soit dans les cours, soit dans les bail- liages, ou un office de juge ou de gens du Roi dans les bailliages ou Sénéchaussées, lesdits sujets seront âgés de trente ans et auront également exercé, avec honneur et distinction, la profes- sion d'avocat pendant cinq ans.
      ... 17. Sa Majesté est suppliée d'ordonner la suppression des droits d'ensaisinemënt ...
      ...es, soit collatérales; des mêmes droits et de celui (je. lods, en matière d'aliénations, dans les domaines où il n'y a aucun cens d'établi, et du droit de petit scel dans les prévôtés royales.
      Art. 17. Sa Majesté est suppliée d'ordonner la suppression des droits d'ensaisinemënt en toutes successions, soit directes, soit collatérales; des mêmes droits et de celui (je. lods, en matière d'aliénations, dans les domaines où il n'y a aucun cens d'établi, et du droit de petit scel dans les prévôtés royales.
      naissance de toutes difficultés et prévarications, et d'abolir la peine du double droit pour non- payement du centième denier dans les délais fixés, sauf aux contrôleurs à se pourvoir par les voies ordinaires contre les débiteurs. naissance de toutes difficultés et prévarications, et d'abolir la peine du double droit pour non- payement du centième denier dans les délais fixés, sauf aux contrôleurs à se pourvoir par les voies ordinaires contre les débiteurs.
      .... Quel que soitie degré de parenté avec la personne condamnée pour crime, il n'y aura au- cune tache ni infamie sur ses parents ; les mem- bres de sa famille ne pourront êtr...
      ...oi ecclésiastique, militaire ou civil ; les peines et supplices seront du même genre contre les nobles et les roturiers ; Sa Majesté étant sup- pliée de faire maintenir cette loi par toute la force de son autorité.
      Art. 15. Quel que soitie degré de parenté avec la personne condamnée pour crime, il n'y aura au- cune tache ni infamie sur ses parents ; les mem- bres de sa famille ne pourront être exclus d'au- cun emploi ecclésiastique, militaire ou civil ; les peines et supplices seront du même genre contre les nobles et les roturiers ; Sa Majesté étant sup- pliée de faire maintenir cette loi par toute la force de son autorité.
      ...18. Sa Majesté sera suppliée d'ordonner la suppression de l'impôt du centième denier sur les charges qui resteront héréditaires et disponibles, des 8 et 10 sols pour livre, sur les droits qui se perçoivent dans les greffes, sur ceux du contrôle, insinuation, petit scel et autres quelconques, d'ordonner encore la fixation invariable desdits droits, en renvoyant aux juges royaux la con- Art. 18. Sa Majesté sera suppliée d'ordonner la suppression de l'impôt du centième denier sur les charges qui resteront héréditaires et disponibles, des 8 et 10 sols pour livre, sur les droits qui se perçoivent dans les greffes, sur ceux du contrôle, insinuation, petit scel et autres quelconques, d'ordonner encore la fixation invariable desdits droits, en renvoyant aux juges royaux la con-
      ...est suppliée d'abolir tous pri- vilèges et exemptions, quelle qu'en soit la cause, en fait d'impôts et charges publiques, qu'ils soient royaux, provinciaux ou locaux, même ceux du domaine du Roi, et les bénéficiers de l'ordre de Malte, ainsi ... . Sa Majesté est suppliée d'abolir tous pri- vilèges et exemptions, quelle qu'en soit la cause, en fait d'impôts et charges publiques, qu'ils soient royaux, provinciaux ou locaux, même ceux du domaine du Roi, et les bénéficiers de l'ordre de Malte, ainsi que des maîtres .de poste.
      ... 1771, pour ceux qui étaient assujettis à payer le centième denier, et sur le pied de la finance pour les titulaires qui n'ont pas été astreints à payer ce droit, Sa Majesté étant suppli... ...nt des titulaires, conformément aux évaluations faites en exécution de l'édit de 1771, pour ceux qui étaient assujettis à payer le centième denier, et sur le pied de la finance pour les titulaires qui n'ont pas été astreints à payer ce droit, Sa Majesté étant suppliée d'ordonner que ledit rembourse- ment sera fait auxdits titulaires avant qu'il...
      ...20. Sa Majesté est suppliée d'autoriser les Etats de Franche-Comté à faire travailler à un code de lois pour les bâtiments et tout ce qui peut y avoir rapport, même concernant le nivel- lement des étangs, la hauteur des vannes, chaus- sées et écluses, et les distances à observer pour la plantation des arbres de différentes es... Art. 20. Sa Majesté est suppliée d'autoriser les Etats de Franche-Comté à faire travailler à un code de lois pour les bâtiments et tout ce qui peut y avoir rapport, même concernant le nivel- lement des étangs, la hauteur des vannes, chaus- sées et écluses, et les distances à observer pour la plantation des arbres de différentes espèces.
      Art. 23. Les offices de procureurs et de notai- res Ue sont point incompatibles, du moins dans les villes bailliagères de médiocre population, et le titulaire d'un office ne pourra réunir ...
      ..., pour écarter toute concurrence contre le bien du service.
      Art. 23. Les offices de procureurs et de notai- res Ue sont point incompatibles, du moins dans les villes bailliagères de médiocre population, et le titulaire d'un office ne pourra réunir dans ses mains un autre office de notaire, pour écarter toute concurrence contre le bien du service.
      Art. 9. La vénalité de tous offices de judicature sera abolie, sauf à laisser en titres vénaux les offices de notaires, procureurs, greffiers et huis- siers. Art. 9. La vénalité de tous offices de judicature sera abolie, sauf à laisser en titres vénaux les offices de notaires, procureurs, greffiers et huis- siers.
      ...9. Sa Majesté est suppliée d'assujettir les biens d'Eglise et ceux grevés de substitutions à un droit périodique et proportionné au droit du cen- tième denier, et un centième denier qu'ils paye- ront s'ils étaient aliénables ; lesdites périodicités et proportions à régler par les Etats généraux. Art. 19. Sa Majesté est suppliée d'assujettir les biens d'Eglise et ceux grevés de substitutions à un droit périodique et proportionné au droit du cen- tième denier, et un centième denier qu'ils paye- ront s'ils étaient aliénables ; lesdites périodicités et proportions à régler par les Etats généraux.
      Art. 21. D'ordonner, que dans tous les cas, les oppositions de scellés et inventaires seront faites, dans la province de Franche-Comté, parles juges des lieux, à l'exclusion des juges royaux, à charge que les greffiers en resteront dépositaires par in- ventaires qui seront récolés à chaque mutation. Art. 21. D'ordonner, que dans tous les cas, les oppositions de scellés et inventaires seront faites, dans la province de Franche-Comté, parles juges des lieux, à l'exclusion des juges royaux, à charge que les greffiers en resteront dépositaires par in- ventaires qui seront récolés à chaque mutation.
      Art. 2. Toutes les impositions royales seront réduites en une seule, et perçues en vertu d'un seul et môme rôle, dont la répartition sera faite par les Etats provinciaux; toutes les dîmes, cens, redevances seigneuriales, châteaux, parcs, enclos ét vergers, seront réputés» à cet égard, propriétés foncières de première classe, et il n'y aura aucune exemption quelconque, réelle ou personnelle, même pour les rivières ^étangs, forets, etc., Sa Ma- jesté étant suppliée d'ordonner que les fermiers, qui supporteront une plus grande partie d'impôts en raison de la suppression des privilèges, seront inde...
      ...ropriétaires) nonobstant toutes clauses et conditions contraires.
      Art. 2. Toutes les impositions royales seront réduites en une seule, et perçues en vertu d'un seul et môme rôle, dont la répartition sera faite par les Etats provinciaux; toutes les dîmes, cens, redevances seigneuriales, châteaux, parcs, enclos ét vergers, seront réputés» à cet égard, propriétés foncières de première classe, et il n'y aura aucune exemption quelconque, réelle ou personnelle, même pour les rivières ^étangs, forets, etc., Sa Ma- jesté étant suppliée d'ordonner que les fermiers, qui supporteront une plus grande partie d'impôts en raison de la suppression des privilèges, seront indemnisés par Jes propriétaires) nonobstant toutes clauses et conditions contraires.
      Art. 3. La répartition dudit impôt royal sera faite par lès Etats généraux sur toutes les pro- vinces, eu égard à leur étendue, population, pro- duction, commerce, industrie, propriétés réelles et fictives. Art. 3. La répartition dudit impôt royal sera faite par lès Etats généraux sur toutes les pro- vinces, eu égard à leur étendue, population, pro- duction, commerce, industrie, propriétés réelles et fictives.
      Art. 16. 11 sera incessamment procédé à la ré- formation des codes civil et criminel. Art. 16. 11 sera incessamment procédé à la ré- formation des codes civil et criminel.
      Art. 11. Les justices de police et mairies patri- moniales aux villes seront réunies, et ne forme- ront qu'une seule et même justice ressortissant aux bailliages et sénéchaussées. Art. 11. Les justices de police et mairies patri- moniales aux villes seront réunies, et ne forme- ront qu'une seule et même justice ressortissant aux bailliages et sénéchaussées.
      ...ppliée d'ordonner un nouveau tarif pour les droits des officiers de jus- tice et des notaires*, même que toutes épices et vacations, ainsi que les offices de receveurs d'épi- ces, contrô...
      ...es, contrô- leurs des taxes de dépenses et receveurs des con- signalions, soient s...
      Art. 22. Sa Majesté est suppliée d'ordonner un nouveau tarif pour les droits des officiers de jus- tice et des notaires*, même que toutes épices et vacations, ainsi que les offices de receveurs d'épi- ces, contrôleurs de quittances d'épices, contrô- leurs des taxes de dépenses et receveurs des con- signalions, soient supprimés.
      ...onner un règlement uniforme pouf toutes les universités, de créer dans chacune un professeur dé droit pu- blic, et d'ordonner que les grades y seront con- férés sans frais. Article unique, Sa Majesté est Suppliée de donner un règlement uniforme pouf toutes les universités, de créer dans chacune un professeur dé droit pu- blic, et d'ordonner que les grades y seront con- férés sans frais.
      ... chancelleries seront suppri- més, sauf la juridiction consulaire. tion, ainsi que toutes chancelleries seront suppri- més, sauf la juridiction consulaire.
      Des impôts et finances. Des impôts et finances.
      chapitre vi. chapitre vi.

      Bailliage de dole

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      Art. 11. Les Etats provinciaux seront autorisés à se faire rendre compté, par qui de droit, des sommes perçues pour le remboursement des char- ges du Parlement et de la Chambre des comptes, pour les frais de milice, pour les octrois sur les sels, de la caisse des haras, ponts et chaussées, fortifications, etc. Art. 11. Les Etats provinciaux seront autorisés à se faire rendre compté, par qui de droit, des sommes perçues pour le remboursement des char- ges du Parlement et de la Chambre des comptes, pour les frais de milice, pour les octrois sur les sels, de la caisse des haras, ponts et chaussées, fortifications, etc.
      d'accensement, arrentement et autres titres, même d'échange, retourneront à la couronne. Sa Majesté sera suppliée de r...
      ...liénées, même dans celles qui l'ont été à titre d'é- change ; et dans le cas où Sa Majesté ne retirerait pas lesaites justices, la communauté de Tassenne se soumet de rembourser, à l'acquit du Roi, au sei- gneur duditlieu, ce qu'il a pu payer pour l'acqui- sition qu'il a faite de la justice sur les Uett et territoire dudit Tassenne, à condition , néan- moins , que cette communauté n'aura, à l'ave- nir, d'autre seigneur que Sa Maj...
      d'accensement, arrentement et autres titres, même d'échange, retourneront à la couronne. Sa Majesté sera suppliée de rentrer dans toutes ses justices aliénées, même dans celles qui l'ont été à titre d'é- change ; et dans le cas où Sa Majesté ne retirerait pas lesaites justices, la communauté de Tassenne se soumet de rembourser, à l'acquit du Roi, au sei- gneur duditlieu, ce qu'il a pu payer pour l'acqui- sition qu'il a faite de la justice sur les Uett et territoire dudit Tassenne, à condition , néan- moins , que cette communauté n'aura, à l'ave- nir, d'autre seigneur que Sa Majesté.
      Art, 11. Les archevêques et évéques seront te- nùs de résider habituellement dans leur diocèse, à peine de la perte du temporel de leur bénéfice au prorata de leur absence, lequel prorata sera versé dans le Trésor de chaque province. Art, 11. Les archevêques et évéques seront te- nùs de résider habituellement dans leur diocèse, à peine de la perte du temporel de leur bénéfice au prorata de leur absence, lequel prorata sera versé dans le Trésor de chaque province.
      . Toutes les annates, bulles et provisions de la cour de Rome, en matière bénéficiale, s...
      ...a collation es bénéfices appartenant aû pape ; il en sera de même des dispenses, quel qu en soit l'objet, les- quelles ne pourront être accordées que par les évêques, et sans frais ; tous casuels des archevê- ques, évêques, et même de leurs secrétaires, se- ront sup...
      . Toutes les annates, bulles et provisions de la cour de Rome, en matière bénéficiale, seront abrogées. Lesdites provisions réservées aux èvê- 3ues rîêre leurs diocèses, ainsi que ïa collation es bénéfices appartenant aû pape ; il en sera de même des dispenses, quel qu en soit l'objet, les- quelles ne pourront être accordées que par les évêques, et sans frais ; tous casuels des archevê- ques, évêques, et même de leurs secrétaires, se- ront supprimés.
      Art. 3. Le clergé du tiers-état sera pourvu de la moitié de tpus les bénéfices consistoriaux, comme archevêchés, évêchés, et tpus autres ; et sera imprimé et rendu public un état des béné- fices du royaume, de leurs revenus, des titulair...
      ...ns affectées sur lesdits bénéfices, sur les économats, et du nom des pensionnaires.
      Art. 3. Le clergé du tiers-état sera pourvu de la moitié de tpus les bénéfices consistoriaux, comme archevêchés, évêchés, et tpus autres ; et sera imprimé et rendu public un état des béné- fices du royaume, de leurs revenus, des titulaires, des pensions affectées sur lesdits bénéfices, sur les économats, et du nom des pensionnaires.
      Art. 14. L'état des monnaies sera fixé et ne pourra être changé sans le consentement de la nation. Le Roi sera supplié de faire frapper du billon ou autres petites monnaies d'argent, et le papier-monnaie ne pourra être établi en... Art. 14. L'état des monnaies sera fixé et ne pourra être changé sans le consentement de la nation. Le Roi sera supplié de faire frapper du billon ou autres petites monnaies d'argent, et le papier-monnaie ne pourra être établi en aucun temps.
      Art. 4. Chaque province répartira la masse de l'impôt qui iui aura été assignée, eu égard à ce qui est porté dans l'article précédent, et la per- ception de l'impôt sera faite par les Etats de cha- que province, en sorte que tous les offices de finance soient supprimés, ainsi que toutes com- missions, et les dehiers levés ne pourront sortir de la province qu'après que butes les charges et assignations sur le Trésor auront été acquit- tées. Art. 4. Chaque province répartira la masse de l'impôt qui iui aura été assignée, eu égard à ce qui est porté dans l'article précédent, et la per- ception de l'impôt sera faite par les Etats de cha- que province, en sorte que tous les offices de finance soient supprimés, ainsi que toutes com- missions, et les dehiers levés ne pourront sortir de la province qu'après que butes les charges et assignations sur le Trésor auront été acquit- tées.
      Art. 5. Les maisons religieuses qui sont hors des villes seront supprimées, sauf à ordonner qûé les religieux desdites maisons se retireront dans celles qui sont dans les villes, ou qui sont mai- sons matrices, quoique dans les campagnes ; les bieps desdites maisons supprimées vepdus, et le prix employé à l'acquittement de la dette na- tionale. Art. 5. Les maisons religieuses qui sont hors des villes seront supprimées, sauf à ordonner qûé les religieux desdites maisons se retireront dans celles qui sont dans les villes, ou qui sont mai- sons matrices, quoique dans les campagnes ; les bieps desdites maisons supprimées vepdus, et le prix employé à l'acquittement de la dette na- tionale.
      ...tes, soit pour autres ouvrages publics, les propriétaires ne pourront être déposséd...
      ...dits terrains côntradictoirement faite, et qu'après le payenaent du prix fixé par les experts.
      ...s quelque terrain par- ticulier, soit pour l'élargissement ou confection des routes, soit pour autres ouvrages publics, les propriétaires ne pourront être dépossédés qu'après l'estimation desdits terrains côntradictoirement faite, et qu'après le payenaent du prix fixé par les experts.
      Art. 13. Chaque province aura la direction et fera les frais des postes, carrosses, diligences, messageries et autres entreprises publiques, dans l'étendue de son territoire, et le produit en sera versé dans la caisse de chaque province. Art. 13. Chaque province aura la direction et fera les frais des postes, carrosses, diligences, messageries et autres entreprises publiques, dans l'étendue de son territoire, et le produit en sera versé dans la caisse de chaque province.
      Art. 5, Les Etats généraux choisiront un ou plusieurs receveurs généraux des finances du royaume, lesquels fourniront bonne et suffisante caution, et à chaque tenue des Etats généraux rendron... Art. 5, Les Etats généraux choisiront un ou plusieurs receveurs généraux des finances du royaume, lesquels fourniront bonne et suffisante caution, et à chaque tenue des Etats généraux rendront des comptes publics qui seront envoyés dans chaque province:
      Art. 7. Les confections, entretiens et réparations des grands chemins seront faits en nature par les trois ordres, sauf aux ecclésiastiques, aux sei- gneurs et à tous autres, à faire faire, à leurs frais et par qui ils trouveront convenir, les portions qui pourraient tomber à leur charge ; les ponts et ponceaux sur les routes seront faits, réparés et entretenus aux frais de la province ; la direc- tion en appartiendra aux Etats particuliers, qui en feront aussi la répartition sur les trois ordrés, en raison des propriétés et facultés respectives. Art. 7. Les confections, entretiens et réparations des grands chemins seront faits en nature par les trois ordres, sauf aux ecclésiastiques, aux sei- gneurs et à tous autres, à faire faire, à leurs frais et par qui ils trouveront convenir, les portions qui pourraient tomber à leur charge ; les ponts et ponceaux sur les routes seront faits, réparés et entretenus aux frais de la province ; la direc- tion en appartiendra aux Etats particuliers, qui en feront aussi la répartition sur les trois ordrés, en raison des propriétés et facultés respectives.
      ... Il sera, de plus, imprimé chaque année et rendu public un état nés finances du royaume, de sesrevenus etdépenses, de ses charges et dettes, des fonds destinés à leur acquittement ou amor- tissement, d...
      ...ot un compte exact par recette, dépense et reprise.
      Art. 6. Il sera, de plus, imprimé chaque année et rendu public un état nés finances du royaume, de sesrevenus etdépenses, de ses charges et dettes, des fonds destinés à leur acquittement ou amor- tissement, de l'emploi qui en aura été fait, des titres de créances sur l'Etat, des ppms des créan- ciers, en un mot un compte exact par recette, dépense et reprise.
      Art. 0, La marque et les droits sur les cuirs seront supprimés. Art. 0, La marque et les droits sur les cuirs seront supprimés.
      Art. 2. La première année du revenu des béné- fices . consistoriaux, autres toutefois que ceux dont la suppression sera demandée, sera versée dans la Caisse du trésorier dé chaque province, selon la situation des bénéfices. Art. 2. La première année du revenu des béné- fices . consistoriaux, autres toutefois que ceux dont la suppression sera demandée, sera versée dans la Caisse du trésorier dé chaque province, selon la situation des bénéfices.
      Art. 10. L'établissement concernant les haras sera supprimé, et le service en ce genre sera ra- mené à une pleine liberté. Art. 10. L'établissement concernant les haras sera supprimé, et le service en ce genre sera ra- mené à une pleine liberté.
      Art. 4. Les abbayes et prieurés commendataires seront supprimés, et les biens qui en dépendent remis au domaine de lacouronue pour être Ven- dus, Set le prix être employé à l'acquittement de§ dettes de l'Etat, to... Art. 4. Les abbayes et prieurés commendataires seront supprimés, et les biens qui en dépendent remis au domaine de lacouronue pour être Ven- dus, Set le prix être employé à l'acquittement de§ dettes de l'Etat, tous justes prélèvements faits.
      Art. 6. Les biens des ordres déjà supprimés et réunis, soit à l'ordre de Malte, soit à d autres or- dres, corps et communautés, seront désunis et destinés au même emploi que ci-dessus s Art. 6. Les biens des ordres déjà supprimés et réunis, soit à l'ordre de Malte, soit à d autres or- dres, corps et communautés, seront désunis et destinés au même emploi que ci-dessus s
      Art. 12. Tous comptables envers l'Etat et les provinces et commis employés dans les finances ne pourront être admis aux Eta... Art. 12. Tous comptables envers l'Etat et les provinces et commis employés dans les finances ne pourront être admis aux Etats généraux ou provinciaux.
      Art. 7. Toutes les maisons d'ermites seront abolies et supprimées. Art. 7. Toutes les maisons d'ermites seront abolies et supprimées.
      Des domaines du Roi. Des domaines du Roi.
      Du clergé. Du clergé.
      Article unique. Tous les domaines aliénés à titre Article unique. Tous les domaines aliénés à titre
      Art, 10. Les ordres religieux des deux sexes se- ront, à l'avenir, immédiatement soumis à l'auto- rité des diocésains. Art, 10. Les ordres religieux des deux sexes se- ront, à l'avenir, immédiatement soumis à l'auto- rité des diocésains.
      Art. 12. Il sera ordonné que les habitants des lieux où il y a des succursales établies, prêtres Art. 12. Il sera ordonné que les habitants des lieux où il y a des succursales établies, prêtres
      ...e aux religieux men- diants dé recevoir à l'avenir aucun sujet. Art, 8. Il sera fait défense aux religieux men- diants dé recevoir à l'avenir aucun sujet.
      Art. 9» Daps les maisons religieuses des deux sexes, qui seront conservées, nul ne pourra émet- tre lès derniers vœux avant l'âge de vipgt-cinq... Art. 9» Daps les maisons religieuses des deux sexes, qui seront conservées, nul ne pourra émet- tre lès derniers vœux avant l'âge de vipgt-cinq ans accomplis.

      Bailliage de dole

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      Art. 15. Les portions congrues des curés et vi- caires perpétuels seront augmentées et détermi- nées par la sagesse des Etats-généraux qui avi- seront au payement du supplément, en cas d'insuffisance aes d... Art. 15. Les portions congrues des curés et vi- caires perpétuels seront augmentées et détermi- nées par la sagesse des Etats-généraux qui avi- seront au payement du supplément, en cas d'insuffisance aes dîmes ecclésiastiques ou in- féodées.
      ...ribuer aux construc- tions, réparations et entreprises de la mère église et du presbytère. résidants, églises, cimetières, fonts baptismaux, ne seront point tenus de contribuer aux construc- tions, réparations et entreprises de la mère église et du presbytère.
      Art. 18. Les Etats provinciaux auront la super- intendance et la police des hôpitaux royaux et le droit d'en recevoir les comptes, ainsi que de l'administration des revenus des collèges destinés à-l'éducation de la jeunesse. Art. 18. Les Etats provinciaux auront la super- intendance et la police des hôpitaux royaux et le droit d'en recevoir les comptes, ainsi que de l'administration des revenus des collèges destinés à-l'éducation de la jeunesse.
      ...iles en résultant, seront sup- primés ; la mainmorte réelle le sera pareillement, sans aucune indemnité envers les ecclésiastiques, et au regard des laïques, avec indemnité à régler par les Etats généraux, s'il y a lieu. . Toute mainmorte personnelle, ainsi que tous droits serviles en résultant, seront sup- primés ; la mainmorte réelle le sera pareillement, sans aucune indemnité envers les ecclésiastiques, et au regard des laïques, avec indemnité à régler par les Etats généraux, s'il y a lieu.
      Art. 16. Les contraventions à l'arrêt de règle- ment du parlement de cette province, concernant les cabarets, ne pourront donner lieu à aucune amende contre les pères et mères, maîtres et maîtresses, mais seulement contre les cabaretiers, qui seront seuls contraignables par corps, pour le payement des amendes prononcées à ce sujet. Art. 16. Les contraventions à l'arrêt de règle- ment du parlement de cette province, concernant les cabarets, ne pourront donner lieu à aucune amende contre les pères et mères, maîtres et maîtresses, mais seulement contre les cabaretiers, qui seront seuls contraignables par corps, pour le payement des amendes prononcées à ce sujet.
      Art. 17. Les droits de minages et péages appar- tenant au Roi, aux communautés et aux particu- liers , demeureront suppri...
      ...ité pour ceux qui appartiennent au Roi, et ceux qu'il a été permis aux communautés de lever à titre d'ocjtrois, et avec indemnité pour ceux qui sont dans le patrimoine desdites communautés ou qui ...
      ...s; laquelle in- demnité sera réglée par les Etats de la province, sauf à établir un droit pour la fourniture, dans les marchés, de cuviers et mesures nécessaires à l'entrepôt et vente de grains.
      Art. 17. Les droits de minages et péages appar- tenant au Roi, aux communautés et aux particu- liers , demeureront supprimés, sans indemnité pour ceux qui appartiennent au Roi, et ceux qu'il a été permis aux communautés de lever à titre d'ocjtrois, et avec indemnité pour ceux qui sont dans le patrimoine desdites communautés ou qui appartiennent aux particuliers; laquelle in- demnité sera réglée par les Etats de la province, sauf à établir un droit pour la fourniture, dans les marchés, de cuviers et mesures nécessaires à l'entrepôt et vente de grains.
      Art. 11. Le délai du retrait lignager courra du jour de l'insinuation et ne s'exercera que jus- qu'au quatrième ...
      ...les, dans lesquelles il aura lieu comme du passé, à moins que l'acquéreur ne soit parent et déjà copropriétaire d'une autre portion indivise du même immeuble.
      Art. 11. Le délai du retrait lignager courra du jour de l'insinuation et ne s'exercera que jus- qu'au quatrième degré inclusivement, excepté toutefois en ventes de portions indivises d'im- meubles, dans lesquelles il aura lieu comme du passé, à moins que l'acquéreur ne soit parent et déjà copropriétaire d'une autre portion indivise du même immeuble.
      Art. 14. Il sera ordonné que dans les lieux éloignés de leurs paroisses ou de...
      ... aura des curés ou vicaires perpétuels, à la charge des décimateurs ecclésiastiques ...
      ... Sa Majesté étant suppliée d'y pourvoir à défaut desdits décimateurs, et, en cas de refus par l'ordinaire, d'ériger les cures ou vicariats eu chefs; la voie d'appellation comme d'abus leur se...
      Art. 14. Il sera ordonné que dans les lieux éloignés de leurs paroisses ou de difficile desserte, il y aura des curés ou vicaires perpétuels, à la charge des décimateurs ecclésiastiques ou laï- ques; Sa Majesté étant suppliée d'y pourvoir à défaut desdits décimateurs, et, en cas de refus par l'ordinaire, d'ériger les cures ou vicariats eu chefs; la voie d'appellation comme d'abus leur sera ouverte.
      Art. 19. Les Etats généraux autoriseront les Etats de la province à faire rendre compte aux régisseurs et administrateurs actuels des biens et revenus de tous les collèges de cette province. Art. 19. Les Etats généraux autoriseront les Etats de la province à faire rendre compte aux régisseurs et administrateurs actuels des biens et revenus de tous les collèges de cette province.
      Art. 9. Les droits de lods au quatrième, sixième etc., seront réduits au douzième denier du prix des fonds vendus sans indemnité, et tous lods seront rédimables à prix d'argent, dans les lieux où ces droits ne dériveront pas du cens. Art. 9. Les droits de lods au quatrième, sixième etc., seront réduits au douzième denier du prix des fonds vendus sans indemnité, et tous lods seront rédimables à prix d'argent, dans les lieux où ces droits ne dériveront pas du cens.
      Article unique. La noblesse transmissible ne pourra être concédée directement ni indirectement a prix d'argent, et ne sera accordée qu'aux ser- vices rendus et reconnus. Article unique. La noblesse transmissible ne pourra être concédée directement ni indirectement a prix d'argent, et ne sera accordée qu'aux ser- vices rendus et reconnus.
      Art. 2: Tous les droits ayant pour objet des services personnels ou réels envers les seigneurs, curés et tous autres dont la cause ne subsiste plus, seront supprimés, ainsi que les redevances re- présentatives de ces dro... Art. 2: Tous les droits ayant pour objet des services personnels ou réels envers les seigneurs, curés et tous autres dont la cause ne subsiste plus, seront supprimés, ainsi que les redevances re- présentatives de ces droits.
      ...ême de celui de commise, sauf toutefois les droits et hypothèques des seigneurs sur les fonds vendus en raison des arriérés de cens et du droit de mutation qui, en cas de fraude... Art. 5. Tout droit d'induire aide sera supprimé ; il en sera de même de celui de commise, sauf toutefois les droits et hypothèques des seigneurs sur les fonds vendus en raison des arriérés de cens et du droit de mutation qui, en cas de fraude, sera dpuble.
      être cédé à prix d'argent par les seigneurs; et s'il est ainsi cédé, le fonds vendu retournera à l'acquéreur moyennant seulement le payement des lods de son acquisition. être cédé à prix d'argent par les seigneurs; et s'il est ainsi cédé, le fonds vendu retournera à l'acquéreur moyennant seulement le payement des lods de son acquisition.
      ...ns féodaux pourront être pos- sédés par les gens du tiers-état, sans permission ni dispense du souverain, à charge par les ac- quéreurs de remplir les devoirs requis envers le seigneur suzerain. Art. 12. Tous biens féodaux pourront être pos- sédés par les gens du tiers-état, sans permission ni dispense du souverain, à charge par les ac- quéreurs de remplir les devoirs requis envers le seigneur suzerain.
      Art. 15. L'arrêt du conseil qui permet de faire rouir dans les rivières les chanvres sera exécuté dans tout le royaume, sans qu'à l'avenir les juges puissent prononcer aucune condamnation à ce sujet. Art. 15. L'arrêt du conseil qui permet de faire rouir dans les rivières les chanvres sera exécuté dans tout le royaume, sans qu'à l'avenir les juges puissent prononcer aucune condamnation à ce sujet.
      Art. 20. Il sera permis à tous les sujets de la province de faire parcourir le bétail dans les re- mises à gibier, sans encourir aucune amende. Art. 20. Il sera permis à tous les sujets de la province de faire parcourir le bétail dans les re- mises à gibier, sans encourir aucune amende.
      Art. 7. Le retrait féodal et en censive ne pourra Art. 7. Le retrait féodal et en censive ne pourra
      Art. 10. Le retrait lignager sera préférable au droit censitif et féodal. Art. 10. Le retrait lignager sera préférable au droit censitif et féodal.
      Art. 14. Les droits des seigneurs ne pourront s'exiger dans les ventes à faculté de rachat pour trois années et au-dessous. Art. 14. Les droits des seigneurs ne pourront s'exiger dans les ventes à faculté de rachat pour trois années et au-dessous.
      ...enus de renfermer leurs pigeons pendant le temps des semailles, de carême, d'automne, et pendant le temps des moissons, Sa Majesté étant su... Art. 18. Ceux qui auront droit de colombier seront tenus de renfermer leurs pigeons pendant le temps des semailles, de carême, d'automne, et pendant le temps des moissons, Sa Majesté étant suppliée de faire un règlement sur cet objet.
      Art. 13. Ce càsuel et même les prestations en gerbes et mesures de grains seront supprimés | dans toutes les cures sans exception. Art. 13. Ce càsuel et même les prestations en gerbes et mesures de grains seront supprimés | dans toutes les cures sans exception.
      ...ernant l'in- humation des cadavres hors les villes et villages, sera exécuté selon sa forme et teneur. Art. 16. L'édit ou déclaration concernant l'in- humation des cadavres hors les villes et villages, sera exécuté selon sa forme et teneur.
      ... de fours, moulins,pres- soirs, banvins et autres, seront abolies, ainsi que les redevances représentatives de ces droit... Art. 3. Toutes banalités de fours, moulins,pres- soirs, banvins et autres, seront abolies, ainsi que les redevances représentatives de ces droits.
      Art. 8. Tous cens en directe, rentes et cens fon- ciers, seront rédimables, ain...
      ...t, sauf toutefois celles dont jouissent les curés pour portion con- grue.
      Art. 8. Tous cens en directe, rentes et cens fon- ciers, seront rédimables, ainsi que toutes dîmes, de quelque espèce qu'elles soient, sauf toutefois celles dont jouissent les curés pour portion con- grue.
      Art. 21. Tous les bois, tant des seigneurs que de Sa Majesté, des communautés religieuses et Art. 21. Tous les bois, tant des seigneurs que de Sa Majesté, des communautés religieuses et
      De la noblesse. De la noblesse.
      Art. 13. L'arrêt de règlement du parlement de cette province qui ordonne... Art. 13. L'arrêt de règlement du parlement de cette province qui ordonne de mettre des billots au cou des chiens sera supprimé.
      Art. 17. Les résignations des bénéfices seront prohi... Art. 17. Les résignations des bénéfices seront prohibées.
      Art. 6. Les seigneurs ne pourront exiger aucun droi...
      ... contrats de mu- tation, mais seulement les lods.
      Art. 6. Les seigneurs ne pourront exiger aucun droit pour leur consentement aux contrats de mu- tation, mais seulement les lods.
      ...te de tous titres communs, con- cernant les seigneuries, seront placées dans un lie... Art. 19. Des expéditions ou copies collationnées en forme probante de tous titres communs, con- cernant les seigneuries, seront placées dans un lieu sûr de chaque seigneurie, pour en être pris communication, sans déplacer.

      Bailliage de dole

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      Art. 2. Toutes les villes et bourgs qui sont et seront dans le cas des municipalités, auront le droit de choisir leurs administrateurs et les élec- tions se feront par députés des classes ou corpora- tions différentes, et par la voie du scrutin, qui sera réitéré autant de fois qu'il y aura de membres à élire. Art. 2. Toutes les villes et bourgs qui sont et seront dans le cas des municipalités, auront le droit de choisir leurs administrateurs et les élec- tions se feront par députés des classes ou corpora- tions différentes, et par la voie du scrutin, qui sera réitéré autant de fois qu'il y aura de membres à élire.
      Art. 4. La liberté du commerce et le transport des grains hors la province demeureront confiés à ses Etats particuliers qui pourront l'a... Art. 4. La liberté du commerce et le transport des grains hors la province demeureront confiés à ses Etats particuliers qui pourront l'autoriser, restreindre ou défendre.
      .... Il sera fait des fonds distincts pour les pensions destinées à la récompense de tous les gens de service, à l'encouragementde l'agriculture, des arts libéraux ou mécaniques et du commerce, sans que les fonds destinés à chaque département puissent être outrep...
      ...te que ce soit; il en sera de même pour les prix et gra- tifications quelconques; et, à chaque tenue d'Etats, sera imprimé et rendu public l'état de tous les dons, pensions tet les noms des pensionnaires ou donataires.
      Art. 2. Il sera fait des fonds distincts pour les pensions destinées à la récompense de tous les gens de service, à l'encouragementde l'agriculture, des arts libéraux ou mécaniques et du commerce, sans que les fonds destinés à chaque département puissent être outrepassés, sous quel prétexte que ce soit; il en sera de même pour les prix et gra- tifications quelconques; et, à chaque tenue d'Etats, sera imprimé et rendu public l'état de tous les dons, pensions tet les noms des pensionnaires ou donataires.
      Art. 2. Les droits d'entrée et de sortie qui se- péhîevront sur les frontières seront versés dans la caisse du receveur de la province. Art. 2. Les droits d'entrée et de sortie qui se- péhîevront sur les frontières seront versés dans la caisse du receveur de la province.