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  • Tome 1 : 1789 – Introduction - états généraux - préliminaires. Cahiers des sénéchaussées et baillages [Agen - Amont] 1 résultat
    • Introduction

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      Introduction

      page 19
      Telles sont les paroles que Mirabeau, du fond d'un cachot, adressait au despotisme dans son ou- vrage sur les lettres de cachet. Veut-on que leur vérité devienne plus frappante, il suffit de relire l'histoire des derniers excès du despotisme en France. Des dettes énormes et un crédit public anéanti, des impôts dévorants, un peuple aigri par s...
      ...tuées violemment à nos lois antiques... de nouveaux magistrats, à la fois investis de l'opprobre et de leurs dignités ; un militaire éperdu, indécisentre Fordredes ministres et la voix de la conscienee, effrayé de la déso- béissance, mais plus effrayé encore des assistances qu'on lui commande ; des provinces entières prêtes à repousser l...
      ...s en- core à la couronne par l'habitude de leur atta- chement pour leur roi, mais ...
      ...res : ce ta- bleau donne l'image exacte des derniers règnes et des commotions qui suivirent les dernières fureurs de la tyrannie, obligée de recourir aux remèdes dont la violence d...
      Telles sont les paroles que Mirabeau, du fond d'un cachot, adressait au despotisme dans son ou- vrage sur les lettres de cachet. Veut-on que leur vérité devienne plus frappante, il suffit de relire l'histoire des derniers excès du despotisme en France. Des dettes énormes et un crédit public anéanti, des impôts dévorants, un peuple aigri par ses malheurs, prêt à se refuser à leur exac- tion, d'impuissantes lois substituées violemment à nos lois antiques... de nouveaux magistrats, à la fois investis de l'opprobre et de leurs dignités ; un militaire éperdu, indécisentre Fordredes ministres et la voix de la conscienee, effrayé de la déso- béissance, mais plus effrayé encore des assistances qu'on lui commande ; des provinces entières prêtes à repousser la violence par la violence, unies en- core à la couronne par l'habitude de leur atta- chement pour leur roi, mais confédérées par leur haine et leur mépris pour les ministres : ce ta- bleau donne l'image exacte des derniers règnes et des commotions qui suivirent les dernières fureurs de la tyrannie, obligée de recourir aux remèdes dont la violence devait la détruire.
      ...rce qu'il n'a rien en propre ; un homme de cœur sortira bientôt d'un pays où le de...
      ... qui appartient à un seul homme dispose de tous les autres pour son plaisir, sou caprice ou son intérêt ; dès lors, chaque individu a la permission tacite de s'avan- tager autant qu'il le pourra su...
      ...n justice réglée, il ne saurait y avoir de trahison dans Un état despotique, parce...
      ...r ni débiteur. On ne saurait enfreindre des lois et des règles dans un gouver- nement dont l'essence est de n'en avoir point; et ce défaut de règles est le vice qui doit tout - truire; car rien ne se conserve et ne se reproduit dans la nature que par des lois fixes et inva- riables. »
      « Un esclave ne doit rien, parce qu'il n'a rien en propre ; un homme de cœur sortira bientôt d'un pays où le despotisme sera établi : s'il ne le-peut pas, il sera bientôt dégradé. Où la patri...
      ...en, on ne lui doit rien, parce que les devoirs sont réciproques. Le gouvernement qui appartient à un seul homme dispose de tous les autres pour son plaisir, sou caprice ou son intérêt ; dès lors, chaque individu a la permission tacite de s'avan- tager autant qu'il le pourra sur le souverain. En justice réglée, il ne saurait y avoir de trahison dans Un état despotique, parce que l'esclave ne peut être ni créancier ni débiteur. On ne saurait enfreindre des lois et des règles dans un gouver- nement dont l'essence est de n'en avoir point; et ce défaut de règles est le vice qui doit tout - truire; car rien ne se conserve et ne se reproduit dans la nature que par des lois fixes et inva- riables. »
      ...toutes les âmes. Il fallait que l'excès du despotisme vînt les tirer de l'engourdissement léthargique dans lequ...
      ...aient plongées : il fallait nous donner de là co- lère pour nous rendre un peu de ressort. Los
      Une longue servitude avait flétri toutes les âmes. Il fallait que l'excès du despotisme vînt les tirer de l'engourdissement léthargique dans lequel elles étaient plongées : il fallait nous donner de là co- lère pour nous rendre un peu de ressort. Los
      formes de la justice anéanties, des enregistrements forcés, des exils, deux cent mille citoyens arra- chés de leurs foyers, jetés dans des cachots ou bannis pour de misérables querelles de théologie; des lettres de cachet sans nombre achetées et sur- prises à l'autorité, souvent vendues par des cour- tisanes; deux banqueroutes ouvertes et authen- tiques; des milliers d'infractions à la foi publique, 1 palliées par des ruses de chevaliers d'industriç; nouveaux vingtièmes; augmentation de taille; réunion arbitraire au domaine ; surcharge sur les denrées de première nécessité, etc. formes de la justice anéanties, des enregistrements forcés, des exils, deux cent mille citoyens arra- chés de leurs foyers, jetés dans des cachots ou bannis pour de misérables querelles de théologie; des lettres de cachet sans nombre achetées et sur- prises à l'autorité, souvent vendues par des cour- tisanes; deux banqueroutes ouvertes et authen- tiques; des milliers d'infractions à la foi publique, 1 palliées par des ruses de chevaliers d'industriç; nouveaux vingtièmes; augmentation de taille; réunion arbitraire au domaine ; surcharge sur les denrées de première nécessité, etc.
      Tous ces prodiges de tyrannie ne suffirent pas pour nous irr...
      ...uple se reposait même avec la confiance de la sécurité sur le recours des Parlements. Le chancelier Maupeou ne ta...
      ... la vengeance d'un ministre. On murmura dès lors, mais on n'osait encore op- poser ...
      ...l'on n'était que faible- ment attaché à des corps uniquement occupés de leurs prétentions ambitieuses.
      Tous ces prodiges de tyrannie ne suffirent pas pour nous irriter. Le peuple se reposait même avec la confiance de la sécurité sur le recours des Parlements. Le chancelier Maupeou ne tarda pas à lui montrer sur quels roseaux fragiles il avait * mis son appui. Ils f...
      ...tout le royaume, pour apprendre à la France entière com- s bien était redoutable la vengeance d'un ministre. On murmura dès lors, mais on n'osait encore op- poser aucune résistance, et l'on n'était que faible- ment attaché à des corps uniquement occupés de leurs prétentions ambitieuses.
      ...adante servitude succéda à la franchise du règne de Henri IV. Il voulut asservir jusqu'au g... Le despotisme avait commencé sous Richelieu ; la dégradante servitude succéda à la franchise du règne de Henri IV. Il voulut asservir jusqu'au génie. C'est lui qui persuada aux rois qu'ils pou- vaient oser tout ce qu'ils pou...
      ...rigue multiplia ses ressorts pour avoir de l'argent, et devint moins scrupuleuse sur le choix des moyens. ...rtisans à d'énormes dépenses, et les conduisit à. s'avilir pour y suffire. L'intrigue multiplia ses ressorts pour avoir de l'argent, et devint moins scrupuleuse sur le choix des moyens.
      Mais la prétention de dicter des lois à l'Europe soumise, et de la courber sous le joug, le voua à des guerres interminables. De ses orgueilleux Mais la prétention de dicter des lois à l'Europe soumise, et de la courber sous le joug, le voua à des guerres interminables. De ses orgueilleux
      ...le peuple, l'accabla d'impôts, accumula dés trésors et éleva sa famille. ...un grand caractère, mais les basses passions d'une âme fausse et avide. 11 vexa le peuple, l'accabla d'impôts, accumula dés trésors et éleva sa famille.

      Introduction

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      A la mort de" François Ier, le fisc recevait 15,730,000 livres; c'était 56 de nos millions. Sur cette somme, il falla...
      ...denier douze, représentaient un capital de 725,000 livres : c'était une innova- tion. Ce n'est pas que quelques-uns de ses prédé- cesseurs n'eussent connu la funeste ressource des emprunts, mais c'était toujours sous la caution de leurs agents, et l'État n'était jamais engagé. . Quarante ans de guerres civiles, de fanatisme, de déprédations, de crimes, d'anarchie, plongèrent les finances du royaume dans un désordre dont il n'y av...
      ...é, cou- rageux,éteignit pour 7 millions de rentes, diminua les impositions de 3 millions, et laissa à l'Etat 26 millions grevés seulement de 6;025,666 livres 2 sous 6 deniers de rentes, toutes charges déduites : il entrait donc 20 millions dans le trésor royal, 151 mill...
      ...nses publiques, et les réserves étaient de 4,500,000 livres.
      A la mort de" François Ier, le fisc recevait 15,730,000 livres; c'était 56 de nos millions. Sur cette somme, il fallait prélever 60,416 livres 3 sous 4 deniers pour les rentes perpétuelles créées par ce prince, et qui, au denier douze, représentaient un capital de 725,000 livres : c'était une innova- tion. Ce n'est pas que quelques-uns de ses prédé- cesseurs n'eussent connu la funeste ressource des emprunts, mais c'était toujours sous la caution de leurs agents, et l'État n'était jamais engagé. . Quarante ans de guerres civiles, de fanatisme, de déprédations, de crimes, d'anarchie, plongèrent les finances du royaume dans un désordre dont il n'y avait qu'un Sully qui pût les tirer. Ce mi- nistre économe, éclairé, vertueux, appliqué, cou- rageux,éteignit pour 7 millions de rentes, diminua les impositions de 3 millions, et laissa à l'Etat 26 millions grevés seulement de 6;025,666 livres 2 sous 6 deniers de rentes, toutes charges déduites : il entrait donc 20 millions dans le trésor royal, 151 millions 500 mille livres suffisaient pour les dépenses publiques, et les réserves étaient de 4,500,000 livres.
      ...ésolèrent la France pendant la minorité de LouisXIY lui avaient donné la facilité de s'enrichir au point de faire désirer son alliance par des princes. Ceux qui administraient sous l...
      ... à épuiser le Trésor dans la proportion de leur faveur et de leurs places ; en sorte que Golbert tro...
      ... dans un désordre effrayant. A l'époque du règne de Charles VII, les dépenses de la cour n'avaient jamais passé 94,000 livres. C'est avec le besoin ou la manie des grandes armées, avec l'éta- blissement de la marine militaire, mais surtout avec la corruption des cours, que s'accrurent le besoin des finances, dans une proportion plus que décuple de l'accroissement naturel qu'eussent pu apporter dans les impôts l'extension du territoire et la multiplication des métaux précieux. Aus- sitôt que l'épidémie des croisades eût entraîné les Français loin de leurs frontières ; aussitôt que des ennemis étrangers se portèrent en force sur la France, il fallut des fonds réguliers et considé- rables. Les...
      ...e fois ils le tentèrent. La réclamation des gens éclairés les avertit de leurs usurpations, et les révoltes des peuples les forcèrent à y renoncer. Il ...
      Mazarin avait administré arbitrairement; les troubles et les guerres qui désolèrent la France pendant la minorité de LouisXIY lui avaient donné la facilité de s'enrichir au point de faire désirer son alliance par des princes. Ceux qui administraient sous lui avaient, comme lui, concouru à épuiser le Trésor dans la proportion de leur faveur et de leurs places ; en sorte que Golbert trouva, en 1661, les finances dans un désordre effrayant. A l'époque du règne de Charles VII, les dépenses de la cour n'avaient jamais passé 94,000 livres. C'est avec le besoin ou la manie des grandes armées, avec l'éta- blissement de la marine militaire, mais surtout avec la corruption des cours, que s'accrurent le besoin des finances, dans une proportion plus que décuple de l'accroissement naturel qu'eussent pu apporter dans les impôts l'extension du territoire et la multiplication des métaux précieux. Aus- sitôt que l'épidémie des croisades eût entraîné les Français loin de leurs frontières ; aussitôt que des ennemis étrangers se portèrent en force sur la France, il fallut des fonds réguliers et considé- rables. Les rois auraient bien voulu ordonner eux- mêmes ces contributions; plus d'une fois ils le tentèrent. La réclamation des gens éclairés les avertit de leurs usurpations, et les révoltes des peuples les forcèrent à y renoncer. Il fallut recon- naître que cette autorité appartenait à la nation assemblée, et n'...
      ...'avait eu d'autre revenu que le produit de son domaine, c'étaient ses sénéchaux, s...
      ... dans leur département, étaient chargés du recou- -vrement des deniers publics. 11 fallut établir un nouvel ordre de choses, lorsque les impositions devinre...
      ...nt sur la personne ou sur les mai- sons des citoyens, soit qu'on leur, demandât le cinquième ou le dixième de leurs récoltes, le cin- quantième ou le centième de leurs biens meubles et immeubles, soit ...
      ...eureuses, c'était une nécessité d'avoir des gens pour recueillir ces différents tri- buts; et le malheur de l'État voulut qu'on les allât chercher en Italie, où l'art de pressurer les peuples avait déjà fait des progrès immenses.
      Pendant tout le temps que la couronne n'avait eu d'autre revenu que le produit de son domaine, c'étaient ses sénéchaux, ses baillis, qui, chacun dans leur département, étaient chargés du recou- -vrement des deniers publics. 11 fallut établir un nouvel ordre de choses, lorsque les impositions devinrent générales dans" le royaume. Soit que les taxes portassent sur la personne ou sur les mai- sons des citoyens, soit qu'on leur, demandât le cinquième ou le dixième de leurs récoltes, le cin- quantième ou le centième de leurs biens meubles et immeubles, soit qu'on fît d'autres combinaisons plus ou moins heureuses, c'était une nécessité d'avoir des gens pour recueillir ces différents tri- buts; et le malheur de l'État voulut qu'on les allât chercher en Italie, où l'art de pressurer les peuples avait déjà fait des progrès immenses.
      ... reconnaître les revenus et les -dettes de l'Etat pour établir un meilleur ordre dans l'administration des finances, et il réussit à rendre son tr...
      ...le et si clair, qu'il était à la portée du roi, qui écrivait chaque mois de sa propre main le montant de la recette et de la - pense, et la balancé de l'une et de l'autre. En 1662, il trouva que les det...
      J1 commença par reconnaître les revenus et les -dettes de l'Etat pour établir un meilleur ordre dans l'administration des finances, et il réussit à rendre son travail si simple et si clair, qu'il était à la portée du roi, qui écrivait chaque mois de sa propre main le montant de la recette et de la - pense, et la balancé de l'une et de l'autre. En 1662, il trouva que les dettes en anticipations, en em- ! prunts sur les receveurs généraux, et les aliéna-...
      La retraite forcée de ce grand homme fut une calamité publique;'la cour s'abandonna d'abord à des profusions qui n'avaient point d'exempl...
      ... les ministres formèrent dans la suite, des entreprises que les forces de la natiqn ne comportaient pas. Ce double principe d'une confusion certaine ruina de nouveau le fisc. En 1661, les impositio...
      ...dem- ment insuffisante pour les besoins de l'État. Tel était l'état des finances lorsque l'administration en fû...
      La retraite forcée de ce grand homme fut une calamité publique;'la cour s'abandonna d'abord à des profusions qui n'avaient point d'exemple dans la monarchie, et les ministres formèrent dans la suite, des entreprises que les forces de la natiqn ne comportaient pas. Ce double principe d'une confusion certaine ruina de nouveau le fisc. En 1661, les impositions montèrent à 84,222,096 li- vres; mais les dettes absorbaient 52,377,172 li vr...
      ...t par conséquent, pour les dépenses publiques, que 31,844,924 livres,, somme évidem- ment insuffisante pour les besoins de l'État. Tel était l'état des finances lorsque l'administration en fût confiée à Colbert.
      triomphes naissait le germe de la vengeance; et de-ses revers, l'espoir d'être enfin .vengé. Le luxe de sa cour, la magnificence de ses bâtiments en tout genre, les travau...
      ...essécher le trésor royal; l'entre- tien de ses armées épuisa ce royaume.
      triomphes naissait le germe de la vengeance; et de-ses revers, l'espoir d'être enfin .vengé. Le luxe de sa cour, la magnificence de ses bâtiments en tout genre, les travaux exécutés à Brest, à Toulon, à Rocheforî, à Dunkerque, étaient déjà plus que suffisants pour dessécher le trésor royal; l'entre- tien de ses armées épuisa ce royaume.
      Ces financiers, connus sous le nom de Lom- bards, ne tardèrent pas à montrer ... Ces financiers, connus sous le nom de Lom- bards, ne tardèrent pas à montrer un génie fertile en inventions frauduleuses.
      ...d'établir un impôt sans le consentement de la nation, et qui s'appropria le droit de le faire percevoir par ses délégués. Sous le règne de LouisXII, le revenu public, qui s'était...
      ...000 livres. Cette somme représentait 36 de nos millions actuels.
      ...e ; et cet arrangement continua jusqu'à Charles Vil, qui, le premier, se permit d'établir un impôt sans le consentement de la nation, et qui s'appropria le droit de le faire percevoir par ses délégués. Sous le règne de LouisXII, le revenu public, qui s'était accru par degrés, fut porté à 7,950,000 livres. Cette somme représentait 36 de nos millions actuels.

      Introduction

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      publics, supprima une infinité de charges oné- reuses à l'État et au peuple, diminua le nombre des privilèges, iit des remises sur les- tailles, le sel, les a...
      ...s, qui ne s'élevaient, à la même époque de 1661, qu'à 84,200,000 livres , à 116,05...
      ...Le trésor royal n'avait pas 32 millions de revenus quand il prit les finances : en 1683, il en avait plus de 92. Malgré ses éco- nomies, ce grand ad...
      ... tous fleurir. Son principe était celui de Sully, c'est-à-dire de consulter l'intérêt du roi et celui* des sujets. Leurs successeurs n'ont été gui...
      publics, supprima une infinité de charges oné- reuses à l'État et au peuple, diminua le nombre des privilèges, iit des remises sur les- tailles, le sel, les aides, réduisit les charges à 23,735,274 livres ; elles montaient en 1661, à 52,377,184 li- vres. Il porta les revenus, qui ne s'élevaient, à la même époque de 1661, qu'à 84,200,000 livres , à 116,053,374 livres. Le trésor royal n'avait pas 32 millions de revenus quand il prit les finances : en 1683, il en avait plus de 92. Malgré ses éco- nomies, ce grand administrateur encouragea les sciences, le commerce et l'industrie, et les faisait tous fleurir. Son principe était celui de Sully, c'est-à-dire de consulter l'intérêt du roi et celui* des sujets. Leurs successeurs n'ont été guidés que par le besoin d'argent et la nécessité d'en trouver pour rester en place...
      ...er, . savoir \ les grandes manufacturer Lyon, de Tours, de Nîmes; celles de Vaurobais, Sedan, Louviers et Elbeuf ; celles des Gobelins et des r Glaces. Mais la révocation de l'édil de Nantes, et la persécution des protestants nous firent perdré une partie des fruits du génie de Colbert. ...lbert quela France dût les puissantes ressources qui lui restèrent pour se réparer, . savoir \ les grandes manufacturer Lyon, de Tours, de Nîmes; celles de Vaurobais, Sedan, Louviers et Elbeuf ; celles des Gobelins et des r Glaces. Mais la révocation de l'édil de Nantes, et la persécution des protestants nous firent perdré une partie des fruits du génie de Colbert.
      ...saisit avec avidité le système captieux de l'Écossais Law, au moyen duquel on devait satisfaire aux engagements publics avec des bil- lets, et se rembourser sur les immenses profits que produirait la découverte de la Louisiane, du Missis- sipi, etc. Malheureusement les ...
      ...établit en 1716 une banque dont le prix des actions était hypothéqué sur les produits et béné- fices du commerce du Sénégal ; elle acquit le privilège de l'ancienne compagnie des Indes, fondée par Colbert, et prit les fermes générales. Qn courut avec fureur acheter des actions qui semblaient porter sur d'aus...
      ...ent dix, vingt fois peut-être au-dessus de leur première valeur. Les plus grandes for- tunes furent bouleversées, et des agioteurs, des intrigants, en firent d'immenses dans l'espace de quelques mois. Law, enivré de l'ivresse publi- que, créa tant de billets, qu'en 1791, la valçur chimérique des actions valait quatre-vingts fois tout ...
      ...me. On remboursa en papier les rentiers de l'Etat. En soutenant le taux des dividendes, l'illusion se soutint quelq...
      ...ne liquidation à peine possible, avait besoin demoyens plus qu'or- dinaires; il saisit avec avidité le système captieux de l'Écossais Law, au moyen duquel on devait satisfaire aux engagements publics avec des bil- lets, et se rembourser sur les immenses profits que produirait la découverte de la Louisiane, du Missis- sipi, etc. Malheureusement les bénéfices étaient fantastiques. Cependant, d'après ces spéculations, oki établit en 1716 une banque dont le prix des actions était hypothéqué sur les produits et béné- fices du commerce du Sénégal ; elle acquit le privilège de l'ancienne compagnie des Indes, fondée par Colbert, et prit les fermes générales. Qn courut avec fureur acheter des actions qui semblaient porter sur d'aussi vastes fondements. Elle montèrent dix, vingt fois peut-être au-dessus de leur première valeur. Les plus grandes for- tunes furent bouleversées, et des agioteurs, des intrigants, en firent d'immenses dans l'espace de quelques mois. Law, enivré de l'ivresse publi- que, créa tant de billets, qu'en 1791, la valçur chimérique des actions valait quatre-vingts fois tout l'argent qui pouvait circuler dans le royaume. On remboursa en papier les rentiers de l'Etat. En soutenant le taux des dividendes, l'illusion se soutint quelque temps encore; mais le régent, emporté malgré lui par le mouvement rapide d'un...
      Les successeurs de Colbert, au lieu d'éteindre, à sou exemple, des rentes et des offices à gages, en créèrent sans mesure, puisqu'en 1715, ils avaient chargé l'État de plus de 73 millions de rentes; leur incapacité et les désastres delà vieil- lesse de Louis XIV mirent le royaume à deux doigts de sa perte. Les successeurs de Colbert, au lieu d'éteindre, à sou exemple, des rentes et des offices à gages, en créèrent sans mesure, puisqu'en 1715, ils avaient chargé l'État de plus de 73 millions de rentes; leur incapacité et les désastres delà vieil- lesse de Louis XIV mirent le royaume à deux doigts de sa perte.
      ...ons diminuèrent; on négligea la culture des terres; les contrats sur l'hôtel de ville ne se ven- daient que la moitié de leur valeur. Louis XIV, sur la fin de ses jours, eut un besoin pressant de 8 millions ; il fut obligé de les acheter par 32 mil- lions de rescriptions : c'était prêter à 4 cent ... ... se multiplièrent; l'argent disparût; le commerce fut anéanti ; les consom- mations diminuèrent; on négligea la culture des terres; les contrats sur l'hôtel de ville ne se ven- daient que la moitié de leur valeur. Louis XIV, sur la fin de ses jours, eut un besoin pressant de 8 millions ; il fut obligé de les acheter par 32 mil- lions de rescriptions : c'était prêter à 4 cent p. cent.
      ... avait, il est vrai, 115,389,074 livres de re- venu, mais les charges emportaient ...
      ...res; et il ne restait pour les dépenses du gouver- nement que 32.529,570 livres, à...
      ...taient-ils consommés d'avance pour plus de trois années !
      L'État avait, il est vrai, 115,389,074 livres de re- venu, mais les charges emportaient 82,859,504 li- vres; et il ne restait pour les dépenses du gouver- nement que 32.529,570 livres, à 30 livres 10 sous 6 deniers le marc. Ëncore ces fonds étaient-ils consommés d'avance pour plus de trois années !
      Lorsque le duc d'Orléans prit les rênes du gou- vernement, ses vrais amis désiraie...
      ...néraux : c'était un moyen infail- lible de conserver, d'augmenter même la faveur p...
      Lorsque le duc d'Orléans prit les rênes du gou- vernement, ses vrais amis désiraient qu'il assem- blât les États généraux : c'était un moyen infail- lible de conserver, d'augmenter même la faveur publique, alors ouvertement déclarée pour lui. Philippe se prêtait, sans efforts,...
      A la mort de ce prince, l'État était endetté de 2,471,000,000 de livres, l'argent étant à 27 livres le marc, ce qui ferait de nos jours plus de quatre milliards; encore est-on étonné ...
      ...t pas plus énorme, quand on compare les - penses en tous genres et tous les revers de son règne, avec la modicité de ses revenus. Pour le concevoir, il faut...
      ...ce qu'il ouvrit avec les quatre parties du monde.
      A la mort de ce prince, l'État était endetté de 2,471,000,000 de livres, l'argent étant à 27 livres le marc, ce qui ferait de nos jours plus de quatre milliards; encore est-on étonné que la dette ne soit pas plus énorme, quand on compare les - penses en tous genres et tous les revers de son règne, avec la modicité de ses revenus. Pour le concevoir, il faut convenir que Colbert a trouvé d'immenses ressources dans ses. opérations, et surtout dans le commerce qu'il ouvrit avec les quatre parties du monde.
      Ce ne fut qu'aprçs la mort de Louis XIV que la plaie publique fut bie...
      ... plus accablants, masquait d'un fantôme de grandeur les accès de l'abîme ; mais qu'il parût profond quan...
      ...èdent la guerre civile! Si le testament du feu roi n'avait pas été cassé, que serait devenu le vaisseau de l'État sous la main impuissante du duc du Maine ?
      Ce ne fut qu'aprçs la mort de Louis XIV que la plaie publique fut bien connue. Ce monarque, qui .en avait imposé à la fortune, et qui avait soutenu en grand homme les revers les plus accablants, masquait d'un fantôme de grandeur les accès de l'abîme ; mais qu'il parût profond quand on n'eût plus.que sa mémoire à admirer ou à censurer et qu'on éprouva les terreurs qui précèdent la guerre civile! Si le testament du feu roi n'avait pas été cassé, que serait devenu le vaisseau de l'État sous la main impuissante du duc du Maine ?
      ...tes pendant la Régence et sous le règne de Louis XV pour une convocation des États généraux. les tentatives faites pendant la Régence et sous le règne de Louis XV pour une convocation des États généraux.
      (1) On trouvera plus loin des notes historiques sur (1) On trouvera plus loin des notes historiques sur
      Le génie du duc d'Orléans pouvait seul rassurer les... Le génie du duc d'Orléans pouvait seul rassurer les esprits. Il corrompit les mœurs, mais il sauva le royaume, et entreprit le hard...

      Introduction

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      M. de Ghoiseul, quoique doué d'une certaine é...
      ...plus franc, mérite plus l'animadversion de l'histoire. Il sera cité comme un des corrupteurs de son maître, toujours aux aguets avec le duc de Richelieu pour étouffer les remords qui...
      ...ançaise, et une par- faite connaissance du caractère national et de l'art de manier les hommes. Les cours de Vienne, de Pétersbourg et de Berlin n'osèrent tenter le par- tage de...
      ...anciennes ordonnances, lui font hommage des deux plus étonnantes révolutions que les annales du monde puissent offrir ; il prépara la r...
      ...rique, et celle- ci amena la révolution de France.
      M. de Ghoiseul, quoique doué d'une certaine élévation et d'un caractère plus franc, mérite plus l'animadversion de l'histoire. Il sera cité comme un des corrupteurs de son maître, toujours aux aguets avec le duc de Richelieu pour étouffer les remords qui auraient pu le rendre à ses devoirs. Il avait cependant un coup d'œil juste, une énergie peu commune à la noblesse française, et une par- faite connaissance du caractère national et de l'art de manier les hommes. Les cours de Vienne, de Pétersbourg et de Berlin n'osèrent tenter le par- tage delà Pologne sous son ministère, quoiqu'elles en cherchassent alors les moyens. Ce...
      ...avoir le premier porté un coup mortel au militaire français, en contrariant les anciennes ordonnances, lui font hommage des deux plus étonnantes révolutions que les annales du monde puissent offrir ; il prépara la révolution d'Amé- rique, et celle- ci amena la révolution de France.
      ... mais ce fut d'abord l'effet na- turel -de la réunion des ministères dont il était le chef : car ...
      ...t trois ministères, peut, sans beaucoup de mérite, porter en économie ce que l'envie de se distinguer dans son département fait demander au-dessus du né- cessaire au ministre qui n'en gère ...
      ...dissipation reconnue, aux augmentations de dépenses faites par lui ? Ne sait-on pas qu'il donnait de toutes mains ? Pour réparer le trésor r...
      On a vanté les réductions qu'il avait faites dans ses départements, mais ce fut d'abord l'effet na- turel -de la réunion des ministères dont il était le chef : car un même homme représentant trois ministères, peut, sans beaucoup de mérite, porter en économie ce que l'envie de se distinguer dans son département fait demander au-dessus du né- cessaire au ministre qui n'en gère qu'un ; quand on passerait ces économies, seront-elles compara- bles à sa dissipation reconnue, aux augmentations de dépenses faites par lui ? Ne sait-on pas qu'il donnait de toutes mains ? Pour réparer le trésor royal, il réduisit les provinces à la misère en ac- caparant tous les blés, pour ...
      ...t et l'on doit regarder la vie dissolue du roi comme une des principales causes de la déprédation des finances. On évalue à S00 millions ce q...
      ...euse rendait essentiellement secrètes ; des milliers de familles leur durent l'opprobre et la f...
      ... faveurs, les autres le dédommage- ment de leur humiliation; mais qui peut calculer au juste ces mystères? Aussi le Parlement de Paris remon- tra-t-il que, sôus Louis X...
      ...tivés ne s'étaient jamais élevés à plus de 10 millions, et que les siens passaient...
      (1) On peut et l'on doit regarder la vie dissolue du roi comme une des principales causes de la déprédation des finances. On évalue à S00 millions ce qu'il en a coûté à l'Etat, sous ce régne, pour les dépenses que leur nature honteuse rendait essentiellement secrètes ; des milliers de familles leur durent l'opprobre et la fortune, et pui- sèrent dans le trésor public, les unes le prix attaché aux plus avilissantes faveurs, les autres le dédommage- ment de leur humiliation; mais qui peut calculer au juste ces mystères? Aussi le Parlement de Paris remon- tra-t-il que, sôus Louis XIV, les bons non motivés ne s'étaient jamais élevés à plus de 10 millions, et que les siens passaient déjà cent.
      exclusif au nom du roi. M. de Ghoiseul avait des talents, mais surtout le ton tranchant ... exclusif au nom du roi. M. de Ghoiseul avait des talents, mais surtout le ton tranchant qui les fait ressortir (1).
      M. le comte de Maurepas commença par s'occu- per des Parlements exilés depuis près de cinq ans. Leur rappel fut regardé comme une des plus grandes fautes de son ministère. Le maréchal de Muy, ministre de la guerre, stoïcien sévère, mais auquel...
      ...tropha en plein conseil, lui reprochant de déshonorer sa vieillesse et d'abuser de la jeunesse du roi. La suite a prouvé que le maréchal avait raison, au moins dans le système du despotisme de la cour. Le roi eût été
      M. le comte de Maurepas commença par s'occu- per des Parlements exilés depuis près de cinq ans. Leur rappel fut regardé comme une des plus grandes fautes de son ministère. Le maréchal de Muy, ministre de la guerre, stoïcien sévère, mais auquel on n'attribuait pas tous les talents néces- saires à sa place, l'apostropha en plein conseil, lui reprochant de déshonorer sa vieillesse et d'abuser de la jeunesse du roi. La suite a prouvé que le maréchal avait raison, au moins dans le système du despotisme de la cour. Le roi eût été
      ...uvera plus loin une notice plus étendue du caractère personnel et des opérations des ministres les plus marquants qui se sont succédés sous les règnes de Louis XV et de Louis XVI. Nous avons pris le fond de la plupart de ces portraits dans des ouvrages imprimés avant la Révolution, et publiés par des hommes qui avaient été à même d'avoir une connaissance particulière des faits. Nous ne nous sommes servis que p...
      ...primé depuis la Révolution; c'est celui de M. Sénac de Meilhan, qui contient diverses particularités sur les ministères de M. de Calonne et de M, Necker. Nous en avons tiré les détai...
      ...té, ni partager toutes ses opinions sur des personnages vi- vants, et qui ne. doive...
      (1) On trouvera plus loin une notice plus étendue du caractère personnel et des opérations des ministres les plus marquants qui se sont succédés sous les règnes de Louis XV et de Louis XVI. Nous avons pris le fond de la plupart de ces portraits dans des ouvrages imprimés avant la Révolution, et publiés par des hommes qui avaient été à même d'avoir une connaissance particulière des faits. Nous ne nous sommes servis que pour quel- ques-uns d'un ouvrage imprimé depuis la Révolution; c'est celui de M. Sénac de Meilhan, qui contient diverses particularités sur les ministères de M. de Calonne et de M, Necker. Nous en avons tiré les détails les plus frap- pants, sans prétendre cependant ni en garantir la vérité, ni partager toutes ses opinions sur des personnages vi- vants, et qui ne. doivent encore être jugés que comme hommes publies.
      put empêcher le masque de tomber, et le crédit tomba tout d'un co...
      ...d'Orléans voulut en vain le relever par des arrêts qui l'anéantirent. Il fallut suspendre les payements. Les porteurs de -billets devinrent créanciers de l'État, et l'on fut obligé de réduire l'intérêt au centième denier de la primitive valeur.
      put empêcher le masque de tomber, et le crédit tomba tout d'un coup avec lui. Le duc d'Orléans voulut en vain le relever par des arrêts qui l'anéantirent. Il fallut suspendre les payements. Les porteurs de -billets devinrent créanciers de l'État, et l'on fut obligé de réduire l'intérêt au centième denier de la primitive valeur.
      A la majorité de Louis XV, le gouvernement, déchargé de l'énormité du fardeau de la dette, et dirigé par la main timide et pacifique du cardinal de Fleury, se montra avec splendeur. Les trente premières années de ce règne furent brillantes et heureuses. Mais les ministères de Machault et d'Argenson furent les derniers de cette époque, et les dernières années de Louis XV furent le long opprobre d'un t... A la majorité de Louis XV, le gouvernement, déchargé de l'énormité du fardeau de la dette, et dirigé par la main timide et pacifique du cardinal de Fleury, se montra avec splendeur. Les trente premières années de ce règne furent brillantes et heureuses. Mais les ministères de Machault et d'Argenson furent les derniers de cette époque, et les dernières années de Louis XV furent le long opprobre d'un trop long règne (1).
      Après la paix de 1762, l'abbé Terray, homme d'un caractè...
      ... pouvant avoir d'argent, en vola au nom du roi y il ruina tous les citoyens qui avaient fourni aux frais de la guerre, en réduisant à deux et demi pour cent les intérêts de leurs créances, soit sur les fermes, le...
      ... combien le gouvernement et le ministre de ces exactions devinrent odieux. Le prod...
      Après la paix de 1762, l'abbé Terray, homme d'un caractère ferme, mais dur et sans moralité, ne pouvant avoir d'argent, en vola au nom du roi y il ruina tous les citoyens qui avaient fourni aux frais de la guerre, en réduisant à deux et demi pour cent les intérêts de leurs créances, soit sur les fermes, les colonies,les pays d'états, billets, etc. Tout le monde sait combien le gouvernement et le ministre de ces exactions devinrent odieux. Le produit en fut bientôt dévoré : c'était une faible "pluie d'or, il en aurait fallu u...
      A la mort de Louis XV, le revenu public s'éle- vait ...
      ...ais Jes engagements, malgré cette foule de banqueroutes qu'on s'était .permises, m...
      ...190,858,531 livres : il ne restait donc de libre que 184,473,343 livres. Les dépenses de l'État exigeaient 210,000,000 de li- vres : c'était par conséquent un vi de de 25,526,657 li- vres dans le trésor de l'État.
      A la mort de Louis XV, le revenu public s'éle- vait à 375,331,873 livres; mais Jes engagements, malgré cette foule de banqueroutes qu'on s'était .permises, montaient à 190,858,531 livres : il ne restait donc de libre que 184,473,343 livres. Les dépenses de l'État exigeaient 210,000,000 de li- vres : c'était par conséquent un vi de de 25,526,657 li- vres dans le trésor de l'État.
      ... et les princes voulaient donner le nom de Désiré, qu'il refusa, appela auprès de lui les hommes qu'on lui désigna pour les plus ver- tueux ou les plus habiles. Le comte de Maurepas devint son conseil intime, son...
      ... était un malheur ; courtisan disgracié de la cour de Louis XIV, on crut qu'il porterait ses ...
      ...ts intéressés à établir un nouvel ordre de choses, à briguer le titre de régénérateur : il n'ap- porta au minist...
      ...nt à la lé- gèreté et à l'esprit futile de sa jeunesse.
      ...e roi, auquel, par mépris pour Louis XV autant que par flatterie, les Parlements et les princes voulaient donner le nom de Désiré, qu'il refusa, appela auprès de lui les hommes qu'on lui désigna pour les plus ver- tueux ou les plus habiles. Le comte de Maurepas devint son conseil intime, son tuteur. Ce choix était un malheur ; courtisan disgracié de la cour de Louis XIV, on crut qu'il porterait ses ressenti- ments intéressés à établir un nouvel ordre de choses, à briguer le titre de régénérateur : il n'ap- porta au ministère que l'intrigue et la corruption, l'égoïsme d'un vieillard courtisan, joint à la lé- gèreté et à l'esprit futile de sa jeunesse.

      Introduction

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      ...mit d'abord ses finances dans les mains de Clugny, ancien intendant des colonies, administrateur borné, avare e...
      ...ut pour successeur M. Turgot, intendant du Limousin, connu par une administration ...
      ... heureuse. Il déploya dans le ministère de la probité et des vues utiles ; mais il fallait s'exposer à déplaire pour opérer des réformes nécessaires : il déplut et se ...
      Louis XVI remit d'abord ses finances dans les mains de Clugny, ancien intendant des colonies, administrateur borné, avare et intraitable; ce- lui-ci eut pour successeur M. Turgot, intendant du Limousin, connu par une administration pure, vivifiante et heureuse. Il déploya dans le ministère de la probité et des vues utiles ; mais il fallait s'exposer à déplaire pour opérer des réformes nécessaires : il déplut et se retira.
      M. Necker, connu par son Éloge de Colbert et par son habileté dans la ban...
      ...revoir au vieux Maurepas la possibilité de créer du crédit et de se donner de l'aisance, Il fut nommé directeur géné- ral des finances. Ce nouveau ministre, découvert de toutes parts à l'envie, annonçant un système nouveau et un, peu de stoïcisme, dut avoir des prôneurs enthousiastes et des détracteurs frénéti- ques. Ses censeurs...
      ...i la ressource illusoire et désastreuse des emprunts ; d'avoir pris pour principes de son administration qu'il faut à un État un crédit pécuniaire, comme à un banquier, et de n'avoir pas vu que le ban- quier s'enrichit d'un crédit qu'il a l'art de faire valoir à son profit, que les emprunts actifs du banquier augmentent sa fortune, tandis ...
      ...e la discussion ouverte entre lui et M. de Calonne, ils le taxent d'avoir trompé d...
      M. Necker, connu par son Éloge de Colbert et par son habileté dans la banque, fît entrevoir au vieux Maurepas la possibilité de créer du crédit et de se donner de l'aisance, Il fut nommé directeur géné- ral des finances. Ce nouveau ministre, découvert de toutes parts à l'envie, annonçant un système nouveau et un, peu de stoïcisme, dut avoir des prôneurs enthousiastes et des détracteurs frénéti- ques. Ses censeurs lui reprochent d'avoir établi la ressource illusoire et désastreuse des emprunts ; d'avoir pris pour principes de son administration qu'il faut à un État un crédit pécuniaire, comme à un banquier, et de n'avoir pas vu que le ban- quier s'enrichit d'un crédit qu'il a l'art de faire valoir à son profit, que les emprunts actifs du banquier augmentent sa fortune, tandis que les emprunts passifs d'un gouvernement le ruinent. Ils disent qu'il a tout s...
      ...s, qu'il a négligé l'agricuiture, Ils l'accusent d'ambition; et prenant pour juge la discussion ouverte entre lui et M. de Calonne, ils le taxent d'avoir trompé dans son Compte rendu (1).
      ...n ministre philosophe annonça le projet de préparer là nation au grand bienfait de la liberté, par l'établissement des ad- ministrations provinciales, et la suppression pro- chaine des intendants, de ces pachas créés par le visir Richelieu, qui s'engraissaient de la substance des peuples et les affaiblissaient par les ...
      ...s épais que l'i'mpéritie et la rapacité de ses prédécesseurs avaient assemblés sur les finances, mit sous nos yeux l'état de là fortune publique, rendit compte des diverses branches des revenus du royaume, des frais, du mode de leur perception, et l'em- ploi des contributions nationales.
      ...ce par les maux d'un long exil. Elle acquit un nouveau degré d'énergie, lorsqu'un ministre philosophe annonça le projet de préparer là nation au grand bienfait de la liberté, par l'établissement des ad- ministrations provinciales, et la suppression pro- chaine des intendants, de ces pachas créés par le visir Richelieu, qui s'engraissaient de la substance des peuples et les affaiblissaient par les corvées, lès exactions, la misère et la faim pour les con- tenir dans l'obéissance. On se crut déjà libre, lorsque M. Necker, dissipant les nuages épais que l'i'mpéritie et la rapacité de ses prédécesseurs avaient assemblés sur les finances, mit sous nos yeux l'état de là fortune publique, rendit compte des diverses branches des revenus du royaume, des frais, du mode de leur perception, et l'em- ploi des contributions nationales.
      A cette lumière imprévue, cette troupe de trai- tants qui s'abreuvaient dans l'ombre du sang des victimes humaines^ frémit de rage. Favoris, mi- nistres, courtisans,...
      ...hommes d'Etat, qui se flattaient d'être de grands intrigants, crièrent au sacrilège, et représentèrent la révé- lation des mystères du cabinet comme un attentat contre la majesté du trône. Us se réunirent de concert contre un administrateur qui av...
      ...Il fut disgracié avec tous les honneurs du triomphe décerné par la recon- naissanc...
      A cette lumière imprévue, cette troupe de trai- tants qui s'abreuvaient dans l'ombre du sang des victimes humaines^ frémit de rage. Favoris, mi- nistres, courtisans, tous ces parasites qui cachaient dans une nuit profonde et leurs sourdes rapines, et leur nullité absolue ; ces prétendus hommes d'Etat, qui se flattaient d'être de grands intrigants, crièrent au sacrilège, et représentèrent la révé- lation des mystères du cabinet comme un attentat contre la majesté du trône. Us se réunirent de concert contre un administrateur qui avait, quelle que fût son ambition particulière, su montrer l'énergie d'un citoyen. Il fut disgracié avec tous les honneurs du triomphe décerné par la recon- naissance publique.
      'Le plan de M. Necker présentait un moyen facile de soulager les peuples sans diminuer la recette du trésor royal; de préparer la nation à la liberté politiq...
      ...raiter elle-même ses propres intérêts ; de créer des hommes, en forçant les talents de se développer
      'Le plan de M. Necker présentait un moyen facile de soulager les peuples sans diminuer la recette du trésor royal; de préparer la nation à la liberté politique, en l'accoutumant peu à peu à traiter elle-même ses propres intérêts ; de créer des hommes, en forçant les talents de se développer
      ...ntrer dans les nouveaux Parlements ceux des exilés qui au- raient mieux aimé s'accommoder aux circonstan- ces que de végéter dans leurs terres. ... tranquille, bien moins tracassé par les cours souveraines; il aurait pu faire entrer dans les nouveaux Parlements ceux des exilés qui au- raient mieux aimé s'accommoder aux circonstan- ces que de végéter dans leurs terres.
      ...er un moment très-favorable au maintien des chambres qui lùi devaient leur existenc...
      ...it demandé à ce jeune monarque la levée de toutes les lettres de cachet, tous les membres des Parle- ments qui, dans leur exil, forma...
      ...dans la nation, seraient rentrés comme -de simples particuliers dans le sein'de le...
      ... fonction. Cette démarche était un coup de parti pour le chancelier ; son défaut de prudence entraîna sa chute : il fut env...
      On accusa aussi le chancelier d'avoir laissé échapper un moment très-favorable au maintien des chambres qui lùi devaient leur existence. Si, quand Louis XVI monta sur le trône, il avait demandé à ce jeune monarque la levée de toutes les lettres de cachet, tous les membres des Parle- ments qui, dans leur exil, formaient encore une compagnie formidable, ou qui avaient encore un grand parti dans la nation, seraient rentrés comme -de simples particuliers dans le sein'de leur famille. Isolés, sans titre et sans fonction, ils n'auraient osé s'assembler ...
      ...it insensible- ment diminué, on se serait accoutumé à les voir sans robe et sans fonction. Cette démarche était un coup de parti pour le chancelier ; son défaut de prudence entraîna sa chute : il fut envoyé dans ses terres.
      (1) II résulte du Compte rendu, qu'en 1781 les retenus de 1 Etat excédaient de 10 millions les dépenses fixes; mais, comme il existait à là mort Louis XV un vide de 25 millions entre la recette et la dépe... (1) II résulte du Compte rendu, qu'en 1781 les retenus de 1 Etat excédaient de 10 millions les dépenses fixes; mais, comme il existait à là mort Louis XV un vide de 25 millions entre la recette et la dépense, il faudrait donc que M. Neker eût remboursé, malgré la guerie,
      ...r ses seules économies et l'extension 1 des revenus fiscaux, le capital de ces 25 millions de déficit; ce qui, joint aux 10 millions ...
      ...l annonce, donnerait . une augmentation de 35 millions de revenus. Cela paraît difficile : M. de Calonne prétend au contraire qu'il exis...
      par ses seules économies et l'extension 1 des revenus fiscaux, le capital de ces 25 millions de déficit; ce qui, joint aux 10 millions d'excédant qu'il annonce, donnerait . une augmentation de 35 millions de revenus. Cela paraît difficile : M. de Calonne prétend au contraire qu'il exis- tait, en 1781, un déficit considérable.
      ...t sa durée, qui a réveillé les Français de leur long assoupissement ; c'est son mé...
      ...ur a commu- niqué la première étincelle de l'amour de la li- berté. Ce projet n'était pas abs...
      ...veau : il avait été proposé à M. le duc de Choiseul qui le goûtait assez, mais les clameurs de la finance le forcèrent à l'abandonner.
      ...absolument neuve dans un pays monarchique, a eu tant d'influence sur le crédit et sa durée, qui a réveillé les Français de leur long assoupissement ; c'est son mémoire sur les assemblées provinciales qui leur a commu- niqué la première étincelle de l'amour de la li- berté. Ce projet n'était pas absolument nouveau : il avait été proposé à M. le duc de Choiseul qui le goûtait assez, mais les clameurs de la finance le forcèrent à l'abandonner.

      Introduction

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      dans la discussion des affaires publiques. Mais il dévoilait les vices du régime oppresseur des in tendants, les abus du système financier, l'esprit de corps des Parlements; c'en fut assez pour le faire marquer du sceau de la proscription : et ce mémoire, qui, appuyé de l'opinion publique, au- rait pu faire le bonheur de la France, et amener sans crise la régénération de l'Etat, demeura se- cret entre le roi e...
      ...tre. On fit dans deux provinces l'essai de cette nouvelle forme d'admi- nistration...
      ...plus grand succès, malgré les obstacles de tout genre qu'on ne manqua pas de lui opposer.
      dans la discussion des affaires publiques. Mais il dévoilait les vices du régime oppresseur des in tendants, les abus du système financier, l'esprit de corps des Parlements; c'en fut assez pour le faire marquer du sceau de la proscription : et ce mémoire, qui, appuyé de l'opinion publique, au- rait pu faire le bonheur de la France, et amener sans crise la régénération de l'Etat, demeura se- cret entre le roi et son ministre. On fit dans deux provinces l'essai de cette nouvelle forme d'admi- nistration, et elle obtint le plus grand succès, malgré les obstacles de tout genre qu'on ne manqua pas de lui opposer.
      ...on le vola, et il tomba entre les mains de M. Gromot. Ce dernier, qui se croyait au moins le rival de M. Necker, persuadé qu'il avait trouvé ...
      ... cher- chait depuis longtemps d'écarter du ministère le seul homme qui l'empêchait d'y parvenir, tire à la hâte des copies de ce mémoire, s'empresse de les faire parvenir aux intendants, aux Parle- ments, chefs de la finance, c'est-à-dire à tous ceux do...
      ...ait môme jamais seul avec le roi, et M. de Maurepas, qui était toujours en tiers, ...
      ...it procuré à son auteur lui avait donné de l'ombrage, et il ne pouvait lui pardonner de n'avoir pas fait de lui dans cet ouvrage une mention honora...
      En 1781, Monsieur voulut lire ce mémoire; M. Necker le lui confia. On le lut, on le vola, et il tomba entre les mains de M. Gromot. Ce dernier, qui se croyait au moins le rival de M. Necker, persuadé qu'il avait trouvé l'occasion qu'il cher- chait depuis longtemps d'écarter du ministère le seul homme qui l'empêchait d'y parvenir, tire à la hâte des copies de ce mémoire, s'empresse de les faire parvenir aux intendants, aux Parle- ments, chefs de la finance, c'est-à-dire à tous ceux dont l'intérêt particulier repoussait toute innovation pour l'intérêt public. M. N...
      ...comme il ne pouvait avoir dans ce temps-là son entrée au conseil, il ne travaillait môme jamais seul avec le roi, et M. de Maurepas, qui était toujours en tiers, s'était déclaré contre lui. La gloire que le Compte rendu avait procuré à son auteur lui avait donné de l'ombrage, et il ne pouvait lui pardonner de n'avoir pas fait de lui dans cet ouvrage une mention honorable.
      ... et le sacré collège auraient pu exiger de lui, s'il avait demandé le chapeau de cardinal. Gomme il ne prétendait point aux honneurs de la pourpre, mais à celui de faire prévaloir ses plans de finance, il quitta le ministère en 1782, empor- tant dans sa retraite les regrets du public, et en consacrant son loisir au célèbre ouvrage de l'A d-ministration des finances. ...dition qu'il abjurerait solennellement le calvinisme; c'est ce que le Saint-Père et le sacré collège auraient pu exiger de lui, s'il avait demandé le chapeau de cardinal. Gomme il ne prétendait point aux honneurs de la pourpre, mais à celui de faire prévaloir ses plans de finance, il quitta le ministère en 1782, empor- tant dans sa retraite les regrets du public, et en consacrant son loisir au célèbre ouvrage de l'A d-ministration des finances.
      ...chargea indistinctement tous les'impôts de dix sôus pouï livre de la valeur de leur primitive imposition. Il greva la ville de Paris de droits sur le sucre, etc., et il sortit de place avec des pen- sions et du mépris. ...surchargées, et pour que sa comptabilité fût plus productive et plus simple, il chargea indistinctement tous les'impôts de dix sôus pouï livre de la valeur de leur primitive imposition. Il greva la ville de Paris de droits sur le sucre, etc., et il sortit de place avec des pen- sions et du mépris.
      ...Ormesson, donna, pendant quelque temps, des espérances. Il fut bientôt obligé, à son tour, de déposer un fardeau trop pesant. Son brillant successeur, avec tous les avantages de la supé- riorité, n'avait pas celui de l'opinion publique. Nommé commissaire dans l'affaire de M. de La Ghalotais, au lieu de l'impartialité d'un juge, il avait servi Facharnement des ennemis puisssants de ce courageux magistrat, uniquement pour en obtenir de la faveur. Mal famé d'ailleurs, il ne lui restait de droits à la confiance que de l'esprit et Fart de l'insinuation. On fut consterné de voir M. de Galonné remplacer M. d'Ormesson, de voir les richesses de l'Etat entre les mains d'un homme qui a...
      ... ses vices, ses dignités par l'opprobre de sa conduite; qui, , étant procureur général du Parlement de Douai, s'était avili jusqu'à se rendre l'espion d'un ministre auprès du procureur général du Parlement de Bre- tagne, et avait eu l'impudeur de devenir juge du magistrat dont il avait été le délateur; qui, de- puis, vieilli dans les intrigues amoureuses et dans les intrigues de la cour, chargé de honte et de dettes, venait, avec la troupe avide de ses protec- teurs, fondre sur les richesses du royaume, comme pour dévorer les finances, sous prétexte de les administrer.
      Un jeune homme d'une probité reconnue, M. d'Ormesson, donna, pendant quelque temps, des espérances. Il fut bientôt obligé, à son tour, de déposer un fardeau trop pesant. Son brillant successeur, avec tous les avantages de la supé- riorité, n'avait pas celui de l'opinion publique. Nommé commissaire dans l'affaire de M. de La Ghalotais, au lieu de l'impartialité d'un juge, il avait servi Facharnement des ennemis puisssants de ce courageux magistrat, uniquement pour en obtenir de la faveur. Mal famé d'ailleurs, il ne lui restait de droits à la confiance que de l'esprit et Fart de l'insinuation. On fut consterné de voir M. de Galonné remplacer M. d'Ormesson, de voir les richesses de l'Etat entre les mains d'un homme qui avait dilapidé- son patrimoine ; d'un homme qui, inconsidéré par caractère, immoral par sys- tème, avait déshonoré ses talents par ses vices, ses dignités par l'opprobre de sa conduite; qui, , étant procureur général du Parlement de Douai, s'était avili jusqu'à se rendre l'espion d'un ministre auprès du procureur général du Parlement de Bre- tagne, et avait eu l'impudeur de devenir juge du magistrat dont il avait été le délateur; qui, de- puis, vieilli dans les intrigues amoureuses et dans les intrigues de la cour, chargé de honte et de dettes, venait, avec la troupe avide de ses protec- teurs, fondre sur les richesses du royaume, comme pour dévorer les finances, sous prétexte de les administrer.
      On attaquait au conseil tous les plans du direc teur général, et comme il n'y éta...
      ...me marche pour perdre Turgot. M. Necker de- manda donc au roi, non pas une place a...
      On attaquait au conseil tous les plans du direc teur général, et comme il n'y était pas présent, on morcelait, on rejetait ses plans. On avait suivi la même marche pour perdre Turgot. M. Necker de- manda donc au roi, non pas une place au con- seil, mais au moins la liberté d'y entrer, pour discuter ses opérations.
      ...ui qui osa remplacer un ministre honoré de la confiance de la nation, et dont l'élévation était regardée comme le fruit des intrigues de la cabale qui n'était déclarée contre l...
      ... signalèrent la courte admi- sistration de M. Joly de Fleury ; il retrancha les
      On ne put supposer ni talent ni vertu à celui qui osa remplacer un ministre honoré de la confiance de la nation, et dont l'élévation était regardée comme le fruit des intrigues de la cabale qui n'était déclarée contre lé premier. Deux impôts et un emprunt onéreux signalèrent la courte admi- sistration de M. Joly de Fleury ; il retrancha les
      (1) Remontrances du Parlement de Paris, du 24 juillet 1787. (1) Remontrances du Parlement de Paris, du 24 juillet 1787.
      Gomment, en supposant l'exactitude du Compte Gomment, en supposant l'exactitude du Compte
      ... fécond en ressources, habile à couvrir de palliatifs la brèche ouverte par les di...
      ...'abîme : on crut l'avoir trouvé dans M. de Galonné. En effet, rien n'était au- dessus de ses talents et de son audace ; il plut au roi, et le subj...
      ...am- bilieux avait principalement besoin de plaire.
      Mais il fallait à la cour un ministre fécond en ressources, habile à couvrir de palliatifs la brèche ouverte par les dissipations, et qui ne se laissât point effrayer par l'abîme : on crut l'avoir trouvé dans M. de Galonné. En effet, rien n'était au- dessus de ses talents et de son audace ; il plut au roi, et le subjugua par ses manières spirituelles; il plut par sa prodigalité à ceux auxquels un am- bilieux avait principalement besoin de plaire.
      ...s le mois d'octobre 1776, jusqu'au mois de mai 1781, M. Necker avait emprunté 530m...
      ...ans, Son successeur avait emprunté plus de 300 millions ; mais M. de Galonné les surpassa l'un et l'autre; ses emprunts montèrent à plus de 800 millions. Ainsi, en dix ans, l'Etat s'est chargé de la rente d'un capital d'un milliard 630...
      Depuis le mois d'octobre 1776, jusqu'au mois de mai 1781, M. Necker avait emprunté 530millions; en deux ans, Son successeur avait emprunté plus de 300 millions ; mais M. de Galonné les surpassa l'un et l'autre; ses emprunts montèrent à plus de 800 millions. Ainsi, en dix ans, l'Etat s'est chargé de la rente d'un capital d'un milliard 630 mil- , lions (1).

      Introduction

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      ... 10 millions d'excédant, et 25 millions de capitaux éteints, M. de Galonné avait-il élevé le déficit, en t...
      ...si l'on ne savait pas qu'indépendamment des charges de l'Etat, source primitive du déficit (2), le trésor royal était ouve...
      rendu, c'est-à-dire 10 millions d'excédant, et 25 millions de capitaux éteints, M. de Galonné avait-il élevé le déficit, en trois ans et quatre mois, à 140 millions (l)?Cela paraîtrait inconcevable, si l'on ne savait pas qu'indépendamment des charges de l'Etat, source primitive du déficit (2), le trésor royal était ouvert à toutes les fantaisies, acces- sible à toutes les intrigues.
      ...les gratifications volè- rent au-devant de tous les services réels ou sup- posés ; les dettes des princes furent liquidées; on acquitta même des créances simulées. On faisait acheter a...
      ...n engageait, on échangeait les domaines de la couronne. Jamais la cour n'avait été...
      ...ps, il est vrai, mais on annonçait dans de brillants préambules que le contrôleur général avait trouvé le secret de libérer le royaume; qu'avant vingt ans ...
      ... tet serait parvenue au plus haut degré de splendeur et de gloire. Tous les édits portant création de nouveaux em- prunts ne manquaient pas de le promettre. Les agioteurs, dont la malfaisante activité s'alimente de la multiplicité des effets publics, de l'accumu- lation et du discrédit des emprunts, chantaient la louange d'un mi...
      Les dons, les pensions, les gratifications volè- rent au-devant de tous les services réels ou sup- posés ; les dettes des princes furent liquidées; on acquitta même des créances simulées. On faisait acheter au roi Rambouillet, èt Saint-GIoud à la reine ; on engageait, on échangeait les domaines de la couronne. Jamais la cour n'avait été si bril- lante, ni le prince si magnifique; jamais on n'avait vu tant d'activit...
      ...ent pour éteindre la dette nationale : les emprunts se multipliaient en même temps, il est vrai, mais on annonçait dans de brillants préambules que le contrôleur général avait trouvé le secret de libérer le royaume; qu'avant vingt ans la France aurait remboursé tous ses créanciers, tet serait parvenue au plus haut degré de splendeur et de gloire. Tous les édits portant création de nouveaux em- prunts ne manquaient pas de le promettre. Les agioteurs, dont la malfaisante activité s'alimente de la multiplicité des effets publics, de l'accumu- lation et du discrédit des emprunts, chantaient la louange d'un ministre qui servait si bien leurs désirs.
      ...évalué. (2) M. Mal le t, premier commis des finances sous M. Des-marets, a démontré que, dans l'espace de deux siècles, on a mis forcément sur les peuples plus de 100 millions de .levées nouvelles et perpétuelles, pour remplir les enga- gements de gages et de rentes auxquels a obligé la véna- lité des charges, ét qui étaient doublement onéreuses, puisqu'elles éloignaient les titulaires des spéculations utiles du commerce, par lesquelles leurs capitaux auraient pu être une source de richesses pour l'Etat, 6t les exemp- taient de l'impôt. (1) Taux auxquels les notables l'ont évalué. (2) M. Mal le t, premier commis des finances sous M. Des-marets, a démontré que, dans l'espace de deux siècles, on a mis forcément sur les peuples plus de 100 millions de .levées nouvelles et perpétuelles, pour remplir les enga- gements de gages et de rentes auxquels a obligé la véna- lité des charges, ét qui étaient doublement onéreuses, puisqu'elles éloignaient les titulaires des spéculations utiles du commerce, par lesquelles leurs capitaux auraient pu être une source de richesses pour l'Etat, 6t les exemp- taient de l'impôt.
      ...e lorqu'on entendit annoncer un déficit de 110 mil- lions. M. de Galonné, prévoyant, par la résistance des notables, qu'il aurait plus d'un assaut...
      ...arlement, mina sourdement dans l'esprit du roi le faible garde des sceaux, qui lui donna bientôt lui-même occasion de l'attaquer ouverte- ment. Le contrôleur général ayant soutenu au grand comité des notables que le trésor royal n'était pas, au moment de la retraite de M. Necker, dans l'état d'opulence qu'il...
      ...ésira d'avoir sur ce fait le témoignage de M. Joly de Fleury, son successeur. Sa réponse ne s...
      ...as conforme aux vues et aux assertions, de M. de Galonné, celui-ci jugea plus à propos de la supprimer que de la combattre : mais l'ex-ministre avait envoyé en même temps au garde des sceaux un double de la lettre qu'il avait adressée au contrôleur général. M. de Miromesnil en parla au roi. Une infidélité de cette nature devait décider de la perte de celui qui s'en était rendu coupable ; m...
      ...avantage : il attaqua vivement le. chef de la justice, provoqua une rixe, et finit par en imposer au monarque. M. de Miromesnil eut tort, car il perdit sa p...
      L'indignation publique fut égale à la surprise lorqu'on entendit annoncer un déficit de 110 mil- lions. M. de Galonné, prévoyant, par la résistance des notables, qu'il aurait plus d'un assaut à livrer au Parlement, mina sourdement dans l'esprit du roi le faible garde des sceaux, qui lui donna bientôt lui-même occasion de l'attaquer ouverte- ment. Le contrôleur général ayant soutenu au grand comité des notables que le trésor royal n'était pas, au moment de la retraite de M. Necker, dans l'état d'opulence qu'il avait annoncé, le roi désira d'avoir sur ce fait le témoignage de M. Joly de Fleury, son successeur. Sa réponse ne se trou- vant pas conforme aux vues et aux assertions, de M. de Galonné, celui-ci jugea plus à propos de la supprimer que de la combattre : mais l'ex-ministre avait envoyé en même temps au garde des sceaux un double de la lettre qu'il avait adressée au contrôleur général. M. de Miromesnil en parla au roi. Une infidélité de cette nature devait décider de la perte de celui qui s'en était rendu coupable ; mais le rusé courtisan sut en tirer avantage : il attaqua vivement le. chef de la justice, provoqua une rixe, et finit par en imposer au monarque. M. de Miromesnil eut tort, car il perdit sa place, mais il retrouva la paix et gagna l'estime pu- blique, par la fermeté avec...
      Cependant la facilité des emprunts, qui tenait principalement à l...
      ...rsqu'on eut re- marqué les dissipations de son successeur. Aussi les premiers emprunts de M. de Galonné ne ren- dant point ce qu'on avait attendu, il fallut en ouvrir de nouveaux à des conditions plus avanta- geuses pour le ...
      ...in si onéreux, qu'il n'y eût plus moyen de déguiser l'impossibilité de les remplir.
      Cependant la facilité des emprunts, qui tenait principalement à la confiance qu'avait inspirée M. Necker, ne fut plus la même lorsqu'on eut re- marqué les dissipations de son successeur. Aussi les premiers emprunts de M. de Galonné ne ren- dant point ce qu'on avait attendu, il fallut en ouvrir de nouveaux à des conditions plus avanta- geuses pour le prêteur, jusqu'à ce que les engage- ments devinssent enfin si onéreux, qu'il n'y eût plus moyen de déguiser l'impossibilité de les remplir.
      avaient donné des prétentions nouvelles, et qu'il ne faut...
      ...rageuse explosion. Les premiers moments de son ministère séduisirent par des promesses et par un instant d'aisance q...
      ... réveil en fut terrible. La convocation des notables fut un coup de foudre qui tira tout à coup la na- tion étonnée de cette incroyable sécurité. M. de Galonné voulut reculer, il n'était plus temps ; il voulut dissoudre l'assemblée par des lettres de cachet, mais rien ne pouvait plus surmo...
      ...s, qui brise en un instant les entraves des antiques abus.
      avaient donné des prétentions nouvelles, et qu'il ne faut souvent qu'ouvrir une issue à l'énergie, pour qu'elle fasse une orageuse explosion. Les premiers moments de son ministère séduisirent par des promesses et par un instant d'aisance qui en imposa ; c'était un songe flatteur; mais le réveil en fut terrible. La convocation des notables fut un coup de foudre qui tira tout à coup la na- tion étonnée de cette incroyable sécurité. M. de Galonné voulut reculer, il n'était plus temps ; il voulut dissoudre l'assemblée par des lettres de cachet, mais rien ne pouvait plus surmonter l'opi- nion ; elle planait déjà sur la force exécutrice, et annonçait la puissance qui crée les lois, qui brise en un instant les entraves des antiques abus.
      Dès que la retraite de M. le garde des sceaux fut assurée, M. de Galonné proposa au roi M. de Lamoignon, comme l'homme le plus capable, dans des circonstances difficiles, de remplir les importantes fonctions de chef de la magistrature : son choix fut agréé. ...
      ...édié les nota- bles pour se débarrasser de leur importune pré- sence, mais ils sem...
      Dès que la retraite de M. le garde des sceaux fut assurée, M. de Galonné proposa au roi M. de Lamoignon, comme l'homme le plus capable, dans des circonstances difficiles, de remplir les importantes fonctions de chef de la magistrature : son choix fut agréé. On avait congédié les nota- bles pour se débarrasser de leur importune pré- sence, mais ils semèrent dans les provinces la plainte et le soupçon.
      M. de Galonné, parvenu à cette extrémité, fit...
      ...l'audace, et séduire par les ressources de l'esprit ; mais on ne tarda pas à s'ape...
      M. de Galonné, parvenu à cette extrémité, fit convoquer les notables; il espéra imposer par l'audace, et séduire par les ressources de l'esprit ; mais on ne tarda pas à s'apercevoir que les hommes rassemblés s'électrisent puissamment, que la philosophie ...
      S'il était facile de trouver un successeur à M. de Calonne, sous le rapport de la probité, il ne l'était pas de lui donner un successeur qui l'égalât en talents ; et l'archevêque de Toulouse surtout, auquel on n'attribua ... S'il était facile de trouver un successeur à M. de Calonne, sous le rapport de la probité, il ne l'était pas de lui donner un successeur qui l'égalât en talents ; et l'archevêque de Toulouse surtout, auquel on n'attribua d'autre mérite que la pré-

      Introduction

      page 26
      La mission des deux frères du roi était la même. Cependant, Monsieur, qui s'était déclaré ouverte- ment contre M. de Galonné,, à l'assemblée des no- tables et aux différentes assemblées de chambres que tint ensuite le Parlement, fut reçu dans Paris aux acclamations du peuple, et reconduit après la séance dans son palais du Luxembourg, au milieu des bénédictions d'une foule immense, qui s'em- pressait de lui présenter des bouquets et de jeter des fleurs sur son passage. M. d'Artois, au...
      ..., par reconnaissance sans doute, obligé de défendre les opérations du mi nistre disgracié, reçut, dès la barrière de la Con- férence, des marques du mécontentement public. Il se manifesta d'une manière effrayante pour sa personne, au Palais, lorsque ses gardes firent un mouvement...
      La mission des deux frères du roi était la même. Cependant, Monsieur, qui s'était déclaré ouverte- ment contre M. de Galonné,, à l'assemblée des no- tables et aux différentes assemblées de chambres que tint ensuite le Parlement, fut reçu dans Paris aux acclamations du peuple, et reconduit après la séance dans son palais du Luxembourg, au milieu des bénédictions d'une foule immense, qui s'em- pressait de lui présenter des bouquets et de jeter des fleurs sur son passage. M. d'Artois, au con- traire, qui s'était cru, par reconnaissance sans doute, obligé de défendre les opérations du mi nistre disgracié, reçut, dès la barrière de la Con- férence, des marques du mécontentement public. Il se manifesta d'une manière effrayante pour sa personne, au Palais, lorsque ses gardes firent un mouvement pour se mettre en défense ; un homme
      Il avait prévu la chute prochaine de M. de Ga- lonné, et dirigé toutes ses démarches, tous ses discours sur le plan combiné de son élévation fu- ture. Le silence poli...
      ... louvoyait habilement sous les auspices de l'abbé de Ver- mont, et fut servi si chaudement, ...
      ... conseil, immédiatement après le renvoi du contrôleur général. De l'esprit naturel, une élo- cution facil...
      ...vanité exaltée par les fades adulations de quelques litté- rateurs à gages, quelqu...
      ... nistration qu'il prenait pour un plan, des lumières et de l'expérience, tels étaient les moyens a...
      ...sa au Parlement les mêmes impôts que M. de Galonné avait proposés aux notables, l'impôt territorial et celui du timbre, quoique, comme notable, il se f...
      Il avait prévu la chute prochaine de M. de Ga- lonné, et dirigé toutes ses démarches, tous ses discours sur le plan combiné de son élévation fu- ture. Le silence politique qu'il affecta n'en imposa à personne : on souleva même le voile mystérieux dont il couvrait ses prétentions ; mais il louvoyait habilement sous les auspices de l'abbé de Ver- mont, et fut servi si chaudement, qu'il fut admis au conseil, immédiatement après le renvoi du contrôleur général. De l'esprit naturel, une élo- cution facile, mais un génie étroit, un corps usé par les plaisirs ; un caractère énervé, une vanité exaltée par les fades adulations de quelques litté- rateurs à gages, quelques idées vagues d'admi- nistration qu'il prenait pour un plan, des lumières et de l'expérience, tels étaient les moyens avec lesquels il entrait dans le ministère. Il avait à peine produit un instant d'illusion que ses vues courtes et inconséquentes l'avaient détruit aus- sitôt. Il proposa au Parlement les mêmes impôts que M. de Galonné avait proposés aux notables, l'impôt territorial et celui du timbre, quoique, comme notable, il se fût formellement élevé contre eux*
      ...t acte d'autorité fut le premier sigDal de la guerre, et décida l'opinion publique. Elle se ma- nifesta peu de jours après à l'égard des deux princes qui furent envoyés pour le même enre- gistrement, l'un à la chambre des comptes, l'autre à la cour des aides, avec une énergie qui étonna également les amis de la liberté et les fauteurs du despotisme. Cet acte d'autorité fut le premier sigDal de la guerre, et décida l'opinion publique. Elle se ma- nifesta peu de jours après à l'égard des deux princes qui furent envoyés pour le même enre- gistrement, l'un à la chambre des comptes, l'autre à la cour des aides, avec une énergie qui étonna également les amis de la liberté et les fauteurs du despotisme.
      ... se trouvait, le conseil n'imagina rien de mieux que de nommer l'archevêque de Toulouse principal ministre ; mais un n...
      ...plus heureux que ne l'avait été le chef du con- seil des finances.
      Dans la crise violente où l'on se trouvait, le conseil n'imagina rien de mieux que de nommer l'archevêque de Toulouse principal ministre ; mais un nouveau titre, ne peut donner un nouveau ta- lent, et le principal ministre ne fut ni plus habile, ni plus heureux que ne l'avait été le chef du con- seil des finances.
      ...revés par le premier impôt, profitèrent de l'odieux du second pour éluder l'équité de celui qui aurait porté également sur toutes les propriétés. De là ce combat d'ordres et ' de refus, d'injonctions, de remontrances et d'ar- rêtés, qui finit par l'exil du Parlement 4e .Paris à Troyes. Les magistrats, grevés par le premier impôt, profitèrent de l'odieux du second pour éluder l'équité de celui qui aurait porté également sur toutes les propriétés. De là ce combat d'ordres et ' de refus, d'injonctions, de remontrances et d'ar- rêtés, qui finit par l'exil du Parlement 4e .Paris à Troyes.
      ...t quitte pour la peur, Lorsqu'il sortit de la cour des. aides, il fut assailli par de nouvelles clameurs, et pour- suivi par les huées de ce môme peuple, dont il avait été l'ido...
      ...pour lui un nouveau reproche. Un cordon de troupes, disposé sur le Pont-Neuf, ferm...
      ...ltitude, et donna au prince la facilité de continuer librement sa route, après une...
      ...x profité, sans les conseils per- fides de ceux qui l'entouraient. « La nation éta...
      ...ts r enouvelassent l'absurde prétention de tenir le roi en tutelle et de porter la main au gouvernail. Pour cett...
      ...ésentait avec force qu'il était inutile de circuiter insidieusement; que la vérité de leur incompétence était aperçue et sent...
      ... confessèrent donc n'avoir pas le droit de sanctionner l'impôt, que ce droit appar...
      ...seuls États généraux, qui avaient celui de le consentir, et ils en demandèrent la ...
      ... imprudence oU par accident augmenta le tumulte et le danger. Il en fut cependant quitte pour la peur, Lorsqu'il sortit de la cour des. aides, il fut assailli par de nouvelles clameurs, et pour- suivi par les huées de ce môme peuple, dont il avait été l'idole, jusque vers la statue d'Henri IV, dont la vue dut être pour lui un nouveau reproche. Un cordon de troupes, disposé sur le Pont-Neuf, ferma le passage à la multitude, et donna au prince la facilité de continuer librement sa route, après une leçon effrayante dont il eût vraisem- blablement mieux profité, sans les conseils per- fides de ceux qui l'entouraient. « La nation était trop éclairée pour que les Parle- ments r enouvelassent l'absurde prétention de tenir le roi en tutelle et de porter la main au gouvernail. Pour cette fois, réduits à la séule vérité pour sortir d'embarras, ils adoptèrent l'avis d'un conseiller, M. d'Eprémesnil, qui leur représentait avec force qu'il était inutile de circuiter insidieusement; que la vérité de leur incompétence était aperçue et sentie, qu'il fallait se faire un mérite d'un aveu nécessaire. Ils confessèrent donc n'avoir pas le droit de sanctionner l'impôt, que ce droit appar- tenait aux seuls États généraux, qui avaient celui de le consentir, et ils en demandèrent la prochaine convocation.
      ...stres lurent entièrement déconcertés et de l'étrange aveu et de la demande dangereuse du Parlement. En effet, elle fut si viveme...
      ...'enthousiasme, que le roi se vit obligé de l'accorder ; il s'y engagea par une pro...
      ...e réel à l'Etat? Oui; mais il s'en faut de beaucoup que leur gloire soit pure ; il...
      ...as même pallier les motifs déterminants de leur résistance et l'aveu de leur incompétence : l'intérêt de corps et l'intérêt personnel percèrent de toutes parts.
      Les ministres lurent entièrement déconcertés et de l'étrange aveu et de la demande dangereuse du Parlement. En effet, elle fut si vivement accueillie, répétée avec tant d'enthousiasme, que le roi se vit obligé de l'accorder ; il s'y engagea par une pro- messe solennelle. Les Parlements ont donc rendu un service réel à l'Etat? Oui; mais il s'en faut de beaucoup que leur gloire soit pure ; ils ne surent pas même pallier les motifs déterminants de leur résistance et l'aveu de leur incompétence : l'intérêt de corps et l'intérêt personnel percèrent de toutes parts.
      ...eux pour l'autorité royale d'avancer ou de reculer, et lui fit faire l'un et l'aut...
      ...que ni plus prudent. L'enregistre- ment de la prorogation du deuxième vingtième, pendant son exil, m...
      ...udences en imprudences il amena les chpses au point qu'il était également dangereux pour l'autorité royale d'avancer ou de reculer, et lui fit faire l'un et l'autre: heureusement pour la monarchie française, le Parlement ne fut ni plus politique ni plus prudent. L'enregistre- ment de la prorogation du deuxième vingtième, pendant son exil, montra qu'il n'était pas moins inconséquent qu'incompétent, et le roi, en le ren-...
      ...n d'un ambitieux et les fausses ardeurs de l'impuissance, ne lui parut pas supérie... somption d'un ambitieux et les fausses ardeurs de l'impuissance, ne lui parut pas supérieur en vertus.

      Introduction

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      ...e qu'ils opposèrent à l'éta- blissement des assemblées provinciales leur donna de la défaveur ; et les scènes qui se passèrent au Palais, lors de l'édit qui accordait l'état civil aux protestants, l'humble confession de M. d'Epré- mesnil, la scission dont plu...
      ...res me- nacèrent la compagnie, jetèrent du ridicule sur leurs délibérations. Encor...
      Cependant la résistance qu'ils opposèrent à l'éta- blissement des assemblées provinciales leur donna de la défaveur ; et les scènes qui se passèrent au Palais, lors de l'édit qui accordait l'état civil aux protestants, l'humble confession de M. d'Epré- mesnil, la scission dont plusieurs membres me- nacèrent la compagnie, jetèrent du ridicule sur leurs délibérations. Encore deux lois justes et agréables à la nation, et les ministres triom- phaient. Ma...
      simulé des ministres et des magistrats ; la mau- vaise foi amena un...
      ... rupture; L'arche- vêque, à qui la voie des impôts était fermée, tenta celle des emprunts, et elle lui eût peut-être réussi sans la perfidie de quelques magistrats et la gau- cherie du garde des sceaux. M. de Lamoignon avait engagé Je principal ministre à entrer en né- gociation avec les membres du Parlement qui avaient le plus d'influence dans leur compagnie. Tous convinrent des besoins du gouvernement et de la nécessité de lui trouver de l'argent.
      simulé des ministres et des magistrats ; la mau- vaise foi amena une nouvelle rupture; L'arche- vêque, à qui la voie des impôts était fermée, tenta celle des emprunts, et elle lui eût peut-être réussi sans la perfidie de quelques magistrats et la gau- cherie du garde des sceaux. M. de Lamoignon avait engagé Je principal ministre à entrer en né- gociation avec les membres du Parlement qui avaient le plus d'influence dans leur compagnie. Tous convinrent des besoins du gouvernement et de la nécessité de lui trouver de l'argent.
      ...posante, qui lui don- nerait les moyens de se passer des Parlements. Cette cour devait être composée des princes, des pairs, des maréchaux de France et de quelques magistrats ; c'eût été vraiment la cour pléniére du despotisme. En même temps, le garde des sceaux Lamoignon se vengeait du Parlement, en créant, dans chaque généralité, des bailliages auxquels il donnait des pouvoirs très-étendus, tant au civil qu...
      ...l. Tous les Parlements firent une levée de boucliers terrible ; ils se con- fédérérent, et conclurent un pacte de résistance qu'ils sanctionnèrent d'un s...
      ...nt qu'on rècueillait les voix, le garde des sceaux, s'aperce- vant que la majorité ...
      ...roi d'en faire cesser le récolement, et de déclarer ses volontés; ce qui fut fait (1). Le duc d'Orléans s'étant permis de demander au roi si c'était un lit de justice ou une séance royale qu'il entendait tenir, et de protester contre l'enregistrement, fut ...
      ...s conseillers, MM. Fré- teau et Sablier de Cabre, qui avaient parlé avec courage. Le premier mouvement du roi fut de les faire arrêter au milieu de la grand'chambre ; on prévint cette dém...
      ...n furent pas moins poursuivis avec plus de fureur encore par les cris de l'indignation publique, dès que l'ordre d'exil fut connu.
      Le ministre crut la circonstance favorable pour établir une cour pléniére imposante, qui lui don- nerait les moyens de se passer des Parlements. Cette cour devait être composée des princes, des pairs, des maréchaux de France et de quelques magistrats ; c'eût été vraiment la cour pléniére du despotisme. En même temps, le garde des sceaux Lamoignon se vengeait du Parlement, en créant, dans chaque généralité, des bailliages auxquels il donnait des pouvoirs très-étendus, tant au civil qu'au criminel. Tous les Parlements firent une levée de boucliers terrible ; ils se con- fédérérent, et conclurent un pacte de résistance qu'ils sanctionnèrent d'un serment. Pendant qu'on rècueillait les voix, le garde des sceaux, s'aperce- vant que la majorité ne serait pas pour les projets ministériels, monta au trône pour avertir le roi d'en faire cesser le récolement, et de déclarer ses volontés; ce qui fut fait (1). Le duc d'Orléans s'étant permis de demander au roi si c'était un lit de justice ou une séance royale qu'il entendait tenir, et de protester contre l'enregistrement, fut exilé ainsi que deux autres conseillers, MM. Fré- teau et Sablier de Cabre, qui avaient parlé avec courage. Le premier mouvement du roi fut de les faire arrêter au milieu de la grand'chambre ; on prévint cette démarche, qui n'aurait fait qu'aigrir les esprits. Les ministres n'en furent pas moins poursuivis avec plus de fureur encore par les cris de l'indignation publique, dès que l'ordre d'exil fut connu.
      ...d'un emprunt successif : la déclaration du roi, libellée sur son plan, resta plus de huit jours entre ses mains, et la séanc...
      ...u conseil que l'orsqu'on se crut assuré du consentement des magistrats. La veille, tout changea : on prétendit que des .membres du Parlement avaient eux- mêmes présenté des mémoires pour demander à distraire du ressort de leur cour plusieurs pro- vinces, et proposé d'y établir des conseils supé- rieurs. M. d'Eprémesnil ...
      ...omme dévant être premier président d'un de ces nouveaux tri-
      M. d'Eprémesnil avait donné l'idée d'un emprunt successif : la déclaration du roi, libellée sur son plan, resta plus de huit jours entre ses mains, et la séance royale ne fut arrêtée au conseil que l'orsqu'on se crut assuré du consentement des magistrats. La veille, tout changea : on prétendit que des .membres du Parlement avaient eux- mêmes présenté des mémoires pour demander à distraire du ressort de leur cour plusieurs pro- vinces, et proposé d'y établir des conseils supé- rieurs. M. d'Eprémesnil fut désigné comme dévant être premier président d'un de ces nouveaux tri-
      Mais M. de Lamoignon pensa que le roi devait suivre aussi strictement les déterminations de son conseil, qu'un premier président les arrêts de la cour. 11 ne sentit pas que l'assemblée des repré- sentants de la nation était désormais indispen- sab...
      ...mieux, pour la gloire et pour l'intérêt du prince, qu'elle parût un bienfait de sa part plutôt qu'un sacrifice arraché ...
      ...Peut-être aussi n'eût-il pas lé courage de braver le ressentiment du premier ministre.
      Mais M. de Lamoignon pensa que le roi devait suivre aussi strictement les déterminations de son conseil, qu'un premier président les arrêts de la cour. 11 ne sentit pas que l'assemblée des repré- sentants de la nation était désormais indispen- sable, et qu'il valait mieux, pour la gloire et pour l'intérêt du prince, qu'elle parût un bienfait de sa part plutôt qu'un sacrifice arraché par la nécessité. Peut-être aussi n'eût-il pas lé courage de braver le ressentiment du premier ministre.
      ...issait; mais les affaires particulières des ministres pros- péraient. L'archevêché de Sens et une riche abbaye furent la récompense des brillants succès du prin- cipal ministre, et le garde des sceaux reçut pour prix de son habileté 200,000 livres pour marier... L'emprunt ne se remplit point,l'Etat périssait; mais les affaires particulières des ministres pros- péraient. L'archevêché de Sens et une riche abbaye furent la récompense des brillants succès du prin- cipal ministre, et le garde des sceaux reçut pour prix de son habileté 200,000 livres pour marier sa fille.
      Un comité de jurisconsultes philosophes s'oc- cupait, soiis les yeux du chef de la justice, de la réforme de la jurisprudence civile et criminelle. Le garde des sceaux, toujours pressé d'agir, voulut ...
      ... mois ce qui demandait plusieurs années de méditation et de travail. Le principal ministre, jaloux de partager sa gloire, se joignit à lui, et ils arrêtèrent d'opérer une révolution au mois de mai, comme on arrêtait un voyage de Compiègne ou de Fontainebleau.
      Un comité de jurisconsultes philosophes s'oc- cupait, soiis les yeux du chef de la justice, de la réforme de la jurisprudence civile et criminelle. Le garde des sceaux, toujours pressé d'agir, voulut faire en quatre mois ce qui demandait plusieurs années de méditation et de travail. Le principal ministre, jaloux de partager sa gloire, se joignit à lui, et ils arrêtèrent d'opérer une révolution au mois de mai, comme on arrêtait un voyage de Compiègne ou de Fontainebleau.
      (1 ) Quand M. de Lamoignon entra au parquet, M. Sé- guie...
      ...ix. — Sans doute, lui ré- pond le garde des sceaux; est-ce que vous voulez que le r...
      (1 ) Quand M. de Lamoignon entra au parquet, M. Sé- guier lui- demanda s'il était vrai qu'il fût- décidé à en- registrer sans prendre les voix. — Sans doute, lui ré- pond le garde des sceaux; est-ce que vous voulez que le roi ne toit qu'un conseiller au Paflemêntf?
      On résolut de perdre M. de Lamoignon ; pour y réussir, on fatigua la cour d'arrêtés, de députa- tions, de remontrances. L'inflexible garde des sceaux faisait parler le roi avec la ha...
      ...ne fer- meté respectueuse, et faisaient de leur cause la cause de la nation ,JenJparaissant combattre le des- potisme ministériel, uniquement pour a...
      On résolut de perdre M. de Lamoignon ; pour y réussir, on fatigua la cour d'arrêtés, de députa- tions, de remontrances. L'inflexible garde des sceaux faisait parler le roi avec la hauteur d'un sultan. Les Parlements répondaient avec une fer- meté respectueuse, et faisaient de leur cause la cause de la nation ,JenJparaissant combattre le des- potisme ministériel, uniquement pour assurer la liberté publique.
      ...utre côté, quelques propos indi- screts de l'archevêque l'ayant fait soupçonner de mauvaise-foi, les intéressés craignirent d'être compromis, et lui manquèrent de paroles Cepen- dant une grande majorité...
      ...- tait que deux partis à prendre : l'un de faire re- tourner te Toi à Versailles, et de laisser consom- mer la délibération à la pluralité de voix, puisque le Parlement y attachait ...
      bunaux; d'un autre côté, quelques propos indi- screts de l'archevêque l'ayant fait soupçonner de mauvaise-foi, les intéressés craignirent d'être compromis, et lui manquèrent de paroles Cepen- dant une grande majorité s'étant déclarée pour l'enregistrement, dans la séance royale, il ne res- tait que deux partis à prendre : l'un de faire re- tourner te Toi à Versailles, et de laisser consom- mer la délibération à la pluralité de voix, puisque le Parlement y attachait tant d'importance ; l'autre, d'accorder surTle-champ les États généraux.

      Introduction

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      Le ministre, furieux, lance une lettre de cachet contre l'auteur de la découverte et contre un jeune magist...
      ...oncé leurs vexations dans la perception des vingtièmes. Ceux-ci échappen t aux satellites porteurs de la lettre, se réfugien t au Palais, et le Parlement les met sous la sauve- garde du roi et de la loi. Les pairs s'assemblent, le peup...
      ...pplier le roi d'écouter dans sa sagesse de meil- leurs conseils.
      Le ministre, furieux, lance une lettre de cachet contre l'auteur de la découverte et contre un jeune magistrat qui avait dénoncé leurs vexations dans la perception des vingtièmes. Ceux-ci échappen t aux satellites porteurs de la lettre, se réfugien t au Palais, et le Parlement les met sous la sauve- garde du roi et de la loi. Les pairs s'assemblent, le peuple se porte en foule à la grand'salle ; une députation solennelle part pour Versailles et va supplier le roi d'écouter dans sa sagesse de meil- leurs conseils.
      ... homme est surpris dans l'enceinte même du Palais, vendant des exemplaires falsifiés du fameux arrêté du 3 mai. Les portes de la grand'chambre s'ouvrent, et la cour,...
      ...r fait lire au peuple l'ori- ginal même de leur délibération. Cette circon- stance...
      ...un événc- ment qui devait décider si le Palais allait devenir un lieu d'immunité, d'où...
      ...r pourrait désormais braver ies foudres de Versailles, ou si les ministres, au risque d'encourir l'exécration de la France, emploieraient la violence pour faire exécuter les lettres de cachet.
      Cependant un homme est surpris dans l'enceinte même du Palais, vendant des exemplaires falsifiés du fameux arrêté du 3 mai. Les portes de la grand'chambre s'ouvrent, et la cour, les pairs y séant, condamnent aux flammés ces imprimés d'imposteurs après avoir fait lire au peuple l'ori- ginal même de leur délibération. Cette circon- stance échauffe les esprits ; la fermentation aug- mentait d'heure en heure, tout Paris attendait avec une curiosité inquiète la suite d'un événc- ment qui devait décider si le Palais allait devenir un lieu d'immunité, d'où tout conseiller pourrait désormais braver ies foudres de Versailles, ou si les ministres, au risque d'encourir l'exécration de la France, emploieraient la violence pour faire exécuter les lettres de cachet.
      ...urs bataillons sous le3 armes, précédés de leurs sapeurs, la hache sur l'épaule, accourent au Palais à pas précipités, prêts à briser les portes en cas- de résistance ; le sieur Vincent d'Agoult les commande. Il entre dans la cour des pairs et demande les victimes désignées...
      ...savaient pas qu'il n'était que l'ennemi du ministre et non l'ami de la liberté. Le marquis d'Àgoult montra ...
      ...s n'étaient que ministériels, on refusa de les reconnaître. Il fallut donc retourn...
      ...itions naturelles. Vers les cinq heures de la même nuit, les deux con-
      Il était minuit, lorsque plusieurs bataillons sous le3 armes, précédés de leurs sapeurs, la hache sur l'épaule, accourent au Palais à pas précipités, prêts à briser les portes en cas- de résistance ; le sieur Vincent d'Agoult les commande. Il entre dans la cour des pairs et demande les victimes désignées. Nous sommes tous Goiflard et d'Epré- mesnil, répondent les magistrats. Tous les Fran- çais furent ce jour-là pour d'Eprémesnil. Ils ne savaient pas qu'il n'était que l'ennemi du ministre et non l'ami de la liberté. Le marquis d'Àgoult montra ses ordres ; mais comme ils n'étaient que ministériels, on refusa de les reconnaître. Il fallut donc retourner à Versailles, éveiller le roi pour lui faire signer un ordre que l'on doit croire avoir été contraire à ses dispositions naturelles. Vers les cinq heures de la même nuit, les deux con-
      Cet appareil nouveau de despotisme avait semé l'alarme. M. d'Epremesnil vint à bout de découvrir le mystère, et fit jurer les magistrats et les pairs du royaume de se refuser à tout projet qui émane- rait des presses ministérielles. Cet appareil nouveau de despotisme avait semé l'alarme. M. d'Epremesnil vint à bout de découvrir le mystère, et fit jurer les magistrats et les pairs du royaume de se refuser à tout projet qui émane- rait des presses ministérielles.
      ... Ils ont averti la nation qu'elle avait des droits puis- sants à exercer, de longues réclamations à faire valoir. La volonté personnelle du roi étant nulle devant l'influence des ministres qui la dirigeaient à leur gré...
      ...stres et eux, que le peuple ; et forcés de le faire intervenir dans leurs querel- les, ils le mirent bientôt à portée de s'instruire par lui-même de ses droits qu'ils avaient l'air de défendre. Par leur prétention d'être partier essen- tielle de la législation, ils se sont exposés à l...
      ...tique; et l'on vit qu'ils avaient abusé du mot pour usurper les droits et s'attribuer la puissance des grands Par- lements, c'est à dire des États généraux, quoiqu'en 1484, aux États tenus pendant la minorité de Charles VIII, le premier président la V...
      ... finances, la guerre et le gouvernement du roi n'étaient pas de son ressort. »
      ...s Parlements ont servi puissamment la révolution sous laquelle ils succombèrent. Ils ont averti la nation qu'elle avait des droits puis- sants à exercer, de longues réclamations à faire valoir. La volonté personnelle du roi étant nulle devant l'influence des ministres qui la dirigeaient à leur gré, ils ne trouvaient point d'antres juges à prendre, entre les ministres et eux, que le peuple ; et forcés de le faire intervenir dans leurs querel- les, ils le mirent bientôt à portée de s'instruire par lui-même de ses droits qu'ils avaient l'air de défendre. Par leur prétention d'être partier essen- tielle de la législation, ils se sont exposés à l'exa- men, à la surveillance, à la critique; et l'on vit qu'ils avaient abusé du mot pour usurper les droits et s'attribuer la puissance des grands Par- lements, c'est à dire des États généraux, quoiqu'en 1484, aux États tenus pendant la minorité de Charles VIII, le premier président la Vaquerie eût expressément déclaré au régent « que le Parle- ment était pour rendre la justice au peuple ; que les finances, la guerre et le gouvernement du roi n'étaient pas de son ressort. »
      ...es subalternes qui commettaient, au nom de Louis XVI, toutes sortes d'horreurs ? Ont-ils préservé, ou même essayé de préserver le peuple de l'oppressive progression des impôts ? Selon l'auteur de l'Éloge du chancelier de l'Hôpital, ils ont corrompu et ce qu'il y a de plus sacré sur la terre et-1e seul bien... ...» les crimes d'État dans les ministres déprédateurs ou fripons, dans- les despotes subalternes qui commettaient, au nom de Louis XVI, toutes sortes d'horreurs ? Ont-ils préservé, ou même essayé de préserver le peuple de l'oppressive progression des impôts ? Selon l'auteur de l'Éloge du chancelier de l'Hôpital, ils ont corrompu et ce qu'il y a de plus sacré sur la terre et-1e seul bien que les gouvernements puissent faire aux hommes, la justice et les lois. Cepend...
      ... ces deux magistrats en robe, à la tête de deux mille homme armés, reçut tout, le long de la route les témoignages de l'indi- gnation publique et contre sa p...
      ...orteur. Comme il avait fait une espèce. de siège du Palais et failli em- porter la grand'chambre d'assaut, on lui donna le gouvernement de la place qu'il avait conquise.
      seillers furent enfin enlevés. M. d'Agoult, condui- sant comme en triomphe ces deux magistrats en robe, à la tête de deux mille homme armés, reçut tout, le long de la route les témoignages de l'indi- gnation publique et contre sa personne et contre les ordres dont-il était porteur. Comme il avait fait une espèce. de siège du Palais et failli em- porter la grand'chambre d'assaut, on lui donna le gouvernement de la place qu'il avait conquise.
      ...ires sont rappelés sous leurs drapeaux; des officiers généraux et des conseillers d'Etat partent pour les provinces, ignorant eux-mêmes l'objet de leur mission. Le même jour, à la même heure, ils doivent ouvrir des paquets cachetés qui renferment le sort de la France. Une imprimerie était dressée à Versailles, une foule de presses y gémissaient jour et nuit, et un triple rempart de bayonnettes dérobait le secret des ministres aux regards indiscrets. militaires sont rappelés sous leurs drapeaux; des officiers généraux et des conseillers d'Etat partent pour les provinces, ignorant eux-mêmes l'objet de leur mission. Le même jour, à la même heure, ils doivent ouvrir des paquets cachetés qui renferment le sort de la France. Une imprimerie était dressée à Versailles, une foule de presses y gémissaient jour et nuit, et un triple rempart de bayonnettes dérobait le secret des ministres aux regards indiscrets.
      Ce dernier acte de despotisme était trop violent ; il deva...
      ...me il nê leur restait plus sur la terre de dédommagement que celui des richesses et des titres, on les en combla. M. de Lamoignon eut une grosse pension, et l'archevê- que obtint tout ce qu'un roi de France peut don- ner , afin de proportionner, autant qu'il était possi...
      ... haine publique. — Il emporta pour près de 800,000 livres de pensions et de bénéfices.
      Ce dernier acte de despotisme était trop violent ; il devait paraître trop odieux à la nation pour que les deux ministres xle qui il émanait conser- vassent leur place. Comme il nê leur restait plus sur la terre de dédommagement que celui des richesses et des titres, on les en combla. M. de Lamoignon eut une grosse pension, et l'archevê- que obtint tout ce qu'un roi de France peut don- ner , afin de proportionner, autant qu'il était possible, les grâces à la haine publique. — Il emporta pour près de 800,000 livres de pensions et de bénéfices.

      Introduction

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      Peu de jours après la scène du Palais, parurent les fameux édits du 8 mai 1788 (1). Peut-être eût- ou vu d'un œil tranquille l'établissement de grands bailliages ; quoique dangereux d...
      ... agréables aux provinces. Mais la haine de la cour plénière réunit la nation aux Parlements, et ceux-ci, forts des sentiments excités dans tous les cœurs, tant par la courageuse résistauce du peuple de Rennes et les. écrits vigoureux de la commission inter- médiaire des États de Bretagne, que par la con- duite ferme, mesurée et vraiment patriotique du Dauphiné, triomphèrent de la puissance royale indignement prostituée, de la force militaire, ébranlée par l'usag...
      Peu de jours après la scène du Palais, parurent les fameux édits du 8 mai 1788 (1). Peut-être eût- ou vu d'un œil tranquille l'établissement de grands bailliages ; quoique dangereux dans l'état où se trouvait alors la législation française, ils ne pouvaient manquer d'être utiles et agréables aux provinces. Mais la haine de la cour plénière réunit la nation aux Parlements, et ceux-ci, forts des sentiments excités dans tous les cœurs, tant par la courageuse résistauce du peuple de Rennes et les. écrits vigoureux de la commission inter- médiaire des États de Bretagne, que par la con- duite ferme, mesurée et vraiment patriotique du Dauphiné, triomphèrent de la puissance royale indignement prostituée, de la force militaire, ébranlée par l'usage déshonorant qu'on en voulait faire, et renversèrent enfin les grands bailliage...
      ...prétend que la France dut être délivrée de l'archevêque de Sens; il ouvrit les yeux ou roi et à la reine sur la situa- tion déplorable des affaires du royaume, sur l'in- capacité du ministre, et la nécessité d'en prendre ...
      ...ses représentations. Quelques personnes de la cour avaient déjà fait sentir au pri...
      ...e seul homme qui pût retirer le royaume de l'abîme où il était plongé ; il en avai...
      ...lui abandonner en entier le département des finances. Mais l'ancien administrateur ...
      ...e l'archevêque y resterait. La retraite de celui-ci fut donc résolue. La reine vou...
      ...t arrangé pour tenir toujours les rênes du gouvernement, et ne comprit rien à ces discours. 11 fallut que l'abbé de Vermont allât les lui expli- quer le jour de Saint-Louis dans la matinée.
      C'est à M. d'Artois que l'on prétend que la France dut être délivrée de l'archevêque de Sens; il ouvrit les yeux ou roi et à la reine sur la situa- tion déplorable des affaires du royaume, sur l'in- capacité du ministre, et la nécessité d'en prendre un autre dont le choix fût agréable à la nation. 11 s'offrit à aller lui-même demander sa démis- sion ; on l'arrêta en lui promettant d'avoir égard à ses représentations. Quelques personnes de la cour avaient déjà fait sentir au principal ministre que M. Necker était le seul homme qui pût retirer le royaume de l'abîme où il était plongé ; il en avait parlé au roi. Le prélat consentait à lui abandonner en entier le département des finances. Mais l'ancien administrateur refusa d'entrer dans le ministère tant que l'archevêque y resterait. La retraite de celui-ci fut donc résolue. La reine voulut en vain Je préparer à cet événement; il s'était arrangé pour tenir toujours les rênes du gouvernement, et ne comprit rien à ces discours. 11 fallut que l'abbé de Vermont allât les lui expli- quer le jour de Saint-Louis dans la matinée.
      Jaloux de M. Necker, dont il se croyait le rival de gloire, et, dont il craignait l'ascenda...
      ...oi, il favorisa constamment les ennemis de cet administrateur. M. Panchaud, qui eut beaucoup de part à une réponse de M. de Galonné au Compte rendu de M. Necker , trouva dans les bureaux du contrôleur général toutes les facilités imaginables pour faire des recherches sur son administration, et s...
      ... où mille entraves gê naient la liberté de la presse (l).
      Jaloux de M. Necker, dont il se croyait le rival de gloire, et, dont il craignait l'ascendant sur le roi, il favorisa constamment les ennemis de cet administrateur. M. Panchaud, qui eut beaucoup de part à une réponse de M. de Galonné au Compte rendu de M. Necker , trouva dans les bureaux du contrôleur général toutes les facilités imaginables pour faire des recherches sur son administration, et son ouvrage fut vendu publiquement et sans obstacle dans un temps où mille entraves gê naient la liberté de la presse (l).
      ... les trois ordres ces fu- nestes germes de division qui depuis ont mis l'État à deux doigts de sa perte ; il jeta également le plus gr...
      ...es sacrifices immenses qu'il fut obligé de faire pour soutenir ses projets. Les sommes répandues pour soulever le peuple, acheter des juges pour les grands bailliages, les marches et contre-marches des troupes, la baisse du change, la suspension du payement des impositions, les frais d'espion- nage, etc. coûtèrent à la France plus de cent mil- lions.
      Il jeta le premier entre les trois ordres ces fu- nestes germes de division qui depuis ont mis l'État à deux doigts de sa perte ; il jeta également le plus grand désordre dans les finances par les sacrifices immenses qu'il fut obligé de faire pour soutenir ses projets. Les sommes répandues pour soulever le peuple, acheter des juges pour les grands bailliages, les marches et contre-marches des troupes, la baisse du change, la suspension du payement des impositions, les frais d'espion- nage, etc. coûtèrent à la France plus de cent mil- lions.
      Dans les derniers temps de son administration, ses mauvais succès ...
      ...e mettait en fureur, il ne méditait que des violences. Il était à la veille de s'emparer de tout l'argent qui était en dépôt chez les notai- res, et d'y substituer du papier. Sa retraite prévint ce nouveau crime et la ruine d'une foule de fa- milles.
      Dans les derniers temps de son administration, ses mauvais succès l'avaient aigri, la moindre contradiction le mettait en fureur, il ne méditait que des violences. Il était à la veille de s'emparer de tout l'argent qui était en dépôt chez les notai- res, et d'y substituer du papier. Sa retraite prévint ce nouveau crime et la ruine d'une foule de fa- milles.
      ...son ministère est une nou- velle preuve de la vanité des réputations ; il n'imagina rien que la ...
      ...l avait persuadé au roi que le Châtelet de Paris avait enregistré avec joie son ér...
      Sa conduite pendant son ministère est une nou- velle preuve de la vanité des réputations ; il n'imagina rien que la cour plénière. La manière dont il travailla à soutenir cette opération fut plus ...
      ... ne chercha qu'à tromper le roi et la nation. Toute la France fut instruite qu'il avait persuadé au roi que le Châtelet de Paris avait enregistré avec joie son érection en grand bail- liage (2).
      La réforme des tribunaux, les jugements par jurés en matière criminelle, l'instruction publique des procès, un conseil donné aux accusés, la sup- pression absolue de la torture et des supplices atroces et une foule d'autres... La réforme des tribunaux, les jugements par jurés en matière criminelle, l'instruction publique des procès, un conseil donné aux accusés, la sup- pression absolue de la torture et des supplices atroces et une foule d'autres règlements utiles
      ... venu à Bellevue, leur apporta l'arrêté de cette compagnie, et mit le comble à leu...
      ...despotisme s'est enraciné dans l'esprit de ce ministre : « Concevez-vous, disait-il un jour , rien de pareil à l'extravagance de ces Rretons? Ils ne font que nous harceler de mém.oires, nous fatiguer de dépu- tations; les voilà ici cinquante ...
      ...it derrière les autres), ce ne sont pas des égards- que nous sommes venus demander ...
      ...du, moi; que voulez-voulez qu'on dise à des animaux de cette es- pèce-là? »
      mes; deux heures après, leur médecin étant venu à Bellevue, leur apporta l'arrêté de cette compagnie, et mit le comble à leur surprise et à leur indignation. (1) C'est une chose remarquable que la prodigieuse rapidité avec laquelle le despotisme s'est enraciné dans l'esprit de ce ministre : « Concevez-vous, disait-il un jour , rien de pareil à l'extravagance de ces Rretons? Ils ne font que nous harceler de mém.oires, nous fatiguer de dépu- tations; les voilà ici cinquante et tant pour en demander douze qui sont à la Bastille. J'ai voulu bonnement rai-...
      ...es égards possi- bles. — Eh! monseigneur, s'est écrié un d'eux (une bête qui était derrière les autres), ce ne sont pas des égards- que nous sommes venus demander ici pour eux, c'est la liberté. — Ma foi, je suis resté confondu, moi; que voulez-voulez qu'on dise à des animaux de cette es- pèce-là? »
      ...ont rapportés en entier dans le courant de cette Introduction. (1) Ces édits sont rapportés en entier dans le courant de cette Introduction.
      ...d'événements qui se succèdent avec tant de rapidité, il n'est pas pos- sible, disa...
      ...r que la guerre civile pouvait être une de ces chances. — « Nous avons calculé là-...
      Il marcha toujours au hasard et sans but déter- miné. « Parmi cette foule d'événements qui se succèdent avec tant de rapidité, il n'est pas pos- sible, disait-il, qu'il n'en survienne quelqu'un qui nous soit favorable ; il ne faut qu'un...
      ...ureuse pour nous tirer d'affaire. » Une personne qui l'écoutait, lui fit observer que la guerre civile pouvait être une de ces chances. — « Nous avons calculé là-dessus, » répondit-il froidement.

      Introduction

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      ...ropres à balancer et à couvrir l'odieux de ce nouveau divan, ^on s'empara du thavail du comité, on le tronqua, on le morcela po...
      ...ion principale. L'abbé Maury fut chargé des préambules et des discours, et le garde des ]sceaux de les prononcer.
      ... fallait, pour faire passer la cour plé- nière, offrir au public quelques lois propres à balancer et à couvrir l'odieux de ce nouveau divan, ^on s'empara du thavail du comité, on le tronqua, on le morcela pour le faire cadrer avec l'opération principale. L'abbé Maury fut chargé des préambules et des discours, et le garde des ]sceaux de les prononcer.
      Cette cour, avant de se rendre à Versailles pour le lit de justice disposé par M. le garde des sceaux, avait pris un arrêté vigoureux contenant une - nonciation contre lui, et avait chargé son prési- dent d'en faire lecture en présence de Sa Majesté ! Sur des copies que l'on eut de cet arrêté, le lit de justice fut contremandé : M. de Lamoignon ren- voya les sceaux du roi, et les Parlements furent réintégrés dans leurs fonctions, sans lit de justice. Cette cour, avant de se rendre à Versailles pour le lit de justice disposé par M. le garde des sceaux, avait pris un arrêté vigoureux contenant une - nonciation contre lui, et avait chargé son prési- dent d'en faire lecture en présence de Sa Majesté ! Sur des copies que l'on eut de cet arrêté, le lit de justice fut contremandé : M. de Lamoignon ren- voya les sceaux du roi, et les Parlements furent réintégrés dans leurs fonctions, sans lit de justice.
      La jeunesse de Paris ayant appris le départ du principal ministre, alla demander au lieutenant de police la permission de se divertir, c'est-à- dire de donner des marques publiques de la joie que lui procurait cet événement...
      ...évêque, dont trois cin- quièmes étaient de satin, et les deux autres de papier, en dérision de l'arrêt du conseil du 16 août, qui autorisait les différentes caisses à faire en papier les deux cinquièmes de leurs payements. On le jugea ensuite ; ...
      ...né au feu, ap- paremment comme coupable de l'avoir mis aux quatre coins du royaume. Un ecclésiastique qui passait fut arrêté; on lui donna le nom de l'abbé de Vermont, et il fut chargé de confesser son protégé. Cette cérémonie ...
      La jeunesse de Paris ayant appris le départ du principal ministre, alla demander au lieutenant de police la permission de se divertir, c'est-à- dire de donner des marques publiques de la joie que lui procurait cet événement. Elle s'assembla donc à la place Dauphine, et promena un man- nequin vêtu d'une robe d'évêque, dont trois cin- quièmes étaient de satin, et les deux autres de papier, en dérision de l'arrêt du conseil du 16 août, qui autorisait les différentes caisses à faire en papier les deux cinquièmes de leurs payements. On le jugea ensuite ; il fut condamné au feu, ap- paremment comme coupable de l'avoir mis aux quatre coins du royaume. Un ecclésiastique qui passait fut arrêté; on lui donna le nom de l'abbé de Vermont, et il fut chargé de confesser son protégé. Cette cérémonie achevée, le mannequin fut brûlé en grande cérémonie, et chacun se retira.
      A la vue des morts et des blessés, le peuple, quoique sans armes,...
      ... au premier désordre, et les satellites du petit tyran subalterne sont mis en fuite avec leur chef. On force le corps de garde placé au pied de la statue de Henri IV; on dépouille les soldats qui y étaient cantonnés, on s'empare de leurs armes, on brûle leurs habits, et on les renvoie avec des senti- ments de commisération dont ils s'étaient rendus...
      A la vue des morts et des blessés, le peuple, quoique sans armes, se rallié, la fureur succède au premier désordre, et les satellites du petit tyran subalterne sont mis en fuite avec leur chef. On force le corps de garde placé au pied de la statue de Henri IV; on dépouille les soldats qui y étaient cantonnés, on s'empare de leurs armes, on brûle leurs habits, et on les renvoie avec des senti- ments de commisération dont ils s'étaient rendus indignes.
      ... dans la ville, et brûlent divers corps de garde isolés, sans se permettre de faire aucun mal à ceux qui s'y trouvaie...
      ...ca- sionné par la violence et l'ineptie du comman- dant du guet? On crut réparer un premier crime ...
      ...se indisciplinée se porta sur la Grève, des corps de troupes que l'on y avait postés, et que la nuit couvrait de son ombre, firent des déchar ges redoublées et étendirent sur la place un grand nombre de ces malheureux, dont on jeta les ca- da...
      Une foule d'artisans et d'ouvriers se répandent ensuite dans la ville, et brûlent divers corps de garde isolés, sans se permettre de faire aucun mal à ceux qui s'y trouvaient. C'était un désordre punissable, sans doute ; mais n'était-il pas occa- sionné par la violence et l'ineptie du comman- dant du guet? On crut réparer un premier crime par un autre plus grand encore. Lorsque cette jeunesse indisciplinée se porta sur la Grève, des corps de troupes que l'on y avait postés, et que la nuit couvrait de son ombre, firent des déchar ges redoublées et étendirent sur la place un grand nombre de ces malheureux, dont on jeta les ca- davres dans la rivière pendant la nuit. Le len- demain, le calme reparut dans la v...
      La retraite de M. de Lamoignon fit recommencer les mômes scè...
      ... nance sur la jurisprudence criminelle. Des brigands et des hommes soudoyés par les ennemis personnels des deux ex-ministres, se mêlèrent dans la foule, et l'excitèrent à la vengeance. Des troupes de furieux partent de la place Dauphine pour aller mettre le feu à leurs hôtels et à la maison du chevalier Dubois. ~
      La retraite de M. de Lamoignon fit recommencer les mômes scènes. On le brûla comme l'archevêque après avoir ordonné qu'il serait sursis pendant quarante jours à son exécution, par allusion "à son ordon- nance sur la jurisprudence criminelle. Des brigands et des hommes soudoyés par les ennemis personnels des deux ex-ministres, se mêlèrent dans la foule, et l'excitèrent à la vengeance. Des troupes de furieux partent de la place Dauphine pour aller mettre le feu à leurs hôtels et à la maison du chevalier Dubois. ~
      Après la retraite de l'archevêque, la démission qu'offrit M. de Lamoignon ne fut point sur-le- champ acceptée. Il se flatta un moment de con- server sa place ; mais la haine du Parlement de Paris l'obligea de hâter de deux jours le moment fixé pour sa retra... Après la retraite de l'archevêque, la démission qu'offrit M. de Lamoignon ne fut point sur-le- champ acceptée. Il se flatta un moment de con- server sa place ; mais la haine du Parlement de Paris l'obligea de hâter de deux jours le moment fixé pour sa retraite.
      ...ence à la place Dauphine, en s'emparant de bonne heure de cette place, et en faisant garder toutes ses avenues par de nombreux détachements ; c'est ce qu'il ...
      ...aliers, soutenus par une cin- quantaine de fusiliers, lui suffiraient pour dis- perser plus de 20 mille personnes.
      tumulte, et même l'affluence à la place Dauphine, en s'emparant de bonne heure de cette place, et en faisant garder toutes ses avenues par de nombreux détachements ; c'est ce qu'il ne fit pas. Il s'ima- gina que vingt cavaliers, soutenus par une cin- quantaine de fusiliers, lui suffiraient pour dis- perser plus de 20 mille personnes.
      M. da Brienne, frère de l'archevêque et ministre de la guerre, arrivait de Versailles à l'instant où ces forcenés, armés de torches brûlantes, s'ap- prochaient de son hôtel. Il va sur-le-champ chercher du secours. On eût pu faire marcher un bataillon de gardes françaises et un corps de gre- nadiers qui en auraient imposé à cette multitude désarmée : on trouva plus court de la massacrer M. da Brienne, frère de l'archevêque et ministre de la guerre, arrivait de Versailles à l'instant où ces forcenés, armés de torches brûlantes, s'ap- prochaient de son hôtel. Il va sur-le-champ chercher du secours. On eût pu faire marcher un bataillon de gardes françaises et un corps de gre- nadiers qui en auraient imposé à cette multitude désarmée : on trouva plus court de la massacrer
      ...vait fait la cour. Il est mort (1) avec des dettes. . 11 avait été magistrat intègr... On n'a jamais su au juste quel traitement lui avait fait la cour. Il est mort (1) avec des dettes. . 11 avait été magistrat intègre ; ministre, il boule- versa la magistrature et le royaume. Il laissa un exempl...
      ...r; mais le chevalier Dubois, commandant du guet, s'y opposa. Il aurait pu facileme... Le lendemain le peuple voulut recommencer; mais le chevalier Dubois, commandant du guet, s'y opposa. Il aurait pu facilement prévenir le
      pour l'administration de la justice, entraient dans le plan de travail dont s'occupait sous ses ordres le comité de législation qu'il avait établi. pour l'administration de la justice, entraient dans le plan de travail dont s'occupait sous ses ordres le comité de législation qu'il avait établi.
      (1) Le genre de mort de M. de Lamoignon a fait croire qu'elle était volontaire. Il fut tué par la détente d'un fusil de chasse qu'il avait en main, étant dans une grotte de son jardin. (1) Le genre de mort de M. de Lamoignon a fait croire qu'elle était volontaire. Il fut tué par la détente d'un fusil de chasse qu'il avait en main, étant dans une grotte de son jardin.
      ...nt pas en imposer au peuple, il ordonne fondre sur lui à coups de sabres, à coups de bayonnettes, ét de charger indistinctement tout ce qui se rencontre sur son passage. Plusieurs personnes de marque furent blessées ; quelques autre... Sa présence ne lui paraissant pas en imposer au peuple, il ordonne fondre sur lui à coups de sabres, à coups de bayonnettes, ét de charger indistinctement tout ce qui se rencontre sur son passage. Plusieurs personnes de marque furent blessées ; quelques autres, tant hommes que fem- mes, perdirent la vie.

      Introduction

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      ... fit M. Necker fut d'ob- tenir la grâce des exilés, et de faire réitérer la promesse de la très-prochaine convocation des États; mais les Parlements, voulant se ...
      ...convo- qués dans la même forme que ceux de 1614, c'est-à-dire en nombre égal de députés de chaque ordre, et d'après un mode d'élection qui assurât l'entrée de la chambre des communes aux offi- ciers ministériels, ...
      ...4 le droit d'y entrer, étaient toujours du parti de la cour qui les nommait. Tel était aussi le vœu de la noblesse et du clergé; mais la grande majo- rité des Français, quelques nobles même rejetère...
      La première chose que fit M. Necker fut d'ob- tenir la grâce des exilés, et de faire réitérer la promesse de la très-prochaine convocation des États; mais les Parlements, voulant se ménager une retraite, demandaient qu'ils fussent convo- qués dans la même forme que ceux de 1614, c'est-à-dire en nombre égal de députés de chaque ordre, et d'après un mode d'élection qui assurât l'entrée de la chambre des communes aux offi- ciers ministériels, aux baillis, sénéchaux, officiers municipaux et.de justice qui, ayant eu en 1614 le droit d'y entrer, étaient toujours du parti de la cour qui les nommait. Tel était aussi le vœu de la noblesse et du clergé; mais la grande majo- rité des Français, quelques nobles même rejetèrent cette tyrannique prétention.
      Le-Dauphiné venait de donner à la France un grand exemple. Il...
      ...ent avec cou- rage à Vizille, au milieu des bataillons do ut ils étaient environnés* sous le feu de plusieurs bat- teries dirigées contre e...
      ...e,droit éternel qu'ont tous les peuples de régler eux-mêmes leur existence po- litique, de former des assemblées nationales pour discuter leu...
      ... la, tranquillité publique. L'assemblée de Romans fut convoquée par le roi, à l'effet de dresser un plan de consti- tution pour les États du [pays, dont l'ancienne forme, repoussée...
      Le-Dauphiné venait de donner à la France un grand exemple. Il résista aux violences ministé- rielles; ses représentants délibérèrent avec cou- rage à Vizille, au milieu des bataillons do ut ils étaient environnés* sous le feu de plusieurs bat- teries dirigées contre eux, et forcèrent par leur sagesse, leur constance et leur énergie, le minis- tère à reconnaître le,droit éternel qu'ont tous les peuples de régler eux-mêmes leur existence po- litique, de former des assemblées nationales pour discuter leurs intérêts et assurer la, tranquillité publique. L'assemblée de Romans fut convoquée par le roi, à l'effet de dresser un plan de consti- tution pour les États du [pays, dont l'ancienne forme, repoussée par l'opinion et le sentiment universel, ne pouvait plus convenir.
      ...sacrifiant les misé- rables prétentions de la vanité à cet esprit de pa- triotisme, toujours équitable lorsqu'il est éclairé, s'empressèrént de renoncer à des distinctions aussi injustes qu'onéreusè...
      ... seule peut affermir l'union, et former de toutes les parties de l'État un ensemble, arrêtè- rent que l'ordre du tiers état aurait aux États de la province une représentation égale à celle des deux autres réunis ; que l'assemblée se...
      ...tables convoqués pen- dant le ministère de M. de Galonné, et adoptées pour toutes les ad...
      Les deux premiers ordres, sacrifiant les misé- rables prétentions de la vanité à cet esprit de pa- triotisme, toujours équitable lorsqu'il est éclairé, s'empressèrént de renoncer à des distinctions aussi injustes qu'onéreusès pour le peuple ; et afin d'é- tablir entre tous les citoyens cette unité d'intérêts qui seule peut affermir l'union, et former de toutes les parties de l'État un ensemble, arrêtè- rent que l'ordre du tiers état aurait aux États de la province une représentation égale à celle des deux autres réunis ; que l'assemblée serait une, qu'on y délibérerait par tête, et que les subsides seraient proportion...
      ...us les citoyens sans distinction. Ces bases avaient déjà été établies par les notables convoqués pen- dant le ministère de M. de Galonné, et adoptées pour toutes les administrations provinciales créées par cette assemblée. .
      Ils statuèrent : 1° que l'octroi des impôts serait absolument, et en dernier...
      ...és en eussent délibéré dans l'assemblée des États généraux. Enfin, ils établirent la nécessité du peuple, en arrêtant que toute loi nouve...
      ...urs généraux syndics, afin qu'il en fût - libéré, etc. Ils consommèrent leurs tr...
      ... demandant enfin que les États généraux de la France fussent formés sur les mêmes ...
      ... et qu'on les suivît dans la nomination des députés.
      Ils statuèrent : 1° que l'octroi des impôts serait absolument, et en dernier ressort, attribué aux États généraux, ainsi que leur répartition entre les prov...
      ...e, et que nul impôt ne pourrait être établi dans la province avant-que les députés en eussent délibéré dans l'assemblée des États généraux. Enfin, ils établirent la nécessité du peuple, en arrêtant que toute loi nouvelle, avant son enregis- trement dans les cours, serait communiquée aux procureurs généraux syndics, afin qu'il en fût - libéré, etc. Ils consommèrent leurs travaux pa- triotiques, en déclarant que, dans aucun temps, oii ne pourrait changer cette constitution sans le concours d'une pareille assemblée nationale géné- rale; en demandant enfin que les États généraux de la France fussent formés sur les mêmes bases d'équité, et qu'on les suivît dans la nomination des députés.
      ...uphiné devint l'admiràtion et le modèle du royaume. Les provinces qui n'avaient po...
      ...s principes. , Toutes les municipalités de Bretagne, les trois ordres du Velay, du Languedoc, du Vivarais, le tiers état-de Provence, envoyèrent des députés porter au pied du trône le vœu des peuples.
      I^e Dauphiné devint l'admiràtion et le modèle du royaume. Les provinces qui n'avaient point d'États voulurent s'en .former sur ces principes. , Toutes les municipalités de Bretagne, les trois ordres du Velay, du Languedoc, du Vivarais, le tiers état-de Provence, envoyèrent des députés porter au pied du trône le vœu des peuples.
      Sur la dénonciation de ces assassinats, le com- mandant du guet fut mandé par le Parlement. Le maj... Sur la dénonciation de ces assassinats, le com- mandant du guet fut mandé par le Parlement. Le major comparut en son nom, et présenta un ordre supérieur.
      ...our les finances un homme qui fût riche de l'opinion publique, plutôt qu'un minist...
      ...mesurer l'abîme; il fallait le concours de 25 millions d'hommes pour le combler. M...
      ...servir d'une immense caution. Le rappel de ce ministre et le rétablissement des tribunaux qui en fut la suite répandire...
      Le mal était .tel, qu'il fallait pour les finances un homme qui fût riche de l'opinion publique, plutôt qu'un ministre habile. Les facultés d'un seul homme auraient pu à peine mesurer l'abîme; il fallait le concours de 25 millions d'hommes pour le combler. M. Necker fut rappelé, parce qu'il n'y avait que lui qui eût un crédit personnel, qui pût servir d'une immense caution. Le rappel de ce ministre et le rétablissement des tribunaux qui en fut la suite répandirent la joie et une sorte d'enthousiasme qui soutint momentanément le crédit.
      Le gouvernement, embarrassé entre ces de- mandes et les arrêtés des Parlements, s'empressa de rassembler l'ancien conseil des notables. La noblesse bretonne, alarmée...
      ...lus ni chargés d'aucun man- dat spécial la nation, ne pouvaient la repré- sente...
      ...l eût peut- être été facile au ministre de décider contre les Parlements qui comme...
      ...venir suspects ; mais il crut plus sage de faire convoquer de nou- veau les notables, pour leur prése...
      ...t les ordres l'emportèrent encore; car, de tous le3 bureaux, celui de Mon-
      Le gouvernement, embarrassé entre ces de- mandes et les arrêtés des Parlements, s'empressa de rassembler l'ancien conseil des notables. La noblesse bretonne, alarmée pour ses privilèges, protesta aussitôt contre une assemblée qui n'était point constituée par la loi, et dont les membres, n'étant ni librement élus ni chargés d'aucun man- dat spécial la nation, ne pouvaient la repré- senter ni la lier par leur délibération. Il eût peut- être été facile au ministre de décider contre les Parlements qui commençaient à devenir suspects ; mais il crut plus sage de faire convoquer de nou- veau les notables, pour leur présenter ce nœud à couper. Les corps et les ordres l'emportèrent encore; car, de tous le3 bureaux, celui de Mon-
      impitoyablement. Deux corps de troupes entrent à la fois par deux extrémités de la rue Saint Dominique, chargent à coups de bayonnettes tout ce qui se trouve entre...
      ...cune distinc- tion, et couvrent le pavé de cadavres. La môme scène se répétait dan...
      ...urait le chevalier Dubois, et deux rues de Paris furent inondées de sang.
      impitoyablement. Deux corps de troupes entrent à la fois par deux extrémités de la rue Saint Dominique, chargent à coups de bayonnettes tout ce qui se trouve entre eux sans aucune distinc- tion, et couvrent le pavé de cadavres. La môme scène se répétait dans la rue Meslay où demeurait le chevalier Dubois, et deux rues de Paris furent inondées de sang.
      Le chevalier Dubois fut obligé de fuir de la ca- pitale : sa sûreté personnelle exigea le sacrifice de sa place. Le chevalier Dubois fut obligé de fuir de la ca- pitale : sa sûreté personnelle exigea le sacrifice de sa place.

      Introduction

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      Mais cette seconde assemblée des notables avait deux points essentiels à...
      ...ns quelles proportions territoriales ou de district on députerait, et comment vote...
      ...i on députait suivant,l'ancien cadastre des élec- tions, il s'ensuivait que de petits départements auraient une nombreuse représentation,' tandis que des provinces riches et peuplées n'obtien- draient qu'Un petit nombre de représentants. La justice était encore ...
      ...passions. Si on suivait l'ordre naturel de la pQpulation et de la pro priété, la grande question de voter par ordre ou par tête semblait pr...
      ...se tenaient au domaine arist- ocratique des privilèges. Us crièrent que la France é...
      ... que d'obtenir pour le peuple l'égalité de représen- tation, et de poser la base de la population pour règle de députation; mais il n'osa pas trancher la dernière conséquence au sujet de la forme de voter. Cette arrière-question resta à d...
      ...travaillaient à étouffer, sous le poids de leur autorité, les récla- mations universelles, à arrêter les vues bienfai- santes du roi et de son ministre, des écrivains philosophes remontaient aux principes des so- ciétés, démontraient que le véritable intérêt de l'Etat est nécessairement lié avec le bonheur de la nation, que )es institutions sociale...
      ...s droits naturels et , imprescriptibles de tous les hommes.
      Mais cette seconde assemblée des notables avait deux points essentiels à déterminer, savoir : dans quelles proportions territoriales ou de district on députerait, et comment voteraient les députés. Si on députait suivant,l'ancien cadastre des élec- tions, il s'ensuivait que de petits départements auraient une nombreuse représentation,' tandis que des provinces riches et peuplées n'obtien- draient qu'Un petit nombre de représentants. La justice était encore évidente ici ; mais l'évidence n'existe point pour les passions. Si on suivait l'ordre naturel de la pQpulation et de la pro priété, la grande question de voter par ordre ou par tête semblait préjuguée; et l'on sait combien le clergé et la noblesse tenaient au domaine arist- ocratique des privilèges. Us crièrent que la France était perdue si on touchait à leurs droits ; que les formes antiques devaient être sacrées. Ils cabalèrenl tant que M. Necker crut faire beaucoup que d'obtenir pour le peuple l'égalité de représen- tation, et de poser la base de la population pour règle de députation; mais il n'osa pas trancher la dernière conséquence au sujet de la forme de voter. Cette arrière-question resta à décider aux fyats généraux eux-mêmes ; mais pendant que les notables et les Parlements travaillaient à étouffer, sous le poids de leur autorité, les récla- mations universelles, à arrêter les vues bienfai- santes du roi et de son ministre, des écrivains philosophes remontaient aux principes des so- ciétés, démontraient que le véritable intérêt de l'Etat est nécessairement lié avec le bonheur de la nation, que )es institutions sociales ne peuvent être utiles qu'autant qu'elles sont justes, et qu'elles ne peuvent être justes, siellesne sont fondées sur les droits naturels et , imprescriptibles de tous les hommes.
      les droits du peuple français. AL Mounier dépouil- lait les anciennes archives des États généraux, et prouvait par l'autorité des faits et des exem- ples, ce qui était déjà démontré par les premières notions de la justice, la légalité de la double re- présentation, la nécessité de l'unité de l'assemblée et de la délibération par tête. M. d'Entraigues s'élevait avec force contre les abus de la noblesse héréditaire, le plus épouva...
      ...er une nation libre, peignait en traits de feu les fureurs de la tyrannie, et nous faisait frémir, en...
      ...t l'effroyable'Louis XI, tout dégoûtant du sang français, armant la justice d'un p...
      ...bitant au Plessis-les-Tours, au- dessus des cachots où il enchaînait les victimes qu'il réservait à des tourments obscurs, vivant familièrement...
      ...mi et son compère, et mourant au milieu des ré- fnords, des frayeurs et des angoisses, voyant sous ses pieds le désespoir et les douleurs, autour de lui la trahison, la terreur, la haine, sur sa tête l'implacable colère du ciel.
      les droits du peuple français. AL Mounier dépouil- lait les anciennes archives des États généraux, et prouvait par l'autorité des faits et des exem- ples, ce qui était déjà démontré par les premières notions de la justice, la légalité de la double re- présentation, la nécessité de l'unité de l'assemblée et de la délibération par tête. M. d'Entraigues s'élevait avec force contre les abus de la noblesse héréditaire, le plus épouvantable fléau qui puisse frapper une nation libre, peignait en traits de feu les fureurs de la tyrannie, et nous faisait frémir, en nous présentant l'effroyable'Louis XI, tout dégoûtant du sang français, armant la justice d'un poignard, habitant au Plessis-les-Tours, au- dessus des cachots où il enchaînait les victimes qu'il réservait à des tourments obscurs, vivant familièrement avec le bourreau qu'il appelait son ami et son compère, et mourant au milieu des ré- fnords, des frayeurs et des angoisses, voyant sous ses pieds le désespoir et les douleurs, autour de lui la trahison, la terreur, la haine, sur sa tête l'implacable colère du ciel.
      Tous les cœurs bouillonnaient de la haine des tyrans et du désir d'une sage constitution; le pa- t...
      ...porta le dernier coup à tous les genres de despotisme, et la Révolution fut consom...
      Tous les cœurs bouillonnaient de la haine des tyrans et du désir d'une sage constitution; le pa- triotisme se propageait avec les lumières,lorsque VEssai sur les privilèges parut...
      ...t-ce que le tiers était qui en est la suite et le complément ? Cette production porta le dernier coup à tous les genres de despotisme, et la Révolution fut consommée dans l'opinion pu- blique (1).
      ...nfluènt, parce qu'il joignait aux armes de la raison celles de l'autorité et de J'as- cendant d'un ministre en crédit, fut le rapport fait par M. Necker, au conseil .du roi, sur les ré- sultats des délibérations de la deuxième assemblée des notables, rapport dans lequel les raisons qui militaient en faveur de la double représentation du tiers état étaient développées avec une telle énergie qu'elles déterminèrent l'opinion du roi. La convocation des États généraux fut ainsi fixée dans cet... Parmi les nombreux écrits publiés à cette épo- que, le plus influènt, parce qu'il joignait aux armes de la raison celles de l'autorité et de J'as- cendant d'un ministre en crédit, fut le rapport fait par M. Necker, au conseil .du roi, sur les ré- sultats des délibérations de la deuxième assemblée des notables, rapport dans lequel les raisons qui militaient en faveur de la double représentation du tiers état étaient développées avec une telle énergie qu'elles déterminèrent l'opinion du roi. La convocation des États généraux fut ainsi fixée dans cette forme, pour le 27 avril 1789.
      ...eul qui vota pour que le tiers état eût des représentants en nombre égal aux deux p...
      ...eur à Monsieur que les opinions connues du comte d'Artois en faisaient peu à ce de...
      sieur fui le seul qui vota pour que le tiers état eût des représentants en nombre égal aux deux premiers ordres. Cette délibération, qui fît autant d'honneur à Monsieur que les opinions connues du comte d'Artois en faisaient peu à ce dernier, fut celle que le roi et son ministre adoptèrent.
      ...ux ouvrages vo- lumineux sur les droits du tiers état et la forme des États généraux, défendaient avec éloque... MM. Target et Cerutti, dans deux ouvrages vo- lumineux sur les droits du tiers état et la forme des États généraux, défendaient avec éloquence
      M. de Kersaint eut la gloire de ramener les prin- cipes du Gouvernement et de l'ordre politique aux lois éternelles de la raison, dans un ouvrage in- titulé B...
      ...onseillers et les marquis s'efforcèrent de proscrire.
      M. de Kersaint eut la gloire de ramener les prin- cipes du Gouvernement et de l'ordre politique aux lois éternelles de la raison, dans un ouvrage in- titulé Bon sens, que les.évêques, les conseillers et les marquis s'efforcèrent de proscrire.
      Les Observations sur ïhistoire de France, cette production que son vertue...
      ...imait avec prédilection, comme le dépôt des titres de la na- tion contre le despotisme des rois, des grands et des corps, ce testament (c'est ainsi que l'appelait l'abbé de Mablv), dicté par le génie de la li- berté en faveur de la France, était entre les mains de tous les citoyens.
      Les Observations sur ïhistoire de France, cette production que son vertueux auteur aimait avec prédilection, comme le dépôt des titres de la na- tion contre le despotisme des rois, des grands et des corps, ce testament (c'est ainsi que l'appelait l'abbé de Mablv), dicté par le génie de la li- berté en faveur de la France, était entre les mains de tous les citoyens.
      Ce rapport au conseil fut un coup de foudre pour les privilégiés. Ils jurère...
      ...référer à leurs prérogatives les droits du grand;nombre, et pré- tendre que 24 millions d'hommes formaient le corps de la nation; et n'étaient pas moins citoy...
      Ce rapport au conseil fut un coup de foudre pour les privilégiés. Ils jurèrent dans ce moment la perte d'un ministre qui osait préférer à leurs prérogatives les droits du grand;nombre, et pré- tendre que 24 millions d'hommes formaient le corps de la nation; et n'étaient pas moins citoyens que cent mille oisifs décorés.
      Les États du Dauphiaé inscrivirent ce rapport sur le...
      ... exemple contre le système oppres- seur de leur ancien gouvernement, et les trois
      Les États du Dauphiaé inscrivirent ce rapport sur leurs registres comme un monument égale- ment honorable pour le prince et pour son mi- nistre. Toutes les provinces méridionales récla- maient à leur exemple contre le système oppres- seur de leur ancien gouvernement, et les trois
      (1) On trouvera à la fin de cette Introduction une no- tice plus détaillée des principaux ouvrages qui parurent à cett... (1) On trouvera à la fin de cette Introduction une no- tice plus détaillée des principaux ouvrages qui parurent à cette époque.

      Introduction

      page 33
      Les Etats de Bretagne, du Béarn et du Dauphiné avaient formé ensemble un pacte de défense contre le despotisme ministérie...
      ... tentat contre la constitution actuelle des Etats. Les Béarnais se laissèrent séduire, et écrivirent aux Etats du Dauphiné pour les exhorter à s'unir avec eux pour la défense- des privilèges. Cette lettre fut pour ceux-ci une nouvelle occasion de donner des preuves du patriotisme éclairé qui avait dirigé to...
      ...rant que leur premier titre était celui de Français et de citoyens ; que les pré- rogatives des ordres et (les provinces n'étaient pré-...
      ...'elles pouvaient être considérées comme des barrières à opposer au despotisme du gouvernement arbitraire; mais que le sacrifice des privilèges était le premier qu'on devai...
      Les Etats de Bretagne, du Béarn et du Dauphiné avaient formé ensemble un pacte de défense contre le despotisme ministériel ; néanmoins on espéra pouvoir engager les provinces à tourner leurs efforts contre un administrateur qui menaçait le royaume d'une constitution libre qui était un at- tentat contre la constitution actuelle des Etats. Les Béarnais se laissèrent séduire, et écrivirent aux Etats du Dauphiné pour les exhorter à s'unir avec eux pour la défense- des privilèges. Cette lettre fut pour ceux-ci une nouvelle occasion de donner des preuves du patriotisme éclairé qui avait dirigé toutes leurs démarches, et ils acquirent une nou- velle gloire en déclarant que leur premier titre était celui de Français et de citoyens ; que les pré- rogatives des ordres et (les provinces n'étaient pré- cieuses à leurs yeux, que lorsqu'elles pouvaient être considérées comme des barrières à opposer au despotisme du gouvernement arbitraire; mais que le sacrifice des privilèges était le premier qu'on devait faire à la liberté publique.
      (1) Ce fut dans les assemblées d'Aix et de Marseille que l'éloquence de Mirabeau commença à se développer avec ...
      ...aisait ombrage, J'exclut provisoirement de ses séances, en élevant une contesta- t...
      ... fiefs ; elle eut bientôt à se repentir de l'avoir forcé à porter Ta fougue de son génie électrique dans l'assemblée des communes, où il eut toutes les occasions de se venger de la haine des ordres privilégiés. A Aix, la jeune bou...
      ...e. Pendant son séjour dans cette ville, des feux de joie et des danses perpétuelles lui donnaient sous ses fenêtres le spectacle de l'allégresse publique. On lui destina u...
      ...posa une couronne sur la tête au milieu des plus vives acclamations. Devenu l'idole de ses concitoyen^, il en était aussi l'ar...
      ...nfluence, que M. de'Caraman, commandant de la province, crai- gnant les suites d'u...
      ...mençait à se manifester, lui écrivit le 20 mars pour le supplier d'interposer l'as...
      ...t il y réussit en effet avec le secours de M. Antonelle.
      (1) Ce fut dans les assemblées d'Aix et de Marseille que l'éloquence de Mirabeau commença à se développer avec le pltfs grand éclat, et lui concilia l'admiration pu- blique. La noblesse, à qui il faisait ombrage, J'exclut provisoirement de ses séances, en élevant une contesta- tion générale contre les non possédant fiefs ; elle eut bientôt à se repentir de l'avoir forcé à porter Ta fougue de son génie électrique dans l'assemblée des communes, où il eut toutes les occasions de se venger de la haine des ordres privilégiés. A Aix, la jeune bourgeoisie lui assigna une garde d'honneur ; à Marseille, sa voiture fut traînée parle peuple. Pendant son séjour dans cette ville, des feux de joie et des danses perpétuelles lui donnaient sous ses fenêtres le spectacle de l'allégresse publique. On lui destina une place particulière à la comédie ; enfin on lui posa une couronne sur la tête au milieu des plus vives acclamations. Devenu l'idole de ses concitoyen^, il en était aussi l'arbitre, et il avait une telle influence, que M. de'Caraman, commandant de la province, crai- gnant les suites d'une effervescence qui commençait à se manifester, lui écrivit le 20 mars pour le supplier d'interposer l'ascendant qu'il avait sur le peuple pour calmer les esprits, et il y réussit en effet avec le secours de M. Antonelle.
      Les divisions qui, depuis près de trois mois, déchiraient la Bretagne, ranimèrent les espérances des aristocrates. Les Bretons, ces vieux amis de la liberté, toujours divisés entre eux,...
      ...aient vu renaître la discorde au milieu des fêtes qu'ils célébraientpour honorer leur triomphe et le rétablissement des lois et des magistrats. Des abus sans nombre s'étaient glissés dans...
      ...e pouvait regarder comme son mandataire des officiers municipaux qui avaient acheté du roi un droit que le monarque n'avait pas lui-même, et qu'on ne pouvait recevoir que du choix libre de ses commettants. Le clergé du second ordre était exclu des Etats, et la noblesse en totalité y siégeait depuis plus de deux siècles par le seul droit de sa naissance. Cependant cette affluence de noblesse qui, dans les dangers, ac- courait de toutes parts pour la défense de lapa- trie, donnait aux Etats de Bretagne une apparence de force qui en imposait aux ministres, et...
      ...al, ils avaient conservé un si- mulacre de liberté que le despotisme même res- pec...
      Les divisions qui, depuis près de trois mois, déchiraient la Bretagne, ranimèrent les espérances des aristocrates. Les Bretons, ces vieux amis de la liberté, toujours divisés entre eux, mais tou- jours réunis contre l'oppression et la tyrannie, avaient vu renaître la discorde au milieu des fêtes qu'ils célébraientpour honorer leur triomphe et le rétablissement des lois et des magistrats. Des abus sans nombre s'étaient glissés dans leurs as- semblées nationales; le tiers état n'y était point représenté, car il ne pouvait regarder comme son mandataire des officiers municipaux qui avaient acheté du roi un droit que le monarque n'avait pas lui-même, et qu'on ne pouvait recevoir que du choix libre de ses commettants. Le clergé du second ordre était exclu des Etats, et la noblesse en totalité y siégeait depuis plus de deux siècles par le seul droit de sa naissance. Cependant cette affluence de noblesse qui, dans les dangers, ac- courait de toutes parts pour la défense de lapa- trie, donnait aux Etats de Bretagne une apparence de force qui en imposait aux ministres, et dans l'assentiment général, ils avaient conservé un si- mulacre de liberté que le despotisme même res- pectait.
      ...n se serait borné à demander la réforme des abus criants, et l'on aurait respecté u...
      ... si souvent consacrée par l'assentiment de tous les ordres ; mais on commençait à ...
      ...ntation proportion- nelle : la conduite des Etats de Romans, les prin- cipes qui les avaient...
      ...t posées, et Sur lesquelles on désirait de voir établir le système général du gouvernement, l'im portance d'adopter pour l'universalité des pro- vinces un plan d'administration uniforme et cor- rélatif à celui du royaume, la nécessité de réunir enfin en un seul corps toutes ce...
      ...furent vivement senties dans les villes de Bretagne, oùlaprésence des Etats et leurs con- testations fréquent...
      Dans toute autre circonstance, on se serait borné à demander la réforme des abus criants, et l'on aurait respecté une constitution si souvent consacrée par l'assentiment de tous les ordres ; mais on commençait à réfléchir sur la justice et les avantages d'une représentation proportion- nelle : la conduite des Etats de Romans, les prin- cipes qui les avaient guidés, les bases qu'ils avaient posées, et Sur lesquelles on désirait de voir établir le système général du gouvernement, l'im portance d'adopter pour l'universalité des pro- vinces un plan d'administration uniforme et cor- rélatif à celui du royaume, la nécessité de réunir enfin en un seul corps toutes ces provinces qui formaient vingt nations dans une : toutes ces con- sidérations furent vivement senties dans les villes de Bretagne, oùlaprésence des Etats et leurs con- testations fréquentes contre la cour, avaient, ac- coutumé les esprits à discuter les-intérêts nati...
      ...rons et lesévêques sup- pliaient le roi de leur accorder, pour leur admi- nistration particulière, le bienfait de cette juste et sage représentation annoncée à la France comme devant être la base des opérations rela- tives à la convocation des États généraux. Les seigneurs des fiefs luttaient encore en Provence cont...
      ... ils avaient violé le titre fondamental de l'assemblée des Etats, en ne se conformant point aux lois établies pour le nombre de leurs représentants, et en se rendant e...
      ... eux la justice et l'éloquence tonnante de Mirabeau. Ils ne purent. manquer d'être...
      ordres réunis contre lesbarons et lesévêques sup- pliaient le roi de leur accorder, pour leur admi- nistration particulière, le bienfait de cette juste et sage représentation annoncée à la France comme devant être la base des opérations rela- tives à la convocation des États généraux. Les seigneurs des fiefs luttaient encore en Provence contre la noblesse, le tiers état et le clergé ; ils avaient violé le titre fondamental de l'assemblée des Etats, en ne se conformant point aux lois établies pour le nombre de leurs représentants, et en se rendant en corps à une assemblée où ils ne devaient assister que par députés : ils avaient pour eux le Parlement et l'archevêque d'Aix, et contre eux la justice et l'éloquence tonnante de Mirabeau. Ils ne purent. manquer d'être vain- cus(l).
      Les négociants de Grenoble ne se firent pas moins d'honneur en répondant aux principales villes du royaume, qui les sollicitaient de se Les négociants de Grenoble ne se firent pas moins d'honneur en répondant aux principales villes du royaume, qui les sollicitaient de se
      ...lière pour le commerce; que les membres de cette assemblée devaient être les députés de la nation, et non ceux des corpo- rations particulières qui la com...
      ...r unité, et que ce serait la rompre que de substituer une foule d'intérêts particu...
      joindre à elles, afin d'obtenir aux États généraux une représentation particulière pour le commerce; que les membres de cette assemblée devaient être les députés de la nation, et non ceux des corpo- rations particulières qui la composent; que leur force ne pouvait résider que'dans leur unité, et que ce serait la rompre que de substituer une foule d'intérêts particuliers à l'intérêt commun qui devait les unir.
      Toutes les municipalités de Bretagne s'assem- blèrent; et afin de propager les grandes impul- sions donné... Toutes les municipalités de Bretagne s'assem- blèrent; et afin de propager les grandes impul- sions données par le Dauphiné, envoyèrent au roi

      Introduction

      page 34
      Pendant le ministère de l'archevêque de Sens, on avait imaginé de jeter du ridicule sur ces opérations, en hs parodiant ! on avait installé sous les fenêtres du commandant un grand bail- liage figuré par des portefaix et dés gagne-deniers en simares. Les mêmes acteurs paraissant égale- ment propres à jeter du ridicule sur les assem- blées des corps de métiers et des communautés, on résolut de les employer, Des billets furent en conséquence distribués dans les dernières classes du peuple, pour les inviter à se rendre à une as- semblée indiquée au champ de Montmorin î elles y accoururent en foule. Un laquais fut l'orateur de ces nouveaux comices, une table fut sa ...
      ...ses audi- teurs, avec toute l'éloquence du genre qui leur convenait, que c'étaient...
      ...es faisaient vivre ; que le but évident du haut tiers était d'en abolir les assemblées, qu'alors ils mourraient de faim, ce qui. n'était pas douteux, puisque le pain était hors de prix. Il conclut à ce que l'as- semblée se transportât au Palais pour déclarer au Parlement qu'elle était de l'avis de la noblesse ; et prier les magistrats de mettre le pain à bon marché.
      Pendant le ministère de l'archevêque de Sens, on avait imaginé de jeter du ridicule sur ces opérations, en hs parodiant ! on avait installé sous les fenêtres du commandant un grand bail- liage figuré par des portefaix et dés gagne-deniers en simares. Les mêmes acteurs paraissant égale- ment propres à jeter du ridicule sur les assem- blées des corps de métiers et des communautés, on résolut de les employer, Des billets furent en conséquence distribués dans les dernières classes du peuple, pour les inviter à se rendre à une as- semblée indiquée au champ de Montmorin î elles y accoururent en foule. Un laquais fut l'orateur de ces nouveaux comices, une table fut sa tri- bune aux harangues. Il représenta à ses audi- teurs, avec toute l'éloquence du genre qui leur convenait, que c'étaient les Etats qui les faisaient vivre ; que le but évident du haut tiers était d'en abolir les assemblées, qu'alors ils mourraient de faim, ce qui. n'était pas douteux, puisque le pain était hors de prix. Il conclut à ce que l'as- semblée se transportât au Palais pour déclarer au Parlement qu'elle était de l'avis de la noblesse ; et prier les magistrats de mettre le pain à bon marché.
      ...putatioû nombreuse, pour porter au pied du trône les réclamations de la province sur les vices de l'organisation de ses Etats, Cet exemple fut suivi par une foule de villes et de provinces ; on n'entendit parler que d'assemblées munici- pales, d'adresses au roi, de pétitions de corps, de communautés, et le prince fut investi des députés du peuple, une députatioû nombreuse, pour porter au pied du trône les réclamations de la province sur les vices de l'organisation de ses Etats, Cet exemple fut suivi par une foule de villes et de provinces ; on n'entendit parler que d'assemblées munici- pales, d'adresses au roi, de pétitions de corps, de communautés, et le prince fut investi des députés du peuple,
      La noblesse bretonne, surprise de ce mouve- ment universel, au moment où elle venait de rendre à la patrie des services signalés, crut voir dans ce concert unanime du peuple une insurrec- tion contre elle, ...
      ...tée par le mi- nistère, en représailles de la protection qu'elle avait accordée au...
      La noblesse bretonne, surprise de ce mouve- ment universel, au moment où elle venait de rendre à la patrie des services signalés, crut voir dans ce concert unanime du peuple une insurrec- tion contre elle, excitée ou fomentée par le mi- nistère, en représailles de la protection qu'elle avait accordée aux Parlements (1).
      Le 7 janvier, le commandant de la province apporta à l'assemblée un arrêt du conseil qui suspendait les séances des Etats jusqu'au 3 février, et enjoignait aux députés du tiers de se retirer vers leurs commettants, et de leur demander de Le 7 janvier, le commandant de la province apporta à l'assemblée un arrêt du conseil qui suspendait les séances des Etats jusqu'au 3 février, et enjoignait aux députés du tiers de se retirer vers leurs commettants, et de leur demander de
      ...eur général syndic protesta en présence de M. Thiard contre un acte d'autorité contraire aux droits de la province et aux droits des Etats. Les présidents et les orateurs des premiers ordres conjurèrent le tiers ét...
      ...t prendre aucune part aux délibérations des Etats, et qu'il avait arrêté d'obtempérer à l'arrêt du conseil.
      nouveaux pouvoirs. Le procureur général syndic protesta en présence de M. Thiard contre un acte d'autorité contraire aux droits de la province et aux droits des Etats. Les présidents et les orateurs des premiers ordres conjurèrent le tiers état. Il répondit qu'il n'entendait prendre aucune part aux délibérations des Etats, et qu'il avait arrêté d'obtempérer à l'arrêt du conseil.
      Le chevalier du Guer, pour arrêter les com- munes, fait...
      ...administration publique autre que celle des Etats formée et réglée - selon la const...
      ...rs; et la 9 janvier, après avoir intimé de nou- veau sa résolution à l'assemblée, ...
      ...a ; les deux premiers ordres résolurent de proroger la séance, sans désemparer, ju...
      Le chevalier du Guer, pour arrêter les com- munes, fait jurer tous les gentilshommes et le clergé qu'ils n'entreraient jamais dans aucune administration publique autre que celle des Etats formée et réglée - selon la constitution actuelle. Mais ça serment ne produisit aucun effet sur le tiers; et la 9 janvier, après avoir intimé de nou- veau sa résolution à l'assemblée, il se retira ; les deux premiers ordres résolurent de proroger la séance, sans désemparer, jusqu'au 3 février.
      Le plus grand nombre des députés du tiers se rendit à Paris, persuadé que c...
      ...s s'assemblaient conformément à l'arrêt du conseil, pour délibérer sur le parti qu'elles devaient prendre dans des circonstances aussi difficiles. Le Parl...
      ...éta d'ajournement personnel les syndics des commu- nautés. Cet arrêt, auquel ils ne...
      ... propos d'obtempérer, augmenta l'erreur de part et d'autre; et une étourderie de quelques parti- sans outrés des ordres privilégiés, occasionna des scènes sanglantes, des catastrophes, qui menacè- rent la provi...
      Le plus grand nombre des députés du tiers se rendit à Paris, persuadé que ce serait à la cour que l'on chercherait à frapper les plus grands coups. Cependant les diverses corporations et com- munautés s'assemblaient conformément à l'arrêt du conseil, pour délibérer sur le parti qu'elles devaient prendre dans des circonstances aussi difficiles. Le Parlement qui, jusqu'alors, avait gardé le silence, vint se mêler à la querelle, et décréta d'ajournement personnel les syndics des commu- nautés. Cet arrêt, auquel ils ne jugèrent pas à propos d'obtempérer, augmenta l'erreur de part et d'autre; et une étourderie de quelques parti- sans outrés des ordres privilégiés, occasionna des scènes sanglantes, des catastrophes, qui menacè- rent la province d'un massacre général et faillirent imprimer au nom breton une infamie éteme...
      ...qu'il avait adopté, et ni les instances des privilégiés, ni les ordres mêmes des commissaires du roi, ne purent le faire chanceler. ...celui-ci se maintint avec une fer- meté inébranlable dans le système d'inaction qu'il avait adopté, et ni les instances des privilégiés, ni les ordres mêmes des commissaires du roi, ne purent le faire chanceler.
      Telle était la disposition des esprits, lorsque les Etats furent convo...
      ...1788, Le tiers état n'avait qu'un moyen de prévenir l'influence de la coalition des deux pre- miers ordres s c'était d'obte...
      ...ssemblée avant quelle fût con- stituée, de manière à pouvoir se lier par ses crets, Il la demanda, et profita, pour parvenir à son but, de la première formalité à laquelle il de- vait concourir.
      Telle était la disposition des esprits, lorsque les Etats furent convoqués à Rennes le 29 -décem- bre 1788, Le tiers état n'avait qu'un moyen de prévenir l'influence de la coalition des deux pre- miers ordres s c'était d'obtenir une représentation suffisante dans l'assemblée avant quelle fût con- stituée, de manière à pouvoir se lier par ses crets, Il la demanda, et profita, pour parvenir à son but, de la première formalité à laquelle il de- vait concourir.
      tes délibérations des Etats de Bretagne n'étaient regardées comme léga...
      ...é, signé et paraphé, page par page, par des commis- saires des trois ordres, Cette commission s'appe- lait la commission de la chiffrature: elle devait être nommée le troisième jour de là tenue des Etats. Toutes les communautés de la province - fendirent d'un commun accord à leurs r...
      ...erminer plus efficacement l'assentiment des Etats,, elles suspendirent toutes les administrations intérieures de la province, en refusant de continuer, comme cela était d'usage à l'époque des élections, les pouvoirs de leurs députés membres des commis- sions intermédiaires qui représ...
      tes délibérations des Etats de Bretagne n'étaient regardées comme légales que lorsque le registre sur lequel elles étaient portées avait été chiffré, signé et paraphé, page par page, par des commis- saires des trois ordres, Cette commission s'appe- lait la commission de la chiffrature: elle devait être nommée le troisième jour de là tenue des Etats. Toutes les communautés de la province - fendirent d'un commun accord à leurs représen- tants deprocéder à cette nomination, avant qu'on eût fait droit à leur demande; et pour déterminer plus efficacement l'assentiment des Etats,, elles suspendirent toutes les administrations intérieures de la province, en refusant de continuer, comme cela était d'usage à l'époque des élections, les pouvoirs de leurs députés membres des commis- sions intermédiaires qui représentaient les Etats.
      (1) On prétendit que l'archevêque de Sens avait ré- pandu des sommes considérables pour armer les rot...
      ...ensuite le peuple sous le poids immense de l'autorité royale.
      (1) On prétendit que l'archevêque de Sens avait ré- pandu des sommes considérables pour armer les rotu- rjers contre les nobles, faire écraser la noblesse par le peuple, ann d'écraser ensuite le peuple sous le poids immense de l'autorité royale.

      Introduction

      page 35
      ...homme, disait l'un, qui avait distribué des bâtons aux assassins ; d'autres pré- tendaient avoir -reconnu, bous des habits de li- vrée, des membres des Etats et du Parlement. Une foule do faits et de détails presque tous altérés et exagéré...
      ...la bourgeoisie l'indignation et la soif de la ven- geance.
      - C'était un gentilhomme, disait l'un, qui avait distribué des bâtons aux assassins ; d'autres pré- tendaient avoir -reconnu, bous des habits de li- vrée, des membres des Etats et du Parlement. Une foule do faits et de détails presque tous altérés et exagérés par la colère, augmentaient parmi la bourgeoisie l'indignation et la soif de la ven- geance.
      ... enfin le commandant se jette au milieu des combattants, et leur ordonne, au, nom du roi et dp la patrie, de mettre bas les armes. Sa pré- sence et sa vqix suspendent la fureur du peuple, l'Hôtel-de-Ville s'assemble et la noblesse rentre ... ...itoyens accourent, la foule augmente le désordre ; les magistrats sont insultés; enfin le commandant se jette au milieu des combattants, et leur ordonne, au, nom du roi et dp la patrie, de mettre bas les armes. Sa pré- sence et sa vqix suspendent la fureur du peuple, l'Hôtel-de-Ville s'assemble et la noblesse rentre aux Etats.
      A la première nouvelle des événements qui venaient de soulever Ja capitale de la province, les citoyens de tous les ordres s'émurent, les no- bles campagnards quittèrent le timon de la char- rue, ceignirent la vieille épée de leurs aïeux, * ornement de leur cabane, et coururent'à Rennes pour défendre leur ordre. Les villes de Nantes et de Saint-Malo firent marcher l'élite de leur jeu- nesse pour soutenir la cause commune ; les villes de Gaen, d'Angers et plusieurs autres, leur offri- rent des secours, Rennes vit aussi à ses portes une troupe de partisans qui venaient donner à M. Bies-Ha, leur seigneur, deB marques touchantes de leur affection, et lui offrir le secours de leurs bras pour venger la mort de son fils, tué dans l'émeute du 26 janvier. A la première nouvelle des événements qui venaient de soulever Ja capitale de la province, les citoyens de tous les ordres s'émurent, les no- bles campagnards quittèrent le timon de la char- rue, ceignirent la vieille épée de leurs aïeux, * ornement de leur cabane, et coururent'à Rennes pour défendre leur ordre. Les villes de Nantes et de Saint-Malo firent marcher l'élite de leur jeu- nesse pour soutenir la cause commune ; les villes de Gaen, d'Angers et plusieurs autres, leur offri- rent des secours, Rennes vit aussi à ses portes une troupe de partisans qui venaient donner à M. Bies-Ha, leur seigneur, deB marques touchantes de leur affection, et lui offrir le secours de leurs bras pour venger la mort de son fils, tué dans l'émeute du 26 janvier.
      M. de Thiard» alarmé de tous ces mouvements, marche, à la tête de quelques troupes, à la rencontre des légions citoyennes. Quelques-unes, après s'être assurées du rétablissement de la tranquillité, con- sentent à retourn...
      ... naient secourir, s'étaient fait suivre de plusieurs chariots remplis de vivres et de munitions, refu- sent de traiter avec le commandant des troupes du roi, entrent dans la ville, confèrent avec des commissaires nommés par les jeunes patr...
      ...s dans les magasins, où ils établissent des corps de garde, et se décident à attendre les év...
      ..., donna aux Etatg l'ordre ou le conseil de se séparer, jusqu'au mo- ment où le calme renaîtrait et permettrait de les rassembler. Tous les ordres sentirent la nécessité de cette séparation.
      M. de Thiard» alarmé de tous ces mouvements, marche, à la tête de quelques troupes, à la rencontre des légions citoyennes. Quelques-unes, après s'être assurées du rétablissement de la tranquillité, con- sentent à retourner dans leurs foyers; d'autres qui, pour n'être pas à charge à ceux qu'elles ve- naient secourir, s'étaient fait suivre de plusieurs chariots remplis de vivres et de munitions, refu- sent de traiter avec le commandant des troupes du roi, entrent dans la ville, confèrent avec des commissaires nommés par les jeunes patriotes, déposent leurs armes dans les magasins, où ils établissent des corps de garde, et se décident à attendre les événements. Le commandant, ne pré- - voyant que nouveaux désastres, donna aux Etatg l'ordre ou le conseil de se séparer, jusqu'au mo- ment où le calme renaîtrait et permettrait de les rassembler. Tous les ordres sentirent la nécessité de cette séparation.
      L'inaotion des députés du tiers, et les démarches courageuses et soutenues de toutes les villes de Bretagne, durent faire présager-la fermeté dés États généraux et le triomphe des amis de la liberté sur les partisans du despotisme. L'inaotion des députés du tiers, et les démarches courageuses et soutenues de toutes les villes de Bretagne, durent faire présager-la fermeté dés États généraux et le triomphe des amis de la liberté sur les partisans du despotisme.
      ...es à l'insouciance ou à la malveillance du parlement. Tous frémissaient à l'approche de cette assemblée qui allait détruire leur existence politique. Deux fois celui de Gre- noble sembla vouloir revenir sur s...
      ...contre les Etats; deux fois les menaces du peuple le forcèrent à garderie silence. Le Parlement de Besançon ne fut pas plus heu- reux dans les actes de despotisme qu'il se permit contre trente-deux membres des deux" premiers ordres de la province, qui avaient eu le courage de s'élever contre leurs collègues et de renoncer aux prérogatives. Un arrêt du conseil flétrit l'arrêt tyrannique de cette cour souveraine ; et pour la première fois peut-être on vit un acte de pouvoir
      On attribua ces désastres à l'insouciance ou à la malveillance du parlement. Tous frémissaient à l'approche de cette assemblée qui allait détruire leur existence politique. Deux fois celui de Gre- noble sembla vouloir revenir sur ses pas et com- mencer la guerre contre les Etats; deux fois les menaces du peuple le forcèrent à garderie silence. Le Parlement de Besançon ne fut pas plus heu- reux dans les actes de despotisme qu'il se permit contre trente-deux membres des deux" premiers ordres de la province, qui avaient eu le courage de s'élever contre leurs collègues et de renoncer aux prérogatives. Un arrêt du conseil flétrit l'arrêt tyrannique de cette cour souveraine ; et pour la première fois peut-être on vit un acte de pouvoir
      ... plusieurs jours n'avait pas été ignoré du Parlemént; le grand prévôt avait surpris et porté au président plu- sieurs des billets répandus aveo..profusion pour a... Cet attroupement annoncé depuis plusieurs jours n'avait pas été ignoré du Parlemént; le grand prévôt avait surpris et porté au président plu- sieurs des billets répandus aveo..profusion pour ameuter le peuple.
      i Le lendemain, la jeunesse de la ville, armée d'épées, sabres et pist...
      ...es rues. Une querelle entre deux hommes du peuple vint ral- lumer la fureur généra...
      ...ion. L'un d'entre eux, blessé d'un coup de couteau, s'écrie que son ennemi est un ...
      i Le lendemain, la jeunesse de la ville, armée d'épées, sabres et pistolets, partagée en divers groupes, parcourait les places et les rues. Une querelle entre deux hommes du peuple vint ral- lumer la fureur générale et précipiter l'explosion. L'un d'entre eux, blessé d'un coup de couteau, s'écrie que son ennemi est un gentilhomme tra- vesti. La rage était au comble; dans les transports qu'elle exc...
      ...n les saisit au moment où ils sortaient de leurs auberges pour se rendre aux États. On les attaque, on les ppursuit, on les presse de toutes parts. Ils se défendent ayec courage, Chaque rue devient un champ de bataille, le sang coule, deux gentils- hommes sont tués, Les femmes mêmes des deux partis viennent se mêler dans ces ... On les saisit au moment où ils sortaient de leurs auberges pour se rendre aux États. On les attaque, on les ppursuit, on les presse de toutes parts. Ils se défendent ayec courage, Chaque rue devient un champ de bataille, le sang coule, deux gentils- hommes sont tués, Les femmes mêmes des deux partis viennent se mêler dans ces scènes bar- bares.
      ...tilhommes ne pensent plus qu'aux moyens de se mettre en défense. Les Etats te- naient leurs séances dans une salle des Gorde- liers : dans le cloître était une boutique d'armu- rier; ils s'emparent des armes, et se partagent les différents p... Les gentilhommes ne pensent plus qu'aux moyens de se mettre en défense. Les Etats te- naient leurs séances dans une salle des Gorde- liers : dans le cloître était une boutique d'armu- rier; ils s'emparent des armes, et se partagent les différents postes.
      Des troupes étaient entrées dans Rennes'; m...
      ...en imposaient point au peuple. L'Hôtel- de-Ville était toujours assemblé; mais la ...
      ...efusa d'entrer en composition. Enfin M. de Tbiard, commandant de la province, également cher aux ^eux pa...
      Des troupes étaient entrées dans Rennes'; mais elles n'en imposaient point au peuple. L'Hôtel- de-Ville était toujours assemblé; mais la noblesse refusa d'entrer en composition. Enfin M. de Tbiard, commandant de la province, également cher aux ^eux partis, parvint à leur faire accepter un ac-
      ...ti- rait sans autres armes que son épée de la salle des Etats, et l'on promit de part et d'autre de ne point troubler là tranquillité publi... commodement. On convint que la noblesse sorti- rait sans autres armes que son épée de la salle des Etats, et l'on promit de part et d'autre de ne point troubler là tranquillité publique.
      La multitude courut au Palais sur les pas de son tribun. Celui-ci harangua le Parlement, qui promit de faire droit sur sa plainte. Toute la troupe enorgueillie de ses démarches patriotiques, pleine de joie et de vin, se répandit dans la ville, armée de bâtons, et maltraita plusieurs jeunes g... La multitude courut au Palais sur les pas de son tribun. Celui-ci harangua le Parlement, qui promit de faire droit sur sa plainte. Toute la troupe enorgueillie de ses démarches patriotiques, pleine de joie et de vin, se répandit dans la ville, armée de bâtons, et maltraita plusieurs jeunes geps as- semblés dans un café.

      Introduction

      page 36
      ...yé à protéger la liberté indivi- duelle des citoyens. arbitraire employé à protéger la liberté indivi- duelle des citoyens.
      Tous les membres de la noblesse de Franche- Comté avaient également déclar... Tous les membres de la noblesse de Franche- Comté avaient également déclaré dans leur assem- blée, tenue à Quingey, le 1er octobre 1788, qu'ils
  • Tome 4 : 1789 – États généraux. Cahiers des sénéchaussées et baillages [Mirecourt - Paris (hors les murs)] 1 résultat
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      Cahier

      page 289
      Des plaintes, doléances et remontrances du tiers-état de la paroisse d'Ablon, élection de Paris (1). Des plaintes, doléances et remontrances du tiers-état de la paroisse d'Ablon, élection de Paris (1).
      ...i la raison : c'est le blé qui est hors de prix par toute sorte de monopole et manœuvres, et dont le pauvr...
      ...il soit ordonné à la première assemblée des Etats généraux une loi à cet égard, afi...
      ...nation, et pour le soulagement pressant du pauvre misérable qui ne mange que moitié de sa suffisance, pour ie faire subsister, et hors d'état, par ce moyen, de satisfaire aux besoins les plus pressan...
      ... public et pour toute la nation en général : D'où vient le pain si cher? En voici la raison : c'est le blé qui est hors de prix par toute sorte de monopole et manœuvres, et dont le pauvre misérable ne peut y atteindre. En conséquence, nous demandons qu'il soit ordonné à la première assemblée des Etats généraux une loi à cet égard, afin qu'elle puisse être mémorable à toute la nation, et pour le soulagement pressant du pauvre misérable qui ne mange que moitié de sa suffisance, pour ie faire subsister, et hors d'état, par ce moyen, de satisfaire aux besoins les plus pressants.
      Art. 3.11 est bon de dire que nous sommes sur la capitainerie royale et plaisirs de Sa Majesté, auquel nous tenons au parc de Villeneuve-le-Roi, où se font les élèves de faisans, de perdrix grises, perdrix rouges. En cons...
      ...les dispositions nécessaires. La mesure du lieu est de 18 pieds pour perche et 100 perches l'arpent, qui est la plus petite mesure du royaume. Il ne faudrait, à la grande mesure, que 8 à 9 boisseaux de Paris. Nous sommes obligés de mettre jusqu'à 12 boisseaux pour arpent...
      Art. 3.11 est bon de dire que nous sommes sur la capitainerie royale et plaisirs de Sa Majesté, auquel nous tenons au parc de Villeneuve-le-Roi, où se font les élèves de faisans, de perdrix grises, perdrix rouges. En conséquence, nous disposons nos terres à semer avec toutes les dispositions nécessaires. La mesure du lieu est de 18 pieds pour perche et 100 perches l'arpent, qui est la plus petite mesure du royaume. Il ne faudrait, à la grande mesure, que 8 à 9 boisseaux de Paris. Nous sommes obligés de mettre jusqu'à 12 boisseaux pour arpent : en voici l'explication et la cause :
      ...r. Les habitants chargent leurs députés de représenter que toutes les productions de leurs terres sont dévorées par le gibie... Art. 1er. Les habitants chargent leurs députés de représenter que toutes les productions de leurs terres sont dévorées par le gibier.
      ... moins, un grand quart, par la quantité de cette espèce d'animaux. ...que la semence est répandue les pigeons, perdrix et faisans en enlèvent, pour le moins, un grand quart, par la quantité de cette espèce d'animaux.
      2° La quantité de lapins, lièvres et perdrix qui séjourne... 2° La quantité de lapins, lièvres et perdrix qui séjournent dessus contiuuellemeut le con-sominént en entier ;

      Cahier

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      Art. 4. La suppression des 11 arpents de remises, qui font l'objet du refuge de la quantité de gibier qui fait la ruine des terres voisines, et le terrain occupé par lesdites remises, qui ne fait que le produit des gardes chasses, au détriment du cultivateur; et qu'il soit permis audit...
      ...ses herbes qui nuisent à ses grains, et de récolter ses foins dès qu'ils sont parvenus à leur maturité.
      Art. 4. La suppression des 11 arpents de remises, qui font l'objet du refuge de la quantité de gibier qui fait la ruine des terres voisines, et le terrain occupé par lesdites remises, qui ne fait que le produit des gardes chasses, au détriment du cultivateur; et qu'il soit permis audit cultivateur d'arracher, en tout temps, les mauvaises herbes qui nuisent à ses grains, et de récolter ses foins dès qu'ils sont parvenus à leur maturité.
      Art. 9. La suppression des aidés : les commis de cette partie ont tellement vexé les habitants de cette paroisse, qu'ils les ont forcés d'abandonner une partie de leurs vignes ; et que toutes ces person...
      ...s'y exercent par une nombreuse quantité des susdits commis qui portent un état hors de leur rang', au préjudice du pauvre cultivateur, et l'Etat n'en prof...
      Art. 9. La suppression des aidés : les commis de cette partie ont tellement vexé les habitants de cette paroisse, qu'ils les ont forcés d'abandonner une partie de leurs vignes ; et que toutes ces personnes-là, par les abus qui s'y exercent par une nombreuse quantité des susdits commis qui portent un état hors de leur rang', au préjudice du pauvre cultivateur, et l'Etat n'en profite aucunement.
      Les habitants du village d'Achères, convoqués par les ordres de Sa Majesté pour choisir des députés à l'assemblée générale de la prévôté de Paris, et concourir, par eux, à l'élection de ceux qui seront nommés aux Etats généraux, portent humblement aux pieds du trône leur reconnaissance et leur amour... Les habitants du village d'Achères, convoqués par les ordres de Sa Majesté pour choisir des députés à l'assemblée générale de la prévôté de Paris, et concourir, par eux, à l'élection de ceux qui seront nommés aux Etats généraux, portent humblement aux pieds du trône leur reconnaissance et leur amour.
      Ce n'est pas du fond de leurs chaumières, qui ne sont habitées ...
      ...eurs voix pour dicter aux représentants de la nation une constitution nouvelle. Né...
      ..., habitués à la sagesse et à la douceur de ce gouvernement, ils n'en veulent point d'autre. S'il y a des abus, ils seront réformés, car le Roi, père de son peuple, ne s'entoure de ses enfants que pour les rendre heureux...
      Ce n'est pas du fond de leurs chaumières, qui ne sont habitées que par le patriotisme le plus ignorant, qu'ils osent élever leurs voix pour dicter aux représentants de la nation une constitution nouvelle. Nés Français, nés dans le sein d'une monarchie, habitués à la sagesse et à la douceur de ce gouvernement, ils n'en veulent point d'autre. S'il y a des abus, ils seront réformés, car le Roi, père de son peuple, ne s'entoure de ses enfants que pour les rendre heureux.
      5° Que l'on ne peut aller cultiver des pois, ni les cueillir qu'après avoir reçu des ordres de l'inspecteur des chasses, que l'on n'accorde souvent qu'avec beaucoup de difficultés ; 5° Que l'on ne peut aller cultiver des pois, ni les cueillir qu'après avoir reçu des ordres de l'inspecteur des chasses, que l'on n'accorde souvent qu'avec beaucoup de difficultés ;
      ...nt consommés. Il faut, autant qu'il y a de nids de perdrix ou de faisans, lisser une forte touffe de luzerne, de la grandeur d'environ 9 pieds carrés. De plus, les gardes ne se font point de scrupules d'aller avec leurs'chiens et montés sur leurs chevaux au travers des grains et vignes, et même lorsque les grains sont bons à récolter, sous prétexte de dire qu'ils vont de la part de leur capitaine ou de l'inspecteur pour y prendre connaissance de la production de leur gibier. Et, par ce moyen, ils nous mettent dans l'impossibilité de pouvoir satisfaire aux impositions royales et de payer les propriétaires, domestiques, e... 6° Que l'on ne peut encore faucher ses foins qu'après souvent qu'ils sont consommés. Il faut, autant qu'il y a de nids de perdrix ou de faisans, lisser une forte touffe de luzerne, de la grandeur d'environ 9 pieds carrés. De plus, les gardes ne se font point de scrupules d'aller avec leurs'chiens et montés sur leurs chevaux au travers des grains et vignes, et même lorsque les grains sont bons à récolter, sous prétexte de dire qu'ils vont de la part de leur capitaine ou de l'inspecteur pour y prendre connaissance de la production de leur gibier. Et, par ce moyen, ils nous mettent dans l'impossibilité de pouvoir satisfaire aux impositions royales et de payer les propriétaires, domestiques, etc. C'est ce qui nous oblige à demander que les capitaineries soient supprimées ...
      Art. 5. Pour conserver l'apparence de récolte qui se présente, dont on a si grand besoin, la destruction, dès à présent, de tout le gibier, qui commence à dévorer ... Art. 5. Pour conserver l'apparence de récolte qui se présente, dont on a si grand besoin, la destruction, dès à présent, de tout le gibier, qui commence à dévorer cette récolte; et que les propriétaires, en tous temps, soient autorisés à détru...
      Art. 6. La suppression de tous les impôts distincts ou d'ordre, e...
      ...nctement, sans aucun égard au privilège du clergé et de la noblesse.
      Art. 6. La suppression de tous les impôts distincts ou d'ordre, et conversion en un seul, qui sera supporté par tous les propriétaires indistinctement, sans aucun égard au privilège du clergé et de la noblesse.
      Art. 11. L'augmentation de la dotation des curé et vicaires sera prise sur les abb... Art. 11. L'augmentation de la dotation des curé et vicaires sera prise sur les abbayes, prieurés et
      ... laquelle augmentation, le droit casuel des curés et vicaires sera supprimé. Quant aux reconstructions et réparations des églises, elles seront prises sur une ca...
      ...e que les habitants ne soient tenus que de l'entretien des églises, ainsi que les locataires j son...
      autres bénéfices simples ; après laquelle augmentation, le droit casuel des curés et vicaires sera supprimé. Quant aux reconstructions et réparations des églises, elles seront prises sur une caisse qui sera établie à cet effet; en sorte que les habitants ne soient tenus que de l'entretien des églises, ainsi que les locataires j sont obligés.
      Art. 12. Que, pour le maintien du bon ordre, les seigneurs soient tenus d'avoir un juge domicilié dans l'étendue de leur justice, ou qu'il soit établi en chaque paroisse de campagne un juge de paix, lequel sera choisi par la commune...
      ...ovible tous les trois ans, avec faculté de les continuer, dont les pouvoirs seront...
      Art. 12. Que, pour le maintien du bon ordre, les seigneurs soient tenus d'avoir un juge domicilié dans l'étendue de leur justice, ou qu'il soit établi en chaque paroisse de campagne un juge de paix, lequel sera choisi par la commune, et sera amovible tous les trois ans, avec faculté de les continuer, dont les pouvoirs seront fixés par les Etats généraux, et dont les fonctions seront purement gratuites.
      ... sage. Il faut une loi pour cette sorte de facilité qui fait la ruine des gens de bonne foi. ...our les banqueroutes frauduleuses, et autres autorisées sans aucun examen mûr et sage. Il faut une loi pour cette sorte de facilité qui fait la ruine des gens de bonne foi.
      ...bitants demandent aussi que l'entretien des berges, le long de la rivière, soit fait avec plus d'exact... Art. 15. Les habitants demandent aussi que l'entretien des berges, le long de la rivière, soit fait avec plus d'exactitude qu'il n'a été jusqu'à ce jour. Lesdites berges se trouvent dégradées par l...
      Art. 16. Suppression de la milice, comme aussi préjudiciable à ...
      ...t à la population, qu'à la tranquillité des familles.
      Art. 16. Suppression de la milice, comme aussi préjudiciable à l'agriculture et à la population, qu'à la tranquillité des familles.
      ...t. 19. Nous avons, dans cette paroisse, des habitants sous le titre de bourgeois de Paris, qui font le plus gros commerce, ... Art. 19. Nous avons, dans cette paroisse, des habitants sous le titre de bourgeois de Paris, qui font le plus gros commerce, qui ne payent aucuns droits ni industrie, et même pour leurs maisons et jardins.
      Des doléances la paroisse d'Achères (1). Des doléances la paroisse d'Achères (1).
      ...pnblions ce cahier d'après un manuscrit des Archives de VEmpire.. (1) Nous pnblions ce cahier d'après un manuscrit des Archives de VEmpire..
      ... moyen, il se trouve que la subsistance des hommes est consommée par préférence à c... ...es qui nuisent aux grains, chose bien dure pour les cultivateurs, et que, par ce moyen, il se trouve que la subsistance des hommes est consommée par préférence à ces animaux ;
      .... 7. Il sera fait une nouvelle assiette des impôts pour la paroisse, attendu qu'ell... Art. 7. Il sera fait une nouvelle assiette des impôts pour la paroisse, attendu qu'elle est surchargée.
      Art. 10. La suppression des gabelles, impôt ruineux et contraire au... Art. 10. La suppression des gabelles, impôt ruineux et contraire au droit naturel.
      Art. 14. La suppression des corvées, dont on fait payer par un rôle particulier, pendant que l'Etat emploie des sommes immenses pour cette partie. Et c... Art. 14. La suppression des corvées, dont on fait payer par un rôle particulier, pendant que l'Etat emploie des sommes immenses pour cette partie. Et cependant les chemins n'en sont pas mieux tenus dans certains endroits où il n'v ...
      ...iciter un règlement qui fixe les droits des meuniers et leurs obligations. Art. 17. Solliciter un règlement qui fixe les droits des meuniers et leurs obligations.
      3° Qu'il faut épiner, ou faute de le faire, l'on nous assigne au Louvre, auquel nous sommes obligés de payer l'amende, sans pouvoir s'explique... 3° Qu'il faut épiner, ou faute de le faire, l'on nous assigne au Louvre, auquel nous sommes obligés de payer l'amende, sans pouvoir s'expliquer, et si l'on voulait faire voir clair et prouver les raisons, on double l'amend...
      Art. 8. L'exécution de l'ordonnance concernant les colombiers, à l'égard de ceux qui n'ont pas le droit d'en avoir ... Art. 8. L'exécution de l'ordonnance concernant les colombiers, à l'égard de ceux qui n'ont pas le droit d'en avoir ; et que les colombiers autorisés soient fermés pendant les semences et les réco...
      Art. 18. Suppression de tout impôt sur l'industrie. Art. 18. Suppression de tout impôt sur l'industrie.

      Cahier

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      Plus sûrement guidés par le sentiment de leur amour pour le meilleur des monarques, que par des lumières acquises sur le meilleur des gouvernements, ils se livrent, avec abandon, aux bontés paternelles du père commun de la patrie. Exposés par la situation de leur village au ravage des bêtes fauves qui détruisent leurs récol...
      ...n mur entre leurs héritages et la forêt de Saint-Germain; et ce vœu, à peine manif...
      ... ; et Sa Majesté a bien voulu promettre de concourir aux frais de cette construction qui va doubler leur existence, en leur assurant le prix de leurs travaux et de leurs peines. Instruits par des citoyens amis du bien et de la vérité, que les nobles de presque tout le royaume, animés par des sentiments dignes des vertus de leurs ancêtres, et qui, à jamais, honor...
      ...ent ces jours heureux qui leur assurent du soulagement dans leurs charges publiques, et font des vœux ardents pour qu'avec de tels sujets, le meilleur des rois soit aussi le plus heureux.
      Plus sûrement guidés par le sentiment de leur amour pour le meilleur des monarques, que par des lumières acquises sur le meilleur des gouvernements, ils se livrent, avec abandon, aux bontés paternelles du père commun de la patrie. Exposés par la situation de leur village au ravage des bêtes fauves qui détruisent leurs récoltes, ils n'avaient qu'un vœu à former, celui d'élever un mur entre leurs héritages et la forêt de Saint-Germain; et ce vœu, à peine manifesté, a été exaucé ; et Sa Majesté a bien voulu promettre de concourir aux frais de cette construction qui va doubler leur existence, en leur assurant le prix de leurs travaux et de leurs peines. Instruits par des citoyens amis du bien et de la vérité, que les nobles de presque tout le royaume, animés par des sentiments dignes des vertus de leurs ancêtres, et qui, à jamais, honoreront leurs descendants, avaient renoncé, par amour pour la justice, à tous privilèges pécuniaires, ils bénissent ces jours heureux qui leur assurent du soulagement dans leurs charges publiques, et font des vœux ardents pour qu'avec de tels sujets, le meilleur des rois soit aussi le plus heureux.
      ...idi, après l'assemblée convoquée au son de la cloche, en la manière accoutumée, nous, habitants de. la paroisse des Alleux-le-Roi, dépendant du Châtelet de Paris, tous nés Français, compris au rôle des impositions de ladite paroisse, étant tous assemblés d...
      ...re à ce destinée, pour obéir aux ordres de Sa Majesté, portés en seâ lettres donné...
      ...r dernier, pour la convocation et tenue des Etats généraux du royaume, et satisfaire aux dispositions du règlement y annexé, ainsi qu'à l'ordonnance de M. le lieutenant civil au Ghâtelet de Paris, dônt du tout nous avons une pleine et entière c...
      ...tions qui en ont été faites le lundi 13 du présent mois, tant au prône de la messe paroissiale, qu'issue de ladite messe au devant de la principale porte de l'église des Alleux-le-Roi. ^Ladite assemblée convoq...
      ...res, règlement et ordonnance, à l'effet de rédiger le canierdes doléances, plaintes et remontrances de cette paroisse, ainsi que pour délibérer gur le choix des députés que. nous sommes tenus de nommer ehtre nous, nous étant occupés d...
      L'an 1789, le mercredi 15 avril, avant midi, après l'assemblée convoquée au son de la cloche, en la manière accoutumée, nous, habitants de. la paroisse des Alleux-le-Roi, dépendant du Châtelet de Paris, tous nés Français, compris au rôle des impositions de ladite paroisse, étant tous assemblés dans 1» chambre à ce destinée, pour obéir aux ordres de Sa Majesté, portés en seâ lettres données à Versailles, le 24 janvier dernier, pour la convocation et tenue des Etats généraux du royaume, et satisfaire aux dispositions du règlement y annexé, ainsi qu'à l'ordonnance de M. le lieutenant civil au Ghâtelet de Paris, dônt du tout nous avons une pleine et entière connaissance par les lectures et publications qui en ont été faites le lundi 13 du présent mois, tant au prône de la messe paroissiale, qu'issue de ladite messe au devant de la principale porte de l'église des Alleux-le-Roi. ^Ladite assemblée convoquée en exécution desdits ordres, règlement et ordonnance, à l'effet de rédiger le canierdes doléances, plaintes et remontrances de cette paroisse, ainsi que pour délibérer gur le choix des députés que. nous sommes tenus de nommer ehtre nous, nous étant occupés delà rédactiondudit cahier, avons arrêté nos doléances, plaintes et remontrances ...
      eu égard à la valeur du terrain dont est composé son territoire : ce qui absorbe une grande partie du produit du cultivateur, et lui ôte la faculté de pouvoir cultiver avec soin les biens qu...
      ...es. Ces biens sont classés dans le rôle des tailles de cette paroisse, confusément l'un dans l'autre, à 15 livres l'arpent. Dans la totalité du territoire, vers le village, il peut y ...
      ...ix; un quart, eu égard au sol, à raison de 12 livres; un autre quart de terrain plat et très-souvent inondé, qu...
      ...u'à 8 livres ; et un autre quart autour des bois, et à cause du gibier, presque inestimable, puisque dans des années, il ne rapporte à peine que le prix de la culture et semence. Cependant, il se...
      ...ivres l'arpent. En sorte que le terrain de la paroisse des Alleux-le-Roi ne devrait être classé confusément qu'à raison de 10 livres l'arpent, et les impositions ...
      ...nt et cultivent lesdits biens, à raison des classes ci-dessus.
      eu égard à la valeur du terrain dont est composé son territoire : ce qui absorbe une grande partie du produit du cultivateur, et lui ôte la faculté de pouvoir cultiver avec soin les biens qu'il fait valoir, et y donner les engrais nécessaires. Ces biens sont classés dans le rôle des tailles de cette paroisse, confusément l'un dans l'autre, à 15 livres l'arpent. Dans la totalité du territoire, vers le village, il peut y en avoir un quart à ce prix; un quart, eu égard au sol, à raison de 12 livres; un autre quart de terrain plat et très-souvent inondé, qu'on ne peut évaluer, tout au plus, qu'à 8 livres ; et un autre quart autour des bois, et à cause du gibier, presque inestimable, puisque dans des années, il ne rapporte à peine que le prix de la culture et semence. Cependant, il sera porté à 5 livres l'arpent. En sorte que le terrain de la paroisse des Alleux-le-Roi ne devrait être classé confusément qu'à raison de 10 livres l'arpent, et les impositions réparties au prorata sur les habitants qui possèdent et cultivent lesdits biens, à raison des classes ci-dessus.
      Art.. 3. La capitainerie de Saint-Germain, dans laquelle la paroiss...
      ...ses premières limites pour les plaisirs de Sa Majesté seulement. Le surplus est actuellement occupé en partie par des particuliers, la plupart sans fief ni terrain, qui achètent des cantons de chasse sur les terres de différents seigneurs-j et qui en abusent par la grande quantité de gibier qu'ils ont : ce qui ruine absolu...
      ...ivateur. Pour parvenir à la destruction du lapin, il faudrait que les habitants eussent la permission de les fureter et pannauter pendant le tem...
      ...rait prescrit : cela éviterait beaucoup de plaintes et d abus.
      Art.. 3. La capitainerie de Saint-Germain, dans laquelle la paroissedes Alleux-le-Roi est comprise, devrait être réduite à ses premières limites pour les plaisirs de Sa Majesté seulement. Le surplus est actuellement occupé en partie par des particuliers, la plupart sans fief ni terrain, qui achètent des cantons de chasse sur les terres de différents seigneurs-j et qui en abusent par la grande quantité de gibier qu'ils ont : ce qui ruine absolument le cultivateur. Pour parvenir à la destruction du lapin, il faudrait que les habitants eussent la permission de les fureter et pannauter pendant le temps qui leur serait prescrit : cela éviterait beaucoup de plaintes et d abus.
      Art* 6. Les droits de contrôle, centième denier, francs-fiefs, et autres établis et tarifés par l'arrêt du conseil de 1722, sont si considérablement augmentés depuis leur établissement, qu'il n'y a plus de règle pour leur perception, qui devient...
      ...tourmentés pour doublement ou forcement des droits qui n'ont jamais été perçus dans...
      ...ui ôte leur tranquillité, elles empêche de finir leurs^ affaires qui, faute d'être terminées, leur occasionnent des procès dispendieux, que l'Etat peut évi...
      Art* 6. Les droits de contrôle, centième denier, francs-fiefs, et autres établis et tarifés par l'arrêt du conseil de 1722, sont si considérablement augmentés depuis leur établissement, qu'il n'y a plus de règle pour leur perception, qui devient arbitraire par çhaque employé, au point que les sujets sont souvent tourmentés pour doublement ou forcement des droits qui n'ont jamais été perçus dans leur principe : ce qui ôte leur tranquillité, elles empêche de finir leurs^ affaires qui, faute d'être terminées, leur occasionnent des procès dispendieux, que l'Etat peut éviter par un nou-
      Des doléances, plaintes et remontrances par les habitants de la.paroisse des Alleux-le-Roi (1). Des doléances, plaintes et remontrances par les habitants de la.paroisse des Alleux-le-Roi (1).
      ...strie, vingtièmes et autres impositions de la paroisse des Alleux-le-Roi, sont portées à un taux c... Art. 1er. Les tailles, capitation, industrie, vingtièmes et autres impositions de la paroisse des Alleux-le-Roi, sont portées à un taux considérable,
      ...blions cette pièce d'après un manuscrit des Archives de VEmpire. . (1) Nous publions cette pièce d'après un manuscrit des Archives de VEmpire.
      Art. 2. Le gibier de toute espèce dans les plaines et bois e...
      ...ur le cultivateur, qui a le désagrément de fumer, cultiver et ensemencer son terra...
      ...impositions dont il est chargé à raison des biens qu'il cultive. Le lapin, gibier d...
      ...tion par les entraves que les officiers de capitainerie ont introduites dans les r...
      Art. 2. Le gibier de toute espèce dans les plaines et bois est un fléau considérable pour le cultivateur, qui a le désagrément de fumer, cultiver et ensemencer son terrain sans production : ce qui lui ôte tout secours, non-seulement pour lui et sa famille, mais encore pour payer ges fermages, et acquitter les impositions dont il est chargé à raison des biens qu'il cultive. Le lapin, gibier désastreux, doit être entièrement détruit. Les lois faites jusqu'à présent à cette occasion n'ont point eu d'exécution par les entraves que les officiers de capitainerie ont introduites dans les règlements qu'ils ont faits à cet égard..
      Art. 4. Les corneilles sont encore des oiseaux désastreux qui font un tort con...
      ...ateurs ; lesquelles, après les semences des blés , lorsqu'ils commencent à lever da...
      ...et les mettent sur terre. Les habitants des Alleux-le-Roi demandent qu'il leur soit permis de les détruire par les moyens qu'ils trou...
      Art. 4. Les corneilles sont encore des oiseaux désastreux qui font un tort considérable aux cultivateurs ; lesquelles, après les semences des blés , lorsqu'ils commencent à lever dans la dernière saison, les arracllent et les mettent sur terre. Les habitants des Alleux-le-Roi demandent qu'il leur soit permis de les détruire par les moyens qu'ils trouveront les plus convenables.
      ...s blés, lorsqu'ils en auront besoin, et de faucher les prairies artificielles, lor... ...5. Lesdits habitants demandent, en outre, qu'il leur soit permis d'éplucher leurs blés, lorsqu'ils en auront besoin, et de faucher les prairies artificielles, lorsqu'ils le jugeront nécessaire, afin d'en éviter le dépérissement.

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      Art. 9. Les habitants des Alleux-le-Roi, pleins de confiance en l'ordre du tiers-état dans les assemblées qu'il ti...
      ...ura été résolu et arrêté à la pluralité des voix pour la satisfaction de notre souverain monarque, le bien de l'Etat et le soulagement des peuples.
      Art. 9. Les habitants des Alleux-le-Roi, pleins de confiance en l'ordre du tiers-état dans les assemblées qu'il tiendra, adhèrent d'avance à tout ce qui aura été résolu et arrêté à la pluralité des voix pour la satisfaction de notre souverain monarque, le bien de l'Etat et le soulagement des peuples.
      Des habitants de la paroisse d'Ampouville, fait en leur assemblée du 14 avril 1789 (1). Des habitants de la paroisse d'Ampouville, fait en leur assemblée du 14 avril 1789 (1).
      ...1er. La paroisse d'Ampouville, éloignée de 4 lieues des villes de Fontainebleau et de JNe-mours, n'ayant aucune route pour faciliter'les voitures de ses denrées, est habitée par de pauvres laboureurs et vignerons que la surcharge des impôts réduit à la plus extrême misère ; au point qu'il arrive souvent que des pères^ de famille laborieux, après s'être occupés...
      ...écessaire à leur subsistance et à celle de leur famille. Ils espèrent de la bonté du Roi et des Etats généraux un soulagement qui leur ...
      ...ue si la répartition et le recouvrement des impositions étaient bien faits, le Roi ...
      Art. 1er. La paroisse d'Ampouville, éloignée de 4 lieues des villes de Fontainebleau et de JNe-mours, n'ayant aucune route pour faciliter'les voitures de ses denrées, est habitée par de pauvres laboureurs et vignerons que la surcharge des impôts réduit à la plus extrême misère ; au point qu'il arrive souvent que des pères^ de famille laborieux, après s'être occupés toute la journée dans la campagne, ne trouvent point, le soir, en rentrant chez eux, le pain nécessaire à leur subsistance et à celle de leur famille. Ils espèrent de la bonté du Roi et des Etats généraux un soulagement qui leur devient indispensable; étant persuadés que si la répartition et le recouvrement des impositions étaient bien faits, le Roi aurait plus à recevoir, et le peuple pauvre moins à payer.
      Art. 7. Que l'édit du Roi donné à Versailles, au mois de novembre 1787, concernant ceux qui ne font pas profession de la religion catholique, comme les protestants et autres sujets de Sa Majesté, pour la plupart nés en Fran...
      ...pent à tous les subsides et aux besoins de l'Etat, soit exécuté.
      Art. 7. Que l'édit du Roi donné à Versailles, au mois de novembre 1787, concernant ceux qui ne font pas profession de la religion catholique, comme les protestants et autres sujets de Sa Majesté, pour la plupart nés en France qui participent à tous les subsides et aux besoins de l'Etat, soit exécuté.
      ...Et que les chemins pour aller au marché de Maulle, qui est le plus prochain des habitants des Alleux-le-Roi, pour vendre leurs grains...
      ...nt réparés ; et qu'à cet effet, l'impôt de la corvée reste à la paroisse.
      Art. 8. Et que les chemins pour aller au marché de Maulle, qui est le plus prochain des habitants des Alleux-le-Roi, pour vendre leurs grains et denrées, soient réparés ; et qu'à cet effet, l'impôt de la corvée reste à la paroisse.
      ...cher. Il y a environ dix ans qu'au lieu de 9 sous, on l'a porté à 13 sous et plus ...
      ...donner aux bestiaux, puisque la plupart des habitants ont peine à s'en procurer pou...
      ...s, la forme usitée pour la distribution de cette denrée de première nécessité est vexatoire. Sa Ma...
      Art. 2. Le sel est trop cher. Il y a environ dix ans qu'au lieu de 9 sous, on l'a porté à 13 sous et plus la livre. Cette augmentation énorme est ruineuse, et empêche d'en donner aux bestiaux, puisque la plupart des habitants ont peine à s'en procurer pour leur usage personnel. D'ailleurs, la forme usitée pour la distribution de cette denrée de première nécessité est vexatoire. Sa Majesté a déclaré que la gabelle est jugée. Les habitants espèrent que cette parol...
      ...publions ce cahier d'après un manuscrit des Archives de l'Empire. (1) Nous publions ce cahier d'après un manuscrit des Archives de l'Empire.
      ...habitants payent le sixième du.mon-tant de leur taille, sous le nom de corvée, et ce, pour des chemins éloignés d'eux, qui ne leur son...
      ...leur semble juste d'employer le montant de leur contribution à faire un chemin qui puisse faciliter les transports des productions de leur paroisse.
      Art. 4. Les habitants payent le sixième du.mon-tant de leur taille, sous le nom de corvée, et ce, pour des chemins éloignés d'eux, qui ne leur sont d'aucune utilité. Si cette charge doit subsister à l'avenir en tout ou en partie, il leur semble juste d'employer le montant de leur contribution à faire un chemin qui puisse faciliter les transports des productions de leur paroisse.
      Art. 5. La perception de ce droit est absolument arbitraire; et le travail des vérificateurs répand l'alarme dans tout... Art. 5. La perception de ce droit est absolument arbitraire; et le travail des vérificateurs répand l'alarme dans toutes les familles, dont il évente les secrets.
      ...'Etat leur accorde pour la conservation de leur liberté et de leur propriété, les députés se réuniron...
      ...pportés également par tous les citoyens des trois ofdres, et ce, chacun en proportion de ses biens et facultés.
      Art. 7. Tous les Français étant également intéressés à la protection que l'Etat leur accorde pour la conservation de leur liberté et de leur propriété, les députés se réuniront au vœu général pour demander que tous les impôts qu'on laissera subsister, ainsi que ceux qui seront établis, soient supportés également par tous les citoyens des trois ofdres, et ce, chacun en proportion de ses biens et facultés.
      Art. 8. La publication de la milice répand l'alarme dans toutes les campagnes. Elle occasionne de fortes contributions ruineuses pour les pères de famille. Elle nuit à l'agriculture et cause de très-grands maux, sans qu'on s'aperçoive du bien qu'elle peut procurer. Ne pourrait... Art. 8. La publication de la milice répand l'alarme dans toutes les campagnes. Elle occasionne de fortes contributions ruineuses pour les pères de famille. Elle nuit à l'agriculture et cause de très-grands maux, sans qu'on s'aperçoive du bien qu'elle peut procurer. Ne pourrait-on pas la remplacer avec avantage?
      Art. 10. Les campagnes manquent partout de chirurgiens, sages-femmes et maîtres d'...
      ...'y pourvoir efficacement en établissant des cours publics d'instruction dans les pe...
      Art. 10. Les campagnes manquent partout de chirurgiens, sages-femmes et maîtres d'école instruits. Il est nécessaire d'y pourvoir efficacement en établissant des cours publics d'instruction dans les petites villes.
      Paraphé ne varietur par nous, prévost des Alleux-le-Roi, soussigné. Paraphé ne varietur par nous, prévost des Alleux-le-Roi, soussigné.
      Art. 3. Cette imposition, qui a des branches dans la division et subdivisio... Art. 3. Cette imposition, qui a des branches dans la division et subdivision desquelles les plus habiles s'égarent, est encore plus à charge et odieuse au ...
      Contrôle des actes. Contrôle des actes.
      Egalité dans la répartition des impôts. Egalité dans la répartition des impôts.
      veau tarif de ces droits, pour être stable, à toujour... veau tarif de ces droits, pour être stable, à toujours sans novation.
      Art. 6. Les députés de la paroisse sont chargés expressément de demander la suppression totale de tous les impôts ci-dessus et autres, dont le recouvrement exige de très-gros frais, en consentant rétablissement de nouveaux droits plus simples et moins o... Art. 6. Les députés de la paroisse sont chargés expressément de demander la suppression totale de tous les impôts ci-dessus et autres, dont le recouvrement exige de très-gros frais, en consentant rétablissement de nouveaux droits plus simples et moins onéreux. Dans le cas où on jugerait nécessaire d'en laisser subsister quelques-un...
      ... rend à trop grands frais, et avec trop de lenteur et de difficultés. Les députés demanderont que, dans les campagnes, les différends de peu de conséquence soient portés devant la mun... Art. 9. La justice se rend à trop grands frais, et avec trop de lenteur et de difficultés. Les députés demanderont que, dans les campagnes, les différends de peu de conséquence soient portés devant la municipalité qui les déciderait par forme d'arbitrage et sans frais, suivant la for...
      Art. 11. Les droits de minage, plaçage, péage, et autres de cette nature, gênent le commerce. A Ampouville, le champart, réuni à la dîme, se paye de quinze gerbes deux, rendues et conduite...
      ... que le cultivateur puisse rien enlever de son champ pour son compte, ce qui l'exp...
      Art. 11. Les droits de minage, plaçage, péage, et autres de cette nature, gênent le commerce. A Ampouville, le champart, réuni à la dîme, se paye de quinze gerbes deux, rendues et conduites à la grange seigneuriale, avant que le cultivateur puisse rien enlever de son champ pour son compte, ce qui l'expose, dans les temps d'orage,

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      ...nts chargent expressément leurs députés de demander que toutes les provinces du royaume soient érigées en pays d'Etats ; que la commission intermédiaire de cnaque Etat provincial soit chargée de la répartition de l'impôt sur les trois ordres dont elle sera composée, de manière que le tiers-état y ail toujours, à lui seul, autant de représentants que les deux autres ordre...
      ...vec liberté , la répartition sur chacun des contribuables de la communauté, de quelque état ou condition qu'ils soient...
      Art. 15. Les habitants chargent expressément leurs députés de demander que toutes les provinces du royaume soient érigées en pays d'Etats ; que la commission intermédiaire de cnaque Etat provincial soit chargée de la répartition de l'impôt sur les trois ordres dont elle sera composée, de manière que le tiers-état y ail toujours, à lui seul, autant de représentants que les deux autres ordres réunis ; et qu'ensuite, chaque municipalité fasse elle-même, avec liberté , la répartition sur chacun des contribuables de la communauté, de quelque état ou condition qu'ils soient, sans distinction.
      gency, assemblés au son de la cloche en la manière accoutumée, en exécution des ordres de Sa Majesté du 24 janvier dernier, et de l'ordonnance de M. le prévôt de Paris, avons élu, pour membres députés par notre communauté à la prévôté et vi-comté de Paris, où doivent être élus nos représentants aux Etats généraux du royaume, les sieurs Louis Gomond, tuili... gency, assemblés au son de la cloche en la manière accoutumée, en exécution des ordres de Sa Majesté du 24 janvier dernier, et de l'ordonnance de M. le prévôt de Paris, avons élu, pour membres députés par notre communauté à la prévôté et vi-comté de Paris, où doivent être élus nos représentants aux Etats généraux du royaume, les sieurs Louis Gomond, tuilier à Margency, et Jacques fioudignon, vigneron àAndilly,
      ...s pour assurer au peuple le prix modéré des grains dans les années de disette, en conciliant la liberté due a...
      ... mérite le cultivateur, et la nécessité de mettre des' bornes à la trop grande élévation du prix des grains, qui attaque directement la subsistance de l'individu : la première de toutes les considérations.
      ...st infiniment intéressant que les Etats généraux prennent les mesures convenables pour assurer au peuple le prix modéré des grains dans les années de disette, en conciliant la liberté due au commerce, la protection que mérite le cultivateur, et la nécessité de mettre des' bornes à la trop grande élévation du prix des grains, qui attaque directement la subsistance de l'individu : la première de toutes les considérations.
      à perdre une partie de sa récolte; et toujours il est privé de la paille. Gela lui ôte le moyen d'élever autant de bestiaux qu'il le pourrait, et de rendre à la terre tout le fumier que pr...
      ...te. Un droit aussi nuisible aux progrès de l'agriculture ne pouvant pas subsister, les habitants chargent leurs députés de demander qu'il soit converti en une red...
      ...e, chaque année, dont les terres ouches de la paroisse sont chargées, soient de même évaluées en argent. Les pigeons des colombiers étant la cause de beaucoup de dégâts dans les champs, il conviendrait de les supprimer absolument.
      à perdre une partie de sa récolte; et toujours il est privé de la paille. Gela lui ôte le moyen d'élever autant de bestiaux qu'il le pourrait, et de rendre à la terre tout le fumier que produirait l'entière récolte. Un droit aussi nuisible aux progrès de l'agriculture ne pouvant pas subsister, les habitants chargent leurs députés de demander qu'il soit converti en une redevance pécuniaire. Ils requerront aussi que les rentes à raison d'un septier d'orge, chaque année, dont les terres ouches de la paroisse sont chargées, soient de même évaluées en argent. Les pigeons des colombiers étant la cause de beaucoup de dégâts dans les champs, il conviendrait de les supprimer absolument.
      ...différents bailliages, il a été proposé de faire vendre à l'ordre du clergé ses droits nonoriques, pour, du produit, acquitter ses dettes. Ils chargent leurs députés de requérir que le droit de chasse ne puisse, sur leur paroisse, être séparé du droit de champart et dîme, afin que le seigneur,...
      ...elque prétexte que ce soit, aucun droit de suite hors leurs limites.
      Art. 12. Les habitants ont entendu dire que, dans différents bailliages, il a été proposé de faire vendre à l'ordre du clergé ses droits nonoriques, pour, du produit, acquitter ses dettes. Ils chargent leurs députés de requérir que le droit de chasse ne puisse, sur leur paroisse, être séparé du droit de champart et dîme, afin que le seigneur, intéressé lui-même à conserver la récolte, ne laisse pas trop multiplier le gibier. Ils demanderont aussi que les capitaineries n'aient, sous quelque prétexte que ce soit, aucun droit de suite hors leurs limites.
      ...publions ce cahier d'après un manuscrit des Archives de l'Empire. (1) Nous publions ce cahier d'après un manuscrit des Archives de l'Empire.
      ...avoir, avant tout, un bon établissement de gouvernement qui rende stables à toujou...
      ...aux jugeront convenables pour le retour du bon ordre.
      Art. 1er. Que notre vœu est d'avoir, avant tout, un bon établissement de gouvernement qui rende stables à toujours les mesures que les Etats généraux jugeront convenables pour le retour du bon ordre.
      ...e, la milice, les lenteurs et les frais de justice, les emprisonnements arbitraires, les occupations de terrain s pour la confection des chemins, sont autant de maux qui pèsent principalement sur nous, et auxquels il est pressant de remédier. Art. 3. Que la corvée, la milice, les lenteurs et les frais de justice, les emprisonnements arbitraires, les occupations de terrain s pour la confection des chemins, sont autant de maux qui pèsent principalement sur nous, et auxquels il est pressant de remédier.
      ...ux cultivateur, frappé par l'intempérie des saisons, ne se voit que trop souvent ré...
      ...épandue d'entretenir unegrande quantité de gibier, et l'impossibilité de recourir avec fruit aux voies judiciair...
      Que les lois existantes sont insuffisantes, et que le malheureux cultivateur, frappé par l'intempérie des saisons, ne se voit que trop souvent réduit au désespoir par la fureur généralement répandue d'entretenir unegrande quantité de gibier, et l'impossibilité de recourir avec fruit aux voies judiciaires.
      Que l'habitant des campagnes, qui les arrose de ses sueurs, ne peut supporter à la fois tant de fléaux. Que l'habitant des campagnes, qui les arrose de ses sueurs, ne peut supporter à la fois tant de fléaux.
      ...out ainsi fait et arrêté en l'assemblée des -habitants desdites paroisses d'Andilly et Margency, convoquée au son de la cloche, en la manière accoutumée, cejourd'hui mardi de Pâques, quatorzième jour d'avril de l'année 1789. Le tout ainsi fait et arrêté en l'assemblée des -habitants desdites paroisses d'Andilly et Margency, convoquée au son de la cloche, en la manière accoutumée, cejourd'hui mardi de Pâques, quatorzième jour d'avril de l'année 1789.
      ...nstructions et réparations ou entretien des chemins, se fissent par adjudication pu... Art. 13.11 serait très-avantageux qu'à l'avenir -les travaux pour les constructions et réparations ou entretien des chemins, se fissent par adjudication publique, et par partie, dans les lieux voisins desdits travaux, afin que chaque p...
      Maîtrise des eaux et forêts. Maîtrise des eaux et forêts.
      Des paroisses d'Andilly et Margency ( 1). Nous habitants des paroisses d'Andilly et Mar- Des paroisses d'Andilly et Margency ( 1). Nous habitants des paroisses d'Andilly et Mar-
      ...ent aux communautés qui, comme les gens de mainmorte, sont soumises, à leurs visit...
      ... déjà jugé à propos d'ordonner, à cause de leur régime arbitraire et abusif.
      Art. 14. Ces juridictions sont très à charge, et particulièrement aux communautés qui, comme les gens de mainmorte, sont soumises, à leurs visites dispendieuses. Les députés en demanderont la suppression, que le Roi avait déjà jugé à propos d'ordonner, à cause de leur régime arbitraire et abusif.
      ...es autres ont déclaré ne savoir signer, de ce enquis. ' Signé J. Dumeny, syndic ; ... ...té lesdits jour et an. Ceux desdits habitants qui savent signer ont signé ; et les autres ont déclaré ne savoir signer, de ce enquis. ' Signé J. Dumeny, syndic ; Etienne Houzeau; LeRaigne ; Chachignon; Forgeret, greffier ; F. Fortin; Hutteau;...
      A l'effet de diriger leur choix pour nous défendre à... A l'effet de diriger leur choix pour nous défendre à l'assemblée nationale sur les sujets qu'ils reconnaîtront les plus instruits et...
      ...lement réparti entre toutes les classes de citoyens possédant fonds ; que toutes exemptions pécuniaires en faveur de tous les particuliers ou corps quelconq... Art. 2. Que l'impôt sur les terres et immeubles, quel qu'il soit, doit être également réparti entre toutes les classes de citoyens possédant fonds ; que toutes exemptions pécuniaires en faveur de tous les particuliers ou corps quelconque, doivent être supprimées.
      Art. 6. Qu'il est indispensable de porter une loi nouvelle sur les abus de la chasse, telle que toutes personnes c... Art. 6. Qu'il est indispensable de porter une loi nouvelle sur les abus de la chasse, telle que toutes personnes constituées en rang, autorité, ou dignité quelconque , puissent être facilement a...
      Que le droit de chasse est inhérent aux terres nobles, ...
      ...point perdre en tout ou partie le fruit de nos travaux.
      Que le droit de chasse est inhérent aux terres nobles, et que nos prétentions se réduisent à ne point perdre en tout ou partie le fruit de nos travaux.

      Cahier

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      Des doléances et remontrances que les habit...
      ...nt être insérées dans le cahier général du tiers-état de la prévôté et vicomté de Paris, hors des murs, pour les prochains Etats généraux indiqués pour le 27 du mois d'avril, à Versailles (1).
      Des doléances et remontrances que les habitants composant la paroisse d'Andresy désirent être insérées dans le cahier général du tiers-état de la prévôté et vicomté de Paris, hors des murs, pour les prochains Etats généraux indiqués pour le 27 du mois d'avril, à Versailles (1).
      ..., qu'il soit établi un tribunal composé du curé, d'un homme de loi choisi par les habitants; lequel tribunal, avec l'homme de loi et trois des principaux habitants, également choisis dans une assemblée générale de paroisse, s'occuperont, en gens honnête... ...les voyers pour les campagnes, et non sur les grandes routes. Pour en tenir lieu, qu'il soit établi un tribunal composé du curé, d'un homme de loi choisi par les habitants; lequel tribunal, avec l'homme de loi et trois des principaux habitants, également choisis dans une assemblée générale de paroisse, s'occuperont, en gens honnêtes, à arranger, autant qu'ils le pourront faire, Jes différends qui peuvent arriv...
      Art."6. Comme la cherté excessive du pain, depuis longtemps, provient de ce que les marchés ne sont pas garnis, et que ce défaut provient de ce que beaucoup m fermiers ont des moulins et font farine ; qïïlTHnéme 'pl... Art."6. Comme la cherté excessive du pain, depuis longtemps, provient de ce que les marchés ne sont pas garnis, et que ce défaut provient de ce que beaucoup m fermiers ont des moulins et font farine ; qïïlTHnéme 'plusieurs fermiers tiennent plusieurs fermes en même temps ; que d'un autre côté, ...
      Que les officiers municipaux ou de police soient chargés du soin de faire approvisionner les marchés en grains. Pour cet effet, de nommer des commissaires pour faire la visite de ce que chaque cultivateur récolte ; pour connaître la quantité de grains récoltés, et la comparer avec la consommation des pays circonvoisins des marchés. Que le prix des grains soit fixé par les officiers municipaux ou parla police, chaque jour de marché, et annoncé au son de la caisse ; et que défenses soient faites à tous meuniers et fa-riniers de se présenter aux marchés pour acheter avant deux heures de l'ouverture d'iceux. Que les officiers municipaux ou de police soient chargés du soin de faire approvisionner les marchés en grains. Pour cet effet, de nommer des commissaires pour faire la visite de ce que chaque cultivateur récolte ; pour connaître la quantité de grains récoltés, et la comparer avec la consommation des pays circonvoisins des marchés. Que le prix des grains soit fixé par les officiers municipaux ou parla police, chaque jour de marché, et annoncé au son de la caisse ; et que défenses soient faites à tous meuniers et fa-riniers de se présenter aux marchés pour acheter avant deux heures de l'ouverture d'iceux.
      ...ièvre, faisan, perdrix, et autre gibier de cette espèce, pour engager lès seigneurs' qui ont droit de chasse à n'en pas laisser une trop gran...
      ...riser et permettre à tous les habitants de chaque paroisse de faire des battues pendant les quinze premiers jours du mois de décembre de chaque année, pour prendre toute espèce de gibier de toutes manières possibles, à l'exception des armes à feu ; et suppression entière de toutes les capitaineries.
      Afl'égarddu lièvre, faisan, perdrix, et autre gibier de cette espèce, pour engager lès seigneurs' qui ont droit de chasse à n'en pas laisser une trop grande quantité sur leurs fiefs, autoriser et permettre à tous les habitants de chaque paroisse de faire des battues pendant les quinze premiers jours du mois de décembre de chaque année, pour prendre toute espèce de gibier de toutes manières possibles, à l'exception des armes à feu ; et suppression entière de toutes les capitaineries.
      ...ue les Etats généraux auraient le droit de faire des lois pour Te bien et l'avantage des peuples, conjointement avec je Roi, leq... Art. 2. Que les Etats généraux auraient le droit de faire des lois pour Te bien et l'avantage des peuples, conjointement avec je Roi, lequel aura la puissance exécutive.
      Art. 3. Que les lettres de cachet soient abolies, et que, dans lè cas où des raisons fortes et particulières exigera...
      ... particulier qui serait arrêté en vertu pareilles lettres, ne puisse être déten...
      ...heures auplUs, s'il n'est jugé criminel de crime capital. Qu'en conséquence, chaque particulier ait la liberté de voyager partout en France, sans être obligé d'exhiber de certificat, ni de dire quel il est, d'où il vient et où i...
      Art. 3. Que les lettres de cachet soient abolies, et que, dans lè cas où des raisons fortes et particulières exigeraient que le particulier qui serait arrêté en vertu pareilles lettres, ne puisse être détenu que vingt-quatre heures auplUs, s'il n'est jugé criminel de crime capital. Qu'en conséquence, chaque particulier ait la liberté de voyager partout en France, sans être obligé d'exhiber de certificat, ni de dire quel il est, d'où il vient et où il va.
      ...publions ce oahier d'après un manuscrit des Archives de l'empire. (1) Nous publions ce oahier d'après un manuscrit des Archives de l'empire.
      ...éfendu à tout fermier qui a 200 arpents de sol, d'avoir des moulins et de faire farine, de pouvoir tenir deux fermes en même temps... Qu'il soit défendu à tout fermier qui a 200 arpents de sol, d'avoir des moulins et de faire farine, de pouvoir tenir deux fermes en même temps ;.
      Que l'exportation des grains en pays étranger soit absolument défendue, à l'exception de nos colonies françaises ; Que l'exportation des grains en pays étranger soit absolument défendue, à l'exception de nos colonies françaises ;
      ...ce que, dans les pro* vinces où on fait des élèves de bestiaux, chaque canton soit obligé d'é...
      ... qui sera fixée par les Etats généraux, de bêtes à cornes, génisses, pour multiplier et augmenter l'espèce des bœufs ; et que lfon ne puisse tuer aucuns veaux qu'à lfâge de trois mois, dans les pays d'élèves seul...
      Art. 7. Qu'il soit pourvu à ce que, dans les pro* vinces où on fait des élèves de bestiaux, chaque canton soit obligé d'élever une quantité qui sera fixée par les Etats généraux, de bêtes à cornes, génisses, pour multiplier et augmenter l'espèce des bœufs ; et que lfon ne puisse tuer aucuns veaux qu'à lfâge de trois mois, dans les pays d'élèves seulement.
      ... soient supprimées; et qu'il soit libre de faire commerce du sel, comme de toutes autres choses, à tous particulie... Art. 8. Que les gabelles soient supprimées; et qu'il soit libre de faire commerce du sel, comme de toutes autres choses, à tous particuliers.
      ...en conséquence, que tous les privilèges des ecclésiastiques, des nobles et gens de mainmorte soient supprimés ; comme auss...
      ...ient supprimés, à l'exception néanmoins des pensions accordées pour récompenses de services militaires.
      ... même ceux appartenant aux fabriques et communautés, soient sujets à cet impôt; en conséquence, que tous les privilèges des ecclésiastiques, des nobles et gens de mainmorte soient supprimés ; comme aussi que les pensions d'officiers qui ont servi à la cour, ainsi que toutes retenues et brevets sur le trésor royal, soient supprimés, à l'exception néanmoins des pensions accordées pour récompenses de services militaires.
      ...ence, qu'il soit permis à tout le monde de lé prendre de toutes manières, à l'exception des armes à feu. .... 11. Que le lapin soit regardé, en tout temps, comme gibier prohibé; en conséquence, qu'il soit permis à tout le monde de lé prendre de toutes manières, à l'exception des armes à feu.
      Arrêté à la pluralité des voix Ce qui suit : Art. lep. Qu aux Eta... Arrêté à la pluralité des voix Ce qui suit : Art. lep. Qu aux Etats généraux, les voix seraient prises par tête et non par ordre.
      ...s tous les cinq ans au plus tara, faute de quoi, et jusqu'à là tenue desditsEtats, après ledit terme de cinq ans expiré, tous les impôts demeur... Què les Etats généraux soient convoqués et assemblés tous les cinq ans au plus tara, faute de quoi, et jusqu'à là tenue desditsEtats, après ledit terme de cinq ans expiré, tous les impôts demeureront suspendus.
      ...n conséquence, que le public soit libre de prendre tél huissier ou notaire qu'il jugera à propos pour faire les prisées et ventes de meubles., Que les offices d'huissiers-priseurs et vendeurs soient supprimés. En conséquence, que le public soit libre de prendre tél huissier ou notaire qu'il jugera à propos pour faire les prisées et ventes de meubles.,
      ... les pays étrangers a affamé une partie de la France ; dans les pays étrangers a affamé une partie de la France ;
      ...deniers, contrôle, insinuations, timbre de parchemin et papier, et autres cette nature, soient supprimés, ainsi q... Art. 9. Que les aides, centièmes deniers, contrôle, insinuations, timbre de parchemin et papier, et autres cette nature, soient supprimés, ainsi que les fermiers généraux.
      ...ants choisis par une assemblée générale de la paroisse. ...valeur, d'après les classes et estimations qui en seront faites par quatre habitants choisis par une assemblée générale de la paroisse.
      ...ire retirer les mauvaises herbes ; même de faucher leurs foins, rés, bourgogne, et... ...ateurs d'aller visiter leurs héritages en tout temps et en toute saison, d'en faire retirer les mauvaises herbes ; même de faucher leurs foins, rés, bourgogne, et autres, quand bon leur sem-lera.

      Cahier

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      Que tous les pourvus de bénéfices, soit simples, soit à charge, d'âmes, soient tenus de résider, sous peine d'être privés du revenu des bénéfices après un mois d'absence, à moins que le bénéficier ne justifie que la cause de son absence ait été nécessitée pour affaires de paroisse ou de communauté ; auquel cas, le bénéficier absent sera tenu de se faire remplacer, à ses frais, pendan... Que tous les pourvus de bénéfices, soit simples, soit à charge, d'âmes, soient tenus de résider, sous peine d'être privés du revenu des bénéfices après un mois d'absence, à moins que le bénéficier ne justifie que la cause de son absence ait été nécessitée pour affaires de paroisse ou de communauté ; auquel cas, le bénéficier absent sera tenu de se faire remplacer, à ses frais, pendant son absence, si c'est pour ses affaires personnelles.
      lies habitants de ladite paroisse d'Angervilliers chargen...
      ... en la présente assemblée, d'exposer et de représenter en celle de la juridiction royale, à laquelle ils s...
      ...erçoivent sur eux, et la levée annuelle des milices, sont pour eux des fardeaux qu'ils ne supportent qu'avec l...
      ... uns en leur enlevant la majeure partie des fruits de leurs travaux et de leurs sueurs, les autres en arrachant du sein des familles des citoyens naissants qui en feraient le soutien, et contribueraient aux progrès de l'agriculture ; mais à qui l'épouvante du sort, plus que le sort même, fait, pour...
      ... où ils en sont affranchis; sans parler des contributions occultes et forcées, qui ...
      ...sort, et que la sagesse et la vigilance du gouvernement n'a encore pu empêcher malgré les plus expresses défenses et la rigueur des peines infligées contre les contrevenan...
      ...t ne peut subsister et se soutenir sans des contributions quelconques de la part des sujets du Roi, lesdits députés sont chargés de consentir à l'établisse-
      lies habitants de ladite paroisse d'Angervilliers chargent spécialement les députés qui vont être par eux élus en la présente assemblée, d'exposer et de représenter en celle de la juridiction royale, à laquelle ils sont appelés, que les impôts excessifs qui se perçoivent sur eux, et la levée annuelle des milices, sont pour eux des fardeaux qu'ils ne supportent qu'avec la plus grande peine, et qui les entretiennent dans une misère continuelle, les uns en leur enlevant la majeure partie des fruits de leurs travaux et de leurs sueurs, les autres en arrachant du sein des familles des citoyens naissants qui en feraient le soutien, et contribueraient aux progrès de l'agriculture ; mais à qui l'épouvante du sort, plus que le sort même, fait, pour s'y soustraire, abandonner leurs foyers, en se réfugiant daps les villes, et principalement dans la capitale, où ils en sont affranchis; sans parler des contributions occultes et forcées, qui se font entre les appelé? au sort, et que la sagesse et la vigilance du gouvernement n'a encore pu empêcher malgré les plus expresses défenses et la rigueur des peines infligées contre les contrevenants. Mais, comme l'Etat ne peut subsister et se soutenir sans des contributions quelconques de la part des sujets du Roi, lesdits députés sont chargés de consentir à l'établisse-
      Art. 18. Que la vénalité des charges et offices soit abolie, comme une principale cause du désordre des finances. Art. 18. Que la vénalité des charges et offices soit abolie, comme une principale cause du désordre des finances.
      Art. 20. Que la retraite des banqueroutiers soit supprimée. Art. 20. Que la retraite des banqueroutiers soit supprimée.
      Art. 18. Que la vénalité des charges et offices soit abolie, comme une principale cause du désordre des finances. Art. 19. Que les intendances ... Art. 18. Que la vénalité des charges et offices soit abolie, comme une principale cause du désordre des finances. Art. 19. Que les intendances et élections
      Que sur ces revenus, et le prix des dîmes, il soit prélevé une pension de 2,000 livres par an pour chaque curé de campagne, et de 1,000 livres, aussi par an, pour chaque vicaire ; au moyen quoi tout droit de casuel, comme de mariage, inhumation, et autres, seront ...
      ...rois mois en trois mois par ie receveur des économats ; que sur le surplus des revenus, il soit accordé une somme' aux...
      ...et le surplus employé au rétablissement des maisons curiales et vieariales, des maîtres et maîtresses d'école, ainsi que des églises ; et que les rentes dues aux fa...
      ...parations desdites églises, qu'à celles de la fonte des cloches, et le surplus au soulagement des pauvres de chaque paroisse.
      Que sur ces revenus, et le prix des dîmes, il soit prélevé une pension de 2,000 livres par an pour chaque curé de campagne, et de 1,000 livres, aussi par an, pour chaque vicaire ; au moyen quoi tout droit de casuel, comme de mariage, inhumation, et autres, seront supprimés. Lesquelles pensions leur seront payées ae trois mois en trois mois par ie receveur des économats ; que sur le surplus des revenus, il soit accordé une somme' aux maîtres et maîtresses d'école ; et le surplus employé au rétablissement des maisons curiales et vieariales, des maîtres et maîtresses d'école, ainsi que des églises ; et que les rentes dues aux fabriques servent, tant aux réparations desdites églises, qu'à celles de la fonte des cloches, et le surplus au soulagement des pauvres de chaque paroisse.
      ... ies receveurs généraux et particuliers des finances soient réformés; et que chaque collecteur, sous la garantie des municipalités, s oit obligés, à la distance de vingt lieues au plus de la capitale, de faire passer directement sa recette au ... Art. 17. Que ies receveurs généraux et particuliers des finances soient réformés; et que chaque collecteur, sous la garantie des municipalités, s oit obligés, à la distance de vingt lieues au plus de la capitale, de faire passer directement sa recette au trésor royal, sauf à prendre, pour les provinces les plus éloignées, d'autres me...
      ...ticuliers et à tous privilégiés d'avoir dés pigeons de fuie, à moins qu'ils n'aient cinquante arpents de terre ; et en cas de pouvoir, de les tenir renfermés pendant les semences et les récoltes des grains. Art. 21. Qu'il soit fait défense à tous particuliers et à tous privilégiés d'avoir dés pigeons de fuie, à moins qu'ils n'aient cinquante arpents de terre ; et en cas de pouvoir, de les tenir renfermés pendant les semences et les récoltes des grains.
      ...sus a été arrêté et rédigé, en présence de tous les habitants de la paroisse et des députés qui ont tous signé avec nous : Tout ce que dessus a été arrêté et rédigé, en présence de tous les habitants de la paroisse et des députés qui ont tous signé avec nous :
      De doléances, plaintes et remontrances des habitants de la paroisse d'Angervilliers, faites et rédigées en Rassemblée des habitants, tenue le 15 avril 1789 (1). De doléances, plaintes et remontrances des habitants de la paroisse d'Angervilliers, faites et rédigées en Rassemblée des habitants, tenue le 15 avril 1789 (1).
      chaque collecteur, sous la garantie des municipalités, s oit obligés, à la distance de vingt lieues au plus de la capitale, de faire passer directement sa recette au ... chaque collecteur, sous la garantie des municipalités, s oit obligés, à la distance de vingt lieues au plus de la capitale, de faire passer directement sa recette au trésor royal, sauf à prendre, pour les provinces les plus éloignées, d'autres me...
      ...publions ce cahier d'après an manuscrit des Archives de l'Empire. (1) Nous publions ce cahier d'après an manuscrit des Archives de l'Empire.
      ...ne soient conférés que sur la pluralité des voix des peuples qu'ils doivent gouverner. Art. 14. Que les bénéfices à charge d'âmes ne soient conférés que sur la pluralité des voix des peuples qu'ils doivent gouverner.
      Que, pour les investiture et sacre des évêques ou archevêques, ils soient fait... Que, pour les investiture et sacre des évêques ou archevêques, ils soient faits par les métropolitains, évêques circonvoisins, ou par un patriarche qui sera é...
      ...Lemaire; Jean Piche-rau ; Denis Dupuis; Du puis ; Gabriel Dupuis ; Adrien Geoffroy... ...çois ûescartes ; N. Simon ; Glinez ; L.-M. Desçrez ; Jean Fortier; Roy ; Pierre Lemaire; Jean Piche-rau ; Denis Dupuis; Du puis ; Gabriel Dupuis ; Adrien Geoffroy ; Roy ; Dufour ; Charles Rolbert ; Louis Petit ; Mathieu Glinez ; Vincent Lambe...
      ment ou prorogation des subsides que les Etats généraux jugeron...
      ...dres, soient supprimés et remplacés par des
      ment ou prorogation des subsides que les Etats généraux jugeront nécessaires aux besoins, toutes dépenses inutiles préalablement retranchées, pourvu, toutefois, que les impôts, qui distinguant les ordres, soient supprimés et remplacés par des
      ...lus offrant dans une assemblée générale de la paroisse ; que lesdites dîmes ne soi...
      ...es soient supprimés, et que ies revenus de ces bénéfices soient également mis en é...
      ...mats, pour être vendues, tous ies ans, au plus ofirant, ou louées également au plus offrant dans une assemblée générale de la paroisse ; que lesdites dîmes ne soient perçues que sur les vins et grains récoltés en maturité comme aussi que tous les bénéfices simples soient supprimés, et que ies revenus de ces bénéfices soient également mis en économats.
      ... laisse néanmoins ceux qui sont pourvus de bénéfices simples, en possession de leurs bénéfices. Mais, qu'il ne leur so... Qu'on laisse néanmoins ceux qui sont pourvus de bénéfices simples, en possession de leurs bénéfices. Mais, qu'il ne leur soit accordé sur iceux, qu'une * pension proportionnée à leur état, et le surplus ...
      ...nt il est pourvu déjà vaut 2,000 livres de revenu par an. .... 15. Qu'aucun ecclésiastique ne puisse posséder plus d'un bénéfice, si celui dont il est pourvu déjà vaut 2,000 livres de revenu par an.
      ... simples qu'à charge d'âmes, la faculté de permuter, et encore moins de résigner. Art. 16. Qu'il soit interdit à tous bénéficiers, tant simples qu'à charge d'âmes, la faculté de permuter, et encore moins de résigner.
      ...ns qui y ont été mises dans l'assemblée de Bourges, en 1438. ...ncordat soit supprimé, et la Pragmatique-Sanction rétablie, avec les modifications qui y ont été mises dans l'assemblée de Bourges, en 1438.
      En conséquence, que les annates, droits de dépôt et tous autres de cette nature, soient éteints, et demeur... En conséquence, que les annates, droits de dépôt et tous autres de cette nature, soient éteints, et demeurent supprimés.
      ...administrations ; et qu'il n'y ait plus de milice. ...pprimées, et que les Etats provinciaux, ou leurs commissaires remplissent leurs administrations ; et qu'il n'y ait plus de milice.
      ...ureur en la prévôté d'An-dresy, prévôté de Neuville et d'Erbeiay, exerçant pour l'absence de M. le prévôt. Edme Dufour, procureur en la prévôté d'An-dresy, prévôté de Neuville et d'Erbeiay, exerçant pour l'absence de M. le prévôt.

      Cahier

      page 296
      ...dront bien faire observer à l'assemblée des Etats généraux, que, dans le cas où les cultivateurs auraient à se plaindre des dégâts occasionnés par le gibier, ies formes introduites par les arrêts de la cour, des années 1778 et 1779, seraient anéanties comme tendant plutôt à interdire les voies de réclamation, qu'à opérer le dédommagement du cultivateur, en laissant aux parties plaignantes la faculté de le faire constater sommairement, et pou...
      ...acun pour son intérêt particulier, même de se réunir, si elles le jugent à propos ; et même la suppression de la chasse serait utile, ainsi que la destruction des pigeons. Et il serait essentiel qu'il fût enjoint à ceux qui ont des colombiers et volières de les tenir fermés pendant le temps précieux des semences et récoltes.
      Les députés voudront bien faire observer à l'assemblée des Etats généraux, que, dans le cas où les cultivateurs auraient à se plaindre des dégâts occasionnés par le gibier, ies formes introduites par les arrêts de la cour, des années 1778 et 1779, seraient anéanties comme tendant plutôt à interdire les voies de réclamation, qu'à opérer le dédommagement du cultivateur, en laissant aux parties plaignantes la faculté de le faire constater sommairement, et pour tel délit que ce soit, et d'agir séparément, chacun pour son intérêt particulier, même de se réunir, si elles le jugent à propos ; et même la suppression de la chasse serait utile, ainsi que la destruction des pigeons. Et il serait essentiel qu'il fût enjoint à ceux qui ont des colombiers et volières de les tenir fermés pendant le temps précieux des semences et récoltes.
      Les droits de contrôle devraient être aussi universel...
      ...nnements et aliénations, tant en faveur des notaires de Paris que de différentes provinces. Les habitants désirent qu'il soitfait un nouveau tarif de ces droits, où l'on fasse disparaître c...
      ...a matière, sont d'une valeur au-dessous de 10,000 livres et au-dessus, où le contrat de mariage soit distingué des autres actes, et soit traité avec la faveur qu'il mérite du gouvernement, en déterminant les droits dont il sera susceptible, soit sur la valeur de la dot de la future, lorsqu'elle sera fixée, ou sur le douaire ou gain de survie, stipulé en sa faveur : cette ba...
      ...certaine que celle prise sur la qualité des contractants, qui est toujours arbitrai...
      ...qu'un seul et unique droit, même en cas de donation, ou autre convention extraordinaire, soit entre les futurs, soit de la part de leurs parents ou même d'étrangers, sauf...
      Les droits de contrôle devraient être aussi universellement établis, sans aucun égard aux exemptions, abonnements et aliénations, tant en faveur des notaires de Paris que de différentes provinces. Les habitants désirent qu'il soitfait un nouveau tarif de ces droits, où l'on fasse disparaître cette disproportion, qui choque tant la justice géométrique, entre les actes, dont les objets, qui en font la matière, sont d'une valeur au-dessous de 10,000 livres et au-dessus, où le contrat de mariage soit distingué des autres actes, et soit traité avec la faveur qu'il mérite du gouvernement, en déterminant les droits dont il sera susceptible, soit sur la valeur de la dot de la future, lorsqu'elle sera fixée, ou sur le douaire ou gain de survie, stipulé en sa faveur : cette base étant plus certaine que celle prise sur la qualité des contractants, qui est toujours arbitraire et insuffisante ; et que, quelque convention que renferme cet acte, il ne puisse être perçu qu'un seul et unique droit, même en cas de donation, ou autre convention extraordinaire, soit entre les futurs, soit de la part de leurs parents ou même d'étrangers, sauf l'insinuation dans les cas prescrits par le règlement, dont le droit sera aussi...
      Qu'il soit établi l'uniformité des poids, mesures etaunages dans toute l'étendue du royaume. Qu'il soit établi l'uniformité des poids, mesures etaunages dans toute l'étendue du royaume.
      ...ction ni privilèges, à raison seulement de leurs propriétés et de leurs facultés; comme aussi de aemandér la suppression des milices, sauf à pourvoir à la levée des troupes suffisantes par des engagements volontaires. subsides également répartis entre tous les citoyens sans distinction ni privilèges, à raison seulement de leurs propriétés et de leurs facultés; comme aussi de aemandér la suppression des milices, sauf à pourvoir à la levée des troupes suffisantes par des engagements volontaires.
      ...aissent à leurs-dits députés la faculté de se joindre et de se réunir aux députés de ladite assemblée générale, qui, plus éclairés et plus instruits du droit public de la nation, sont dans le cas de le développer, de le faire valoir, et d'exposer plus ampl...
      ...subsistent dans les différentes parties de l'administration qui sont mieux connus ...
      Au surplus, lesdits habitants laissent à leurs-dits députés la faculté de se joindre et de se réunir aux députés de ladite assemblée générale, qui, plus éclairés et plus instruits du droit public de la nation, sont dans le cas de le développer, de le faire valoir, et d'exposer plus amplement les maux sous lesquels le peuple gémit, et les abus qui subsistent dans les différentes parties de l'administration qui sont mieux connus dans les villes que dans les campagnes, afin d'en obtenir l'adoucissement et le ...
      ...ion essentielle à faire, suivant l'édit du mois de mars 1667, et autres subséquents. Les ecclésiatiques, gens de mainmorte, ainsi que les nobles, peuvent exploiter une seule ferme par leurs mains, du labour de quatre charrues, sans payer aucunes imp... Il serait encore une autre observation essentielle à faire, suivant l'édit du mois de mars 1667, et autres subséquents. Les ecclésiatiques, gens de mainmorte, ainsi que les nobles, peuvent exploiter une seule ferme par leurs mains, du labour de quatre charrues, sans payer aucunes impositions ni subsides, ce qui devient onéreux au tiers-état :
      2° Parce que, s'il leur était défendu de jouir ainsi de quatre charrues de labour, qui peuvent composer et former ...
      ...visément, procureraient l'établissement de quatre pères de famille : la population en deviendrait plus abondante. Le fils du laboureur ne tomberait point en servitude ; l'agriculture aurait plus de progression; l'Etat en serait mieux ser...
      2° Parce que, s'il leur était défendu de jouir ainsi de quatre charrues de labour, qui peuvent composer et former quatre exploitations différentes, ces quatre exploitations laites divisément, procureraient l'établissement de quatre pères de famille : la population en deviendrait plus abondante. Le fils du laboureur ne tomberait point en servitude ; l'agriculture aurait plus de progression; l'Etat en serait mieux servi; et enfin, les impositions se trouveraient mieux réparties.
      ...e défendu à tous laboureurs et meuniers de prendre plus d'une exploitation de ferme ou moulin, composés d'un seul manoir. Les propriétaires des fermes et moulins doivent pressentir qu'ils seront plus utiles pour l'établissement des citoyens, parce que la répartition se trouverait plus fructueuse, et produirait plus de location; en un mot, il devrait être dé...
      ...bles, même aux propriétaires roturiers, de détruire des fermes qui formeraient diverses habitat...
      ... une seule : ce qui empêche la quantité des établissements;
      Il devrait aussi être défendu à tous laboureurs et meuniers de prendre plus d'une exploitation de ferme ou moulin, composés d'un seul manoir. Les propriétaires des fermes et moulins doivent pressentir qu'ils seront plus utiles pour l'établissement des citoyens, parce que la répartition se trouverait plus fructueuse, et produirait plus de location; en un mot, il devrait être défendu aux seigneurs, soit ecclésiastiques ou nobles, même aux propriétaires roturiers, de détruire des fermes qui formeraient diverses habitations, pour les réunir en une seule : ce qui empêche la quantité des établissements;
      La taxe du sel et du tabac est exorbitante. Il serait besoin de.«supprimer ces impôts. Le peuplé se tro...
      ...archands; et cela opérerait une branche de commerce favorable et très-considérable...
      La taxe du sel et du tabac est exorbitante. Il serait besoin de.«supprimer ces impôts. Le peuplé se trouverait soulagé si le sel et le tabac étaient marchands; et cela opérerait une branche de commerce favorable et très-considérable.
      ...es habitants désirent que l'exportation des grains à l'étranger ne puisse se faire que sur la demande des Etats provinciaux ; que les laboureurs et tous autres cultivateurs soient exclus de la liberté indéfinie de ce commerce. . Les habitants désirent que l'exportation des grains à l'étranger ne puisse se faire que sur la demande des Etats provinciaux ; que les laboureurs et tous autres cultivateurs soient exclus de la liberté indéfinie de ce commerce. .
      ...t défendu à tous, particuliers d'ouvrir des trous de carrières ou marnières, à plus de trois cents pas de distance des chemins; et que les anciennes ordonnanc...
      ...leur vigueur ; et que, pendant le temps de travail, il soit mis des barrières suffisantes pour éviter le danger; qu'il soit aussi défendu de labourer aucun chemin public et permis.
      Qu'il soit défendu à tous, particuliers d'ouvrir des trous de carrières ou marnières, à plus de trois cents pas de distance des chemins; et que les anciennes ordonnances, intervenues sur ce fait soient remises en leur vigueur ; et que, pendant le temps de travail, il soit mis des barrières suffisantes pour éviter le danger; qu'il soit aussi défendu de labourer aucun chemin public et permis.
      ...pporté également par toutes les classes des citoyens, sans distinction, et par toutes les natures de biens, même les droits féodaux et éventuels, de même que l'impôt représentatif et la co... ...ortionné à ses facultés et au produit qu'il peut en retirer. Que l'impôt soit supporté également par toutes les classes des citoyens, sans distinction, et par toutes les natures de biens, même les droits féodaux et éventuels, de même que l'impôt représentatif et la corvée.
      ... la paroisse se trouve toujours chargée des impositions générales ; 1° Parce , que la paroisse se trouve toujours chargée des impositions générales ;
      ...x contribuables, et les mettre à l'abri de toutes vexations et de tous soupçons qui puissent les rendre o...
      ...pression que les habitants ne cesseront de demander à Sa Majesté.
      ...s ; les réduire sous une seule dénomination, pour en faciliter l'intelligence aux contribuables, et les mettre à l'abri de toutes vexations et de tous soupçons qui puissent les rendre odieux, en attendant leur suppression que les habitants ne cesseront de demander à Sa Majesté.
      Que les propriétés de tous les citoyens soient inviolables et... Que les propriétés de tous les citoyens soient inviolables et respectées ; et qu'on rie puisse en exiger le sacrifice au bien public, qu'en l...

      Cahier

      page 297
      Que les délits, en fait de chasse et de bois, ne puissent jamais être punis que par des amendes pécuniaires, et non par prison, si ce n'est en vertu de décret de prise de corps sur plainte, in- formation, rapport de gardes, répétition faite du rapport desdits gardes devant le juge, ... Que les délits, en fait de chasse et de bois, ne puissent jamais être punis que par des amendes pécuniaires, et non par prison, si ce n'est en vertu de décret de prise de corps sur plainte, in- formation, rapport de gardes, répétition faite du rapport desdits gardes devant le juge, et lors- qu'il y aura flagrant délit, en exceptant les gens sans aveu et non dom...
      Que les déclarations du Roi du 9 avril 1736 et 12 mai 1782, concernant...
      ...tées par MM. les ecclésiastiques, curés de paroisse, des- servants, etc. Pour la sûreté et tranquillité des familles, leur assurer des successions qu'elles perdent, plusieurs fois, par l'inobservance et l'inexécution des lois ci-dessus citées; que MM. les ecclésiastiques soient tenus de se conformer, pour la perception de leurs droits, aux règlements faits par ...
      Que les déclarations du Roi du 9 avril 1736 et 12 mai 1782, concernant les baptêmes, mariages et sépultures, soient strictement exécutées par MM. les ecclésiastiques, curés de paroisse, des- servants, etc. Pour la sûreté et tranquillité des familles, leur assurer des successions qu'elles perdent, plusieurs fois, par l'inobservance et l'inexécution des lois ci-dessus citées; que MM. les ecclésiastiques soient tenus de se conformer, pour la perception de leurs droits, aux règlements faits par MM. les archevêques et évêques, dans le cas où leurs droits casuels seraient con...
      ...en retrait lignager soient débarrassées des formalités rigoureuses prescrites par l...
      ... les formes prescrites par l'ordonnance de 1667, cet acte de famille devant être respecté, mais non asservi à des formalités rigoureuses ; et ce, pour éviter à involution de procès ruineux aux familles, et gênant leurs propriétés, à la charge par le retrayant de rembourser l'acquéreur dans huitaine de la sentence d'adjudication du retrait pour le principal de l'acquisition, et dans le même délai po...
      ...iquidation d'iceux ; sinon la déchéance du retrait prononcée : au surplus, les dispositioris des coutumes exécutées.
      Que les demandes en retrait lignager soient débarrassées des formalités rigoureuses prescrites par les différentes coutumes (diversement). Que la demande soit donnée, comme pour une action ordinaire, dans les formes prescrites par l'ordonnance de 1667, cet acte de famille devant être respecté, mais non asservi à des formalités rigoureuses ; et ce, pour éviter à involution de procès ruineux aux familles, et gênant leurs propriétés, à la charge par le retrayant de rembourser l'acquéreur dans huitaine de la sentence d'adjudication du retrait pour le principal de l'acquisition, et dans le même délai pour les loyaux coûts d'après la liquidation d'iceux ; sinon la déchéance du retrait prononcée : au surplus, les dispositioris des coutumes exécutées.
      ...rtise, les experts, ayant prêté serment de faire leur rapport en leur âme et conscience, le rapport fait, déposé au greffe de la juridiction, les experts soient disp...
      ...nt prêté ; sauf néanmoins l'affirmation des experts jurés, dispensés du serment, qui seront tenus de raire ladite affirmation. De là, il en résultera beaucoup moins de frais de justice.
      Qu'en matière d'expertise, les experts, ayant prêté serment de faire leur rapport en leur âme et conscience, le rapport fait, déposé au greffe de la juridiction, les experts soient dispensés, d'affirmer leur rapport devant le juge : affirmation inutile d'après le serment prêté ; sauf néanmoins l'affirmation des experts jurés, dispensés du serment, qui seront tenus de raire ladite affirmation. De là, il en résultera beaucoup moins de frais de justice.
      ...mpte à leurs pupilles, soient dispensés de la présentation et affirmation de leurs comptes : affirmation inutile, pr...
      ... l'oyant peut demander la communication du compte, pièces justificatives, et fourn...
      Que les tuteurs, rendant compte à leurs pupilles, soient dispensés de la présentation et affirmation de leurs comptes : affirmation inutile, prodiguée et dispendieuse, puisque l'oyant peut demander la communication du compte, pièces justificatives, et fournir débats, etc., nonobstant ladite affirmation.
      Que les remises plantées au milipu des terres ensemencées soient absolument détruites sans exception, attendu qu'elles servent de refuge au gibier destructeur des grains. Que les remises plantées au milipu des terres ensemencées soient absolument détruites sans exception, attendu qu'elles servent de refuge au gibier destructeur des grains.
      ...s ordonnances, concernant la plantation des arbres le long des chemins, soient renouvelées en faveur des propriétaires seulement, et non des seigneurs. Qu'il soit permis aux propriétaires s'approprier ceux déjà plantés, en indemnisant Sa Majesté ou les seigneurs de Que les anciennes ordonnances, concernant la plantation des arbres le long des chemins, soient renouvelées en faveur des propriétaires seulement, et non des seigneurs. Qu'il soit permis aux propriétaires s'approprier ceux déjà plantés, en indemnisant Sa Majesté ou les seigneurs de
      ...elles, il soit même interdit aux gardes des seigneurs, quand bien même ils seraient à la suite de leurs maîtres. ..., concernant le port d'armes, soient remises en vigueur ; que, conformément à icelles, il soit même interdit aux gardes des seigneurs, quand bien même ils seraient à la suite de leurs maîtres.
      Art. 4. La suppression de toutes les capitaineries, autres que celles du Roi, la destruction de toute espèce ae gibier; permission à tout particulier de détruire les lapins, comme faisant tort... Art. 4. La suppression de toutes les capitaineries, autres que celles du Roi, la destruction de toute espèce ae gibier; permission à tout particulier de détruire les lapins, comme faisant tort aux prés artificiels, aux blés, aux vignes qui avoi-sinent leurs terriers.
      ...Une très-grande diminution dans le prix du sel, et la suppression du droit de gabelle. Art. 6. Une très-grande diminution dans le prix du sel, et la suppression du droit de gabelle.
      Art. 8. La résidence des bénéficiers dans le chef-lieu de leurs bénéfices. Art. 8. La résidence des bénéficiers dans le chef-lieu de leurs bénéfices.
      Art. 13. La suppression des corvées et de l'impôt qui en tient lieu. Art. 13. La suppression des corvées et de l'impôt qui en tient lieu.
      ...publions ce cahier d'après un manuscrit des Archives de l'Empire. . (1) Nou3 publions ce cahier d'après un manuscrit des Archives de l'Empire.
      ... les villes et villages, il soit établi des écoles où le pauvre soit admis gratuite... Que, dans les villes et villages, il soit établi des écoles où le pauvre soit admis gratuitement, et instruit dans tout ce qui lui est nécessaire pour les mœurs et l'éducat...
      ...s à fruits ou autres, suivant la nature du sol. ... Qu'il soit ordonné que, néanmoins, les routes soient accompagnées d'arbres, tous à fruits ou autres, suivant la nature du sol.
      ...lli, juge susdit, présidant l'assemblée des habitants dudit Angervilliers, cejourd'... Arrêté et paraphé ne varietur, par nous, bailli, juge susdit, présidant l'assemblée des habitants dudit Angervilliers, cejourd'hui 15 mars 1789. Signé Delanoue et Varnier.
      . La suppression des aides. . La suppression des aides.
      Art. 5. Une loi qui fixe des formalités. simples et faciles dans leu... Art. 5. Une loi qui fixe des formalités. simples et faciles dans leur exécution, pour constater lé dégât causé par le gibier, et indemniser les prop...
      ...xception* encore qu'ils appartiennent à des privilégiés, soient sujets à toutes impositions royales, sans égard à la qualité des personnes qui les feront valoir. Art. 12. Que tous les biens-fonds, immeubles réels et fictifs sans exception* encore qu'ils appartiennent à des privilégiés, soient sujets à toutes impositions royales, sans égard à la qualité des personnes qui les feront valoir.
      Art. 14. Modération des droits féodaux queper- Art. 14. Modération des droits féodaux queper-
      De doléances de la paroisse d'Annet-sur-Marne (1). De doléances de la paroisse d'Annet-sur-Marne (1).
      ...iétaires à litre singulier soient tenus de suivre les baux faits par les anciens p... Art. 2. Que les acquéreurs et nouveaux propriétaires à litre singulier soient tenus de suivre les baux faits par les anciens propriétaires, et ne puissent évincer les locataires ou fermiers, même en les ind...
      Art. 3. Que les nouveaux titulaires de bénéfices, même à collation royale, soient pareillement tenus de suivre les baux laits par leurs prédéce... Art. 3. Que les nouveaux titulaires de bénéfices, même à collation royale, soient pareillement tenus de suivre les baux laits par leurs prédécesseurs, à tel titre qu'ils leur succèdent.
      Art. 7. Une diminution dans les droits de contrôle, en sorte que le premier cent ... Art. 7. Une diminution dans les droits de contrôle, en sorte que le premier cent ne paye pas plus que le dernier.

      Cahier

      page 298
      ...tions et remontrances que les habitants de ladite paroisse d'An-net-sur-Marne prennent la liberté de faire à MM. les députés du Chàtelet de Paris, pour le fait des Etats généraux, pour qu'il leur plaise les insérer dans leurs cahiers, et de la manière qu ils le trouveront à propo... Telles sont les plaintes, observations et remontrances que les habitants de ladite paroisse d'An-net-sur-Marne prennent la liberté de faire à MM. les députés du Chàtelet de Paris, pour le fait des Etats généraux, pour qu'il leur plaise les insérer dans leurs cahiers, et de la manière qu ils le trouveront à propos.
      ...suivant la forme ordinaire, en l'église de Saint-Saturnin, paroisse d'Antony, en exécution de la lettre du Roi pour la convocation des Etats généraux, en date du 24 janvier dernier, du règlement y annexé, et de l'ordonnance de M. le prévôt de la vicomté de Paris, en date du 4 présent mois, a arrêté et signé le présent cahier de ses demandes, pour être porté par les t...
      ...le choisira en l'assemblée préliminaire de la prévôté et vicomté de Paris, indiquée pour samedi prochain, 18 du présent mois, en la grande salle de l'archevêché, à Paris.
      La Commune assemblée ce jour, jeudi, 16 avril 1789, suivant la forme ordinaire, en l'église de Saint-Saturnin, paroisse d'Antony, en exécution de la lettre du Roi pour la convocation des Etats généraux, en date du 24 janvier dernier, du règlement y annexé, et de l'ordonnance de M. le prévôt de la vicomté de Paris, en date du 4 présent mois, a arrêté et signé le présent cahier de ses demandes, pour être porté par les trois députés qu'elle choisira en l'assemblée préliminaire de la prévôté et vicomté de Paris, indiquée pour samedi prochain, 18 du présent mois, en la grande salle de l'archevêché, à Paris.
      ...ndes. Elle n'entrera pas dans le détail des motifs qui les ont déterminées, parce q...
      ...uffisamment développés dans les cahiers des bailliages ou sénéchaussées du royaume. Elle s'expliquera davantage su...
      ...ulier à son territoire; et pour établir de l'ordre dans ses demandes, elle diviser...
      ...ndre le présent cahier moins étendu, elle se bornera seulemont à former ses demandes. Elle n'entrera pas dans le détail des motifs qui les ont déterminées, parce qu'ils seront suffisamment développés dans les cahiers des bailliages ou sénéchaussées du royaume. Elle s'expliquera davantage sur ce qui est particulier à son territoire; et pour établir de l'ordre dans ses demandes, elle divisera le présent cahier en deux chapitres.
      Art. 13. Que les droits de toute espèce, perçus dans l'intérieur du royaume sur les marchandises, soient supprimés, et qu'il n'existe des douanes qu'à l'entrée du royaume seulement. Art. 13. Que les droits de toute espèce, perçus dans l'intérieur du royaume sur les marchandises, soient supprimés, et qu'il n'existe des douanes qu'à l'entrée du royaume seulement.
      Art. 15. De l'ordre dans la cherté des blés, c'est-à-dire une modification sur... Art. 15. De l'ordre dans la cherté des blés, c'est-à-dire une modification sur les prix actuels qui sont exorbitants.
      Des demandes de la commune d'Antony, élection de Paris, subdélégdtion de Choisy-le-Roi, département de Corbeil (1). Des demandes de la commune d'Antony, élection de Paris, subdélégdtion de Choisy-le-Roi, département de Corbeil (1).
      Qu'avant la séparation de chaque assemblée des Etats généraux, le jour et le lieu de sa prochaine assemblée soient indiqués ... Qu'avant la séparation de chaque assemblée des Etats généraux, le jour et le lieu de sa prochaine assemblée soient indiqués d'une manière invariable.
      ...ublions, ce cahier d'après un manuscrit des Archives de l'Empire. (1) Nous publions, ce cahier d'après un manuscrit des Archives de l'Empire.
      Art. 3. Que les droits respectifs du Roi et de la nation soient déterminés irrévocablement, et sanctionnés de manière qu'aucune loi nouvelle ne puiss... Art. 3. Que les droits respectifs du Roi et de la nation soient déterminés irrévocablement, et sanctionnés de manière qu'aucune loi nouvelle ne puisse être établie, sans avoir été consentie et proclamée par les Etats généraux, co...
      Art. 5. Que l'usage des lettres de cachet soit supprimé. Art. 5. Que l'usage des lettres de cachet soit supprimé.
      Art.9. Que les propriétés des citoyens soient assurées par une loi in...
      ... prétexte que ce soit, même pour raison de l'utilité publique, on ne puisse s'emparer des propriétés sans lé consentement des Etats généraux.
      Art.9. Que les propriétés des citoyens soient assurées par une loi inviolable, et que, sous tel prétexte que ce soit, même pour raison de l'utilité publique, on ne puisse s'emparer des propriétés sans lé consentement des Etats généraux.
      ...it profondément réfléchi sur les moyens de supprimer les aides, la gabelle, la ferme du tabac, les insinuations, contrôle, et t...
      ...stinction d'ordre, dans toute l'étendue du royaume.
      Art. 14. Qu'il soit profondément réfléchi sur les moyens de supprimer les aides, la gabelle, la ferme du tabac, les insinuations, contrôle, et tous autres impôts, pour les convertir en impositions simples, qui seront établies d'une manière uniforme, et sans distinction d'ordre, dans toute l'étendue du royaume.
      ...éraux, après avoir déterminé le montant de la dette nationale, la consolident et e...
      ...ent; et qu'ils fixent le véritable état des finances, qui sera rendu public par lu voie de l'impression.
      Art. 18. Que les Etats généraux, après avoir déterminé le montant de la dette nationale, la consolident et en assurent le payement; et qu'ils fixent le véritable état des finances, qui sera rendu public par lu voie de l'impression.
      ...les demandes qui intéressent les sujets du Roi ett général. Le premier chapitre contiendra les demandes qui intéressent les sujets du Roi ett général.
      Demandes qui intéressent les sujets du Roi en général. Demandes qui intéressent les sujets du Roi en général.
      ...tat soit au moins en nombre égal à ceux des deux autres ordres. Que le tiers-état soit au moins en nombre égal à ceux des deux autres ordres.
      Que l'assemblée des Etats généraux soit périodique tous les... Que l'assemblée des Etats généraux soit périodique tous les trois ans.
      ...tant tels qu'ils sont, par la. sanction des Etats généraux, jusqu'à ce que lesdits ... Art. 2. Que tous les impôts actuels soient supprimés et rétablis à l'instant tels qu'ils sont, par la. sanction des Etats généraux, jusqu'à ce que lesdits Etats aient arrêta une nouvelle forme d'impôt, plus convenable à la nation et pl...
      ...ssent être établis sans le consentement des Etats généraux régulièrement assemblés. Art. 10, Qu'aucun emprunt et impôt ne puissent être établis sans le consentement des Etats généraux régulièrement assemblés.
      ...t impôt cesse d'être perçu, sile retour des Etats généraux n'a pas lieu à l'époque ... Art. Que tout impôt cesse d'être perçu, sile retour des Etats généraux n'a pas lieu à l'époque indiquée par la dernière assemblée.
      ...dé à chaque province ou arrondissement, des États particuliers, qui seront organisé... Art. 15. Qu'il soit accordé à chaque province ou arrondissement, des États particuliers, qui seront organisés suivant le plan adopté par les Etats généraux.
      ...on et perception locale et individuelle des impôts, ainsi que le versement, dans le trésor national, des sommes qu'ils produiront. ... Etats particuliers soient autorisés à faire la division, subdivision, répartition et perception locale et individuelle des impôts, ainsi que le versement, dans le trésor national, des sommes qu'ils produiront.
      Art. 16. Que tous les membres du tiers-état soient déclarés habiles à po... Art. 16. Que tous les membres du tiers-état soient déclarés habiles à posséder et à remplir tous les emplois, toutes les charges et toutes les commissio...
      Art. 17. Que l'uniformité des peines soit établie pour les différents... Art. 17. Que l'uniformité des peines soit établie pour les différents ordres ; qu'il ne subsiste aucune distinction humiliante pour le tiers-état ; e...
      ...igné P.-V. Chartier; Lepreux; Conidart; de Cressac; Moret; Caron ; G. Simon: Theve... Signé P.-V. Chartier; Lepreux; Conidart; de Cressac; Moret; Caron ; G. Simon: Thevenard; Nève ; Jean-Pierre Leblond; Berthault ; Grochard; Gouilleaux; Jean-Philipp...
      ...e les Etats généraux s'occupent d'abord de la régularité, ainsi que de la forme de. leur convocation et composition. . Que les Etats généraux s'occupent d'abord de la régularité, ainsi que de la forme de. leur convocation et composition.
      Art. 4. Que la liberté individuelle de chaque citoyen soit assurée Art. 4. Que la liberté individuelle de chaque citoyen soit assurée
      Art. 12. Qu'en cas de guerre, les Etats généraux soient extra... Art. 12. Qu'en cas de guerre, les Etats généraux soient extraordinairemeut convoqués et sans délai.

      Cahier

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      ...u'il soit fait une loi pour le commerce des grains, de manière que le prix du setier de blé, mesure de Paris, qui pèse de 240 a 250 livres, ne soit pas au-dessous de 20 livres, ni au-dessus de 25. Art. 23. Qu'il soit fait une loi pour le commerce des grains, de manière que le prix du setier de blé, mesure de Paris, qui pèse de 240 a 250 livres, ne soit pas au-dessous de 20 livres, ni au-dessus de 25.
      Art, 20. Que les ministres et administrateurs soient responsables, envers le Roi et la nation, de leur conduite et de l'administration des finances qui leur aura été confiée. Art, 20. Que les ministres et administrateurs soient responsables, envers le Roi et la nation, de leur conduite et de l'administration des finances qui leur aura été confiée.
      ...t pourvu à une meilleure administration du domaine territorial du Roi, singulièrement des bois qui en dépendent ; et qu'il soit proposé aux Etats généraux de délibérer s'il n'est pas utile à Sa Majesté de vendre tous les domaines qu'elle ne fré... Art. 28. Qu'il soit pourvu à une meilleure administration du domaine territorial du Roi, singulièrement des bois qui en dépendent ; et qu'il soit proposé aux Etats généraux de délibérer s'il n'est pas utile à Sa Majesté de vendre tous les domaines qu'elle ne fréquente pas.
      ...es bénéfices soient la juste récompense des curés, vicaires et autres ecclésiastiques qui auront dignement rempli leurs fonctions du saint ministère pendantle tempsqui sera... Art. 48. Que les canonicats ou autres bénéfices soient la juste récompense des curés, vicaires et autres ecclésiastiques qui auront dignement rempli leurs fonctions du saint ministère pendantle tempsqui sera déterminé par les Etats généraux,
      ...l soit fait une plus juste distribution des biens-fonds du clergé, et que les dîmes ecclésiastique... Art. 49. Qu'il soit fait une plus juste distribution des biens-fonds du clergé, et que les dîmes ecclésiastiques et laïques soient supprimées.
      ...out ecclégiatique, s'occupaut dignement des fonctions du saceraoce, soit assuré, particulièremen... Art. 50. Que tout ecclégiatique, s'occupaut dignement des fonctions du saceraoce, soit assuré, particulièrement à l'époquede sa vieillesse, d'une existence convenable à son état.
      ... les Etats généraux fixent les dépenses de chaque département, et que, de concert avec Sa Majesté, ils assignent, pour les dépenses de sa maison, la somme nécessaire, afin qu...
      ... manière digne d'elle, soutenir l'éclat du trône, la dignité, la grandeur et l'appareil qui conviennent au plus puissant monarque de l'univers.
      Art. 19. Que les Etats généraux fixent les dépenses de chaque département, et que, de concert avec Sa Majesté, ils assignent, pour les dépenses de sa maison, la somme nécessaire, afin que Sa Majesté puisse, d'une manière digne d'elle, soutenir l'éclat du trône, la dignité, la grandeur et l'appareil qui conviennent au plus puissant monarque de l'univers.
      ...t. 21. Que le tiers-état ait la faculté de s'affranchir des servitudes particulières et seigpeu-ria... Art. 21. Que le tiers-état ait la faculté de s'affranchir des servitudes particulières et seigpeu-riales, par une juste indemnité envers les légitimes propriétaires.
      Art. 26. Qu'il soit établi des hôpitaux dans chaque district, et des bureaux de charité dans chaque paroisse. Art. 26. Qu'il soit établi des hôpitaux dans chaque district, et des bureaux de charité dans chaque paroisse.
      ...ainsi réservés pour Sa Majesté, le code des chasses soit bien adouci ; et que chaqu...
      ...son terrain quand cela lui convient, et de moissonner son champ lorsqu'il l'estimé...
      Art. 31. Que, dans les cantons ainsi réservés pour Sa Majesté, le code des chasses soit bien adouci ; et que chaque propriétaire ait la liberté d'enclore son terrain quand cela lui convient, et de moissonner son champ lorsqu'il l'estimé convenable.
      ...rt, 33. Que ceux qui voudront conserver des bêtes fauves dans les bois, les y retiennent par des palis ; et que chacun ait le droit de tuer toutes celles qui viendront sur so... Art, 33. Que ceux qui voudront conserver des bêtes fauves dans les bois, les y retiennent par des palis ; et que chacun ait le droit de tuer toutes celles qui viendront sur son domaine.
      ...il soit fait uneloi, afin que le nombre des pigeons bisets ou fuyards soit beaucoup diminué, et enfermas pendant le temps des semences et de la récolte. Art. 34. Qu'il soit fait uneloi, afin que le nombre des pigeons bisets ou fuyards soit beaucoup diminué, et enfermas pendant le temps des semences et de la récolte.
      Art. 36. Que la vénalité des offices de magistrature soit supprimée, et que ces mêmes offices ne soient conférés qu'à des hommes connus pour être de bonne vie et moeurs et d'un mérite épro... Art. 36. Que la vénalité des offices de magistrature soit supprimée, et que ces mêmes offices ne soient conférés qu'à des hommes connus pour être de bonne vie et moeurs et d'un mérite éprouvé.
      Art. 40. Que l'arrondissement de tous les tribunaux soit formé, au plus grand avantage des justiciables. Art. 40. Que l'arrondissement de tous les tribunaux soit formé, au plus grand avantage des justiciables.
      Art. 41. Que tout droit de committimus soit supprimé; que chaque c...
      ... tribunal dont il relève ; que le cours la justice ne puisse jamais être suspen...
      ...t comptables envers le Roi et la nation de l'exercice du pouvoir qui leur est confié.
      Art. 41. Que tout droit de committimus soit supprimé; que chaque citoyen soit jugé par le tribunal dont il relève ; que le cours la justice ne puisse jamais être suspendu ni arrêté; et que les magistrats soient comptables envers le Roi et la nation de l'exercice du pouvoir qui leur est confié.
      Art. 44. Que la portion congrue des curés des villes soit fixée relativement au nombre de ses paroissiens, et que celle des curés de la campagne soit de 1,200 livres au moins. Art. 44. Que la portion congrue des curés des villes soit fixée relativement au nombre de ses paroissiens, et que celle des curés de la campagne soit de 1,200 livres au moins.
      Que la rétribution des vicaires soit à la ville, soit à la campagne, soit au moins de 800 livres. Que la rétribution des vicaires soit à la ville, soit à la campagne, soit au moins de 800 livres.
      .... 51, Que les Etats généraux s'occupent des moyens pour que les archevêchés, ôvêchés et cures soient conférés à des prêtres vraiment dignes d'un ministère aussi sacré, et que toute résignation de bénéfice soit défendue. Art. 51, Que les Etats généraux s'occupent des moyens pour que les archevêchés, ôvêchés et cures soient conférés à des prêtres vraiment dignes d'un ministère aussi sacré, et que toute résignation de bénéfice soit défendue.
      Art. 52. Qu'il soit avisé aux moyens de rendre utiles les ordres religieux des deux sexes. Art. 52. Qu'il soit avisé aux moyens de rendre utiles les ordres religieux des deux sexes.
      Art. 53. Que les baux des bénéficiers et autres gens de mainmorte puissent être de douze années ; que les démissions, résignations et décès ne puissent annuler l'effet de ces baux. Art. 53. Que les baux des bénéficiers et autres gens de mainmorte puissent être de douze années ; que les démissions, résignations et décès ne puissent annuler l'effet de ces baux.
      ...e, dans chaque paroisse, il soit établi des écoles publiques. ...ône, afin que chaque citoyen connaisse ses droits, ainsi que ses devoirs ; et que, dans chaque paroisse, il soit établi des écoles publiques.
      ...es soient uniformes dans l'universalité du royaume. Art. 24. Que la coutume,les poids et les mesures soient uniformes dans l'universalité du royaume.
      ...rimées, mais qu'il soit réservé, autour des châteaux habités par Sa Majesté, un can... Art. 30. Que les capitaineries soient supprimées, mais qu'il soit réservé, autour des châteaux habités par Sa Majesté, un canton suffisamment étepdu pour ses chasses.
      ... n'ont qu'un desservant, il soit établi dés curés eu titre, dont la stabilité fonde... Art. 43. Que, dans les villages ou hameaux, qui n'ont qu'un desservant, il soit établi dés curés eu titre, dont la stabilité fonde la confiance réciproque.
      Art. 27. Qu'on s'pccupe de rétablissement, dans chaque paroisse ou cfistrict, de chirurgiens et sages-femmes expérimenté... Art. 27. Qu'on s'pccupe de rétablissement, dans chaque paroisse ou cfistrict, de chirurgiens et sages-femmes expérimentés.
      ...2. Que chaque propriétaire ait le droit de détruire le gibier qui se trouvera sur ... Art, 32. Que chaque propriétaire ait le droit de détruire le gibier qui se trouvera sur son terrain, excepté sur ceux réservés à Sa Majesté.
      ...ue paroisse, sans distinction d'ordres. De cette manière, le père infirme ou âgé, ou la veuve ne se verront plus privés de leurs enfants, dont l'absence les rédui... .... Que les miliciens ne soient plus tirés au sort, mais fournis et payés par chaque paroisse, sans distinction d'ordres. De cette manière, le père infirme ou âgé, ou la veuve ne se verront plus privés de leurs enfants, dont l'absence les réduit à la plus affreuse misère, et quelquefois au désespoir.
      ...ngtemps demandée, dans l'administration de la justice civile et criminelle, soit exécutée; et qu'il soit examiné s'il convient de laisser subsister les juridictions seig... Art. 37. Que la réforme, depuis si .longtemps demandée, dans l'administration de la justice civile et criminelle, soit exécutée; et qu'il soit examiné s'il convient de laisser subsister les juridictions seigneuriales.
      ...soient inamovibles, excepté pour le cas de forfaiture, en faisant régulièrement le... Art. 38. Que les juges royaux et seigneuriaux, si ces derniers sont conservés soient inamovibles, excepté pour le cas de forfaiture, en faisant régulièrement leur procès.
      ...t juger souverainement jusqu'à la somme de 10Q livres, et les présidiaux jusqu'à celle de 4,000 livres. Art. 39. Que les bailliages puissent juger souverainement jusqu'à la somme de 10Q livres, et les présidiaux jusqu'à celle de 4,000 livres.
      Art. 46. Que les droits d'annates, de dispenses,[ainsi que de préventions en matière bénéficiâtes, soient supprimés j et que les évêques de France accordent gratuitement toutes di... Art. 46. Que les droits d'annates, de dispenses,[ainsi que de préventions en matière bénéficiâtes, soient supprimés j et que les évêques de France accordent gratuitement toutes dispenses.
      Art. 47. Qu'il ne soit pas permis de posséder plusieurs bénéfices; et que to...
      ...lésiastiques qui en auront soient tenus de résider.
      Art. 47. Qu'il ne soit pas permis de posséder plusieurs bénéfices; et que tous les ecclésiastiques qui en auront soient tenus de résider.

      Cahier

      page 300
      . La commune d'Antony, à l'article 9 du précédent chapitre, demande que les propriétés des citoyens soient assurées par une loi inviolable. Elle est, plus que les autres communes du royaume, dans le cas d'invoquer, à ce sujet, la justice des Etats généraux, et de solliciter leur protection pour arrêter l'exécution du projet d'un canal, présenté par le sieur Defer, pour conduire à Paris les eaux des riviôresd'Yvette et de Bièvre. Ce projet, qu'on exécute présen...
      ...ise la plus décidée contre la propriété des citoyens. Si la commune d'Antony n'était pas retenue par la crainte de rendre le présent cahier trop volumineu...
      ...s utilité pour la capitale, l'exécution du susdit projet de canal. Ne pouvant donc s'étendre à ce s...
      ...priétaires intéressés à la conservation des eaux de la rivière de Bièvre, dite des Gobelins, imprimées en mars 1789, chez L. Jorry, rue de la Huchette, annexées au présent cahier, et elle se borne à donner un simple aperçu de la conduite hardie du sieur Defer, et des pertes que la paroisse va supporter, si...
      . La commune d'Antony, à l'article 9 du précédent chapitre, demande que les propriétés des citoyens soient assurées par une loi inviolable. Elle est, plus que les autres communes du royaume, dans le cas d'invoquer, à ce sujet, la justice des Etats généraux, et de solliciter leur protection pour arrêter l'exécution du projet d'un canal, présenté par le sieur Defer, pour conduire à Paris les eaux des riviôresd'Yvette et de Bièvre. Ce projet, qu'on exécute présentement, est l'entreprise la plus décidée contre la propriété des citoyens. Si la commune d'Antony n'était pas retenue par la crainte de rendre le présent cahier trop volumineux, elle exposerait tous les dommages que causera, sans utilité pour la capitale, l'exécution du susdit projet de canal. Ne pouvant donc s'étendre à ce sujet, elle se réfère aux Observations pour les propriétaires intéressés à la conservation des eaux de la rivière de Bièvre, dite des Gobelins, imprimées en mars 1789, chez L. Jorry, rue de la Huchette, annexées au présent cahier, et elle se borne à donner un simple aperçu de la conduite hardie du sieur Defer, et des pertes que la paroisse va supporter, si ledit sieur Defer n'est pas promptement arrêté dans son entreprise destructive.
      Le sieur Defer, en vertu d'un arrêt du conseil, qui a nommé M. l'intendant de Paris juge souverain des contestations à naître pour l'exécution de son projet,' a commencé, sans prévenir ...
      ...nal. Pour y parvenir, il a, à la veille des vendanges, coupé les vignes et arbres fruitiers qui se sont trouvés dans la direction de ce canal. Ensuite le sieur Defer, de son autorité, sans avoir traité avec le...
      ...est emparé, en traversant le territoire de la paroisse, d'une largeur de terrain de 84 pieds, pour ouvrir un canal de 12 à 13 pieds de largeur. La municipalité d'Antony s'est pourvue au conseil du Roi. N'ayant pu être entendue, elle s'est retirée devant'M. l'intendant de Paris, qui, pour le moment, lui a donné gain de cause. Mais, peu après, le sieur Defer a obtenu du même magistrat ce qu'il venait de lui refuser; et, en même temps, M. l'intendant a ordonné une estimation des terrains nécessaires au cours du canal. Cette estimation a été faite en avril 1788, sans entendre la plupart des propriétaires, et de la manière qui convenait audit sieur De...
      Le sieur Defer, en vertu d'un arrêt du conseil, qui a nommé M. l'intendant de Paris juge souverain des contestations à naître pour l'exécution de son projet,' a commencé, sans prévenir aucun propriétaire, par tracer son canal. Pour y parvenir, il a, à la veille des vendanges, coupé les vignes et arbres fruitiers qui se sont trouvés dans la direction de ce canal. Ensuite le sieur Defer, de son autorité, sans avoir traité avec les propriétaires, s'est emparé, en traversant le territoire de la paroisse, d'une largeur de terrain de 84 pieds, pour ouvrir un canal de 12 à 13 pieds de largeur. La municipalité d'Antony s'est pourvue au conseil du Roi. N'ayant pu être entendue, elle s'est retirée devant'M. l'intendant de Paris, qui, pour le moment, lui a donné gain de cause. Mais, peu après, le sieur Defer a obtenu du même magistrat ce qu'il venait de lui refuser; et, en même temps, M. l'intendant a ordonné une estimation des terrains nécessaires au cours du canal. Cette estimation a été faite en avril 1788, sans entendre la plupart des propriétaires, et de la manière qui convenait audit sieur Defer.
      ...rvenu à mettre le parlement dans le cas de connaître de cette entreprise destructive. Aussitôt le parlement, reconnaissant l'injustice de la conduite de Defer, a défendu, par un arrêt, la continuation des travaux du canal, et a nommé MM. les officiers de la maîtrise de Paris, pour entendre les parties opposa... Par un moyen, trop long à détailler, on est parvenu à mettre le parlement dans le cas de connaître de cette entreprise destructive. Aussitôt le parlement, reconnaissant l'injustice de la conduite de Defer, a défendu, par un arrêt, la continuation des travaux du canal, et a nommé MM. les officiers de la maîtrise de Paris, pour entendre les parties opposantes.
      MM. les officiers de la maîtrise ont fait imprimer, à la suite des observations ci-devant énoncées, leur procès-verbal qui constate l'étendue des dommages que causera à un très-grand nombre de paroisses, ainsi qu'au faubourg Saint-Marceau, l'exécution du canal. MM. les officiers de la maîtrise ont fait imprimer, à la suite des observations ci-devant énoncées, leur procès-verbal qui constate l'étendue des dommages que causera à un très-grand nombre de paroisses, ainsi qu'au faubourg Saint-Marceau, l'exécution du canal.
      4° Le canal passe dans le milieu du village d'Antony, qui est bâti sur un terrain incliné. Par l'effet des infiltrations, et après quelques jours de pluie, ou seulement un orage, la partie basse du village, où est située l'église, sera s... 4° Le canal passe dans le milieu du village d'Antony, qui est bâti sur un terrain incliné. Par l'effet des infiltrations, et après quelques jours de pluie, ou seulement un orage, la partie basse du village, où est située l'église, sera submergée et rendue inhabitable.
      reconstructions des églises paroissiales, ainsi que des presbytères, soient désormais, eo totalité, à la charge du décimateur, si les Etats généraux estim... reconstructions des églises paroissiales, ainsi que des presbytères, soient désormais, eo totalité, à la charge du décimateur, si les Etats généraux estiment devoir conserver la dîme.
      ...qui deviendront sans production à cause du voisinage des eaux. ... canal projeté traverse un immense terrain planté en vignes et arbres fruitiers qui deviendront sans production à cause du voisinage des eaux.
      5° Une grande partie du territoire, qui touche aux murs du village d'Antony, a été fouillé pour en...
      ...qui soutiennent les terres, et à causer des fondis, dont les suites fâcheuses sont ...
      5° Une grande partie du territoire, qui touche aux murs du village d'Antony, a été fouillé pour en extraire le plâtre. Le canal, étant dirigé sur ces terrains creux, les eaux, qu...
      ...ouler et se perdre dans les carrières, à détruire le ciel ainsi que les piliers qui soutiennent les terres, et à causer des fondis, dont les suites fâcheuses sont incalculables.
      ... que cela est dit ci-dessus, une partie du territoire d'Antony est fouillée pour des carrières à plâtre. Les unes sont aband... Art. 2. Ainsi que cela est dit ci-dessus, une partie du territoire d'Antony est fouillée pour des carrières à plâtre. Les unes sont abandonnées, et les autres sont en pleine exploitation.
      Art. 55. Que les bénéficiera et gens de mainmorte puissent faire des échanges plus facilement que cela n'est... Art. 55. Que les bénéficiera et gens de mainmorte puissent faire des échanges plus facilement que cela n'est praticable aujourd'hui.
      Le sieur Defer, sans avoir payé le prix des terrains qui lui étaient nécessaires, l...
      ...t culbutés. Les propriétaires, fatigués de trouver les portes de la justice fermées, inquiétés par les menaces de Defer, et craignant de voir prendre leurs terrains pour rien, ...
      ... celui d'avoir leurs héritages pour peu de chose.
      Le sieur Defer, sans avoir payé le prix des terrains qui lui étaient nécessaires, les .a fouillés et culbutés. Les propriétaires, fatigués de trouver les portes de la justice fermées, inquiétés par les menaces de Defer, et craignant de voir prendre leurs terrains pour rien, sont arrivés au but où Defer voulait les amener, c'est-à-dire à celui d'avoir leurs héritages pour peu de chose.
      Mais le sieur Defer a obtenu un arrêt de conseil qui casse celui du parlement, et l'autorise à reprendre ses travaux : ce qu'il a fait, il y a peu de jours, et ce qu'il continue avec une gr... Mais le sieur Defer a obtenu un arrêt de conseil qui casse celui du parlement, et l'autorise à reprendre ses travaux : ce qu'il a fait, il y a peu de jours, et ce qu'il continue avec une grande activité.
      ...essous au village, sur la même rivière" de Bièvre, seront supprimés par l'effet du canal projeté. ...e d'un moulin à farines, sans pouvoir y suppléer, puisque ceux au-dessus et au-dessous au village, sur la même rivière" de Bièvre, seront supprimés par l'effet du canal projeté.
      ... les piliers qui soutiennent les terres de ces carrières, sont taillés à même la masse, qui, par la raison qu'elle n'est que de plâtre, a fort peu de solidité. Souvent les carriers, pour tirer un plus grand profit de la masse qu'ils exploitent, laissent un ciel trop mince et des piliers trop faibles et trop éloignés les uns des autres. Il résulte de ce manque de précautions que les piliers des carrières étant promptement détruits, les terres éboulent, et forment, à la surface des terrains, des fondis dangereux. Le ciel, ainsi que les piliers qui soutiennent les terres de ces carrières, sont taillés à même la masse, qui, par la raison qu'elle n'est que de plâtre, a fort peu de solidité. Souvent les carriers, pour tirer un plus grand profit de la masse qu'ils exploitent, laissent un ciel trop mince et des piliers trop faibles et trop éloignés les uns des autres. Il résulte de ce manque de précautions que les piliers des carrières étant promptement détruits, les terres éboulent, et forment, à la surface des terrains, des fondis dangereux.
      ...êcher les carriers d'extraire le plâtre des terrains dont la fouille ne leur a pas ... 1° Pour empêcher les carriers d'extraire le plâtre des terrains dont la fouille ne leur a pas été concédée;
      ...les propriétaires se sont rendus auprès de Defer, qui a refusé de communiquer le procès-verbal d'estimati... En cet état, les propriétaires se sont rendus auprès de Defer, qui a refusé de communiquer le procès-verbal d'estimation, a payé ce qu'il lui a plu, et n'a rien donné à ceux qui n'ont pas voulu se r...
      2° Cette rivière de Bièvre arrose une vaste prairie, d'auta...
      ...tante que le foin qu'on y recueille est de première qualité. Si on détourne le cours de la rivière, il n'y aura plus de récolte à faire dans cette prairie.
      2° Cette rivière de Bièvre arrose une vaste prairie, d'autant plus importante que le foin qu'on y recueille est de première qualité. Si on détourne le cours de la rivière, il n'y aura plus de récolte à faire dans cette prairie.
      ...y a déjà quelques années, qu'une bouche de !ces carrières ayant écroulé par les mo... Il est même arrivé, il y a déjà quelques années, qu'une bouche de !ces carrières ayant écroulé par les motifs ci-dessus expliqués, trois hommes ont été enfermés, pendant neuf jours et s...

      Cahier

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      Art. 3. Depuis quelques années, le pavé du village d'Antony n'est plus sur l'état des entretiens au compte du Roi ; et pendant du temps, il a été sans réparations. Un particulier de la paroisse, remarquant que si on conti...
      ...er et entretenir à ses frais la portion de chemin qui conduit de la grande route à sa maison.
      Art. 3. Depuis quelques années, le pavé du village d'Antony n'est plus sur l'état des entretiens au compte du Roi ; et pendant du temps, il a été sans réparations. Un particulier de la paroisse, remarquant que si on continuait à l'abandonner, il deviendrait impraticable, a fait réparer et entretenir à ses frais la portion de chemin qui conduit de la grande route à sa maison.
      ...accidents fréquents qui arrivent au bac de Ghoisy, le retard qu'éprouvent les roul...
      ...s grandes eaux, soit par les glaces, et de procurer a toutes les paroisses voisines les moyens de pouvoir plus facilement s'approvisionner de bois, de fourrages et de toutes autres espèces de marchandises, qui sont épuisées dans leurs cantons, à cause du voisinage des villes de Versailles et Paris, font désirer aux h...
      ...tement possible un pont au lieu jlu bac de Choisy.
      Art. 5. Les accidents fréquents qui arrivent au bac de Ghoisy, le retard qu'éprouvent les rouliers et le temps qu'ils y perdent étant ruineux pour eux, la nécessité d'établir...
      ...pour le commerce qui se trouve souvent et très-longtemps interrompu, soit par les grandes eaux, soit par les glaces, et de procurer a toutes les paroisses voisines les moyens de pouvoir plus facilement s'approvisionner de bois, de fourrages et de toutes autres espèces de marchandises, qui sont épuisées dans leurs cantons, à cause du voisinage des villes de Versailles et Paris, font désirer aux habitants d'Antony qu'il soit fait le plus promptement possible un pont au lieu jlu bac de Choisy.
      Art. 6. Les droits de la voirie seigneuriale étant à la charge de la paroisse d'Antony, la commune en dem...
      ...ession; et que les permissions d'ouvrir des fenêtres, planter des bornes, etc., soient délivrées gratis, comme celles du bureau des finances.
      Art. 6. Les droits de la voirie seigneuriale étant à la charge de la paroisse d'Antony, la commune en demande la suppression; et que les permissions d'ouvrir des fenêtres, planter des bornes, etc., soient délivrées gratis, comme celles du bureau des finances.
      ...néraux sur les autres vœux et doléances des autres villes, bourgs et communautés de ce royaume, qui auront pour objet l'intérêt de l'Etat, celui de la nation, le bonheur et le soulagement du peuple. Art. 9. La commune d'Antony désire qu'il soit statué aux Etats généraux sur les autres vœux et doléances des autres villes, bourgs et communautés de ce royaume, qui auront pour objet l'intérêt de l'Etat, celui de la nation, le bonheur et le soulagement du peuple.
      ...étaires et intéressés à la conservation des eaux de la rivière de Bièvre, dite des Gobelins, contre le prétendu projet de l'Yvette, annexées au cahier contenant les demandes de la commune d'Antony, au désir de l'article 1er du chapitre second dudit cahier. Pour les propriétaires et intéressés à la conservation des eaux de la rivière de Bièvre, dite des Gobelins, contre le prétendu projet de l'Yvette, annexées au cahier contenant les demandes de la commune d'Antony, au désir de l'article 1er du chapitre second dudit cahier.
      ... ; tend au souverain et au gouvernement des pièges perfides, les enveloppe dans l'erreur du prestige et de l'illusion ; leur arrache, par ses importunités, des décisions qui, n'ayant pour objet, dans l'opinion de ceux de qui elles sont émanées, que le bonheur des citoyens, deviennent, dans la main de celui à qui elles sont confiées, des armes qui vont se tourner contre- les c... ...; ce spéculateur, disons-nous, sans respect pour le public, le trompe et l'abuse ; tend au souverain et au gouvernement des pièges perfides, les enveloppe dans l'erreur du prestige et de l'illusion ; leur arrache, par ses importunités, des décisions qui, n'ayant pour objet, dans l'opinion de ceux de qui elles sont émanées, que le bonheur des citoyens, deviennent, dans la main de celui à qui elles sont confiées, des armes qui vont se tourner contre- les citoyens et le gouvernement lui-même.
      ...monde ignore que les agents subalternés du sieur Defer, qu'il a su inspirer, ont forcé les paisibles habitants des campagnes à rentrer sous le chaume, pou...
      ...les terrains qui, tous les ans, arrosés de leurs sueurs, fournissaient à leur exis...
      Tout le monde ignore que les agents subalternés du sieur Defer, qu'il a su inspirer, ont forcé les paisibles habitants des campagnes à rentrer sous le chaume, pour leur abandonner les terrains qui, tous les ans, arrosés de leurs sueurs, fournissaient à leur existence.
      3° Pour déterminer à quelle distance des villages les carriers peuvent établir l...
      ...reux, parce qu'ils inspirent la crainte du feu.
      3° Pour déterminer à quelle distance des villages les carriers peuvent établir les fourneaux pour cuire le plâtre, dont le voisinage est incommode par la fumée, qui est insupportable dans son odeur, et dangereux, parce qu'ils inspirent la crainte du feu.
      ...ents auxquels donne lieu l'exploitation des carrières, particulièrement de celles à plâtre ; 2° Pour prévenir les accidents auxquels donne lieu l'exploitation des carrières, particulièrement de celles à plâtre ;
      La commune demande que la totalité du pavé du village d'Antony soit entretenue aux frais de tous les propriétaires de maisons. La commune demande que la totalité du pavé du village d'Antony soit entretenue aux frais de tous les propriétaires de maisons.
      ..., dans la paroisse, il y a deux maîtres de poste, dont on présume que le privilège d'exemption de tailles qui leur est accordé pèse sur le général des habitants, la commune d'Antony en deman...
      ... et que, s'il est nécessaire d'accorder des gratifications ou indemnités aux maîtres de poste, pour les aider à soutenir un ser...
      Art. 4. Attendu que, dans la paroisse, il y a deux maîtres de poste, dont on présume que le privilège d'exemption de tailles qui leur est accordé pèse sur le général des habitants, la commune d'Antony en demande la suppression ; et que, s'il est nécessaire d'accorder des gratifications ou indemnités aux maîtres de poste, pour les aider à soutenir un service dispendieux, qui est également utile au clergé, à la noblesse et au commerc...
      ... vins étant, dans la paroisse d'Antony, de la onzième pièce, elle est trop onéreus...
      ...s Etats généraux ne jugent pas à propos de la supprimer, qu'elle soit, au moins, r...
      ..., et dans la même proportion que celles des terres.
      Art. 8. La dîme sur les vins étant, dans la paroisse d'Antony, de la onzième pièce, elle est trop onéreuse aux habitants. Us demandent, si les Etats généraux ne jugent pas à propos de la supprimer, qu'elle soit, au moins, réduite à une quantité modérée, et dans la même proportion que celles des terres.
      ...e d'Antony, conformément aux intentions de Sa Majesté, a arrêté le présent cahier,...
      ...emblée; et il a été signé par tous ceux des habitants qui le savent, les autres aya...
      En conséquence, la commune d'Antony, conformément aux intentions de Sa Majesté, a arrêté le présent cahier, en la susdite assemblée; et il a été signé par tous ceux des habitants qui le savent, les autres ayant déclaré ne le savoir ;
      Tou t Paris connaît le prétendu projet de l'Yvette. Depuis longtemps, les papiers publics ne cessent de colporter, de répandre, avec une profusion sans bornes et sans mesure, des prospectus qui fondent, xsur une merveilleuse chimère, la fortune de tous ceux qu'une association inconsidér... Tou t Paris connaît le prétendu projet de l'Yvette. Depuis longtemps, les papiers publics ne cessent de colporter, de répandre, avec une profusion sans bornes et sans mesure, des prospectus qui fondent, xsur une merveilleuse chimère, la fortune de tous ceux qu'une association inconsidérée enchaînera au spéculateur hardi qui l'a enfantée.
      ...les intentions prétendues bienfaisantes de M. Defer; mais tout Paris ignore que so...
      ... n'a pour objet réel qu'une spéculation de finance, n'est plus celui de l'Yvette, dont on emprunte seulement le nom, mais bien celui de la Bièvre ; qu'il jette l'alarme et la désolation dans les campagnes, menace des villages, un faubourg entier de Paris, et trente mille de ses habitants, de leur ruine totale.
      Tout Paris connaît les intentions prétendues bienfaisantes de M. Defer; mais tout Paris ignore que son projet, qui n'a pour objet réel qu'une spéculation de finance, n'est plus celui de l'Yvette, dont on emprunte seulement le nom, mais bien celui de la Bièvre ; qu'il jette l'alarme et la désolation dans les campagnes, menace des villages, un faubourg entier de Paris, et trente mille de ses habitants, de leur ruine totale.
      ...ons a été, après avoir longtemps poussé des cris impuissants, de venir se mettre sous la protection des juges que le souverain et la loi ont chargés de leur défense. Leur seule ressource contre ces persécutions a été, après avoir longtemps poussé des cris impuissants, de venir se mettre sous la protection des juges que le souverain et la loi ont chargés de leur défense.
      ...Barié ; Beauchain ; Beunier ; Boucher ; Juin ; J. Boucher; D. Boursier ; Mauvet; Tro... Signé Barié ; Beauchain ; Beunier ; Boucher ; Juin ; J. Boucher; D. Boursier ; Mauvet; Troufillot ; Huvon ; Moré ; Bouvet ; M.-N. Chauchin ; Zinno-mon ; Gazin ; H. Gharti...
      Art. 7. Les droits de la banlieue étant également perçus sur ... Art. 7. Les droits de la banlieue étant également perçus sur ce qui y passe ou ce qui en sort, comme sur ce qui s'y consomme, la commune en d...
      (1) M. de Parcieux. (1) M. de Parcieux.

      Cahier

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      ...e. Nous le voyons se traînant aux pieds du gouvernement, pour lui surprendre l'aut...
      ...Nous le voyons, surprenant à l'autorité du conseil, après une simple vérification de toisé et nivellement, hors la présence des parties intéressées, un arrêt par lequel il a le talent de faire adopter le projet de l'Yvette, et de se faire ordonner de ne pas l'exécuter. Cette énigme s'expli...
      ...s-le dans sa marche tortueuse et obscure, mais hardie, mais vive et entreprenante. Nous le voyons se traînant aux pieds du gouvernement, pour lui surprendre l'autorisation sans laquelle il ne pourrait rien oser, et avec laquelle il osera tout. Nous le voyons, surprenant à l'autorité du conseil, après une simple vérification de toisé et nivellement, hors la présence des parties intéressées, un arrêt par lequel il a le talent de faire adopter le projet de l'Yvette, et de se faire ordonner de ne pas l'exécuter. Cette énigme s'explique aisément. Qu'il nous soit permis quelques détails avant l'explication.
      ...ntîer dans sa dissertation sur les eaux de la Seine, et M. le marqois de Gouy, dans sa lettre à M. de Corny, procureur du Roi de la ville, pour se convaincre de la mauvaise qualité des eaux des rivières d'Yvette et de Bièvre. Il faut entendre M. Parmentîer dans sa dissertation sur les eaux de la Seine, et M. le marqois de Gouy, dans sa lettre à M. de Corny, procureur du Roi de la ville, pour se convaincre de la mauvaise qualité des eaux des rivières d'Yvette et de Bièvre.
      ...comme il lût créé. Suivons-le, confié à des vérificateurs habiles, et voyons le passer à un de leurs subalternes, qui calcule avec lég...
      ...a seule imagination, et écorne les noms de tranquillité publique, de propriété, qui, avec lui, entrent à peine en ligne de compte.
      Hâtons-nous d'entrer en matière; exposons le projet comme il lût créé. Suivons-le, confié à des vérificateurs habiles, et voyons le passer à un de leurs subalternes, qui calcule avec légèreté, réduit les dépenses, aplanit les obstacles, sait vaincre les difficultés, admire, promulgue avec satisfaction les avantages sans nombre que lui présente sa seule imagination, et écorne les noms de tranquillité publique, de propriété, qui, avec lui, entrent à peine en ligne de compte.
      Son objet était de fournir à la capitale des eaux qui, partant d'un point élevé, se ... Son objet était de fournir à la capitale des eaux qui, partant d'un point élevé, se distribueraient plus facilement dans tous les endroits publics et particuliers, ...
      ...t après eux que s'est présenté le sieur De-fer de la Nouerre. S'il ne lui a pas appartenu de créer le projet, il n'a pas hésité de l'adopter. 11 s'est placé au premier rang; et de là, maîtrisant tous les éléments, a dét...
      ... avec rapidité, et abandonnés au milieu des terres, s'élancent vers la capitale, et...
      ...ner ses murs, à coopérer à la salubrité de son air .et à abreuver ses habitants.
      C'est après eux que s'est présenté le sieur De-fer de la Nouerre. S'il ne lui a pas appartenu de créer le projet, il n'a pas hésité de l'adopter. 11 s'est placé au premier rang; et de là, maîtrisant tous les éléments, a déterminé leur nouveau cours. Les montagnes s'éclipsent à ses yeux ; l'onde devient pure et limpide sous sa main (1) ; ses flots, roulant avec rapidité, et abandonnés au milieu des terres, s'élancent vers la capitale, et seront désormais destinés à baigner ses murs, à coopérer à la salubrité de son air .et à abreuver ses habitants.
      au point de persuader à l'un qu'il exécuterait tout...
      ...hait à cacher; il a aperçu cette chaîne de montagnes qui avait arrêté M. de Parcieux ; il s'est dit à lui-même : Impossible, impraticable de vaincre de pareilles difficultés sans des frais énormes! Puisque nous avons mis en avant le projet de l'Yvette, conservons précieusement son nom : servons-nous-en pour nous emparer de la Bièvre, elle est précieuse à Paris, ...
      ...aubourg entier. Nous n'aurons l'air que de l'emprunter; nous promettrons de rendre, de fournir à ce faubourg, à des intéressés qui y forment un corps, la q...
      ... nécessaire : notre promesse aura l'air de la bonne foi, parce que l'Yvette sera t...
      au point de persuader à l'un qu'il exécuterait tout ce qu'il promettait, avec une somme très-médiocre ; et à l'autre, que tout lui ...
      ... eu, pour son compte, cette intime persuasion, il a vu les obstacles qu'il cherchait à cacher; il a aperçu cette chaîne de montagnes qui avait arrêté M. de Parcieux ; il s'est dit à lui-même : Impossible, impraticable de vaincre de pareilles difficultés sans des frais énormes! Puisque nous avons mis en avant le projet de l'Yvette, conservons précieusement son nom : servons-nous-en pour nous emparer de la Bièvre, elle est précieuse à Paris, surtout dans son cours actuel; elle fait vivre, exister un faubourg entier. Nous n'aurons l'air que de l'emprunter; nous promettrons de rendre, de fournir à ce faubourg, à des intéressés qui y forment un corps, la quantité d'eau qui leur sera nécessaire : notre promesse aura l'air de la bonne foi, parce que l'Yvette sera toujours mise en avant pour être un jour jointe à la Bièvre.
      Triomphez, en passant, de la surprise que vous avez faite à la religion du gouvernement. Vos vues insidieuses ont ...
      ...enez que la phrase insérée dans l'arrêt du conseil, qui vous ordonne de mettre à fin tous les travaux de la rivière de Bièvre, avant de toucher à l'Yvette, est bien conforme à...
      ...n'était qu'une cause seconde, peu digne de votre attention, et qui devient la cause première, celle qui sera bientôt le mobile de votre projet, mettra tout en action.
      Triomphez, en passant, de la surprise que vous avez faite à la religion du gouvernement. Vos vues insidieuses ont été satisfaites. Gon venez que la phrase insérée dans l'arrêt du conseil, qui vous ordonne de mettre à fin tous les travaux de la rivière de Bièvre, avant de toucher à l'Yvette, est bien conforme à vos désirs, remplit bien vos vues, est bien prise dans votre requête, et puisée...
      ... quelque manière, à vous emparer d'abord d'une rivière qui, dans votre système, n'était qu'une cause seconde, peu digne de votre attention, et qui devient la cause première, celle qui sera bientôt le mobile de votre projet, mettra tout en action.
      ...difficultés. Il en avait été averti par des hommes qui ont toujours mérité sa confi...
      ...Aussi, le Roi a-t-il pris la précaution de vous ôter jusqu'au prétexte de recours sur lui; aussi l'arrêt vous oblige-t-il d'acquérir, de payer les propriétés avant d'y attenter...
      ... gouvernement, en adoptant votre projet, en vous autorisant, en connaissait les difficultés. Il en avait été averti par des hommes qui ont toujours mérité sa confiance : aussi est-ce à vos risques, périls et fortune qu'il vous a donné son autorisation. Aussi, le Roi a-t-il pris la précaution de vous ôter jusqu'au prétexte de recours sur lui; aussi l'arrêt vous oblige-t-il d'acquérir, de payer les propriétés avant d'y attenter. Ces clauses ne sont, sans doute, ni comminatoires ni illusoires, parce que vou...
      ...le, remplit tout votre vaste projet, et des terrains et des établisssements qui sont notre propriét... ...er en même temps une rivière qui, seule, vous occupe et vous intéresse, qui, seule, remplit tout votre vaste projet, et des terrains et des établisssements qui sont notre propriété. Si nous sommes en butte à vos coups, nous avons le même avantage sur vous, et...
      Ce fut M. de Parcieux, académicien zélé, homme d'un ...
      ...isance et la sagesse, imagina le projet de l'Yvette, calcula toutes les possibilit...
      ...ire pour la conduire au plus haut point de Paris, à l'Observatoire.
      Ce fut M. de Parcieux, académicien zélé, homme d'un mérite reconnu, qui, guidé par la bienfaisance et la sagesse, imagina le projet de l'Yvette, calcula toutes les possibilités, et, en même temps, les dépenses énormes qu'il faudrait faire pour la conduire au plus haut point de Paris, à l'Observatoire.
      Il savait très-bien que les eaux de la Seine, qu'il appréciait mieux que pe...
      ...aient préférables aux eaux marécageuses de l'Yvette et à toutes autres. Cependant,...
      ...désira procurer cet avantage à la ville de Paris. Mais les inconvénients qu'il rec...
      Il savait très-bien que les eaux de la Seine, qu'il appréciait mieux que personne, étaient préférables aux eaux marécageuses de l'Yvette et à toutes autres. Cependant, comme chacune pouvait avoir son utilité, il désira procurer cet avantage à la ville de Paris. Mais les inconvénients qu'il reconnut le déterminèrent à y renoncer.
      ... projet fut repris par MM. Perronnet et de Chezy, dont les noms et les talents sont connus de tout Paris. Ils ont vérifié avec exacti...
      ...and détail, les plans, projets et devis de M. de Parcieux. Le projet n'a pas' été exécut...
      Depuis, ce projet fut repris par MM. Perronnet et de Chezy, dont les noms et les talents sont connus de tout Paris. Ils ont vérifié avec exactitude, et dans le plus grand détail, les plans, projets et devis de M. de Parcieux. Le projet n'a pas' été exécuté.
      Funeste illusion, que tu as de charmes ; mais qu'ils sont trompeurs et...
      ...ais il n'appartient qu'à ses sectateurs de se laisser guider par elle.
      Funeste illusion, que tu as de charmes ; mais qu'ils sont trompeurs et peu durables ! Ton voile se déchire, et la seule vérité reste. Mais il n'appartient qu'à ses sectateurs de se laisser guider par elle.
      Si ce faiseur de projets s'est flatté qu'il parviendrait... Si ce faiseur de projets s'est flatté qu'il parviendrait à aveugler le gouvernement et le public,
      ...remplir vos vues ambitieuses aux dépens de qui il appartiendra. ...e est la couleur avec laquelle vous éblouissez le public. Yous ne cherchez qu'à remplir vos vues ambitieuses aux dépens de qui il appartiendra.
      Il faudrait que le bandeau de l'erreur que vous avez enfantée fût bie...
      ... clairvoyants, pour ne pas s'apercevoir de la combinaison que vous y avez mise, po...
      Il faudrait que le bandeau de l'erreur que vous avez enfantée fût bien fortement attaché, bien fixé sur les yeux les moins clairvoyants, pour ne pas s'apercevoir de la combinaison que vous y avez mise, pour faire adopter vos vues, en ayant l'air d'y être contraint.
      Vous trouvez le moyen de faire réduire à 400,000 livres le gage ...
      ...ctif qu'il vous est ordonné d'offrir et de donner à tous les propriétaires, pour sûretés, pour indemnités, pour acquisitions de leurs rivière, moulins, usines, manufac...
      Vous trouvez le moyen de faire réduire à 400,000 livres le gage ostensible et effectif qu'il vous est ordonné d'offrir et de donner à tous les propriétaires, pour sûretés, pour indemnités, pour acquisitions de leurs rivière, moulins, usines, manufactures, maisons, prés, terres et vignes, etc. Vous trouvez même le moyen d'appliq...

      Cahier

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      somme au payement des ouvriers. Vous la déposez à la ville, e...
      ...us eu retirez la plus grande partie par des ordonnances que vous sollicitez et surp...
      ... avec ce dépôt, je vous le demande, qui de vous ou des propriétaires, courent des risques, périls et fortune? Avec ce gag...
      ... l'air que d'une dérision, puisque avec 20 millions vous ne les indemniseriez pas,...
      ...out, et restent fondés, avec les termes de l'arrêt, à vous forcer à leur payer comptant la juste valeur de leur propriété, avant que vous puissiez...
      somme au payement des ouvriers. Vous la déposez à la ville, en argent, en effets; vous eu retirez la plus grande partie par des ordonnances que vous sollicitez et surprenez; vous avez l'apparence d'avoir contracté et rempli un engagement solennel. Eh bien ! avec cette somme, avec ce dépôt, je vous le demande, qui de vous ou des propriétaires, courent des risques, périls et fortune? Avec ce gage bien insuffisant, qui n'a l'air que d'une dérision, puisque avec 20 millions vous ne les indemniseriez pas, les propriétaires risquent tout, et restent fondés, avec les termes de l'arrêt, à vous forcer à leur payer comptant la juste valeur de leur propriété, avant que vous puissiez y attenter en aucune manière.
      ...té la loi que vous avez faite au milieu de Paris au milieu d'hommes éclairés; et vous y avez trouvé des actionnaires qui ont bien voulu vous confier les cordons de leur bourse, qui ont bien voulu se charger du fardeau de votre projet, se livrer entièrement à v... Telle a été la loi que vous avez faite au milieu de Paris au milieu d'hommes éclairés; et vous y avez trouvé des actionnaires qui ont bien voulu vous confier les cordons de leur bourse, qui ont bien voulu se charger du fardeau de votre projet, se livrer entièrement à vous, qui, en administrateur habile, saurez faire un emploi
      ... Vous ou vos agents avez eu l'indécence de faire payer des amendes aux misérables laboureurs qui, en cultivant leurs champs, ont eu le malheur de déranger votre tracé. Ces exactions, vo...
      ...ndamné à la restitution, par ordonnance du commissaire départi, et que vous avez r...
      Vous avez été plus loin. Vous ou vos agents avez eu l'indécence de faire payer des amendes aux misérables laboureurs qui, en cultivant leurs champs, ont eu le malheur de déranger votre tracé. Ces exactions, vous ne les révoquerez pas en doute, puisque vous avez été condamné à la restitution, par ordonnance du commissaire départi, et que vous avez restitué.
      ... en février 1787 que vous étiez'en état de faire arriver aux aqueducs d'Arcueil plusieurs pouces des eaux de l'Yvette. Pour donner à votre expérienc...
      ...l'éclat qu'elle méritait, vous obtîntes du commissaire de Sa Majesté qu'il en serait témoin.
      Vous annonçâtes pompeusement en février 1787 que vous étiez'en état de faire arriver aux aqueducs d'Arcueil plusieurs pouces des eaux de l'Yvette. Pour donner à votre expérience toute l'authenticité et l'éclat qu'elle méritait, vous obtîntes du commissaire de Sa Majesté qu'il en serait témoin.
      Il s'y rendit avec des personnes de l'art. 11 s'y trouva beaucoup de monde : une paroisse entière (celle du Bourg-la-Reine, qui ne voyait pas ce jeu-là de sang-froid). Vous fîtes votre expérienc... Il s'y rendit avec des personnes de l'art. 11 s'y trouva beaucoup de monde : une paroisse entière (celle du Bourg-la-Reine, qui ne voyait pas ce jeu-là de sang-froid). Vous fîtes votre expérience. Elle réussit parfaitement. Mais quels moyens aviez-vous mis en usage ?
      ...s-rapproché d'Arcueil. C'est au-dessous de Fon-tenay-aux-Roses et de Sceaux qu'il établit le grand théâtre de son expérience. Le chemin de communication de ces deux villages forme une chaussée au milieu de laquelle se trouve un pont. 11 lui suffit de le faire barrer pendant quelques jours,...
      ...n étang, avec les eaux qui s'écoulaient de la fontaine des Moulins. 11 en priva, pendant ce temps, le village du Bourg-la-Reine, qui n'a d'autres eaux pour ses besoins que celles de cette fontaine.
      Par ce moyen, le sieur Defer se trouva très-rapproché d'Arcueil. C'est au-dessous de Fon-tenay-aux-Roses et de Sceaux qu'il établit le grand théâtre de son expérience. Le chemin de communication de ces deux villages forme une chaussée au milieu de laquelle se trouve un pont. 11 lui suffit de le faire barrer pendant quelques jours, pour former au-dessus un étang, avec les eaux qui s'écoulaient de la fontaine des Moulins. 11 en priva, pendant ce temps, le village du Bourg-la-Reine, qui n'a d'autres eaux pour ses besoins que celles de cette fontaine.
      ...avec lui, vous avez consenti un contrat de vente de votre canal, de ses eaux et de ses terrains et francs bords : à qui? à des actionnaires, en faveur desquels vous avez bien voulu créer des actions, à qui vous avez cédé et transp...
      ...dés que sur les propriétés d'autrui ; à des actionnaires, sur la bonhomie desquels ...
      ...rtée par nombre d'amateurs inconsidérés de la nouveauté.
      ...aisément leurs propriétés; vous vous êtes rendu chez votre notaire; et là, seul avec lui, vous avez consenti un contrat de vente de votre canal, de ses eaux et de ses terrains et francs bords : à qui? à des actionnaires, en faveur desquels vous avez bien voulu créer des actions, à qui vous avez cédé et transporté tous et chacun vos droits, qui, jusque-là, n'étaient fondés que sur les propriétés d'autrui ; à des actionnaires, sur la bonhomie desquels vous avez compté d'avance, à qui vous avez demandé une somme déterminée, qui, il est vrai, vous a été apportée par nombre d'amateurs inconsidérés de la nouveauté.
      ...là ce qui vous était permis par l'arrêt du conseil? Qui vous autorisait à vous ass...
      ...nt interprétés et commentés, les termes de cet arrêt! Vous avez été bien généreux ...
      ...st vrai, qu'en la grosse, en parchemin, de l'arrêt. Vous ne vous êtes réservé aucun intérêt de propriétaire dans l'affaire; vous avez ...
      Poursuivons. Est-ce là ce qui vous était permis par l'arrêt du conseil? Qui vous autorisait à vous associer telles personnes, à faire tels traités et conventions- particulières que vous jugeriez convenables? Gomme vous les avez adroitement interprétés et commentés, les termes de cet arrêt! Vous avez été bien généreux envers vos actionnaires ; vous leur avez abandonné tous vos droits sans réserve, qui ne consistaient, il est vrai, qu'en la grosse, en parchemin, de l'arrêt. Vous ne vous êtes réservé aucun intérêt de propriétaire dans l'affaire; vous avez laissé tous les bénéfices, risques, périls et fortune aux actionnaires, et à l'a...
      ...é et établi seul administrateur général de l'affaire, dépositaire, distributeur et dispensateur des fonds; vous vous êtes fixé des appointements, des droits, des retenues, etc. (1); enfin, en votre nou...
      ...vous vous êtes donné, attribué le droit de tout faire par vous-même, sans l'autorisation de qui que ce soit.
      ...eux comme s'ils étaient présents, acceptants et consentants. Vous vous êtes nommé et établi seul administrateur général de l'affaire, dépositaire, distributeur et dispensateur des fonds; vous vous êtes fixé des appointements, des droits, des retenues, etc. (1); enfin, en votre nouvelle qualité, vous vous êtes donné, attribué le droit de tout faire par vous-même, sans l'autorisation de qui que ce soit.
      Le tracé de votre canal est votre premier ouvrage. ...
      ...oltes en maturité, les vignes couvertes de raisins, les arbres chargés de leurs fruits, vous faites ouvrir un sentier sur une étendue de plus de cinq lieues de pays, qui détruit tout, qui alarme just...
      ...ntendre; il porte ses plaintes aux yeux du commissaire que le conseil vous a donné...
      Le tracé de votre canal est votre premier ouvrage. A travers les récoltes en maturité, les vignes couvertes de raisins, les arbres chargés de leurs fruits, vous faites ouvrir un sentier sur une étendue de plus de cinq lieues de pays, qui détruit tout, qui alarme justement le cultivateur. Ses cris impuissants n'arrêtent pas votre fougue. Il les fait entendre; il porte ses plaintes aux yeux du commissaire que le conseil vous a donné pour juge. 11 fait constater que vous avez tout saccagé. Vous êtes sans doute r...
      ... genre agréable. 11 vous parut saillant de faire une expérience qui annonçât au Parisien, avide de jouissances, que vous n'aviez qu'à vouloir pour lui faire arriver des eaux. Ce premier essai vous détermina, sans doute, à en faire un autre dans un genre agréable. 11 vous parut saillant de faire une expérience qui annonçât au Parisien, avide de jouissances, que vous n'aviez qu'à vouloir pour lui faire arriver des eaux.
      Les eaux de l'Yvette, qui jouaient le premier rôle, ne firent que prêter leur nom. Les eaux de la Bièvre même ne furent point empruntées. Ce furent celles d'une de ses sources affluentes, de la fontaine des Moulins, qu'on employa. Les eaux de l'Yvette, qui jouaient le premier rôle, ne firent que prêter leur nom. Les eaux de la Bièvre même ne furent point empruntées. Ce furent celles d'une de ses sources affluentes, de la fontaine des Moulins, qu'on employa.
      ... où va se développer votre vaste projet de finance), que propriétaire imaginaire d...
      ...it accorder, pour votre canal, 84 pieds de largeur dans toute son étendue, vous avez fait semblant de croire que c'était une propriété réelle...
      Ils le sont d'autant mieux (c'est ici où va se développer votre vaste projet de finance), que propriétaire imaginaire d'un territoire immense, par cette seule raison que vous vous étiez fait accorder, pour votre canal, 84 pieds de largeur dans toute son étendue, vous avez fait semblant de croire que c'était une propriété réelle et aussi effective dans votre main que si vous aviez acheté et payé.
      (1) Voir, à l'appui de ces faits, toutes les feuilles publique... (1) Voir, à l'appui de ces faits, toutes les feuilles publiques dans lesquelles le sieur Defer en a rendulecompte le plus exact, et très-souve...
      de leurs fonds, dans lequel vous ne serez ... de leurs fonds, dans lequel vous ne serez pas oublié.
  • Tome 5 : 1789 – États généraux. Suite des cahiers des sénéchaussées et baillages [Paris (hors les murs) (suite) - Toulon] 1 résultat
    • Paris hors les murs (suite.)

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      Paris hors les murs (suite.)

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      ...que plusieurs exemples, notamment celui du Danemark, ayant prouvé que la majeure p...
      ... comme la nôtre, librement élus et avec des pouvoirs illimités, puissent méconnaîtr...
      ... vérités, qu’ils lui fissent contracter des obligations révoltantes et qui, d’aille...
      ...erait à un seul ou à plusieurs le droit de tuer ou même de disposer à leur gré de toutes les propriétés.
      Quoique plusieurs exemples, notamment celui du Danemark, ayant prouvé que la majeure partie d’une assemblée qui représente un peuple peut oublier ses droits les plus sacrés, nous ne supposerons pas que les députés d’une nation comme la nôtre, librement élus et avec des pouvoirs illimités, puissent méconnaître ou mépriser tellement les grandes vérités, qu’ils lui fissent contracter des obligations révoltantes et qui, d’ailleurs, deviendraient nulles par la réclamation universelle, qu’ils sanctionnassent, par exemple, une loi qui donnerait à un seul ou à plusieurs le droit de tuer ou même de disposer à leur gré de toutes les propriétés.
      Mais dès qu’un intérêt, quoique majeur et général, s’écarte de l’évidence, il peut faire naître une gr...
      ...inions, et la justice voulant que celle du plus grand nombre l’emporte, il est nécessaire d’établir le meilleur moyen de la constater et d’en assurer la prépondérance. En est-il un plus certain que des pouvoirs spéciaux donnés séparément par un grand nombre de communautés dans l’universalité du royaume que l’intrigue et la corruption...
      Mais dès qu’un intérêt, quoique majeur et général, s’écarte de l’évidence, il peut faire naître une grande diversité d’opinions, et la justice voulant que celle du plus grand nombre l’emporte, il est nécessaire d’établir le meilleur moyen de la constater et d’en assurer la prépondérance. En est-il un plus certain que des pouvoirs spéciaux donnés séparément par un grand nombre de communautés dans l’universalité du royaume que l’intrigue et la corruption ne peuvent pas embrasser?
      ...are au point d’assimiler l’inconvénient des pouvoirs limités à celui du vœu des diètes de Pologne. On oublie que, pour l’établiss...
      ...a nation polonaise exige l’universalité des suffrages, tandis qu’on reconnaît en Fr...
      ...la vérité, doit s’ensuivre l’obligation de voter pour ou contre tel avis, ils ne p...
      ...her qu’on ne puisse délibérer , prendre des décisions, sanctionner des lois, surtout que ces lois soient exécu...
      ...testations qu’on ne pourra se dispenser de faire et de recevoir, loin de rien arrêter, n’auront que la très-utile conséquence de rappeler dans des sièles plus éclairés une vérité inconnu...
      On s’égare au point d’assimiler l’inconvénient des pouvoirs limités à celui du vœu des diètes de Pologne. On oublie que, pour l’établissement ou l’abrogation d’une loi, la nation polonaise exige l’universalité des suffrages, tandis qu’on reconnaît en France qu’une pluralité plus ou moins grande doit suffire ; que, quels que soient les pouvoirs desquels, à la vérité, doit s’ensuivre l’obligation de voter pour ou contre tel avis, ils ne peuvent pas empêcher qu’on ne puisse délibérer , prendre des décisions, sanctionner des lois, surtout que ces lois soient exécutoires pour tous, et que les protestations qu’on ne pourra se dispenser de faire et de recevoir, loin de rien arrêter, n’auront que la très-utile conséquence de rappeler dans des sièles plus éclairés une vérité inconnue dans le temps actuel.
      On ajoute : Dès que vous limitez les pouvoirs des députés, vous frappez les Etats d’inert...
      ...e pourraient y employer les adversaires du bien public; je conserve la plus entièr...
      On ajoute : Dès que vous limitez les pouvoirs des députés, vous frappez les Etats d’inertie. Je frappe d’inertie les cabales et tous les moyens que pourraient y employer les adversaires du bien public; je conserve la plus entière influencé à son plus grand protecteur ; l’intention générale et les Etats pour...
      Des plaintes et doléances des habitants de la paroisse de Passy-lès-Paris (1). Des plaintes et doléances des habitants de la paroisse de Passy-lès-Paris (1).
      ...ux procurations, à faire disparaître ou du moins à affaiblir dans les représentants de la nation l’influence de la volonté propre pour porter la volont... tout doit tendre, a dit un excellent écrivain, qui cependant s’oppose aux procurations, à faire disparaître ou du moins à affaiblir dans les représentants de la nation l’influence de la volonté propre pour porter la volonté générale au plus haut degré d’énergie.
      ...arde les députés comme restant toujours des agents particuliers de chaque district qui les commet, et form...
      ...re chacun d’eux comme les représentants des citoyens collectivement pris, il est incontestable que le but de leur mission est (1) Nous publions ce cahier d’après un manuscrit des Archives de l’Empire.
      Qu’on regarde les députés comme restant toujours des agents particuliers de chaque district qui les commet, et formant seulement, parce qu’ils sont rassemblés, les Etats généraux; ou qu’une fois réunis on considère chacun d’eux comme les représentants des citoyens collectivement pris, il est incontestable que le but de leur mission est (1) Nous publions ce cahier d’après un manuscrit des Archives de l’Empire.
      de remplir rigoureusement les intentions de la nation entière, s’il est possible, ou du moins de sa majeure partie, et les seuls ]DOuvoi... de remplir rigoureusement les intentions de la nation entière, s’il est possible, ou du moins de sa majeure partie, et les seuls ]DOuvoirs spéciaux peuvent rendre les intentions invariablement authentiques.
      ...ves, a-t-on dit. Gomment la procuration de tout un bailliage avilirait-elle lorsqu...
      ...eut l’être plus pour celui dont le zèle du bien public n’est souillé d’aucun amouç-propre, que de recevoir sur les objets les plus importants les pouvoirs, même limités, d’une partie de ses concitoyens qui lui témoignent en m...
      Mais c’est avilir les députés et les rendre esclaves, a-t-on dit. Gomment la procuration de tout un bailliage avilirait-elle lorsque celle d’un particulier est souvent honorable? Et qui peut l’être plus pour celui dont le zèle du bien public n’est souillé d’aucun amouç-propre, que de recevoir sur les objets les plus importants les pouvoirs, même limités, d’une partie de ses concitoyens qui lui témoignent en même temps sur d’autres objets une confiance sans bornes?
      ...gent, pour en éclaircir les articles, à des discussions qui lès allongent nécessair... Ce cahier étant composé d’éléments qui obligent, pour en éclaircir les articles, à des discussions qui lès allongent nécessairement, ils seront refondus à rassemblée générale dans d’autres, probablement plu...
      ...nt nuls pour leurs plus grands intérêts dès qu’ils les (lont confiés, ceux-ci, à do... ...pour votre honneur que trente mille, que vingt-quatre millions d’hommes deviennent nuls pour leurs plus grands intérêts dès qu’ils les (lont confiés, ceux-ci, à douze cents, les premiers à un seul?
      Il semble raisonnable de diviser en deux parties les cahiers des... Il semble raisonnable de diviser en deux parties les cahiers destinés aux députés électeurs qui doivent se rendre à l’assemblée générale.

      Paris hors les murs (suite.)

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      Ce n’est pas aux Etats, au sien de qui se réuniront tant d’intentions et de moyens de corrompre et de séduire, que les opinions'doivent se fixer; elles n’y seraient que le produit des passions : c’est dans le cabinet des sages, c’est au milieu des sociétés pures et paisibles distribuées dans toute l’étendue du royaume, c’est là qu’elles seront, pour la majeure partie, celui du sentiment réfléchi du bien public ; si l’on ne veut pas s’exp...
      ...dront par la suite les actes antérieurs des Etats généraux eux-mêmes, et munir les députés qui doivent en sentir le besoin de l’arme invincible des pouvoirs spéciaux.
      Ce n’est pas aux Etats, au sien de qui se réuniront tant d’intentions et de moyens de corrompre et de séduire, que les opinions'doivent se fixer; elles n’y seraient que le produit des passions : c’est dans le cabinet des sages, c’est au milieu des sociétés pures et paisibles distribuées dans toute l’étendue du royaume, c’est là qu’elles seront, pour la majeure partie, celui du sentiment réfléchi du bien public ; si l’on ne veut pas s’exposer aux plus grands dangers, il faut n’admettre que celles qu’auront arrêtées d...
      ...ditations, les entretiens, les débats et les écrits précédents, auxquels se joindront par la suite les actes antérieurs des Etats généraux eux-mêmes, et munir les députés qui doivent en sentir le besoin de l’arme invincible des pouvoirs spéciaux.
      Si le Roi ne tient son pouvoir que du consentement de la nation, à plus forte raison la noble...
      ... ne tiennent-ils leurs prérogatives que du consentement de cette même nation, qui n’a pu les leur ...
      ...doit les leur conserver que dans la vue des avantages qui peuvent en résulter pour ...
      Si le Roi ne tient son pouvoir que du consentement de la nation, à plus forte raison la noblesse et le clergé ne tiennent-ils leurs prérogatives que du consentement de cette même nation, qui n’a pu les leur accorder et ne doit les leur conserver que dans la vue des avantages qui peuvent en résulter pour elle.
      Il existe donc une nation distincte du souverain, de la noblesse et du clergé; la noblesse et le clergé ne font partie de cette nation que comme citoyens, c’est ...
      ...er comme les autres dans la composition des Etats généraux, où sans doute ils ont le droit de défendre leurs propres intérêts, de rappeler les motifs qui les ont fait ac...
      Il existe donc une nation distincte du souverain, de la noblesse et du clergé; la noblesse et le clergé ne font partie de cette nation que comme citoyens, c’est en cette qualité qu’ils ont le droit d’entrer comme les autres dans la composition des Etats généraux, où sans doute ils ont le droit de défendre leurs propres intérêts, de rappeler les motifs qui les ont fait accorder et d’en demander le maintien.
      Mais les députés du tiers-état librement élus, n’étant purement' et simplement que des citoyens, ne peuvent pas avoir d’autres intérêts que ceux de la nation, et conséquemment leur nombre et la manière de délibérer doivent être tels, qu’ils ne ... Mais les députés du tiers-état librement élus, n’étant purement' et simplement que des citoyens, ne peuvent pas avoir d’autres intérêts que ceux de la nation, et conséquemment leur nombre et la manière de délibérer doivent être tels, qu’ils ne puissent jamais perdre la prépondérance aux Etats généraux.
      Il est donc nécessaire que le nombre de leurs députés soit au moins égal à celui des deux au-tre^ ensemble ; qu’ils en soien...
      ...es comptés par tête; autrement l’esprit de corps éteindra l’amour du bien public.
      Il est donc nécessaire que le nombre de leurs députés soit au moins égal à celui des deux au-tre^ ensemble ; qu’ils en soient absolument indépendants ; que les délibérations soient faites en commun' par les trois ordres et les suffrages comptés par tête; autrement l’esprit de corps éteindra l’amour du bien public.
      L’étendue de la France, sa population, ses mœurs, so...
      ...ient d'elle une autorité déterminée par des lois qu’elle a faites ou consenties et qui lui donnent toutes les branches du pouvoir exécutif qu’elle ne peut pas espérer elle-même, ou qu’il lui est plus utile de conférer au souverain, et parmi les loi...
      L’étendue de la France, sa population, ses mœurs, son opinion et ses affections même nécessitent une monarchie, c’est-à-dire un gouvernement composé d’une nation et d’un Roi qui tient d'elle une autorité déterminée par des lois qu’elle a faites ou consenties et qui lui donnent toutes les branches du pouvoir exécutif qu’elle ne peut pas espérer elle-même, ou qu’il lui est plus utile de conférer au souverain, et parmi les lois, les Français doivent regarder comme fondamentales les suivantes :
      A l’égard des matières qui, quoique générales et d’un...
      ...tues et jugées, et celles qui n’ont que des rapports locaux, il faut se contenter d...
      ... pouvoirs, Re-commandons-leur seulement de ne pas oublier que l’objet de toute convention sociale est nécessairement de procurer le plus grand bonheur possible...
      A l’égard des matières qui, quoique générales et d’une très-grande importance, n’ont cependant pas encore été susceptibles d’être parfaitement débattues et jugées, et celles qui n’ont que des rapports locaux, il faut se contenter d’instructions, d’exceptions, et donner sur le reste confiance entière aux député...
      ...putés et aux commettants, aucun motif ne peut exciter la méfiance et limiter les pouvoirs, Re-commandons-leur seulement de ne pas oublier que l’objet de toute convention sociale est nécessairement de procurer le plus grand bonheur possible à tous ceux qu'elle réunit.
      Il est avant tout nécessaire de s’occuper des moyens de tirer la nation de la situation pénible où l’a réduite le désordre actuel, et de lui procurer l’inestimable bonheur d’un... Il est avant tout nécessaire de s’occuper des moyens de tirer la nation de la situation pénible où l’a réduite le désordre actuel, et de lui procurer l’inestimable bonheur d’une sage constitution.
      . La succession de la couronne telle quelle a eu lieu invariablement à l’égard de la race capétienne, au moins depuis Philippe de Valois, et qui nous à si souvent garantis des guerres intestines que la seule incertitude de cette succession a tant de fois allumées chez les nations voisines... . La succession de la couronne telle quelle a eu lieu invariablement à l’égard de la race capétienne, au moins depuis Philippe de Valois, et qui nous à si souvent garantis des guerres intestines que la seule incertitude de cette succession a tant de fois allumées chez les nations voisines.
      ...Tout servage personnel ne pouvant avoir de titre légitime en France, il doit être aboli, même quand il y serait utile, mais avec des précautions assez sages pour ne pas nui... Art. 2. Tout servage personnel ne pouvant avoir de titre légitime en France, il doit être aboli, même quand il y serait utile, mais avec des précautions assez sages pour ne pas nuire à ceux mêmes que l’on affranchira.
      ...ion générale et nécessiter la pluralité des voix pour elle, ne doivent regarder que des objets généraux et majeurs sur lesquels... Mais ces pouvoirs, qui peuvent seuls constater l’opinion générale et nécessiter la pluralité des voix pour elle, ne doivent regarder que des objets généraux et majeurs sur lesquels elle a pu se décider.
      ...usion qu’il serait peut-être impossible de détruire ! ...n entière n’oubliera certainement pas, que l’exposer aux inconvénients d’une illusion qu’il serait peut-être impossible de détruire !
      ...néreux pour établir lui-même les droits de la nation, il l’appelle à son secours, ... ...ve évidemment qu’il veut sincèrement notre bien ; il a été assez juste, assez généreux pour établir lui-même les droits de la nation, il l’appelle à son secours, il réclame ses lumières et son affection; montrons-lui qu’il a bien présumé d’el...
      ...dans la nation; tous les autres émanent de son consentement, et comme elle ne peut...
      ...ion la plus équitable sont dépositaires de ce pouvoir, sous les conditions et rest...
      Tout pouvoir réside essentiellement et primor-dialement dans la nation; tous les autres émanent de son consentement, et comme elle ne peut pas s’assembler en totalité, ses députés librement élus en nombre suffisant et dans la proportion la plus équitable sont dépositaires de ce pouvoir, sous les conditions et restrictions imposées par leurs commettants.
      Art. 3. L’assemblée de lanation à époques fixes et dans les circonstances qui l’exigent, doit résulter de la seule constitution, et les prochains...
      ...oques qui ne doivent pas être éloignées de plus de trois années, et toutes les formes et c...
      Art. 3. L’assemblée de lanation à époques fixes et dans les circonstances qui l’exigent, doit résulter de la seule constitution, et les prochains Etats généraux établiront d’une manière indélébile les circonstances et les époques qui ne doivent pas être éloignées de plus de trois années, et toutes les formes et conditions à observer pour opérer ladite assemblée, en déterminer le lieu et la d...
      Art. 4. Toute loi, toute abrogation de lois, doivent être proposées par le Roi...
      ...s Etats généraux et ne peuvent recevoir de sanction que par leur consentement.
      Art. 4. Toute loi, toute abrogation de lois, doivent être proposées par le Roi ou par les Etats généraux et ne peuvent recevoir de sanction que par leur consentement.

      Paris hors les murs (suite.)

      page 3
      ...Les mineurs ne doivent être capables ni de voter ni de recevoir des procurations, et à plus forte raison ne...
      ... députés; mais s’ils sont propriétaires de fiefs, ils peuvent donner une seule procuration à un majeur. On a incroyablement abusé du silence des règlements sur cet objet. Des mineurs ont reçu des procurations pour voter ; même il y en a eu d’élus comme députés, de sorte que, jugés incapables par la loi de gérer eux-même leurs affaires personnelles, on a prétendu qu’ils pouvaient être chargés du plus grand, du plus important des intérêts, du salut national, et vingt personnages âgés de quinze ans, sortant du collège pour le jour des élections, pouvaient, d’après ce princi...
      ...lement leurs procurations, être maîtres des élections et mettre le Roi et la France...
      Art. 13. Les mineurs ne doivent être capables ni de voter ni de recevoir des procurations, et à plus forte raison ne peuvent-ils être choisis comme électeurs ou comme députés; mais s’ils sont propriétaires de fiefs, ils peuvent donner une seule procuration à un majeur. On a incroyablement abusé du silence des règlements sur cet objet. Des mineurs ont reçu des procurations pour voter ; même il y en a eu d’élus comme députés, de sorte que, jugés incapables par la loi de gérer eux-même leurs affaires personnelles, on a prétendu qu’ils pouvaient être chargés du plus grand, du plus important des intérêts, du salut national, et vingt personnages âgés de quinze ans, sortant du collège pour le jour des élections, pouvaient, d’après ce principe, se donner mutuellement leurs procurations, être maîtres des élections et mettre le Roi et la France entière sous leur tutelle.
      ... ne peut être fait sans le consentement des Etats ; ils en doivent déterminer et en surveiller l’emploi comme celui des subsides, assigner et hypothéquer le gage deses intérêts et de son remboursement, qui doit être fait e... Art. 7. Aucun emprunt direct ou indirect ne peut être fait sans le consentement des Etats ; ils en doivent déterminer et en surveiller l’emploi comme celui des subsides, assigner et hypothéquer le gage deses intérêts et de son remboursement, qui doit être fait en termes très-courts, parce que la génération actuelle n’a pas droit d’engager l...
      ...les rétablir sur-le-champ pour le temps de la tenue des Etats en leur nom et sous la dénomination des subsides. Art. 8. 11 faut annuler tous les impôts actuels et les rétablir sur-le-champ pour le temps de la tenue des Etats en leur nom et sous la dénomination des subsides.
      Art. 9. La liberté individuelle des citoyens est inviolable, et dans le cas...
      ...ivent être seulement soumis au jugement de leurs juges naturels; mais pour ôter toute excuse et tout prétexte aux partisans de l’autorité arbitraire et conserver autant qu’il est possible le très-faible avantage de l’absurde préjugé par lequel ils préten...
      Art. 9. La liberté individuelle des citoyens est inviolable, et dans le cas d’une accusation ils doivent être seulement soumis au jugement de leurs juges naturels; mais pour ôter toute excuse et tout prétexte aux partisans de l’autorité arbitraire et conserver autant qu’il est possible le très-faible avantage de l’absurde préjugé par lequel ils prétendaient que tous les membres d’une famille se surveillaient, et qui donnait naiss...
      ... libre ; mais comme il en peut résulter des délits graves, tout imprimé doit porter le nom de l’imprimeur, qui sera caution de l’auteur soit pour le représenter dans le cas de satisfaction personnelle, soit pour les... Art. 10. La presse doit être libre ; mais comme il en peut résulter des délits graves, tout imprimé doit porter le nom de l’imprimeur, qui sera caution de l’auteur soit pour le représenter dans le cas de satisfaction personnelle, soit pour les réparations civiles.
      Art. 14. Les ordres du clergé et de la noblesse consentiront vraisemblablem... Art. 14. Les ordres du clergé et de la noblesse consentiront vraisemblablement d’abord, comme ils ont fait par tout le royaume, à contribuer sans aucune di...
      ...oirs et sur toutes choses, ne s’occuper des autres que lorsque ceux-ci seront invariablement déterminés. A l’égard de ceux qui vont suivre, nous nous bornerons à des iustructions, nous confiant aux lumières et à la conscience de ceux qui seront chargés de nos intérêts, persuades qu’ils les défe... Les députés doivent, sur ces objets, se renfermer exactement dans leurs pouvoirs et sur toutes choses, ne s’occuper des autres que lorsque ceux-ci seront invariablement déterminés. A l’égard de ceux qui vont suivre, nous nous bornerons à des iustructions, nous confiant aux lumières et à la conscience de ceux qui seront chargés de nos intérêts, persuades qu’ils les défendront comme nous le ferions nous-mêmes ; mais nous les désavouons ici par rappo...
      ... les pensions n’ont pas été contractées du consentement de la nation, elle a le droit d’en faire un examen rigoureux et de les consolider, réduire ou supprimer su...
      ...rouvera justes, forcées ou illégitimes, de les assujettir, comme toutes les autres...
      ...rritorial, à une retenue dont il serait de toute injustice qu’elles fussent exemptes, de fixer leur remboursement au denier vingt de l’intérêt actuel ou même au-dessous, car l’avantage de n’avoir pas éprouvé de retenue rendrait très-équitable pour celles qui n’ont pas supporté de réduction de l’établir au-dessous.
      Art. 2. Gomme les dettes parmi lesquelles on doit ranger les pensions n’ont pas été contractées du consentement de la nation, elle a le droit d’en faire un examen rigoureux et de les consolider, réduire ou supprimer suivant qu’elle les trouvera justes, forcées ou illégitimes, de les assujettir, comme toutes les autres rentes, proportionnellement à l’impôt territorial, à une retenue dont il serait de toute injustice qu’elles fussent exemptes, de fixer leur remboursement au denier vingt de l’intérêt actuel ou même au-dessous, car l’avantage de n’avoir pas éprouvé de retenue rendrait très-équitable pour celles qui n’ont pas supporté de réduction de l’établir au-dessous.
      Art. 11. Il est nécessaire d’établir des Etats provinciaux avec des arrondissements commodes, une organisation moins compliquée que celle des assemblées provinciales et celles subor... Art. 11. Il est nécessaire d’établir des Etats provinciaux avec des arrondissements commodes, une organisation moins compliquée que celle des assemblées provinciales et celles subordonnées actuelles avec un pouvoir coactif que ces assemblées n’ont pas, et qui l...
      ...mander au souverain la situation exacte des finances et la vérifier sur les pièces ... . Les Etats généraux doivent demander au souverain la situation exacte des finances et la vérifier sur les pièces justificatives.
      Art. 6. Son emploi et la conduite de ceux qui en auront été chargés doivent ... Art. 6. Son emploi et la conduite de ceux qui en auront été chargés doivent à cet égard être vérifiés par les Etats généraux, qui, s’il y a malversation, fe...
      ...qui devaient les surveiller ont négligé de le faire, auquel cas eux, mais eux seul... le, à moins qu’on ne trouvât au procès une preuve évidente que ceux qui devaient les surveiller ont négligé de le faire, auquel cas eux, mais eux seuls, seraient entachés, et que les confiscations fussent abolies.
      Art. 12. Un citoyen, de quelque ordre qu’il soit et quelques po...
      ...’une seule procuration comme possesseur de fier.
      Art. 12. Un citoyen, de quelque ordre qu’il soit et quelques possessions qu’il ait, ne doit avoir qu’une voix et un seul lieu pour les différen...
      ...s relatives aux Etats généraux, et s’il ne peut pas voter lui-même, ne donner qu’une seule procuration comme possesseur de fier.
      De les remercier avec politesse mais comme... De les remercier avec politesse mais comme d’une chose due, et s’ils prétendent l’accorder comme uue faveur, leur faire se...
      De les prier de s’expliquer clairement sur les honneurs...
      ...ncommoder personne, il faut y consentir de bon cœur et sansbalancer;
      De les prier de s’expliquer clairement sur les honneurs, droits, privilèges, distinctions et prérogatives qu’ils se réservent ; s’ils n...
      ...’ils ne les réclament que pour l’ordre, et que les objets ne pouvant grever et incommoder personne, il faut y consentir de bon cœur et sansbalancer;
      De demander décisivement que le mérite , d...
      ... qu’il se trouve, soit admis aux places de la magistrature, ecclésiastiques et mil...
      ...spositions sans lesquelles il n’y a pas de sûreté publique, et que, pour les délits de même espèce, tout Français, de quelque état qu’il soit, subisse les mêmes peines ; les privilégiés en méritent même de plus sévères, puisqu’ils ajoutent à leurs délits le crime de l’ingratitude.
      De demander décisivement que le mérite , dans quelque ordre qu’il se trouve, soit admis aux places de la magistrature, ecclésiastiques et militaires, dispositions sans lesquelles il n’y a pas de sûreté publique, et que, pour les délits de même espèce, tout Français, de quelque état qu’il soit, subisse les mêmes peines ; les privilégiés en méritent même de plus sévères, puisqu’ils ajoutent à leurs délits le crime de l’ingratitude.

      Paris hors les murs (suite.)

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      ... les plus fâcheuses pour la tranquillié des citoyens, les mœurs, l’agriculture, l’industrie et le commerce ; il paraît de nécessité urgente d’adopter un plan qui fasse espérer de les supprimer successivement, et avant tout, ceux des gabelles, des aides, des traites, du contrôle, droits domaniaux, franc-tief et du tabac, les plus désastreux de tous, pour en ôter l’incertitude et l’a...
      ...és sur un môme objet sous une multitude de dénominations différentes, doivent être refondus en un seul, et que le tarif exprimé de la manière la plus distincte et la plus...
      ...le perçoivent à la première réquisition des payants, ou même sans qu’ils le demande...
      ...ôts indirects, dont la perception est pénible et vexatoire, ont les conséquences les plus fâcheuses pour la tranquillié des citoyens, les mœurs, l’agriculture, l’industrie et le commerce ; il paraît de nécessité urgente d’adopter un plan qui fasse espérer de les supprimer successivement, et avant tout, ceux des gabelles, des aides, des traites, du contrôle, droits domaniaux, franc-tief et du tabac, les plus désastreux de tous, pour en ôter l’incertitude et l’arbitraire; ceux qui sont multipliés sur un môme objet sous une multitude de dénominations différentes, doivent être refondus en un seul, et que le tarif exprimé de la manière la plus distincte et la plus précise reçoive la plus grande publication. Qu’il soit imprimé en gros caractèr...
      ...ndroits, surtout dans les lieux où on l’exige, et toujours produit par ceux qui le perçoivent à la première réquisition des payants, ou même sans qu’ils le demandent.
      ...ble aux autres ; et s'il était possible de parvenir à la libération des dettes, on croit qu’il suffirait, avec ...
      ... nouveau plus efficace qui dispenserait dés autres et qui semble devoir rencontrer d’autant moins de considération, qu’il dériverait naturellement du motif qui nécessite la contribution ; sa principale destination est de subvenir aux dépenses nécessaires pour procurer à chacun la sûreté de sa personne et de ses propriétés : il serait donc juste de ne pas donner au moins la dernière à celui qui refuse de payer sa quote-part, et qu’il ne pût êt...
      ...éfendeur qu’en produisant une quittance de ses impositions extraite de leurs rôles émargés avec la date, porta...
      ...échues trois mois avant le commencement du procès ont été acquittées avant qu’il f...
      Art. 7. L’impôt territorial paraît à tous égards préférable aux autres ; et s'il était possible de parvenir à la libération des dettes, on croit qu’il suffirait, avec quelques autres sur les villes, à toutes les dépenses, et sa perception serait très-facile en ajoutant aux mesures établies pour l’obtenir un moyen nouveau plus efficace qui dispenserait dés autres et qui semble devoir rencontrer d’autant moins de considération, qu’il dériverait naturellement du motif qui nécessite la contribution ; sa principale destination est de subvenir aux dépenses nécessaires pour procurer à chacun la sûreté de sa personne et de ses propriétés : il serait donc juste de ne pas donner au moins la dernière à celui qui refuse de payer sa quote-part, et qu’il ne pût être admis dans aucun tribunal comme demandeur ou comme défendeur qu’en produisant une quittance de ses impositions extraite de leurs rôles émargés avec la date, portant que celles échues trois mois avant le commencement du procès ont été acquittées avant qu’il fût entamé.
      Art. 11. L’abus des capitaineries, et en général des chasses, la multitude du gibier qui dévore les productions et éc... Art. 11. L’abus des capitaineries, et en général des chasses, la multitude du gibier qui dévore les productions et écrase l’agriculture, demandent la plus prompte et la plus entière réforme.
      ...ns, à l’administration et à lîexécution des lois , etc., il faut donner des bornes étroites à celles qui ne sont qu...
      ...primer en entier celles qui ne sont que de pur agrément et de luxe.
      tant au dehors qu’au dedans, à l’administration et à lîexécution des lois , etc., il faut donner des bornes étroites à celles qui ne sont qu’utiles et supprimer en entier celles qui ne sont que de pur agrément et de luxe.
      ...ar ce travail préliminaire, les charges de l’Etat seront abolies, il faudra bien y subvenir par des subsides également supportés par tous l... Art. 4. Lorsque, par ce travail préliminaire, les charges de l’Etat seront abolies, il faudra bien y subvenir par des subsides également supportés par tous les citoyens et pourvoira ce qu’ils soient:
      ...ique et les mœurs ; il serait difficile de trouver uu moyen plus efficace de faire des voleurs et des assassins, surtout de ceux à qui notre sûreté intérieure et p... ...que -volontaires, sont peut-être l’invention la plus funeste pour la sûreté publique et les mœurs ; il serait difficile de trouver uu moyen plus efficace de faire des voleurs et des assassins, surtout de ceux à qui notre sûreté intérieure et personnelle est principalement confiée.
      Art. 8. L’aliénation des domaines peut être consentie par la nation et utilement employée à la liquidation des dettes ; l’Etat sera plus que dédommagé par l’amélioration de leur culture et les finances obtiendron...
      ...n secours beaucoup plus grand que celui de leur revenu direct.
      Art. 8. L’aliénation des domaines peut être consentie par la nation et utilement employée à la liquidation des dettes ; l’Etat sera plus que dédommagé par l’amélioration de leur culture et les finances obtiendront par les seuls impôts qu’ils produiront un secours beaucoup plus grand que celui de leur revenu direct.
      Mais, à cet égard, il est de la plus grande importance d’observer que la disproportion trop grande des fortunes est le plus grand mal des sociétés, qu’il n’en est même peut-être...
      ...ar conséquent, on ne doit jamais perdre de vue que toute disposition qui tend à la...
      ...funeste, et que l’assimilation parfaite des biens domaniaux ou de ceux de mainmorte aux autres propriétés entraînerait leur accumulation, la dépopulation des campagnes et la ruine de l’agriculture.
      Mais, à cet égard, il est de la plus grande importance d’observer que la disproportion trop grande des fortunes est le plus grand mal des sociétés, qu’il n’en est même peut-être aucun qui n’en dérive ; que, par conséquent, on ne doit jamais perdre de vue que toute disposition qui tend à la produire est funeste, et que l’assimilation parfaite des biens domaniaux ou de ceux de mainmorte aux autres propriétés entraînerait leur accumulation, la dépopulation des campagnes et la ruine de l’agriculture.
      ...ats voisins l’ont fait, notamment celui de Hanovre, pour la distribution des communes et terres incultes, une règle ...
      ...oit avec d’autres propriétés foncières, des portions de domaines aliénés et en même temps leur ...
      ...e règle consiste à diviser par portions de 200, 100, 60, 30 ou 15 arpents, les boi...
      ...e produit n’est pas très-considérable ; de 8, 4 et même même 2 arpents les prés, v...
      ..., si les Etats généraux jugent à propos de rendre leurs biens libres; plusieurs au...
      Il'serait donc à désirer qu’on établît, comme plusieurs Etats voisins l’ont fait, notamment celui de Hanovre, pour la distribution des communes et terres incultes, une règle qui rendît impossible la réunion, soit entre elles, soit avec d’autres propriétés foncières, des portions de domaines aliénés et en même temps leur subdivision, qui, trop étendue, est sans doute aussi un mal, mais moins fâcheux, à la vérité, que le premier; cette règle consiste à diviser par portions de 200, 100, 60, 30 ou 15 arpents, les bois et terres labourables dont le produit n’est pas très-considérable ; de 8, 4 et même même 2 arpents les prés, vignes et terrains susceptibles d’une culture potagère, qui, à égale superficie, ...
      ... mêmes conditions. Cette observation a la même importance pour les mainmortables, si les Etats généraux jugent à propos de rendre leurs biens libres; plusieurs autres moyens peuvent, sans doute, conduire au même but.
      ...les traitements faits par l’Etat ou par des particuliers, pour des établissements ou des hommes publics, fussent stipulés ou appréciés en mesure bien désignée d une espèce de denrée dont le prix forme presque toujours la base principale de celui de toutes les autres, le blé, par exemple;...
      ...e royaume ou dans chaque arrondissement des Etats provinciaux, réglerait ce ue chac...
      ...oir, en laissant, ’aïlleurs, la liberté de faire le payement ou de l’exiger en nature à une époque fixée p...
      ... grande approximation à ['invariabilité des traitements, et l’avantage pour ['administration de n’être que très-rarement obligée de s’occuper d’une réforme laborieuse, qu’il est d’une injustice criante de ne pas faire, et qui rencontre toujours...
      Art. 10. 11 serait à désirer que les traitements faits par l’Etat ou par des particuliers, pour des établissements ou des hommes publics, fussent stipulés ou appréciés en mesure bien désignée d une espèce de denrée dont le prix forme presque toujours la base principale de celui de toutes les autres, le blé, par exemple; son prix moyen, publié par tout le royaume ou dans chaque arrondissement des Etats provinciaux, réglerait ce ue chacun doit payer et recevoir, en laissant, ’aïlleurs, la liberté de faire le payement ou de l’exiger en nature à une époque fixée par la loi; on aurait aussi la plus grande approximation à ['invariabilité des traitements, et l’avantage pour ['administration de n’être que très-rarement obligée de s’occuper d’une réforme laborieuse, qu’il est d’une injustice criante de ne pas faire, et qui rencontre toujours les plus grandes difficultés.
      ...leurs conséquences, soit par la manière de les percevoir ; 2° Les moins onéreux possibles, soit par leurs conséquences, soit par la manière de les percevoir ;

      Paris hors les murs (suite.)

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      ...vrait, encore, l’emploi plus avantageux du temps, des lumières et du travail d’une multitude d’individus qui ne vivent que du chaos de nos lois, et que le plus grand nombre des citovens ayant une parfaite connaissance de la législation, le gouvernement pourrait être au moins en grande partie déchargé du devoir onéreux et pénible de procurer la justice aux peuples, et lai...
      ...bles le soin avantageux et satisfaisant de choisir eux-mêmes leurs juges, et même le moyen de réduire la nécessité de leur existence à ses justes bornes, san...
      ...t pour un temps pendant lequel, maîtres de donner leur démission, ils ne seraient ...
      ...mêmes conditions et pour Je même espace de temps, à l’expiration duquel ils ne pou...
      ...en observant, pour conserver l’habitude des affaires dans les tribunaux, de ne pas les changer en total autant qu’i...
      Il s’ensuivrait, encore, l’emploi plus avantageux du temps, des lumières et du travail d’une multitude d’individus qui ne vivent que du chaos de nos lois, et que le plus grand nombre des citovens ayant une parfaite connaissance de la législation, le gouvernement pourrait être au moins en grande partie déchargé du devoir onéreux et pénible de procurer la justice aux peuples, et laisser aux justiciables le soin avantageux et satisfaisant de choisir eux-mêmes leurs juges, et même le moyen de réduire la nécessité de leur existence à ses justes bornes, sans nuire à leur indépendance, à leur considération, à leur capacité en les élisant pour un temps pendant lequel, maîtres de donner leur démission, ils ne seraient destituables que pour forfaiture jugée, après lequel ils seraient susceptibles d’être continués pour les mêmes conditions et pour Je même espace de temps, à l’expiration duquel ils ne pourraient être réélus qu’après l’intervalle d’une troisième époque, en observant, pour conserver l’habitude des affaires dans les tribunaux, de ne pas les changer en total autant qu’il sera possible, mais par partie, comme tiers, etc.
      ...ble les dîmes et champarts, destructifs de toutes les améliorations dans l’agricul...
      ...nner à ceux qu’elles grèvent la faculté de les rembourser ? Il en résulterait, pou...
      ...t les vassaux, la paix et la délivrance du tourment dispendieux et perpétuel des papiers terriers, dont les faiseurs ser...
      ...’écrieront, sans doute, les possesseurs de fiefs, vous voulez donc détruire les ju...
      ...endez donc la justice, vous en disposez de manière qu’elle s’exerce principalement...
      ...te, répondra-t-on, je cherche avec soin des hommes intègres et instruits, je les établis juges, je leur recommande de décider sans partialité, même contre mo...
      ... amplement et sans difficulté les frais de procédures et de juridiction qui sont à ma charge.-T- Ah...
      ...me privez au moins, enm’ôtantles moyens de contribuera l’ordre, d’une des jouissances les plus flatteuses pour un...
      ...emblables, considérez que la généralité des seigneurs de terres ne vous ressemblent et ne vous r...
      1° Liquider d’une manière équitable les dîmes et champarts, destructifs de toutes les améliorations dans l’agriculture, les banalités, le péage et toutes les redevances et entraves féodales, et donner à ceux qu’elles grèvent la faculté de les rembourser ? Il en résulterait, pour les seigneurs qui placeraient les remboursements, l’augmentation d’un revenu plus facile à recueillir pour eux; pour les censitaires et les vassaux, la paix et la délivrance du tourment dispendieux et perpétuel des papiers terriers, dont les faiseurs seraient seuls à plaindre. Mais, s’écrieront, sans doute, les possesseurs de fiefs, vous voulez donc détruire les justices seigneuriales ; elles ont à la vérité beaucoup d’abus, mais une justice e...
      ...s principes les plus élémentaires ; vous est-elle utile, cette propriété? Vous vendez donc la justice, vous en disposez de manière qu’elle s’exerce principalement en votre faveur? Qu’elle abomination ! Non, sans doute, répondra-t-on, je cherche avec soin des hommes intègres et instruits, je les établis juges, je leur recommande de décider sans partialité, même contre moi, et je paye amplement et sans difficulté les frais de procédures et de juridiction qui sont à ma charge.-T- Ah ! vous prononcez le mot, Injustice n’est pas une propriété, mais une charge, un...
      ... a qui vous la devez. — Mais c’est un droit. — Non, c’est un devoir.—Enfin vous me privez au moins, enm’ôtantles moyens de contribuera l’ordre, d’une des jouissances les plus flatteuses pour une âme bienfaisante. — Ah! j’entends ce langage et vous concevez ma réponse ; si vous aimez véritablement vos semblables, considérez que la généralité des seigneurs de terres ne vous ressemblent et ne vous ressembleront jamais, et que votre vertu
      ...l procurât à tout citoyen les facilités de connaître ses devoirs et ses droits, les moyens de se défendre lui-même et d’éviter des frais presque toujours plus ruineux que la perte de ses prétentions, et dont il pourrait fa... ..., renfermé dans un ouvrage clair et précis,^ et par conséquent peu volumineux, il procurât à tout citoyen les facilités de connaître ses devoirs et ses droits, les moyens de se défendre lui-même et d’éviter des frais presque toujours plus ruineux que la perte de ses prétentions, et dont il pourrait faire une application plus utile pour la patrie.
      4° Fixer un degré de parenté, passé lequel on n’aurait plus ...
      ...es pour en emplover le prix au payement des dettes ou à la diminution de l’impôt ;
      4° Fixer un degré de parenté, passé lequel on n’aurait plus la facilité d’hériter; vendre alors les successions vacantes pour en emplover le prix au payement des dettes ou à la diminution de l’impôt ;
      ...s et l’orfévrerie; la seule conséquence des autres est de hausser les prix, d’éteindre l’industrie et de gêner le commerce; ...les les citoyens ne peuvent pas se garantir d’être trompés, comme les médicaments et l’orfévrerie; la seule conséquence des autres est de hausser les prix, d’éteindre l’industrie et de gêner le commerce;
      ...andonner les vœux à la seule conscience de ceux qui les ont faits, et conséquemmen...
      ...égislation, qui ne les reconnaîtra pas, du soin d’en ordonner et d’en surveiller l...
      9° Abandonner les vœux à la seule conscience de ceux qui les ont faits, et conséquemment décharger la législation, qui ne les reconnaîtra pas, du soin d’en ordonner et d’en surveiller l’exécution.
      ...bornées à une seule tête et fondées sur des motifs dont la justice et la réalité fu... 3° Régler que les substitutions fussent bornées à une seule tête et fondées sur des motifs dont la justice et la réalité fussent susceptibles d’être jugées;
      ...ndements anéantiraient les trois quarts des procès, et peut-être faudrait-il joindre l’abolition des testaments. Ces seuls amendements anéantiraient les trois quarts des procès, et peut-être faudrait-il joindre l’abolition des testaments.
      ...élève jusqu’à sacrifier la satisfaction de fairQ vous-même le bien à celle de lui donner une base plus solide ; s’élève jusqu’à sacrifier la satisfaction de fairQ vous-même le bien à celle de lui donner une base plus solide ;
      . 2° Etablir l’égalité de partage entre les héritiers d’un degré ... . 2° Etablir l’égalité de partage entre les héritiers d’un degré pareil, excepté pour les propriétés indivisibles qui doivent passer en entier à ...
      Tout homme, chargé de la défense de sa patrie, doit toujours avoir devant les yeux que sa qualité de citoyen est la première ; en conséquence, il doit faire serment de servir sa nation avant toutes choses,de ne jamais agir dans l’intérieur de l’Etat contre ses compatriotes, que pou...
      ...ces. Qu’il se souvienne qu’il ne dépend de l’administration que parce que la natio...
      Tout homme, chargé de la défense de sa patrie, doit toujours avoir devant les yeux que sa qualité de citoyen est la première ; en conséquence, il doit faire serment de servir sa nation avant toutes choses,de ne jamais agir dans l’intérieur de l’Etat contre ses compatriotes, que pour empêcher les violences. Qu’il se souvienne qu’il ne dépend de l’administration que parce que la nation le veut, et qu’elle ne le commande que pour l’ordre, sans lequel on ne peut ri...

      Paris hors les murs (suite.)

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      des père, mère, tuteurs ou maris, mais que,...
      ...té remplie, ils sont effectivement hors de la puissance des parents ou du mari.
      des père, mère, tuteurs ou maris, mais que, cette formalité remplie, ils sont effectivement hors de la puissance des parents ou du mari.
      La mauvaise foi de la seconde raison, encore plus futile, ...
      ...utant que les bourgeois, et l’existence des villes ne peut, sous aucun prétexte, exiger le sacrifice de celle des campagnes. Celles-ci même mériteraient peut-être la préférence, car la vie de ceux qui font vivre est plus précieuse que celle des gens, qui ne font que vivre. Les aliments consommés par cent hommes de Vaugirard, n’en nourriraient pas davantage à Paris ; et pourquoi faut-il que la faim des premiers ne puisse être apaisée, que lo...
      ... Enfin, il est au moins aussi important de ne pas laisser sortir de Paris la volaille et le poisson, par exemple, que de les y faire entrer ; on ne devrait au m...
      ...ec un soin si touchant, ont eu le temps de se pourvoir ; et cependant, on va là librement, dès la pointe du jour, avant même qu’ils soient éveillés...
      La mauvaise foi de la seconde raison, encore plus futile, est plus maladroitement masquée; les paysans sont autant que les bourgeois, et l’existence des villes ne peut, sous aucun prétexte, exiger le sacrifice de celle des campagnes. Celles-ci même mériteraient peut-être la préférence, car la vie de ceux qui font vivre est plus précieuse que celle des gens, qui ne font que vivre. Les aliments consommés par cent hommes de Vaugirard, n’en nourriraient pas davantage à Paris ; et pourquoi faut-il que la faim des premiers ne puisse être apaisée, que lorsque les derniers sont rassasiés? et pourquoicette prohibition ne regarde-t-ell...
      ...payent entrée, tandis que ceux qui n’en doivent pas se débitent sans opposition? Enfin, il est au moins aussi important de ne pas laisser sortir de Paris la volaille et le poisson, par exemple, que de les y faire entrer ; on ne devrait au moins pouvoir le faire qu’à l’heure où tous les habitants qu’on protège avec un soin si touchant, ont eu le temps de se pourvoir ; et cependant, on va là librement, dès la pointe du jour, avant même qu’ils soient éveillés, enlever ces denrées dans leur marché, pour les emporter dans la campagne.
      Art. 5. Que les députés du tiers aux Etals doivent être au moins égaux en nombre à la totalité de ceux des premiers ordres ; que les délibérations... Art. 5. Que les députés du tiers aux Etals doivent être au moins égaux en nombre à la totalité de ceux des premiers ordres ; que les délibérations doivent y être faites en commun et les suffrages comptés par tête.
      A l’égard des instructions sur ce qui nous regarde le plus particulièrement, vous vous contenterez de recommander à ceux qui seront le plus immédiatement chargés de nos intérêts, d’a-iouter à la multitude des vexations indirectes que la savante ind...
      ...nnées, dont les Etats ne manqueront pas de demander la proscription, celles que, sous le prétexte de l’approvisionnement des grandes villes, l’avidité financière ex...
      ...i les avoisinent, et notamment sur ceux des environs de Paris.
      A l’égard des instructions sur ce qui nous regarde le plus particulièrement, vous vous contenterez de recommander à ceux qui seront le plus immédiatement chargés de nos intérêts, d’a-iouter à la multitude des vexations indirectes que la savante industrie fiscale a perfectionnées, dont les Etats ne manqueront pas de demander la proscription, celles que, sous le prétexte de l’approvisionnement des grandes villes, l’avidité financière exerce sur les villages qui les avoisinent, et notamment sur ceux des environs de Paris.
      ... même la liberté d’y débiter la plupart des vivres de première nécessité, parce que, dit-on, ...
      ...ntôt la famine, s’il était ainsi permis de les arrêter au passage.
      ...ent les marchés publics y sont interdits, mais les marchands ambulants n’ont pas même la liberté d’y débiter la plupart des vivres de première nécessité, parce que, dit-on, le débit et les marchés faciliteraient les dépôts destinés à la contrebande, et que, d’ailleurs, les denrées étant certainement apportées pour Paris, on y causerait bientôt la famine, s’il était ainsi permis de les arrêter au passage.
      ...peut pas se soutenir. Paris est entouré de murs et de bâtiments, pour lesquels il ne fallait pas dépenser tant de millions, s’ils ne suffisent pas pour le garantir des contrebandiers, qui, certainement, emploieraient des moyens plus sûrs, plus cachés et plus économiques pour former par un commerce de la première main, des magasins dont les gros achats qu’ils feraient dans des marchés sans cesse fréquentés par les commis des barrières, pour leur propre compte, ind... Le premier motif ne peut pas se soutenir. Paris est entouré de murs et de bâtiments, pour lesquels il ne fallait pas dépenser tant de millions, s’ils ne suffisent pas pour le garantir des contrebandiers, qui, certainement, emploieraient des moyens plus sûrs, plus cachés et plus économiques pour former par un commerce de la première main, des magasins dont les gros achats qu’ils feraient dans des marchés sans cesse fréquentés par les commis des barrières, pour leur propre compte, indiqueraient bientôt la destination.
      Comme l’habitude de souffrir et la multitude des maux peuvent bien en faire oublier une partie, nous vous recommandons de ne pas laisser ignorer un si grand abus...
      ...rrez en dénoncer une multitude d’autres de même nature ou même plus criants, comme tous les droits perçus dans labanlieue de Paris, notamment ceux connus sous la dénomination de droits réservés, contre le principe inc...
      ...ts sujets à la taille, que les villages de cette banlieue payent ; il existe, dit-on, des lois qui les appuient ; quelles lois, g...
      ...is odieux quiconque en osera solliciter de pareilles !
      Comme l’habitude de souffrir et la multitude des maux peuvent bien en faire oublier une partie, nous vous recommandons de ne pas laisser ignorer un si grand abus, à la suite duquel vous pourrez en dénoncer une multitude d’autres de même nature ou même plus criants, comme tous les droits perçus dans labanlieue de Paris, notamment ceux connus sous la dénomination de droits réservés, contre le principe incontestable qu’ils ne sont pas dus par les habitants sujets à la taille, que les villages de cette banlieue payent ; il existe, dit-on, des lois qui les appuient ; quelles lois, grand Dieu ! et qu’elles prouvent bien que l’audace et la cupidité savent tout obtenir ! Puissent les Etats généraux nous en procurer qui rendent à jamais odieux quiconque en osera solliciter de pareilles !
      Il résulte de tout ce que nous venons d’exposer qu’il faut donner des pouvoirs spéciaux, et dont les députés ...
      ... l’opinion générale a pu se décider, et des instructions, tant sur les objets impor...
      Il résulte de tout ce que nous venons d’exposer qu’il faut donner des pouvoirs spéciaux, et dont les députés ne pourront pas s’écarter sans être désavoués , sur les objets généraux et majeurs à l’égard desquels l’opinion générale a pu se décider, et des instructions, tant sur les objets importants sur lesquels elle n’est pas fixée encore, que sur les intérêts locaux.
      ...les rétablir sur-le-champ pour le temps de la tenue des Etats, en leur nom, sous la désignation de subsides, et déclarer que,‘par la suite...
      ...yés par tous les citoyens, à proportion de leurs biens.
      Art. 11. Annuler tous les impôts actuels et les rétablir sur-le-champ pour le temps de la tenue des Etats, en leur nom, sous la désignation de subsides, et déclarer que,‘par la suite, ils seront indistinctement payés par tous les citoyens, à proportion de leurs biens.
      ...le manœuvre sont d’ajouter à l’énormité des impôts que payent les malheureux la charge plus écrasante encore des entrées. 11 est donc évident que les véritables motifs d’une pareille manœuvre sont d’ajouter à l’énormité des impôts que payent les malheureux la charge plus écrasante encore des entrées.
      RÉSUMÉ DES POUVOIRS SPÉCIAUX. RÉSUMÉ DES POUVOIRS SPÉCIAUX.
      ...on ne doit les leur conserver qu’en vue des avantages qu’elle en peut tirer. ...s intérêts en en rappelant les motifs et en demander le maintien, et que la nation ne doit les leur conserver qu’en vue des avantages qu’elle en peut tirer.
      ...Roi, tenant d’elle un pouvoir réglé par des lois faites ou consenties par elle. ... la France exige une monarchie, ou un gouvernement composé d’une nation et d’un Roi, tenant d’elle un pouvoir réglé par des lois faites ou consenties par elle.
      Art. 12. La liberté individuelle des citoyens ; qu’ils ne puissent être arrê... Art. 12. La liberté individuelle des citoyens ; qu’ils ne puissent être arrêtés sans être dans les vingt-quatre heures livrés à leurs juges naturels; les fa...
      ...ner au Roi tous les sentiments d’amour, de respect et de reconnaissance dont la nation est pénét... Art. 2. Témoigner au Roi tous les sentiments d’amour, de respect et de reconnaissance dont la nation est pénétrée pour lui.
      ...lle qu’elle est établie depuis Philippe de Valois, déclarée invariable. Art. 7. La succession à la couronne, telle qu’elle est établie depuis Philippe de Valois, déclarée invariable.
      Art. 8. Abolition de tout servage avec les précautions nécessaires pour le bonheur de ceux qu’on affranchira. Art. 8. Abolition de tout servage avec les précautions nécessaires pour le bonheur de ceux qu’on affranchira.
      Art. 9. L’assemblée de la nation à époques fixes de trois années, au plus, et dans les circ...
      ...ieu et pour une durée : qu’elle résulte de la seule constitution, sans qu’il soit besoin de convocation; la rapprocher davantage et...
      ... moyen est nécessaire pour se dispenser de lois provisoires.
      Art. 9. L’assemblée de la nation à époques fixes de trois années, au plus, et dans les circonstances nécessaires, déterminée dans un lieu et pour une durée : qu’elle résulte de la seule constitution, sans qu’il soit besoin de convocation; la rapprocher davantage et la rendre même permanente, si ce moyen est nécessaire pour se dispenser de lois provisoires.
      Art. 10. Toute loi ou abrogation de lois, tout subside, sa quotité, sa natu...
      ... Etats généraux, et ne peuvent recevoir de sanction que par leur consentement.
      Art. 10. Toute loi ou abrogation de lois, tout subside, sa quotité, sa nature, sa répartition et son emploi, tout emprunt, son usage et son remboursement à époques fixes doivent être proposés par le Roi ou par les Etats généraux, et ne peuvent recevoir de sanction que par leur consentement.

      Paris hors les murs (suite.)

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      ...rtune ; la vertu, c’est-à-dire le désir du bien-être des autres, est le plus grand et le plus néces saire moyen de parvenir au sien ; le salut du peuple doit donc être constamment votre...
      ... forts ; si vous y parvenez, hâtez-vous de faire le bien ; si les méchants dominen...
      ...rien ne vous fasse consentir à la ruine de vos concitoyens.
      ...sistiblement toutcequ’il croit le conduire au bonheur et lui faire éviter l’infortune ; la vertu, c’est-à-dire le désir du bien-être des autres, est le plus grand et le plus néces saire moyen de parvenir au sien ; le salut du peuple doit donc être constamment votre suprême loi, les bons sont ceux qui suivent cette maxime, les méchants ceux qui...
      ...sent, d’ailleurs, en force et intelligence ; ne négligez rien pour être les plus forts ; si vous y parvenez, hâtez-vous de faire le bien ; si les méchants dominent, soyez prudents, résistez et temporisez, mais que rien ne vous fasse consentir à la ruine de vos concitoyens.
      Art. 3. Règlement des dépenses jusque dans les détails, celles pour le Roi convenables à la dignité du trône, celles utiles réglées, inutiles ... Art. 3. Règlement des dépenses jusque dans les détails, celles pour le Roi convenables à la dignité du trône, celles utiles réglées, inutiles supprimées.
      Art. 10. Extinction des capitaineries, et règlement rigoureux contre l’abus des chasses et la multiplication du gibier. Art. 10. Extinction des capitaineries, et règlement rigoureux contre l’abus des chasses et la multiplication du gibier.
      Art. 17. Nulle exclusion de mérite personnel, dans quelque ordre qu’il soit, des places ecclésiastiques, militaires et de robe. Art. 17. Nulle exclusion de mérite personnel, dans quelque ordre qu’il soit, des places ecclésiastiques, militaires et de robe.
      ...éfendeur, qu’en produisant la quittance de l’impôt territorial datée sur l’émargement du rôle, trois mois avant le commencement du procès. Art. 5. N’être admis en justice comme demandeur ou défendeur, qu’en produisant la quittance de l’impôt territorial datée sur l’émargement du rôle, trois mois avant le commencement du procès.
      Art. 11. Réforme de la justice qui produira entière liberté...
      ...t et précis renfermant toutes les lois, de manière que chacun, le connaissant, puisse se défendre lui-même, et tout homme de bon sens devenir juge par le droit des justiciables et avec des conditions, qui, sans nuire à leur indé...
      Art. 11. Réforme de la justice qui produira entière liberté personnelle, sûreté pour l’innocence, danger pour le crime ; code court et précis renfermant toutes les lois, de manière que chacun, le connaissant, puisse se défendre lui-même, et tout homme de bon sens devenir juge par le droit des justiciables et avec des conditions, qui, sans nuire à leur indépendance, à leur considération et à leur capacité, les nécessitât et leur donnât...
      Art. 14. Egalité de partage entre les héritiers du même degré. Art. 14. Egalité de partage entre les héritiers du même degré.
      Art. 23. Que l’excès de la dépravation des mœurs soit réprimée. Art. 23. Que l’excès de la dépravation des mœurs soit réprimée.
      Art. 24. Que la vie des habitants des campagnes étant aussi sacrée que celle des bourgeois, ceux qui veulent vendre des denrées aux premiers le puissent librem...
      ...inent les grandes villes, sous prétexte de pourvoir à leur approvisionnent.
      Art. 24. Que la vie des habitants des campagnes étant aussi sacrée que celle des bourgeois, ceux qui veulent vendre des denrées aux premiers le puissent librement, sans être vexés dans les villages qui avoisinent les grandes villes, sous prétexte de pourvoir à leur approvisionnent.
      Art. 14. Des Etats provinciaux avec des arrondissements commodes, des assemblées subordonnées, des pouvoirs et des moyens suffisants. Art. 14. Des Etats provinciaux avec des arrondissements commodes, des assemblées subordonnées, des pouvoirs et des moyens suffisants.
      ...ner qu’une procuration, pour l’élection des électeurs ou députés aux Etats, et qu’a...
      ...e puissent être élus, voter ou recevoir des procurations.
      ...5. Qu’un citoyen quelconque n’ait absolument qu’une seule voix, ou ne puisse donner qu’une procuration, pour l’élection des électeurs ou députés aux Etats, et qu’aucuns mineurs ne puissent être élus, voter ou recevoir des procurations.
      RÉSUMÉ DES INSTRUCTIONS. RÉSUMÉ DES INSTRUCTIONS.
      . Vérification des finances et des dettes qu’il faut consolider et réduire... . Vérification des finances et des dettes qu’il faut consolider et réduire ou annuler, suivant qu’elles seront justes, forcées ou illégitimes.
      Art. 2. Retenue des vingtièmes ou autre impôt territorial, sur les arrérages des dettes, et leur remboursement au denier vingt des intérêts actuels. Art. 2. Retenue des vingtièmes ou autre impôt territorial, sur les arrérages des dettes, et leur remboursement au denier vingt des intérêts actuels.
      ...t qu’il sera possible, à la suppression des impôts indirects, surtout des plus désastreux, en ôter l’incertitude ... ...es contribuables eux-mêmes, sous la direction d’Etats provinciaux; tendre, autant qu’il sera possible, à la suppression des impôts indirects, surtout des plus désastreux, en ôter l’incertitude et l’arbitraire, et leur substituer l’impôt territorial.
      Art. 6. Suppression des loteries. Art. 6. Suppression des loteries.
      Art. 7. Examiner si l’aliénation des domaines et des mainmortes serait utile, mais la régler sur des principes qui la rende peu dangereuse. Art. 7. Examiner si l’aliénation des domaines et des mainmortes serait utile, mais la régler sur des principes qui la rende peu dangereuse.
      Art. 17. Extinction des jurandes, maîtrises et des confréries. Art. 17. Extinction des jurandes, maîtrises et des confréries.
      Art. 20. Les vœux laissés à la conscience et no... Art. 20. Les vœux laissés à la conscience et non reconnus par la loi, qui n’en ordonnera ni n’en surveillera l’exécution.
      ...arrêter la violence et à la réquisition des magistrats. ... pour sa défense ne marche contre elle et contre tout citoyen, si ce n’est pour arrêter la violence et à la réquisition des magistrats.
      obligé de mettre son nom à l’ouvrage qu’il imprim... obligé de mettre son nom à l’ouvrage qu’il imprimera, et d’en être caution.
      ... la mendicité en pourvoyant aux besoins de ses pauvres domiciliés. Art. 18. Que chaque paroisse empêche la mendicité en pourvoyant aux besoins de ses pauvres domiciliés.
      ...une seule mesure, et prendre les moyens de n’avoir à l’avenir qu’une seule loi. Art. 8. Un seul poids et une seule mesure, et prendre les moyens de n’avoir à l’avenir qu’une seule loi.
      ...ux à qui elles sont à charge la faculté de les rembourser. donner à ceux à qui elles sont à charge la faculté de les rembourser.
      .... 13. Qu’il n’y ait qu’une seule espèce de juge pour toutes les affaires qui conce... Art. 13. Qu’il n’y ait qu’une seule espèce de juge pour toutes les affaires qui concernent la magistrature
      ...alors les successions vendues au profit de la nation. Art. 16. La‘ faculté d’hériter bornée à un degré éloigné et à fixer, et alors les successions vendues au profit de la nation.
      Art. 25. Que la foule de droits qui, sous une multitude de dénominations différentes et par la per...
      ... exigés dans les villagesde la banlieue de Paris, où ils ne devraient pas être per...
      Art. 25. Que la foule de droits qui, sous une multitude de dénominations différentes et par la perception la plus abusive, sont exigés dans les villagesde la banlieue de Paris, où ils ne devraient pas être perçus, puisque les paroisses payent la taille, soit abolie.
      ...un instant, qu’il faut laisser le temps de les sentir, qu’il en est surtout qu’il faut bien se garder même de laisser soupçonner, dans la crainte que...
      ... ne sont pas universellement reconnues, de quelques circonstances pour les éloigne...
      ...mériter ; mais n’oubliez pas que toutes les vérités ne peuvent pas s’établir en un instant, qu’il faut laisser le temps de les sentir, qu’il en est surtout qu’il faut bien se garder même de laisser soupçonner, dans la crainte que ceux qui les méconnaissent ou dont elles blessent les intérêts ne profitent,pendant qu’elles ne sont pas universellement reconnues, de quelques circonstances pour les éloigner pour longtemps et peut-être pouf toujours.

      Paris hors les murs (suite.)

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      Des plaintes et remontrances du village de Pavant (1), Des plaintes et remontrances du village de Pavant (1),
      ...s possible d’y rien ajouter; mais point du tout, ce n’est pas encore 1a, la fin de nos maux; il faut encore y ajouter une augmentation de 40 livres, principal de la taille que l’on vient d’ôterà François Servet, laboureur de cette paroisse, pour différentes pertes...
      ...ées sur les autres habitants, par ordre des officiers de la commission intermédiaire de l’élection de Soissons ; ces 40 livres donnent encore aux autres habitants une augmentation de 117 livres de toutes impositions, compris la prestation représentative de la corvée. De pareilles surcharges sont bien faites pour jeter le désespoir dans l’âme des pauvres habitants.
      ...it sans doute, qu’après un exposé aussi désastreux que véritable, il n’était plus possible d’y rien ajouter; mais point du tout, ce n’est pas encore 1a, la fin de nos maux; il faut encore y ajouter une augmentation de 40 livres, principal de la taille que l’on vient d’ôterà François Servet, laboureur de cette paroisse, pour différentes pertes qu’il a essuyées l’année dernière, et qdi sont reversées sur les autres habitants, par ordre des officiers de la commission intermédiaire de l’élection de Soissons ; ces 40 livres donnent encore aux autres habitants une augmentation de 117 livres de toutes impositions, compris la prestation représentative de la corvée. De pareilles surcharges sont bien faites pour jeter le désespoir dans l’âme des pauvres habitants.
      Le village de Pavaut est situé à un quart de lieu de la rivière de Marne, à l’opposite de Charly, au pied d’une montagne escarpée; le coteau est rempli de vignes qui présentent leurs aspects au nord, les vignes sont coupées de haut en bas par huit ou neuf ravins, l’on y dépouille du vin passablement, mais d’une qualité inférieure aux vignobles voisins, à cause de leur position au nord; au-dessus des vignes sont des terres d’une culture pénible et d’un faible rapport; au-dessus de ces terres sont des bois appartenant aux seigneurs, et au-dessus de ces bois sont des terres humides qui ne sont pas bien dif...
      ...nt aussi d’un faible rapport; au-dessus du village et des vignes sont des terres sableuses, remplies de pierrailles que les eaux des ravins y déposent dans les grandes crue...
      ...s terres ne sont propres qu’à rapporter du seigle; au-dessous de celles-ci sont les meilleures terres, mais très-exposées aux débordements de la rivière par leur situation basse et profonde, au point qu’il n’v a pas de terroir, sur toute la rivière de Marne, aussi exposé aux débordements qu...
      ...; entre ces derniers et la rivière sont des terres mêlées de sable, qui ne sont propres qu’au méteil, et où il vient ordinairement beaucoup de coquelicots.
      Le village de Pavaut est situé à un quart de lieu de la rivière de Marne, à l’opposite de Charly, au pied d’une montagne escarpée; le coteau est rempli de vignes qui présentent leurs aspects au nord, les vignes sont coupées de haut en bas par huit ou neuf ravins, l’on y dépouille du vin passablement, mais d’une qualité inférieure aux vignobles voisins, à cause de leur position au nord; au-dessus des vignes sont des terres d’une culture pénible et d’un faible rapport; au-dessus de ces terres sont des bois appartenant aux seigneurs, et au-dessus de ces bois sont des terres humides qui ne sont pas bien difficiles à cultiver, mais qui sont aussi d’un faible rapport; au-dessus du village et des vignes sont des terres sableuses, remplies de pierrailles que les eaux des ravins y déposent dans les grandes crues d’eaux, ce qui fait que ces terres ne sont propres qu’à rapporter du seigle; au-dessous de celles-ci sont les meilleures terres, mais très-exposées aux débordements de la rivière par leur situation basse et profonde, au point qu’il n’v a pas de terroir, sur toute la rivière de Marne, aussi exposé aux débordements que le nôtre, et dont les eaux s’écoulent aussi difficilement; entre ces derniers et la rivière sont des terres mêlées de sable, qui ne sont propres qu’au méteil, et où il vient ordinairement beaucoup de coquelicots.
      Par le bas des terres basses se trouvent les prés, qui ont autrefois suffi pour la consommation du lieu; mais aujourd’hui que ces prés, hu...
      ...’origine, se sont élevés par succession de temps, par les débordements de la rivière, qui y a déposé à chaque débordement de la vase qui en a élevé le terrain et l’...
      ... fait qu’ils ne produisent que très peu de foin, le seul remède qu’il y aurait serait de faire des prairies artificielles et de défricher les prés, ui sont pour ainsi dire de nulle valeur, et cepen-ant qui seraient d'excellentes terres propres à produire des grains en abondance.
      Par le bas des terres basses se trouvent les prés, qui ont autrefois suffi pour la consommation du lieu; mais aujourd’hui que ces prés, humides qu’ils étaient dans l’origine, se sont élevés par succession de temps, par les débordements de la rivière, qui y a déposé à chaque débordement de la vase qui en a élevé le terrain et l’a rendu sec, d’humide qu’il était dans son commencement, ce qui fait qu’ils ne produisent que très peu de foin, le seul remède qu’il y aurait serait de faire des prairies artificielles et de défricher les prés, ui sont pour ainsi dire de nulle valeur, et cepen-ant qui seraient d'excellentes terres propres à produire des grains en abondance.
      ...publions ce cahier d’après un manuscrit des Archives de l'Empire. (1) Nous publions ce cahier d’après un manuscrit des Archives de l'Empire.
      ... grande ressource, et ces défrichements de mauvais prés seraient d’un grand profit; mais voilà un obstacle de la part du propriétaire et-du fermier : les prés sont exempts de dîmes, les prairies artificielles payen...
      ...les, elles payeront la dîme; établissez de bonnes prairies artificielles, elles pa...
      ...me ; ainsi, voilà une tâche sur le bien du propriétaire, et une surcharge pour le ...
      ... l’état ; elles sont au grand détriment de l’agriculture. Le seul et unique remède...
      L6!5 prairies artificielles seraient d’une grande ressource, et ces défrichements de mauvais prés seraient d’un grand profit; mais voilà un obstacle de la part du propriétaire et-du fermier : les prés sont exempts de dîmes, les prairies artificielles payent les dîmes; ainsi, défrichez les mauvaises prairies naturelles, elles payeront la dîme; établissez de bonnes prairies artificielles, elles payeront encore la dîme ; ainsi, voilà une tâche sur le bien du propriétaire, et une surcharge pour le locataire : c’est ce qui est cause que les choses restent dans l’état ; elles sont au grand détriment de l’agriculture. Le seul et unique remède serait d’affranchir delà dîme l’un ou l’autre, soit les prairies naturelles déf...
      Les habitants de Pavaut sont augmentés en principal de taille, depuis 1775, de la somme de 369 livres ; ils payaient en 1772, 1773, 1774 et 1775, 627 livres 5 sous de principal de tailles ; depuis 1788, ils en payent celle de 996 livres 5 sous; cette surcharge est ...
      ...ésastreuse, que depuis trois années une tuilerie, restée avec 7 ou 8 arpents d’héritage,...
      ... exploités par le seigneur propriétaire de ladite tuilerie, qui est privilégiée et ne payepas de taille; en conséquence, il en est résulté un rejet sur la paroisse d’une somme de 105 livres de toutes impositions que payaient les loc...
      Les habitants de Pavaut sont augmentés en principal de taille, depuis 1775, de la somme de 369 livres ; ils payaient en 1772, 1773, 1774 et 1775, 627 livres 5 sous de principal de tailles ; depuis 1788, ils en payent celle de 996 livres 5 sous; cette surcharge est d’autant plus désastreuse, que depuis trois années une tuilerie, restée avec 7 ou 8 arpents d’héritage, est sans locataire, et les héritages qui en dépendent sont exploités par le seigneur propriétaire de ladite tuilerie, qui est privilégiée et ne payepas de taille; en conséquence, il en est résulté un rejet sur la paroisse d’une somme de 105 livres de toutes impositions que payaient les locataires quil’ex-poitaient avant.
      Cette augmentation de 369 livres de principal de taille procure aux habitants une surcharge de 924 livres de toutes impositions; il faut ajouter à cette somme celle de 105 livres que payaient les locataires ci-devant de la tuilerie, ce qui forme la somme de 1,029 livres; il faul encore ajouter à cette somme celle de 172 livres 10 sous, pour la prestation représentative de la corvée, ce qui finalement, pour la paroisse,forme la somme de 1,201 livres 10 sous, somme exorbitante qui accable nécessairement tous les habitants de cette pauvre paroisse. Cette augmentation de 369 livres de principal de taille procure aux habitants une surcharge de 924 livres de toutes impositions; il faut ajouter à cette somme celle de 105 livres que payaient les locataires ci-devant de la tuilerie, ce qui forme la somme de 1,029 livres; il faul encore ajouter à cette somme celle de 172 livres 10 sous, pour la prestation représentative de la corvée, ce qui finalement, pour la paroisse,forme la somme de 1,201 livres 10 sous, somme exorbitante qui accable nécessairement tous les habitants de cette pauvre paroisse.
      ...olas Morin ; Leviellard; Tempé ; Géiiot de Saint-Paul ; Meyé, greffier. ...in ; Séries; Bouchet; Jarie; Gauman ; Leber; Pharon; Bard; Gueniel ; Breaud; Nicolas Morin ; Leviellard; Tempé ; Géiiot de Saint-Paul ; Meyé, greffier.
      Sur les surcharges que les habitants de la pan roisse de Pavaut, généralité de Soissons, supportent en toute espèce d’... Sur les surcharges que les habitants de la pan roisse de Pavaut, généralité de Soissons, supportent en toute espèce d’impôts et autres charges locales, ce qui les réduit dans la plus affreuse misère...
      Nous allons tâcher de faire entrevoir la position de notre paroisse, ainsi que. celle de son territoire. Nous allons tâcher de faire entrevoir la position de notre paroisse, ainsi que. celle de son territoire.

      Paris hors les murs (suite.)

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      Nous allons présentement tâcher de faire entrevoir ce que nous désirerions...
      ...i ne concerne que notre village, serait de pratiquer un chemin de chez nous a la grande route qui conduit de la Ferté-sous-Jouarre à Châlonspar Mont-mirail, pour nous procurer la facilité de sortir nos vins et autres denrées pour les conduire facilement dans l’Ile-de-France et Mulcien et la Brie; une autre...
      ...la Ferté-sous-Jouarre, serait un chemin de Charly à la Ferlé-Milon, par Mari-gny et Chezy en Ozois, de laFerté-Milon à Villers-Lotterêts ; ce ...
      ...déjà fait, cela procurerait un débouché de tous les vins qui se trouvent dans tous nos vignobles depuis ladite ville de Charly jusqu’à la Ferté-sous-Jouarre po...
      ... la Picardie, où l’on manque absolument de vin. Mais dans l’état actuel des choses, il est impossible que le commerce des vins prenne une laveur florissante à cause des droits onéreux dont cette marchandise e...
      ...e multiplient à l’infini et qui coûtent des frais énormes de perception, ruinent les vignerons et ne remplissent pas les coffres du Roi ; il nous semble qu’il serait plus avantageux pour le Roi et pour les vignerons de supprimer totalement les aides et de transporter le tribut qu’elles rapportaient sur les arpents de vignes, et cela, suivant la valeur de chaque arpent de vigne. Laisser au vigneron la faculté de faire de son vin ce que l’on fait de toutes les autres marchandises, c’est-à...
      ...ous le croyons, ne coûtent que très-peu de frais de perception. Alors quelles entraves de retirées sur le commerce d’une liqueur ...
      ... prudence d’en user sobrement! Beaucoup de gens, qui craignent ce commerce à cause des suites fâcheuses que les aides y occasi...
      ...neron trouverait en tout temps la vente de son vin, et ne languirait pas auprès de sa marchandise comme il v languit présentement. Il est presque impossible de détailler le mal que les droits d’aides occasionnent au commerce du vin : qu’un vigneron vende son vin à qu...
      ...ela devrait finir là; mais il s’en faut de beaucoup. La personne qui a acheté ce v...
      ... en fait un commerce plus étendu; voilà de nouveaux droits à payer de la part du vendeur et en sus un droit annuel; que ...
      ...vendre à un aubergiste, nouveaux droits de la part du vendeur, et encore des droits à payer de la part du débitant beaucoup plus forts que les autres. Il s’ensuit de la qu’une pièce de vin qui a coûté 20 livres de la première acquisition peut aller à 80...
      ...quéreur, cela varie suivant la quantité de mains où cette piece aura passé. Que toute celte multiplicité de droits entre dans les coffres du Roi, c’est ce que nous avons peine à cr...
      ...engraisser tout ceux qui sont à la tète des aides, et cela au préjudice du pauvre vigneron.
      Nous allons présentement tâcher de faire entrevoir ce que nous désirerions qui fût exécuté pour adoucir nos maux. La première chose, qui ne concerne que notre village, serait de pratiquer un chemin de chez nous a la grande route qui conduit de la Ferté-sous-Jouarre à Châlonspar Mont-mirail, pour nous procurer la facilité de sortir nos vins et autres denrées pour les conduire facilement dans l’Ile-de-France et Mulcien et la Brie; une autre route encore qui serait très-avantageuse pour tous les vignobles qui se trouvent entre Chàteau-Thiery et la Ferté-sous-Jouarre, serait un chemin de Charly à la Ferlé-Milon, par Mari-gny et Chezy en Ozois, de laFerté-Milon à Villers-Lotterêts ; ce chemin étant déjà fait, cela procurerait un débouché de tous les vins qui se trouvent dans tous nos vignobles depuis ladite ville de Charly jusqu’à la Ferté-sous-Jouarre pour conduire dans la Picardie, où l’on manque absolument de vin. Mais dans l’état actuel des choses, il est impossible que le commerce des vins prenne une laveur florissante à cause des droits onéreux dont cette marchandise est grévée, nous voulons dire les droits, d’aides. Ces droits, qui se multiplient à l’infini et qui coûtent des frais énormes de perception, ruinent les vignerons et ne remplissent pas les coffres du Roi ; il nous semble qu’il serait plus avantageux pour le Roi et pour les vignerons de supprimer totalement les aides et de transporter le tribut qu’elles rapportaient sur les arpents de vignes, et cela, suivant la valeur de chaque arpent de vigne. Laisser au vigneron la faculté de faire de son vin ce que l’on fait de toutes les autres marchandises, c’est-à-dire la liberté d’en faire ce qu’il jugera à propos; ce tribut se percevrait comme la taille et ses accessoires, ainsi que les vingtièmes qui, comme nous le croyons, ne coûtent que très-peu de frais de perception. Alors quelles entraves de retirées sur le commerce d’une liqueur précieuse, utile et bienfaisante, surtout quand on a la prudence d’en user sobrement! Beaucoup de gens, qui craignent ce commerce à cause des suites fâcheuses que les aides y occasionnent, s’y emploieraient avec plaisir. Alors si les aides étaient supprimées, le vigneron trouverait en tout temps la vente de son vin, et ne languirait pas auprès de sa marchandise comme il v languit présentement. Il est presque impossible de détailler le mal que les droits d’aides occasionnent au commerce du vin : qu’un vigneron vende son vin à quelqu’un qui veuille risquer d’en faire une cuvée, dans la spéculation d’y faire ...
      ...on qui vend son vin paye les droits d’aides, cela est juste; il semblerait que cela devrait finir là; mais il s’en faut de beaucoup. La personne qui a acheté ce vin le revend à un autre marchand qui en fait un commerce plus étendu; voilà de nouveaux droits à payer de la part du vendeur et en sus un droit annuel; que ce dernier acquéreur le fasse conduire dans un endroit éloigné pour le revendre à un aubergiste, nouveaux droits de la part du vendeur, et encore des droits à payer de la part du débitant beaucoup plus forts que les autres. Il s’ensuit de la qu’une pièce de vin qui a coûté 20 livres de la première acquisition peut aller à 80 livres et quelquefois davantage pour le dernier accquéreur, cela varie suivant la quantité de mains où cette piece aura passé. Que toute celte multiplicité de droits entre dans les coffres du Roi, c’est ce que nous avons peine à croire ; nous croyons plus volontiers que cela ne sert qu’à engraisser tout ceux qui sont à la tète des aides, et cela au préjudice du pauvre vigneron.
      Après tant de surcharges, d’impositions et de frais locaux, nous avons encore à y ajouter l’infériorité de nos vins, à Rencontre de ceux de nos voisins, et la difficulté de les sortir de notre village ; nous n’avons aucuns che...
      ...e soient impraticables les trois quarts de l’année, et l’autre quart on ne peut en sortir encore qu’avec beaucoup de peine et à demi-voitures, à cause de la raideur des montagnes; nous ne sommes cependant qu’à une petite lieue de la grande route qui conduit de la Ferté-sous-Jouarre à Uhâlons, par Mo...
      ...us ont coûté, depuis quarante-cinq ans, des peines, du travail, de la perte de temps et des sueurs infinies, sans compter d'autres ...
      ...n voituricr qui va au vin se donne bien de garde de venir chez nous, où il sait qu’il ne trouvera que du vin inférieur, et dont il ne sortira qu’à demi-voiture? et encore avec beaucoup de peine; il préfère faire sept ou huit lieues de plus, où il en trouvera de meilleur, à la vérité plus cher, mais a...
      ...ture comme il le désire, il la conduira de même et avec beaucoup moins de peine : c’est ce qui fait que nos vins se vendent toujours à vil prix; si quelqu’un de nous, n’ayantpas de pain, ne trouve pas à vendre son vin, s...
      ...u ailleurs, il ne peut le faire qu’avec de grands frais; arrivé là, il ne peut le vendre qu’à un prix au dessous des autres, à cause du peu de qualité de sa marchandise ; il arrive très-souven t qu’une voiture de six pièces de vin, quand il est tant soit peu commun,...
      ... à son propriétaire que 24 ou 30 livres de net; les frais de voiture, les entrées, la dépense du vigneron, les droits d’aides emportent le surplus ; combien de temps une aussi modique somme peut-elle faire vivre un ménage, qui est souvent composé du père et de la mère et de cinq ou six enfants, et quelquefois dav...
      ...ment les cultiver sans aucune espérance de récolte. En vérité, cette triste perspe...
      Après tant de surcharges, d’impositions et de frais locaux, nous avons encore à y ajouter l’infériorité de nos vins, à Rencontre de ceux de nos voisins, et la difficulté de les sortir de notre village ; nous n’avons aucuns chemins pour voi-turer nos denrées, qui ne soient impraticables les trois quarts de l’année, et l’autre quart on ne peut en sortir encore qu’avec beaucoup de peine et à demi-voitures, à cause de la raideur des montagnes; nous ne sommes cependant qu’à une petite lieue de la grande route qui conduit de la Ferté-sous-Jouarre à Uhâlons, par Montmirail; cette route, ainsi que toutes les autres, nous ont coûté, depuis quarante-cinq ans, des peines, du travail, de la perte de temps et des sueurs infinies, sans compter d'autres dérangements, et cependant il semble que ces routes ne soient faites que pour no...
      ...ous n’avons aucuns chemins praticables pour arriver chez nous. En conséquence, un voituricr qui va au vin se donne bien de garde de venir chez nous, où il sait qu’il ne trouvera que du vin inférieur, et dont il ne sortira qu’à demi-voiture? et encore avec beaucoup de peine; il préfère faire sept ou huit lieues de plus, où il en trouvera de meilleur, à la vérité plus cher, mais au moins il chargera sa voiture comme il le désire, il la conduira de même et avec beaucoup moins de peine : c’est ce qui fait que nos vins se vendent toujours à vil prix; si quelqu’un de nous, n’ayantpas de pain, ne trouve pas à vendre son vin, se détermine à le faire conduire au marché, soit à Meaux, soit à Senlis, soit au Menil, à Villers-Gotterêts ou ailleurs, il ne peut le faire qu’avec de grands frais; arrivé là, il ne peut le vendre qu’à un prix au dessous des autres, à cause du peu de qualité de sa marchandise ; il arrive très-souven t qu’une voiture de six pièces de vin, quand il est tant soit peu commun, ne rapporte à son propriétaire que 24 ou 30 livres de net; les frais de voiture, les entrées, la dépense du vigneron, les droits d’aides emportent le surplus ; combien de temps une aussi modique somme peut-elle faire vivre un ménage, qui est souvent composé du père et de la mère et de cinq ou six enfants, et quelquefois davantage? quelle triste position ! C’est cependant le vin qui est notre seule et u...
      ... par le pied, en voilà pour deux années au moins sans rien faire, il faut absolument les cultiver sans aucune espérance de récolte. En vérité, cette triste perspective nous fait tous frémir.
      ...toujoursété, réduits à travailler comme des forçats; nous vivons de pain d’une très-médiocre qualité et de haricots comme nous pouvons nous les pro-, curer. Nous traînons pour la plupart du temps une vie langoureuse, et à la fin ...
      ...les, et nos pauvres enfants sont forcés de renoncer à notre succession.
      Nous sommes presque tous, comme nous avons toujoursété, réduits à travailler comme des forçats; nous vivons de pain d’une très-médiocre qualité et de haricots comme nous pouvons nous les pro-, curer. Nous traînons pour la plupart du temps une vie langoureuse, et à la fin nous mourons insolvables, et nos pauvres enfants sont forcés de renoncer à notre succession.
      ... ; le cœur compatissant et bienveillant du Roi qui nous gouverne et qui connaî t tous les maux de son pauvre peuple, saura, avec l’aide de son digne ministre des finances, appliquer les remèdes convenables à tous les maux qui nous accablent de toutes parts. ... ne perdons pas tout espoir; il se préparé une grande révolution dans le royaume ; le cœur compatissant et bienveillant du Roi qui nous gouverne et qui connaî t tous les maux de son pauvre peuple, saura, avec l’aide de son digne ministre des finances, appliquer les remèdes convenables à tous les maux qui nous accablent de toutes parts.
      ...s circonvoisins payent, pour les droits de pressoir, le neuvième seau de pressurage, et nous, nous payons le six... tous les villages circonvoisins payent, pour les droits de pressoir, le neuvième seau de pressurage, et nous, nous payons le sixième seau.
      Quel remède peut-on apporter à tant de maux r C’est ici un problème qu’il est très-difficile de résoudre. . Quel remède peut-on apporter à tant de maux r C’est ici un problème qu’il est très-difficile de résoudre. .

      Paris hors les murs (suite.)

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      ...ici une autre gêne à peu près pareille. Des vignerons dont la dépouille de vin ne suffit pas pour les sustenter pendant le cours de l’année, se trouvent sans vin au commencement de la moisson ; ils cherchent à en emprunt...
      ...le travail le plus pénible, à la charge de le rendre en nouveau aux vendanges suivantes; ils trouveront des gens charitables qui leur en prêteront ...
      ...mment faire? le vin. suivant le système des aides, ne se prête pas, il se vend. 11 ...
      .... Un autre chose encore plus révoltante de la part des aides est celle:ci : une pauvre personne est malade depuis beaucoup de temps et manque de tout ; pour se réconforter une bouteille de vin lui rachèterait la vie, mais elle m...
      ...r la payer ; elle a recours à quelqu’un de charitable pour le prier de lui faire la charité de lui en donner quelques bouteilles pour se réconforter; en sortant de chez son bienfaiteur qui a eu la charité de lui en donner, elle rencontre les employés aux aides qui la forcent de lui dire d’où vient ce vin; elle ne peut faire autrement que de dire la vérité; alors on lui prend le v...
      ...sonnecharitable;on lui dit qu’elle vend du vin, et on lui fait un procès qui lui coûte beaucoup d’argent. Voilà la récompense de sa chanté. Y a-t-il au monde rien de plus criant et de plus révoltant?
      Voici une autre gêne à peu près pareille. Des vignerons dont la dépouille de vin ne suffit pas pour les sustenter pendant le cours de l’année, se trouvent sans vin au commencement de la moisson ; ils cherchent à en emprunter soit un coq ou une pièce pour les aider à soutenir le travail le plus pénible, à la charge de le rendre en nouveau aux vendanges suivantes; ils trouveront des gens charitables qui leur en prêteront volontiers ; mais comment faire? le vin. suivant le système des aides, ne se prête pas, il se vend. 11 faut donc nécessairement en prêtant son vin faire un mensonge en disant au bural...
      ...si le même mensonge, en disant qu’il le vend pendant qu’il ne lait que le rendre. Un autre chose encore plus révoltante de la part des aides est celle:ci : une pauvre personne est malade depuis beaucoup de temps et manque de tout ; pour se réconforter une bouteille de vin lui rachèterait la vie, mais elle manque d’argent pour la payer ; elle a recours à quelqu’un de charitable pour le prier de lui faire la charité de lui en donner quelques bouteilles pour se réconforter; en sortant de chez son bienfaiteur qui a eu la charité de lui en donner, elle rencontre les employés aux aides qui la forcent de lui dire d’où vient ce vin; elle ne peut faire autrement que de dire la vérité; alors on lui prend le vin, on l’apporte chez la personnecharitable;on lui dit qu’elle vend du vin, et on lui fait un procès qui lui coûte beaucoup d’argent. Voilà la récompense de sa chanté. Y a-t-il au monde rien de plus criant et de plus révoltant?
      ...s invités, ainsi que tous les habitants du royaume, à donner notre avis au sujet des impositions. Nous sentons toute notre i...
      ...jet ; nous croyons même qu’il n’y a pas de communautés dans toute la France moins capable que nous de donner des éclaircissements sur cet article import...
      ...quantité d’impôts ne se perçoit qu’avec des Irais immenses de perception ; à la vérité, bien des particuliers pourraient même dire que ceux qui sont employés font des fortunes brillantes ; à quoi cela sert-...
      ...nous semblerait que s’il était possible de résoudre tous les impôts en un seul, qu...
      ...a perception se fît comme se fait celle des tailles accessoires et vingtièmes, qui ne sont assujetties qu’à très-peu de frais de perception. Cet impôt, si haut fût-il, ...
      Nous sommes invités, ainsi que tous les habitants du royaume, à donner notre avis au sujet des impositions. Nous sentons toute notre incapacité sur cet objet ; nous croyons même qu’il n’y a pas de communautés dans toute la France moins capable que nous de donner des éclaircissements sur cet article important ; cependant nous allons, par soumission et obéissance en dire un mût Nous ne...
      ...urchargés, qui devrait enrichir l’Etat, est premièrement ce qui le ruine; cette quantité d’impôts ne se perçoit qu’avec des Irais immenses de perception ; à la vérité, bien des particuliers pourraient même dire que ceux qui sont employés font des fortunes brillantes ; à quoi cela sert-il? à ruiner l’Etat et à écraser le peuple. Il nous semblerait que s’il était possible de résoudre tous les impôts en un seul, que cet impôt soit assis sur les fonds en général, et que la perception se fît comme se fait celle des tailles accessoires et vingtièmes, qui ne sont assujetties qu’à très-peu de frais de perception. Cet impôt, si haut fût-il, le peuple payerait moins, et l’Etat recevrait davantage.
      Les pages du présent cahier, au nombre de seize, ont été cotées et paraphées au b...
      ...de-AntoineFayet, lieutenant dubailliage de Pavaut, en 1 assemblée des habitants dudit Pavaut, laissé devant n...
      Les pages du présent cahier, au nombre de seize, ont été cotées et paraphées au bas d’icelles, et par première et dernière, par nous, Claude-AntoineFayet, lieutenant dubailliage de Pavaut, en 1 assemblée des habitants dudit Pavaut, laissé devant nous le 17 avril 1789.
      ... soient supportés par tous les citoyens du royaume sans aucune distinction d’ordre ni de qualité et en raison des fortunes réelles ou fictives d’un chacu... ...Que les impôts soient répartis le plus equitablement que faire se pourra; qu’ils soient supportés par tous les citoyens du royaume sans aucune distinction d’ordre ni de qualité et en raison des fortunes réelles ou fictives d’un chacun ; que la perception soit simplifiée et les fonds versés directement au trésor ...
      Autre gêne. Un vigneron qui marie un de ses enfants lui donne ce qu’il peut pour le mettre en son ménage ; en outre des choses qu’il lui donne Autre gêne. Un vigneron qui marie un de ses enfants lui donne ce qu’il peut pour le mettre en son ménage ; en outre des choses qu’il lui donne
      ...d’aides sont gênants contre le commerce des vins, et combien ils sont ruineux pour ...
      ...ons pas cependant d’assurer qu’elle est de la plus exacte vérité. Nous sommes très...
      Voilà sans contredit une description qui fera entrevoir combien les droits d’aides sont gênants contre le commerce des vins, et combien ils sont ruineux pour les vignerons; nous ne craignons pas cependant d’assurer qu’elle est de la plus exacte vérité. Nous sommes très-convaincus que si l’on ccmsultait toutes les personnes qui habitent les vignobl...
      Et au surplus, lesdits habitants de Pavaut se réfèrent au cahier de doléances du bourg de Charly-sur-Marne, dont ils ont une parf... Et au surplus, lesdits habitants de Pavaut se réfèrent au cahier de doléances du bourg de Charly-sur-Marne, dont ils ont une parfaite connaissance.
      De plaintes, doléances et remontrances des habitants de la 'paroisse de Pecqueuse (1). De plaintes, doléances et remontrances des habitants de la 'paroisse de Pecqueuse (1).
      ...esdits habitants chargent leurs députés de recommander aux représentants de la nation de defendre leurs intérêts en Rassemblée des Etats généraux et de porter devant Sa Majesté les plaintes e... Lesdits habitants chargent leurs députés de recommander aux représentants de la nation de defendre leurs intérêts en Rassemblée des Etats généraux et de porter devant Sa Majesté les plaintes et doléances qui suivent :
      . Que nulle autorité n’ait le droit de faire arrêter ni emprisonner aucun citoyen si ce n’est en vertu d’un jugement du juge compétent, ou en vertu d’une ordonnance du juge de police, à la charge que le citoyen arrê... . Que nulle autorité n’ait le droit de faire arrêter ni emprisonner aucun citoyen si ce n’est en vertu d’un jugement du juge compétent, ou en vertu d’une ordonnance du juge de police, à la charge que le citoyen arrêté sera remis sur-le-champ à son juge compétent, interrogé dans les vingt-quatre...
      Art. 5. Qu’il en soit de même des milices ; qu’elles soient supprimées et...
      ...s par une convention libre et movennant des deniers qui seront pris sur une taxe pa...
      Art. 5. Qu’il en soit de même des milices ; qu’elles soient supprimées et que les soldats soient fournis par une convention libre et movennant des deniers qui seront pris sur une taxe payée sans distinction par tout le monde.
      ...publions ce cahier d’après un manuscrit des Archives de l’Empire. (1) Nous publions ce cahier d’après un manuscrit des Archives de l’Empire.
      ...1 voudrait lui donner une pièce et plus de vin -, il ne le peut sans en payer les ...
      ...pas, qu’il se vend. Ainsi voilà un père de famille forcé de faire un mensonge en disant au buralist...
      11 voudrait lui donner une pièce et plus de vin -, il ne le peut sans en payer les droits d’aides ; les employés lui diront que le vin ne se donne pas, qu’il se vend. Ainsi voilà un père de famille forcé de faire un mensonge en disant au buraliste qu’il vend son vin à son iils tel prix pendant qu’il sait en son âme et consci...
      ...ptants et au prix cette propriété avant de s’en emparer. ...opriété, même pour l’utilité publique, si ce n’est en remboursant en deniers comptants et au prix cette propriété avant de s’en emparer.
      ...e sans aucune distinction en proportion de leurs facultés. ...hemins soient faits avec le produit d’un impôt général supporté par tout le monde sans aucune distinction en proportion de leurs facultés.
      Art. 6. Que les frais de logement de gens de guerre soient fournis également par tout le monde, de quelque ordre qu’ils soient, sans aucun... Art. 6. Que les frais de logement de gens de guerre soient fournis également par tout le monde, de quelque ordre qu’ils soient, sans aucune distinction.

      Paris hors les murs (suite.)

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      ...t librement nommés par tous les députés de toutes les communautés et paroisses du royaume, sans pouvoir écarter une communauté ou un seul des députés qu’elles auront choisis. Art. 15. Que les représentants aux Etats généraux soient librement nommés par tous les députés de toutes les communautés et paroisses du royaume, sans pouvoir écarter une communauté ou un seul des députés qu’elles auront choisis.
      Art. 20. Oue la justice soit rendue gratuitemen...
      ...que l’on n’attire pas les citoyens hors de chez eux pour plaider et surtout les habitants des campagnes. , . ,
      Art. 20. Oue la justice soit rendue gratuitement, promptement, et que l’on n’attire pas les citoyens hors de chez eux pour plaider et surtout les habitants des campagnes. , . ,
      ...s communautés d habitants soient libres de s’assembler quand elles le voudront, et de donner soit au Roi, soit aux Etats généraux, soit aux assemblées provinciales, des mémoires des requêtes et des plaintes du mal qu’on lui a fait, sans courir aucun risque de la part de qui que ce soit. Art'. 29. Que toutes communautés d habitants soient libres de s’assembler quand elles le voudront, et de donner soit au Roi, soit aux Etats généraux, soit aux assemblées provinciales, des mémoires des requêtes et des plaintes du mal qu’on lui a fait, sans courir aucun risque de la part de qui que ce soit.
      ...ons détruisent une quantité prodigieuse de grains, ou du moins qu ils soient renfermés pendant le temps des semences et des récoltes. . , Art. 36. Que les volières et pigeons soient détruits, parce que les pigeons détruisent une quantité prodigieuse de grains, ou du moins qu ils soient renfermés pendant le temps des semences et des récoltes. . ,
      ...yens, et particulièrement les habitants des campagnes, soient délivrés de la vexation des commis et de leurs fraudes continuelles ; qu’il en soit de même de l’impôt sur les cuirs; qu’au lieu de ce, il soit établi un impôt générique s... Art. 7. Que les gabelles et les aides soient supprimées, afin que les citoyens, et particulièrement les habitants des campagnes, soient délivrés de la vexation des commis et de leurs fraudes continuelles ; qu’il en soit de même de l’impôt sur les cuirs; qu’au lieu de ce, il soit établi un impôt générique supporté également et généralement comme tous les autres impôts.
      Art. 8. Que la masse énorme des impôts de tous genres et sous lesquels les habitants des campagnes gémissent soit réduite et mod... Art. 8. Que la masse énorme des impôts de tous genres et sous lesquels les habitants des campagnes gémissent soit réduite et modérée.
      ...rorogé dans toute la France si ce n’est du consentement unanime de la nation assemblée. Art. 11. Qu’aucun impôt ne puisse être établi ni prorogé dans toute la France si ce n’est du consentement unanime de la nation assemblée.
      ... ans au plus tard, et que les ministres du Roi soient tenus de leur rendre compte de leurs actions envers la nation. Art. 14. Que les Etats généraux s’assemblent tous les deux ans au plus tard, et que les ministres du Roi soient tenus de leur rendre compte de leurs actions envers la nation.
      Art. 16. Qù’il soit formé des lois fixes et stables tant pour le gouvernement que pour l’adminis-tion de la justice; que ces lois soient observé... Art. 16. Qù’il soit formé des lois fixes et stables tant pour le gouvernement que pour l’adminis-tion de la justice; que ces lois soient observées et que tous ceux qui les auront violées, quels que soient leur rang,dignités ...
      Art. 21. Que les frais de justice soient diminues; qu’il soit fait un tarif des honoraires des officiers de justice, duquel il ne pourrait s’écarter sous peine de concussion. Art. 21. Que les frais de justice soient diminues; qu’il soit fait un tarif des honoraires des officiers de justice, duquel il ne pourrait s’écarter sous peine de concussion.
      Art. 30. Qu’il y ait toujours des assemblées provinciales, des assemblées de département et des assemblées municipales qui soient composées de membres librement élus par tous les cit... Art. 30. Qu’il y ait toujours des assemblées provinciales, des assemblées de département et des assemblées municipales qui soient composées de membres librement élus par tous les citoyens.
      ...e ces assemblées soient seules chargées de toutes les choses qui concernent les ch...
      ... le bien public, l’assiette et la levée des impôts, sans qu’aucun autre quelle, cho...
      Art. 31. Que ces assemblées soient seules chargées de toutes les choses qui concernent les chemins, les pauvres, le bien public, l’assiette et la levée des impôts, sans qu’aucun autre quelle, choisi pour cela, puissé en être chargé.
      Art. 33. Qu’on établisse une forme de procédure simple pour tout ce qui regar...
      ...r les arbres, les récoltes, le pâturage des troupeaux, et sur toutes les autres con...
      Art. 33. Qu’on établisse une forme de procédure simple pour tout ce qui regarde les bornages, entreprises, et anticipations sur les voisins, le dégât dans les bois, sur les arbres, les récoltes, le pâturage des troupeaux, et sur toutes les autres contestations qui peuvent s’élever journellement dans les campagnes..
      ...tants laissent a leurs députés le droit de se joindre aux députes de 1 assemblée générale qui, plus instruite qu eux des droits publics de la nation, pourront les taire valoir et demandent la suppression de tous les abus qui existent dans les différentes parties de 1 administration. . . n . Au surplus, lesdits habitants laissent a leurs députés le droit de se joindre aux députes de 1 assemblée générale qui, plus instruite qu eux des droits publics de la nation, pourront les taire valoir et demandent la suppression de tous les abus qui existent dans les différentes parties de 1 administration. . . n .
      ... sur les cultivateurs, pendant la durée des baux courants, mais que toute augmentat... Art. 10. Qu’il ne puisse être établi aucune augmentation d’impôts sur les cultivateurs, pendant la durée des baux courants, mais que toute augmentation , s’il était possible qu’on en mît quelqu’une, soit payée par les propriétai...
      ... le jour qui sera fixé pour l’ouverture des Etats généraux suivants. ...aucun impôt ne soit accordé et ne puisse être levé sur personne en France, passé le jour qui sera fixé pour l’ouverture des Etats généraux suivants.
      Art. 17. Qu’il y ait continuellement des travaux publics où l’on reçoive tous le...
      ...cevront un salaire proportionné au prix des grains.
      Art. 17. Qu’il y ait continuellement des travaux publics où l’on reçoive tous les pauvres qui pourront travailler et qui recevront un salaire proportionné au prix des grains.
      Art. 18. Qu’il y ait des secours établis partout pour la subsistance des pauvres honnêtes qui ne peuvent pas tra... Art. 18. Qu’il y ait des secours établis partout pour la subsistance des pauvres honnêtes qui ne peuvent pas travailler. .
      Art. 19. Que le commerce des grains soit libre à tout le monde, et q... Art. 19. Que le commerce des grains soit libre à tout le monde, et que toute espèce d’industrie le soit aussi.
      ...e puni arbitrairement, mais qu’il y ait des peines modérées établies pour chaque cr... Art. 23. Que personne ne puisse être puni arbitrairement, mais qu’il y ait des peines modérées établies pour chaque crime. .
      ...capitaineries soient supprimées à cause des dévastations des récoltes causées par le gibier. Art. 27. Que les capitaineries soient supprimées à cause des dévastations des récoltes causées par le gibier.
      Art. 28. Que tout abus d’autorité des seigneurs et toute injustice qu’ils aur...
      ...nt punis plus sévèrement que les fautes des autres citoyens, les seigneurs étant fa...
      Art. 28. Que tout abus d’autorité des seigneurs et toute injustice qu’ils auront commis, soient punis plus sévèrement que les fautes des autres citoyens, les seigneurs étant faits pour empêcher les injustices.
      ...t qu’on remplace les dîmes il soit fait des lois si claires, que, d’un côté, MM. les curés, qui sont les pères des habitants des campagnes, aient une honnête subsistanc...
      ... qu’il ne s’élève pas comme aujourd’hui des procès fréquents à cette occasion.
      Art. 34. Qu’en attendant qu’on remplace les dîmes il soit fait des lois si claires, que, d’un côté, MM. les curés, qui sont les pères des habitants des campagnes, aient une honnête subsistance ; que les habitants ne soient pas grèves, et qu’il ne s’élève pas comme aujourd’hui des procès fréquents à cette occasion.
      ... accordés seulement jusqu’à concurrence de ce que les Etats généraux auront jugé nécessaire pour les dépenses de l’Etat. Art. 13. Que les impôts soient accordés seulement jusqu’à concurrence de ce que les Etats généraux auront jugé nécessaire pour les dépenses de l’Etat.
      ...oit aussi fait un tarif pour les droits de contrôle assez clair pour qu’ils puissent être à la portée de la connaissance de chaque citoyen ; que les actes de notaires au Chatelet soient sujets au contrôle, et que les 10 sous par livre de ce droit soient supprimés. Art. 22. Qu’il soit aussi fait un tarif pour les droits de contrôle assez clair pour qu’ils puissent être à la portée de la connaissance de chaque citoyen ; que les actes de notaires au Chatelet soient sujets au contrôle, et que les 10 sous par livre de ce droit soient supprimés.
      ...ssible, et qu’ils aient tous les moyens de faire connaître leur innocence. Art. 24. Que les accusés soient traités le plus doucement qu’il sera possible, et qu’ils aient tous les moyens de faire connaître leur innocence.
      Art. 25. Que le droit de chasse ne soit jamais exercé qu’avec mo... Art. 25. Que le droit de chasse ne soit jamais exercé qu’avec modération, et que le gibier soit détruit aussitôt qu’il sera assez abondant pour ...
      ...es banalités, péages , forage et autres de cette nature soient supprimés; qu’il soit permis de payer le droit de champart en argent, ou d’en rembourser ... Art. 26. Que les banalités, péages , forage et autres de cette nature soient supprimés; qu’il soit permis de payer le droit de champart en argent, ou d’en rembourser le fonds sur l’avis d’experts.
      ...e ferme, lorsqu’ils auront l occupation de deux charrues de labour. Art. 35. Qu’il soit défendu aux laboureurs d exploiter plus d’une ferme, lorsqu’ils auront l occupation de deux charrues de labour.
      Art. 38. Observer que le gibier de toute espece a fait et fait encore un tort considérable aux récoltés de toute espèce. Art. 38. Observer que le gibier de toute espece a fait et fait encore un tort considérable aux récoltés de toute espèce.

      Paris hors les murs (suite.)

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      Des plaintes, doléances et remontrances des habitants, corps et communautés du Port-au-Pecq ressort de la prévôté du Saint-Germain en Laye (1). Des plaintes, doléances et remontrances des habitants, corps et communautés du Port-au-Pecq ressort de la prévôté du Saint-Germain en Laye (1).
      Art. 20. Que le corps des ponts et chaussées soit supprimé et que...
      ...s par ceux qui s’en serviront, les gens de pied exempts.
      Art. 20. Que le corps des ponts et chaussées soit supprimé et que les routes soient entretenues par ceux qui s’en serviront, les gens de pied exempts.
      Art. 29. Que l’on s’occupe de la réforme du Gode civil et criminel de manière à simplifier la procédure, en d...
      ... et que les tribunaux soient rapprochés des justiciables,
      Art. 29. Que l’on s’occupe de la réforme du Gode civil et criminel de manière à simplifier la procédure, en diminuer les frais, accélérer les jugements, et que les tribunaux soient rapprochés des justiciables,
      Signé de Rosnay, procureur fiscal des ville et comté de Limours. Signé de Rosnay, procureur fiscal des ville et comté de Limours.
      ... dans la salle où se tiendra rassemblée des Etats généraux les places soient occupées sans distinction de provinces et de députations, afin d’éviter tout ce qui ... . Que dans la salle où se tiendra rassemblée des Etats généraux les places soient occupées sans distinction de provinces et de députations, afin d’éviter tout ce qui paraît laisser présumer quelque prééminence.
      ...it donné connaissance à l’assem-semblée des Etats généraux de l’état actuel des finances. Art. 7. Qu’il soit donné connaissance à l’assem-semblée des Etats généraux de l’état actuel des finances.
      ...es soient comptables aux Etats généraux de l’emploi des fonds qui leur sont confiés et responsables auxdits Etats généraux de tout ce qui sera relatif à leurs foncti... Art. 8. Que les ministres soient comptables aux Etats généraux de l’emploi des fonds qui leur sont confiés et responsables auxdits Etats généraux de tout ce qui sera relatif à leurs fonctions.
      ...r tout le poisson sec et salé provenant de la pêche nationale, ce qui produirait une immensité de marins, et que l’on exclue tout le poisson de pêche étrangère, si ce n’est lors de l’interruption de la pêche nationale, en temps de guerre ou (1) Nous publions ce cahier d’après un manuscrit des Archives de l'Empire. Art. 13. Que l’on supprime également les droits sur tout le poisson sec et salé provenant de la pêche nationale, ce qui produirait une immensité de marins, et que l’on exclue tout le poisson de pêche étrangère, si ce n’est lors de l’interruption de la pêche nationale, en temps de guerre ou (1) Nous publions ce cahier d’après un manuscrit des Archives de l'Empire.
      d hostilités, à l’exception du saumon salé, qui ne se peche pas sur no...
      ...ue cependant si l’on juge indispensable de laisser subsister l’impôt actuel établi...
      ...mpôt soit uniforme dans toute l’étendue du royaume, sans excepter la capitale qui, dans ce moment, jouit de 1 exemption au préjudice de l’Etat et du commerce et en abuse en le faisant sort...
      d hostilités, à l’exception du saumon salé, qui ne se peche pas sur nos côtes; que cependant si l’on juge indispensable de laisser subsister l’impôt actuel établi sur ce comestible, dans ce cas cet impôt soit uniforme dans toute l’étendue du royaume, sans excepter la capitale qui, dans ce moment, jouit de 1 exemption au préjudice de l’Etat et du commerce et en abuse en le faisant sortir pour etre consommé dans les provinces voisines.
      Art. 15. Que l’impôt des aides soit supprimé, et que les étapes aux vins et aux boissons, comme ayant pour objet de favoriser un lieu au préjudice de tout ce qui l’environne, le soit aussi,... Art. 15. Que l’impôt des aides soit supprimé, et que les étapes aux vins et aux boissons, comme ayant pour objet de favoriser un lieu au préjudice de tout ce qui l’environne, le soit aussi, comme 1 impôt sur le papier et carton, comme onéreux.
      ...il soit fait une loi portant permission de faire des contributions d’argent au taux ordinair... Art. 25. Qu’il soit fait une loi portant permission de faire des contributions d’argent au taux ordinaire, pour un temps limité, sans qu’il soit besoin d’aliéner le capital.
      Le vœu des habitants est : Le vœu des habitants est :
      Art. 4. Que le retour périodique des États généraux soit fixé dans le plus c... Art. 4. Que le retour périodique des États généraux soit fixé dans le plus court délai possible, et que ses élections soient renouvelées à chaque convocatio...
      ... les receveurs généraux et particuliers des finances et fermiers généraux soient to... Art. 11. Que les intendants ou commissaires députés et subdélégués, les receveurs généraux et particuliers des finances et fermiers généraux soient tous supprimés.
      ...rts, et qu’il y soit suppléé aux dépens des trois ordres en faisant à cet égard les... ...ge delà milice soit supprimé, comme étant très-nuisible à l’agriculture et aux arts, et qu’il y soit suppléé aux dépens des trois ordres en faisant à cet égard les règlements les plus précis, dont l’exécution sera confiée aux officiers municip...
      ...ient abolis comme vexatoires et à cause des abus qui en sont inséparables. Art. 19. Que les droits sur les cuirs soient abolis comme vexatoires et à cause des abus qui en sont inséparables.
      Art. 21. Que les revenus des curés et vicaires soient rendus suffisa...
      ...ux aucunes sommes pour l’administration des sacrements et autres fonctions ecclésia...
      Art. 21. Que les revenus des curés et vicaires soient rendus suffisants, afin qu’il rie soit perçu par eux aucunes sommes pour l’administration des sacrements et autres fonctions ecclésiastiques.
      ... sans fonctions particulières jouissant des bénéfices soient répartis dans les diocèses pour y être occupés à des objets relatifs à leur état. Art, 22. Que les ecclésiastiques sans fonctions particulières jouissant des bénéfices soient répartis dans les diocèses pour y être occupés à des objets relatifs à leur état.
      Art. 27. Que, chaque année, l’état des grâces et pensions soit rendu public av... Art. 27. Que, chaque année, l’état des grâces et pensions soit rendu public avec les motifs.
      ... été dressé par les habitants assemblés de ladite paroisse de Pec-queuse, laissé devant nous le 13 av... ..., que nous avons cotées et paraphées ne varietur, conformément à l’ordonnance, a été dressé par les habitants assemblés de ladite paroisse de Pec-queuse, laissé devant nous le 13 avril 1789.
      Art. 2. Qu’à l’assemblée de la nation les trois ordres opinent réun... Art. 2. Qu’à l’assemblée de la nation les trois ordres opinent réunis ou par tête.
      ...oit entièrement confié sous la sanction de l’autorité royale. ...après une juste proportion entre les ordres, et que le pouvoir législatif leur soit entièrement confié sous la sanction de l’autorité royale.
      Art. 5. Que tout droit de propriété soit inviolable ; qu’aucun in...
      ...e en être privé que par la seule raison de l’intérêt public, et qu’alors il en soi...
      Art. 5. Que tout droit de propriété soit inviolable ; qu’aucun individu ne puisse en être privé que par la seule raison de l’intérêt public, et qu’alors il en soit dédommagé sans délai et ainsi qu’il sera réglé par les Etats généraux.
      ...2. Que l’on supprime l’impôt désastreux de la gabelle. Art. 12. Que l’on supprime l’impôt désastreux de la gabelle.
      ...ait dans tout le royaume une uniformité de poids et de mesures. Art. 14. Qu’il y ait dans tout le royaume une uniformité de poids et de mesures.
      ..., et que les journaliers soient exempts de toute espèce de subsides. Art. 16 Que l’on supprime pareillement tout impôt sur 1 industrie, et que les journaliers soient exempts de toute espèce de subsides.
      ...ives, vexatoires et le plus grand fléau de l’agriculture ; que les sangliers et le... Art. 18. Que l’on détruise les capitaineries comme abusives, vexatoires et le plus grand fléau de l’agriculture ; que les sangliers et les lapins soient également détruits.
      Art. 23. Que la liberté de la presse soit accordée, sauf les restr... Art. 23. Que la liberté de la presse soit accordée, sauf les restrictions qui y seront apportées parles Etats généraux.
      ... abolis comme nuisibles à la prospérité de l’Etat. Art. 24. Que tous les privilèges exclusifs soient indistinctement abolis comme nuisibles à la prospérité de l’Etat.

      Paris hors les murs (suite.)

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      Art. 36. Que le rachat du contrôle soit remboursé aux notaires de Paris ; que tous les actes qui en sont ...
      ...actes obligatoires, et que les notaires de campagne qui sont en même temps contrôleurs des actes, soient tenus d’opter.
      Art. 36. Que le rachat du contrôle soit remboursé aux notaires de Paris ; que tous les actes qui en sont susceptibles, soient contrôlés, notamment les actes obligatoires, et que les notaires de campagne qui sont en même temps contrôleurs des actes, soient tenus d’opter.
      .... Qu’il soit fait un tarif plu? certain des droits dus aux officiers ministériels de justice, et qu’ils soient modérés, notamment aux parlements et au châtL'let de Paris, de manière à exclure la cherté excessive du prix des charges, dont le nombre sera également ... Art. 37. Qu’il soit fait un tarif plu? certain des droits dus aux officiers ministériels de justice, et qu’ils soient modérés, notamment aux parlements et au châtL'let de Paris, de manière à exclure la cherté excessive du prix des charges, dont le nombre sera également réduit.
      Art. 40. Que la communauté des habitants du Pecq jouisse, comme elle l’avait obtenu des rois prédécesseurs de Sa Majesté, de l’abonnement de la taille sur le pied de 1,000 livres par année, comme étant la suite du traité fait avec les souverains pour raison de l’abandon gratuit, fait par la communau...
      ...aient nécessaires pour l'agrandissement de leurs jardins, et pour raison des frais occasionnés aux habitants de celte paroisse pour la bâtisse de son église.
      Art. 40. Que la communauté des habitants du Pecq jouisse, comme elle l’avait obtenu des rois prédécesseurs de Sa Majesté, de l’abonnement de la taille sur le pied de 1,000 livres par année, comme étant la suite du traité fait avec les souverains pour raison de l’abandon gratuit, fait par la communauté, d’héritages qui leur étaient nécessaires pour l'agrandissement de leurs jardins, et pour raison des frais occasionnés aux habitants de celte paroisse pour la bâtisse de son église.
      ..., soit par chacun ordre en particulier, des commissaires pour la rédaction du cahier, et ensuite procéder à l’élection des députés par chacun ordre. Art. 44. Qu’il sera préalablement nommé, soit par les trois ordres réunis, soit par chacun ordre en particulier, des commissaires pour la rédaction du cahier, et ensuite procéder à l’élection des députés par chacun ordre.
      ...blisse dans la capitale trois tribunaux de juridiction consulaire, celle actuelle ne pouvant suffire à la multiplicité des affaires qui s’y portent de Paris et des environs ; à la première sera attribuée la connaissance de toutes les faillites et de toutes les affaires où il s’agira de la somme de 2,000 livres et au-dessus ; à la deuxième seront attribuées les affaires au-dessus de 500 livres jusqu’à 2,000 livres ; et la troisième connaîtra de celles de 500 livres et au-dessous, qu’elle pourr... Art. 31. Que l’on établisse dans la capitale trois tribunaux de juridiction consulaire, celle actuelle ne pouvant suffire à la multiplicité des affaires qui s’y portent de Paris et des environs ; à la première sera attribuée la connaissance de toutes les faillites et de toutes les affaires où il s’agira de la somme de 2,000 livres et au-dessus ; à la deuxième seront attribuées les affaires au-dessus de 500 livres jusqu’à 2,000 livres ; et la troisième connaîtra de celles de 500 livres et au-dessous, qu’elle pourra néanmoins juger en dernier ressort.
      Art. 34. Que les lettres de surséance soient abolies, et que l’on n...
      ...cuns prétextes qu’après le consentement des trois quarts des créanciers en sommes reçues par les juges royaux des lieux les plus prochains.
      Art. 34. Que les lettres de surséance soient abolies, et que l’on ne puisse en accorder en aucuns cas et sous aucuns prétextes qu’après le consentement des trois quarts des créanciers en sommes reçues par les juges royaux des lieux les plus prochains.
      ...ère les droits énormes perçus au profit du Roi sur les droits de justice. Art. 35. Que l’on modère les droits énormes perçus au profit du Roi sur les droits de justice.
      ...s et jardins ne soit perçu qu’en raison de leur valeur et qualité, qui seront préa...
      ...dans chaque communauté et non en raison de l’industrie du cultivateur.
      .... Que l’impôt qui pourrait être établi sur les terres, prés, vignes, bois, enclos et jardins ne soit perçu qu’en raison de leur valeur et qualité, qui seront préalablement estimés dans chaque communauté et non en raison de l’industrie du cultivateur.
      Art. 39. Que la ville de Paris, au profit de laquelle se perçoit le droit du bissonnage sur les bateaux qui naviguent dans l’étendue de son arrondissement, soit tenue de faire curer le lit de la rivière portanl les bateaux sujets à... Art. 39. Que la ville de Paris, au profit de laquelle se perçoit le droit du bissonnage sur les bateaux qui naviguent dans l’étendue de son arrondissement, soit tenue de faire curer le lit de la rivière portanl les bateaux sujets à ce droit.
      Art. 41. Que tout droit de péage soit aboli et qu’au moins les habitants des lieux où ils sont établis en soient exe... Art. 41. Que tout droit de péage soit aboli et qu’au moins les habitants des lieux où ils sont établis en soient exempts, eux, leurs chevaux et leurs voitures.
      Art. 42. Les habitants de la communauté du Pecq n’ayant aucuns biens communaux, qu’il leur soit abandonné la petite portion de biens appartenant au domaine, située sur le territoire de ladite communauté, et que les communes Art. 42. Les habitants de la communauté du Pecq n’ayant aucuns biens communaux, qu’il leur soit abandonné la petite portion de biens appartenant au domaine, située sur le territoire de ladite communauté, et que les communes
      ...nées par Louis XIV aux deux communautés de Saint-Germain en Laye et du Pecq, et dont celle de Saint-Germain s’est emparée quoi-qu’étant située en entier sur le territoire du Pecq, soit également partagée entre les... abandonnées par Louis XIV aux deux communautés de Saint-Germain en Laye et du Pecq, et dont celle de Saint-Germain s’est emparée quoi-qu’étant située en entier sur le territoire du Pecq, soit également partagée entre les deux communautés.
      ...t dit ou fait aux Etats, en conséquence du pouvoir de ceux qu’ils représentent; que pendant l... ...x Etats généraux ne puissent être recherchés ni inquiétés pour tout ce qu’ils ont dit ou fait aux Etats, en conséquence du pouvoir de ceux qu’ils représentent; que pendant la tenue desdits Etats ils ne soient soumis qu’à la police desdits Etats généraux...
      Art. 47. La disette et la cherté des grains et farines, cette année, et qui ne proviennent que des accaparements faits par nombre de personnes, font désirer que, pour évite...
      ...s monopoles qui se font sur cette sorte de denrée, et dont la cherté est nuisible ...
      ... soit fait, tous les ans, un inventaire des grains par les officiers municipaux des paroisses, et qu’après tous les inventa...
      ... farines soient taxés par les officiers de police.
      Art. 47. La disette et la cherté des grains et farines, cette année, et qui ne proviennent que des accaparements faits par nombre de personnes, font désirer que, pour éviter, par la suite, les monopoles qui se font sur cette sorte de denrée, et dont la cherté est nuisible à tous les citoyens, et particulièrement à la partie la moins "aisée, il soit fait, tous les ans, un inventaire des grains par les officiers municipaux des paroisses, et qu’après tous les inventaires réunis, les grains et farines soient taxés par les officiers de police.
      ...que, sous aucun prétexte, les habitants de cette paroisse, qui ont été par inscription imposés au rôle des impositions de la ville de Saint-Germain, ne le soient plus à l’av...
      ...sition, et que les officiers municipaux de la ville de Saint-Germain soient garants et responsables de ces impositions, et puissent être contr...
      Art. 48. Qu’il soit ordonné que, sous aucun prétexte, les habitants de cette paroisse, qui ont été par inscription imposés au rôle des impositions de la ville de Saint-Germain, ne le soient plus à l’avenir, ne pouvant être sujets à double imposition, et que les officiers municipaux de la ville de Saint-Germain soient garants et responsables de ces impositions, et puissent être contraints personnellement à tous dépens, dommages et intérêts.
      ...inaires, auxquels est attribué le droit de juger en matière consulaire, seront tenus de faire expédier et délivrer leurs senten... Art. 32. Que les juges ordinaires, auxquels est attribué le droit de juger en matière consulaire, seront tenus de faire expédier et délivrer leurs sentences en papier.
      ... l’on fixe par un tarif certain le coût de toutes les sentences rendues soit par l...
      ...ire, et qu’il soit expressément défendu de rien percevoir sous prétexte de prompte expédition.
      Art. 33. Que l’on fixe par un tarif certain le coût de toutes les sentences rendues soit par les juges et consuls, soit par les juges ordinaires en matière consulaire, et qu’il soit expressément défendu de rien percevoir sous prétexte de prompte expédition.
      ...à l’assemblée indiquée par l’ordonnance de M. le prévôt de Paris, 4 avril présent mois, fassent to... Art. 43. Que les députés qui seront nommés pour porter le présent cahier à l’assemblée indiquée par l’ordonnance de M. le prévôt de Paris, 4 avril présent mois, fassent tous leurs efforts pour faire insérer les articles qui le composent dans le cahier...
      ...x Etats généraux, pendant tout le temps de la tenue desdits Etats, ne puissent êtr...
      ...es que l’on pourrait former contre eux, de quelque nature qu’elles soient, jusqu’a...
      ...fixé au plus tôt à la huitaine, à dater de la dernière assemblée desdits Etats gén...
      Art. 45. Que les députés aux Etats généraux, pendant tout le temps de la tenue desdits Etats, ne puissent être attaqués en justice, et qu’il soit sursis à toutes demandes que l’on pourrait former contre eux, de quelque nature qu’elles soient, jusqu’après leur retour, qui sera fixé au plus tôt à la huitaine, à dater de la dernière assemblée desdits Etats généraux.
      ...ousin; Gartigny; Saunier ; le chevalier de Lauge ; Mieux ; Dubois ; Renard, syndic... Signé Fretet; Fournier; Cousin; Gartigny; Saunier ; le chevalier de Lauge ; Mieux ; Dubois ; Renard, syndic; Jean-Baptiste Goquelin; Duzieux; Salmon; Louis Millon; Forest; Métayer; Letard...

      Paris hors les murs (suite.)

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      Des plaintes et doléances, remontrances et demandes et pouvoirs donnés dans rassemblée du ! tiers-état de la paroisse de Périgny en Brie, tenue, le 14 du présent mois d'avril de l'année 1789 (1). Des plaintes et doléances, remontrances et demandes et pouvoirs donnés dans rassemblée du ! tiers-état de la paroisse de Périgny en Brie, tenue, le 14 du présent mois d'avril de l'année 1789 (1).
      ...bes dans les grains, sans être molestés des gardes, à cause du gibier qui empêche à nos grains de rapporter. ...1. Arrêté que les cultivateurs ne peuvent nettoyer ou arracher les mauvaises herbes dans les grains, sans être molestés des gardes, à cause du gibier qui empêche à nos grains de rapporter.
      Pleins de confiance dans la justice et la bonté du Roi, auquel nous jurons tous une fidélité sans bornes, animés par les sentiments de liberté qu’il a fait renaître en nos âmes, nous le supplions de prendre en considération, dans les prochains Etats généraux, l'immensité des impôts dont la mauvaise administration des finances nous a écrasés, et, en conséqu... Pleins de confiance dans la justice et la bonté du Roi, auquel nous jurons tous une fidélité sans bornes, animés par les sentiments de liberté qu’il a fait renaître en nos âmes, nous le supplions de prendre en considération, dans les prochains Etats généraux, l'immensité des impôts dont la mauvaise administration des finances nous a écrasés, et, en conséquence :
      . De convertir en un seul droit tous ceux d’aides, de subventions, ceux sur la marque des cuirs, ceux d’inspecteurs aux boucherie...
      ...nnaît pas, et qui occasionnent la ruine des familles non-seulement par la perception, mais aussi parles frais de contraintes, les procès-verbaux de saisies que les commis font à ceux qui ne savent pas, la plupart du temps, ce qu’on leur demande, qu’on tra...
      . De convertir en un seul droit tous ceux d’aides, de subventions, ceux sur la marque des cuirs, ceux d’inspecteurs aux boucheries, dons gratuits et une infinité d’autres d’une nature accablante, perçus sous c...
      ...ions différentes, qui varient à chaque instant, qu’un seul homme sur mille ne connaît pas, et qui occasionnent la ruine des familles non-seulement par la perception, mais aussi parles frais de contraintes, les procès-verbaux de saisies que les commis font à ceux qui ne savent pas, la plupart du temps, ce qu’on leur demande, qu’on traite avec la dernière rigueur et en coupables, qu’on ruine en frais, quoiqu’ils n...
      ...e dénomination, jusqu’à ce que l’acquit des dettes de l’Etat ait mis la nation à portée de les supprimer entièrement, et d’en remp...
      ... impôt territorial dont tous les sujets du Roi, sans aucune distinction, gens d’Eg...
      ...payeront leur quote-part, en proportion du revenu de leurs biens-fonds, d’après le règlement qui en aura été fait dans une assemblée de la commune ou paroisse de la situation desdits biens-fonds, en présence de chaque propriétaire ou de son fondé de procuration spéciale, pour éviter, à l’avenir, toute espèce de procès ou discussion.
      Art. 2. Que les traites, les vingtièmes soient réunis sous la même dénomination, jusqu’à ce que l’acquit des dettes de l’Etat ait mis la nation à portée de les supprimer entièrement, et d’en remplacer le produit par un impôt territorial dont tous les sujets du Roi, sans aucune distinction, gens d’Eglise, nobles et roturiers payeront leur quote-part, en proportion du revenu de leurs biens-fonds, d’après le règlement qui en aura été fait dans une assemblée de la commune ou paroisse de la situation desdits biens-fonds, en présence de chaque propriétaire ou de son fondé de procuration spéciale, pour éviter, à l’avenir, toute espèce de procès ou discussion.
      ...x est si commune, qu’elle pique le cœur du blé et l’empêche de rapporter la moitié de nos récoltes. Art. 7. Que la perdrix est si commune, qu’elle pique le cœur du blé et l’empêche de rapporter la moitié de nos récoltes.
      ...rt. 12. Arrêté que nous payons les gros du vin au sixième de la vente du gros, suivant le prix du vin, et que les vignerons, après leur peine et travaux, à peine ont-ils de reste pour payer les tailles et dixième... Art. 12. Arrêté que nous payons les gros du vin au sixième de la vente du gros, suivant le prix du vin, et que les vignerons, après leur peine et travaux, à peine ont-ils de reste pour payer les tailles et dixièmes.
      ...ositions sera faite sur tous les sujets du royaume dans la forme la plus simple, et sans aucune exception ni distinction de noblesse ou roturiers quelconques. Art. 13. Arrêté que la répartition desdites impositions sera faite sur tous les sujets du royaume dans la forme la plus simple, et sans aucune exception ni distinction de noblesse ou roturiers quelconques.
      ...publions ce cahier d’après un manuscrit des Archives de l’Empire. ...l est si cher, que l’on ne peut plus en avoir que dans les petites ga- (1) Nous publions ce cahier d’après un manuscrit des Archives de l’Empire.
      Des plaintes et doléances des communes de la paroisse de Perray, Saint-Pierre et Saint-Léonard de Corbeil (1). Des plaintes et doléances des communes de la paroisse de Perray, Saint-Pierre et Saint-Léonard de Corbeil (1).
      Art. 3. Qu’à l’égard des capitalistes et de ceux qui paraissent n’avoir aucune espèce de biens-fonds, mais qui ont toute leur fo...
      ...i, par conséquent, ne supportant aucune des charges foncières, jouissent impu* nément de leur opulence sans contribuer aux charges de l’Etat, si ce n’est sur les droits qui sont imposés sur le comestible et sur les objets de luxe, nous demandons qu’il plaise aux Etats généraux de peser, dans leur sagesse, cette siri- (1) Nous publions ce cahier d’après un manuscrit des Archives de l’Empire.
      Art. 3. Qu’à l’égard des capitalistes et de ceux qui paraissent n’avoir aucune espèce de biens-fonds, mais qui ont toute leur fortune dans leur portefeuille et qui, par conséquent, ne supportant aucune des charges foncières, jouissent impu* nément de leur opulence sans contribuer aux charges de l’Etat, si ce n’est sur les droits qui sont imposés sur le comestible et sur les objets de luxe, nous demandons qu’il plaise aux Etats généraux de peser, dans leur sagesse, cette siri- (1) Nous publions ce cahier d’après un manuscrit des Archives de l’Empire.
      Des impôts. Des impôts.
      . Arrêté que la commune de Périgny est composée de quarante-deux feux, tous vignerons. . Arrêté que la commune de Périgny est composée de quarante-deux feux, tous vignerons.
      ...ite paroisse paye annuellement la somme de 3,320 livres de tailles, sans y comprendre les vingtièm... Art. 2. Arrêté que ladite paroisse paye annuellement la somme de 3,320 livres de tailles, sans y comprendre les vingtièmes et la corvée, ladite corvée étant pour les chemins qu’ils n’ont pas.
      ... d’Hier, et que nous avons trois quarts de lieue pour arriver au pavé, et que les ...
      ...sans pouvoir en avoir au petit commerce de vin que nous récoltons très-modiquement...
      Art. 3. Arrêté que nous sommes bornés par la rivière d’Hier, et que nous avons trois quarts de lieue pour arriver au pavé, et que les chemins sont tout à fait impraticables, sans pouvoir en avoir au petit commerce de vin que nous récoltons très-modiquement.
      ... que notre terroir contient la quantité de 547 arpents 51 perches, par le mesurage... Art. 4. Arrêté que notre terroir contient la quantité de 547 arpents 51 perches, par le mesurage qui en a été fait par M. Dupré, arpenteur dudit terroir.
      Art. 5. Nos terres sont de la première classe, et par la quantité de remises qui se trouve sur ledit terroir... Art. 5. Nos terres sont de la première classe, et par la quantité de remises qui se trouve sur ledit terroir, cela les fait devenir à la dernière classe.
      ...e sont pas arrachées, il est impossible de détruire le lapin et toutes sortes de vermines qui se réfugient dans lesdites... Art. 8. Arrêté que si les remises ne sont pas arrachées, il est impossible de détruire le lapin et toutes sortes de vermines qui se réfugient dans lesdites garennes, qui mangent et détruisent nos vignes ainsi que les arbres fruitiers e...
      ...s suivre aucun chemin, et que les pieds de leurs chevaux portent un préjudice très... ...r les gardes, qui passent tous les jours à cheval et à pied parmi la plaine, sans suivre aucun chemin, et que les pieds de leurs chevaux portent un préjudice très-endommageable et que les grains ne puissent se relever.
      ...ltivateurs, qui ne peuvent venir à bout de faire leurs payements pour le peu de récolte qu’ils font, causé par le gibie... ...t si cher que le peuple n’y peut plus tenir, ni même le fermier et les petits cultivateurs, qui ne peuvent venir à bout de faire leurs payements pour le peu de récolte qu’ils font, causé par le gibier.
      Fait et arrêté en ladite assemblée de ce jour, 14 avril 1789. Fait et arrêté en ladite assemblée de ce jour, 14 avril 1789.

      Paris hors les murs (suite.)

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      ... comme un fléau qui occasionne la ruine des terres et des bois, ainsi que des propriétaires et fermiers qui, le plus souvent, par le ravage du gibier, ne trouvent qu’à glaner dans les terres où ils auraient moissonner et Que les capitaineries soient supprimées, ainsi que les officiers y attachés, comme un fléau qui occasionne la ruine des terres et des bois, ainsi que des propriétaires et fermiers qui, le plus souvent, par le ravage du gibier, ne trouvent qu’à glaner dans les terres où ils auraient moissonner et
      ...s propres pour assujettir cette portion de citoyens à leur contribution des impôts, puisque, par les moyens de l’agiotage ou autrement, ils se forment une exemption de toutes charges, un revenu clair, net, q...
      ...t quelquefois triple et quadruple celui des propriétés foncières.
      gularité, et d’aviser aux moyens les plus convenables et les plus propres pour assujettir cette portion de citoyens à leur contribution des impôts, puisque, par les moyens de l’agiotage ou autrement, ils se forment une exemption de toutes charges, un revenu clair, net, qui double et quelquefois triple et quadruple celui des propriétés foncières.
      Que la répartition de la masse de la taille, tant qu’elle aura lieu, ou de l’impôt foncier qui y sera substitué, n...
      ... district et par paroisse en proportion de l’étendue de son territoire. Que la somme que chaque...
      ...iter les doubles emplois dans les rôles de répartition et toutes discussions entre...
      ... habitants d’icelles, sur les questions de savoir si l’on est de telle ou telle paroisse, si les terres que l’on y possède sont de bonne ou mauvaise qualité ou de qualité mitoyenne, chaque paroisse soit...
      ...vec les paroisses voisines, en présence des curés et des syndics desdites paroisses,comme aussi il soit fait en même temps un classement des terres de chaque paroisse, en présence des propriétaires habitants desdites paroisses ou forains y ayant des propriétés, ou eux dûment appelés, huit...
      ...hes imprimées et publication à la porte de l’église paroissiale, aux jours de fêtes ou dimanches à l’issue de la messe.
      Que la répartition de la masse de la taille, tant qu’elle aura lieu, ou de l’impôt foncier qui y sera substitué, ne se fasse que par les Etats provinciaux chacun, dans son district et par paroisse en proportion de l’étendue de son territoire. Que la somme que chaque paroisse doit supporter soit fixe;que, pour éviter les doubles emplois dans les rôles de répartition et toutes discussions entre paroisses voisines et habitants d’icelles, sur les questions de savoir si l’on est de telle ou telle paroisse, si les terres que l’on y possède sont de bonne ou mauvaise qualité ou de qualité mitoyenne, chaque paroisse soit autorisée à se faireborner contradictoirement avec les paroisses voisines, en présence des curés et des syndics desdites paroisses,comme aussi il soit fait en même temps un classement des terres de chaque paroisse, en présence des propriétaires habitants desdites paroisses ou forains y ayant des propriétés, ou eux dûment appelés, huitaine auparavant, par affiches imprimées et publication à la porte de l’église paroissiale, aux jours de fêtes ou dimanches à l’issue de la messe.
      ... citoyen domicilié ne puisse être privé de sa liberté qufen vertu d’un décret de justice et pour être conduit dans une p...
      ...e heures copie en forme dudit décret ou de l’ordre de sa détention, avant de lui faire subir interrogatoire, à moins...
      ...à la clameur publique, un homme prévenu de quelques autres grands crimes que la sû...
      ...ent seuls autoriser à arrêter, en vertu de lettres closes ou de cachet avant les formalités de justice pour s’assurer de la personne des coupables.
      Qu’aucun citoyen domicilié ne puisse être privé de sa liberté qufen vertu d’un décret de justice et pour être conduit dans une prison légale, où son juge naturel ou autre juge légitime lui fasse délivrer dans les vingt-quatre heures copie en forme dudit décret ou de l’ordre de sa détention, avant de lui faire subir interrogatoire, à moins que ce ne soit un assassin, un incendiaire, un homme sans aveu, un voleur pris en flagrant délit, arrêté à la clameur publique, un homme prévenu de quelques autres grands crimes que la sûreté et l’intérêt publics peuvent seuls autoriser à arrêter, en vertu de lettres closes ou de cachet avant les formalités de justice pour s’assurer de la personne des coupables.
      ...affaires contentieuses, que deux degrés de juridiction, pour obvier à la multitude énorme des frais de justice ; qu’à cet effet les justices s...
      ... qui concerne l’instruction et jugement des affaires contentieuses, sauf l’exercice...
      ...ar rapport à la police, aux appositions de scellés, actes de tutelle, curatelle et inventaires dont, au cas de contestation, lesdits juges seigneuriaux seront tenus de renvoyer le jugement par-devant le juge...
      Qu’il n’y ait plus, à l’avenir, dans les affaires contentieuses, que deux degrés de juridiction, pour obvier à la multitude énorme des frais de justice ; qu’à cet effet les justices seigneuriales soient et demeurent supprimées, à l’avenir, en ce qui concerne l’instruction et jugement des affaires contentieuses, sauf l’exercice desdites justices par rapport à la police, aux appositions de scellés, actes de tutelle, curatelle et inventaires dont, au cas de contestation, lesdits juges seigneuriaux seront tenus de renvoyer le jugement par-devant le juge supérieur ressortissant nûment en la cour, pour être par ledit juge, en son hôt...
      Que les 10 sols pour livre des droits de contrôle des exploits, de celui des autres actes et jugements, des droits d’insinuation au tarif soient su...
      ...doit son existence qu’à la dilapidation des finances.
      Que les 10 sols pour livre des droits de contrôle des exploits, de celui des autres actes et jugements, des droits d’insinuation au tarif soient supprimés, comme une surcharge trop onéreuse au commerce, et qui ne doit son existence qu’à la dilapidation des finances.
      ...l ne soit accordé à quelques personnes, de tels état et condition qu’elles soient, aucune lettre d’Etat ni arrêt de surséance, pour que les poursuites des créanciers contre leurs débiteurs aient un cours libre, ces lettres d’Etat et de surséance n’étant ordinairement que le fruit de l’intrigue, de l’importunité ou de la surprise; étant plus juste qu’un déb...
      ... immodéré et son luxe insolent, a abusé de la confiance de ses créanciers et a consommé leur ruine, ail la honte de venir à leur merci, plutôt que ceux-ci ...
      Qu’il ne soit accordé à quelques personnes, de tels état et condition qu’elles soient, aucune lettre d’Etat ni arrêt de surséance, pour que les poursuites des créanciers contre leurs débiteurs aient un cours libre, ces lettres d’Etat et de surséance n’étant ordinairement que le fruit de l’intrigue, de l’importunité ou de la surprise; étant plus juste qu’un débiteur qui par sa mauvaise conduite sa dépense immodéré et son luxe insolent, a abusé de la confiance de ses créanciers et a consommé leur ruine, ail la honte de venir à leur merci, plutôt que ceux-ci viennent à la sienne.
      Des privilèges. Des privilèges.
      Que tous les ans le compte des finances soit imprimé et rendu public. Que tous les ans le compte des finances soit imprimé et rendu public.
      Des capitaineries. Des capitaineries.
      Des abus d’autorité. Des abus d’autorité.
      Des justices seigneuriales. Des justices seigneuriales.
      Des droits domaniaux. Des droits domaniaux.
      Des lettres d’Etat. Des lettres d’Etat.
      Que tous les privilèges et exemptions de la contribution aux charges ordinaires et extraordinaires de l’Etat et à toute espèce d’impôts, sous...
      ... abolis et supprimés, n’étant pas juste de les conserver et entretenir aux dépens de l’indigence.
      Que tous les privilèges et exemptions de la contribution aux charges ordinaires et extraordinaires de l’Etat et à toute espèce d’impôts, sous quelque dénomination qu’ils soient ou puissent être imposés à l’avenir, soient abolis et supprimés, n’étant pas juste de les conserver et entretenir aux dépens de l’indigence.
      De Vadministration. De Vadministration.
      De l'établissement d'une caisse d’épargne. De l'établissement d'une caisse d’épargne.
      Que la liquidation de la dette nationale, en ce ui excède ses...
      ...somme poursubvenir aux besoins imprévus de l’Etat, en cas de guerre ou autrement et que le compte de ladite caisse soit aussi imprimé et ren...
      Que la liquidation de la dette nationale, en ce ui excède ses revenus ordinaires, soit opérée ans le délai le plus prochain possible, et qu’a...
      ...l soit établi une caisse d’épargne dans laquelle sera versée, tous les ans, une somme poursubvenir aux besoins imprévus de l’Etat, en cas de guerre ou autrement et que le compte de ladite caisse soit aussi imprimé et rendu public.
      De la répartition de la taille. De la répartition de la taille.
      ...ont obligés, à peine d’amendes énormes, de punitions mêmes corporelles, outre les frais auxquels ils sont condamnés, de porter plus de respect à un lièvre et en général à tou...
      ...e ou volatile qu’au seigneur et au curé de la paroisse.
      qui sont obligés, à peine d’amendes énormes, de punitions mêmes corporelles, outre les frais auxquels ils sont condamnés, de porter plus de respect à un lièvre et en général à tout le gibier quadrupède ou volatile qu’au seigneur et au curé de la paroisse.

      Paris hors les murs (suite.)

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      Que les barrières, pour la perception des droits d’entrée, traites et autres marchandises venant de l’étranger, soient reculées aux frontières du royaume, et que, dans l’intérieur, le commerce de toute espèce Que les barrières, pour la perception des droits d’entrée, traites et autres marchandises venant de l’étranger, soient reculées aux frontières du royaume, et que, dans l’intérieur, le commerce de toute espèce
      Du commerce. Du commerce.
  • Tome 11 : Du 24 décembre 1789 au 1er mars 1790 1 résultat
    • Séance du samedi 6 février 1790, au soir

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      Séance du samedi 6 février 1790, au soir

      page 451
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse des curés, prêtres et religieux de l'ar-chiprêtré de Bourgoin en Dauphiné, et des environs, qui jurent d'opposer l'ascend...
      ...ples aux pièges, dont usent les ennemis de la Révolution pour les perdre, et de faire respecter, au péril de leur vie, tous les décrets de l'Assemblée nationale ; ils invitent tous les curés du royaume à suivre leur exemple.
      Adresse des curés, prêtres et religieux de l'ar-chiprêtré de Bourgoin en Dauphiné, et des environs, qui jurent d'opposer l'ascendant qu'ils ont sur les peuples aux pièges, dont usent les ennemis de la Révolution pour les perdre, et de faire respecter, au péril de leur vie, tous les décrets de l'Assemblée nationale ; ils invitent tous les curés du royaume à suivre leur exemple.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresses de la communauté d'Evry-les-Châ-teaux, près de Brie-Comte-Robert, et de celle d'Ussy et Vendrest, près Meaux, qui font hommage à la patrie du moins imposé au profit des anciens tail-lables. Adresses de la communauté d'Evry-les-Châ-teaux, près de Brie-Comte-Robert, et de celle d'Ussy et Vendrest, près Meaux, qui font hommage à la patrie du moins imposé au profit des anciens tail-lables.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      ...hésion delà communauté 4e Saiot-Laurent-du-Pont en Dauphiné ; elle fait le don patriotique du produit de la taxe sur les ci-devant privilégiés, et supplie l'Assemblée de fixer au plus tôt le prix du rachat des rentes et 4e celui des arrérages en grains à un taux modéré. Adresse d'adhésion delà communauté 4e Saiot-Laurent-du-Pont en Dauphiné ; elle fait le don patriotique du produit de la taxe sur les ci-devant privilégiés, et supplie l'Assemblée de fixer au plus tôt le prix du rachat des rentes et 4e celui des arrérages en grains à un taux modéré.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse du même genre des communautés de ; Saint-Barthélëmy et de Chàrtonges en Brie; elles demandent que la ville de la Ferlé-Gaucher soit chef-lieu de district. Adresse du même genre des communautés de ; Saint-Barthélëmy et de Chàrtonges en Brie; elles demandent que la ville de la Ferlé-Gaucher soit chef-lieu de district.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse du même genre de la communauté de Filon en Languedoc; elle supplie l'Assemblée de s'occuper au plus tôt des lois interprétatives des décrets du 4 août. Adresse du même genre de la communauté de Filon en Languedoc; elle supplie l'Assemblée de s'occuper au plus tôt des lois interprétatives des décrets du 4 août.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse du même genre de la municipalité de Monhetày-sur-Loire eh Bourbonnais ; elle demande avec instance que le mode du rachat dès droits non supprimés soit fixé le plus ... Adresse du même genre de la municipalité de Monhetày-sur-Loire eh Bourbonnais ; elle demande avec instance que le mode du rachat dès droits non supprimés soit fixé le plus tôt possible.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse de félicitation et remerciement des écoliers du collège Royal Dauphin, de Grenoble : Adresse de félicitation et remerciement des écoliers du collège Royal Dauphin, de Grenoble :
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse des gardes nationales de plusieurs communautés du Vivaraiset du Dauphiné, qui, réunies dans la plainede...
      ...attachées à notre glorieux monarque, et de faire respecter jusqu'à leurs derniers soupirs, les décrets de l'Assemblée nationale; elles ont adhéré...
      Adresse des gardes nationales de plusieurs communautés du Vivaraiset du Dauphiné, qui, réunies dans la plainede Saint-Peray en Vivarais, ont fait le serment solennel d'être in valablement attachées à notre glorieux monarque, et de faire respecter jusqu'à leurs derniers soupirs, les décrets de l'Assemblée nationale; elles ont adhéré à la fédération faite dans la plaine d'Etoile,
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse de la corporation des maîtres voituriers et charretiers de la ville 4e Marseille, nui fait le don patriotique 4e tout ce qui lui est par le trésor royal, et supplie l'Assemblée d'ordonner la plus prompte exécution du décret qui renvoie la procédure prévôtale à la sénéchaussée de cette ville. La corporation des maîtres charcutiers de la même ville fait la môme supplication... Adresse de la corporation des maîtres voituriers et charretiers de la ville 4e Marseille, nui fait le don patriotique 4e tout ce qui lui est par le trésor royal, et supplie l'Assemblée d'ordonner la plus prompte exécution du décret qui renvoie la procédure prévôtale à la sénéchaussée de cette ville. La corporation des maîtres charcutiers de la même ville fait la môme supplication à l'Assemblée dans une adresse séparée.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse du comité permanent, municipalité et jeunes citojens militaires de la ville de Saint-Brieuc, qui dénoncent à l'Assemblée nationale le refus fait par les commissaires des anciens états de Bretagne, dans le diocèse de Saint-Brieuc, de continuer leurs fonctions, relativement à l'exécution du décret de l'Assemblée du 12 décembre dernier; ils applaudissent unanimement au discours de M. Le Chapelier sur la conduite des membres de l'ancienne chambre des vacations du parlement de Rennes, et désapprouvent fortement celui de M. le yicomte de Mirabeau. Adresse du comité permanent, municipalité et jeunes citojens militaires de la ville de Saint-Brieuc, qui dénoncent à l'Assemblée nationale le refus fait par les commissaires des anciens états de Bretagne, dans le diocèse de Saint-Brieuc, de continuer leurs fonctions, relativement à l'exécution du décret de l'Assemblée du 12 décembre dernier; ils applaudissent unanimement au discours de M. Le Chapelier sur la conduite des membres de l'ancienne chambre des vacations du parlement de Rennes, et désapprouvent fortement celui de M. le yicomte de Mirabeau.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse des officiers municipaux et du comité permanent de la ville de Nîmes, qui, au moment d'éxécuter les dé...
      ...ent le tribut 4e leur reconnaissance et de leur dévouement. « Près de jouir 4e vos bienfaits, nous voudrions,...
      ...ar tous nos efforts cette triple union, du Roi, de I Assemblée nationale et dupeu-ple, qui fait la joie 4es bons citoyens, le desespoir des malveillants, et qui fera le salut de la France. #
      Adresse des officiers municipaux et du comité permanent de la ville de Nîmes, qui, au moment d'éxécuter les décrets 4e l'Assemblée sur les nouvelles municipalités, lui offrent le tribut 4e leur reconnaissance et de leur dévouement. « Près de jouir 4e vos bienfaits, nous voudrions, disent-ils, nous lier plus étroitement à votre auguste destinée, et consolider par tous nos efforts cette triple union, du Roi, de I Assemblée nationale et dupeu-ple, qui fait la joie 4es bons citoyens, le desespoir des malveillants, et qui fera le salut de la France. #
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse du même genre de l'Assemblée générale des citoyens 4e Perpignan ; elle réclame avec instance la conservation 4e son évêché, de ses Adresse du même genre de l'Assemblée générale des citoyens 4e Perpignan ; elle réclame avec instance la conservation 4e son évêché, de ses
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse du même geore.de là ville do Bourg-en-Bresse ; elle fait le don patriotique de 226 marcs 5 onces d'argenterie. Adresse du même geore.de là ville do Bourg-en-Bresse ; elle fait le don patriotique de 226 marcs 5 onces d'argenterie.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresses de félicitation, remerciement et adhésion du bourg de Saint-Pierre-de-Bœuf en Forez, et de onze communautés du baillage de Roye; elles font plusieurs observations... Adresses de félicitation, remerciement et adhésion du bourg de Saint-Pierre-de-Bœuf en Forez, et de onze communautés du baillage de Roye; elles font plusieurs observations importantes sur les impositions qui doivent être supportées par les Ci-devant p...
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse du même genre de la ville et jurisdic-tion de Pellegrue-en-Albret; les habitants s'engagent de payer la somme de 14,000 livres pour leur contribution pa... Adresse du même genre de la ville et jurisdic-tion de Pellegrue-en-Albret; les habitants s'engagent de payer la somme de 14,000 livres pour leur contribution patriotique ; ils demandent l'établissement d'une justice royale dans cette ville.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse du même genre dp la communauté de Lanespede en Bigorre ; elle demande que la ville de Tournay soit chef-lieu de district. Adresse du même genre dp la communauté de Lanespede en Bigorre ; elle demande que la ville de Tournay soit chef-lieu de district.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse 4e dévouement de la compagnie des volontaires de la ville de Moulins; elle supplie l'Assemblée de la prendre en considération lorsqu'elle s'occupera de l'organisation des milices nationales. Adresse 4e dévouement de la compagnie des volontaires de la ville de Moulins; elle supplie l'Assemblée de la prendre en considération lorsqu'elle s'occupera de l'organisation des milices nationales.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse d'adhésion de la communauté de Tuffé au département du Mans; elle dénonce une infraction au décret de l'Assemblée, portant qu'il sera sursis ... Adresse d'adhésion de la communauté de Tuffé au département du Mans; elle dénonce une infraction au décret de l'Assemblée, portant qu'il sera sursis à toute nomination 4e bénéfices qui ne sont pas à charge d'âmes.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      ..., disent-ils, Nosseigneurs yous occuper de l'éducation publique, et ajouter â nos ...
      ...eur* » Adresse d'adhésion et dévouement de la nouvelle municipalité de la ville d'Angerville; elle demande que cette ville dépende du district de celle' d'Etampes,
      « Veuillez bien, disent-ils, Nosseigneurs yous occuper de l'éducation publique, et ajouter â nos classes une chaire où nous puissions apprendre, et les devoirs que nous aurons à remplir comme citoyens, et les lois qui feront notre bonheur* » Adresse d'adhésion et dévouement de la nouvelle municipalité de la ville d'Angerville; elle demande que cette ville dépende du district de celle' d'Etampes,
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse du même genre de la commune de Bouy en Nivernais ; elle demande d'être le chef-lieu d'un canton dépendant du district de Donzy et du département de Nevers, Adresse du même genre de la commune de Bouy en Nivernais ; elle demande d'être le chef-lieu d'un canton dépendant du district de Donzy et du département de Nevers,
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse du même genre de la ville de Durtal ; elle demande avec instance d'ê... Adresse du même genre de la ville de Durtal ; elle demande avec instance d'être réunie à La Flèche pour le district et la justice.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse du même genre de la communauté de Rouvroy en Lorraine; elle demande 4e dépendre du bailliage de Longuyon. Adresse du même genre de la communauté de Rouvroy en Lorraine; elle demande 4e dépendre du bailliage de Longuyon.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse du même genre de la nouvelle municipalité de la commune de Tannay, Adresse du même genre de la nouvelle municipalité de la commune de Tannay,
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse d'adhésion 4e la municipalité de Cha-tel-Gensoir ; elle envoie les déclarations des biens des ecclésiastiques domiciliés dans le territoire de cette ville, Adresse d'adhésion 4e la municipalité de Cha-tel-Gensoir ; elle envoie les déclarations des biens des ecclésiastiques domiciliés dans le territoire de cette ville,
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresses de félicitation et dévouement de la garde nationale de la ville de Moyrans eu Franche-Comté, et de celle de Bayeux. Adresses de félicitation et dévouement de la garde nationale de la ville de Moyrans eu Franche-Comté, et de celle de Bayeux.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse de la ville de Gandelu-en-Brie, qui adhère avec une admiration respectueuse à tous les décrets de l'Assemblée nationale, et demande d'être chef-lieu de canton- Adresse de la ville de Gandelu-en-Brie, qui adhère avec une admiration respectueuse à tous les décrets de l'Assemblée nationale, et demande d'être chef-lieu de canton-
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse de félicitation, remerciement et adhésion de la communauté de Peyrat-Lanonière, élection de Guéret ; elle instruit l'Assemblée que ...
      ...ieux bénédictins qui composent l'abbaye de Notre-Dame de Bonlieu dilapident les bois, et diverti...
      Adresse de félicitation, remerciement et adhésion de la communauté de Peyrat-Lanonière, élection de Guéret ; elle instruit l'Assemblée que les trois religieux bénédictins qui composent l'abbaye de Notre-Dame de Bonlieu dilapident les bois, et divertissent les effets mobiliers, denrées et bestiaux appartenant à cette abbaye.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse de félicitation, adhésion et dévouement 4e la communauté de Saint-Jean de Valeriscle en Langue4oc; elle demande que la ville de Nîmes soit le chef-lieu d'un départemen... Adresse de félicitation, adhésion et dévouement 4e la communauté de Saint-Jean de Valeriscle en Langue4oc; elle demande que la ville de Nîmes soit le chef-lieu d'un département et le siège d'un tribunal supérieur.

      Séance du samedi 6 février 1790, au soir

      page 452
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse du même genre des officiers municipaux et habitants de la ville de Saint-Dié-sur-Loire; ils annoncent que la nomination de leur nouvelle municipalité s'est faite dans le plus grand ordre, et à la satisfaction de tous les citoyens. Adresse du même genre des officiers municipaux et habitants de la ville de Saint-Dié-sur-Loire; ils annoncent que la nomination de leur nouvelle municipalité s'est faite dans le plus grand ordre, et à la satisfaction de tous les citoyens.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse du même genre de la ville de Lesneven en Bretagne, et de vingt-cinq communautés circon-voisines; elles expriment les vives alarmes des habitants sur la perte qu'on leur a fait craindre du bailliage royal dans cette ville. Adresse du même genre de la ville de Lesneven en Bretagne, et de vingt-cinq communautés circon-voisines; elles expriment les vives alarmes des habitants sur la perte qu'on leur a fait craindre du bailliage royal dans cette ville.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse de la ville et commune de Chatillon-les-Dombes, présentée par MM....
      ...rdinaires, contenant abandon, au profit de la nation, du produit de la contribution sur les ci-devant privilégiés; la même ville, le corps des marchands et artisans y réunis, font le don patriotique d'un contrat, sur la ville de Paris, de 600 livres, et des arrérages qui en sont dûs; ils supplient l'Assemblée d'agréer ces dons comme une preuve de patriotisme, de reconnaissance, et de l'adhésion la plus réfléchie à ses décr...
      Adresse de la ville et commune de Chatillon-les-Dombes, présentée par MM. Delorme et Dan-geville, ses députés extraordinaires, contenant abandon, au profit de la nation, du produit de la contribution sur les ci-devant privilégiés; la même ville, le corps des marchands et artisans y réunis, font le don patriotique d'un contrat, sur la ville de Paris, de 600 livres, et des arrérages qui en sont dûs; ils supplient l'Assemblée d'agréer ces dons comme une preuve de patriotisme, de reconnaissance, et de l'adhésion la plus réfléchie à ses décrets.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse du même genre des citoyens actifs de la ville d'Enghien-Montmorency. Adresse du même genre des citoyens actifs de la ville d'Enghien-Montmorency.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse de félicitation et dévouement de la garde nationale de la ville deVesoul en Franche-Comté ; elle donne les plus grands éloges à la conduite du régiment des chasseurs, en .garnison dans cette vill... Adresse de félicitation et dévouement de la garde nationale de la ville deVesoul en Franche-Comté ; elle donne les plus grands éloges à la conduite du régiment des chasseurs, en .garnison dans cette ville.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Lettres de M. de Neuilly, lieutenant-colonel du régiment mestre-de-camp général-dragons, en garnison à Neufchâteau; de M. Dagobert, major des chasseurs-royaux de Dauphiné, en garnison à Romans ; et de Dom Grazio de Rossi, commandant le bataillon de chasseurs-corses, en garnison à Bournon...
      ...avec la dus vive sensibilité la lecture de la lettre qui eur a été adressée par l'...
      ...ils la supplient d'être bien convaincue de leur entier dévouement à la chose publi...
      Lettres de M. de Neuilly, lieutenant-colonel du régiment mestre-de-camp général-dragons, en garnison à Neufchâteau; de M. Dagobert, major des chasseurs-royaux de Dauphiné, en garnison à Romans ; et de Dom Grazio de Rossi, commandant le bataillon de chasseurs-corses, en garnison à Bournon en Vivarais, par lesquelles ils annoncent que ces régiments ont entendu avec la dus vive sensibilité la lecture de la lettre qui eur a été adressée par l'Assemblée nationale, et qu'ils la supplient d'être bien convaincue de leur entier dévouement à la chose publique.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse de treize communautés du département de Péronne : elles supplient l'Assemblée nationale de prendre en considération le décret concernant l'abolition des dîmes, et de statuer sur leur remplacement. Adresse de treize communautés du département de Péronne : elles supplient l'Assemblée nationale de prendre en considération le décret concernant l'abolition des dîmes, et de statuer sur leur remplacement.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse du sieur Lambert, citoyen à Toulon, qui fait hommage à l'Assemblée d'un recueil imprimé des délibérations, arrêtés et décrets de l'Assemblée nationale, acceptés et sanc... Adresse du sieur Lambert, citoyen à Toulon, qui fait hommage à l'Assemblée d'un recueil imprimé des délibérations, arrêtés et décrets de l'Assemblée nationale, acceptés et sanctionnés par le Roi.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse du même genre de la nouvelle municipalité de la ville de Joinville. Adresse du même genre de la nouvelle municipalité de la ville de Joinville.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse d'adhésion de la communauté de Tracy ; elle fait le don patriotique du produit de la contribution sur les ci-devant privi...
      ...e d'être comprise dans l'arrondissement du district à établir dans la ville de Cosne.
      Adresse d'adhésion de la communauté de Tracy ; elle fait le don patriotique du produit de la contribution sur les ci-devant privilégiés, et demande d'être comprise dans l'arrondissement du district à établir dans la ville de Cosne.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse des citoyens de la ville de Gai lardon en Beauce, qui, réunis pour la nomination de leurs nouveaux officiers municipaux, dé...
      ...ion la plus formelle à tous les décrets de l'Assemblée nationale, et s'engagent avec serment de les exécuter et faire exécuter de tout leur pouvoir.
      Adresse des citoyens de la ville de Gai lardon en Beauce, qui, réunis pour la nomination de leurs nouveaux officiers municipaux, déclarent unanimement qu'ils font l'adhésion la plus formelle à tous les décrets de l'Assemblée nationale, et s'engagent avec serment de les exécuter et faire exécuter de tout leur pouvoir.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse du même genre de la garnison de Rennes ; elle jure sur son honneur de verser jusqu'à la dernière goutte de son sang pour le maintien de la nouvelle Constitution. Adresse du même genre de la garnison de Rennes ; elle jure sur son honneur de verser jusqu'à la dernière goutte de son sang pour le maintien de la nouvelle Constitution.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse de la milice nationale de la ville de Grenoble, qui, empressée de donner dans toutes les occasions des preuves de son zèle et de son Adresse de la milice nationale de la ville de Grenoble, qui, empressée de donner dans toutes les occasions des preuves de son zèle et de son
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      patriotisme, vient de prendre une délibération par laquelle elle a nommé des députés pour se rendre à une assemblée ...
      ... délibération, comme renfermant le gage de la profonde vénération des citoyens de Grenoble et de leur parfaite soumission aux lois.
      patriotisme, vient de prendre une délibération par laquelle elle a nommé des députés pour se rendre à une assemblée fédérative, indiquée à Valence, et pour adhérer aux résolutions qui y seront prises ; elle supplie l'Assemblée d'agréer cette délibération, comme renfermant le gage de la profonde vénération des citoyens de Grenoble et de leur parfaite soumission aux lois.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse des officiers municipaux et habitants de la ville de Saint-Benoît-sur-Loire, qui expriment avec énergie les sentiments d'admiration, de reconnaissance et de dévouement dont ils sont pénétrés pour ... Adresse des officiers municipaux et habitants de la ville de Saint-Benoît-sur-Loire, qui expriment avec énergie les sentiments d'admiration, de reconnaissance et de dévouement dont ils sont pénétrés pour l'Assemblée nationale ; ils demandent avec instance que cette ville soit le chef...
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse des entrepreneurs de la manufacture de Sédan qui conjurent l'Assemblée nationale de considérer que la liberté dés nègres porterait le dernier coup à leur...
      ...dhèrent aux représentations et demandes des colons français à ce sujet.
      Adresse des entrepreneurs de la manufacture de Sédan qui conjurent l'Assemblée nationale de considérer que la liberté dés nègres porterait le dernier coup à leurs établissements, et ruinerait le royaume; ils adhèrent aux représentations et demandes des colons français à ce sujet.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse de félicitation, adhésion et dévouement du comité municipal séant à Berneuîl, comp...
      ...ises dans le district et le département de la ville de Saintes.
      Adresse de félicitation, adhésion et dévouement du comité municipal séant à Berneuîl, comprenant neuf paroisses ; elles sollicitent d'être comprises dans le district et le département de la ville de Saintes.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse du même genre de la ville de l'Isle-sur-le-Doubs, et de trente autres communautés déjà formées en municipalités dans la province de Franche-Comté ; elles demandent toutes que cette ville soit un chef-lieu de district. Adresse du même genre de la ville de l'Isle-sur-le-Doubs, et de trente autres communautés déjà formées en municipalités dans la province de Franche-Comté ; elles demandent toutes que cette ville soit un chef-lieu de district.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse de la communauté de Biauzat en Auvergne ; elle demande de n'être pas réunie à la ville de Moulins, dont elle est trop éloignée, et de dépendre du district de Clermont-Ferrand ou de Riom. Adresse de la communauté de Biauzat en Auvergne ; elle demande de n'être pas réunie à la ville de Moulins, dont elle est trop éloignée, et de dépendre du district de Clermont-Ferrand ou de Riom.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse de la commune de Choisy-le-Roi, assemblée pour la formation de sa nouvelle municipalité ; elle fait le don patriotique de ia somme de 75 livres de 23 marcs 4 onces 1 gros d'argent, et de 1 once 7 gros d'or ; les chargeurs et déchargeurs de son port offrent particulièrement le produit d'une journée de leur travail, formant la somme de 20 livres. Adresse de la commune de Choisy-le-Roi, assemblée pour la formation de sa nouvelle municipalité ; elle fait le don patriotique de ia somme de 75 livres de 23 marcs 4 onces 1 gros d'argent, et de 1 once 7 gros d'or ; les chargeurs et déchargeurs de son port offrent particulièrement le produit d'une journée de leur travail, formant la somme de 20 livres.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse de la ville de Tartonne en Auvergne, qui adhère de rechef à tous les décrets de l'Assemblée nationale ; elle déclare que si, par le plus grand des malheurs, il arrivait une opposition ou...
      ...ceux qui manifesteraient leur intention de tenir encore a la distinction des ordres. Indépendamment de la
      Adresse de la ville de Tartonne en Auvergne, qui adhère de rechef à tous les décrets de l'Assemblée nationale ; elle déclare que si, par le plus grand des malheurs, il arrivait une opposition ouverte à leur exécution, elle en rendrait individuellement responsables ceux qui manifesteraient leur intention de tenir encore a la distinction des ordres. Indépendamment de la
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresses de la ville de Saint- Pol-de-Léon en Bretagne, de la ville de Castellane en Provence, de celle de Vailly en Champagne, de celle d'Ar-genton-le-Ghâteau en Poitou, de celle de Cassa-gnebere en Nebousan, et de la municipalité de Valons en Vivarais, etde plusieurs cito...
      ... l'adhésion la plus entière aux décrets de l'Assemblée nationale, la demande d'un chef-lieu de district et d'une justice royale.
      Adresses de la ville de Saint- Pol-de-Léon en Bretagne, de la ville de Castellane en Provence, de celle de Vailly en Champagne, de celle d'Ar-genton-le-Ghâteau en Poitou, de celle de Cassa-gnebere en Nebousan, et de la municipalité de Valons en Vivarais, etde plusieurs citoyens avoués par les communautés circon voisin es," contenant l'adhésion la plus entière aux décrets de l'Assemblée nationale, la demande d'un chef-lieu de district et d'une justice royale.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse de la nouvelle municipalité d'Albert en Picardie; elle représente que le vœu de tous les habitants est d'être compris d... Adresse de la nouvelle municipalité d'Albert en Picardie; elle représente que le vœu de tous les habitants est d'être compris dans le district d'Amiens.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse de la nouvelle municipalité de la ville de Broisie ; elle fait part d'une difficulté élevée au sujet de élection uu troisième officier municipa... Adresse de la nouvelle municipalité de la ville de Broisie ; elle fait part d'une difficulté élevée au sujet de élection uu troisième officier municipal.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse de M. le comte de la Merville, résidant à Saint-Germain-e... Adresse de M. le comte de la Merville, résidant à Saint-Germain-en-Laye, qui fait hommage à l'Assemblée d'un ouvrage sur l'impôt et la dette publ...

      Séance du samedi 6 février 1790, au soir

      page 453
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse d'adhésion et dévouement de la communauté de Rudelle dans le Haut-Quercy ; elle supplie l'Assemblée de s'occuper au plus tôt des lois interprétatives des décrets du 4 août. Adresse d'adhésion et dévouement de la communauté de Rudelle dans le Haut-Quercy ; elle supplie l'Assemblée de s'occuper au plus tôt des lois interprétatives des décrets du 4 août.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse du même genre des officiers municipaux et habitants de la ville du Vigan en Languedoc ; ils font le don patriotique ae la finance de plusieurs charges dont la communauté ét...
      ... montant à la somme do 12,000 livres et du produit des impositions sur les ci-devant privilégi...
      Adresse du même genre des officiers municipaux et habitants de la ville du Vigan en Languedoc ; ils font le don patriotique ae la finance de plusieurs charges dont la communauté était propriétaire, montant à la somme do 12,000 livres et du produit des impositions sur les ci-devant privilégiés. Cette ville se glorifie, à juste titre, d'avoir donné le jour au brave d'Ass...
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse des gardes nationales de la même ville, et d'une multitude de communautés voisines, formant 6,000 hommes des Basses-Cévennes, sous les ordres de M. le baron d'AIbignac, maréchal-des camps et armées du Roi, qui ont juré solennellement d'être...
      ...ution française, à la loi et au Roi, et de verser jusqu'à la dernière goutte de leur sang pour la défense de la liberté, et de la gloire de notre bien-aimé monarque, qui en est le...
      Adresse des gardes nationales de la même ville, et d'une multitude de communautés voisines, formant 6,000 hommes des Basses-Cévennes, sous les ordres de M. le baron d'AIbignac, maréchal-des camps et armées du Roi, qui ont juré solennellement d'être fidèles à la constitution française, à la loi et au Roi, et de verser jusqu'à la dernière goutte de leur sang pour la défense de la liberté, et de la gloire de notre bien-aimé monarque, qui en est le restaurateur.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse des gardes nationales de la ville de Metz, dans laquelle elles déclarent que leur zèle pour la défense de la constitution ne se bornera pas à l'enceinte de leur ville ou de leur département, qu'il s'étendra à tou...
      ... toujours prêtes à voler aux extrémités du royaume, lorsque la propriété et la lib...
      ...ir cher à tous les cœurs messins, celui de l'ancienne constitution dont leur cité ...
      ...dant laquelle les Messins ont contracté des alliances avec ae grands peuples, et ont eu des souverains à leur solde ; ils déclarent...
      ...n à regretter dans l'ancienne existence de la République, et qu'au contraire, leurs pères seraient sans doute jaloux de leur bonheur s'il leur était possible de le contempler.
      Adresse des gardes nationales de la ville de Metz, dans laquelle elles déclarent que leur zèle pour la défense de la constitution ne se bornera pas à l'enceinte de leur ville ou de leur département, qu'il s'étendra à tout l'empire Français, et qu'elles seront toujours prêtes à voler aux extrémités du royaume, lorsque la propriété et la liberté pourront y être en péril. Elles finissent par faire nommage à l'Assemblée nationale d'un souvenir cher à tous les cœurs messins, celui de l'ancienne constitution dont leur cité a joui, constitution libre, républicaine, pendant laquelle les Messins ont contracté des alliances avec ae grands peuples, et ont eu des souverains à leur solde ; ils déclarent que la constitution nouvelle ne leur laisse rien à regretter dans l'ancienne existence de la République, et qu'au contraire, leurs pères seraient sans doute jaloux de leur bonheur s'il leur était possible de le contempler.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse des non - catholiques de la ville de Montauban en Quercy, remise par M. Ponc...
      ...à l'Assemblée nationale les témoignages de reconnaissance et de sensibilité profonde, à raison du décret qui leur assure la qualité de citoyens actifs.
      Adresse des non - catholiques de la ville de Montauban en Quercy, remise par M. Poncet Del-pech, dans laquelle ils présentent à l'Assemblée nationale les témoignages de reconnaissance et de sensibilité profonde, à raison du décret qui leur assure la qualité de citoyens actifs.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse d'adhésion et don patriotique de la ville de Beaumont en Gatinais -, elle abandonne à la nation le produit de l'imposition des ci-devant privilégiés, pour les six derniers mois de l'année 1789; de plus, elle déclare qu'elle ne recevra ni Je remboursement, ni l'intérêt de la contribution du quart du revenu. Adresse d'adhésion et don patriotique de la ville de Beaumont en Gatinais -, elle abandonne à la nation le produit de l'imposition des ci-devant privilégiés, pour les six derniers mois de l'année 1789; de plus, elle déclare qu'elle ne recevra ni Je remboursement, ni l'intérêt de la contribution du quart du revenu.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      contribution patriotique, elle fait don du produit de la contribution sur les ci-devant privi... contribution patriotique, elle fait don du produit de la contribution sur les ci-devant privilégiés.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse d'adhésion et dévouement de la ville d'Aumale ; elle fait don patriotique de la moitié de la somme provenant de la vente de ses bois en réserve, laquelle somme, en total, est entre les mains au receveur des domaines de la généralité de Rouen, depuis plus de dix ans. Elle demande d'être le chef-li... Adresse d'adhésion et dévouement de la ville d'Aumale ; elle fait don patriotique de la moitié de la somme provenant de la vente de ses bois en réserve, laquelle somme, en total, est entre les mains au receveur des domaines de la généralité de Rouen, depuis plus de dix ans. Elle demande d'être le chef-lieu d'un district.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse de la ville de Vannes en firetagne, contenant le don patriotique de plusieurs effets d'argenterie, du poids de 50 marcs ; elle annonce que les religieux grands carmes de Bondon, près de cette ville, quoique pauvres, ont fait une déclaration patriotique de près de 900 livres et offrent en outre, en pur ...
      ... effets en or et en argent, pesant plus de vingt-cinq marcs.
      Adresse de la ville de Vannes en firetagne, contenant le don patriotique de plusieurs effets d'argenterie, du poids de 50 marcs ; elle annonce que les religieux grands carmes de Bondon, près de cette ville, quoique pauvres, ont fait une déclaration patriotique de près de 900 livres et offrent en outre, en pur don, plusieurs effets en or et en argent, pesant plus de vingt-cinq marcs.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse de félicitation, adhésion et dévouement de la nouvelle municipalité et des habitants de la communauté d'Ormes eu Champagne; ell... Adresse de félicitation, adhésion et dévouement de la nouvelle municipalité et des habitants de la communauté d'Ormes eu Champagne; elle demande que la ville d'Arcis-sur-Aube soit le siège d'une justice royale.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse de la jeunesse de Bretagne et d'Anjou, qui s'est assemblée à Pontivy le 15 du mois dernier, pour y renouveler le pact... Adresse de la jeunesse de Bretagne et d'Anjou, qui s'est assemblée à Pontivy le 15 du mois dernier, pour y renouveler le pacte fédératif qui a porté le premier coup au despotisme et à l'aristocratie : son ...
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse de félicitation, adhésion et dévouement des habitants des quatre paroisses qui composent les territoires des Baux en Provence; ils portent plainte c... Adresse de félicitation, adhésion et dévouement des habitants des quatre paroisses qui composent les territoires des Baux en Provence; ils portent plainte contre leur maire.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse du même genre de la garde nationale de la ville de Nancv, et du district de Bonne-Nouvelle de la ville de Paris. Adresse du même genre de la garde nationale de la ville de Nancv, et du district de Bonne-Nouvelle de la ville de Paris.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse du même genre de la ville de Hau-terive en Languedoc ; indépendamment de la contribution patriotique, elle fait don du produit de la contribution sur les ci-devant privi...
      ...ec 40 communautés voisines un chef-lieu de district.
      Adresse du même genre de la ville de Hau-terive en Languedoc ; indépendamment de la contribution patriotique, elle fait don du produit de la contribution sur les ci-devant privilégiés ; elle sollicite avec 40 communautés voisines un chef-lieu de district.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse du même genre de la communauté de Migé en Bourgogne ; elle demande d'être chef-lieu de canton. Adresse du même genre de la communauté de Migé en Bourgogne ; elle demande d'être chef-lieu de canton.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse des maîtres cordonniers de la ville de Gap, qui, indépendamment de la contribution patriotique, font le don de la somme de 200 livres. Adresse des maîtres cordonniers de la ville de Gap, qui, indépendamment de la contribution patriotique, font le don de la somme de 200 livres.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresses des communautés de la Roche-sur-le Buis-d'Olon, Montréal, Merindol, Saint-Sauveur, Mirabel et de plusieurs autres communautés de la contrée des Baronnies en Dauphiné, tant eu deçà qu'au delà de la rivière d'Eygues, qui portent une adhésion absolue aux décrets de l'Assemblée nationale ; elles expriment le vœu, fondé sur les convenances d'intérêt et de localité, qu'aucun desdits lieux et des circonvoisins ne soit démembré des district et juridiction de la ville de Buis, capitale des Baronnies. Adresses des communautés de la Roche-sur-le Buis-d'Olon, Montréal, Merindol, Saint-Sauveur, Mirabel et de plusieurs autres communautés de la contrée des Baronnies en Dauphiné, tant eu deçà qu'au delà de la rivière d'Eygues, qui portent une adhésion absolue aux décrets de l'Assemblée nationale ; elles expriment le vœu, fondé sur les convenances d'intérêt et de localité, qu'aucun desdits lieux et des circonvoisins ne soit démembré des district et juridiction de la ville de Buis, capitale des Baronnies.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse des officiers municipaux et de la garde nationale de la ville de Bouchain et de celle de Montluçon, qui expriment avec énergie les sentiments d'admiration, de reconnaissance et de dévouement dont ils sont pénétrés pour ... Adresse des officiers municipaux et de la garde nationale de la ville de Bouchain et de celle de Montluçon, qui expriment avec énergie les sentiments d'admiration, de reconnaissance et de dévouement dont ils sont pénétrés pour l'Assemblée nationale.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse des principaux officiers des troupes en garnison à Strasbourg, qui annoncent avoir fait lecture, à la tête de leur régiment, de la lettre qui leur a été adressée par l'Assemblée nationale : « Unis de cœur et d'esprit avec tous les bons citoyens, et surtout avec la garde nationale de Strasbourg, nous jurons, disent-ils, de mourir, s'il le faut, pour l'établissement de la constitution et le maintien de tous les décrets de l'Assemblée nationale, acceptés ou sanc... Adresse des principaux officiers des troupes en garnison à Strasbourg, qui annoncent avoir fait lecture, à la tête de leur régiment, de la lettre qui leur a été adressée par l'Assemblée nationale : « Unis de cœur et d'esprit avec tous les bons citoyens, et surtout avec la garde nationale de Strasbourg, nous jurons, disent-ils, de mourir, s'il le faut, pour l'établissement de la constitution et le maintien de tous les décrets de l'Assemblée nationale, acceptés ou sanctionnés par le Roi. »
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse de lacommunautéde Gagne en Provence contenant la prestation de serment de sa milice citoyenne ; elle annonce que,... Adresse de lacommunautéde Gagne en Provence contenant la prestation de serment de sa milice citoyenne ; elle annonce que, par ses soins et sa vigilance, l'ordre et la tranquillité régnent parmi les cit...
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresses de félicitation, adhésion et dévouement de la ville de Saint-Bonnet-le-Château en Forez, de celle de Salon en Provence, et de celle de Montfort en Bretagne ; elles demandent avec instance d'être chefs-lieux de districts. Adresses de félicitation, adhésion et dévouement de la ville de Saint-Bonnet-le-Château en Forez, de celle de Salon en Provence, et de celle de Montfort en Bretagne ; elles demandent avec instance d'être chefs-lieux de districts.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      Adresse de la municipalité deChamps-surrMarne; les habitants de cette paroisse jurent d'être fidèles' à la nation, à la loi et au Roi, de rester inviolable-ment attachés à l'heu...
      ...n française, d'obéir à tous les décrets de l'Assemblée nationale, et de verser jusqu'à la dernière goutte de leur sang pour le maintien de la liberté.
      Adresse de la municipalité deChamps-surrMarne; les habitants de cette paroisse jurent d'être fidèles' à la nation, à la loi et au Roi, de rester inviolable-ment attachés à l'heureuse constitution française, d'obéir à tous les décrets de l'Assemblée nationale, et de verser jusqu'à la dernière goutte de leur sang pour le maintien de la liberté.
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      La commune de Champs supplie l'Assemblée nationale de vouloir bien recevoir avec bonté la seule offrande qu'à raison de sa pauvreté, elle La commune de Champs supplie l'Assemblée nationale de vouloir bien recevoir avec bonté la seule offrande qu'à raison de sa pauvreté, elle

      Séance du samedi 6 février 1790, au soir

      page 454
      Locuteur: Leleu de La Ville-aux-Bois
      , député de Vermandois, offre, au nom de la communauté d'Urcel, près de Laon, l'abandon, au profit du Trésor public, du produit de l'imposition des ci-devant privilégiés, pour les six derniers mois de 1789. , député de Vermandois, offre, au nom de la communauté d'Urcel, près de Laon, l'abandon, au profit du Trésor public, du produit de l'imposition des ci-devant privilégiés, pour les six derniers mois de 1789.
      Locuteur: Alquier
      Les députés du district des Feuillants sont introduits à la barre; ils présentent l'offraude patriotique de ce district, et l'hommage de sa soumission aux décrets de l'Assemblée nationale; ils jurent en so...
      ...les à la nation, à la loi et au Roi, et de maintenir de tout leur pouvoir la constitution décré...
      Les députés du district des Feuillants sont introduits à la barre; ils présentent l'offraude patriotique de ce district, et l'hommage de sa soumission aux décrets de l'Assemblée nationale; ils jurent en son nom d'être fidèles à la nation, à la loi et au Roi, et de maintenir de tout leur pouvoir la constitution décrétée par l'Assemblée nationale, et acceptée par le Roi.
      Locuteur: Alquier
      Une députation des « volontaires », c'est-à-dire des conquérants de la Bastille, se présente à la barre, et y est introduite, M. Dusaulx, organe de ces braves citoyens, a peint leurs expl...
      ...ques, avec le pinceau mâle et énergique de la liberté. « Jaloux de vous faire un don patriotique, dit-il, ces citoyens voudraient, à l'exemple de leurs compatriotes les plus fortunés, vous apporter aussi, Messieurs, de l'or des diamants; mais, hélas I que peuvent-ils vous offrir, ces généreux élèves de la Providence et de l'honneur? Ge qu'ils peuvent offrir ? la dernière pierre arrachée des fondements du dernier cachot de la Bastille. »
      Une députation des « volontaires », c'est-à-dire des conquérants de la Bastille, se présente à la barre, et y est introduite, M. Dusaulx, organe de ces braves citoyens, a peint leurs exploits, leurs vertus, et surtout leurs sentiments patriotiques, avec le pinceau mâle et énergique de la liberté. « Jaloux de vous faire un don patriotique, dit-il, ces citoyens voudraient, à l'exemple de leurs compatriotes les plus fortunés, vous apporter aussi, Messieurs, de l'or des diamants; mais, hélas I que peuvent-ils vous offrir, ces généreux élèves de la Providence et de l'honneur? Ge qu'ils peuvent offrir ? la dernière pierre arrachée des fondements du dernier cachot de la Bastille. »
      Locuteur: Le vicomte de Noailles
      ...sse faire à la nation : c'est l'abandon des impositions des ci-devant privilégiés, pour les six derniers mois de l'année dernière, montant à 1,800 livre... puisse faire à la nation : c'est l'abandon des impositions des ci-devant privilégiés, pour les six derniers mois de l'année dernière, montant à 1,800 livres.
      Locuteur: Cherrier
      , député de Nôuf-Château, a fait lecture : 1° d'une adresse des citoyens de cette ville, (pli offrent en don patriotique leurs boucles et beaucoup d'effets et de bijoux d'or et d'argent, qu'ils se sont...
      ...e une adhésion sans réserve aux décrets de l'Assemblée nationale. Ce même membre a...
      ...lle dans le royaume ne reçoit avec plus de reconnaissance, et n'exécute plus fidèl...
      , député de Nôuf-Château, a fait lecture : 1° d'une adresse des citoyens de cette ville, (pli offrent en don patriotique leurs boucles et beaucoup d'effets et de bijoux d'or et d'argent, qu'ils se sont empressés dy joindre; l'adresse annonce une adhésion sans réserve aux décrets de l'Assemblée nationale. Ce même membre assure l'Assemblée qu'aucune ville dans le royaume ne reçoit avec plus de reconnaissance, et n'exécute plus fidèlement ses décrets.
      Locuteur: Cherrier
      2° D'une adresse des religieux prémontrés de Maraux, qui donnent, pour leur côntribution patriotique, une somme de 3,000 livres, déposée dans la caisse des domaines à ChaUmont-en-Bassigny; ils témoignent leurs regrets de ce que les procès ruineux que leur abbé...
      ...le; ils supplient l'Assemblée nationale de permettre qu'ils continuent à vivre réunis sous les règles leur institut.
      2° D'une adresse des religieux prémontrés de Maraux, qui donnent, pour leur côntribution patriotique, une somme de 3,000 livres, déposée dans la caisse des domaines à ChaUmont-en-Bassigny; ils témoignent leurs regrets de ce que les procès ruineux que leur abbé leur a suscités, ne leur permettent pas d'écouter leur patriotisme, en offrant à la nation une somme plus considérable; ils supplient l'Assemblée nationale de permettre qu'ils continuent à vivre réunis sous les règles leur institut.
      Locuteur: Cherrier
      3° D'une adresse de la communauté de Remo-ville, qui témoigne les plus vifs regrets de ce Su'une récolte presque nulle lui enl...
      ... joindre à ceux qui donnent à la patrie des témoignages actuels de leur patriotisme; elle supplie l'Assemb...
      ...ur sa contribution patriotique le quart des bois communaux qui lui appartiennent, é...
      3° D'une adresse de la communauté de Remo-ville, qui témoigne les plus vifs regrets de ce Su'une récolte presque nulle lui enlève le moyen e se joindre à ceux qui donnent à la patrie des témoignages actuels de leur patriotisme; elle supplie l'Assemblée d'accepter pour sa contribution patriotique le quart des bois communaux qui lui appartiennent, ét qui sont en état d'être exploités.
      Locuteur: Alquier
      ...uté à:Âunisy offre en don fiatriotique, de la part des officiers et soldats de a troisième compagnie de grenadiers de la garde nationale de La Rochelle, un bordereau de 302 livres 12 sois 2 deniers, montant de leurs boucles d'argent portées à la monnaie de ladite ville. , député à:Âunisy offre en don fiatriotique, de la part des officiers et soldats de a troisième compagnie de grenadiers de la garde nationale de La Rochelle, un bordereau de 302 livres 12 sois 2 deniers, montant de leurs boucles d'argent portées à la monnaie de ladite ville.
      Locuteur: Alquier
      sur l'autel de la patrie des dons et des serments patriotiques. sur l'autel de la patrie des dons et des serments patriotiques.
      Locuteur: Alquier
      Les boursiers du collège de Louis-le-Grand offrent leurs boucles d'argent et la somme de 900 livres. Les boursiers du collège de Louis-le-Grand offrent leurs boucles d'argent et la somme de 900 livres.
      Locuteur: Alquier
      Les pensionnaires du collège du Plessis, 1,300 livres. Les pensionnaires du collège du Plessis, 1,300 livres.
      Locuteur: Alquier
      Les étudiants du collège d'Haïcourt, 1,684 livres. Les étudiants du collège d'Haïcourt, 1,684 livres.
      Locuteur: Alquier
      Collège du Plessis. Collège du Plessis.
      Locuteur: Alquier
      Noms ie MM. les députés du Collège d'Harcourt. Noms ie MM. les députés du Collège d'Harcourt.
      Locuteur: Cherrier
      4° D'une adresse de la communauté de Graf-fignyt qui offre en don patriotique deux statues de saints, deux burettes d'argent, et une somme de 1,540 livres: le curé, digne de tels paroissiens, demande que la note de cette offrande soit insérée dans le pro...
      ..., plus riches et plus en état que celle de Graffigny, de venir au secours de la patrie.
      4° D'une adresse de la communauté de Graf-fignyt qui offre en don patriotique deux statues de saints, deux burettes d'argent, et une somme de 1,540 livres: le curé, digne de tels paroissiens, demande que la note de cette offrande soit insérée dans le procès-verbal, pour servir d'exemple aux communautés plus nombreuses, plus riches et plus en état que celle de Graffigny, de venir au secours de la patrie.
      Locuteur: Cherrier
      ...t bijoux, présentés §ar MM. Jacquesson, de Vauvignol et de Sainte-uzanne, députés extraordinaires de la ville de Tonnerre, au nom de ladite ville. Adresse d'adhésion, et don patriotique consistant en argent, argenterie et bijoux, présentés §ar MM. Jacquesson, de Vauvignol et de Sainte-uzanne, députés extraordinaires de la ville de Tonnerre, au nom de ladite ville.
      Locuteur: Alquier
      Un grand nombre de jeunes étudiants sont ensuite Introduit... Un grand nombre de jeunes étudiants sont ensuite Introduits à la barre ; tous viennent déposer
      Locuteur: Alquier
      Et les élèves de M. Patris, maître de pension à Paris, 245 livres et leurs bo... Et les élèves de M. Patris, maître de pension à Paris, 245 livres et leurs boucles.
      Locuteur: Alquier
      Les discours de ces jeunes gens sont fort applaudis; et... Les discours de ces jeunes gens sont fort applaudis; et pour encourager autant que pour récompenser leur patriotisme naissant, l'Assemb...
      Locuteur: Alquier
      Collège de Louis-le-Grand. Collège de Louis-le-Grand.
      Locuteur: Alquier
      MM. Charles Joret, de Caudebec. MM. Charles Joret, de Caudebec.
      Locuteur: Alquier
      Clande Aper, de Vitry. Clande Aper, de Vitry.
      Locuteur: Alquier
      Louis Florentin Belin, de Laon. Louis Florentin Belin, de Laon.
      Locuteur: Alquier
      Nicolas Corby, de Reims. Nicolas Corby, de Reims.
      Locuteur: Alquier
      Adrien Peron, de Paris. Adrien Peron, de Paris.
      Locuteur: Alquier
      Victor Dupuis, de Dormans. Victor Dupuis, de Dormans.
      Locuteur: Alquier
      Benoit Savary, de Paris. Migneron. Benoit Savary, de Paris. Migneron.
      Locuteur: Alquier
      Auguste de Courtray. Auguste de Courtray.
      Locuteur: Alquier
      de Perrochelles, de Perrochelles,
      Locuteur: Alquier
      de la Vincendière. de la Vincendière.
      Locuteur: Alquier
      Eugène de Beauharnais, Eugène de Beauharnais,
      Locuteur: Alquier
      de Thebaudières. de Thebaudières.
      Locuteur: Alquier
      De vifs applaudissements couvrent les dernières paroles de l'orateur, auquel il est permis, ainsi ... De vifs applaudissements couvrent les dernières paroles de l'orateur, auquel il est permis, ainsi qu'aux volontaires, d'assister à la séance.

      Séance du samedi 6 février 1790, au soir

      page 455
      Locuteur: Le Président
      ...e nationale est dans l'heureux embarras de répondre à tous les actes du patriotisme dont elle est le témoin. Citoyens de tous les âges, de toutes les conditions, allez, et dites ...
      ...remplie d'admiration pour 1e dévouement des Français, sera au comble de la satisfaction quand elle les verra réunir l'esprit de paix et de fraternité, l'oubli de toutes les haines et le respect des lois au noble désintéressement qui les ...
      « Messieurs, l'Assemblée nationale est dans l'heureux embarras de répondre à tous les actes du patriotisme dont elle est le témoin. Citoyens de tous les âges, de toutes les conditions, allez, et dites à vos condisciples, à vos frères, à vos concitoyens, que l'Assemblée nationale, remplie d'admiration pour 1e dévouement des Français, sera au comble de la satisfaction quand elle les verra réunir l'esprit de paix et de fraternité, l'oubli de toutes les haines et le respect des lois au noble désintéressement qui les anime.
      Locuteur: Talon
      « Le Châtelet de Paris doit, en particulier, jurer à l'Assemblée nationale qu'étant revêtu par elle du plus redoutable des pouvoirs, porté par elle au milieu d'un...
      ...nte, où l'expérience ne peut lui servir de guide, il ne cessera de^ marcher avec courage vers le flambeau qui lui sera présenté par la loi, au travers des tumultes et des orages dont la fureur des passions, ou l'erreur des préjugés, peuvent chercher à l'environn...
      « Le Châtelet de Paris doit, en particulier, jurer à l'Assemblée nationale qu'étant revêtu par elle du plus redoutable des pouvoirs, porté par elle au milieu d'une carrière aussi pénible qu'éclatante, où l'expérience ne peut lui servir de guide, il ne cessera de^ marcher avec courage vers le flambeau qui lui sera présenté par la loi, au travers des tumultes et des orages dont la fureur des passions, ou l'erreur des préjugés, peuvent chercher à l'environner. »
      Locuteur: Le Président
      « Messieurs, le Châtelet de Paris, dépositaire des plus grands intérêts, justifie l'honora...
      ...our être la première à donner l'exemple de la soumission, de la fidélité et du respect pour les lois. »
      « Messieurs, le Châtelet de Paris, dépositaire des plus grands intérêts, justifie l'honorable confiance que l'Assemblée nationale lui a témoignée. Elle voit avec satisfaction cette cour être la première à donner l'exemple de la soumission, de la fidélité et du respect pour les lois. »
      Locuteur: Le Président
      lit un billet de M. le garde des sceaux, qui lui annonce que les lettres...
      ...sement d'une cour supérieure provisoire de justice à Rennes, en exécution du décret de l'Assemblée, sont pcellées et envoyées.
      lit un billet de M. le garde des sceaux, qui lui annonce que les lettres patentes portant établissement d'une cour supérieure provisoire de justice à Rennes, en exécution du décret de l'Assemblée, sont pcellées et envoyées.
      Locuteur: Le Président
      ...ur le jugement à porter sur la conduite de la nouvelle chambre des vacations du parlement de Bretagne obtient la priorité sur plusieurs autres affaires placées à l'ordre du jour. La discussion sur le jugement à porter sur la conduite de la nouvelle chambre des vacations du parlement de Bretagne obtient la priorité sur plusieurs autres affaires placées à l'ordre du jour.
      Locuteur: Le Chapelier
      Avant de présenter un projet de décret, je rappellerai que l'adresse de la ville de Rennes nous prescrit de demander une punition éclatante, et que la députation de Bretagne, touchée de l'aveuglement de quelques magistrats ses compatriotes, a...
      ...en changé : sa générosité, secondée par des conjonctures nouvelles, la démarche du Roi, le patriotisme des citoyens, tout l'engage à proposer un d...
      Avant de présenter un projet de décret, je rappellerai que l'adresse de la ville de Rennes nous prescrit de demander une punition éclatante, et que la députation de Bretagne, touchée de l'aveuglement de quelques magistrats ses compatriotes, a cru devoir s'en référer à l'Assemblée. Mais depuis, les circonstances ont bien changé : sa générosité, secondée par des conjonctures nouvelles, la démarche du Roi, le patriotisme des citoyens, tout l'engage à proposer un décret aussi doux qu'il est possible.
      Locuteur: Le Chapelier
      ...ée nationale délibérant sur la conduite des membres de la seconde chambre des vacations du parlement de Rennes, déclare que dans le moment où l...
      ...elle ne veut se rappe 1er que les actes de patriotisme qui honorent le monarque et...
      ...et au Roi ne peuvent exercer les droits de citoyens actifs, l'Assemblée décrète que les magistrats de la nouvelle chambre des vacations du parlement de Rennes seront privés de ces droits jusqu'à ce que, par une requ...
      ...islatif, ils aient obtenu la permission de prêter serment à la loi, au Roi et à la...
      « L'Assemblée nationale délibérant sur la conduite des membres de la seconde chambre des vacations du parlement de Rennes, déclare que dans le moment où le Roi est venu se réunir si intimement avec la nation, elle ne veut se rappe 1er que les actes de patriotisme qui honorent le monarque et les citoyens; mais, attendu que ceux qui ont refusé d'obéir à la loi et au Roi ne peuvent exercer les droits de citoyens actifs, l'Assemblée décrète que les magistrats de la nouvelle chambre des vacations du parlement de Rennes seront privés de ces droits jusqu'à ce que, par une requête présentée au Corps législatif, ils aient obtenu la permission de prêter serment à la loi, au Roi et à la Constitution. »
      Locuteur: Le Président
      S'adressant ensuite à la foule de ceux qui ont offert des dons patriotiques, M. le Président leur... S'adressant ensuite à la foule de ceux qui ont offert des dons patriotiques, M. le Président leur dit :
      Locuteur: Talon
      ...lus cher à nos cœurs, et nous acquitter du plus saint de nos devoirs. Quand tous les Français s'empressent de se réunir à la constitution par un serment solennel, les ministres de la loi, encore plus comptables de leurs sentiments et de leurs principes envers la nation, doivent offrir les premiers ce témoignage religieux de fidélité et d'obéissance. « Messieurs, nous venons remplir le vœu le plus cher à nos cœurs, et nous acquitter du plus saint de nos devoirs. Quand tous les Français s'empressent de se réunir à la constitution par un serment solennel, les ministres de la loi, encore plus comptables de leurs sentiments et de leurs principes envers la nation, doivent offrir les premiers ce témoignage religieux de fidélité et d'obéissance.
      Locuteur: De Cazalès
      ... parties. Il serait cependant très aisé de prouver que les magistrats de la nouvelle chambre des vacations de Rennes n'ont pas commis de délit. Ne pas convenir nue tout citoyen est le maître de rentrer quand il le veut dans la vie pr...
      .... Vous devez réprimer l'abus d'autorité de la municipalité de Rennes, et venger l'atteinte qu'elle a portée à la liberté de onze citoyens non prévenus de délits, non jugés, et dont les membres de la municipalité ne sont pas les juges, en plaçant des sentinelles jusque dans la chambre des magistrats. Se pourrait-il que la const...
      ...temps que l'Assemblée assure la liberté des individus, qu'elle désavoue tout ce qui...
      ...avez rendu dans une pareille circonstance, doit être admis quasi dans toutes ses parties. Il serait cependant très aisé de prouver que les magistrats de la nouvelle chambre des vacations de Rennes n'ont pas commis de délit. Ne pas convenir nue tout citoyen est le maître de rentrer quand il le veut dans la vie privée, ce serait méconnaître la liberté que vous avez consacrée... Vous devez réprimer l'abus d'autorité de la municipalité de Rennes, et venger l'atteinte qu'elle a portée à la liberté de onze citoyens non prévenus de délits, non jugés, et dont les membres de la municipalité ne sont pas les juges, en plaçant des sentinelles jusque dans la chambre des magistrats. Se pourrait-il que la constitution, que nous avons tant désirée, fît renaître l'oppression ? que nous eussions changé le despotisme ministériel contre le despotisme municipal?... Il est temps que l'Assemblée assure la liberté des individus, qu'elle désavoue tout ce qui peut y être contraire, et qu'elle annonce qu'elle hait ie despotisme, quelque p...
      Locuteur: De Boulainvilliers
      ...nnellement le serment civique, au bruit des acclamations et des Tous ensuite ont prêté solennellement le serment civique, au bruit des acclamations et des
      Locuteur: Le Président
      ... votre offrande. Puisse ce premier acte de vertus civiques vous rappeler sans cess...
      ...publique, et vous faire trouver le prix de votre dévouement dans la seule estime de la patrie 1 »
      « L'Assemblée nationale reçoit avec satisfaction votre offrande. Puisse ce premier acte de vertus civiques vous rappeler sans cesse ce que tout citoyen doit à la chose publique, et vous faire trouver le prix de votre dévouement dans la seule estime de la patrie 1 »
      Locuteur: Le Président
      Le Châtelet de Paris, ayant à sa tête M. de Bou-lainvilliers, prévôt de Paris, et M. Talon, lieutenant civil, e...
      ...barre. Cette cour vient, en conséquence de la permission qu'elle a demandée, et qu...
      Le Châtelet de Paris, ayant à sa tête M. de Bou-lainvilliers, prévôt de Paris, et M. Talon, lieutenant civil, est annoncé et introduit à la barre. Cette cour vient, en conséquence de la permission qu'elle a demandée, et qui lui a été accordée le matin par l'Assemblée nationale, prêter le serment civiq...
      Locuteur: Talon
      ... nous n'avons plus a redouter ces jours de deuil, où nous ne pouvions servir la ca... « Placés sous l'empire d'une constitution libre, nous n'avons plus a redouter ces jours de deuil, où nous ne pouvions servir la cause publique que par l'icaction et le silence, et nous sommes assurés que désorm...
      Locuteur: De Boulainvilliers
      , prévôt de Paris, exprime ensuite les sentiments de patriotisme, de soumission aux décrets de l'Assemblée, et d'attachement à la nouv... , prévôt de Paris, exprime ensuite les sentiments de patriotisme, de soumission aux décrets de l'Assemblée, et d'attachement à la nouvelle constitution, qui l'animent, ainsi que les magistrats dont il a l'honneur d...
      Locuteur: De Boulainvilliers
      ...audissements dont la salle retentissait de toutes parts. applaudissements dont la salle retentissait de toutes parts.
      Locuteur: Le Président
      fait au Châtelet de Paris la réponse suivante : fait au Châtelet de Paris la réponse suivante :

      Séance du samedi 6 février 1790, au soir

      page 456
      Locuteur: Le Chapelier
      ...ée nationale délibérant sur la conduite des juges désignés pour composer la chambre des vacations dernièrement nommée parmi les membres du parlement de Bretagne, déclare que dans le moment où...
      ... réunir si intimement aux représentants de la nation, elle ne veut 43e rappeler qu...
      ... ceux qui ont résisté à la souveraineté de la nation et aux ordres du Roi ne peuvent exercer les droits de citoyen actif, jusqu'à ce que, sur leur requête, le Corps législatif les ait relevés de l'incapacité qu'ils ont encourue;
      « L'Assemblée nationale délibérant sur la conduite des juges désignés pour composer la chambre des vacations dernièrement nommée parmi les membres du parlement de Bretagne, déclare que dans le moment où le Roi est venu se réunir si intimement aux représentants de la nation, elle ne veut 43e rappeler que les sentiments patriotiques qui ont animé tous les Français; mais, attendu que ceux qui ont résisté à la souveraineté de la nation et aux ordres du Roi ne peuvent exercer les droits de citoyen actif, jusqu'à ce que, sur leur requête, le Corps législatif les ait relevés de l'incapacité qu'ils ont encourue;
      Locuteur: Le marquis de Bonnay
      , président du comité d'agriculture et de commerce, a demandé l'impression d'une mémoire sur l'uniformité des poids et mesures, rédigé par la Société royale d'agriculture, sur la demande du comilé. (Voy. ce document annexé à la s... , président du comité d'agriculture et de commerce, a demandé l'impression d'une mémoire sur l'uniformité des poids et mesures, rédigé par la Société royale d'agriculture, sur la demande du comilé. (Voy. ce document annexé à la séance.)
      Locuteur: Meunier Dubreuil
      , membre du comité des rapports, fait un rapport sur la double...
      ...ipaux faite à Ris. 11 propose un projet de décret qui est adopté par l'Assemblée d...
      , membre du comité des rapports, fait un rapport sur la double nomination d'officiers municipaux faite à Ris. 11 propose un projet de décret qui est adopté par l'Assemblée dans les termes suivants :
      Locuteur: Faydel
      rend compte des troubles du Quercy, et se dispose, après de longs détails, à présenter des projets de décrets. 11 est interrompu. rend compte des troubles du Quercy, et se dispose, après de longs détails, à présenter des projets de décrets. 11 est interrompu.
      Locuteur: Lettre de M. Le Carpentier de Chailloué
      ...ieur le Président, profondément pénétré de la sainteté du serment individuel, et de la rigueur des obligations qu'il impose, j'ai cru me devoir à moi-même de descendre dans ma conscience, pour mesurer l'étendue de celles qui résulteraient du serment, que l'Assemblée nationale a cru devoir proposer à chacun de ses membres. Permettez-moi de soumettre à l'Assemblée, le résultat de mes réflexions. c Monsieur le Président, profondément pénétré de la sainteté du serment individuel, et de la rigueur des obligations qu'il impose, j'ai cru me devoir à moi-même de descendre dans ma conscience, pour mesurer l'étendue de celles qui résulteraient du serment, que l'Assemblée nationale a cru devoir proposer à chacun de ses membres. Permettez-moi de soumettre à l'Assemblée, le résultat de mes réflexions.
      Locuteur: Le Chapelier
      La municipalité de Rennes s'est conduite aussi bien qu'on pouvait le désirer. Quand des magistrats réiractaires à vos décrets refusaient la justice au peuple, une partie de la garde natiouaîe venait de quitter ses foyers pour aller défendre les foyers des nobles et des magistrats. 11 y avait alors une grande...
      ...ion paraissait difficile à retenir sans de grandes précautions ; la municipalité a placé les magistrats sous la sauvegarde de la loi; des sentinelles ont été mises, non dans les appartements, mais dans quelques parties de leurs maisons; et l'on vous propose de blâmer des citoyens qui, ayant tant à se plaindre,...
      La municipalité de Rennes s'est conduite aussi bien qu'on pouvait le désirer. Quand des magistrats réiractaires à vos décrets refusaient la justice au peuple, une partie de la garde natiouaîe venait de quitter ses foyers pour aller défendr