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  • Tome 10 : Du 12 novembre au 24 décembre 1789 affichant 10 sur 13 résultats tout afficher
    • Séance du jeudi 12 novembre 1789

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      Séance du jeudi 12 novembre 1789

      page 1
      Locuteur: Camus
      Messieurs, l'avantage'que j'ai eu de présider votre auguste Assemblée m'a fait connaître de plus en plus tout le prix de vos moments : je les respecterai lors même que je voudrais me livrer àl'épanchement de la reconnaissance la plus vive et la plus respectueuse. Messieurs, l'avantage'que j'ai eu de présider votre auguste Assemblée m'a fait connaître de plus en plus tout le prix de vos moments : je les respecterai lors même que je voudrais me livrer àl'épanchement de la reconnaissance la plus vive et la plus respectueuse.
      Locuteur: Camus
      Le devoir du président de l'Assemblée nationale, devoir dont l'observation fait la grandeur de votre président, est d'exécuter scrupuleusement les ordres de l'Assemblée, d'être l'organe fidèle de ses volontés. J'ai toujours eu ce devoi...
      ...esprit : le remplir a été le but unique de mes démarches. Mon bonheur sera à son comble, si je suis assuré de ne m'être point écarté de la route qui devait me conduire au terme q...
      Le devoir du président de l'Assemblée nationale, devoir dont l'observation fait la grandeur de votre président, est d'exécuter scrupuleusement les ordres de l'Assemblée, d'être l'organe fidèle de ses volontés. J'ai toujours eu ce devoir présent à l'esprit : le remplir a été le but unique de mes démarches. Mon bonheur sera à son comble, si je suis assuré de ne m'être point écarté de la route qui devait me conduire au terme que je n'ai cessé d'avoir sous les yeux.
      Locuteur: Thouret
      ...eurs, lorsque votre confiance m'élève à la place éminente qui m'impose de si hautes obligations à remplir, et qui me présente de si grands exemples à suivre, je n'ai à vous offrir, en retour de l'honneur inestimable dont vous me comblez, c[ue le plus entier dévouement au succès de vos importants travaux. Messieurs, lorsque votre confiance m'élève à la place éminente qui m'impose de si hautes obligations à remplir, et qui me présente de si grands exemples à suivre, je n'ai à vous offrir, en retour de l'honneur inestimable dont vous me comblez, c[ue le plus entier dévouement au succès de vos importants travaux.
      Locuteur: Thouret
      L'établissement de la Constitution, premier besoin de la nation, et seul gage du retour de la sécurité publique, devient de jour en jour plus pressant. Agréez que ...
      ...r le travail. Je compterai comme autant de bienfaits, dont ma reconnaissance perso...
      ...itutionnels que vous me mettrez en état de prononcer.
      L'établissement de la Constitution, premier besoin de la nation, et seul gage du retour de la sécurité publique, devient de jour en jour plus pressant. Agréez que j'use spécialement des fonctions dont vous me faites le dépositaire, pour en accélérer le travail. Je compterai comme autant de bienfaits, dont ma reconnaissance personnelle demeurera chargée, tous les décrets constitutionnels que vous me mettrez en état de prononcer.
      Locuteur: Salomon de la Saugerie
      , l9un de MM. les secrétaires, a fait lecture du procès-verbal de la séance de la veille. Il a fait ensuite la lecture des adresses, dans l'ordre qui ... , l9un de MM. les secrétaires, a fait lecture du procès-verbal de la séance de la veille. Il a fait ensuite la lecture des adresses, dans l'ordre qui suit :
      Locuteur: Salomon de la Saugerie
      Adresse des représentants de la commune d'A-lais, où ils renouvellent l...
      ...hésion et soumission à tous les décrets de l'Assemblée nationale, et notamment à celui concernant la contribution patriotique du quart des revenus de chaque citoyen; ils représentent qu'ils attendent avec une respectueuse impatience la publication des arrêtés du 4 août, et l...
      Adresse des représentants de la commune d'A-lais, où ils renouvellent leurs sentiments d'adhésion et soumission à tous les décrets de l'Assemblée nationale, et notamment à celui concernant la contribution patriotique du quart des revenus de chaque citoyen; ils représentent qu'ils attendent avec une respectueuse impatience la publication des arrêtés du 4 août, et les lois qui doivent en procurer l'exécution.
      Locuteur: Salomon de la Saugerie
      Adresse du même genre de la commune Pon-. tieux en Bretagné ; elle ... Adresse du même genre de la commune Pon-. tieux en Bretagné ; elle demande l'érection d'un " corps municipal.
      Locuteur: Salomon de la Saugerie
      Délibération du conseil permanent de ville d'Auch, portant qu'attendu la publication faite par Sa Majesté des ar... Délibération du conseil permanent de ville d'Auch, portant qu'attendu la publication faite par Sa Majesté des arrêtés du 4 août dernier et jours suivants, il tient ces décrets pour des lois
      Locuteur: Camus
      ...yant annoncé que M. Thouret avait réuni la majorité des suffrages et était en cons... , président, ayant annoncé que M. Thouret avait réuni la majorité des suffrages et était en conséquence éiu président, a dit :
      Locuteur: Thouret
      ...s par autant d'indulgence que j'éprouve de sensibilité en vous les consacrant, et que j'apporterai de soins à les rendre dignes de votre attente. ...rdent et pur, et qu'il me soit permis d'espérer que vous encouragerez mes efforts par autant d'indulgence que j'éprouve de sensibilité en vous les consacrant, et que j'apporterai de soins à les rendre dignes de votre attente.
      présidence de m. thouret. présidence de m. thouret.
      Recevez, Messieurs, l'hommage de mon zèle (1) Cette séance est très-inco... Recevez, Messieurs, l'hommage de mon zèle (1) Cette séance est très-incomplète au Moniteur.

      Séance du jeudi 12 novembre 1789

      page 2
      Locuteur: Salomon de la Saugerie
      Adresse de l'armée nationale dp la ville de Bordeaux, où elle présente à l'Assemblé...
      ...once J'ipiprimé intitulé : pécla-raïion de Vordre delà noblesse de la sénéchaussée de Toulouse, comme séditieux et anti-patri...
      Adresse de l'armée nationale dp la ville de Bordeaux, où elle présente à l'Assemblée nationale son admiration respectueuse polir ses décrets, et Son tlévbuéinént absolu. Pour en assurerl'exécution. elle lui dénonce J'ipiprimé intitulé : pécla-raïion de Vordre delà noblesse de la sénéchaussée de Toulouse, comme séditieux et anti-patriotique.
      Locuteur: Salomon de la Saugerie
      ...ires dont il se fera un devoir constant de partager l'éxécution ; que cependant le...
      ... prétendent que ces arrêtés ne sont que de simples projets de lois dont l'exécution est impossible, o...
      ...e très^éjpigu^e; il supplie l'Assemblée de rendre un décret qui fi^e l'incertitude des peu-: pies, notamment sur l'abolition de la dîme, et qui détermine d'une manière pr...
      ...doit compter dans cette classe le droit de fouage payé par l'emphytéote, à raison de son habitation.
      positives et obligatoires dont il se fera un devoir constant de partager l'éxécution ; que cependant les ennemis du bien public prétendent que ces arrêtés ne sont que de simples projets de lois dont l'exécution est impossible, ou du inoins encore très^éjpigu^e; il supplie l'Assemblée de rendre un décret qui fi^e l'incertitude des peu-: pies, notamment sur l'abolition de la dîme, et qui détermine d'une manière précise quels sont les droits féodaux abolis sans indemnité, et surtout si l'on doit compter dans cette classe le droit de fouage payé par l'emphytéote, à raison de son habitation.
      Locuteur: Salomon de la Saugerie
      Adresse de félicitations, remercîments et adhésion de la commune de la ville du Palais, à Belle-Ile-en-Mer. El...
      ...lée d'empêcher l'exportation des grains de l'île, parce que les différentes demand...
      Adresse de félicitations, remercîments et adhésion de la commune de la ville du Palais, à Belle-Ile-en-Mer. Elle supplie l'Assemblée d'empêcher l'exportation des grains de l'île, parce que les différentes demandes particulières qui out été faites lui font craiudre d'en être dégarnie, et que...
      Locuteur: Salomon de la Saugerie
      ...n des officiers municipaux et habitants de la ville de Die en Dauphiné, où elle adhère aux déc...
      ... par l'Assemblée nationale, et proteste de la manière la plus expresse contre la convocation des Etats, et au doublement de la province, faite par la commission intermédiaire, comme illégale et préjudiciable aux- droits de la nation-
      Délibération des officiers municipaux et habitants de la ville de Die en Dauphiné, où elle adhère aux décrets rendus et à rendre par l'Assemblée nationale, et proteste de la manière la plus expresse contre la convocation des Etats, et au doublement de la province, faite par la commission intermédiaire, comme illégale et préjudiciable aux- droits de la nation-
      Locuteur: Salomon de la Saugerie
      Adresse des habitants de la paroisse de Gonti-gny en Auvergne, contenant félicitations, remercîments et adhésion aux décrets de l'Assemblée nationale. Adresse des habitants de la paroisse de Gonti-gny en Auvergne, contenant félicitations, remercîments et adhésion aux décrets de l'Assemblée nationale.
      Locuteur: Salomon de la Saugerie
      Délibération du conseil permanent de la ville d'Auch, par laquelle il demande q...
      ...ste actuellement dans cette villp, pour la province Gascogne," y soit maintenue d'après fa ...
      ...e nationale; il vote en conséquence que la Gascogne soit isolée la Guyenne, et que le royaume soit divisé ...
      Délibération du conseil permanent de la ville d'Auch, par laquelle il demande que l'Assemblée qui existe actuellement dans cette villp, pour la province Gascogne," y soit maintenue d'après fa nouvelle organisation qui en sera réglée par l'Assemblée nationale; il vote en conséquence que la Gascogne soit isolée la Guyenne, et que le royaume soit divisé en petites provinces.
      Locuteur: Salomon de la Saugerie
      Adresse des religieux Dominicains la ville de Gaen. où ils offrent à l'Assemblée nati...
      ... à sa sagesse pour leur subsistancé, et la suppliant de leur accorder la liberté. '
      Adresse des religieux Dominicains la ville de Gaen. où ils offrent à l'Assemblée nationale tous "leurs biens, s'en rapportant à sa sagesse pour leur subsistancé, et la suppliant de leur accorder la liberté. '
      Locuteur: Salomon de la Saugerie
      Adresse de félicitations, remercîments et adhésion dès habitants du bourg de Cosne, dans la Lorraine Ardénnoise -, ils demandent la suppression des monastères riGhes situés dans les parties fertiles des provinces, et conservation de ceux qui sont placés dans les déserts, ... Adresse de félicitations, remercîments et adhésion dès habitants du bourg de Cosne, dans la Lorraine Ardénnoise -, ils demandent la suppression des monastères riGhes situés dans les parties fertiles des provinces, et conservation de ceux qui sont placés dans les déserts, où ils amènent l'abondance.
      Locuteur: Salomon de la Saugerie
      Adresse des habitants de la ville de Saint-Amand en Flandres, en demande d'u... Adresse des habitants de la ville de Saint-Amand en Flandres, en demande d'un bailliage royal.
      Locuteur: Salomon de la Saugerie
      Adresse d'une novice au prieuré royal de la Ferté, près Nevérs, ordre de Gluny, qui conjure l'Assemblée nationale de lui permettre de faire ses vœux, nonobstant son décret q... Adresse d'une novice au prieuré royal de la Ferté, près Nevérs, ordre de Gluny, qui conjure l'Assemblée nationale de lui permettre de faire ses vœux, nonobstant son décret qui suspend .l'émission des vœux monastiques.
      Locuteur: Salomon de la Saugerie
      Délibération du Gomité permanent de la ville de Monteliinart en Dauphiné, contenant les protestations contre la convocation'des Etats la province, et du doublement, faite par la commission intermédiaire dans une délib... Délibération du Gomité permanent de la ville de Monteliinart en Dauphiné, contenant les protestations contre la convocation'des Etats la province, et du doublement, faite par la commission intermédiaire dans une délibération subséquente. Le comité déclare qu'il a reçu avec autant
      Locuteur: Salomon de la Saugerie
      de plaisir que de respect les ordres de l'Assemblée nationale pour la liberté de M. le comte de Marsanne. Il résulte du procès-verbal fait en conséquence, que le peuple s'est empressé de réparer, de la manière la plus authentique, l'injure qu'il avait faite à M. le comte de Marsanne, et qu'il l'a élu colonel de cette milfpej de plaisir que de respect les ordres de l'Assemblée nationale pour la liberté de M. le comte de Marsanne. Il résulte du procès-verbal fait en conséquence, que le peuple s'est empressé de réparer, de la manière la plus authentique, l'injure qu'il avait faite à M. le comte de Marsanne, et qu'il l'a élu colonel de cette milfpej
      Locuteur: Salomon de la Saugerie
      Délibération des habitants de baronnie de Serves en Dauphiné, composée de trois paroisses, contenant l'adhésion la plus entière aux décrets rendus et à re...
      ...protestations les plus expresses contre la convocation des Etats de la province et du doublement, faite par la commission intermédiaire.
      Délibération des habitants de baronnie de Serves en Dauphiné, composée de trois paroisses, contenant l'adhésion la plus entière aux décrets rendus et à rendre par l'Assemblée nationale, et les protestations les plus expresses contre la convocation des Etats de la province et du doublement, faite par la commission intermédiaire.
      Locuteur: Salomon de la Saugerie
      ...nicipaux et habitants du bourg du Péage-de-Pisançon, contenant félicitations, remercîments et adhésion aux décrets de l'Assemblée nationale, et à une délibération de la ville de Romans, sur les moyens d'assurer la perception des impôts et de maintenir la trçncmilité publique. Délibération des officiers municipaux et habitants du bourg du Péage-de-Pisançon, contenant félicitations, remercîments et adhésion aux décrets de l'Assemblée nationale, et à une délibération de la ville de Romans, sur les moyens d'assurer la perception des impôts et de maintenir la trçncmilité publique.
      Locuteur: Salomon de la Saugerie
      J}élitliératipp' du corps municipal de la ville de Lannion en Bretagne, où il exprime les sentiments de respect et de dévouement dont il est pénétré pour les décrets de l'Assemblée nationale et s'engagea paver, dans les termes prescrits, la contribution patriotique du quart des r... J}élitliératipp' du corps municipal de la ville de Lannion en Bretagne, où il exprime les sentiments de respect et de dévouement dont il est pénétré pour les décrets de l'Assemblée nationale et s'engagea paver, dans les termes prescrits, la contribution patriotique du quart des revenus.
      Locuteur: Salomon de la Saugerie
      Enfin, il est donné lecture de 1 Adresse des Dominicains de la rue du Bac à VAssemblée nationale. Elle... Enfin, il est donné lecture de 1 Adresse des Dominicains de la rue du Bac à VAssemblée nationale. Elle est airisi conçue (1) :
      Locuteur: Salomon de la Saugerie
      « Nosseigneurs, aucune partie de la nation ne « réclamera vainement ses droits auprès de l'As-« semblée de ses représentants (2). » « Nosseigneurs, aucune partie de la nation ne « réclamera vainement ses droits auprès de l'As-« semblée de ses représentants (2). »
      Locuteur: Salomon de la Saugerie
      ...longtemps, votre auguste Assemblée, par la bouche de son illustre président. Enpouragés par ... « C'est ce que disait, il n'y a pas longtemps, votre auguste Assemblée, par la bouche de son illustre président. Enpouragés par ces belles paroles, nous venons avec confiance réclamer, non des privilèges, vou...
      « Des bruits alarmants viennent de toutes parts frapper nos oreilles et dé...
      ...rve et sans retour. Qu'on noqs pardonne de trembler au seul aspect d'un tel bouleversement ; mais ce n'est pas la perte de nos biens qui nous touché, quoiqu'ils s...
      ...-i sitions et des rigoureuses économies de nos Pères. On leur doqna un terrain fangeux et sans valeur : ils l'ont couvert de mai^qns, et nous ont transmis ce qu'ils...
      ...re dans le Trésor public ; trop heureux de contribuer pour notre part à la libération de l'Etat et au rétablissement de la chose publique. La privation de nos biens ne nous sera pénible que* parce qu'elle nous ravira la douce satisfaction de verser d'abondantes aumônes dans le sei...
      ...insérée au Moniteur. — Voy. aux annexes de la séance le mémoire des dominicains sur le projet de détruire les corps religieux.
      « Des bruits alarmants viennent de toutes parts frapper nos oreilles et déchirer nos cœurs. S'il ep faut croire l'opinion publique, c'en est fait des corps religieux : un décret solennel va les anéantir sans réserve et sans retour. Qu'on noqs pardonne de trembler au seul aspect d'un tel bouleversement ; mais ce n'est pas la perte de nos biens qui nous touché, quoiqu'ils soient à nous par des titres jusqu'ici réputes inviolables : car, pour parler un ...
      ...iété superstitieuse qui ont doté notre maispn. Ses biens sont le fruit des acqui-i sitions et des rigoureuses économies de nos Pères. On leur doqna un terrain fangeux et sans valeur : ils l'ont couvert de mai^qns, et nous ont transmis ce qu'ils ne durent qu'à eux-mêmes. Où est le citqyen* qui puisse produire un meilleur ti...
      ...ndonner les) nôtres ; nous les verrons sans murmure et sans regret aller se fondre dans le Trésor public ; trop heureux de contribuer pour notre part à la libération de l'Etat et au rétablissement de la chose publique. La privation de nos biens ne nous sera pénible que* parce qu'elle nous ravira la douce satisfaction de verser d'abondantes aumônes dans le sein des malheureux. (1) Cette adresse n'a pas été insérée au Moniteur. — Voy. aux annexes de la séance le mémoire des dominicains sur le projet de détruire les corps religieux.
      (2) Réponse de M. le président de l'Assemblée nationale, dans la séance du jeudi 22 octobre. (2) Réponse de M. le président de l'Assemblée nationale, dans la séance du jeudi 22 octobre.

      Séance du jeudi 12 novembre 1789

      page 3
      Locuteur: Salomon de la Saugerie
      ...té raille fois plus chère à notre cœur: la seule idée de nous en voir dépouiller nous remplit d'...
      ...at : et qu'avons-nous fait pour mériter de le perdre ? Qu'il nous soit défendu de nous donner des successeurs par la profession religieuse, c'est à nous d'obéir, et non de discuter si cette loi est sage et utile. Mais pourquoi nous forcerait-on de sortir de notre retraite? Pourquoi nous réduirait-on à l'impuissance de remplir nos saints engagement V
      « Mais il est une propriété raille fois plus chère à notre cœur: la seule idée de nous en voir dépouiller nous remplit d'effroi, et d'une amertume profonde. Ce bien si précieux pour nous, et pour lequel nous avons sacrifié tout le reste, c'est notre état : et qu'avons-nous fait pour mériter de le perdre ? Qu'il nous soit défendu de nous donner des successeurs par la profession religieuse, c'est à nous d'obéir, et non de discuter si cette loi est sage et utile. Mais pourquoi nous forcerait-on de sortir de notre retraite? Pourquoi nous réduirait-on à l'impuissance de remplir nos saints engagement V
      Locuteur: Salomon de la Saugerie
      ...olider, à rendre pour jamais inviolable la liberté publique et particulière; vous nous laisserez dpnc jouir de la nôtre ; or, nous en faisons consister l...
      ...er dans le siècle, non à y vivre au gré de nos désirs, mais à remplir les devoirs de notre profession, à vivre et à mourir dans l'état que nous avons embrassé sous la garantie des lois, dans un état dont la religion et la patrie avaient assuré à chacun de nous la stabilité et la durée.
      ...urs,avec un courage et une persévérance qui étonnent l'Europe, à rétablir à consolider, à rendre pour jamais inviolable la liberté publique et particulière; vous nous laisserez dpnc jouir de la nôtre ; or, nous en faisons consister l'exercice et les douceurs, non à rentrer dans le siècle, non à y vivre au gré de nos désirs, mais à remplir les devoirs de notre profession, à vivre et à mourir dans l'état que nous avons embrassé sous la garantie des lois, dans un état dont la religion et la patrie avaient assuré à chacun de nous la stabilité et la durée.
      Locuteur: Salomon de la Saugerie
      ...s le disons avec confiance, l'existence de notre maison ne nuit en rien à la chose publique : qu'on nous y laisse do...
      ...i on veut respecter ces droits éternels de l'homme auxquels l'auguste Assemblée a ...
      ...ncipe, que tout citoyen peut faire librement ce qui ne nuit à personne ; et, nous le disons avec confiance, l'existence de notre maison ne nuit en rien à la chose publique : qu'on nous y laisse donc en paix si on veut respecter ces droits éternels de l'homme auxquels l'auguste Assemblée a rendu un si éclatant hommage.
      Locuteur: Salomon de la Saugerie
      ...ez donc pas, Nosseigneurs, qu'au milieu de la régénération universelle, de la joie et de la prospérité qui en doivent être le fruit...
      ...notre part qu'une affreuse calamité, et la perte de ce que nous avons de plus cher au monde. Si, faute d'héritiers, nous ne pouvons plus nous flatter de transmettre le dépôt des observances régulières, qu'on nous permette au moins de le conserver nous-mêmes jusqu'au dernier moment, de terminer paisiblement notre carrière da...
      « Vous ne souffrirez donc pas, Nosseigneurs, qu'au milieu de la régénération universelle, de la joie et de la prospérité qui en doivent être le fruit, nous n'ayons pour notre part qu'une affreuse calamité, et la perte de ce que nous avons de plus cher au monde. Si, faute d'héritiers, nous ne pouvons plus nous flatter de transmettre le dépôt des observances régulières, qu'on nous permette au moins de le conserver nous-mêmes jusqu'au dernier moment, de terminer paisiblement notre carrière dans l'asile que nous avons choisi.
      Locuteur: Salomon de la Saugerie
      c Mais la conservation de notre maison ne serait qu'un bienfait i...
      ...ce serait pour elle un malheur pire que la destruction, si l'on nous forçait d'en ...
      ...sprits hétérogènes aurait bientôt banni de notre maison l'ordre et la paix qui y régnent; le séjour en deviendrait insupportable aux gens de bien : cette déplorable association les contraindrait de désirer, solliciter eux-mêmes la suppression d'un monastère dont ils demandent aujourd'hui la conservation avec tant d'instance. Ains...
      ... assez insensibles pour ne pas redouter la mort, assez aveugles peut-être pour la désirer, épargnent notre maison, puisqu...
      ...ment chère, et que vous n'avez pas plus la volonté que le pouvoir de faire des malheureux. Mais en la sauvant du naufrage, laissez-lui une entière liberté de remplir sa première et plus essentielle destination, qui a toujours été de recueilJir de nos diverses provinces les reli-
      c Mais la conservation de notre maison ne serait qu'un bienfait illusoire : que dis-je? ce serait pour elle un malheur pire que la destruction, si l'on nous forçait d'en ouvrir indifféremment les portes à ceux qui, revêtus du même habit que nous, et ...
      ...udes, ni les mêmes goûts, ni les mêmes sentiments que nous. Ce mélange forcé d'esprits hétérogènes aurait bientôt banni de notre maison l'ordre et la paix qui y régnent; le séjour en deviendrait insupportable aux gens de bien : cette déplorable association les contraindrait de désirer, solliciter eux-mêmes la suppression d'un monastère dont ils demandent aujourd'hui la conservation avec tant d'instance. Ainsi, Nosseigneurs, que vos décrets, en frappant une multitude d'établissements religieux, assez insensibles pour ne pas redouter la mort, assez aveugles peut-être pour la désirer, épargnent notre maison, puisque son existence nous est infiniment chère, et que vous n'avez pas plus la volonté que le pouvoir de faire des malheureux. Mais en la sauvant du naufrage, laissez-lui une entière liberté de remplir sa première et plus essentielle destination, qui a toujours été de recueilJir de nos diverses provinces les reli-
      Locuteur: Salomon de la Saugerie
      ...qu'ils ont voués au pied des autels, et de repousser constamment ceux qui seraient ennemis de la subordination et de la régularité. gieux qui voudraient remplir avec plus d'exactitude les devoirs qu'ils ont voués au pied des autels, et de repousser constamment ceux qui seraient ennemis de la subordination et de la régularité.
      Locuteur: Salomon de la Saugerie
      ...s; F. Thomas Jacob, prêtre et procureur de la maison ; F. Jean-Joseph Giraucl^ prêtre...
      ...laude Motet, prêtre ; F. Claude-Antoine de Lisle, prêtre; F.Pierre-François Jannen...
      « F. Louis Breymand, prieur; F. Adrien Le Roy, sous-prieur, maître des novices; F. Thomas Jacob, prêtre et procureur de la maison ; F. Jean-Joseph Giraucl^ prêtre ; F. Jean-Pierre Lacombe, prêtre ; F. Pierre Lizanet, prêtre • F. Bernard Lambert, prêtre ; F. Claude Motet, prêtre ; F. Claude-Antoine de Lisle, prêtre; F.Pierre-François Janneney, prêtre ; F. Dominique Debar, prêtre ; F. François Mercier, prêtre ; F. Nicol...
      Locuteur: Salomon de la Saugerie
      (Voy., annexé à la séance, le Mémoire des Dominicains sur le projet de détruire les ordres religieux.) (Voy., annexé à la séance, le Mémoire des Dominicains sur le projet de détruire les ordres religieux.)
      Locuteur: Gillet de la Jacqueminière
      ,au nom de la section du comité d'agriculture et du commerce, chargée par l'Assemblée nationale Vexamen de la réclamation des députés de Saint-Domingue, relative à l'approvisionnement de Vile, annonce qu'il est prêt à faire le rapport de celte affaire, mais que l'importance de la question, la longueur indispensable du rapport et de...
      ...t, réclameront un temps assez long pour la lecture.
      ,au nom de la section du comité d'agriculture et du commerce, chargée par l'Assemblée nationale Vexamen de la réclamation des députés de Saint-Domingue, relative à l'approvisionnement de Vile, annonce qu'il est prêt à faire le rapport de celte affaire, mais que l'importance de la question, la longueur indispensable du rapport et des annexes qui le complètent, réclameront un temps assez long pour la lecture.
      Locuteur: Gillet de la Jacqueminière
      ...nt d'être lu. (Voy. le rapport annexé à la séance.) L'Assemblée décide que le rapport sera imprimé et distribué avant d'être lu. (Voy. le rapport annexé à la séance.)
      Locuteur: Thouret
      annonce que, son élection à la présidence ayant laissé une vacance par...
      ...un scrutin pour compléter le bureau. M. de Lachèze, ayant réuni le plus de voix dans ce scrutin, est proclamé secrétaire de l'Assemblée.
      annonce que, son élection à la présidence ayant laissé une vacance parmi les secrétaires, il a dû être procédé à un scrutin pour compléter le bureau. M. de Lachèze, ayant réuni le plus de voix dans ce scrutin, est proclamé secrétaire de l'Assemblée.
      Locuteur: Wartel
      , député de Lille, demande un passeport illimité ou offre sa démission ; l'Assemblée accepte la démission. , député de Lille, demande un passeport illimité ou offre sa démission ; l'Assemblée accepte la démission.
      Locuteur: Simon de Maibelle
      , député de Douai, donne sa démission ; elle est ac... , député de Douai, donne sa démission ; elle est acceptée.
      Locuteur: Guiraudez de Saint-Mezard
      , archv-prêtre de Laverdin, député d'Auch, offre égalemen...
      ..., consultée par M. le président, refuse de l'accepter, parce que M. Guiraudez n'a pas de suppléant nommé.
      , archv-prêtre de Laverdin, député d'Auch, offre également sa démission. L'Assemblée, consultée par M. le président, refuse de l'accepter, parce que M. Guiraudez n'a pas de suppléant nommé.

      Séance du jeudi 12 novembre 1789

      page 4
      Locuteur: Le Président
      J'invite MM. les députés de la généralité de Tours à s'assembler pour travailler à la division de leur province en départements. J'invite MM. les députés de la généralité de Tours à s'assembler pour travailler à la division de leur province en départements.
      Locuteur: Le Président
      L'Assemblée reprend la suite de son ordre du jour, concernant la division nouvelle du royaume dans Vordre des questions proposées par le comité de constitution. L'Assemblée reprend la suite de son ordre du jour, concernant la division nouvelle du royaume dans Vordre des questions proposées par le comité de constitution.
      Locuteur: Gassendi
      , curé de Barras. Je suis député de la même province que M. Bouche et je rempl... , curé de Barras. Je suis député de la même province que M. Bouche et je remplis mon devoir en m'opposant à ce que sa motion soit adoptée.
      Locuteur: Rabaud de Saint-Etienne
      ...ci quel est l'état du travail du comité de constitution sur la nouvelle division du royaume. Il y a dé...
      ...que jour leurs observations et dans peu de temps on pourra décréter les 80 départements ou environ. Le ministre de la guerre a bien voulu nous ouvrir ses bur...
      (1). Voici quel est l'état du travail du comité de constitution sur la nouvelle division du royaume. Il y a déjà 40 départements d'établis : 5 en Bretagne, 6 en Normandie, 6 en Languedoc, 3 en Provence, etc. MM. les députés des provinces intérieures communiquent chaque jour leurs observations et dans peu de temps on pourra décréter les 80 départements ou environ. Le ministre de la guerre a bien voulu nous ouvrir ses bureaux ; il nous a donné des cartes et deux ingénieurs habiles ; nous nous faisons...
      Locuteur: Bouche
      J'ai l'honneur de soumettre à l'Assemblée nationale une motion qui tient à la fois aux finances, au domaine, à la division du royaume et à la constitution. J'ai ordre de mes commettants de réclamer contre le pape la propriété du Gomtat venaissin et de l'Etat d'Avignon. (Murmures fur divers ... J'ai l'honneur de soumettre à l'Assemblée nationale une motion qui tient à la fois aux finances, au domaine, à la division du royaume et à la constitution. J'ai ordre de mes commettants de réclamer contre le pape la propriété du Gomtat venaissin et de l'Etat d'Avignon. (Murmures fur divers points.)
      Locuteur: Malouet
      tion que vous donnez à la France, laquelle ne peut se maintenir que par sa supériorité à tous les moyens de résistance, par une harmonie durable entre toutes les parties de l'empire. tion que vous donnez à la France, laquelle ne peut se maintenir que par sa supériorité à tous les moyens de résistance, par une harmonie durable entre toutes les parties de l'empire.
      Locuteur: Malouet
      ...buer plus également tous les poids dans la balance de la puissance publique. Vous avez donc désiré une nouvelle division territoriale du royaume, pour distribuer plus également tous les poids dans la balance de la puissance publique.
      Locuteur: Malouet
      ...tites, supprimer toutes les différences de régime, anéantir les prétentions exclus...
      ...s les sous-divi-sions, toutes les bases de représentation lui seront applicables ; l'esprit de corps, l'esprit de province ne sera plus à craindre ; vous...
      ...une impossible exécution ; car l'esprit de province considéré sous le rapport des,...
      ... mœurs locales, du genre d'industrie et de culture, cet esprit se compose d'une multitude de combinaisons qui échappent à l'autorité de la législation, et qu'elle doit même respe...
      ...ble but auquel vous devez tendre : diminuer les grandes masses, renforcer les petites, supprimer toutes les différences de régime, anéantir les prétentions exclusives ; lorsque ces conditions essentielles seront remplies, votre division sera bonne; toutes les sous-divi-sions, toutes les bases de représentation lui seront applicables ; l'esprit de corps, l'esprit de province ne sera plus à craindre ; vous en aurez détruit ce qu'il faut en détruire : mais un système qui tendrait à l'effacer complètement, s'il n'était dangereux, serait au moins d'une impossible exécution ; car l'esprit de province considéré sous le rapport des, habitude?, du sol, du climat, des coutumes, des mœurs locales, du genre d'industrie et de culture, cet esprit se compose d'une multitude de combinaisons qui échappent à l'autorité de la législation, et qu'elle doit même respecter.
      Locuteur: Malouet
      ...svous parussent nécessaires au maintien de la liberté et pussent se concilier avec le commerce, i'industrie et la situation politigue de la France. Je suppose que les lois somptuairesvous parussent nécessaires au maintien de la liberté et pussent se concilier avec le commerce, i'industrie et la situation politigue de la France.
      Locuteur: Malouet
      Je dis que la privation des jouissances du luxe et de l'opulence, rappelant dans tous les esprits de grandes pensées, un grand intérêt moral...
      ...trait sans commotions à ce nouvel ordre de choses.
      Je dis que la privation des jouissances du luxe et de l'opulence, rappelant dans tous les esprits de grandes pensées, un grand intérêt moral et politique, nous soumettrait sans commotions à ce nouvel ordre de choses.
      Locuteur: Malouet
      Mais ordonner dans toutes les parties de l'empire un véritable déplacement, sans que le peuple soit frappé de sa nécessité ; attaquer à la fois l'amour-propre, les relations, les...
      ...ement, sans qu'il puisse en résulter ni de grands, ni d'utiles effets.
      Mais ordonner dans toutes les parties de l'empire un véritable déplacement, sans que le peuple soit frappé de sa nécessité ; attaquer à la fois l'amour-propre, les relations, les intérêts locaux des villes, bourgs et villages, c'est exciter un grand mouvement, sans qu'il puisse en résulter ni de grands, ni d'utiles effets.
      Locuteur: Malouet
      ...d élection et d'administration, au lieu de les réunir en en seul corps d'Etat, et ...
      ...es et proportionnelles au territoire, à la population, à la contribution, c'est une opération vraiment utile au peuple de ces provinces, à l'universalité de l'empire. Mais multiplier inutilement l...
      Ainsi, Messieurs, multiplier dans une même province les assemblées d élection et d'administration, au lieu de les réunir en en seul corps d'Etat, et soumettre l'organisation à des règles fixes et proportionnelles au territoire, à la population, à la contribution, c'est une opération vraiment utile au peuple de ces provinces, à l'universalité de l'empire. Mais multiplier inutilement les fractions, lorsque l'objet essentiel est d'obtenir des quantités égales, chan...
      Locuteur: Bouche
      ...as été consultés, soient entendus avant de prendre une décision ; 3° que le droit des provinces de faire des observations et de donner des instructions soit réservé. ...pliquée que celle du comité ; 2* que les députés des provinces, qui tous n'ont pas été consultés, soient entendus avant de prendre une décision ; 3° que le droit des provinces de faire des observations et de donner des instructions soit réservé.
      Locuteur: Mougins de Roquefort
      ..., qui ne peut être formé que du bonheur de tous. ... des provinces en particulier. Nous devons rechercher avant tout le bien général, qui ne peut être formé que du bonheur de tous.
      Locuteur: Le Président
      ...de qu'il n'y a pas lieu à délibérer sur la motion. consulte l'Assemblée qui décide qu'il n'y a pas lieu à délibérer sur la motion.
      Locuteur: Bouche
      La motion est ajournée. La motion est ajournée.
      Locuteur: Le Président
      La première question posée 'par le comité est la suivante : Chaque grand département ser... La première question posée 'par le comité est la suivante : Chaque grand département sera-t-il divisé en neuf districts ou communes?
      Locuteur: Malouet
      ...x, défendus avec une grande supériorité de talents, ne me laisseraient rien à dire...
      ...s complètement celui du comité ou celui de M. de Mirabeau; mais je vous dois compte des ...
      ...déterminent pour une opinion rapprochée de celle de M. Pison du Galand.
      Tous les deux, défendus avec une grande supériorité de talents, ne me laisseraient rien à dire, si j'adoptais complètement celui du comité ou celui de M. de Mirabeau; mais je vous dois compte des motifs qui me déterminent pour une opinion rapprochée de celle de M. Pison du Galand.
      Locuteur: Malouet
      ...s, qu'en reconstruisant un édifice avec de vieux matériaux, on est obligé de conserver quelque chose des anciennes d... Je pense, Messieurs, qu'en reconstruisant un édifice avec de vieux matériaux, on est obligé de conserver quelque chose des anciennes dimensions et il Serait peut-être plus facile d'opérer subitement une grande réfo...
      (2). Messieurs, la réunion en corps d'Etat, des représenta...
      ...ce, vous a paru, comme les grands corps de magistrature, inconciliable avec la constitu- (1) Voy. aux annexes de la séance les Nouvelles réflexions de M. Rabaud de Saint-Etienne sur la nouvelle division du royaume.
      (2). Messieurs, la réunion en corps d'Etat, des représentants d'une grande province, vous a paru, comme les grands corps de magistrature, inconciliable avec la constitu- (1) Voy. aux annexes de la séance les Nouvelles réflexions de M. Rabaud de Saint-Etienne sur la nouvelle division du royaume.
      (2) L'opinion de M. Malooet n'a pas été insérée au monit... (2) L'opinion de M. Malooet n'a pas été insérée au moniteur.

      Séance du jeudi 12 novembre 1789

      page 5
      Locuteur: Malouet
      composant, par la création des communes, une municipalité de plusieurs, en enrégimentant pour ainsi ...
      ...nt une existence propre et indépendante de toute autre municipalité, cette innovation sera pour toute la France une contrariété, une disconvenan...
      ...n même district, d'un même département, la police et la gestion des affaires locales d'une vill...
      ...ées à leurs propres officiers, et c'est ce qui constitue le régime municipal qu'il s'agit aujourd'hui de rendre universel et uniforme mais non de circonscrire dans des lieux privilégiés...
      composant, par la création des communes, une municipalité de plusieurs, en enrégimentant pour ainsi dire des villes, bourgs et villages, qui avaient une existence propre et indépendante de toute autre municipalité, cette innovation sera pour toute la France une contrariété, une disconvenance sensible, sans aucun avantage apparent ; car s'il est utile d'établir un point central pour des intérêts communs d'un même district, d'un même département, la police et la gestion des affaires locales d'une ville et d'un bourg y doivent être abandonnées à leurs propres officiers, et c'est ce qui constitue le régime municipal qu'il s'agit aujourd'hui de rendre universel et uniforme mais non de circonscrire dans des lieux privilégiés.
      Locuteur: Malouet
      ... était celui des Gaules avant et depuis la conquête des Romains : il fut détruit p...
      ...anchissement des communes fut pour nous la seconde époque du gouvernement municipal; et ce n'est que dans le dernier siècle, après la prise de la Rochelle, que ce privilège, commun à to...
      Ce régime était celui des Gaules avant et depuis la conquête des Romains : il fut détruit par l'invasion des Francs; mais l'affranchissement des communes fut pour nous la seconde époque du gouvernement municipal; et ce n'est que dans le dernier siècle, après la prise de la Rochelle, que ce privilège, commun à toutes les villes et bourgs du royaume, fut anéanti dans plusieurs, et altéré dans...
      Locuteur: Malouet
      ...omposaient le conseil municipal, chargé de la police, des recettes et dépenses locale...
      ...ion du Roi. Voilà ce qu'il est question de rétablir ; et lorsqu'on retrouve dans la simplicité primitive des municipalités,...
      ...ion, il me semble qu'on peut s'abstenir de toute innovation, telle que celle qui transporte dans un chef-lieu le régime de plusieurs. 11 me semble que c'est diviser les citoyens au lieu de les réunir. C'est imprimer un grand mou...
      ...s, chaque communauté avait ses représentants qui élisaient leurs officiers, et composaient le conseil municipal, chargé de la police, des recettes et dépenses locales, sous l'autorité et l'inspection du Roi. Voilà ce qu'il est question de rétablir ; et lorsqu'on retrouve dans la simplicité primitive des municipalités, le mode le plus raisonnable d'organisation, il me semble qu'on peut s'abstenir de toute innovation, telle que celle qui transporte dans un chef-lieu le régime de plusieurs. 11 me semble que c'est diviser les citoyens au lieu de les réunir. C'est imprimer un grand mouvement aux petites affaires et mettre une trop grande somme d'intérêts particuli...
      Locuteur: Malouet
      Je n'adopte donc ni la division de la France en 80 départements, ni celles de...
      ...contre le plan du comité les objections de M. de Mirabeau, qu'il est inutile de répéter, et, contre le sien sur la division de la France en 120 départements, voici mes r...
      Je n'adopte donc ni la division de la France en 80 départements, ni celles des départements en en communes et cantons. J'emploie contre le plan du comité les objections de M. de Mirabeau, qu'il est inutile de répéter, et, contre le sien sur la division de la France en 120 départements, voici mes raisons pour n'y pas déférer :
      Locuteur: Malouet
      Paris, par sa consistance de métropole, a déjà un assez grand avanta...
      ...s autres. Paris, comme ville, doit être la reine des cités ; mais comme corps admi...
      Paris, par sa consistance de métropole, a déjà un assez grand avantage sur le reste du royaume, sans y ajouter celui d'une disproportion énorme entre sa force administrative et toutes les autres. Paris, comme ville, doit être la reine des cités ; mais comme corps administrant, il me paraît convenable, et peut-être nécessaire, que Paris ait des pa...
      Locuteur: Malouet
      ...on enceinte, à une trop grande distance de la capitale. se trouvent point, par une distribution faite dans son enceinte, à une trop grande distance de la capitale.
      Locuteur: Malouet
      Je me range ici de l'avis de ceux qui pensent que la représentation nationale ne peut avoir.de base plus solide que population, parce qu'elle suppose ou qu...
      ...lieux déterminés, elle reste à peu près la même dans une grande étendue de territoire, qui n'est exposée ni à la dévastation d'une armée ennemie, ni à la famine, ni à la peste. Mais si je prenais pour mesure absolue un département de 800,000 âmes, j'éprouverais presque autant de difficultés dans les grandes divisions, que dans celles de dix-huit lieues carrées, qu'on entend s...
      Je me range ici de l'avis de ceux qui pensent que la représentation nationale ne peut avoir.de base plus solide que population, parce qu'elle suppose ou qu'elle compense toutes les autres, et que si elle varie dans des lieux déterminés, elle reste à peu près la même dans une grande étendue de territoire, qui n'est exposée ni à la dévastation d'une armée ennemie, ni à la famine, ni à la peste. Mais si je prenais pour mesure absolue un département de 800,000 âmes, j'éprouverais presque autant de difficultés dans les grandes divisions, que dans celles de dix-huit lieues carrées, qu'on entend subdiviser en neuf parties égales, appelées communes, opération que je crois impr...
      Locuteur: Malouet
      ... par une utilité réelle, je trouve que, de toutes les divisions, celle qui remplit le mieux les conditions nécessaires est la distribution du royaume en quarante provinces, dont la plus petite ne pourra comprendre moins de 600,000 âmes, et la plus grande plus de 800,000. ...s perfections idéales, en ayant égard aux convenances et aux motifs déterminants par une utilité réelle, je trouve que, de toutes les divisions, celle qui remplit le mieux les conditions nécessaires est la distribution du royaume en quarante provinces, dont la plus petite ne pourra comprendre moins de 600,000 âmes, et la plus grande plus de 800,000.
      Locuteur: Malouet
      Chaque district, étant composé de 70 à 100,000 âmes, nommerait deux ou tr...
      ... latitude est nécessaire jusqu'à ce que la formation et le dénombrement de districts soient assurés.
      Chaque district, étant composé de 70 à 100,000 âmes, nommerait deux ou trois députés à l'Assemblée nationale : cette latitude est nécessaire jusqu'à ce que la formation et le dénombrement de districts soient assurés.
      Locuteur: Malouet
      Vous remarquez, Messieurs, que la distribution que j'ai l'honneur de vous proposer se prête à tous les établ...
      ...80 diocèses et 24,000 cures suffisent à la France, mais quarante cours souveraines lui sont nécessaires pour rapprocher la justice des justiciables.
      Vous remarquez, Messieurs, que la distribution que j'ai l'honneur de vous proposer se prête à tous les établissements, à toutes les réductions qui vous paraîtront convenables, il est très-possible que 80 diocèses et 24,000 cures suffisent à la France, mais quarante cours souveraines lui sont nécessaires pour rapprocher la justice des justiciables.
      Locuteur: Malouet
      ...onc ainsi ma division, qui se rapproche de celle de M. Pison du Galand : elle m'a paru plus favorable pour la section des grandes provinces, et pour ... J'établis donc ainsi ma division, qui se rapproche de celle de M. Pison du Galand : elle m'a paru plus favorable pour la section des grandes provinces, et pour empêcher le morcellement des moyennes. *
      Locuteur: Malouet
      ...unicipal, pour nommer les représentants de la commune qui doivent former le conseil m... Les assemblées primaires se tiendront dans chaque ville, bourg et village municipal, pour nommer les représentants de la commune qui doivent former le conseil municipal.
      Locuteur: Malouet
      Je ne veux conserver de l'ancienne distribution du royaume, ni ...
      ...inations anciennes, m'a paru admissible de préférence.
      Je ne veux conserver de l'ancienne distribution du royaume, ni l'égalité des masses, ni celle des rapports entre elles ; mais tout ce qui présente des proportions raisonnables en se rapprochant des formes, et même des dénominations anciennes, m'a paru admissible de préférence.
      Locuteur: Malouet
      ...on qui comprenne, dans une même étendue de territoire, le ressort d'une cour de justice et celui d'une assemblée provin...
      ...é, ainsi qu'à toutes les sous-divisions de diocèses et de districts.
      Je préfère une division qui comprenne, dans une même étendue de territoire, le ressort d'une cour de justice et celui d'une assemblée provinciale, celui d'un commandement militaire, et qui puisse s'adapter également aux bases'de représentation proposées par le comité, ainsi qu'à toutes les sous-divisions de diocèses et de districts.
      Locuteur: Malouet
      ...Paris, dont le département sera composé de 7 à 800,000 âmes, il m'a paru plus natu... ...antages, et comme il existe nécessairement un premier terme invariable, qui est Paris, dont le département sera composé de 7 à 800,000 âmes, il m'a paru plus naturel d'en faire une mesure commune, qu'une exception.
      Locuteur: Malouet
      Je trouve que chacune de ces provinces peut-être le ressort d'un...
      ...souverain, d'une assemblée provinciale, de deux départements et huit districts d'administration, de deux diocèses et de six cents paroisses.
      Je trouve que chacune de ces provinces peut-être le ressort d'un tribunal souverain, d'une assemblée provinciale, de deux départements et huit districts d'administration, de deux diocèses et de six cents paroisses.
      Locuteur: Malouet
      ...que assemblée provinciale sera composée de deux départements. Chaque assemblée provinciale sera composée de deux départements.
      Locuteur: Malouet
      Chaque district sera composé d'autant de municipalités indépendantes entre elles, qu'il y aura dans son arrondissement, de villes, bourgs et villages, ayant des r... Chaque district sera composé d'autant de municipalités indépendantes entre elles, qu'il y aura dans son arrondissement, de villes, bourgs et villages, ayant des rôles séparés d'impositions.
      Locuteur: Malouet
      Les assemblées d'élection pour la représentation nationale et provinciale... Les assemblées d'élection pour la représentation nationale et provinciale se tiendront au chef-lieu du district, où les assemblées primaires enverront un...
      Locuteur: Malouet
      ...es des assemblées provinciales à raison de treize députés ' par district. Lesdits députés éliront des membres des assemblées provinciales à raison de treize députés ' par district.
      Locuteur: Malouet
      ...ées provinciales seront ainsi composées de cent quatre membres, dont douze seront ... Les assemblées provinciales seront ainsi composées de cent quatre membres, dont douze seront destinés à l'administration, par commis-

      Séance du jeudi 12 novembre 1789

      page 6
      Locuteur: Malouet
      sion, de chaque département, et trois à correspondance de chaque district. sion, de chaque département, et trois à correspondance de chaque district.
      Locuteur: Ramel-Nogaret
      ...préopinant. mais je ne puis sbUScrihe à la divisioti en neuf districts ; deux me paraissent suffire aux besoins de l'administration. J'adopte l'avis du préopinant. mais je ne puis sbUScrihe à la divisioti en neuf districts ; deux me paraissent suffire aux besoins de l'administration.
      Locuteur: Barnave
      La division én neuf districts me paraît au...
      ...ifférence entre les fruits et les frais l'administration. On a reproché aux ass...
      ...considérables qu'elles entraînaient, et nouvelle opération qu'on propose d'étab...
      ...ntage encore cë reproche. Les districts de communes ou assemblées communales serai...
      La division én neuf districts me paraît aussi trop considérablë ; elle donnerait naissance à utt grand nombre d'àdministratëurs, ce qui établirait une trop grande différence entre les fruits et les frais l'administration. On a reproché aux assemblées provinciales les dépenses considérables qu'elles entraînaient, et nouvelle opération qu'on propose d'établir mériterait davantage encore cë reproche. Les districts de communes ou assemblées communales seraient trop grands pour des municipalités ét trop petits pour des départements d'ad...
      Locuteur: Lè comte de Crillon
      Une division multiple trois sera nécessaire pour la représentation nationale, si l|on adopt... Une division multiple trois sera nécessaire pour la représentation nationale, si l|on adopte trois bases» comme le propose le comité.
      Locuteur: Lè comte de Crillon
      Je pense qu'il faudrait établir la question comme il suit : Je pense qu'il faudrait établir la question comme il suit :
      Locuteur: Regnaud de Saint-Jean-d'Angely
      ...e réuniront aux districts, pbur députer de direè-tément à l'Assemblée nationale j ...
      ...jours devant les yeux le grand principe de droit naturel que les délégués n'ont pas le droit déléguer eux-mêmes.
      ...de comme très-important que les assemblées primaires nomment des électeurs qui se réuniront aux districts, pbur députer de direè-tément à l'Assemblée nationale j il faut avoir tou-' jours devant les yeux le grand principe de droit naturel que les délégués n'ont pas le droit déléguer eux-mêmes.
      Locuteur: Gaultier de Biauzat
      ...n influera sur le nombre des assemblées de communes : il faut aussi examiner préal...
      ... dans ceux qui n'en ont pas ; j'en fais la motion formelle.
      décision influera sur le nombre des assemblées de communes : il faut aussi examiner préalablement si l'on conservera des municipalités aux lieux qui en ont maintenant, et si l'on en établira dans ceux qui n'en ont pas ; j'en fais la motion formelle.
      Locuteur: Pérez
      , député d'Auch. Les habitants de plusieurs villes et communautés qui forment de grandés municipalités par ieurs agrégat...
      ...m'ont expressément engagé d'en demander dissolution; ces habitants me chargent de réclamer pour chaque communauté et vill...
      ...ité particulière, indépendante, chargée de la police ét de l'administration* Instruits par l'expér...
      ...ion Une aversion dont il sera difficile de les faire revenir: Si, dans l'état de servitude dont nous venons de sortir, ils se sont mohtrés si jaloux de l'affranchissemënt de cette tutelle que les villes ëxërçaiëii...
      ...ils ont appris à connaître tout le prix de la liberté ! Je demande au surplus l'adoption des administrations districts dont mes commettants ont reco...
      , député d'Auch. Les habitants de plusieurs villes et communautés qui forment de grandés municipalités par ieurs agrégations à des vil les, m'ont expressément engagé d'en demander dissolution; ces habitants me chargent de réclamer pour chaque communauté et village une municipalité particulière, indépendante, chargée de la police ét de l'administration* Instruits par l'expérience, ils ont conçu pour ce régime d'agrégation Une aversion dont il sera difficile de les faire revenir: Si, dans l'état de servitude dont nous venons de sortir, ils se sont mohtrés si jaloux de l'affranchissemënt de cette tutelle que les villes ëxërçaiëiit à leur égard, combien ën seront-ils plus jàloux aujourd'hui qu'ils ont appris à connaître tout le prix de la liberté ! Je demande au surplus l'adoption des administrations districts dont mes commettants ont reconnu l'utilité.
      Locuteur: De Colbert-Seignelay
      ... sans objet. Il faut; dans toute espèce de division pbli-tique, mettre en lignë de compte les passiotis des hommes ét cràindré lës effets l'amour l'indépendance et du désir d'éxëifcer quelque empire. La cdmplicâtion dès intérêts ét- des vd* l...
      ... n'est plus dangeréux aux gouvernés que la discordé entre ceux qui gouvernent. Je ...
      ...ë communication directe, lés intermédiaires ne formeraiërii; qu'une complication sans objet. Il faut; dans toute espèce de division pbli-tique, mettre en lignë de compte les passiotis des hommes ét cràindré lës effets l'amour l'indépendance et du désir d'éxëifcer quelque empire. La cdmplicâtion dès intérêts ét- des vd* lohfés est contraire à l'intérêt général: rien n'est plus dangeréux aux gouvernés que la discordé entre ceux qui gouvernent. Je cdhclUs à ce qu'il n'y ait pas d'assembléë Communale entre les can-tonS et les d...
      Locuteur: Le Comte Mathieu de Montmorency
      ...nts; et observe qu'en les mëhant toutes de front oti tombe nécessairement dans un désordre qui éternisé la discussion. rappelle les diverses questions présentées pàr les préopinants; et observe qu'en les mëhant toutes de front oti tombe nécessairement dans un désordre qui éternisé la discussion.
      Locuteur: Barnave
      ...arce qu'il né s'agit point en ce moment de cet objet. Je ne dirai rien sur lës demandes relatives aux municipalités, parce qu'il né s'agit point en ce moment de cet objet.
      Locuteur: Barnave
      Je propose donc de poser ainsi les questions : Je propose donc de poser ainsi les questions :
      Locuteur: Barnave
      2° Les districts seront-ils au hbmbre de neuf dans chaque département, ou d'un n... 2° Les districts seront-ils au hbmbre de neuf dans chaque département, ou d'un nombre moindre et proportionné aux convénahces locales?
      Locuteur: De Custine
      ...t préalablement prononcer sur les bases de représentation. J'adopte cet avis; mais je crois qu'il faut préalablement prononcer sur les bases de représentation.
      Locuteur: Regnaud de Saint-Jean-d'Angely
      ...cipalités sè réduisent à unë différence de mots ; il faut ôter le hom de municipalité aux assemblées communales et le donner au burëau de municipalité que le comité établit dans... Les observations sur lés municipalités sè réduisent à unë différence de mots ; il faut ôter le hom de municipalité aux assemblées communales et le donner au burëau de municipalité que le comité établit dans les villages.
      Locuteur: Gaultier de Biauzat
      Je propose d'abord de décider s'il y aura des cantons* parce ... Je propose d'abord de décider s'il y aura des cantons* parce que cettë
      Locuteur: Rewbell
      ... airefc. Il faut établir six districts, de telle manière qu'on puisse aller ét Ven... ...nemis du bien public donneraient à cette incertitude sur les départements second airefc. Il faut établir six districts, de telle manière qu'on puisse aller ét Venir au chef-liëu du district dans une journée.
      Locuteur: Mougins de Roquefort
      ... régime municipal soit séparé du régime de district, et j'adopte pour le surplus l... Je demande que le régime municipal soit séparé du régime de district, et j'adopte pour le surplus le "plan du comité.
      Locuteur: De Colbert-Seignelay
      , évêque de Rodez. Il existe peu de contrées d'une étendue de quatre lieues carrées où il ne se trouv...
      ...r un ehef-lieu, et oû il'n'existe assez gens instruits qui, éclairés par unë Correspondance directe avec l'assemblée de département, ne soient eh état de fèmplir les fonctions qui leur seraient...
      , évêque de Rodez. Il existe peu de contrées d'une étendue de quatre lieues carrées où il ne se trouve Unë habitation propre à former un ehef-lieu, et oû il'n'existe assez gens instruits qui, éclairés par unë Correspondance directe avec l'assemblée de département, ne soient eh état de fèmplir les fonctions qui leur seraient confiées. Je regarde en conséquence l'établissement dès cantons comme très-prat...

      Séance du jeudi 12 novembre 1789

      page 7
      Locuteur: Démeunier
      L'ordre du jour est réellement la division des départements ëti distHcts....
      ...s particuliers et dés familles chargées leurs propres âffairëil; et qUi né Jjët...
      L'ordre du jour est réellement la division des départements ëti distHcts. Oh rie peut, comme le propose M. Biauzat, comnîençer par l'organisation dés tnd...
      ... ni dans l'ordre représentatif , ni dans l'ordre administratif. Cë sont des tours particuliers et dés familles chargées leurs propres âffairëil; et qUi né Jjëtivenf relè-ver des assemblées coriimuriales.
      Locuteur: Démeunier
      Si vous n'adoptez pas lë nombre 9 distHcts pâr département; ët que vous décidiez la question d'une maniéré indéterminée, vous préjugerez la réjection des trois bases proposées par... Si vous n'adoptez pas lë nombre 9 distHcts pâr département; ët que vous décidiez la question d'une maniéré indéterminée, vous préjugerez la réjection des trois bases proposées par le comité.....
      Locuteur: Feraud
      , député de Toulon. Je Ctbis tju'il y a nécessité a...
      ...llage, dés municipalités; soit à raison de la dif-féredeë lëurs bieris, soit parfce que la ville profiterait pour son utilité part...
      , député de Toulon. Je Ctbis tju'il y a nécessité a donner à ehaquë ville * à chaque village, dés municipalités; soit à raison de la dif-féredeë lëurs bieris, soit parfce que la ville profiterait pour son utilité particulière dës fdtids qui appartiendraient au village et dont il a besoin pour ses...
      Locuteur: Garat
      ... ce qui a été dit prouve surabondamment la riéèéssitë de délibérer d'abbrd sur l'établissement d... , l'aîné. Tout ce qui a été dit prouve surabondamment la riéèéssitë de délibérer d'abbrd sur l'établissement dës municipalités.
      Locuteur: De Boisgelin
      ...s chëfs-liéux dës départements, d'après la nécessité de séparer des adttiinisira-teurs les électeurs c(ui doiVëiit lëS choisir. La base du territoire ne doit être appliquée qu'à la détermination dës dépaHèiriërits, ët iibfl à la formation dës cotilmunës ët dës cantons... Les assemblées des élëeteUrsrtéddiVeht pas être établies danS les chëfs-liéux dës départements, d'après la nécessité de séparer des adttiinisira-teurs les électeurs c(ui doiVëiit lëS choisir. La base du territoire ne doit être appliquée qu'à la détermination dës dépaHèiriërits, ët iibfl à la formation dës cotilmunës ët dës cantons.
      Locuteur: De Boisgelin
      Il faut confondre la basé de, la population avec celle la contribution, où bien ce serait Un doub...
      ...nsi l'ëtenduë n'entrant pour rietl dans la représëntatiob, les assemblées primaire...
      ...es électeûrs> brdportioriiiëllëûiertt à la population, ët ëëtte même base servira à déterminer le nombre députés. Je pensé qiie> pour procéder a...
      ... sous lës rapports uè 1 administration, de la représentation et des baSës:
      Il faut confondre la basé de, la population avec celle la contribution, où bien ce serait Un double emploi; ainsi l'ëtenduë n'entrant pour rietl dans la représëntatiob, les assemblées primaires nommeront des électeûrs> brdportioriiiëllëûiertt à la population, ët ëëtte même base servira à déterminer le nombre députés. Je pensé qiie> pour procéder avec ordre, il faut examiner successive-ment lës cjuestions sous lës rapports uè 1 administration, de la représentation et des baSës:
      Locuteur: Le comte de Virieu
      ...s communes, comme le propose le comité? La question à examiner rie consiste pas dans le nombre des unes ou des autres, mais dans la détermination Délibérera-t-dh d'abord sur les municipalités ou sur les communes, comme le propose le comité? La question à examiner rie consiste pas dans le nombre des unes ou des autres, mais dans la détermination
      Locuteur: Le Président
      La première a pour objet de décider, avant de s'occuper du fohd de l'article, S'il y aura des rtiunicipali... La première a pour objet de décider, avant de s'occuper du fohd de l'article, S'il y aura des rtiunicipalités dans chaque ville, bourg ou village.
      Locuteur: Le Président
      ...ionale, après a^bir éotëbdu lés dépUték de chaque province Suivant la convenance et lë bësoin chaque départèmetii. » ...ue le nombre des districts pour chaque département sera fixé par l'Assemblée nationale, après a^bir éotëbdu lés dépUték de chaque province Suivant la convenance et lë bësoin chaque départèmetii. »
      Locuteur: Le Président
      fait lectiirë d'une lettré M. lë garde des Sceaux, jbinte à une écrite de la foairi de Sa Majesté. Ces lettres sont ainsi conç... fait lectiirë d'une lettré M. lë garde des Sceaux, jbinte à une écrite de la foairi de Sa Majesté. Ces lettres sont ainsi conçues:
      Locuteur: Démeunier
      ...'y a nulle difficulté à clidngër lë nom de communes en celui.de districts. L'objec...
      ... intendants, lés sUbdélégUéSj lës frais de bureau, et sans doute ce sera une grand...
      ...'ailleurs, il S'agit Sur tfclute fehbie de mettre un grand nombre bitOyëhs en activité poUr lës former aux affaires publiques. Cette considération tient de très-près au. maintien delà Constitutio...
      Il n'y a nulle difficulté à clidngër lë nom de communes en celui.de districts. L'objection Stlr ta dépense que leur établissement occasionnerait ëst très-faible. Vous Supprimerez dans lë tioùveau régime les intendants, lés sUbdélégUéSj lës frais de bureau, et sans doute ce sera une grande économie : d'ailleurs, il S'agit Sur tfclute fehbie de mettre un grand nombre bitOyëhs en activité poUr lës former aux affaires publiques. Cette considération tient de très-près au. maintien delà Constitution:
      Locuteur: Démeunier
      ... du comité, et que si l'on n'adopté pas la division en 9 districts, on admette cel... Je demandé qu'ott aille âtix voix sur l'article du comité, et que si l'on n'adopté pas la division en 9 districts, on admette celle en nombres ternaires.
      Locuteur: De Boisgelin
      ...ue d'Aix. Rien n'était plus blàir tjtie la sérié des questions du comité. Unë coti... , archevêque d'Aix. Rien n'était plus blàir tjtie la sérié des questions du comité. Unë cotifusibn dads les mots a dbnné lieu à uné confusion dans les idéës. Il faut classe...
      Locuteur: De Boisgelin
      ... termine en réclamant pojir ma province la conservation dës municipalités. Je termine en réclamant pojir ma province la conservation dës municipalités.
      Locuteur: Le comte de Virieu
      du degré de pouvoir et d'importance que vous donnerez aux premières. Une fois l'espèce de leurs fonctions décidée ; vdus pourrez ...
      ...cipalités doivent êtrë lë premier objet de votre travail. Cette marche est d'autan...
      du degré de pouvoir et d'importance que vous donnerez aux premières. Une fois l'espèce de leurs fonctions décidée ; vdus pourrez plus aisément arrêter vos idées. Ainsi, les municipalités doivent êtrë lë premier objet de votre travail. Cette marche est d'autant plus nécessaire, que si les provinces méridionales craignaient d'être privéës ...
      Locuteur: Muguet de Nanthou
      ...s cette opinion. Je demande l'exécution de ces deux décrets, et celle du règletrienfc qùi défend de représenté^ une proposition déjà jugée. ...é. M. BiariZàt vous engagea alors à statuer sùr les municipalités; vous rejetâtes cette opinion. Je demande l'exécution de ces deux décrets, et celle du règletrienfc qùi défend de représenté^ une proposition déjà jugée.
      Locuteur: Le Président
      ... ville, bourg, paroisse du ëddimuriautë éâmpégne. » « Qu'il y aura municipalité dans chaque ville, bourg, paroisse du ëddimuriautë éâmpégne. »
      Locuteur: Le Président
      ...Uë: S'oe^ cùpërà-t-bh d'abord des bases ia représentation; avant délibérer sur l'artlëlë preseiité par le ebmittë bonstitution? Je consulte l'Assemblée sur làSëcdiidé cjUëStibn fttealablë aitisi coriçUë: S'oe^ cùpërà-t-bh d'abord des bases ia représentation; avant délibérer sur l'artlëlë preseiité par le ebmittë bonstitution?
      ... des sceaux d'envoyer à M. le président de l'Assemblée nationale la lettre que Sa Majesté écrit à l'Assembl... « Le Roi a ordoriné à M. le garde des sceaux d'envoyer à M. le président de l'Assemblée nationale la lettre que Sa Majesté écrit à l'Assemblée.
      « En exécutioç de ses. ordres; M. le garde des sceaux, adresse à M. le président la lettre Sa Majesté, pour qfi it veuille biëri e... « En exécutioç de ses. ordres; M. le garde des sceaux, adresse à M. le président la lettre Sa Majesté, pour qfi it veuille biëri en donner cori-naissanee à l'Assemblée.
      Signé: Champion de Ciêé; archèvéque Botdedhêi » Signé: Champion de Ciêé; archèvéque Botdedhêi »

      Séance du jeudi 12 novembre 1789

      page 8
      Locuteur: De Clermont-Tonnerre
      ...'au surplus, voulant donner des marques de son dévouement au Roi, l'Assemblée, usa...
      ... ne soit donné aucune suite à l'affaire de la Chambre des vacations du parlement de Rouen.
      ... pour le remercier d'avoir nommé une nouvelle Chambre des vacations, déclarer qu'au surplus, voulant donner des marques de son dévouement au Roi, l'Assemblée, usant d'indulgence, consent à ce qu'il ne soit donné aucune suite à l'affaire de la Chambre des vacations du parlement de Rouen.
      Locuteur: Dupont
      (de Nemours). Messieurs,,cette question doit se décider par la grande maxime : (de Nemours). Messieurs,,cette question doit se décider par la grande maxime :
      Locuteur: Muguet de Nanthou
      Par la lettre du Roi, l'Assemblée est dessaisie de la question et sans examiner si elle a le droit de faire grâce, je crois que cette considé... Par la lettre du Roi, l'Assemblée est dessaisie de la question et sans examiner si elle a le droit de faire grâce, je crois que cette considération suffit pour prononcer l'ajournement.
      Locuteur: Rewbell
      ...s malheureux qui sont en prison à cause de la révolution du mois de juillet, soient mis en liberté. Je demande l'ajournement jusqu'à ce que les malheureux qui sont en prison à cause de la révolution du mois de juillet, soient mis en liberté.
      Locuteur: Rewbell
      (Le tumulte recommence. — La grande majorité de la salle demande à aller aux voix — L'adhésion à la lettre du Roi paraît évidente.) (Le tumulte recommence. — La grande majorité de la salle demande à aller aux voix — L'adhésion à la lettre du Roi paraît évidente.)
      Locuteur: Le duc de Liancourt
      Plus l'opinion d'a-d'hérer à la lettre du Roi est générale, plus il me semble convenable de se prêter à écouter l'opinion contraire. Le décret que vous avez rendu contre la Chambre des vacations du parlement de Rouen est une chose de nécessité, de justice, mais je crois qu'on peut aujourdhui user de douceur et de clémence. Avant tout et surtout, on doit entendre la discussion. Plus l'opinion d'a-d'hérer à la lettre du Roi est générale, plus il me semble convenable de se prêter à écouter l'opinion contraire. Le décret que vous avez rendu contre la Chambre des vacations du parlement de Rouen est une chose de nécessité, de justice, mais je crois qu'on peut aujourdhui user de douceur et de clémence. Avant tout et surtout, on doit entendre la discussion.
      Locuteur: Le marquis de Foucault
      J'insiste pour qu'on aille aux voix. La résistance, de quelques membres est une violation des droits de l'Assemblée. J'insiste pour qu'on aille aux voix. La résistance, de quelques membres est une violation des droits de l'Assemblée.
      Locuteur: Rewbell
      Il n'y a de dispute et d'altercation que lorsqu'on ...
      ...ments. Quand l'ajournement est demandé, la discussion ne peut être refusée; suivons le règlement et nous aurons la paix.
      Il n'y a de dispute et d'altercation que lorsqu'on veut violer les règlements. Quand l'ajournement est demandé, la discussion ne peut être refusée; suivons le règlement et nous aurons la paix.
      Locuteur: Le baron de Menou
      ...urnement en me fondant sur l'article 19 de votre règlement. Cet article porte que ...
      ...rra plus être remis en question pendant la durée de la session. Ce n'est pas lorsqu'il s'agit d'un crime de lèse-nation que des législateurs doivent s'attendrir. Ce n'est pas le sentiment, c'est la justice qu'il faut consulter. Si les magistrats de Rouen ne sont pas jugés, le peuple dira...
      ...s. Je demande que, si l'on fait grâce à la Chambre des vacations du parlement de Rouen, on ouvre les prisons à tous ceux qui sont accusés du crime de lèse-nation.
      Je demande l'ajournement en me fondant sur l'article 19 de votre règlement. Cet article porte que lorsqu'un décret aura été rendu, il ne pourra plus être remis en question pendant la durée de la session. Ce n'est pas lorsqu'il s'agit d'un crime de lèse-nation que des législateurs doivent s'attendrir. Ce n'est pas le sentiment, c'est la justice qu'il faut consulter. Si les magistrats de Rouen ne sont pas jugés, le peuple dira qu'il n'y a que les dernières classes qui soient punies et que les hommes puissants ne le sont jamais. Je demande que, si l'on fait grâce à la Chambre des vacations du parlement de Rouen, on ouvre les prisons à tous ceux qui sont accusés du crime de lèse-nation.
      Locuteur: Le comte de Crillon
      Justement indignés de la conduite des magistrats de Rouen, vous avez voulu faire un grand exemple et vous l'avez fait. La demande du Roi donne un nouveau degré de justice et d'authenticité à votre décre...
      ...s ministres que vous avez été instruits de cet arrêté. Refuser au Roi la grâce qu'il demande, serait aussi barba...
      Justement indignés de la conduite des magistrats de Rouen, vous avez voulu faire un grand exemple et vous l'avez fait. La demande du Roi donne un nouveau degré de justice et d'authenticité à votre décret; mais c'est par les ministres que vous avez été instruits de cet arrêté. Refuser au Roi la grâce qu'il demande, serait aussi barbare qu'impoli-tique; je m'oppose à l'ajournement.
      Locuteur: De Clermont-Tonnerre
      propose la motion, suivante conforme aux désirs du... propose la motion, suivante conforme aux désirs du Roi :
      Locuteur: Le chevalier Alexandre de Lameth
      ...il peut être indulgent, mais il n'usera de cette indulgence quelorsque l'affaire a... ...e, et non clémente ; elle doit s'en tenir strictement à l'équité; quant au Roi, il peut être indulgent, mais il n'usera de cette indulgence quelorsque l'affaire aura été jugée.
      Locuteur: Blin
      Je propose la motion suivante : Je propose la motion suivante :
      Locuteur: Blin
      ...ssemblée entrera toujours dans ses vues de bonté et d'indulgence pour ses sujets de toutes les classes. »■ « M. le président se retirera par devers le Roi pour l'assurer que l'Assemblée entrera toujours dans ses vues de bonté et d'indulgence pour ses sujets de toutes les classes. »■
      Locuteur: Blin
      ...e; d'un côté on demande l'ajournement ; de l'autre on crie : Aux voix! L'Assemblée devient tumultueuse; d'un côté on demande l'ajournement ; de l'autre on crie : Aux voix!
      Locuteur: Blin
      M. le président ne peut de faire entendre. — Le désordre est à son... M. le président ne peut de faire entendre. — Le désordre est à son comble.
      ...e lès lettres patentes qui prorogeaient la Chambre des vacations de ce parlement, ont été enregistrées pure...
      ...l'arrêté que cette Chambre a pris le 10 de ce mois, que celui du 6 n'était pas des...
      « Vous savez que lès lettres patentes qui prorogeaient la Chambre des vacations de ce parlement, ont été enregistrées purement et simplement, et vous avez vu, par l'arrêté que cette Chambre a pris le 10 de ce mois, que celui du 6 n'était pas destiné à devenir public.
      ...n'ait pas d'autres suites, je pense que la modération et l'indulgence sont les plus sûrs moyens de réunir les esprits aux mêmes principes, et je n'hésite pas à vous dire que c'est le vœu de mon cœur. « Ces motifs me font regarder comme convenable que l'affaire n'ait pas d'autres suites, je pense que la modération et l'indulgence sont les plus sûrs moyens de réunir les esprits aux mêmes principes, et je n'hésite pas à vous dire que c'est le vœu de mon cœur.
      La lecture de cette lettre est suivie de nombreux applaudissements dans une grande partie de la salle. La lecture de cette lettre est suivie de nombreux applaudissements dans une grande partie de la salle.
      , élevant la voix. Quelques membres veulent fatiguer l'Assemblée (1) La version de la lettre du Roi donnée par le Moniteur n'est pas conforme à la version du procès-verbal del'Assemblôe ... , élevant la voix. Quelques membres veulent fatiguer l'Assemblée (1) La version de la lettre du Roi donnée par le Moniteur n'est pas conforme à la version du procès-verbal del'Assemblôe nationale.
      ...ue vous vous soyez d'abord intéressés à la demande du Roi; mais après avoir payé ce premier tribut à (1) Voy. aux annexes de la séanee l'opinion de M. le duc d'Aiguillon. Je trouve naturel que vous vous soyez d'abord intéressés à la demande du Roi; mais après avoir payé ce premier tribut à (1) Voy. aux annexes de la séanee l'opinion de M. le duc d'Aiguillon.
      ...elle Chambre des vacations du parlement de Rouen. ...u avec sensibilité vos remer-cîments. J'ai donné mes ordres pour former une nouvelle Chambre des vacations du parlement de Rouen.
      Plusieurs membres demandent la parole. Plusieurs membres demandent la parole.

      Séance du jeudi 12 novembre 1789

      page 9
      Locuteur: Le Chapelier
      ... examiner que nous sommes une assemblée de législateurs. Nous avons dû voir que les magistrats de la Chambre des vacations du parlement de Rouen avaient manqué à la nation ; notre devoir envers elle est d...
      ..., quand il s'agit du salut public. Dans la position actuelle, nous devons réserver la question pour la traiter, lorsque, plus calmes, nous aur...
      ...nos devoirs; d'abord le règlement trace la conduite que nous devons tenir ; ensuite nous n'avons pas le droit de faire grâce; il faut de plus balancer les considérations qui peuvent résulter de l'indulgence accordée à des hommes puissants. Il est possible d'adopter la motion déjà faite, mais l'ajournement est dans les règles de la convenance et de la raison.
      l'humanité, nous devons examiner que nous sommes une assemblée de législateurs. Nous avons dû voir que les magistrats de la Chambre des vacations du parlement de Rouen avaient manqué à la nation ; notre devoir envers elle est d'examiner si nous devons rétracter notre décret, quand il s'agit du salut public. Dans la position actuelle, nous devons réserver la question pour la traiter, lorsque, plus calmes, nous aurons réfléchi sur nos droits et sur nos devoirs; d'abord le règlement trace la conduite que nous devons tenir ; ensuite nous n'avons pas le droit de faire grâce; il faut de plus balancer les considérations qui peuvent résulter de l'indulgence accordée à des hommes puissants. Il est possible d'adopter la motion déjà faite, mais l'ajournement est dans les règles de la convenance et de la raison.
      Locuteur: Blin
      ...t d'établir que nous ne connaissons pas de différence entre un coupable puissant e...
      ...indulgence, ne doivent jamais s'écarter de la justice.
      Ma motion était un véritable ajour-nementV Elle avait principalement pour objet d'établir que nous ne connaissons pas de différence entre un coupable puissant et un coupable faible et sans appui. Je mettais sous les yeux du Roi cette grande vérité, que les rois, aue tous les hommes, toujours disposés à l'indulgence, ne doivent jamais s'écarter de la justice.
      Locuteur: Glezen
      La sévérité n'est pas la règle qui a marqué la conduite de l'Assemblée envers le peuple. Avec quel...
      ...ent ne se porta-t-elle pas à solliciter la grâce des soldats et des citoyens qui avaient brisé les portes des prisons de 1 Abbaye ! Pouvez-vous refuser le Roi; ...
      La sévérité n'est pas la règle qui a marqué la conduite de l'Assemblée envers le peuple. Avec quel empressement ne se porta-t-elle pas à solliciter la grâce des soldats et des citoyens qui avaient brisé les portes des prisons de 1 Abbaye ! Pouvez-vous refuser le Roi; lorsqu'il sollicite une grâce qu'il vous a déjà accordée ?
      Locuteur: De Clermont-Tonnerre
      On demande la mise aux voix de la motion de M. filin. On demande la mise aux voix de la motion de M. filin.
      Locuteur: De Clermont-Tonnerre
      La motion de M. le comte de Grillon est ensuite adoptée et le décre... La motion de M. le comte de Grillon est ensuite adoptée et le décret suivant est rendu :
      Locuteur: De Clermont-Tonnerre
      « Après avoir entendu la lecture de la lettre du Roi relativement à la Chambre des vacations du parlement de Rouen, l'Assemblée nationale, empressée de donner à Sa Majesté un nouveau témoignage de son dévouement, a décrété que le vœu qu...
      ...t annoncé par Sa Majesté devenait celui de l'Assemblée nationale, et que le présid...
      « Après avoir entendu la lecture de la lettre du Roi relativement à la Chambre des vacations du parlement de Rouen, l'Assemblée nationale, empressée de donner à Sa Majesté un nouveau témoignage de son dévouement, a décrété que le vœu qui lui était annoncé par Sa Majesté devenait celui de l'Assemblée nationale, et que le président se retirerait devers le Roi, pour lui porter le présent décret.
      Locuteur: De Clermont-Tonnerre
      Je retire ma motion et j'adopte celle de M. le comte de Grillon. Je retire ma motion et j'adopte celle de M. le comte de Grillon.
      Locuteur: Le Président
      La séance est levée. l'Assemblée se sépare... La séance est levée. l'Assemblée se sépare à quatre heures et demie.
      à la séance de VAssemblée nationale du 12 novembre 178... à la séance de VAssemblée nationale du 12 novembre 1789
      Il n'est pas possible de se le dissimuler, les instituts religie...
      ...leur origine et durant une longue suite de siècles, sont aujourd'hui menacés d'une...
      ...e s'égare, les dévoue à l'opprobre et à la mort. De toutes parts l'on entend retentir ce cr...
      Il n'est pas possible de se le dissimuler, les instituts religieux, chéris et honorés dès leur origine et durant une longue suite de siècles, sont aujourd'hui menacés d'une subversion totale et prochaine. L'opinion publique, qui n'est jamais plus redoutable que quand elle s'égare, les dévoue à l'opprobre et à la mort. De toutes parts l'on entend retentir ce cri menaçant et cruel : Détruisez, anéantissez, renversez jusqu'aux fondements (1)...
      ... au milieu d un si grand péril, serait, de notre part, une lâcheté et un scandale. C'est peu pour nous de ne pas provoquer la suppression de notre état; nous devons ne rien oublier... ...ouvons déjà, et envisager sans effroi ceux quivont fondre sur nous ? Nous taire, au milieu d un si grand péril, serait, de notre part, une lâcheté et un scandale. C'est peu pour nous de ne pas provoquer la suppression de notre état; nous devons ne rien oublier pour éloigner ce malheur. L'inaction et le silence nous rendraient coupables de...
      Mais est-il encore temps de s'opposer à un débordement qui va tout entraîner? En élevant la voix, en faisant des efforts pour détou...
      ...ge, pouvons-nous espérer quelque succès de nos réclamations? Et pourquoi non? Le d...
      ... l'empire du despotisme : sous le règne de la liberté, la vérité ne parle point en vain; tôt ou tard la justice triomphe des préjugés les plus ...
      ...e défense sera courte et franche ; nous la renfermons dans J'examen des deux quest...
      Mais est-il encore temps de s'opposer à un débordement qui va tout entraîner? En élevant la voix, en faisant des efforts pour détourner l'orage, pouvons-nous espérer quelque succès de nos réclamations? Et pourquoi non? Le découragement n'est permis que sous l'empire du despotisme : sous le règne de la liberté, la vérité ne parle point en vain; tôt ou tard la justice triomphe des préjugés les plus accrédités. Notre défense sera courte et franche ; nous la renfermons dans J'examen des deux questions suivantes :
      ... n'avons besoin que d'un principe avoué de tout le monde, et auquel l'Assemblée el...
      ..., rendu un solennel hommage : c'est que la propriété doit être inviolable, et que nulle puissance sur la terre ne peut ni l'envahir ni la troubler que par un coupable attentat. ...
      Pour le démontrer, nous n'avons besoin que d'un principe avoué de tout le monde, et auquel l'Assemblée elle-même a, en toute occasion, rendu un solennel hommage : c'est que la propriété doit être inviolable, et que nulle puissance sur la terre ne peut ni l'envahir ni la troubler que par un coupable attentat. Si l'on a enlevé au clergé ses possessions, c'est qu'on a supposé qu'il n'en éta...
      Mémoire sur le projet de détruire les corps religieux, par des D... Mémoire sur le projet de détruire les corps religieux, par des Dominicains.
      ...'Assemblée nationale a le pouvoir légal de détruire tous les monastères, doit-elle... Si l'Assemblée nationale a le pouvoir légal de détruire tous les monastères, doit-elle ën user? Ferait-elle en cela une opération sage et utile?
      ... n'a pour renverser tous les monastères de l'un et de l'autre sexe, ni droit, ni pouvoir léga... ...l'Assemblée ne le doit pas. Nous disons d'abord qu'elle ne le peut pas ; qu'elle n'a pour renverser tous les monastères de l'un et de l'autre sexe, ni droit, ni pouvoir légal; qu'elle ne pourrait l'entreprendre que par une violation manifeste du droit n...

      Séance du jeudi 12 novembre 1789

      page 10
      ...ur moi, comme pour tout autre individu, de plus constante, de plus sacrée, de plus inviolable, que la propriété de ma personne, c'est-à-dire le drOit d'aller où bon me ëëmble» de faire ce que je veux, de prendre tel engagement, d'entrer dans t...
      ...aît, toutes les fois qu'eu usant aitisi ma liberté je n'enfreins point les.loi§...
      ...nu et consacré ce droit imprescriptible de l'liomme) et du citoyen.,
      entre toutes les propriétés, en est-il pour moi, comme pour tout autre individu, de plus constante, de plus sacrée, de plus inviolable, que la propriété de ma personne, c'est-à-dire le drOit d'aller où bon me ëëmble» de faire ce que je veux, de prendre tel engagement, d'entrer dans telle association. qu'il me plaît, toutes les fois qu'eu usant aitisi ma liberté je n'enfreins point les.loi§» je ne trouble en rien l'ordre établi par elles? L'Assemblée elle-même a publiquement reconnu et consacré ce droit imprescriptible de l'liomme) et du citoyen.,
      ... ans, n'importe, il m'a plu d'embrasser la profession reiigieusé, m'y voiier, par un engagement absolu et irrévocable. Bn faisant choix de Cet état, en abdiquant pour _toujours Ië droit devenir sur mes jDaé, je n'ai nui, à pe...
      ...é 1 ordré public. Que dis-je ! les lois la religion et celles de la patrie oht formélièment ratifié mon eng...
      ...sacré par lés ibis, m'en assurait aùsâi la paisible possession pour le reste mes jours, est devenu la plus chère, la plus précieuse de mes propriétés. Où est donc le législateur qiii ait droit de mè l'arrachèr malgré moi, qui pdissë lé...
      ...uhè jidÉsëSsitin que j'ai ac-quise sous la garantie de la loi, ét jîar l'abandon volontaire débou...
      ... pas évident quë quiconque entreprendra de m'en dépouiller, ëût-il eu main la suprême puissance» ne peut être ën cela...
      ...écisif. Un moment avant lié me lier par la profession religiéusp, j'ai disposé mes biens, parce que la loi m'en laissait la liberté, et jé l'ai fait suivâiit les f...
      ... ou le tenterait en vain. Pourquoi donc disposition. de ma personne, ni moins permise, ni moins légale^quë celle mon patrimoine, se-rait-ëllë moins invi...
      ...donnai alors sont devenus pour toujours la propriété des donataires, personne au m...
      ...ois elles-mêmes m'ont dondé en échatigë de ces biens !
      Eh bien I il y a vingt., trente Où quarante ans, n'importe, il m'a plu d'embrasser la profession reiigieusé, m'y voiier, par un engagement absolu et irrévocable. Bn faisant choix de Cet état, en abdiquant pour _toujours Ië droit devenir sur mes jDaé, je n'ai nui, à personne ; jë n'ai ni Violé lés Ibis, hi troublé 1 ordré public. Que dis-je ! les lois la religion et celles de la patrie oht formélièment ratifié mon engagement; ellesLofit consacré v, elles m'en ont expressément garanti l'inviolable...
      ...t qui, ëh me liant par. dés liens indissolubles à un état permis, approuvé, .çonsacré par lés ibis, m'en assurait aùsâi la paisible possession pour le reste mes jours, est devenu la plus chère, la plus précieuse de mes propriétés. Où est donc le législateur qiii ait droit de mè l'arrachèr malgré moi, qui pdissë légalement àhêantir uhè jidÉsëSsitin que j'ai ac-quise sous la garantie de la loi, ét jîar l'abandon volontaire déboutés les autres? N'est-il pas évident quë quiconque entreprendra de m'en dépouiller, ëût-il eu main la suprême puissance» ne peut être ën cela qu'un injuste Usurpateur, un oppresseur Violent ? A ce raisonnement qui nous paraît sans répliqué, ajoutons-ën un autre qui ii'est pas moins décisif. Un moment avant lié me lier par la profession religiéusp, j'ai disposé mes biens, parce que la loi m'en laissait la liberté, et jé l'ai fait suivâiit les formes qu'elle prescrit. Cette disposition ae te dès lors irrévocable. Ni législateur, ni priricë h'ôsërait aujourd'hui y toucher, ou le tenterait en vain. Pourquoi donc disposition. de ma personne, ni moins permise, ni moins légale^quë celle mon patrimoine, se-rait-ëllë moins inviolable i Les biens que je donnai alors sont devenus pour toujours la propriété des donataires, personne au monde ne peut les contester ; ët l'on me ravirait arbitrairement ce que iës lois elles-mêmes m'ont dondé en échatigë de ces biens !
      La tyrannie elle-même, en faisant pour l'a...
      ...es formes, qui étaiënt en vigueur avant la nouvelle législation ; ét l'on adoptera...
      ...évale jamais dans l'Assemblée, au point de lui faire prononcer un décret aussi . vexatoire, àiïàsi cdiitraire à la jiisticë ët & la raison, quë Celui qiii proscrirait tous...
      La tyrannie elle-même, en faisant pour l'avenir dés lois nouvel lès, n'Oserait leur donner un effet rétroactif, ni.anéantir lès conventions antérieures , ni boulêvërser les fortunes» réglées suivant les formes, qui étaiënt en vigueur avant la nouvelle législation ; ét l'on adopterait ce système, non moins absurde qu'atroce, quand il S'agit d'un contrat plus im...
      ...ession dans uh institut religieux! Quelle apparence que l'oubli des principes prévale jamais dans l'Assemblée, au point de lui faire prononcer un décret aussi . vexatoire, àiïàsi cdiitraire à la jiisticë ët & la raison, quë Celui qiii proscrirait tous les corps réguliers, et renversérait lotis les monastères ?
      ...que vous refusez ail souverain le droit de (îissôtidre dés associations nuisibles à la chose, publique? A lîiëii ûë plaise ! n...
      ...dividus; le droit d'enfreindre es lois, de corrompre ou de troubler la grande société dont ils sont membres. L...
      Ëh quoi ! nous dirâ-t-on, est-Cé que vous refusez ail souverain le droit de (îissôtidre dés associations nuisibles à la chose, publique? A lîiëii ûë plaise ! nOuS savons qlië les corps iront )as plus que les individus; le droit d'enfreindre es lois, de corrompre ou de troubler la grande société dont ils sont membres. Leurs pernicieux
      ... les dissoudre; les expulser des terres de l'empire» dUattd ils ont mérité la mort ou le bannissement, tout comtfie o...
      ...u supplice; quand il a été jugé indigne de vivre!
      ...eurs cabales, leurs attentats peuvent et dbivënt être réprimés et punis; On peut les dissoudre; les expulser des terres de l'empire» dUattd ils ont mérité la mort ou le bannissement, tout comtfie on envoie un particulier au supplice; quand il a été jugé indigne de vivre!
      ...t faire ni l'un tii l'autre par un acte de législation, pfts plus que par un coup ...
      ...taté le délit* et détertriitié le genre peine qui doit le punir. Qu'un tribunal...
      ...e dès leur origine ces corps ont trompé loi et ses ministres ; qu'ils ont abusé de leur influence pour troubler le repos de l'empire ; queleurs prlhcipes tendent à corrompre les mœurs et la morale ; que leur administration particulière est inconciliable avec la paix gênéràle; c|iië plus on les ramène...
      ...: il est juste que dés corps convaincus de ces crimes soient proscrits sans délai.
      Mais on he petit faire ni l'un tii l'autre par un acte de législation, pfts plus que par un coup du pOiivbir arbitraire ; il faut pour cela qu'un juger ment réguliër ait constaté le délit* et détertriitié le genre peine qui doit le punir. Qu'un tribunal compétent fasse donc le procès aux instituts religieux : si, après une exacte informàtion; il ést prouvé que dès leur origine ces corps ont trompé loi et ses ministres ; qu'ils ont abusé de leur influence pour troubler le repos de l'empire ; queleurs prlhcipes tendent à corrompre les mœurs et la morale ; que leur administration particulière est inconciliable avec la paix gênéràle; c|iië plus on les ramènera à leur premier esjârit; plus oh les rendra nuisibles et dangereux : il est juste que dés corps convaincus de ces crimes soient proscrits sans délai.
      ... sans information préalable, sans forme de jugement» et parce que nos finances sont dans un affreux désordre, ou par telle raison de convenance, on fasse main-basse sur tous les corps réguliers ; que par un simple décret de police, on renverse tous ces monuments de la piété de nos pères; que sans délit constaté, ni ...
      ...énoncé, on prononce contre des milliers de citoyens hohriêîes, irrépréhensibles; reîêtus d'uti caractère respectable» la confiscation du bien le plus précieux qu'ils aient au monde; qu'on leur ravisse la plus douce, la plus légitime leurs jouissances, la seule qu'ils se soiënt réservée, en ren...
      ...lise leur avaient assurée pour le reste de leur vie, ce serait un acte d'oppression et de violence, qui n'est pas à redouter la part d'une Assemblée qui a si souvent e...
      ... protesté qu'elle n'a, ni né veut avoir de puissance que pour réprimër l'injustice...
      Mais que, sans information préalable, sans forme de jugement» et parce que nos finances sont dans un affreux désordre, ou par telle raison de convenance, on fasse main-basse sur tous les corps réguliers ; que par un simple décret de police, on renverse tous ces monuments de la piété de nos pères; que sans délit constaté, ni présumé, ïli dénoncé, on prononce contre des milliers de citoyens hohriêîes, irrépréhensibles; reîêtus d'uti caractère respectable» la confiscation du bien le plus précieux qu'ils aient au monde; qu'on leur ravisse la plus douce, la plus légitime leurs jouissances, la seule qu'ils se soiënt réservée, en renonçant à toutes les autres, une jouissance que l'Etat et l'Eglise leur avaient assurée pour le reste de leur vie, ce serait un acte d'oppression et de violence, qui n'est pas à redouter la part d'une Assemblée qui a si souvent et si hautement protesté qu'elle n'a, ni né veut avoir de puissance que pour réprimër l'injustice, pour défendre les faibles, pour assurer tous les droits, pour consacrer toutes...
      ...thème que 1 intérêt public ën exigerait la suppression en tout ou en partie; Ce n'est pas ce que nous prétendons. Le souverain, chargé de procurer» par tods les moyens légitimes, la plus grande prospérité de l'Etat,. peut( mettre des bornes à la durée d'un institut religieux il fpeut lui défendre de se perpétuer en admettant nouveaux sujets. En paralysant ainsi, u...
      ...ustes préventions ; il nuit peut-être à la religion, en la privant des ressources qu'elle trouvait dans tel étabiissqnieni que loi dévoue à la mort; il abuse peut-être son pouvoir, mais enfin il n'en passe p...
      ...ois introduits dans l'Etat, faut-il qu'ils y aient une existence immuable, ldrs thème que 1 intérêt public ën exigerait la suppression en tout ou en partie; Ce n'est pas ce que nous prétendons. Le souverain, chargé de procurer» par tods les moyens légitimes, la plus grande prospérité de l'Etat,. peut( mettre des bornes à la durée d'un institut religieux il fpeut lui défendre de se perpétuer en admettant nouveaux sujets. En paralysant ainsi, un Corps raorai» ëh bornant son existence à celle des individus actuels qui lë composent, peut-être le législateur se laisse égarer par d'injustes préventions ; il nuit peut-être à la religion, en la privant des ressources qu'elle trouvait dans tel étabiissqnieni que loi dévoue à la mort; il abuse peut-être son pouvoir, mais enfin il n'en passe pas les bornes i il ne vexe aucun citoyen, il n'enlève à aucun individu ses droit...
      Mais parce qu'il a le droit de défendre l'admission de nouveaux sujets, s'ensuit-il qu'il puisse violer la justice à l'égard de ceux qui existent déjà, en les dépouill...
      ... instant que le législateur peut ouvrir la porte des
      Mais parce qu'il a le droit de défendre l'admission de nouveaux sujets, s'ensuit-il qu'il puisse violer la justice à l'égard de ceux qui existent déjà, en les dépouillant arbitrairement d'une propriété qui leur a été garantie par les lois, et à laquelle ils mettent, avec raison, le plus grand prix? Quand on accorderait pour un instant que le législateur peut ouvrir la porte des

      Séance du jeudi 12 novembre 1789

      page 11
      ...es religieux l'ont acquis par l'abandon de tout le reste. C'est pour eux l'équivalent de tous les biens, de tous les droits qu'ils possédaient dans la société avant leur engagement. La loi a ratifié cet échange : elle a répo...
      ...était désormais irrévocable et à l'abri de tous les événements.
      ...pour ne l'envisager un instant que sous le rapport d'une propriété temporelle, les religieux l'ont acquis par l'abandon de tout le reste. C'est pour eux l'équivalent de tous les biens, de tous les droits qu'ils possédaient dans la société avant leur engagement. La loi a ratifié cet échange : elle a répondu que cet arrangement était désormais irrévocable et à l'abri de tous les événements.
      ...r tout ce qui a précédé le nouvel ordre de choses qu'on veut établir ? Les donatio...
      ... antérieures, qui avaient reçu le sceau de la loi, et qu'une paisible possession avaient consacrées, se .trouveraient livrés à la plus alarmante instabilité. D'après le ...
      ...ardents orateurs pour bouleverser toute la société. Exposer les suites funestes qu...
      ...lée nationale ne sera tentée d'en faire la base de ses décrets, quand il s'agira des insti...
      Qui pourrait donc aujourd'hui anéantir une pareille convention, sans ébranler tout ce qui a précédé le nouvel ordre de choses qu'on veut établir ? Les donations, les testaments, tous les contrats, toutes les dispositions antérieures, qui avaient reçu le sceau de la loi, et qu'une paisible possession avaient consacrées, se .trouveraient livrés à la plus alarmante instabilité. D'après le système que j'attaque, il ne faudrait qu'une motion hardie et quelques ardents orateurs pour bouleverser toute la société. Exposer les suites funestes qu'entraînerait ce principe, c'est avoir démontré que jamais l'Assemblée nationale ne sera tentée d'en faire la base de ses décrets, quand il s'agira des instituts religieux.
      ... faites avec un corps régulier, et avec la loi elle-même, il faut bien au moins qu...
      ...et me replace aU point où j'étais avant de me .lier par la profession religieuse; il est toute justice que la lot me rende les droits que j'ai cédés,...
      ...j'avais reçu en "échange. En détruisant la convention qui me liait à l'institut, et qui liait l'institut à mou égard, il faut de toilte nécessité qu'elle m'affranchisse...
      ..., il faut qu'elle m'autorise à réclamer la part qui me serait échue dans toutes les successions directes ou collatérales de ma famille. Me ravir un état que j'avai...
      ...mment conserver, que je n'ai pas mérité de perdre, est une opération "assurément f...
      ...justice, mais une atrocité : et puis-je la craindre de la part d'une Assemblée, qui, aux yeux de toutes lés nations, a pris et renouvelé l'honorable engagement faire des heureux, et non pas des victi...
      ...oûter? en sorte que le législateur Crût devoir auéantir les cdnvèntiôns que j'ai faites avec un corps régulier, et avec la loi elle-même, il faut bien au moins que son décret me replace aU point où j'étais avant de me .lier par la profession religieuse; il est toute justice que la lot me rende les droits que j'ai cédés, puisqu'elle me ravit l'unique bien que j'avais reçu en "échange. En détruisant la convention qui me liait à l'institut, et qui liait l'institut à mou égard, il faut de toilte nécessité qu'elle m'affranchisse des obligations que m'imposait ce contrat synallagmatique, comme elle me dépouille des avantages qu'il me procurait, et pour tout dire, en un mot, il faut qu'elle m'autorise à réclamer la part qui me serait échue dans toutes les successions directes ou collatérales de ma famille. Me ravir un état que j'avais légitimement acquis, que je désire ardemment conserver, que je n'ai pas mérité de perdre, est une opération "assurément fort étrange ; mais me le ravir Sans indemnité, sans m'en rendre le prix, serait, je ne dis pas une injustice, mais une atrocité : et puis-je la craindre de la part d'une Assemblée, qui, aux yeux de toutes lés nations, a pris et renouvelé l'honorable engagement faire des heureux, et non pas des victimes?
      ...pour l'avoir : et puis je veux dépendre de moi et non pas d'un caissier, que je ne...
      ...re : je veux, en un mot, ne pas moiirir de faim • malheur pourtant inévitable, qua...
      ...rrai toucher que darls 18 mois ou 2 ans la pension dont j'ai besoin pour vivre cet...
      ...e veux mes droits, et non pas une aumône; je veux mon état, ou ce que j'ai Cédé pour l'avoir : et puis je veux dépendre de moi et non pas d'un caissier, que je ne pourrai faire actionner, quand il me répondra qu'il n'y a rien dans son coffre : je veux, en un mot, ne pas moiirir de faim • malheur pourtant inévitable, quand, par l'impérilie ou les prévarications d'tin administrateur des deniers publics, je ne pourrai toucher que darls 18 mois ou 2 ans la pension dont j'ai besoin pour vivre cette annéê.
      Mais lès religieux eux-mêmes^ demandent la Suppression de leurs corps respectifs. Des milliers j de victimes de tous les ordres s'adressent journellement à l'Assemblée nationale, et la conjurant, avec les pliis ViVes instances, de rôiiipre Mais lès religieux eux-mêmes^ demandent la Suppression de leurs corps respectifs. Des milliers j de victimes de tous les ordres s'adressent journellement à l'Assemblée nationale, et la conjurant, avec les pliis ViVes instances, de rôiiipre
      ...l'oreille à leurs gémissements? Au lieu de les laisser traîner une ignominieuse et...
      ...e fois briser leurs liens, les rendre à la société, à des travaux utiles, en les mettant à portée de remplir des places ddns les collège?, d...
      ...les villes et les campagnes, en qualité de curés ou de vicaires ? Et si l'Assemblée se détermine à cet acte d'humanité et de bienfaisance, n'y aurait-il pas de l'injustice et du fanatisme à lui eii f...
      leurs fers. Faut-il qu'elle ferme l'oreille à leurs gémissements? Au lieu de les laisser traîner une ignominieuse et douloureuse existence dans l'oisiveté, dans les murmures et le désespoir, ne vaut-il pas mieux mille fois briser leurs liens, les rendre à la société, à des travaux utiles, en les mettant à portée de remplir des places ddns les collège?, d'exercer le saint ministère dans les villes et les campagnes, en qualité de curés ou de vicaires ? Et si l'Assemblée se détermine à cet acte d'humanité et de bienfaisance, n'y aurait-il pas de l'injustice et du fanatisme à lui eii faire un crime?
      ...en saine politique, qu'on puisse ouvrir la porte des cloîtres aux sujets las de porter le joùg honorable de la règle. Ou en seraient la religion et la société si, pour être affranchi de ses devoirs, il suffisait d'en perdre l...
      ...pied des autels, ratifiées par les lois de l'Eglise et de l'Etat, cessent-elles d'obliger du moment qu'on a ouvert son cœur à l'amour de la dissipation et de l'indépendance? Est-ce que désormais les engagements seront subordonnés à la volonté celui qui les contracte, et tomberont a...
      ...u'on permette donc aux maris mécontents de renvoyer leurs femmes-, qu'on laisse à celles-ci la même liberté de renoncer à la société conjugale, dès qu'elle mettra q...
      ...ue l'une des parties croira avoir sujet de s'en plaindre. Mais si la seule idée de livrer ainsi tous les engagements civils à l'inconstance et au caprice de chaque individu est une extravagance qu...
      ...justice, et bouleverserait en un moment la société tout entière, comment de sages législateurs pourraient-ils l'adopter, quand il s'agit de contrats d'un ordre supérieur, d'engage...
      ... quelques observations fort simples. D'abord, il est fort douteux, en morale et en saine politique, qu'on puisse ouvrir la porte des cloîtres aux sujets las de porter le joùg honorable de la règle. Ou en seraient la religion et la société si, pour être affranchi de ses devoirs, il suffisait d'en perdre le goût? Dëâ promesses Solennelles faites au pied des autels, ratifiées par les lois de l'Eglise et de l'Etat, cessent-elles d'obliger du moment qu'on a ouvert son cœur à l'amour de la dissipation et de l'indépendance? Est-ce que désormais les engagements seront subordonnés à la volonté celui qui les contracte, et tomberont aussitôt qu'il les jugera durs et incommodes?Si ce beau système pouvait faire fortune, qu'on permette donc aux maris mécontents de renvoyer leurs femmes-, qu'on laisse à celles-ci la même liberté de renoncer à la société conjugale, dès qu'elle mettra quelque obstacle à leurs goûts et à leurs projets ; que tous les contrats soient résiliés ; que toutes les conventions disparaissent aussitôt que l'une des parties croira avoir sujet de s'en plaindre. Mais si la seule idée de livrer ainsi tous les engagements civils à l'inconstance et au caprice de chaque individu est une extravagance qui détruirait toute justice, et bouleverserait en un moment la société tout entière, comment de sages législateurs pourraient-ils l'adopter, quand il s'agit de contrats d'un ordre supérieur, d'engagements plus solennels, plus irrévocables?
      ...ueillir les regrets des sujets dégoûtés de leur état, favoriser leur amour pour l'...
      ...pourrait-on en conclure qu'il est juste de n'avoir aucun égard aux instances des r...
      ...e n'est pas trop demander pour eux, que de vouloir qu'on les mette sur la même ligne que les religieux violateurs de leur serment. Vous permettez à ceux-ci de rentrer dans le siècle, parce que tel est leur goût, et qu'on ne doit gêner liberté de personne. Laissez donc les autres dans ...
      ...urs indignes confrères. Ne faites point de violence à leur goût, quoiqu'il vous pa...
      ...dont les uns demandent l'anéantissement de leur état, âprès l'avoir déshonoré, et les ^utres en sollicitent viveïriënt conservation, parce qu'ils en connaisse...
      En second lieu, quand il serait vrai qu'on peut accueillir les regrets des sujets dégoûtés de leur état, favoriser leur amour pour l'indépendance, les rejeter dans le tourbillon du monde, parce qu'ils le demandent, pourrait-on en conclure qu'il est juste de n'avoir aucun égard aux instances des religieux fidèles à leur premier engagement? Assurément ce n'est pas trop demander pour eux, que de vouloir qu'on les mette sur la même ligne que les religieux violateurs de leur serment. Vous permettez à ceux-ci de rentrer dans le siècle, parce que tel est leur goût, et qu'on ne doit gêner liberté de personne. Laissez donc les autres dans Tétat qu'il ont embrassé, car ils le chérissent; respectez leur liberté, car ils...
      ..., et dont ils sont fort jaloux, quoiqu'ils n'en fassent par le même usage qué leurs indignes confrères. Ne faites point de violence à leur goût, quoiqu'il vous paraisse bizarre ; souffrez qu'ils accomplissent leurs promessès, quoique vous les...
      ... je ne croirai jamais que ie législateur ayant à prononcer entre des cénobites, dont les uns demandent l'anéantissement de leur état, âprès l'avoir déshonoré, et les ^utres en sollicitent viveïriënt conservation, parce qu'ils en connaissent le prix èt eh aiment les devoirs, puisse hésiter un instant, Ôii, par une
      monastères à tous les sujets mécontents de leur état, de quel droit forcerait-il ceux qui l'aime... monastères à tous les sujets mécontents de leur état, de quel droit forcerait-il ceux qui l'aiment à l'abandonner pour rentrer dans le monde ?

      Séance du jeudi 12 novembre 1789

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      ...légal d'abolir les instituts religieux, de raser tous les monastères, de couvrir de ruines toutes les provinces du royaume, de faire une prodigieuse multitude de victimes et de malheureux, d'aDreuver d'amertume, de tourmenter tout ce qu'il y a de plus vertueux, de plus honnête, de plus laborieux dans le cloître, en détruisant leurs asiles, en les dépouillant de leur état ; en supposant, dis-je, que l...
      ...i les corps religieux succombent devant la conjuration universelle qui les menace, Je chrétien qui révère la religion, le citoyen qui aime la patrie, auroot-ils sujet d'applaudir à la catastrophe? Peut-on crôire raisonnable...
      ...n accordant, pour un moment, que l'Assemblée nationale a le droit et le pouvoir légal d'abolir les instituts religieux, de raser tous les monastères, de couvrir de ruines toutes les provinces du royaume, de faire une prodigieuse multitude de victimes et de malheureux, d'aDreuver d'amertume, de tourmenter tout ce qu'il y a de plus vertueux, de plus honnête, de plus laborieux dans le cloître, en détruisant leurs asiles, en les dépouillant de leur état ; en supposant, dis-je, que le souverain a cet étrange pouvoir, serait-il sàge à lui d'en user? Si les corps religieux succombent devant la conjuration universelle qui les menace, Je chrétien qui révère la religion, le citoyen qui aime la patrie, auroot-ils sujet d'applaudir à la catastrophe? Peut-on crôire raisonnablement qu'il en reviendra quelque avantage à l'Etat ou à l'Eglise ?
      Mais, disent ici de faux politiques, les religieux aujourd'...
      ... dans leur cloître, s'ils sont rendus à la liberté, serviront utilement l'Eglise et la patrie. Illusion déplorable ! Sans en d...
      ...sujets qui portent impatiemment le joug de la vie régulière, qui soupirent après leur affranchissement, sont ce qu'il y a de moins estimable dans les monastères. Pl...
      ...onde; et en goûter les plaisirs, avides de richesses jusqu'à l'indécence (1), ne c...
      ...ns du saint ministère dans une paroisse de campagne, ou de renseignement dans un collège. Quelle apparence que des esprits indociles, ennemis de tout assujettissement, amoureux d'une f...
      ...nt dés faux plaisirs du siècle, le goût de la retraite, l'amour au travail, etc?
      Mais, disent ici de faux politiques, les religieux aujourd'hui mécontents, oisifs, inutiles dans leur cloître, s'ils sont rendus à la liberté, serviront utilement l'Eglise et la patrie. Illusion déplorable ! Sans en désigner aucun en particulier; on peut dire, en général, que les sujets qui portent impatiemment le joug de la vie régulière, qui soupirent après leur affranchissement, sont ce qu'il y a de moins estimable dans les monastères. Pleins d'ardeur pour se produire dans le monde; et en goûter les plaisirs, avides de richesses jusqu'à l'indécence (1), ne croyez pas qu'ils aillent se livrer aux pénibles fonctions du saint ministère dans une paroisse de campagne, ou de renseignement dans un collège. Quelle apparence que des esprits indociles, ennemis de tout assujettissement, amoureux d'une folle indépendance, puissent se plier à des devoirs qui exigent un esprit sérieux, un grand éloignement dés faux plaisirs du siècle, le goût de la retraite, l'amour au travail, etc?
      ... d'y nommer n'auront garde, sans doute, de confier jamais l'éducation nationale, ni l'enseignèment des peuples, ni la dispensation des choses saintes à des t...
      ...ec scandale le premier et le plus saint de leurs devoirs. Quels principes pourraient enseigner à la jeunesse, quel bien pourraient opérer dans uné paroisse de lâches apostats, de sacrilèges violateurs de leurs engagements? Ils ont été de mauvais religieux, des prêtres sans piété, et trop souvent sans mœurs, et ils seraient de sages instituteurs, des pasteurs dignes de la confiance des peuples !
      ...places dans les collèges ou dans le saint ministère, les administrateurs chargés d'y nommer n'auront garde, sans doute, de confier jamais l'éducation nationale, ni l'enseignèment des peuples, ni la dispensation des choses saintes à des transfuges, qu'on peut avec raison regarder comme l'écume des monastères, à des religieux infidèles, qui ont violé avec scandale le premier et le plus saint de leurs devoirs. Quels principes pourraient enseigner à la jeunesse, quel bien pourraient opérer dans uné paroisse de lâches apostats, de sacrilèges violateurs de leurs engagements? Ils ont été de mauvais religieux, des prêtres sans piété, et trop souvent sans mœurs, et ils seraient de sages instituteurs, des pasteurs dignes de la confiance des peuples !
      ..., ces sujets dégoûtés jusqu'à l'horreur de leur état ? Qu'en faire ? La religion et la politique le disent nettement : c'est de prendre les voies les plus naturelles e...
      ...r les yeux, pour les rappeler à l'amour de leurs devoirs ; c'est de leur faire sentir que la misère et l'opprobre les attendent dans...
      ...léchir ni gagner, en qui tout sentiment de religion et d'honneur sera éteint, qui ...
      ...veugles et assez endurcis pour braver à la fois la colère de Dieu et le mépris des hommes, on leur ouvrira la porte des monastères et on les laissera...
      ...uation, qui les délivrera pour toujours de ces humeurs vicieuses et corrompues qui...
      Mais enfin que faire des, ces sujets dégoûtés jusqu'à l'horreur de leur état ? Qu'en faire ? La religion et la politique le disent nettement : c'est de prendre les voies les plus naturelles et les plus efficaces pour leur ouvrir les yeux, pour les rappeler à l'amour de leurs devoirs ; c'est de leur faire sentir que la misère et l'opprobre les attendent dans le monde. Ceux que nulle considération ne pourra ni fléchir ni gagner, en qui tout sentiment de religion et d'honneur sera éteint, qui seront assez aveugles et assez endurcis pour braver à la fois la colère de Dieu et le mépris des hommes, on leur ouvrira la porte des monastères et on les laissera s'écouler comme une eau bourbeuse, dans le grand ègout du siècle. Les corps réguliers.n'auront qu'à se réjouir d'une salutaire évacuation, qui les délivrera pour toujours de ces humeurs vicieuses et corrompues qui les surchargent aujourd'hui et qui les déshonorent.
      ...jouter ici une observation en finissant la première partie de ce mémoire? Tout le monde sait avec quel acharnement le trop fameux archevêque de Toulouse poursuivait les corps religieux ; par combien de ravages en ce genre il a, durant bien d... Nous pardonnera-t-on d'ajouter ici une observation en finissant la première partie de ce mémoire? Tout le monde sait avec quel acharnement le trop fameux archevêque de Toulouse poursuivait les corps religieux ; par combien de ravages en ce genre il a, durant bien des années, signalé son
      ...n à l'Assemblée nationale : une pension de 1,800 livres, avec la liberté, suffit à leurs désirs, pourvu ...
      ...s ou des places dans les collèges, avec la moitié des honoraires attachée à ces di...
      ...z ces modestes cénobites des divers monastères, qui demandent leur sécularisation à l'Assemblée nationale : une pension de 1,800 livres, avec la liberté, suffit à leurs désirs, pourvu toutefois qu'on les rende habiles à posséder des cures ou des places dans les collèges, avec la moitié des honoraires attachée à ces diverses fonctions.
      génie turbulent. Serait-il de la dignité de l'Assemblée d'adopter le système, de consommer l'ouvrage de ce Coupable perturbateur du repos publi... génie turbulent. Serait-il de la dignité de l'Assemblée d'adopter le système, de consommer l'ouvrage de ce Coupable perturbateur du repos public?
      , La question ainsi posée, et peut-on la poser autremént? n'en est plus une, ce ...
      ...à qui il reste encore quelque sentiment de religion et d'humanité. Mais ne nous bo...
      ...'est pas inutile d'observer d'abord que la profession religieuse, si Chère à ce qu'il y a eu de plus grand, de plus éclairé, de plus saint dans tous les âges du christ...
      ...le surtout, ont souillé et avili le nom de philosophe. Il es^ non-seulement certain, mais notoire, que l'irréligion est la première et la principale cause de l'orage qui éclata, il y a 20 ans, contre les réguliers, et qui menace aujourd'hui de les écraser pour toujours. C'est cette ...
      ...ieux qui remplissent toutes les classes de la société. ^
      , La question ainsi posée, et peut-on la poser autremént? n'en est plus une, ce semble, pour tout homme à qui il reste encore quelque sentiment de religion et d'humanité. Mais ne nous bornons pas à ce premier aperçu. Il n'est pas inutile d'observer d'abord que la profession religieuse, si Chère à ce qu'il y a eu de plus grand, de plus éclairé, de plus saint dans tous les âges du christianisme, est infiniment odieuse à ces turbulents sophistes qui, depuis un demi-siècle surtout, ont souillé et avili le nom de philosophe. Il es^ non-seulement certain, mais notoire, que l'irréligion est la première et la principale cause de l'orage qui éclata, il y a 20 ans, contre les réguliers, et qui menace aujourd'hui de les écraser pour toujours. C'est cette philosophie insensée, qui, par ses déclamations emportées, par ses insultantes r...
      ... contre les monastères cette multitude innombrable' d'hommes frivoles et irréligieux qui remplissent toutes les classes de la société. ^
      La haine de l'incrédulité contre l'état religieux s...
      ...fierté elle s'abaisse, dès qu'il s'agit de décrie!* les paisibles habitants du clo...
      ...ires. L'humanité dont elle fait parade, la tolérance Universelle dont elle parle a...
      La haine de l'incrédulité contre l'état religieux surpasse celle des anciens tyrans contre le christianisme. Malgré sa fierté elle s'abaisse, dès qu'il s'agit de décrie!* les paisibles habitants du cloître, aux plus grossières injures, aux plus dégoûtantes satires. L'humanité dont elle fait parade, la tolérance Universelle dont elle parle avec tant d'ostentation, l'abandonnent ici, et sont remplacées par des calomnies,...
      ...charnement sont une preuve publique que la cause des réguliers est étroitement liée, de l'aveu même de leurs plus ardents ennemis, à celle de l'Eglise; que pour porter à la religion des coups sûrs et efficaces, i...
      ...piété parmi nous, d'oser encore, au nom de la religion, désirer ou demander la suppression tous les monastères 1 N'est- ce pas évidemment entrer dans les vues de nos mécréants,
      ...devrait faire notre sûreté comme elle fait notre gloire. Ses invectives et son acharnement sont une preuve publique que la cause des réguliers est étroitement liée, de l'aveu même de leurs plus ardents ennemis, à celle de l'Eglise; que pour porter à la religion des coups sûrs et efficaces, il faut commencer par éteindre ou déshonorer les instituts religieux. Quelle impr...
      ...aveuglement, quand on ne peut se dissimuler les progrès effrayants que fait l'impiété parmi nous, d'oser encore, au nom de la religion, désirer ou demander la suppression tous les monastères 1 N'est- ce pas évidemment entrer dans les vues de nos mécréants,
      honteuse préférence, débouter la vertu et accueillir le vice. honteuse préférence, débouter la vertu et accueillir le vice.

      Séance du jeudi 12 novembre 1789

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      ...ns-lui un plus grand développement pour la rendre plus frappante. 11 faut pour cela rappeler un principe de la plus haute importance, c'est que de toutes les institutions, il n'en est ni de plus précieuse, ni de plus nécessaire, même dans l'ordre poli...
      ...d'être plus soigneusement conservée que la religion. Ses intérêts et ceux de l'Etat sont liés par des rapports si mu...
      ...jours le tleau des empires : un Etat où la religion est avilie, impunément attaqué...
      ... doit se regarder comme sur le penchant de sa ruine, et à la veille d'éprouver les derniers malheurs...
      ...emière observation suffirait pour résoudre le problème que nous examinons. Donnons-lui un plus grand développement pour la rendre plus frappante. 11 faut pour cela rappeler un principe de la plus haute importance, c'est que de toutes les institutions, il n'en est ni de plus précieuse, ni de plus nécessaire, même dans l'ordre politique, ni qui mérite d'être plus soigneusement conservée que la religion. Ses intérêts et ceux de l'Etat sont liés par des rapports si multipliés et si intimes, qu'on ne peut blesser les uns sans nuire aux autres. L'impiété a toujours été, elle sera toujours le tleau des empires : un Etat où la religion est avilie, impunément attaquée, éteinte ou chancelante, doit se regarder comme sur le penchant de sa ruine, et à la veille d'éprouver les derniers malheurs, et les plus terribles révolutions.
      Vainement nous opposerait-on l'exemple de ces anciennes républiques qui, au sein de 1 idolâtrie, n'ont pas laissé d'êlre fl...
      ...s sans religion, quoiqu'ils ignorassent la véritable. Ils conservaient, quoi-qu'en...
      ...eurs, les dogmes essentiels qui servent de base aux vertus sociales et de frein aux passions, qui préviennent ou étouffent dans leur naissance une foule de crimes que l'œil et la sévérité de la loi ne sauraient ni découvrir, ni atteindre; au lieu que les efforts de l'incrédulité de nos jours tendent visiblement à effacer du cœur et de la mémoire des hommes tous lesprincipes re...
      ...ubstituer les dogmes affreux et abjects de l'athéisme, ou, Ce qui revient au même,...
      ...ses horribles projets, le dogme capital de la Providence et d^une vie future, l'immortalité de l'âme, la distinction du .juste et de l'injuste, et tant d'autres vérités ni ...
      ...ont bientôt méprisés comme des préjugés de l'enfance. Et de quels malheurs, même temporels, une pareille impiété ne peut-elle pas être la source ?
      Vainement nous opposerait-on l'exemple de ces anciennes républiques qui, au sein de 1 idolâtrie, n'ont pas laissé d'êlre florissantes et heureuses. Ces peuples n'étaient pas sans religion, quoiqu'ils ignorassent la véritable. Ils conservaient, quoi-qu'en les défigurant par un mélange d'erreurs, les dogmes essentiels qui servent de base aux vertus sociales et de frein aux passions, qui préviennent ou étouffent dans leur naissance une foule de crimes que l'œil et la sévérité de la loi ne sauraient ni découvrir, ni atteindre; au lieu que les efforts de l'incrédulité de nos jours tendent visiblement à effacer du cœur et de la mémoire des hommes tous lesprincipes religieux, à leur substituer les dogmes affreux et abjects de l'athéisme, ou, Ce qui revient au même, une monstrueuse indifférence pour tout ce qui a rapport à l'Etre suprême. Si elle réussit dans ses horribles projets, le dogme capital de la Providence et d^une vie future, l'immortalité de l'âme, la distinction du .juste et de l'injuste, et tant d'autres vérités ni moins importantes, ni moins nécessaires, seront bientôt méprisés comme des préjugés de l'enfance. Et de quels malheurs, même temporels, une pareille impiété ne peut-elle pas être la source ?
      ...xpérience. Si, malgré les sages décrets de l'Assemblée nationale, et les efforts de ceux qui sont chargés de concourir à leur exécution, la France a été troublée, déshonorée par une multitude de forfaits en tous genres ; si lè plus ho...
      ...tes nos provinces des traces sanglantes de ses fureurs; si la liberté nationale, conquise avec tant de courage sur le despotisme, a été souillée ici et ailleurs par les plus monstrueux excès de la licence : n'est-ce pas à l'irréligion que nous sommes redevables de tous ces attentats? Ils sont une nouvelle preuve entre mille autres, que la plus sage constitution, gue la plus parfaite théorie des lois, ne seront jamais que de faibles garants de la paix et de la félicité publique, si les peuples sont ...
      Hélas I nous venons d'en faire une triste expérience. Si, malgré les sages décrets de l'Assemblée nationale, et les efforts de ceux qui sont chargés de concourir à leur exécution, la France a été troublée, déshonorée par une multitude de forfaits en tous genres ; si lè plus horrible brigandage a laissé dans toutes nos provinces des traces sanglantes de ses fureurs; si la liberté nationale, conquise avec tant de courage sur le despotisme, a été souillée ici et ailleurs par les plus monstrueux excès de la licence : n'est-ce pas à l'irréligion que nous sommes redevables de tous ces attentats? Ils sont une nouvelle preuve entre mille autres, que la plus sage constitution, gue la plus parfaite théorie des lois, ne seront jamais que de faibles garants de la paix et de la félicité publique, si les peuples sont sans religion.
      ...mpiété, ceux qui attachent le citoyen à la patrie, aux lois, â 1 intérêt public, t...
      ...uples dans l'obéissance et les garantir de l'op-pression ; pour faire régner la liberté, et réprimer la licence, ne seront que de vaines formules alternativement exposée...
      ...es liens formés par elle entre l'homme et son Dieu étant une fois brisés par l'impiété, ceux qui attachent le citoyen à la patrie, aux lois, â 1 intérêt public, tombent d'eux-mêmes, ou ne paraissent plus qu'un joug incommode. Les décrets les plus importants pour affermir le pouvoir et en prévenir l'abus ; pour contenir les peuples dans l'obéissance et les garantir de l'op-pression ; pour faire régner la liberté, et réprimer la licence, ne seront que de vaines formules alternativement exposées aux affronts du despo-
      tisme, et aux désordres de l'anarchie, jusqu'à ce que Ja religion vienne les environner de sa majesté, y joindre une sanction plus...
      ...ar ses menaces ceux qui seraient tentés de les enfreindre, et qui se flattent presque toujours de le faire inpunément, dès qu'ils ont pérdu de vue le suprême législateur du genre humain et ce qu'il prépare aux contempteurs de ses lois dans la vie future.
      tisme, et aux désordres de l'anarchie, jusqu'à ce que Ja religion vienne les environner de sa majesté, y joindre une sanction plus redoutable, intimider par ses menaces ceux qui seraient tentés de les enfreindre, et qui se flattent presque toujours de le faire inpunément, dès qu'ils ont pérdu de vue le suprême législateur du genre humain et ce qu'il prépare aux contempteurs de ses lois dans la vie future.
      ...ntants et les mandataires regarderaient la religion comme un hors-d'œuvre dans leu...
      ...ent pouvoir sans elle guérir les plaies de l'Etat, élever ou affermir le grand édifice de la félicité publique. Ils ne feront pour cela que de vains efforts, s'ils ignorent ou s'ils ...
      ...ximes fondamentales, qui doivent servir de base et de règle à toute sage politique : la première, que « c'est la justice qui élève en gloire les nations, et qu'elles sont tôt ou tard punies de leurs désordres par d'affreuses calamités (1) ; » la seconde, qu'il n*y a ni justice, ni ver...
      Malheur et trois fois malheur aux nations dont les représentants et les mandataires regarderaient la religion comme un hors-d'œuvre dans leur législation ; qui croiraient pouvoir sans elle guérir les plaies de l'Etat, élever ou affermir le grand édifice de la félicité publique. Ils ne feront pour cela que de vains efforts, s'ils ignorent ou s'ils dédaignent deux maximes fondamentales, qui doivent servir de base et de règle à toute sage politique : la première, que « c'est la justice qui élève en gloire les nations, et qu'elles sont tôt ou tard punies de leurs désordres par d'affreuses calamités (1) ; » la seconde, qu'il n*y a ni justice, ni vertu sans religion.
      La paix, la liberté, la sûreté publique et particulière, la grandeur, la stabilité des empires, dépendent essent...
      ...es bonnes mœurs ; et il est certain par la raison comme par l'expérience de tous les lieux et de tous les temps, que dans lés nations, n...
      ...inspire toutes les vertus nécessaires à la société. Elle seule peut les rendre sol...
      ...iles, malheureuses. C'est donc ébranler la société jusque dans ses fondements, mettre d'insurmontables obstacles à la régénération de l'empire, que de donner atteinte à la religion, que de lui ôter ses appuis, que de la laisser tomber dans le mépris et l'oubl...
      La paix, la liberté, la sûreté publique et particulière, la grandeur, la stabilité des empires, dépendent essentiellement des bonnes mœurs ; et il est certain par la raison comme par l'expérience de tous les lieux et de tous les temps, que dans lés nations, non plus que dans les individus, il ne peut y avoir ni mœurs, ni morale sans religion. C'est elle qui commande et qui inspire toutes les vertus nécessaires à la société. Elle seule peut les rendre solides, constantes, supérieures aux plus fâcheux événements et aux plus rudes épre...
      ...e leur mérite et leur prix, lors même qu'elles sont en ce mondé dédaignées, stériles, malheureuses. C'est donc ébranler la société jusque dans ses fondements, mettre d'insurmontables obstacles à la régénération de l'empire, que de donner atteinte à la religion, que de lui ôter ses appuis, que de la laisser tomber dans le mépris et l'oubli.
      ...ent que cette religion, si nécessaire à la chose publique, est sur le point de s'éteindre parmi nous? Encore un moment de distraction ou d'indifférence, et ce trésor nous échappe. Lasse de nos dédains et de nos outrages, la religion va porter ailleurs sa lumière,...
      ...reuses ténèbres. Or, n'est-ce pas hâter la catastrophe, que d'abolir les instituts...
      ...ne fît éprouver une violente secousse à la religion dans l'esprit des peuples, sur...
      ... par l'incrédulité, applaudiraient pour la plupart à ces renversements. Mais il n'...
      ...si des campagnes, ni des petites villes de province, où la double épidémie de l'impiété et de la dépravation n'a fait encore que peu de ravages. Leurs paisibles habitants pourraient-ils n'être pas frappés de ces terribles innovations ? Voyant tomb...
      ...blissements religieux, un nombre infini de temples fermés, démolis, ou livrés à des usages profanes, ne seraient-ils pas tentés de regarder ces bouleversements comme le3 ...
      ...s jet dans le culte public? Il est aisé de prévoir
      N'est-il pas évident que cette religion, si nécessaire à la chose publique, est sur le point de s'éteindre parmi nous? Encore un moment de distraction ou d'indifférence, et ce trésor nous échappe. Lasse de nos dédains et de nos outrages, la religion va porter ailleurs sa lumière, et nous laisser dans d'affreuses ténèbres. Or, n'est-ce pas hâter la catastrophe, que d'abolir les instituts religieux? Il serait impossible qu'un décret qui renverserait tous les monastères, qui disperserait tous les cénobites, ne fît éprouver une violente secousse à la religion dans l'esprit des peuples, surtout dans les provinces. Sans doute dans nos grandes cités, les esprits, égarés et pervertis par l'incrédulité, applaudiraient pour la plupart à ces renversements. Mais il n'en serait pas ainsi des campagnes, ni des petites villes de province, où la double épidémie de l'impiété et de la dépravation n'a fait encore que peu de ravages. Leurs paisibles habitants pourraient-ils n'être pas frappés de ces terribles innovations ? Voyant tomber tout à coup avec éclat une multitude d'établissements religieux, un nombre infini de temples fermés, démolis, ou livrés à des usages profanes, ne seraient-ils pas tentés de regarder ces bouleversements comme le3 funestes avant-coureurs d'une révolution dans les idées religieuses jet dans le culte public? Il est aisé de prévoir
      ...leurs intérêts, concourir à l'exécution de leurs funestes complots? travailler pour leurs intérêts, concourir à l'exécution de leurs funestes complots?

      Séance du jeudi 12 novembre 1789

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      Les peuples, dit-on, auraient tort de s'effarrou-cher de ces opérations, puisque les religieux ne furent jamais que des troupes auxiliaires. La re-ligj'pn avec ses ministres essentiel... Les peuples, dit-on, auraient tort de s'effarrou-cher de ces opérations, puisque les religieux ne furent jamais que des troupes auxiliaires. La re-ligj'pn avec ses ministres essentiels, et tqut ce qui suffit à son cuUe, § longtemps existé sans monastères ; pourqu...
      ...° Quelque Rendue qu'op veuille donner à la lihertp des opinions," il est pourtant certain que la religion chrétienne et catqoliqué est la religion l'Etat ; qu'elle fait partie de notre droit public ? quiconque proposerait 4e la renverser ou de la contredire par une loi formelle, ne recueillerait de sa motion,'je pensé, que l'indignation et le mépris de ses concitoyens ; 1° Quelque Rendue qu'op veuille donner à la lihertp des opinions," il est pourtant certain que la religion chrétienne et catqoliqué est la religion l'Etat ; qu'elle fait partie de notre droit public ? quiconque proposerait 4e la renverser ou de la contredire par une loi formelle, ne recueillerait de sa motion,'je pensé, que l'indignation et le mépris de ses concitoyens ;
      ...-com plissement conduit plps sûrement à la perfection, à laquelle tous sont obligés de tendre. C'est une des glorieuses prérogatives de l'Eglise d'avoir toujours dans son seip un nombre plus du moins considérable justes qui marcnent dans la ypie sublime des conseils ef offrent au... ... indispensable, le législateur d^ christianisme a ajouté dés conseils, dont j'ac-com plissement conduit plps sûrement à la perfection, à laquelle tous sont obligés de tendre. C'est une des glorieuses prérogatives de l'Eglise d'avoir toujours dans son seip un nombre plus du moins considérable justes qui marcnent dans la ypie sublime des conseils ef offrent au monde ïjp spëctapie que l'anciepne philosophe promettait toujours et ne donnait...
      ...iâpisme : ils appartiennent au corps 4e la, mprale évangélique; et cette morale ne peut manquer d'observateurs et de 4iscïplésV parce que c'est etlermème qu...
      ...on spfcrète qui l'accompagne. G est par la pratique des conseils, que l'Eglise, topjoprs semblable à elle-même, malgré la différence des lieux et des temps, cqhs...
      ...plus du inoins éplàtante, les avantages de sa première origine, et qu'elle retrace...
      ...doppèrent au monde les premiers ûplèfes de 1 Eglise de Jérusalem.
      ...glise. Car ce n'est pas .'en vain qu'ils ont été ajgqjés au cpde S|$ré du phrisîiâpisme : ils appartiennent au corps 4e la, mprale évangélique; et cette morale ne peut manquer d'observateurs et de 4iscïplésV parce que c'est etlermème qui les forme par l'onction spfcrète qui l'accompagne. G est par la pratique des conseils, que l'Eglise, topjoprs semblable à elle-même, malgré la différence des lieux et des temps, cqhserve apssi toujours, d'une manière plus du inoins éplàtante, les avantages de sa première origine, et qu'elle retrace sans cesse à nos yeux l'e j;po nant exefnplç^ que doppèrent au monde les premiers ûplèfes de 1 Eglise de Jérusalem.
      ...s du siècle, se vouèrent sans réserve à la contemplation des vérités éternelles. M...
      ...res ou épars ne suffisaient pas dessein de la Providence ; c'est aux monastères qu'elfe avai| réservé la gloirq de perpétuer d'âge en âge la pratique dés conseils, et une tr^diûpp visible de vrais philosophes, dont les vains> discoureurs, jusqu'alors décorés de ce nom, p'avaient pas ipême pjj§|?
      ...i, renonçant Mà tops les §oins, à toutes les prétentions, à toutes les espérances du siècle, se vouèrent sans réserve à la contemplation des vérités éternelles. Mais ces exemples rares ou épars ne suffisaient pas dessein de la Providence ; c'est aux monastères qu'elfe avai| réservé la gloirq de perpétuer d'âge en âge la pratique dés conseils, et une tr^diûpp visible de vrais philosophes, dont les vains> discoureurs, jusqu'alors décorés de ce nom, p'avaient pas ipême pjj§|?
      ...st ainsi que, dès les premiers siècles, la profession religieuse parut étroitémént liée à la destination'et à la gloire de l'Eglise. « Quiconque CQnpalt, dit un historien célèbre, l'esprit de l'Évangile, ne peut douter que liai pro...
      ...sentiellement à pratiquer deux conseils de. Jésus-phrist, en renonçant au mariage et aux biepg temporels, en embrassant la' continence parfaite et pauvreté (t).' » Ce serait donc con-
      C'est ainsi que, dès les premiers siècles, la profession religieuse parut étroitémént liée à la destination'et à la gloire de l'Eglise. « Quiconque CQnpalt, dit un historien célèbre, l'esprit de l'Évangile, ne peut douter que liai profession religieuse ne soit d'institution divine, puisqu'ejle consiste essentiellement à pratiquer deux conseils de. Jésus-phrist, en renonçant au mariage et aux biepg temporels, en embrassant la' continence parfaite et pauvreté (t).' » Ce serait donc con-
      tredire une dps vues de Jésus-Christ sur son Eglise,, méconnaître' l'Esprit de l'évangile, et, par une. suite nécessaire, attaquer la religion nationale,^ que,de dissoudre les jporps religieux, et de supprimer tous les monastères. tredire une dps vues de Jésus-Christ sur son Eglise,, méconnaître' l'Esprit de l'évangile, et, par une. suite nécessaire, attaquer la religion nationale,^ que,de dissoudre les jporps religieux, et de supprimer tous les monastères.
      La religion, dit-M, n'en sera que plus flo...
      ...fe son pulte. Mais 4 qui se flatte-t-on de persuader unè fausseté'si notoire? La religion ne se soutient et rie se trans...
      ... à son établissement', c'est-à-dire par la prédication de la divine parole, par l'enseignement publi...
      ...ier des vérités évangéliques. Ce seraft la détruire que 4e lui ravir ses ministres, ou que 4e leur fermer la bouche ; c'est l'affaiblir du moins, c'est la blesser et lui. nuire, que de rendre la prédicàtiop de la sainte doctrine plus rare ou plus imparfaite, et de préparer ainsi les voies à l'ignorance et à tous les maux qui en sont la suite.
      La religion, dit-M, n'en sera que plus floris-: santé et plus honorée, quand, une fois débarrassée d'une foule 4'hpmmps inutiles, elle n'aura plus que les miniâtres essentiels (fe son pulte. Mais 4 qui se flatte-t-on de persuader unè fausseté'si notoire? La religion ne se soutient et rie se transmet que par les ip^mes moyens qui ont servi à son établissement', c'est-à-dire par la prédication de la divine parole, par l'enseignement public et particulier des vérités évangéliques. Ce seraft la détruire que 4e lui ravir ses ministres, ou que 4e leur fermer la bouche ; c'est l'affaiblir du moins, c'est la blesser et lui. nuire, que de rendre la prédicàtiop de la sainte doctrine plus rare ou plus imparfaite, et de préparer ainsi les voies à l'ignorance et à tous les maux qui en sont la suite.
      Mais si l'instruction des peuples, la conservation dp sacré dépôt, l'enseignement publfp, intéressent essentiellement la religion, peut-on nier que les régulier...
      ...ils ne soient chargés d'un grand nombre de stations, où ils n'exerçent avec autant de zèle que de désintéressement les autres fonctions d...
      ...s monastères a son exécution? Eh l avec la ressource qu'offrent les réguliers, l'i...
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      ... pour toujours au silepce une multitude de bouches qui s'ouvrent encore pour rendre témoignage à Jésus-Christ, à la vérité de sa doctrine, à la pureté de sa morale, à la pertir tude de ses menaces, à la magnificence, de ses promesses.
      Mais si l'instruction des peuples, la conservation dp sacré dépôt, l'enseignement publfp, intéressent essentiellement la religion, peut-on nier que les réguliers ne prennent à ces fonction^ si nécessaires Une part abondante ? Sans parler de...
      ...t dains les Universités et lès collèges du royaume, y a-t-il un seul diocèse où ils ne soient chargés d'un grand nombre de stations, où ils n'exerçent avec autant de zèle que de désintéressement les autres fonctions dp saint ministère?' Qui les remplacera, si le prpjèj; d'anéantir les monastères a son exécution? Eh l avec la ressource qu'offrent les réguliers, l'instruction publique est encore si imparfaite et si insuffisante I la religion est si peu ou si mal connue 1 les fidèles sont sf peu arfermis contre les soptiisipes l'incrédulité l Combien l'ignorance, déjà si cpt^f^une,.40vieaclFar('iei]Q plus affligeante et plus générale, si, en détruisant les ordres religieux, on rédpit pour toujours au silepce une multitude de bouches qui s'ouvrent encore pour rendre témoignage à Jésus-Christ, à la vérité de sa doctrine, à la pureté de sa morale, à la pertir tude de ses menaces, à la magnificence, de ses promesses.
      Si la famine de la parole désole déjà l'empire de Jésus-Christ^ combien ce fléau deviendr... Si la famine de la parole désole déjà l'empire de Jésus-Christ^ combien ce fléau deviendra-t-il plus commun et plus terrible, quand lés divers instituts, anéantis ou par...
      Et la plupart dés missions dans nos colonies ...
      ... lp clprgé séculier fait tous les jours de nouvelles pertes; il n'est déjà que tro...
      ...iers pasteurs, plps touchés des besoins de ces peuples lointains qUe des intérêts leur propre troupeau, céderont-ils leurs meilleurs sujets pour soutenir les missions de l'Amérique, de l'Afrique et de l'Asie ? il est visible que la très-grande partie de ces saints établissements est essentiellement liée à la des-
      Et la plupart dés missions dans nos colonies et dans les pays étrangers, que deviendront-elles, si les corps réguliers qui leur fournissent des ouvriers évangéliques, sont détruits? lp clprgé séculier fait tous les jours de nouvelles pertes; il n'est déjà que trop affaibli ; il suffit à peine aux églises d'Europe. Que pourra-t-il dope offrir aux autres églises du monde ? Les premiers pasteurs, plps touchés des besoins de ces peuples lointains qUe des intérêts leur propre troupeau, céderont-ils leurs meilleurs sujets pour soutenir les missions de l'Amérique, de l'Afrique et de l'Asie ? il est visible que la très-grande partie de ces saints établissements est essentiellement liée à la des-
      ...ies, auraient des suites fâcheuses pour la religion. que ces inquiétudes, bien ou niai fouies, auraient des suites fâcheuses pour la religion.
      ...ce sophisme, il ne serait pas difficile de le désabuser. Il ne faut pour cela que rappeler deux vérités de fait également incontestables : Si quelqu'un se laissait éblouir parce sophisme, il ne serait pas difficile de le désabuser. Il ne faut pour cela que rappeler deux vérités de fait également incontestables :

      Séance du jeudi 12 novembre 1789

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      tinée des corps réguliers. La ruine des uns entraînera infailliblement cell...
      ...oup qui abattra les monastères, portera la désolation dans ces différentes parties du royaume de Jésus-Christ.
      tinée des corps réguliers. La ruine des uns entraînera infailliblement celle des autres. Le même coup qui abattra les monastères, portera la désolation dans ces différentes parties du royaume de Jésus-Christ.
      ...priqcipe supposé, il ne s'agit plus que de savoir non si des religieux, qui n'ont pas su se défendre de la contagion des mauvais exemples, peuvent contribuer à la conservation ou au rétablissement des m...
      ...eurs qui connaissent les vrais intérêts de la patrie, si un gouvernement qui ne trava...
      ... les communautés, à les avilir aux yeux de la nation, à démolir une partie des monastères, à préparer la ruine des autres; ou s'ils ne doivent pas plu...
      ...à leur premier esprit, pour leur rendre la considération qu'ils ont perdue, et avec elle le désir et les moyens de servir utilement l'Etat et l'Eglise.
      Ce priqcipe supposé, il ne s'agit plus que de savoir non si des religieux, qui n'ont pas su se défendre de la contagion des mauvais exemples, peuvent contribuer à la conservation ou au rétablissement des mœurs d'une nation, mais si l'on peut raisonnablement espérer cet heureux effet des instituts religieux ; si des législateurs qui connaissent les vrais intérêts de la patrie, si un gouvernement qui ne travaille que pour le bien public, doivent s'appliquer à affaiblir les communautés, à les avilir aux yeux de la nation, à démolir une partie des monastères, à préparer la ruine des autres; ou s'ils ne doivent pas plutôt prendre les voies les plus naturelles, les moyens les plus efficaces, pour les ramener à leur premier esprit, pour leur rendre la considération qu'ils ont perdue, et avec elle le désir et les moyens de servir utilement l'Etat et l'Eglise.
      Qr, ne serait-pe pas un malheur pour la religion, que, dans le temps même où elle fait de si grandes pertes en Europe par les ravages de l'incrédulité, elle se vît tout à coup ...
      ...ir et s'étendre dans les autres parties de l'univers? Cette considération, nous le savons, est nulle pour cette foule de hauts penseurs qui fourmillent parmi nous : sans doute ils se rient de nos alarmes. Mais, en leur permettant pour un moment de mettre à part l'intérêt de la religion, dont ils n'ont que faire, prions-les d'examiner si, pour l'honneur même de leur politique, ils ne doivent pas sout...
      ...ient-ils qu'aux yeux des autres peuples de l'Europe, il fût bien glorieux pour nos...
      ...leurs décrets, préparé l'anéantissement de la plupart de nos missions dans l'ancien et le nouvea...
      Qr, ne serait-pe pas un malheur pour la religion, que, dans le temps même où elle fait de si grandes pertes en Europe par les ravages de l'incrédulité, elle se vît tout à coup privée d'une multitude d'ouvriers, dont elle a un si pressant besoin pour se soutenir et s'étendre dans les autres parties de l'univers? Cette considération, nous le savons, est nulle pour cette foule de hauts penseurs qui fourmillent parmi nous : sans doute ils se rient de nos alarmes. Mais, en leur permettant pour un moment de mettre à part l'intérêt de la religion, dont ils n'ont que faire, prions-les d'examiner si, pour l'honneur même de leur politique, ils ne doivent pas soutenir les établissements dont il s'agit, et repousser tout ce qui tend à les détruire. Croient-ils qu'aux yeux des autres peuples de l'Europe, il fût bien glorieux pour nos législateurs d'avoir , par leurs décrets, préparé l'anéantissement de la plupart de nos missions dans l'ancien et le nouveau monde ?
      ...oient-ils qu'en particulier les peuples de nos colonies , une fois privés des ministres de la religion., et bientôt livrés à une stupide ignorance, ou à l'indifférence de l'athéisme, en seront de meilleurs citoyens, plus soumis aux lois, plus éloignés de tout projet d'indépendance, plus fidèles à la métropole ? Qu'ils sont aveugles, ces v...
      ...litique, s'ils croient sérieusement que la religion ne sert de rien pour contenir les peuples dans les...
      ...nce, ou que dans nos mission lointaines la religion n'aurait rien à souffrir de la révolution qui anéantirait les monastèr...
      Croient-ils qu'en particulier les peuples de nos colonies , une fois privés des ministres de la religion., et bientôt livrés à une stupide ignorance, ou à l'indifférence de l'athéisme, en seront de meilleurs citoyens, plus soumis aux lois, plus éloignés de tout projet d'indépendance, plus fidèles à la métropole ? Qu'ils sont aveugles, ces vains discoureurs en politique, s'ils croient sérieusement que la religion ne sert de rien pour contenir les peuples dans les bornes d'une sage obéissance, ou que dans nos mission lointaines la religion n'aurait rien à souffrir de la révolution qui anéantirait les monastères 1
      On l'a dit et prouvé mille fois, rien de plus nécessaire à une nation que la pureté des mœurs : elles peuvent tenir lieu des lois, et de tous les autres appuis; mais nulle autr...
      ...: on ne peut trop promptement en purger la société.
      On l'a dit et prouvé mille fois, rien de plus nécessaire à une nation que la pureté des mœurs : elles peuvent tenir lieu des lois, et de tous les autres appuis; mais nulle autre ressource ne peut remplacer les mœurs. Ainsi, pour juger si telle institution ...
      ...es corrompre, elle est par cela seul, et sans autre discussion, un fléau public : on ne peut trop promptement en purger la société.
      ...pour des esprits sages et modérés, pour de vrais citoyens qui aiment la patrie, et qui en connaissent les péril...
      ...ivre dans les ordres religieux l'esprit de prière, l'amour de la retraite.
      Ce problème n'en saurait être un pour des esprits sages et modérés, pour de vrais citoyens qui aiment la patrie, et qui en connaissent les périls et les besoins. Il est pour eux évident que, si l'on parvient à faire revivre dans les ordres religieux l'esprit de prière, l'amour de la retraite.
      ... des bonnes études, une partie au moins de leur première ferveur, on peut se promettre de cette révolution, difficile, il est vrai, mais non impossible, la plus heureuse influence sur les mœurs de la nation. Répandus sur toute la surface du royaume, les monastères sero...
      ...tions publiques, et plus que tout cela, la ferveur de leurs prières, l'ascendant de leurs exemples, aideront puissamment les pasteurs à purifier la masse de* la nation de tant de vices qui la corrompent et la déshonorent. Us ramèneront parmi nous l...
      ...e et bannit, et d'où dépendent pourtant la splendeur et la prospérité des empires.
      le goût des bonnes études, une partie au moins de leur première ferveur, on peut se promettre de cette révolution, difficile, il est vrai, mais non impossible, la plus heureuse influence sur les mœurs de la nation. Répandus sur toute la surface du royaume, les monastères seront comme un précieux ferment, propre à échauffer, à ranimer tout ce qui les entoure. Leurs avis particuliers, leurs exhortations publiques, et plus que tout cela, la ferveur de leurs prières, l'ascendant de leurs exemples, aideront puissamment les pasteurs à purifier la masse de* la nation de tant de vices qui la corrompent et la déshonorent. Us ramèneront parmi nous les vertus que l'impiété décrie et bannit, et d'où dépendent pourtant la splendeur et la prospérité des empires.
      Qu'est-il nécessaire de répéter ici ce qui n'est ignoré de personne, que les corps religieux ont r...
      ...ils ont acquis les plus justes droits à la reconnaissance de tous ceux qui aiment les lettres? Ce qu...
      ...e, ils le feront encore, dès qu'au lieu de les harceler, de les avilir, de les décourager, on voudra sérieusement ...
      Qu'est-il nécessaire de répéter ici ce qui n'est ignoré de personne, que les corps religieux ont rendu aux sciences les plus importants services; qu'ils ont acquis les plus justes droits à la reconnaissance de tous ceux qui aiment les lettres? Ce qu'ils ont déjà fait en ce genre, ils le feront encore, dès qu'au lieu de les harceler, de les avilir, de les décourager, on voudra sérieusement les remettre en activité.
      ...mpagnes, surtout, et les petites villes de province, à la conservation des religieux? Qui pourrai...
      ... dans leur économie un superflu qui est la ressource d'une infinité de malheureux. Et que deviendra ce fonds toujours susbsistant et depuis tant de siècles pour les indigents, si les religieux sont supprimés, ou si l'administration de leurs biens passe en des mains étrangèr...
      ...dre que les pauvres n attendent en vain la portion qui leur était destinée par la Providence, et fort exactement payée pa...
      Quel intérêt n'ont pas les campagnes, surtout, et les petites villes de province, à la conservation des religieux? Qui pourrait compter les pauvres que nourrissent les divers monastères du royaume? Les cénobites trouvent dans leur économie un superflu qui est la ressource d'une infinité de malheureux. Et que deviendra ce fonds toujours susbsistant et depuis tant de siècles pour les indigents, si les religieux sont supprimés, ou si l'administration de leurs biens passe en des mains étrangères ? Dans cette affligeante supposition, qu'il est à craindre que les pauvres n attendent en vain la portion qui leur était destinée par la Providence, et fort exactement payée par les religieux!
      ...se dit en un mot, mais ne s'exécute pas de même. Une plus sage administration diminuera sans doute l'effrayante quantité de pauvres qui couvrent la face du royaume ; mais, malgré les plus...
      ...s pour faire disparaître l'indigence et la mendicité, il restera encore, dans les campagnes surtout, une infinité de malheureux : et ils ne seront efficacem...
      ...r superflu, et sont souvent forcés, par la dureté des circonstances, à donner même de leur nécessaire.
      L'Etat, dit-on, nourrira ses pauvres, et toute justice sera accomplie. Gela se dit en un mot, mais ne s'exécute pas de même. Une plus sage administration diminuera sans doute l'effrayante quantité de pauvres qui couvrent la face du royaume ; mais, malgré les plus belles théories pour faire disparaître l'indigence et la mendicité, il restera encore, dans les campagnes surtout, une infinité de malheureux : et ils ne seront efficacement secourus que par les propriétaires aisés, qui, vivant sur les lieux, y consomment leur superflu, et sont souvent forcés, par la dureté des circonstances, à donner même de leur nécessaire.
      Or, sur ce point, tous les plans de bienfaisance et de soulagement ne remplaceront jamais l'in...
      ...divers ordres religieux avaient eu soin de réunir sous un même point de vue, je ne dis par les aumônes courante...
      ...raordinaires qu'ils n'ont jamais manqué de leur distribuer dans les temps de disette et de calamité, les efforts incroyables qu'il...
      ...rs des réguliers, il aurait fait rougir de leurs projets destructeurs ces réformateurs insensés qui ne se plaisent que dans les ruines. Malgré eux, ils auraient senti que les plans de subversion, quand il s'agit de monastères, ne peuvent valoir à leurs auteurs et coopéra-teurs que l'horreur de tout ce qu'il y a de sages parmi leurs contemporains, et les...
      Or, sur ce point, tous les plans de bienfaisance et de soulagement ne remplaceront jamais l'inépuisable charité des monastères. Si les divers ordres religieux avaient eu soin de réunir sous un même point de vue, je ne dis par les aumônes courantes qu'ils versent tous les ans dans le sein des pauvres, mais les secours extraordinaires qu'ils n'ont jamais manqué de leur distribuer dans les temps de disette et de calamité, les efforts incroyables qu'ils ont faits en mille occasions, pour soulager des contrées entières -, ce tableau aurait frappé d'étonnement les plus passionnés détracteurs des réguliers, il aurait fait rougir de leurs projets destructeurs ces réformateurs insensés qui ne se plaisent que dans les ruines. Malgré eux, ils auraient senti que les plans de subversion, quand il s'agit de monastères, ne peuvent valoir à leurs auteurs et coopéra-teurs que l'horreur de tout ce qu'il y a de sages parmi leurs contemporains, et les malédictions des races futures.

      Séance du jeudi 12 novembre 1789

      page 16
      ... monastères ne sont presque remplis que de sujets sortis de familles honnêtes, mais peu favorisées de la fortune. Les maisons religieuses leur servent d'asile pour ceux de leurs enfants qui n'ont ni goût ni talent pour les affaires du siècle, et que 1 esprit de Dieu appelle à la retraite. Pourquoi enlever à celte classe si intéressante et si nombreuse, la ressource utile et honorable que leur o... On sait aussi que les monastères ne sont presque remplis que de sujets sortis de familles honnêtes, mais peu favorisées de la fortune. Les maisons religieuses leur servent d'asile pour ceux de leurs enfants qui n'ont ni goût ni talent pour les affaires du siècle, et que 1 esprit de Dieu appelle à la retraite. Pourquoi enlever à celte classe si intéressante et si nombreuse, la ressource utile et honorable que leur offrent les monastères?
      ...les à l'Etat et à l'Eglise, et méritent la protection de l'un et de l'autre. Mais quelle apparence de tolérer plus longtemps des corps où régnent l'oisiveté, la dissipation, la licence, et qui partout sont devenus le rebut de la société et la honte de la religion? Oui, sans doute, des religieux fidèles à leur vocation, sont utiles à l'Etat et à l'Eglise, et méritent la protection de l'un et de l'autre. Mais quelle apparence de tolérer plus longtemps des corps où régnent l'oisiveté, la dissipation, la licence, et qui partout sont devenus le rebut de la société et la honte de la religion?
      Au lieu de répondre en détail à ces insultantes exagérations, contentons nous de rappeler une belle comparaison qu'emplo...
      ...aigres et murmura-teurs, l'injustice et la témérité leurs invectives générales contre les d...
      ... où les gerbes ont été battues, mais où la paille couvre encore le grain qui en a ...
      ...les esprits inattentifs seraient tentés de croire qu'il n'y a rien qui mérite d'être porté dans les greniers du père de famille. Mais un examen plus sérieux di...
      ...ligeant préjugé. 11 n'y a qu'à soulever la paille qui couvre la surface de l'aire, pour voir que le père de famille est plus riche qu'on ne pensait...
      Au lieu de répondre en détail à ces insultantes exagérations, contentons nous de rappeler une belle comparaison qu'emploie saint Augustin, pour faire sentir à des esprits aigres et murmura-teurs, l'injustice et la témérité leurs invectives générales contre les dérèglements et les scandales qui affligent l'Eglise. « Quand on regarde d'une manière superficielle, dit ce Père, une aire où les gerbes ont été battues, mais où la paille couvre encore le grain qui en a été séparé, les esprits inattentifs seraient tentés de croire qu'il n'y a rien qui mérite d'être porté dans les greniers du père de famille. Mais un examen plus sérieux dissipe aussitôt cet affligeant préjugé. 11 n'y a qu'à soulever la paille qui couvre la surface de l'aire, pour voir que le père de famille est plus riche qu'on ne pensait, et que, sous une matière méprisable et légère, il y a des biens solides et pré...
      L'application de cette comparaison se fait d'elle-même. ...
      ... les religieux ont étrangement dégénéré de leur premier esprit : il ne reste parmi eux que des débris de cette sainte discipline, de cette ancienne ferveur, qui jadis les r...
      ...els ni incurables. Dieu s'y est réservé de fidèles adorateurs : nous ne craignons ...
      ...émentis, en annonçant qu'il n'y a point de congrégation régulière qui ne possède encore un nombre assez considérable de religieux fidèles à leur vocation, pleins de zèle et de lumières, capables de ranimer leurs corps respectifs, d'en ba...
      ...t lé remède ; d'y faire revivre l'amour de la retraite, de l'étude, dès observances régulières, si...
      ... les premiers pasteurs, et soutenus par la puissance temporelle.
      L'application de cette comparaison se fait d'elle-même. On rie le dissimule point, les religieux ont étrangement dégénéré de leur premier esprit : il ne reste parmi eux que des débris de cette sainte discipline, de cette ancienne ferveur, qui jadis les rendit si utiles à l'Eglise, et si respectables aux yeux des péuples. Mais quelqu...
      ...ient les relâchements qui ont pénétré dans les cloîtres, ils rie sont ni universels ni incurables. Dieu s'y est réservé de fidèles adorateurs : nous ne craignons par d'être démentis, en annonçant qu'il n'y a point de congrégation régulière qui ne possède encore un nombre assez considérable de religieux fidèles à leur vocation, pleins de zèle et de lumières, capables de ranimer leurs corps respectifs, d'en bannir les abus; dont eux seuls connaissent l'origine et lé remède ; d'y faire revivre l'amour de la retraite, de l'étude, dès observances régulières, si on les tiraitde l'inaction où diverses causes les ont réduits ; si leurs désirs et leurs efforts, pour opérer une salutaire réforme, étaient encouragés par les premiers pasteurs, et soutenus par la puissance temporelle.
      Il est un très-grand nombre de religieux, on l'avoue, qui ont perdu l'esprit de leur état, et qui ne respectent guère leurs engagements. Mais dans quelle classe de la société la pureté des mœurs, la sévère probité, le désintéressement, le...
      ...les états, à commencer par ce qu'il y a de plus saint dans l'Eglise et de plus illustre dans l'ordre politique, les gens de bien ne sont presque rien en comparaison de la foule toujours préparée à sacrifier ses devoirs à ses passions, qui a droit de s'étonner ou de s'irriter qu'un dépérissement aussi uni...
      Il est un très-grand nombre de religieux, on l'avoue, qui ont perdu l'esprit de leur état, et qui ne respectent guère leurs engagements. Mais dans quelle classe de la société la pureté des mœurs, la sévère probité, le désintéressement, le bon usage des richesses, le zèle pur du bien public, sont les vertus du plus grand nombre? Si dans tous les états, à commencer par ce qu'il y a de plus saint dans l'Eglise et de plus illustre dans l'ordre politique, les gens de bien ne sont presque rien en comparaison de la foule toujours préparée à sacrifier ses devoirs à ses passions, qui a droit de s'étonner ou de s'irriter qu'un dépérissement aussi universel se fasse sentir aussi dans les congrégations régulières ?
      ...une vertu que rien n'altère. Le premier de leurs devoirs, le plus saint de leurs engagements, est de lutter contre la corruption du siècle, d'opposer leurs exemples comme leurs prières à la licence générale. Mais s'il arrive que ... Ce n'est pas qu'on ne soit en droit d'exiger des religieux une vertu que rien n'altère. Le premier de leurs devoirs, le plus saint de leurs engagements, est de lutter contre la corruption du siècle, d'opposer leurs exemples comme leurs prières à la licence générale. Mais s'il arrive que des affaiblissements insensibles les rapprochent peu à peu du monde, faut-il les...
      Tels sont les sentiments que la religion et la raison inspirent. Au milieu des révolut...
      ...s l'état religieux, l'esprit invariable de l'Eglise a été de réformer, et non de détruire. Les relâchements, qui servent aujourd'hui de prétexte aux déclamations aigres et vio...
      ...is inondé les monastères. A des siècles de ferveur et de grâces, avaient succédé pour eux des te...
      ...te, pénétra dans des asiles consacrés à la prière, au travail, à la pénitence.
      Tels sont les sentiments que la religion et la raison inspirent. Au milieu des révolutions qu'a éprouvées l'état religieux, l'esprit invariable de l'Eglise a été de réformer, et non de détruire. Les relâchements, qui servent aujourd'hui de prétexte aux déclamations aigres et violentes contre les religieux, avaient autrefois inondé les monastères. A des siècles de ferveur et de grâces, avaient succédé pour eux des temps moins heureux. L'esprit du monde avec tous les vices qu'il traîne à sa suite, pénétra dans des asiles consacrés à la prière, au travail, à la pénitence.
      ...utre remède à un si grand scandale, que la suppression même de ces corps dégénérés. ...ns les monastères, regardaient cette plaie comme incurable ; ils ne voyaient d'autre remède à un si grand scandale, que la suppression même de ces corps dégénérés.
      ...pour les lettres, si le conseil violent de cet imprudent légat l'eût emporté sur la sagesse du pontife 1 Ce projet absurde et barbare nous eût privés des biens infinis que la religion et la patrie ont recueillis des réforme? post... Quel malheur pour l'Eglise, pour l'Etat, pour les lettres, si le conseil violent de cet imprudent légat l'eût emporté sur la sagesse du pontife 1 Ce projet absurde et barbare nous eût privés des biens infinis que la religion et la patrie ont recueillis des réforme? postérieures.
      rien perdu de leur intégrité au milieu d'une infectio...
      ...toujours été inaccessibles à l'activité de ce principe dévorant qui mine et dénatu...
      ... toujours les mêmes après une existence de plusieurs siècles, tandis que tout auto...
      rien perdu de leur intégrité au milieu d'une infection générale; qu'ils eussent toujours été inaccessibles à l'activité de ce principe dévorant qui mine et dénature peu à peu les plus sages et les plus saintes institutions; qu'ils eussent conservé leur esprit, leur ferveur ; qu'ils fussent toujours les mêmes après une existence de plusieurs siècles, tandis que tout autour d'eux, s'affaisse, se dégrade, se corrompt !
      On trouve un exemple remarquable de ce découragement, et des résolutions injustes qu'il inspire, dans le cardinal de Vaudémont. Il avait été chargé par le pape de réformer les abbayes et les monastères dans toute l'étendue de sa légation. Le Succès n'ayant pas répondu à ses efforts, il proposa à Clément VIII de supprimer pour toujours les maisons où il n'avait pu faire revivre l'esprit de régularité. Le pape lui répondit qu'HP ... On trouve un exemple remarquable de ce découragement, et des résolutions injustes qu'il inspire, dans le cardinal de Vaudémont. Il avait été chargé par le pape de réformer les abbayes et les monastères dans toute l'étendue de sa légation. Le Succès n'ayant pas répondu à ses efforts, il proposa à Clément VIII de supprimer pour toujours les maisons où il n'avait pu faire revivre l'esprit de régularité. Le pape lui répondit qu'HP avait envoyé pour guérir les malades, et non pour les étouffer.
      ...ue les diverses congrégations sortirent de leur engourdissement et reprirent une nouvelle vigueur. Elles enfantèrent une multitude de saints et de savants, qui ont édifié l'Etat et l'Egl... On sait que depuis cette époque les diverses congrégations sortirent de leur engourdissement et reprirent une nouvelle vigueur. Elles enfantèrent une multitude de saints et de savants, qui ont édifié l'Etat et l'Eglise par leurs vertus, enrichi l'un et l'autre par leurs écrits.
      L'exemple que l'on vient de citer est une leçon pour tous les temps. Il nous apprend à nous défier de ces injurieuses exagérations, qui aigrissent le mal au lieu de le guérir; à repousser ces projets dest... L'exemple que l'on vient de citer est une leçon pour tous les temps. Il nous apprend à nous défier de ces injurieuses exagérations, qui aigrissent le mal au lieu de le guérir; à repousser ces projets destructeurs, qui seront toujours funestes au bien public, et qui ne peuvent don-

      Séance du jeudi 12 novembre 1789

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      ner de la joie qu'à ses ennemis. Imitons plutôt la sage modération de nos pères : les affaiblissements et les...
      ...irent naître ni à l'Etat ni à l'Eglise, la pensée de supprimer ces pieux établissements : jamais on ne désespéra d'y faire revivre la régularité. Comme on prenait, pour y ré...
      ... les mêmes moyens, qu'on travaillé avec la même sincérité, avec le même zèle et la même persévérance à la réforme des ordres réguliers, et l'on y verra bientôt révivre la piété, le goût pour les études sérieuses, l'amour de la retraite, et lès autres vertus analogue...
      ...rés s'acquitteront généreusement envers la religion et la patrie.
      ner de la joie qu'à ses ennemis. Imitons plutôt la sage modération de nos pères : les affaiblissements et les scandales que le malheur des temps avait introduits dans le cloître, né firent naître ni à l'Etat ni à l'Eglise, la pensée de supprimer ces pieux établissements : jamais on ne désespéra d'y faire revivre la régularité. Comme on prenait, pour y réussir, les moyens naturels que les canons indiquent, le succès couronna toujours ces saintes entreprises. Qu'on suive aujourd'hui le même plan, qu'on emploie les mêmes moyens, qu'on travaillé avec la même sincérité, avec le même zèle et la même persévérance à la réforme des ordres réguliers, et l'on y verra bientôt révivre la piété, le goût pour les études sérieuses, l'amour de la retraite, et lès autres vertus analogues à leur état. Les religieux ainsi régénérés s'acquitteront généreusement envers la religion et la patrie.
      ...nt d'exposer, on fût décidé à supprimer la plus grande partie des corps religieux, il serait bien juste, ce Semble, bien digne de sages législateurs d'excepter au moins de la proscription générale deux instituts. L'un serait voué sans partage à la prière, au silence, à la retraite, au travail des mains ; et, à ...
      ... sûreté leur innocence, ou pour pleurer la perte de ce trésor.
      ... plaise, le parti était pris, et que, sans égard pour les principes que l'on vient d'exposer, on fût décidé à supprimer la plus grande partie des corps religieux, il serait bien juste, ce Semble, bien digne de sages législateurs d'excepter au moins de la proscription générale deux instituts. L'un serait voué sans partage à la prière, au silence, à la retraite, au travail des mains ; et, à ce titre, destiné à recueillir tous ceux qui n'ont ni goût ni attrait pour les occupations du siècle, mais qui ont un extrême besoin d'un asile pour mettre en sûreté leur innocence, ou pour pleurer la perte de ce trésor.
      ...nt consacré à former des ministres qui, de concert avec les pasteurs ordinaires, t...
      ...que l'on veuille sérieusement conserver la religion et son culte. Depuis bien des ...
      ...yaume éprouvent une affligeante disette de sujets. Les secours deviennent plus rares, à proportion de ce qu'ils sont plus nécessaires. Les sé...
      ...inations peu nombreuses, et pour comble de malheur, les premiers pasteurs très-gênés dans leur choix quand il s'agit de remplir des postes vacants. Ils se voient forcés, par la pénurie, d'y nommer des sujets qu'ils e...
      L'autre institut serait spécialement consacré à former des ministres qui, de concert avec les pasteurs ordinaires, travailleraient à l'instruction des peuples, à l'administration des choses saintes. On ne peut, ce semble, se refuser à cette idée, s'il est vrai que l'on veuille sérieusement conserver la religion et son culte. Depuis bien des années, tous les diocèses du royaume éprouvent une affligeante disette de sujets. Les secours deviennent plus rares, à proportion de ce qu'ils sont plus nécessaires. Les séminaires sont mal remplis, les ordinations peu nombreuses, et pour comble de malheur, les premiers pasteurs très-gênés dans leur choix quand il s'agit de remplir des postes vacants. Ils se voient forcés, par la pénurie, d'y nommer des sujets qu'ils eussent repoussés dans les jours d'abondance.
      ...s dû clergé sont passés entre les mains de la nation, et que l'humiliation réelle ou ...
      ...elle est placée comme un épouvan-tail à la porte du sanctuaire : elle en repousser...
      ...es ; et peut-on douter que cette rareté de ministres ne. porte un coup mortel à la religion et à son culte?
      ...ut pas demander si cette disette ira toujours croissant, maintenant que les biens dû clergé sont passés entre les mains de la nation, et que l'humiliation réelle ou prétendue d'être salarié par elle est placée comme un épouvan-tail à la porte du sanctuaire : elle en repoussera également et les hommes délicats et les nommes avides ; et peut-on douter que cette rareté de ministres ne. porte un coup mortel à la religion et à son culte?
      ...n prévenir les suites malheureuses^ que de laisser subsister un ordre religieux qui, par le titre essentiel de son état, et par sa première destinatio...
      ...dre qui, dès son origine ait été chargé de défendre la religion, de perpétuer de vive voix et par écrit l'enseignement de la saine doctrine dans les chaires chrétie...
      ...les écoles publiques, dans les missions de l'ancien et du nouveau monde, et qui ait constamment rempli le but de son fondateur et l'objet de sa vocation ; un ordre qui, à un grand ...
      ...intéressement constaté par l'expérience de plusieurs siècles ; un ordre qui n'ait
      Il n'y a pas d'autre moyen, pour en prévenir les suites malheureuses^ que de laisser subsister un ordre religieux qui, par le titre essentiel de son état, et par sa première destination, soit voué à l'exercice du saint ministère ; un ordre qui, dès son origine ait été chargé de défendre la religion, de perpétuer de vive voix et par écrit l'enseignement de la saine doctrine dans les chaires chrétiennes, dans les écoles publiques, dans les missions de l'ancien et du nouveau monde, et qui ait constamment rempli le but de son fondateur et l'objet de sa vocation ; un ordre qui, à un grand zèle pour les fonctions saintes, joigne un désintéressement constaté par l'expérience de plusieurs siècles ; un ordre qui n'ait
      ... éloigné par caractère comme par devoir de tout ce qui a la moindre apparence d'intrigue;, un ordre qui, avec la faveur des rois et tous les moyens capables de réveiller l'ambition et la cupidité, n'en soit pas devenu plus opulent, se soit renfermé dans les bornes de sa vocation, et ait laissé aux enfants du siècle le soin de discuter leurs intérêts et leurs affair...
      ...les membres accoutumés à porter le joug de l'obéissance, à se contenter de peu, à mener une vie dure et laborieuse...
      ...rmure le décret qui a mis leurs biens à la disposition de la nation : aucun d'eux n'avait du superflu quand leur corps jouissait de ses biens ; aucun d'eux ne manquera du ...
      ..., les mêmes causes qui éloigneront tant de sujets des séminaires, seront nulles po...
      ... universel, former des ministres dignes de la confiance des peuples, et offrir aux pa...
      ...mais plus nécessaire que dans ces jours de défection et de dépérissement. Le lecteur nous a sans doute prévenus ; il est peu nécessaire de lui dire que cet ordre pour lequel nous...
      ... une exception, si l'on ne peut écarter la loi générale, est celui dont nous avons...
      ...pour une vaine magnificence, ni attrait pour les richesses, qui ait toujours été éloigné par caractère comme par devoir de tout ce qui a la moindre apparence d'intrigue;, un ordre qui, avec la faveur des rois et tous les moyens capables de réveiller l'ambition et la cupidité, n'en soit pas devenu plus opulent, se soit renfermé dans les bornes de sa vocation, et ait laissé aux enfants du siècle le soin de discuter leurs intérêts et leurs affaires (1) ; un ordre, dont les membres accoutumés à porter le joug de l'obéissance, à se contenter de peu, à mener une vie dure et laborieuse, aient vu sans regret et sans murmure le décret qui a mis leurs biens à la disposition de la nation : aucun d'eux n'avait du superflu quand leur corps jouissait de ses biens ; aucun d'eux ne manquera du nécessaire, parce qu'il lés a perdus; ainsi, les mêmes causes qui éloigneront tant de sujets des séminaires, seront nulles pour écarter les novices d'un ordre ainsi organisé. Il pourra donc, s'il échappe à l'anathème universel, former des ministres dignes de la confiance des peuples, et offrir aux pasteurs un secours qui ne leur fut jamais plus nécessaire que dans ces jours de défection et de dépérissement. Le lecteur nous a sans doute prévenus ; il est peu nécessaire de lui dire que cet ordre pour lequel nous réclamons une exception, si l'on ne peut écarter la loi générale, est celui dont nous avons le bonheur d'être membres.
      ... Grand-Jean, provincial des Dominicains de la province Saint-Louis, rue et maison Sai...
      ...llège des Dominicains, en l1 université de Paris, rue Saint-Jacques ; F. Elie Christophe, prieur des Dominicains de la rue Samt-Honoré; F. Louis Breymand, pri...
      F. Charles Grand-Jean, provincial des Dominicains de la province Saint-Louis, rue et maison Saint-Honoré ; F. Joseph Faitot, - prieur du collège des Dominicains, en l1 université de Paris, rue Saint-Jacques ; F. Elie Christophe, prieur des Dominicains de la rue Samt-Honoré; F. Louis Breymand, prieur du noviciat général des Dominicains, rue du Bac.
      Rapport fait au nom de la section du comité d'agriculture et de commerce, chargée par l'Assemblée nationale de Vexamen de la réclamation des députés de Saint-Domingue, relative à l'approvisionnement de l'île, parM. Gillet de la Jacqueminiêre. Rapport fait au nom de la section du comité d'agriculture et de commerce, chargée par l'Assemblée nationale de Vexamen de la réclamation des députés de Saint-Domingue, relative à l'approvisionnement de l'île, parM. Gillet de la Jacqueminiêre.
      A la fin du mois dernier, les administrateurs de Saint-Domingue, MM. le marquis du Ghilleau et de Marbois, gouverneur et intendant, avaient lieu de craindre de voir se propager à la colonie la disette qui commençait dès lors à s'annoncer dans une partie de l'Europe. A la fin du mois dernier, les administrateurs de Saint-Domingue, MM. le marquis du Ghilleau et de Marbois, gouverneur et intendant, avaient lieu de craindre de voir se propager à la colonie la disette qui commençait dès lors à s'annoncer dans une partie de l'Europe.
      La prévoyance leur dicta l'ordonnance du 3...
      ...es administrateurs étaient dans l'usage de rendre dans l'île en pareille conjoncture, en temps de paix.
      La prévoyance leur dicta l'ordonnance du 30 mars ; elle est, pour toutes ses dispositions, conforme à celles que les administrateurs étaient dans l'usage de rendre dans l'île en pareille conjoncture, en temps de paix.
      (1) La seule maison des Dominicains de la me Saint-Jacques a fourni seize confesseurs de nos rois. Elle n'en atteste pas moins par la pauvreté de ses bâtiments •t par la modicité de sa dotation le désintéressement, qui est le vrai earaotôre de l'ordre de Saint-Dominique* (1) La seule maison des Dominicains de la me Saint-Jacques a fourni seize confesseurs de nos rois. Elle n'en atteste pas moins par la pauvreté de ses bâtiments •t par la modicité de sa dotation le désintéressement, qui est le vrai earaotôre de l'ordre de Saint-Dominique*

      Séance du jeudi 12 novembre 1789

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      ... contre cette cassation que les députés de Saint-Domingue ont élevé les plus vives réclamations, qui font le sujet de la discussion qui vous est soumise. C'est contre cette cassation que les députés de Saint-Domingue ont élevé les plus vives réclamations, qui font le sujet de la discussion qui vous est soumise.
      ... des premières réclamations des députés de l'île que vous avez décrété, Messieurs, la formation d'un comité d'agriculture et de commerce, qui choisirait dans son sein,...
      ...comité d'instruction préalable, composé de six membres, pour prendre connaissance et vous réndre compte de cette affaire. Vos intentions ont été r...
      ...s différentes formes; et quel-ques-Unes de ces pièces mêmes, fournies manuscrites,...
      C'est lors des premières réclamations des députés de l'île que vous avez décrété, Messieurs, la formation d'un comité d'agriculture et de commerce, qui choisirait dans son sein, mais parmi les personnes non intéressées au commerce des îles, un comité d'instruction préalable, composé de six membres, pour prendre connaissance et vous réndre compte de cette affaire. Vos intentions ont été remplies : six commissaires ont été nommés; toutes les pièces dont il vient d'êtr...
      ... en outre, des arrêts, ordonnances, précis, observations, répliques, le tout sous différentes formes; et quel-ques-Unes de ces pièces mêmes, fournies manuscrites, ont reçu quelques additions à l'impression.
      Que l'île a éprouvé et continue de ressentir la plus affreuse disette; que les administ... Que l'île a éprouvé et continue de ressentir la plus affreuse disette; que les administrateurs actuels conviennent même que l'état ordinaire des choses, en avril, mai,...
      : Que 400,000 habitants de toute couleur, composant la population de l'île, y sont condamnés à la plus affreuse famine ; : Que 400,000 habitants de toute couleur, composant la population de l'île, y sont condamnés à la plus affreuse famine ;
      ... était menacée d'une disette à l'époque de la première ordonnance commune des deux administrateurs, ainsi qu'il est aisé de s'en convaincre par sa lecture; Que l'île était menacée d'une disette à l'époque de la première ordonnance commune des deux administrateurs, ainsi qu'il est aisé de s'en convaincre par sa lecture;
      ...s ressources qu'elle a fournies ont été de peu de conséquence, comme on peut s'en assurer par les tableaux joints à la correspondance imprimée du marquis du Chilleau avec MM. de la Luzerne et de Marbois, dont le premier prouve qu'il n'avait été exporté par les différents capitaines de navire d'Europe, au Port-au-Prince, que 9,126 barils de farines étrangères pendant les six premiers mois de 1789, dont seulement 3,600 dans le trim...
      ...ant le même trimestre que 34,430 barils de farine, dont seulement 7,332 de farines françaises, et 27,098 de farines étrangères; d'où il résultait q...
      Que les ressources qu'elle a fournies ont été de peu de conséquence, comme on peut s'en assurer par les tableaux joints à la correspondance imprimée du marquis du Chilleau avec MM. de la Luzerne et de Marbois, dont le premier prouve qu'il n'avait été exporté par les différents capitaines de navire d'Europe, au Port-au-Prince, que 9,126 barils de farines étrangères pendant les six premiers mois de 1789, dont seulement 3,600 dans le trimestre d'avril ; et le second, qu'il n'avait été importé dans toute l'île pendant le même trimestre que 34,430 barils de farine, dont seulement 7,332 de farines françaises, et 27,098 de farines étrangères; d'où il résultait que l'ileavait
      manqué de pain pendant sept jours, ou qu'on avait été forcé à la triste nécessité de réduire les rations d'un quart pendant ... manqué de pain pendant sept jours, ou qu'on avait été forcé à la triste nécessité de réduire les rations d'un quart pendant le dernier mois;
      Qu'à la fin de mai, le gouverneur avait cru devoir pre...
      ... dans l'île qu'une très-petite quantité de fariné, que le prix du pain n'avait épr...
      ...rapport des bâtiments étrangers, venait de ce que ces mêmes bâtiments ne pouvaient se remplir, avec des denrées coloniales, de la vente des farines qu'ils importaient; que de ce régime prohibitif avaient résulté deux effets absolument contraires à la colonie : le premier, de la laisser dépourvue du principal objet qui pouvait la faire subsister; le second, de la priver du peu de numéraire qu'elle pouvait posséder, à raison de ce que les étrangers n'ayant pas la liberté de former leurs chargements en toute espèce de denrées, emportaient en argent une grande partie de la valeur des farines importées; que ces m...
      ...alors que dans une prorogation du délai de l'ordonnance du 30 mars, et dans la permission d'un échange de denrées ;
      Qu'à la fin de mai, le gouverneur avait cru devoir prendre des précautions plus efficaces, nécessitées par les conjonctures; qu'en effet, il était démontré que jusques à cette époque il ne s'était introduit dans l'île qu'une très-petite quantité de fariné, que le prix du pain n'avait éprouvé qu'une diminution bien peu sensible, et qu'elle n'avait eu lieu que dans les trois villes principales; que fe défaut d'importation, d'après le rapport des bâtiments étrangers, venait de ce que ces mêmes bâtiments ne pouvaient se remplir, avec des denrées coloniales, de la vente des farines qu'ils importaient; que de ce régime prohibitif avaient résulté deux effets absolument contraires à la colonie : le premier, de la laisser dépourvue du principal objet qui pouvait la faire subsister; le second, de la priver du peu de numéraire qu'elle pouvait posséder, à raison de ce que les étrangers n'ayant pas la liberté de former leurs chargements en toute espèce de denrées, emportaient en argent une grande partie de la valeur des farines importées; que ces maux exigeaient un remède prompt et efficace, et qu'on ne pouvait le trouver alors que dans une prorogation du délai de l'ordonnance du 30 mars, et dans la permission d'un échange de denrées ;
      Que cependant, grâce aux soins et à la fermeté du gouverneur, et surtout à son...
      ...es expéditions avaient dû cesser en fin de septembre, et que l'île devait être dans la plus affreuse disette, puisqu'aucun approvisionnement n'a pu sortir de France pour la colonie ; que les sirops, tafias et piastres sont épuisés, et que n'ayant pas la liberté de payer en denrées, qui sont actuellement la seule monnaie du pays, la permission d'acheter à toute autre condition, qui n'çst pas au pouvoir des habitants de l'île, est illusoire et vaine ;
      Que cependant, grâce aux soins et à la fermeté du gouverneur, et surtout à son ordonnance du 17 mai, l'île était pourvue en juillet; mais que son rappel ayant...
      ...ré dans les papiers publics et envoyé aux colonies avec une coupable célérité, les expéditions avaient dû cesser en fin de septembre, et que l'île devait être dans la plus affreuse disette, puisqu'aucun approvisionnement n'a pu sortir de France pour la colonie ; que les sirops, tafias et piastres sont épuisés, et que n'ayant pas la liberté de payer en denrées, qui sont actuellement la seule monnaie du pays, la permission d'acheter à toute autre condition, qui n'çst pas au pouvoir des habitants de l'île, est illusoire et vaine ;
      Que les habitants de Saint-Domingue sont bien loin de chercher à relâcher les nœuds qui les unissent à la métropole; mais qu'il faut que des rela... Que les habitants de Saint-Domingue sont bien loin de chercher à relâcher les nœuds qui les unissent à la métropole; mais qu'il faut que des relations soient justes pour être longtemps durables ;
      ... différentes époques, par MM. Chevalier de Cocherel, comte de Regnaud, marquis de Gouy d'Arsy, soit aux différentes pièce... ...essieurs, sont contenues, soit aux motions faites à ce sujet dans l'Assemblée, à différentes époques, par MM. Chevalier de Cocherel, comte de Regnaud, marquis de Gouy d'Arsy, soit aux différentes pièces qui toutes vous ont été adressées ou distribuées avec exactitude.
      Voici, Messieurs, ce qui résulte toutes ces pièces et motions, ou du moi...
      ...guent et ce qu'en concluent les députés Saint-Po-mingue :
      Voici, Messieurs, ce qui résulte toutes ces pièces et motions, ou du moins ce qu'y allèguent et ce qu'en concluent les députés Saint-Po-mingue :
      ...ue le commerce a apportée à l'exécution de l'ordonnance du 27 mai, et qui a guidé ... Que c'est l'esprit d'intérêt particulier seul qui a dicté l'opposition que le commerce a apportée à l'exécution de l'ordonnance du 27 mai, et qui a guidé les démarches que ses agents ont faites auprès du ministre pour obtenir sa cassa...
      Que la nation n'a pas d'intérêt général à cons... Que la nation n'a pas d'intérêt général à conserver le régime prohibitif, quant aux subsistances;
      Que ce régime, que les députés de l'île attaqueront au fond quand il en s... Que ce régime, que les députés de l'île attaqueront au fond quand il en sera temps, n'est, comme ils le démontreront alors, autre chose que le monopole c...
      ...un moment où tout se régénère et saisit de nouvelles formes de liberté ; ... dans tous les temps au bien général, il se trouve bien plus odieux encore dans un moment où tout se régénère et saisit de nouvelles formes de liberté ;
      ...dant cinq mois entiers des six premiers de l'année, puisque leur exportation des six premiers mois n'était que de 9,126 barils, pendant qu'à raison de 150,000 par an, elle devait être à peu près de 12,500 barils par mois, l'un dans l'aut... ...e du premier état, que les commerçants français avaient laissé manquer l'île pendant cinq mois entiers des six premiers de l'année, puisque leur exportation des six premiers mois n'était que de 9,126 barils, pendant qu'à raison de 150,000 par an, elle devait être à peu près de 12,500 barils par mois, l'un dans l'autre ?
      Que le refus de l'intendant n'avait rien qui dût étonne... Que le refus de l'intendant n'avait rien qui dût étonner ; qu'il est vendu au commerce, et partisan d'un système prohibitif et oppresse...
      ...l faut indispensablement 150,000 barils de Qu'il faut indispensablement 150,000 barils de

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      ...sastreuses, en 1778, dans un instant où la crainte de la famine était le seul fléau de la colonie, des administrateurs éclairés, vertueux, MM. d'Argout et de Vêvre, avaient accordé la permission qu'on sollicite actuellement...
      ...sition' Bien plus déterminante, puisque la disette n'est pas seulement prévue, mai...
      ... que dans cet instant on se restreint à la libre extraction des sucres et cafés, e...
      ...enrées les plus précieuses, celles dont la grande valeur dépend de leur emploi ; que cette facilité, contr...
      ...s entiers, sans que le commerce eût été ruiné par cette longue concurrence, comme il paraissait si fort craindre de l'être pour six mois seulement; qu'en vain il répondait que ce temps était un temps de guerre, que les trois grands ports étai...
      ...lement trois points, bloquer 250 lieues de côtes; (pie d'ailleurs nos flottes étai...
      Que dans des circonstances moins désastreuses, en 1778, dans un instant où la crainte de la famine était le seul fléau de la colonie, des administrateurs éclairés, vertueux, MM. d'Argout et de Vêvre, avaient accordé la permission qu'on sollicite actuellement dans une position' Bien plus déterminante, puisque la disette n'est pas seulement prévue, mais réelle ; qu'alors cette permission d'exportation s'était étendue à toutes les denrées coloniales, au lieu que dans cet instant on se restreint à la libre extraction des sucres et cafés, en réservant au commerce national les denrées les plus précieuses, celles dont la grande valeur dépend de leur emploi ; que cette facilité, contre laquelle le commerce n'avait pas réclamé à cette époque, ou bien contre laquelle il avait réclamé sans succès, s'était continuée pendant cinq ans entiers, sans que le commerce eût été ruiné par cette longue concurrence, comme il paraissait si fort craindre de l'être pour six mois seulement; qu'en vain il répondait que ce temps était un temps de guerre, que les trois grands ports étaient bloqués ; qu'on savait bien que l'on ne pouvait pas, en occupant seulement trois points, bloquer 250 lieues de côtes; (pie d'ailleurs nos flottes étaient alors en position et en mesure vis-à-vis des flottes anglaises, qui n'avaien...
      i; Qu'on demande la liberté recevoir des pays étrangers ce dont on ne peut se passer, et ce que la France ne peut évidemment fournir; qu'elle ne peut avoir d'intérêt au monopole de quelques marchands des ports de mer; que peu lui importe que ceux-ci ve...
      ...arché ; que ce bénéfice n'ést que celui de quelques particuliers; que ce que les colons débourseraient annuellement de moins accroîtrait en augmentation de cùlture, et servirait à multiplier les ...
      i; Qu'on demande la liberté recevoir des pays étrangers ce dont on ne peut se passer, et ce que la France ne peut évidemment fournir; qu'elle ne peut avoir d'intérêt au monopole de quelques marchands des ports de mer; que peu lui importe que ceux-ci vendent plus cher aux planteurs, ce qu'ils auraient d'un autre côté à meilleur marché ; que ce bénéfice n'ést que celui de quelques particuliers; que ce que les colons débourseraient annuellement de moins accroîtrait en augmentation de cùlture, et servirait à multiplier les forces exploitantes des planteurs ;
      Que la contrebande naît de la gêne; que quand on manque de denrées de première nécessité, aucuns des moyens q...
      ...ient permises, en acquittant les droits de traite ou d'entrée;
      Que la contrebande naît de la gêne; que quand on manque de denrées de première nécessité, aucuns des moyens qui peuvent en procurer ne sont illicites; qu'ainsi l'Etat perd les droits qu'on payerait si l'importation et l'exportation étaient permises, en acquittant les droits de traite ou d'entrée;
      ...ter les importations ; qu'on ne demande la permission des échanges que pour les objets de première nécessité, et pour subvenir à l'insuffisance, ou, pour mieux dire, à la nullité des moyens licites, qui consistaient, quand il en existait dans la colonie," en sirops, tafias et piastres... ...ordonnée, on peut empêcher d'exporter plus qu'on ne le devrait faire pour acquitter les importations ; qu'on ne demande la permission des échanges que pour les objets de première nécessité, et pour subvenir à l'insuffisance, ou, pour mieux dire, à la nullité des moyens licites, qui consistaient, quand il en existait dans la colonie," en sirops, tafias et piastres ;
      ..., ou seulement pour jusqu'à l'époque où la; métropole pourra recommencer et souten...
      ...'a pas, qu'on ne peut avoir l'intention de se soustraire aux relations avec la métropole, et à elle seule réservées, mais qu'on demande une exception à la loi ordinaire, dans un moment aussi cri...
      Qu'on ne demande qu'un provisoire, et un provisoire pour six mois, ou seulement pour jusqu'à l'époque où la; métropole pourra recommencer et soutenir des envois suffisants: qu'on n'a pas, qu'on ne peut avoir l'intention de se soustraire aux relations avec la métropole, et à elle seule réservées, mais qu'on demande une exception à la loi ordinaire, dans un moment aussi critique qu'extraordinaire ;
      tion toute la guerre; qu'alors la disette ne désolait pas la France, comme elle le fait encore à présent, même à la suite d'une récolte abondante; qu'alors il n'y avait pas de prohibition d'exportation, d'insurrecti...
      ...'était opposée et qui ne manquerait pas de s'opposer encore a tout enlèvement/ qua...
      ...en permettre, ou en ordonner, ce à quoi la prudence ne paraissait pas devoir déter...
      ...et arrivait effectivement dans nos îles de nombreux convois sous escorte ;
      tion toute la guerre; qu'alors la disette ne désolait pas la France, comme elle le fait encore à présent, même à la suite d'une récolte abondante; qu'alors il n'y avait pas de prohibition d'exportation, d'insurrection du peuple, qui s'était opposée et qui ne manquerait pas de s'opposer encore a tout enlèvement/ quand bien même on voudrait en permettre, ou en ordonner, ce à quoi la prudence ne paraissait pas devoir déterminer l'Assemblée dans l'occurrence ; qu'enfin à l'époque dont il vient d'être question, il pouvait arriver et arrivait effectivement dans nos îles de nombreux convois sous escorte ;
      ...par ses agents pour l'approvisionnement de la colonie ne sont pas plus admissibles ; ...
      ...on ne pouvait lui confier, sans crainte de le voir chercher à faire dans les ténèbres un bénéfice quelconque, le seul but de ses opérations mercantiles; qu'en effet, de quel avantage pourrait-il être pour la nation d'accepter une offre qui ne servirait qu'à faire payer aux colons la farine le double, le triple de ce que la leur vendraient les Américains, vu les frais d'armement, de chargement, de déchargement, d'avaries, de magasinage et d'assurance? qu'il est au surplus inutile de fatiguer les bâtiments du Roi à des courses et pour des destinations de ce genre ;
      ...tion du commerce n'est donc nullement recevable; que les quatre moyens proposés par ses agents pour l'approvisionnement de la colonie ne sont pas plus admissibles ; que le premier (1) mettrait dans sa main une régie que, malgré le désintéressement prétendu du commerce, on ne pouvait lui confier, sans crainte de le voir chercher à faire dans les ténèbres un bénéfice quelconque, le seul but de ses opérations mercantiles; qu'en effet, de quel avantage pourrait-il être pour la nation d'accepter une offre qui ne servirait qu'à faire payer aux colons la farine le double, le triple de ce que la leur vendraient les Américains, vu les frais d'armement, de chargement, de déchargement, d'avaries, de magasinage et d'assurance? qu'il est au surplus inutile de fatiguer les bâtiments du Roi à des courses et pour des destinations de ce genre ;
      ... servirait qu'à remplir le même but, et de plus à mettre le commerce à portée de vendre aux Etats-Unis une partie de ses cargaisons en fraude des droits dont elles sont exemptes à la destination des colonies, et par suite à augmenter encore le prix de ce qui lui resterait à vendre à l'arrivée de ses vaisseaux dans l'île ; qu'il en résulterait en outre une dépense de 450,000 livres pour l'Etat, pour l'acquit de primes que le commerce ne rougit pas de demander dans un instant où le Trésor e... Que le second (2) ne servirait qu'à remplir le même but, et de plus à mettre le commerce à portée de vendre aux Etats-Unis une partie de ses cargaisons en fraude des droits dont elles sont exemptes à la destination des colonies, et par suite à augmenter encore le prix de ce qui lui resterait à vendre à l'arrivée de ses vaisseaux dans l'île ; qu'il en résulterait en outre une dépense de 450,000 livres pour l'Etat, pour l'acquit de primes que le commerce ne rougit pas de demander dans un instant où le Trésor est épuisé ; ,
      ... et dont elles rapporteraient en France la valeur en denrées, pour le compte de la nation. ...eraient dans nos colonies des farines qu'elles iraient chercher aux Etatsrljnis, et dont elles rapporteraient en France la valeur en denrées, pour le compte de la nation.
      ...vraient, en retour, des lettres à un an de vue, sur Londres ou Paris, dont la colonie ferait les fonds à l'avance en ... ...permise ne leur convenaient pas, ou ne suffisaient pas à leur payement, ils recevraient, en retour, des lettres à un an de vue, sur Londres ou Paris, dont la colonie ferait les fonds à l'avance en Europe, et en denrées des îles.
      ...par an, qu'ilen faudrait 400,000 barils de plus pour adoucir le sort des nègres, dont 12,000 meurent annuellement de faim, à raison de ce que les productions du pays, dont il...
      ...x sécheresses, et dans l'une et l'autre de ces positions aux ouragans, qui ravagen...
      farine par an, qu'ilen faudrait 400,000 barils de plus pour adoucir le sort des nègres, dont 12,000 meurent annuellement de faim, à raison de ce que les productions du pays, dont ils vivent, ne peuvent résister qu'en partie, dans lps plaines aux pluies , dans les montagnes aux sécheresses, et dans l'une et l'autre de ces positions aux ouragans, qui ravagent presque annuellement ces belles contrées ;
      ...eaux sont très-petits et par conséquent de peu de charge, voudrait, pour 200,000 barils q...
      ...qu'à faire payer aux colons les denrées de première nécessité le double de leur valeur
      ...(3) n'est qu'illusoire : car quel capitaine américain, dont au surplus les vaisseaux sont très-petits et par conséquent de peu de charge, voudrait, pour 200,000 barils qu'il vient échanger contre du sucre et du café, prendre des lettres à 14 mois d'...
      ...agréer aux étrangers, ou qu'en l'admettant il ne servirait, à raison du retard, qu'à faire payer aux colons les denrées de première nécessité le double de leur valeur
      (2) D'accorder une prime de 5 livres par baril aux navires marchand... (2) D'accorder une prime de 5 livres par baril aux navires marchands français, qui, destinés pour nos colonies, iraient d'abord toucher dans les po...
      (4) Celui de chercher à engager le peuple des ports de mer à laisser faire librement l'exporta... (4) Celui de chercher à engager le peuple des ports de mer à laisser faire librement l'exportation pour les îles.

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      ...opposition à toute espèce d'enlèvement, de quelque peu d'importance qu'il soit, qu...
      ...être plus légitime, s'il était question de faire sortir de France une quantité de farine qui lui paraîtrait considérable, et dont il feindrait de méconnaître la destination pour justifier sa conduite!...
      ...nir, particulièrement pour les environs de Bor-peuple le calcul fait par le commer...
      ...as l'exactitude; que les 150,000 barils de farine nécessaires pour la subsistance annuelle de l'île ne font pas un jour et demi de la consommation de tout le royaume; mais qu'au reste il vi...
      ...s colons, que pour un objet si modique, la métropole n'a pas grand intérêt de maintenir, surtout provisoirement, le c...
      ... était praticable; mais qu'on connaît l'insurrection générale du peuple, et son opposition à toute espèce d'enlèvement, de quelque peu d'importance qu'il soit, quelque prochaine que puisse être sa destination ; combien ne serait-elle pas plus à craindre, et peut-être plus légitime, s'il était question de faire sortir de France une quantité de farine qui lui paraîtrait considérable, et dont il feindrait de méconnaître la destination pour justifier sa conduite! qu'on sait à quoi s'en tenir, particulièrement pour les environs de Bor-peuple le calcul fait par le commerce, et dont on ne nie pas l'exactitude; que les 150,000 barils de farine nécessaires pour la subsistance annuelle de l'île ne font pas un jour et demi de la consommation de tout le royaume; mais qu'au reste il vient encore à l'appui du raisonnement fait par les colons, que pour un objet si modique, la métropole n'a pas grand intérêt de maintenir, surtout provisoirement, le commerce exclusif des farines avec les colonies;
      Qu'on convient que la farine y était excessivement chère à l'époque des dernières lettres écrites et reçues de l'île ; Qu'on convient que la farine y était excessivement chère à l'époque des dernières lettres écrites et reçues de l'île ;
      ...ssemblée nationale ne peut se dispenser de rétablir provisoirement, et pour six mois, à compter du jour de la publication dans l'île, l'ordonnance du... Que l'Assemblée nationale ne peut se dispenser de rétablir provisoirement, et pour six mois, à compter du jour de la publication dans l'île, l'ordonnance du 27 mai ;
      ...rendre garant et responsable des effets de la révocation de cette ordonnance un ministre qui, au mépris des besoins de colonie et des représentations de ses députés, a pris sur lui de faire casser au conseil du Roi une ordo...
      ...es administrateurs des lieux ont droit "de rendre provisoirement quand le cas l'ex...
      ... que sur les lieux qu'on peut connaître la nature, l'étendue et l'urgence des besoins de la colonie.
      Qu'elle doit rendre garant et responsable des effets de la révocation de cette ordonnance un ministre qui, au mépris des besoins de colonie et des représentations de ses députés, a pris sur lui de faire casser au conseil du Roi une ordonnance que les administrateurs des lieux ont droit "de rendre provisoirement quand le cas l'exige; et que cette responsabilité est d'autant plus fondée,, que le ministre convient que ce n'est que sur les lieux qu'on peut connaître la nature, l'étendue et l'urgence des besoins de la colonie.
      ...sieurs, les conclusions que les députés de Saint-Domingue ont tirées des considéra...
      ...ées, et dont je viens d'avoir l'honneur de vous soumettre l'extrait : vous avez pu voir qu'en se contentant d'effleurer la question quant à ce qui regarde le fond...
      ...r le provisoire, et c'est sous ce point de vue seulement qu'ils ont cherché à démontrer la justice, l'indispensable nécessité de le leur accorder.
      Telles sont, Messieurs, les conclusions que les députés de Saint-Domingue ont tirées des considérations qu'ils vous ont présentées, et dont je viens d'avoir l'honneur de vous soumettre l'extrait : vous avez pu voir qu'en se contentant d'effleurer la question quant à ce qui regarde le fond, ils se sont restreints à traiter le provisoire, et c'est sous ce point de vue seulement qu'ils ont cherché à démontrer la justice, l'indispensable nécessité de le leur accorder.
      Nous allons passer maintenant à la défense des députés des manufactures et du commerce de France, qui ont demandé et à qui vous a... Nous allons passer maintenant à la défense des députés des manufactures et du commerce de France, qui ont demandé et à qui vous avez accordé d'être entendus sur cette importante question.
      ...tes demandes et allégations des députés de la colonie, il s'est trouvé souvent obligé d'entamer la question au fond ; sa réponse porte don...
      ...lle est nécessairement plus étendue que la demande des députés de la colonie. Mais l'instant de traiter cette grande question dans tous...
      rentes demandes et allégations des députés de la colonie, il s'est trouvé souvent obligé d'entamer la question au fond ; sa réponse porte donc et sur le fond et sur le provisoire : d'où il résulte qu'elle est nécessairement plus étendue que la demande des députés de la colonie. Mais l'instant de traiter cette grande question dans tous ses rapports n'est pas encore arrivé. Vos moments sont précieux; je ne vous ren...
      1° Il tfest pas vrai que la fourniture des farines françaises à Sai...
      ...it cause que 10 à 12,000 nègres meurent de faim tous les ans ;
      1° Il tfest pas vrai que la fourniture des farines françaises à Saint-Domingue soit et ait été insuffisante, ni qu'elle soit cause que 10 à 12,000 nègres meurent de faim tous les ans ;
      11 était difficile que la sensibilité des députés du commerce de France ne fût pas profondément affectée de l'inculpation grave qu'on fait à leurs ...
      ... condamnerait actuellement aux horreurs de la famine 400,000 hommes, et dévouerait annuellement à la mort 12,000 des instruments du luxe de] l'Europe, qu'on vous a peints, au nombre de plus de 360,000, n'obtenant pas pour prix de l'abandon absolu de leur existence, les moyens indispensables de la soutenir.
      11 était difficile que la sensibilité des députés du commerce de France ne fût pas profondément affectée de l'inculpation grave qu'on fait à leurs commettants, d'un horrible monopole qui, pour un intérêt particulier, condamnerait actuellement aux horreurs de la famine 400,000 hommes, et dévouerait annuellement à la mort 12,000 des instruments du luxe de] l'Europe, qu'on vous a peints, au nombre de plus de 360,000, n'obtenant pas pour prix de l'abandon absolu de leur existence, les moyens indispensables de la soutenir.
      ...et en vous présentant un tableau rapide de la colonie de Saint-Domingue, il a cherché à diminuer...
      ...unés en faveur desquels ils ont. essayé de soulever votre indignation contre ce qu...
      ...nture pourrait faire sur les représentants d'une nation douce et compatissante: et en vous présentant un tableau rapide de la colonie de Saint-Domingue, il a cherché à diminuer l'exagération des affections douloureuses que les planteurs ont fait naître dans votre âmei sur le sort d'infortunés en faveur desquels ils ont. essayé de soulever votre indignation contre ce qu'ils ont appelé l'insensible cupidité du commerce.
      De cette population de 400,000 hommes, le commerce avance (et il en appelle sur cette allégation au témoignage de tous ceux qui connais-naissent le régime des îles, ou même de tout colon impartial ) qu'il y en a 360,000 qui ne consomment de pain, ni par besoin, ni même par goût, si ce n'est en état de maladie ou de convalescence ; et il soutient, toujour...
      ...vres du pays consistant dans le manioc, la patate, l'igname, la racine de chou caraïbe, la banane, toutes productions dont la récolte ne manque jamais dans tous les quartiers et à la fois, quels que soient les contrariétés...
      ...ns, suffisent sans peine, avec les riz, la farine de maïs, les pois, les légumes de toute espèce, dont la libre importation est toujours permise, pour assurer la subsistance saine et préférée des noirs et géns de couleur, c'est-à-dire des 9/10 des habitants de l'île.
      De cette population de 400,000 hommes, le commerce avance (et il en appelle sur cette allégation au témoignage de tous ceux qui connais-naissent le régime des îles, ou même de tout colon impartial ) qu'il y en a 360,000 qui ne consomment de pain, ni par besoin, ni même par goût, si ce n'est en état de maladie ou de convalescence ; et il soutient, toujours en invoquant le même témoignage, que les vivres du pays consistant dans le manioc, la patate, l'igname, la racine de chou caraïbe, la banane, toutes productions dont la récolte ne manque jamais dans tous les quartiers et à la fois, quels que soient les contrariétés des saisons ou le ravage des ouragans, suffisent sans peine, avec les riz, la farine de maïs, les pois, les légumes de toute espèce, dont la libre importation est toujours permise, pour assurer la subsistance saine et préférée des noirs et géns de couleur, c'est-à-dire des 9/10 des habitants de l'île.
      C'est à la suite de cet exposé que le commerce vous présente, en réponse à l'allégation des députés de la colonie, d'une mortalité forcément annuelle de 12,000 noirs, causée par le défaut de subsistances, un recensement des morts ...
      ...nt les deux années 1786 et 1787 (l'état de 1788 n'est pas encore formé) d'où il ré...
      ...s surpassèrent les naissances seulement de 1,850, et en 1787 de 2,560; et cet excédant
      C'est à la suite de cet exposé que le commerce vous présente, en réponse à l'allégation des députés de la colonie, d'une mortalité forcément annuelle de 12,000 noirs, causée par le défaut de subsistances, un recensement des morts et des naissances des noirs dans l'île pendant les deux années 1786 et 1787 (l'état de 1788 n'est pas encore formé) d'où il résulte qu'en 1786, sur 333,000 nègres, il y a eu 4,217 naissances et 5,067 morts ; en 1787, sur 364,000 nègres, 3,556 naissances et 6,116 morts; qu'en 1786 les mortalités surpassèrent les naissances seulement de 1,850, et en 1787 de 2,560; et cet excédant
      Qu'il résulte de tout ce qui vient de vous être rapporté : Qu'il résulte de tout ce qui vient de vous être rapporté :
      Qu'au 27 mai, on avait lieu de craindre à Saint-Domingue une disette q... Qu'au 27 mai, on avait lieu de craindre à Saint-Domingue une disette qu'on y éprouve dans cet instant au plus haut point ;
      Qu'il est évident que la France ne peut en fournir dans ce momen... Qu'il est évident que la France ne peut en fournir dans ce moment ;
      Le commerce de France a adopté un plan de défense dans lequel, pour répondre aux ... Le commerce de France a adopté un plan de défense dans lequel, pour répondre aux diffé-
      La défense du Commerce commence par ces de... La défense du Commerce commence par ces deux propositions :

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      de perte d'une année sur l'autre, vient de ce qu'en 1787 il y eut 30,000 nègres importés d'Afrique, et que la mortalité est plus considérable sur des...
      ...; d'où il résulte enfin, qu'en deux ans la colonie n'a perdu réellement, en sus des . naissances, sur un nombre commun de 348,000 nègres, que 2,350 nègres, c'est...
      ... nous heureux, Messieurs, qu'un tableau de mortalité puisse devenir un sujet de consolation. '
      de perte d'une année sur l'autre, vient de ce qu'en 1787 il y eut 30,000 nègres importés d'Afrique, et que la mortalité est plus considérable sur des nègres non acclimatés; d'où il résulte enfin, qu'en deux ans la colonie n'a perdu réellement, en sus des . naissances, sur un nombre commun de 348,000 nègres, que 2,350 nègres, c'est-à-dire à peu près 1/130. Il vous paraîtra comme à nous heureux, Messieurs, qu'un tableau de mortalité puisse devenir un sujet de consolation. '
      ...s besoins ou à ces goûts, 93,000 barils de farine, année commune; mais depuis cinq ans il en a été im- Çorté dans l'île, des ports de France seulement, 50,0QÛ barils ; ce qui donne une année commune de 150,000 barils; du moins tel est le résultat de l'importation de l'année comnaune, faite sur cinq années, de 1784 à 17B8 : reste donc annuelle-lement 57,000 barils, au delà des besoins réels de la colonie, qui servent, soit aux caboteurs, soit à la contrebande avec les Espagnols habitants de l'île, soit enfin à former les magasins...
      ...mbreux ni considérables dans un pays où la farine n'est pas longtemps de garde; inconvénient qui éloigne toute i...
      ...rs à bénéfice que le commerce se défait de cette denrée; ses agents offrent de prouver que souvent la farine a été moins chère a Saint-Doming...
      ... sans se plaindre, il n'a point demandé de dédommagement; pourquoi donc, dit-il, s...
      ...ne font que le couvrir des désavantages de spéculations souvent contrariées oumême...
      ...aut tout au plus, d'après le calcul que présente le commerce, pour subvenir à ces besoins ou à ces goûts, 93,000 barils de farine, année commune; mais depuis cinq ans il en a été im- Çorté dans l'île, des ports de France seulement, 50,0QÛ barils ; ce qui donne une année commune de 150,000 barils; du moins tel est le résultat de l'importation de l'année comnaune, faite sur cinq années, de 1784 à 17B8 : reste donc annuelle-lement 57,000 barils, au delà des besoins réels de la colonie, qui servent, soit aux caboteurs, soit à la contrebande avec les Espagnols habitants de l'île, soit enfin à former les magasins des spéculateurs, qui ne peuvent être ni nombreux ni considérables dans un pays où la farine n'est pas longtemps de garde; inconvénient qui éloigne toute idée d'accaparement soutenu. Et ce n'est pas toujours à bénéfice que le commerce se défait de cette denrée; ses agents offrent de prouver que souvent la farine a été moins chère a Saint-Domingue qu'à Bordeaux même ; alors le commerçant a perdu sans se plaindre, il n'a point demandé de dédommagement; pourquoi donc, dit-il, se récrier contre des bénéfices momentanés qui ne font que le couvrir des désavantages de spéculations souvent contrariées oumêmeruinées?
      ...'où il résulte que le prix commun a été de 4 sols 7 deniers î/2 la livre, pendant toute l'année. Le tableau de 1787 donne à peu près le même résultat ...
      ...s les journées sont payées le quadruple de ce qu'on les paye en France ; ce qui met les gens de peine bien à même de supporter la plus-value de la denrée de première nécessité.
      ...rce présente un tableau du prix des farines dans l'île en 1788, mois par mois, d'où il résulte que le prix commun a été de 4 sols 7 deniers î/2 la livre, pendant toute l'année. Le tableau de 1787 donne à peu près le même résultat ; et le commerce observe, quant au salaire des Ouvriers, que dans nos îles les journées sont payées le quadruple de ce qu'on les paye en France ; ce qui met les gens de peine bien à même de supporter la plus-value de la denrée de première nécessité.
      ...tiennent autant au fond u'au provisoire de la question, il faut les aban-onner pour l'instant, et passer à ceux relatifs à la situation actuelle. Le commerce ne se c...
      ...evoir et a réellement reçu une quantité de farine suffisante à sa consommation.
      Mais ces motifs, qui tiennent autant au fond u'au provisoire de la question, il faut les aban-onner pour l'instant, et passer à ceux relatifs à la situation actuelle. Le commerce ne se croirait pas à l'abri des reproches, s'il ne démontrait pas que, malgré les événe...
      ...nt généralement dérangé cette année l'ordre ordinaire des choses, l'île a dû recevoir et a réellement reçu une quantité de farine suffisante à sa consommation.
      ...ument en contradiction avec les députés de l'île. Ceux-ci ont argumenté, pour prouver la disette dont ils se plaignent, de deux états four- Ici les députés du commerce se trouvent absolument en contradiction avec les députés de l'île. Ceux-ci ont argumenté, pour prouver la disette dont ils se plaignent, de deux états four-
      ... d'amirauté, du 1er janvier, au juillet de cette année, ensemble la quantité restante en magasin, à l'époqu...
      ...premier, que dans les six premiers mois de 1788, le Port-au-Prince avait reçu 36,770 barils de farine; tandis qu'en 1789, il n'a reçu ...
      ...n'avait été importé dans tous les ports de l'île, que 34,480 barils de farine, dont 7,332 seulement de française ; enfin, qu'il ne restait en ...
      ...ue des procès-verbaux, que 4,918 barils de farine en totalité.
      ... tableau des farines, soit françaises, soit étrangères importées dans huit ports d'amirauté, du 1er janvier, au juillet de cette année, ensemble la quantité restante en magasin, à l'époque des procès-verbaux dont ces états sont censés le résultat : d'où il suit, du premier, que dans les six premiers mois de 1788, le Port-au-Prince avait reçu 36,770 barils de farine; tandis qu'en 1789, il n'a reçu que 9,126 barils pendant le même temps ; du second, que pendant les trois mois -d'avril à juillet, il n'avait été importé dans tous les ports de l'île, que 34,480 barils de farine, dont 7,332 seulement de française ; enfin, qu'il ne restait en magasin, à l'époque des procès-verbaux, que 4,918 barils de farine en totalité.
      Le commerce répond que, de ces deux états, l'un est inutile et ne ...
      ...er, celui des importations comparatives de 1788 à 1789, faites au Port-au-Prince, en le supposant exact, ne prouverait rien dans la question ; que de ce que le Port-au-Prince n'aurait pas reçu dans les six premiers mois de 1789, une quantité de farines françaises égale à celle qui y ...
      ...s en 1788, on ne peut 'pas conclure que la différence des importations françaises dans toute l'île à été déplus de 27,000barils de moins en 1789 qu'en 1788, mais seulemen...
      ...-au-Prince n'est pas l'entrepôt général de la colonie, et que, pour prouver que celle...
      ...importations faites dans tous Tes ports de l'île, dont au surplus les autres ports...
      ...n excédant le déficit qui se trouve sur la fourniture du Port-au-Prince, ainsi qu'...
      ...; enfin, qu'il est contre toute logique de vouloir tirer d'un fait particulier et ...
      ... que le second tableau est inexact; que la preuve de cette inexactitude résulte de l'état joint à la lettre en date du 28 août des deux administrateurs actuels de la colonie, MM. de Peynier et de Marbois, lequel prouve que, pendant les...
      ...juillet, l'importation dans l'île a été de 54,348 barils, dont 24,677 de farines françaises et 29,671 d'étrangèr...
      ...ril, mai et juin, les mêmes dont l'état de M. du Chilïeau présente le tableau, l'importation a été dans l'île de 43,297 barils, dont 17,934 de farines françaises et 25,363 d'étrangères ; ce qui est bien différent de 34,430 barils, dont 7,332 de farines françaises et 27,098 d'étrangèr...
      ...e conclut que, bien loin d'avoir manqué de 3,070 barils, l'île a eu un excédant de provision de 5,797 barils.
      Le commerce répond que, de ces deux états, l'un est inutile et ne prouve rien, l'autre est imparfait et ne prouve pas davantage; que le premier, celui des importations comparatives de 1788 à 1789, faites au Port-au-Prince, en le supposant exact, ne prouverait rien dans la question ; que de ce que le Port-au-Prince n'aurait pas reçu dans les six premiers mois de 1789, une quantité de farines françaises égale à celle qui y a été importée pendant le même temps en 1788, on ne peut 'pas conclure que la différence des importations françaises dans toute l'île à été déplus de 27,000barils de moins en 1789 qu'en 1788, mais seulement qu'elle a été telle au Port-au-Prince ; que le Port-au-Prince n'est pas l'entrepôt général de la colonie, et que, pour prouver que celle-ci n'a pas été suffisamment approvisionnée, il faudrait démontrer cette allégation par le tableau des importations faites dans tous Tes ports de l'île, dont au surplus les autres ports ont reçu en excédant le déficit qui se trouve sur la fourniture du Port-au-Prince, ainsi qu'il va être prouvé; enfin, qu'il est contre toute logique de vouloir tirer d'un fait particulier et isolé une conséquence générale; que le second tableau est inexact; que la preuve de cette inexactitude résulte de l'état joint à la lettre en date du 28 août des deux administrateurs actuels de la colonie, MM. de Peynier et de Marbois, lequel prouve que, pendant les quatre mois d'avril, mai, juin et juillet, l'importation dans l'île a été de 54,348 barils, dont 24,677 de farines françaises et 29,671 d'étrangères; et que pendant les trois mois d'avril, mai et juin, les mêmes dont l'état de M. du Chilïeau présente le tableau, l'importation a été dans l'île de 43,297 barils, dont 17,934 de farines françaises et 25,363 d'étrangères ; ce qui est bien différent de 34,430 barils, dont 7,332 de farines françaises et 27,098 d'étrangères, dont les députés parlent, d'après M. du Chilïeau : d'où le commerce conclut que, bien loin d'avoir manqué de 3,070 barils, l'île a eu un excédant de provision de 5,797 barils.
      ...ce qui pourrait lui être encore adressé de France, doive tranquilliser votre humanité sur l'approvisionnement de l'île : il est loin de blâmer les précautions conjointement pr...
      ...s dernier; ses députés en reconnaissent la sagesse, ils en consentent la maintenue et l'exécution ; ils vont au devant de votre juste sollicitude pour l'assurance de l'approvisionnement de l'île; et c'est pour y concourir, autan...
      ...d pas que, dans l'occurrence actuelle, ce qu'on a pu importer à Saint-Domingue, ce qui pourrait lui être encore adressé de France, doive tranquilliser votre humanité sur l'approvisionnement de l'île : il est loin de blâmer les précautions conjointement prises par les administrateurs, et les motifs qui les ont déterminés à l'ordonnance du 30 mars dernier; ses députés en reconnaissent la sagesse, ils en consentent la maintenue et l'exécution ; ils vont au devant de votre juste sollicitude pour l'assurance de l'approvisionnement de l'île; et c'est pour y concourir, autant qu'il est en eux,
      Mais il ne suffit pas au commerce de vous avoir tranquillisés sur l'existence, ainsi que sur les subsistances des 9/10 de l'île; il n'a pas perdu de vue qu'il vous doit compte de sa conduite, de ses envois, de ses efforts pour l'approvisionnement de 40,000 individus blancs, ou gens de couleur, et des nègres malades et conva...
      ... et les preuves qu'il apporte a l'appui de ses allégations.
      Mais il ne suffit pas au commerce de vous avoir tranquillisés sur l'existence, ainsi que sur les subsistances des 9/10 de l'île; il n'a pas perdu de vue qu'il vous doit compte de sa conduite, de ses envois, de ses efforts pour l'approvisionnement de 40,000 individus blancs, ou gens de couleur, et des nègres malades et convalescents ; et voici quelles sont à ce sujet, et les réponses qu'il fait aux reproches qu'on lui a adressés, et les preuves qu'il apporte a l'appui de ses allégations.

      Séance du jeudi 12 novembre 1789

      page 22
      ...t les quatre moyens déjà rapportés dans la demande des députés de l'île, et combattus par ceux-ci. qu'ils vous proposent les quatre moyens déjà rapportés dans la demande des députés de l'île, et combattus par ceux-ci.
      ...e ces réponses, disent encore à l'appui de leurs propositions : sur la première (1); que, malgré les imputations calomnieuses deS députés de l'île, on peut se fier à la bonne foi et à la loyauté du commerce français, qui a fait plus d'une fois ses preuves de désintéressement et de zèle dans les opérations qui lui ont ét...
      ...s fatigués à faire dés courses du genre de celles auxquelles il propose de les employer, qu'à rester immobiles dan...
      ... une mise hors, Une avance sans intérêt de plusieurs millions, et.que cette offre ...
      Les députés du commerce, contre ces réponses, disent encore à l'appui de leurs propositions : sur la première (1); que, malgré les imputations calomnieuses deS députés de l'île, on peut se fier à la bonne foi et à la loyauté du commerce français, qui a fait plus d'une fois ses preuves de désintéressement et de zèle dans les opérations qui lui ont été confiées par le gouvernement; que des bâtiments du Roi Seraient moins fatigués à faire dés courses du genre de celles auxquelles il propose de les employer, qu'à rester immobiles dans les ports, où ils se gâtent, et finissent par pourrir ; qu'en acceptant cette proposition, elle ne nécessiterait pas moins par. le commerce une mise hors, Une avance sans intérêt de plusieurs millions, et.que cette offre est certainement désintéressée et honnête ;
      Sur la seconde, qu'ils renonceront volontiers à la prime dont la demande était d'abord contenue dans leu...
      ...l'acheteur, puisque celui-ci paye moins la denrée le toute la quotité de la prime; qu'il est au surplus très-aisé de prendre des précaution» contre la fraude qu'on leur suppose l'intention de faire aux Etats-Unis;
      Sur la seconde, qu'ils renonceront volontiers à la prime dont la demande était d'abord contenue dans leur proposition, mais qu'elle n'avait été faite que pour l'intérêt même des colons ; qu'on n'ignore pas qu'une prime est un avantage, nOù' pour le vendeur, mais bien pour l'acheteur, puisque celui-ci paye moins la denrée le toute la quotité de la prime; qu'il est au surplus très-aisé de prendre des précaution» contre la fraude qu'on leur suppose l'intention de faire aux Etats-Unis;
      Sur la troisième, que ce moyen a été plus d'un...
      ... accepteraient volontiers cette manière de s'acquitter ; que le délai de quatorze mois n'est ni inconnu ni inusité à qui traite avec les planteurs de nos lies, qui sont loin de tout payer comptant;
      Sur la troisième, que ce moyen a été plus d'une fois employé, et qu'il est très-probable que les Américains, qui doivent à l'Angleterre, accepteraient volontiers cette manière de s'acquitter ; que le délai de quatorze mois n'est ni inconnu ni inusité à qui traite avec les planteurs de nos lies, qui sont loin de tout payer comptant;
      Sur la quatrième, qu'ils sentent toute la difficulté son exécution; mais cependant, qu'il' e...
      ... qu'une nation juste et généreuse comme la nation française ne voudra pas, en cons...
      ...en passant, beaucoup plus doux qu aucun de ceux des puissances européennes avec le...
      ... voudra pas, disent-ils, ne pas assurer la subsistance de ses frères des îles ; que l'opposition ...
      ...e réalisera sûrement pas dans les ports de mer habités par des Français, perpétuellement témoins de ces sortes d'enlèvements, qui tous, indépendamment de l'intérêt national et commun, ont encor...
      ...e d'une manière ou d'autre, l'armement, de vaisseaux pour les îles, à cè que ce commerce soit conservé dans sa totalité à la métropole; que lés chargements pour les...
      ...ance, d'être autorisés et soutenus pour la continuer; que plusieurs demandes de ce genre ont été ou vont être adressées...
      ...an, pays qui fournit les belles farines de minot, a déjà fait remettre au comité d'agriculture et de commerce un mémoire à ce sujet ; qu'on ...
      ...n d'une extraction qui puisse inquiéter la France, puisqu'il ne s'agit
      Sur la quatrième, qu'ils sentent toute la difficulté son exécution; mais cependant, qu'il' est probable qu'une nation juste et généreuse comme la nation française ne voudra pas, en conservant le régime qui existe depuis si longtemps pour les îles (régime, pour le dire en passant, beaucoup plus doux qu aucun de ceux des puissances européennes avec leurs colonies), ne voudra pas, disent-ils, ne pas assurer la subsistance de ses frères des îles ; que l'opposition aux chargements qui pourraient avoir lieu dans l'intérieur du royaume ne se réalisera sûrement pas dans les ports de mer habités par des Français, perpétuellement témoins de ces sortes d'enlèvements, qui tous, indépendamment de l'intérêt national et commun, ont encore un intérêt particulier, par l'emploi et l'occupation que leur procure d'une manière ou d'autre, l'armement, de vaisseaux pour les îles, à cè que ce commerce soit conservé dans sa totalité à la métropole; que lés chargements pour les îles se continuent dans les porta et particulièrement à Bordeaux ; que les pays accoutumés à faire cette fournituré, sollicitent, àvec instance, d'être autorisés et soutenus pour la continuer; que plusieurs demandes de ce genre ont été ou vont être adressées à l'Assemblée nationale; que Montauban, pays qui fournit les belles farines de minot, a déjà fait remettre au comité d'agriculture et de commerce un mémoire à ce sujet ; qu'on peut d'autant plus se permettre d'accueillir ces différentes réclamations, qu'il n'est pas question d'une extraction qui puisse inquiéter la France, puisqu'il ne s'agit
      que de la quantité qu'elle consomme en un jour et...
      ...sont tirées principalement dés environs de Bordeaux, c'est-à-dire de pays éloignés de deux cents lieues de la capitale, a laquelle on ne pourrait fai...
      ...s, même avec des frais qui doubleraient la valeur de la denrée ; pays qui n'ont eux-mêmes d'aut...
      ...r et entretenir leurs manufactures, que la vente et la conversion de ledrs blés en farine, dans lès beaux établissements de Moissac ët autres de ce genre;
      que de la quantité qu'elle consomme en un jour et demi ; que les farines particulièrement destinées au commerce des îles, sont tirées principalement dés environs de Bordeaux, c'est-à-dire de pays éloignés de deux cents lieues de la capitale, a laquelle on ne pourrait faire parvènir ces approvisionnements, même avec des frais qui doubleraient la valeur de la denrée ; pays qui n'ont eux-mêmes d'autre ressource pour subsister et entretenir leurs manufactures, que la vente et la conversion de ledrs blés en farine, dans lès beaux établissements de Moissac ët autres de ce genre;
      Que cependant, quelle que soit la justice de maintenir la liberté de cette extraction, particulièrement conservée par les décrets de l'Assemblée relatifs aùx subsistances, ...
      ... dù commerce attendent sa décision pour la continuité de l'emploi de ce moyen, ou pour la préférence de ceux qu'elle croira devoir adopter dans sa sagesse, pour assurer la subsistance des colonies, à la conservation et à l'accroissement desqu...
      ...commerce, auquel elles doivent beaucoup de millions ; que, relativement à la cherté excessive dont së plaignent lës députés de Saint-Domingue, Ceux du commerce doivent dire que le prix de 120 livres ou 130 livres n'est $ as un prix excessif aux colonies dans un moment de disette ; qu'il-est malheureusement rel...
      ...en France ; qu'aux îles comme ailleurs, la rareté est le fruit de l'inquiétude, dont on voit l'effet sans pouvoir en assigner la cause ; que dans les temps malheureux, ...
      ...nt ils jouissent les met bien au-dëssus de cette dépense passagère; qu'ils ont au ...
      ...ussi agréables pour les blancs que ceux de l'Europe, sont néanmoins bons et sains ...
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      ... cultivateur, le manouvrier peut mourir de faim et de misère, quand le pain lui mangue ou que son prix est au-dessus de ses modiques facultés; quil serait sans doute satis-faisant pour la métropole d'avoir à fournir à un taux m...
      ...leur marché ou-même à prix égal à celui de France, mais bien qu'ils en aient: et i...
      ...,000 barils, ainsi qu'il est prouvé par la lettre de M. Goutard, maréchal de camp, commandant en second de l'île, datée du 24 août, et produite; qu'il vient d'en être expédié de nos, ports, et particulièrement de Bordeaux, plus de 6,000 barils pour le compte du commerce, indépendamment de ce qu'il en faut ^pour les troupes; que...
      Que cependant, quelle que soit la justice de maintenir la liberté de cette extraction, particulièrement conservée par les décrets de l'Assemblée relatifs aùx subsistances, les1 députés dù commerce attendent sa décision pour la continuité de l'emploi de ce moyen, ou pour la préférence de ceux qu'elle croira devoir adopter dans sa sagesse, pour assurer la subsistance des colonies, à la conservation et à l'accroissement desquelles aucun corps n'a, dans l'Etat, plus d'intérêt que le commerce, auquel elles doivent beaucoup de millions ; que, relativement à la cherté excessive dont së plaignent lës députés de Saint-Domingue, Ceux du commerce doivent dire que le prix de 120 livres ou 130 livres n'est $ as un prix excessif aux colonies dans un moment de disette ; qu'il-est malheureusement relatif à celui' auquel, malgré une récolte très-abontante, on paye actuellement le pain en France ; qu'aux îles comme ailleurs, la rareté est le fruit de l'inquiétude, dont on voit l'effet sans pouvoir en assigner la cause ; que dans les temps malheureux, sans doute, les habitants blancs payent le pain cher, mais que l'aisance dont ils jouissent les met bien au-dëssus de cette dépense passagère; qu'ils ont au moins pour ressource der-' nière les vivres du pays, qui ne manquent jamais, et qui, sans être aussi agréables pour les blancs que ceux de l'Europe, sont néanmoins bons et sains ; que ce n'est pas aux îles, mais dans nos pays, que la disette est vraiment à craindre et exerce d'affreux ravages; que , tous ont une subsistance assurée, les noirs et gens de couleur, à leur goût, et presque pour rien, en denrées du pays, les riches des unes et des autres, avec plus ou moins d'argent, suivant les circonstances ; mais qu'ici le cultivateur, le manouvrier peut mourir de faim et de misère, quand le pain lui mangue ou que son prix est au-dessus de ses modiques facultés; quil serait sans doute satis-faisant pour la métropole d'avoir à fournir à un taux modéré des denrées à ses colonies, mais qu'enfin l'essentiel n'est pas tant que des colons très-riches ou au moins très-aisés aient des farines à meilleur marché ou-même à prix égal à celui de France, mais bien qu'ils en aient: et ils en ont, et n'en manqueront pas ; qu'au 24 août, il y en avait au Gap seulement environ 10,000 barils, ainsi qu'il est prouvé par la lettre de M. Goutard, maréchal de camp, commandant en second de l'île, datée du 24 août, et produite; qu'il vient d'en être expédié de nos, ports, et particulièrement de Bordeaux, plus de 6,000 barils pour le compte du commerce, indépendamment de ce qu'il en faut ^pour les troupes; que ces expéditions
    • Séance du vendredi 20 novembre 1789

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      Séance du vendredi 20 novembre 1789

      page 128
      Locuteur: Salomon
      Adresse de félicitations, remercîments et adhésion de la commune de la ville de Cusset en Auvergne. Adresse de félicitations, remercîments et adhésion de la commune de la ville de Cusset en Auvergne.
      Locuteur: Salomon
      Adresse du conseil permanent de la ville de Nîmes. Il déclare qu'il s'opposera de tout son pouvoir à toute convocation d'...
      ...rait pas faite conformément aux décrets de l'Assemblée.
      Adresse du conseil permanent de la ville de Nîmes. Il déclare qu'il s'opposera de tout son pouvoir à toute convocation d'Etats provinciaux et d'assemblée générale ou partielle qui ne serait pas faite conformément aux décrets de l'Assemblée.
      Locuteur: Salomon
      ...l s'est élevé, dit le conseil permanent de Nîmes, des doutes injurieux à notre pro...
      ... tout le Languedoc ce qu'a produit dans la ville de Toulouse l'intérêt bien connu de quelques privilégiés, tentative infruct...
      « S'il s'est élevé, dit le conseil permanent de Nîmes, des doutes injurieux à notre province, n'imputez pas à tout le Languedoc ce qu'a produit dans la ville de Toulouse l'intérêt bien connu de quelques privilégiés, tentative infructueuse repoussée par tous les bons citoyens.
      Locuteur: Salomon
      ...s fois ont soutenu l'édifice chancelant de la liberté, et qui, garants aujourd'hui de l'indépendance de nos assemblées, sauront respecter un dé... ...nfiance le Roi et l'Assemblée nationale au milieu des braves Parisiens, qui trois fois ont soutenu l'édifice chancelant de la liberté, et qui, garants aujourd'hui de l'indépendance de nos assemblées, sauront respecter un dépôt que toutes les provinces surveillent. »
      Locuteur: Salomon
      Adresse de trois religieux de l'abbaye de Saint-Calais, bas Vendômois, qui approuvent l'abandon des biens de la congrégation de Saint-Maur, fait entre les mains de l'Assemblée nationale, sous les conditions d'une pension viagère de 1,800 livres à chacun des sujets, et de l'nabileté à posséder les bénéfices-cures et à remplir les chaires de l'enseignement public. Adresse de trois religieux de l'abbaye de Saint-Calais, bas Vendômois, qui approuvent l'abandon des biens de la congrégation de Saint-Maur, fait entre les mains de l'Assemblée nationale, sous les conditions d'une pension viagère de 1,800 livres à chacun des sujets, et de l'nabileté à posséder les bénéfices-cures et à remplir les chaires de l'enseignement public.
      Locuteur: Salomon
      Adresse du même genre, de cinq religieux de la même congrégation de l'abbaye de Saint-Flo-rent-le-Vieil. Adresse du même genre, de cinq religieux de la même congrégation de l'abbaye de Saint-Flo-rent-le-Vieil.
      Locuteur: Salomon
      Délibération de la vallée d'Ossau, composée de dix-huit communautés en Béarn, contenant adhésion au^c décrets de l'Assemblée nationale. Elle renonce en ...
      ...ns particuliers, espérant néanmoins que la nation maintiendra dans leurs provinces...
      Délibération de la vallée d'Ossau, composée de dix-huit communautés en Béarn, contenant adhésion au^c décrets de l'Assemblée nationale. Elle renonce en conséquence à tous ses droits, privilèges et exemptions particuliers, espérant néanmoins que la nation maintiendra dans leurs provinces, leurs coutumes pour ce qui regarde les droits successifs.
      Locuteur: Salomon
      Adresse de la communauté de Gaumont en Li-magne, renfermant l'adhésion la plus expresse à tous les décrets de l'Assemblée nationale. Adresse de la communauté de Gaumont en Li-magne, renfermant l'adhésion la plus expresse à tous les décrets de l'Assemblée nationale.
      Locuteur: Salomon
      Adresse du même genre de la ville de Grisolles dans le haut Languedoc, qui d... Adresse du même genre de la ville de Grisolles dans le haut Languedoc, qui demande une justice royale.
      Locuteur: Salomon
      Délibération des communautés de Saint-Bonnet-de-Galaure, Ghâteauneuf, Ratière et-Saint-...
      ...tenant une adhésion absolue aux décrets de l'Assemblée et une protestation formelle contre la convocation des Etats de la province, et du doublement fait par la commission intermédiaire.
      Délibération des communautés de Saint-Bonnet-de-Galaure, Ghâteauneuf, Ratière et-Saint-Avit en Dauphiné, contenant une adhésion absolue aux décrets de l'Assemblée et une protestation formelle contre la convocation des Etats de la province, et du doublement fait par la commission intermédiaire.
      Locuteur: Salomon
      Délibération de l'assemblée municipale et électorale de la commune de Rouen, par laquelle elle improuve, de la manière la plus forte, l'arrêté de la chambre des vacations du parlement de Rouen, le regardant comme un attentat contre la nation, contre les habitants de la Normandie, que l'on a osé mettre en jeu dans un acte de cette importance, sans leur assentiment...
      ...ser en suggérant que des considérations de province doivent l'emporter
      Délibération de l'assemblée municipale et électorale de la commune de Rouen, par laquelle elle improuve, de la manière la plus forte, l'arrêté de la chambre des vacations du parlement de Rouen, le regardant comme un attentat contre la nation, contre les habitants de la Normandie, que l'on a osé mettre en jeu dans un acte de cette importance, sans leur assentiment, et que l'on tente d'abuser en suggérant que des considérations de province doivent l'emporter
      Locuteur: Salomon
      Adresses de félicitations, remercîments et adhésion de Ja ville de Flavigny, en Bourgogne ; elle supplie l'Assemblée de s'occuper sans cesse de l'organisation des assemblées provinciales et municipales, et de rédiger au plus tôt les lois interpréta... Adresses de félicitations, remercîments et adhésion de Ja ville de Flavigny, en Bourgogne ; elle supplie l'Assemblée de s'occuper sans cesse de l'organisation des assemblées provinciales et municipales, et de rédiger au plus tôt les lois interprétatives des arrêtés du 4 août.
      ...cture du procès-verbal des deux séances de la veille. (1) Cette séance est incomplète... , Vun des secrétaires, donne lecture du procès-verbal des deux séances de la veille. (1) Cette séance est incomplète au Moniteur.
      présidence de m. thouret. présidence de m. thouret.

      Séance du vendredi 20 novembre 1789

      page 129
      Locuteur: Salomon
      L'a municipalité de Rouen a député dèux de ses membres pour exprimer ses remercîme...
      ...'Assemblée nationale, et pour assurer - la commune de Paris de la satisfaction de celle de -Rouen voir le séjour du Roi et de l'Assemblée dans la capitale. La municipalité atteste encore à l'Assemblée que, si l'acte éclatant de sa justice -et la dénonciation de Sa Majesté ne lui eussent pas seuls donné connaissance de cet arrêt fait ;dans les ténèbres, elle se fût fait gloire de le lui -porter elle-même, et que, malgr...
      ...e un parti malveillant, elle ne cessera de donner à l'Assemblée des preuves de son -dévouement absolu pour l'exécution de tous ses décrets.
      L'a municipalité de Rouen a député dèux de ses membres pour exprimer ses remercîments au Roi, à l'Assemblée nationale, et pour assurer - la commune de Paris de la satisfaction de celle de -Rouen voir le séjour du Roi et de l'Assemblée dans la capitale. La municipalité atteste encore à l'Assemblée que, si l'acte éclatant de sa justice -et la dénonciation de Sa Majesté ne lui eussent pas seuls donné connaissance de cet arrêt fait ;dans les ténèbres, elle se fût fait gloire de le lui -porter elle-même, et que, malgré les obstacles que lui impose un parti malveillant, elle ne cessera de donner à l'Assemblée des preuves de son -dévouement absolu pour l'exécution de tous ses décrets.
      Locuteur: Salomon
      Adresse du comité permanent de la ville de ^Dieppe : dans laquelle il s'élève avec force contre » l'arrêté de la chambre des vacations du parlement de Rouen. L'adresse est ainsi conçue : Adresse du comité permanent de la ville de ^Dieppe : dans laquelle il s'élève avec force contre » l'arrêté de la chambre des vacations du parlement de Rouen. L'adresse est ainsi conçue :
      Locuteur: Salomon
      ...pressement, et avec tous les vrais amis de la liberté, les déclarations qui doivent en affermir la base, en portant les dèrniers coups à l... « Nosseigneurs, nos commettants attestent avec empressement, et avec tous les vrais amis de la liberté, les déclarations qui doivent en affermir la base, en portant les dèrniers coups à l'aristocratie sacerdotale et judiciaire,
      Locuteur: Salomon
      « Vos décrets du 2 et du 3 de ce mois vous ont acquis de nouveaux droits à leur admiration et à ...
      ...tait plus -d'obstacle à l'établissement de cette égalité, de cette unité sociale, sans lesquelles il ne peut exister de véritable liberté. . « D'après cela, nos concitoyens n'ont pu voir qu'avec un sentiment de surprise et d'indignation 1 arrêté de la chambre des vacations du parlement -de Normandie, sous la date du 6 de ce mois, et si quelque chose a pu tempérer les sentiments dont les a pénétrés la lecture de cette production antipatriotique, c'est Tanathème dont un roi, l'idole de ses sujets et le restaurateur de leur liberté, s'est hâté de la frapper dès sa naissance. 4 « Comme Fra...
      ...èles Normands surtout, il est du devoir de nos concitoyens d'annoncer^ la France entière l'horreur dont ils sont ...
      ...régénération entière,: dont les ennemis de notre bonheur et de notre gloire ne peuvent arrêter les rap...
      « Vos décrets du 2 et du 3 de ce mois vous ont acquis de nouveaux droits à leur admiration et à leur reconnaissance ; toutes les craintes étaient calmées, toutes , les inquiétudes dissipées, et les patriotes voyaient avec joie qu'il n'existait plus -d'obstacle à l'établissement de cette égalité, de cette unité sociale, sans lesquelles il ne peut exister de véritable liberté. . « D'après cela, nos concitoyens n'ont pu voir qu'avec un sentiment de surprise et d'indignation 1 arrêté de la chambre des vacations du parlement -de Normandie, sous la date du 6 de ce mois, et si quelque chose a pu tempérer les sentiments dont les a pénétrés la lecture de cette production antipatriotique, c'est Tanathème dont un roi, l'idole de ses sujets et le restaurateur de leur liberté, s'est hâté de la frapper dès sa naissance. 4 « Comme Français, comme fidèles Normands surtout, il est du devoir de nos concitoyens d'annoncer^ la France entière l'horreur dont ils sont pénétrés pour les principes qui ont dicté un pareil arrêté, et leur attachement inviolable pour tous ceux dont le développement accélère une régénération entière,: dont les ennemis de notre bonheur et de notre gloire ne peuvent arrêter les rapides progrès.
      Locuteur: Salomon
      . « Quoil la nation, par l'organe de ses représentants légitimement élus, au...
      ... monarque aura sanctionné le décret qui la renferme, et lorsque cet acte sera revêtu de tous les caractères qui peuvent lui donner force de loi, une corporation sans mission, sans...
      ...ité, vient se permettre en transcrivant la loi sur ses registres,. des expéditions qui annoncent le désir de ressusciter des prétentions extravagantes et l'espoir de ramasser les débris d'un système qui, d...
      . « Quoil la nation, par l'organe de ses représentants légitimement élus, aura manifesté sa volonté, le monarque aura sanctionné le décret qui la renferme, et lorsque cet acte sera revêtu de tous les caractères qui peuvent lui donner force de loi, une corporation sans mission, sans titre ni qualité, vient se permettre en transcrivant la loi sur ses registres,. des expéditions qui annoncent le désir de ressusciter des prétentions extravagantes et l'espoir de ramasser les débris d'un système qui, depuis plusieurs siècles, retenait les Français sous un joug aussi cruel qu'avili...
      Locuteur: Salomon
      ...tion croira, d'un côté, en transcrivant la loi, faire un acte d'obéissance ; et de l'autre, par la manière ambiguë dont elle s'exprime, elle se soustraira à la reconnaissance de la seule autorité légitime, pour profiter ...
      ...ans qualité et uniquement entraînée par la force des circonstances.
      « Cette corporation croira, d'un côté, en transcrivant la loi, faire un acte d'obéissance ; et de l'autre, par la manière ambiguë dont elle s'exprime, elle se soustraira à la reconnaissance de la seule autorité légitime, pour profiter du premier moment favorable pour faire renaître d'odieuses prétentions et s'écrier alors qu'elle agit sans liberté, sans qualité et uniquement entraînée par la force des circonstances.
      Locuteur: Salomon
      ...paraîtra n'écouter que le cri impérieux de la conscience; de l'autre elle croira « D'un côté elle paraîtra n'écouter que le cri impérieux de la conscience; de l'autre elle croira
      Locuteur: Salomon
      qu'il est de sa prodence de prévenir nouveaux maux par une sorte de flexibilité qu'elle n?a composée qu'avec le vil sentiment de la craîntë, èt le sentiment plus honteux encore son intérêt particulier. qu'il est de sa prodence de prévenir nouveaux maux par une sorte de flexibilité qu'elle n?a composée qu'avec le vil sentiment de la craîntë, èt le sentiment plus honteux encore son intérêt particulier.
      Locuteur: Salomon
      ...tte corporation fera parade d'une sortô de flexibilité et de prudence, sous le prétexte d'éviter des...
      ...bles; et cependant elle allumera le feu de la discorde, attisera celui de la-sédition, en annonçant qu'un de vos'décréta ne tend qu'à établir plus q...
      ...t elle dénoncer ainsi les représentants de la nation à la nation elle-même pour tâcher de leur faire perdre une confiance méritée par des actes multipliés de dévouement, de patriotisme, de courage et de fermeté.
      (c Cette corporation fera parade d'une sortô de flexibilité et de prudence, sous le prétexte d'éviter des maux incalculables; et cependant elle allumera le feu de la discorde, attisera celui de la-sédition, en annonçant qu'un de vos'décréta ne tend qu'à établir plus que jamais l'anarchie dans le royaume ; et elle dénoncer ainsi les représentants de la nation à la nation elle-même pour tâcher de leur faire perdre une confiance méritée par des actes multipliés de dévouement, de patriotisme, de courage et de fermeté.
      Locuteur: Salomon
      ...era que ses membres périront plutôt que de consacrer les atteintes portées aux loi...
      ...e ; elle feindra d'oublier que, dès que la nation a choisi librement ses représentants, ils ont le pouvoir de changer, de modifier pour ses intérêts les lois exi...
      ...t bien simples que produit sur l'esprit nos concitoyens l'arrêté, de çhambre des vacations. Puisse la peine réservée aux auteurs d'une produc...
      ...uente et irréfléchie, rassurer les amis de la liberté et leur apprendre que si la nation a trouvé dans cette auguste Assemblée des défenseurs intrépides de ses droits, elle y trouvera aussi de juste vengeurs.
      « Cette corporation enfin proclamera que ses membres périront plutôt que de consacrer les atteintes portées aux lois dont ils se disent les, dépositaires, et elle saisira-pour annoncer ce courage...
      ...stant où elle transcrit Une loi qui blesse son orgueil et choque son amour-propre ; elle feindra d'oublier que, dès que la nation a choisi librement ses représentants, ils ont le pouvoir de changer, de modifier pour ses intérêts les lois existantes. Telles sont. Nosseigneurs; les réflexions bien naturelles et bien simples que produit sur l'esprit nos concitoyens l'arrêté, de çhambre des vacations. Puisse la peine réservée aux auteurs d'une production incendiaire, inconséquente et irréfléchie, rassurer les amis de la liberté et leur apprendre que si la nation a trouvé dans cette auguste Assemblée des défenseurs intrépides de ses droits, elle y trouvera aussi de juste vengeurs.
      Locuteur: Salomon
      ...ccasion vraiment essentielle l'adhésion de tous nos concitoyens à tous vos décrets...
      ... d'autres représentants que les membres de votre auguste Assemblée, que nous désavouons hautement l'arrêté de la chambre dés vacations du parlement de Rouen du 6 novembre et que nous déclarons ennemis de la patrie, des droits et de la glçire de la nation, les auteurs et adhérents dudit ...
      ...s livrons avec tous les bons Français à la honte, à l'indignation et au mépris pub...
      « Pour nous, Nosseigneurs, éh manifestant dans cette occasion vraiment essentielle l'adhésion de tous nos concitoyens à tous vos décrets, nous protestons en leur nom que nous ne pouvons ni nous ne devons reconnaître d'autres représentants que les membres de votre auguste Assemblée, que nous désavouons hautement l'arrêté de la chambre dés vacations du parlement de Rouen du 6 novembre et que nous déclarons ennemis de la patrie, des droits et de la glçire de la nation, les auteurs et adhérents dudit arrêté, que nous livrons avec tous les bons Français à la honte, à l'indignation et au mépris public.
      Locuteur: Salomon
      Après la lecture de ces adresses, on'introduit à la barre une députation de la ville d'Issoudùn ën Berry. , Après la lecture de ces adresses, on'introduit à la barre une députation de la ville d'Issoudùn ën Berry. ,
      Locuteur: Salomon
      Les citoyens qui la composent présentent une adresse par laquelle ils assurent 1 Assemblée de leur sincère aqnésion à ses arrêtés e|à ies .décrets, ainsi que de leur soumission au payement dû quart de leurs revenus; de leurs soins pour faèilifer la circulation des grains et favoriser la perception Les citoyens qui la composent présentent une adresse par laquelle ils assurent 1 Assemblée de leur sincère aqnésion à ses arrêtés e|à ies .décrets, ainsi que de leur soumission au payement dû quart de leurs revenus; de leurs soins pour faèilifer la circulation des grains et favoriser la perception
      Locuteur: Salomon
      « Elle ne craindra pas d'avancer que la plupart dés citoyens semblent volontair... « Elle ne craindra pas d'avancer que la plupart dés citoyens semblent volontairement frappés d'un aveuglement absolu, comme si une nation entière, longtemps ma...
      Locuteur: Salomon
      ...rétaires et membres du comité permanent de Dieppe, « Les président, secrétaires et membres du comité permanent de Dieppe,

      Séance du vendredi 20 novembre 1789

      page 130
      Locuteur: Salomon
      de l'impôt, pour le recouvrement duquel pl...
      ...d'assister personnellement les préposés de la régie; de plus, les citoyens d'Issoudun annoncent qu'ils se dépouillent de leurs boucles d'argent, lesquelles, joi...
      ... leurs boucles d'argent par des boucles de cuivre, afin de donner un plus grand débit aux manufact...
      de l'impôt, pour le recouvrement duquel plusieurs d'entre eux se sont chargés d'assister personnellement les préposés de la régie; de plus, les citoyens d'Issoudun annoncent qu'ils se dépouillent de leurs boucles d'argent, lesquelles, jointes à quelques autres objets, font un montant d'en-1 viron 115 marcs; qu'enfin ils remplacent pour le moment leurs boucles d'argent par des boucles de cuivre, afin de donner un plus grand débit aux manufactures du royaume.
      Locuteur: Le Président
      ... delà ville d'Issoudun et le témoignage de son zèle pour le soulagement des besoins ae l'Etat. Elle vous permet d'assister à la séance. ...mblée nationale reçoit avec satisfaction l'assurance des sentiments patriotiques delà ville d'Issoudun et le témoignage de son zèle pour le soulagement des besoins ae l'Etat. Elle vous permet d'assister à la séance.
      Locuteur: Nairac
      La ville de Bordeaux a déjà donné l'exemple qu'on n... La ville de Bordeaux a déjà donné l'exemple qu'on nous propose aujourd'hui et si cette résolution dévient générale, elle produira a...
      Locuteur: Nairac
      L'Assemblée accueille la proposition deM. d'Ailly, par acclamati...
      ...e que ses membres porteront des boucles de cuivre.
      L'Assemblée accueille la proposition deM. d'Ailly, par acclamation et décide que ses membres porteront des boucles de cuivre.
      Locuteur: Lesure
      , député de Sainte-Ménéhould, a annoncé, au nom des...
      ...age, du corps municipal et des citoyens de la ville de Sainte-Ménéhould leur ' reconnaissance, et leur respect, l'adhésion la plus entière et la plus formelle à tous ses décrets, et la plus ferme résolution d'en maintenir l'exécution; il a demandé la conservation de son siège royal, et a offert, au nom du comité patriotique de la ville de Sainte-Ménéhould, la somme de 3,?9tii liv. 19 s. 9 d. provenant des libéralités de toutes les classes de citoyens : il a demandé de plus, que l'état annexé à l'adresse, soit imprimé, , avec la liste des dons patriotiques, ainsi que la lettre de M. Ghamisso de Villè; ce qui a été agréé.
      , député de Sainte-Ménéhould, a annoncé, au nom des officiers du bailliage, du corps municipal et des citoyens de la ville de Sainte-Ménéhould leur ' reconnaissance, et leur respect, l'adhésion la plus entière et la plus formelle à tous ses décrets, et la plus ferme résolution d'en maintenir l'exécution; il a demandé la conservation de son siège royal, et a offert, au nom du comité patriotique de la ville de Sainte-Ménéhould, la somme de 3,?9tii liv. 19 s. 9 d. provenant des libéralités de toutes les classes de citoyens : il a demandé de plus, que l'état annexé à l'adresse, soit imprimé, , avec la liste des dons patriotiques, ainsi que la lettre de M. Ghamisso de Villè; ce qui a été agréé.
      Locuteur: Le Président
      L'ordre du jour appelle la discussion du mémoire du ministre des finances pour convertir la caisse d!Escompte en banque nationale, sous la garantie de la nation. L'ordre du jour appelle la discussion du mémoire du ministre des finances pour convertir la caisse d!Escompte en banque nationale, sous la garantie de la nation.
      Locuteur: Le Président
      Quelqu'un demande-t-il la parole? (Un grand silence se fait dans ...
      ...rs semblent hésiter devant l'importance de la question.)
      Quelqu'un demande-t-il la parole? (Un grand silence se fait dans l'Assemblée. — Les orateurs semblent hésiter devant l'importance de la question.)
      Locuteur: Le comte de Custine
      ...remier ministre des finances et un plan de banque nationale, mais il n'y a pas lieu de les produire à la tribune. Je les ferai imprimer et distribuer. .(Voy. ces documents annexés à la séance.) J'ai à soumettre à l'Assemblée quelques considérations sur lë plan du premier ministre des finances et un plan de banque nationale, mais il n'y a pas lieu de les produire à la tribune. Je les ferai imprimer et distribuer. .(Voy. ces documents annexés à la séance.)
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      , entrant dans la talle. Je suis prêt à parler. , entrant dans la talle. Je suis prêt à parler.
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ...ur un établissement aussi important que la caisse d'escompte, on s'est expliqué co...
      ... deux motions; lorsque l'une et l'autre de ces motions offrent des résultats infin...
      ...cs; lorsqu'on n'a été contredit que par de misérables libelles, ou des éloges absurdes, si ce n'est perfides, des opérations de la caisse d'escompte ; lors-qu'enfin une f...
      Messieurs, lorsque sur un établissement aussi important que la caisse d'escompte, on s'est expliqué comme je l'ai fait dans deux motions; lorsque l'une et l'autre de ces motions offrent des résultats infiniment graves et entièrement décisifs, surtout pour un peuple dont les représentants ont, en son nom, juré.foi et loyauté aux créanciers publics; lorsqu'on n'a été contredit que par de misérables libelles, ou des éloges absurdes, si ce n'est perfides, des opérations de la caisse d'escompte ; lors-qu'enfin une fatale expérience manifeste mieux tous les jours, combien sontcoupables les moyen...
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ...on but ; l'effroi qu'il inspire à, ceux- mêmes qu'il veut sauver est un phénomèn...
      ...ment à l'envi, qu'il importe avant tout de fixer les principes, et de chercher au milieu des passions et des ...
      ...pte si peu à nos besoins; les dispositions qu'il renferme sont si contraires à son but ; l'effroi qu'il inspire à, ceux- mêmes qu'il veut sauver est un phénomène si nouveau; les deux classes d'hommes que l'on s'attend si peu à rencontrer da...
      ...oteurs et les propriétaires, les financiers et les citoyens, le repoussent tellement à l'envi, qu'il importe avant tout de fixer les principes, et de chercher au milieu des passions et des alarmes, l'immuable vérité.
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      Je me propose de démontrer, non-seulement les dangers d'une opération qui n'a aucun vrai partisans, mais la futilité de cette objection ban-nale dont on harcel...
      ...es peu instruits. Si l'on ne relève pas la caisse d'escompte, on n'arien a mettre a la place.
      Je me propose de démontrer, non-seulement les dangers d'une opération qui n'a aucun vrai partisans, mais la futilité de cette objection ban-nale dont on harcelle depuis quelques jours les esprits timides, ou les hommes peu instruits. Si l'on ne relève pas la caisse d'escompte, on n'arien a mettre a la place.
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ...est venu nous déclarer que les finances de l'Etat ont un besoin pressant de 170 millions. 11 nous annonce que les o...
      ...aine ; qu'il faut, par conséquent, user de quelque moyen extraordinaire, qui mette incessamment dans ses mains la représentation de ces 170 millions.
      M. Necker est venu nous déclarer que les finances de l'Etat ont un besoin pressant de 170 millions. 11 nous annonce que les objets sur lesquels le Trésor royal peut les assigner d'après nos décrets, sont assujettis à une rentrée lente et incertaine ; qu'il faut, par conséquent, user de quelque moyen extraordinaire, qui mette incessamment dans ses mains la représentation de ces 170 millions.
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ...re, ce qui nous commande impérieusement de transformer la caisse d'escompte en une Banque nationale, et d'accordèr la garantie de la nation aux transactions que cette banqu... Voilà, si nous en croyons le ministre, ce qui nous commande impérieusement de transformer la caisse d'escompte en une Banque nationale, et d'accordèr la garantie de la nation aux transactions que cette banque sera destinée à consommer.
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      Cependant, si nous trouvions convenable de créer une Banque nationale, pourrions-n...
      ...eaux décrets, moins propre à déterminer la confiance publique, qu en fondant cette banque sur la caisse d'escompte ?
      Cependant, si nous trouvions convenable de créer une Banque nationale, pourrions-nous faire un choix plus imprudent, plus contradictoire avec nos plus beaux décrets, moins propre à déterminer la confiance publique, qu en fondant cette banque sur la caisse d'escompte ?
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      Et quel don la caisse d'escompte offre-t-elle en échan...
      ...our elle?... Aucun... Nous avons besoin de numéraire et de crédit : pour que la caisse, puisse nous aider dans l'un ou l'autre de ces besoins, il faut que le crédit de la nation fasse pour la Banque ce qu'il a paru au ministre que la nation ne pourrait pas faire pour elle-...
      Et quel don la caisse d'escompte offre-t-elle en échange des sacrifices immenses qu'on nous demande pour elle?... Aucun... Nous avons besoin de numéraire et de crédit : pour que la caisse, puisse nous aider dans l'un ou l'autre de ces besoins, il faut que le crédit de la nation fasse pour la Banque ce qu'il a paru au ministre que la nation ne pourrait pas faire pour elle-même.
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ...r le contrat que M. Necker nous propose de passer avec la caisse d'escompte, la ressource que la Banque nous offrirait porte tout entièr...
      ...sairement celle dont le ministre a fait la base de son mémoire. Si la nation ne méritait pas encore aujourd'hui un très-grand crédit, nulle espèce de succès ne pourrait accompagner les mesu...
      Oui, Messieurs , par le contrat que M. Necker nous propose de passer avec la caisse d'escompte, la ressource que la Banque nous offrirait porte tout entière sur une supposition qui détruit nécessairement celle dont le ministre a fait la base de son mémoire. Si la nation ne méritait pas encore aujourd'hui un très-grand crédit, nulle espèce de succès ne pourrait accompagner les mesures que ce mémoire développe.
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ...M. Necker nous-propose, pour suppléer à la lenteur des recettes sur lesquelles le ... En effet, M. Necker nous-propose, pour suppléer à la lenteur des recettes sur lesquelles le Trésor
      Locuteur: D'Ailly
      , député de Chaumont. L'exemple donné par les citoy...
      ... ne doit pas être perdu; je fais le don de mes boucles et j'invite mes collègues de l'Assemblée à agir de même.
      , député de Chaumont. L'exemple donné par les citoyens d'Issoudun ne doit pas être perdu; je fais le don de mes boucles et j'invite mes collègues de l'Assemblée à agir de même.
      Locuteur: Nairac
      ...s à l'Assemblée, prient M. le président de leur permettre de faire le même don patriotique, ce qui e... MM. les députés suppléants, présents à l'Assemblée, prient M. le président de leur permettre de faire le même don patriotique, ce qui est agréé.
      Locuteur: Le Président
      ...te sa question : Quelqu'un réclame-t-il la parole? répète sa question : Quelqu'un réclame-t-il la parole?

      Séance du vendredi 20 novembre 1789

      page 131
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      royal a compté, de lui faire prêter par la banque nationale 170 millions en billets de banque. Mais quelle sera la contre-valeur de Ces billets ? où se trouveront les fonds représentatifs de cette somme ? royal a compté, de lui faire prêter par la banque nationale 170 millions en billets de banque. Mais quelle sera la contre-valeur de Ces billets ? où se trouveront les fonds représentatifs de cette somme ?
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      2° Vous ferez verser dans la caisse les fonds qui proviendront soit de la contribution patriotique, soit des biens-fonds du domaine royal et du clergé, dont la revente serait déterminée, soit enfin d... 2° Vous ferez verser dans la caisse les fonds qui proviendront soit de la contribution patriotique, soit des biens-fonds du domaine royal et du clergé, dont la revente serait déterminée, soit enfin delà partie des droits attachés à ces deux propriétés, et dont l'aliénation et le...
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      Et quel serait, dans la circulation, le passeport de ces billets de banque, le motif de, la confiance que la capitale et les provinces pourraient placer dans l'usage de ce papier? Le crédit de la nation. Un décret spécial de votre part, sanctionné par le Roi, la rendrait caution de ces billets. Ils seraient revêtus d'un timbre aux armes de France, ayant pour légende ces mots : g... Et quel serait, dans la circulation, le passeport de ces billets de banque, le motif de, la confiance que la capitale et les provinces pourraient placer dans l'usage de ce papier? Le crédit de la nation. Un décret spécial de votre part, sanctionné par le Roi, la rendrait caution de ces billets. Ils seraient revêtus d'un timbre aux armes de France, ayant pour légende ces mots : garantie nationale.
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ...M. Necker n'a pas désespéré du créditde la France. Vons le voyez ; dans treize moi...
      ...ous assignerez à sa caisse, d'acquitter de mois en mois, les rèscriptions que le Trésor royal aura fournies sur lui à la Banque nationale en échange des 170 mil...
      Respirons, Messieurs: tout n'est pas perdu; M. Necker n'a pas désespéré du créditde la France. Vons le voyez ; dans treize mois le nouveau receveur extraordinaire sera en état, par les divers objets que vous assignerez à sa caisse, d'acquitter de mois en mois, les rèscriptions que le Trésor royal aura fournies sur lui à la Banque nationale en échange des 170 millions qu'elle lui aura livrés en billets.
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ...s.. Uniquement fondée sur notre crédit, la Banque daignera nous rendre le service essentiel de nous prêter sur le nantissement de nos rèscriptions, les mêmes billets auxquels notre timbre aura donné la vie et le mouvement. C'est donc nous qui nous confierons à nous-mêmes les sôit-disant billets.. Uniquement fondée sur notre crédit, la Banque daignera nous rendre le service essentiel de nous prêter sur le nantissement de nos rèscriptions, les mêmes billets auxquels notre timbre aura donné la vie et le mouvement.
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ...une caisse d'escompte que quatre arrêts de surséance ont irrévocablement flétrie ;...
      ...erons plus encore, tant nous craindrons de ne pas être assez généreux: nous avons ...
      ...ion. Car enfin, Messieurs, le privilège de la nouvellé Banque fût-il limité à la capitale (ce qu'on ne nous dit pas), qu...
      ... particulière subsisterait ou tenterait de s'établir à côté de celle gui verserait dans la circulation des billets garantis par la société entière?
      Nous érigerons donc en Banque nationale privilégiée une caisse d'escompte que quatre arrêts de surséance ont irrévocablement flétrie ; nous garantirons ses engagements (et je montrerai bientôt jusqu'où va cette gar...
      ...tre argent, nos dépôts judiciaires, notre crédit public et particulier 1— nOUs ferons plus encore, tant nous craindrons de ne pas être assez généreux: nous avons partagé le royaume en quatre-vingts départements, nous les vivifions par le régi...
      ...commerce ou ses manufactures, dans un rapport aussi immédiat que son administration. Car enfin, Messieurs, le privilège de la nouvellé Banque fût-il limité à la capitale (ce qu'on ne nous dit pas), quelle banque particulière subsisterait ou tenterait de s'établir à côté de celle gui verserait dans la circulation des billets garantis par la société entière?
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      proposé de passer avec la caisse d'escompte. proposé de passer avec la caisse d'escompte.
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ... urgente nécessité nous entràîne donc à de telles résolutions? Je le ' répète: la nécessité d'attendre une année potir commencer à percevoir 170 millions, dont la recette sera complétée 17 mois après. Et quelle urgente nécessité nous entràîne donc à de telles résolutions? Je le ' répète: la nécessité d'attendre une année potir commencer à percevoir 170 millions, dont la recette sera complétée 17 mois après.
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      Grâce au ciel, la caisse d'escompte ne nous obligera pas à en répandre : nous pouvons lui résister à moin de frais; nous n'avons à combattre que de vains fantômes, que de frêles so-phismes; câr n'oubliez pas, Messieurs, que la Banque proposée porte sur notre crédit,...
      ... pas ces espérances eomme des réalités, la caisse d'escompte n'y suppléerait point, et cet échafaudage s'écroulerait de lui-même.
      Grâce au ciel, la caisse d'escompte ne nous obligera pas à en répandre : nous pouvons lui résister à moin de frais; nous n'avons à combattre que de vains fantômes, que de frêles so-phismes; câr n'oubliez pas, Messieurs, que la Banque proposée porte sur notre crédit, et notre crédit sur des recettes désignées; en sorte que si l'opinion publique n'embrassait pas ces espérances eomme des réalités, la caisse d'escompte n'y suppléerait point, et cet échafaudage s'écroulerait de lui-même.
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ...'élever jusqu'à se passer, dans l'usage son crédit,, d'inutiles intermédiaires. Osons croire que toute économie qui provient de la vente qu'on nous fait de ce que nous donnons, n'est qu'un secret...
      ...rver à nos provinces, à tous les sujets de l'empire, (les facultés inappréciables ...
      Osons, Messieurs, osons sentir enfin que notre nation peut s'élever jusqu'à se passer, dans l'usage son crédit,, d'inutiles intermédiaires. Osons croire que toute économie qui provient de la vente qu'on nous fait de ce que nous donnons, n'est qu'un secret d'empirique. Osons nous persuader que, quelque bon marché qu'on nous fasse des ...
      ... nous les vendent, nous pouvons prétendre à des expédients préférables, èt conserver à nos provinces, à tous les sujets de l'empire, (les facultés inappréciables dans le système d'une libre concurrence.
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      Quel sera le fruit de ce facile courage? De vaines inquiétudes sur la nécessité d'exalter la caisse d'escompte, se dissiperont. La question que vous avez à décider se présentera sous son vrai point de vue ; vous reconnaîtrez dès ce moment, ... Quel sera le fruit de ce facile courage? De vaines inquiétudes sur la nécessité d'exalter la caisse d'escompte, se dissiperont. La question que vous avez à décider se présentera sous son vrai point de vue ; vous reconnaîtrez dès ce moment, que notre pénurie, notre discrédit actuels, ne justifieraient pas ces arrangemen...
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      Rapprochons ce langage de cette longue conspiration des administrateurs de la caisse d'escompté pour en étendre le domaine, et de la position critique où, jusqu'à ce, joiir...
      ...moins d'ériger une Banque nationale que de tentatives, exigées ou promises, pour obtenir de nous, s'il était posssible, des concess...
      Rapprochons ce langage de cette longue conspiration des administrateurs de la caisse d'escompté pour en étendre le domaine, et de la position critique où, jusqu'à ce, joiir, ils ont réussi trop souvent à mettre le ministère, des finances: peut-être verrons-nous qu'il s'agit bien moins d'ériger une Banque nationale que de tentatives, exigées ou promises, pour obtenir de nous, s'il était posssible, des concessions que le ministre craindrait d'avoir à se reprocher.
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ...èscriptions en échange des 170 millions de billets. 3° Le Trésor royal fournirait sur ces objets des rèscriptions en échange des 170 millions de billets.
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      , 4» Elles seraient livrées h raison de dix millions par mois, à commencer de janvier 1791, jusqu'en mai 1792. £ , 4» Elles seraient livrées h raison de dix millions par mois, à commencer de janvier 1791, jusqu'en mai 1792. £
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      Tels sont les points de vue généraux sous lesquels se présente ... Tels sont les points de vue généraux sous lesquels se présente le contrat que M. Necker nous
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ...ctant ces mêmes lois, et se croyant sûr de nous y soumettre, parce que, faute de 170 millions, nous ne pouvons pas mettr... Représentons-nous, Messieurs, un prince ennemi nous dictant ces mêmes lois, et se croyant sûr de nous y soumettre, parce que, faute de 170 millions, nous ne pouvons pas mettre én mouvement nos armées. Avec quel méprisant sourire nous repousserions ce lâc...
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      lise plaignait naguère nos amendements à ses projets d'emprunt...
      ... l'importante question qui fait l'objet de son mémoire.
      lise plaignait naguère nos amendements à ses projets d'emprunts, et maintenant il nous conjure d'examiner, d'approfondir par nous-mêmes l'importante question qui fait l'objet de son mémoire.
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ...n rapportassions à lui par un sentiment de confiance... Eh bien 1 si nous n'acceptons pas de confiance, il faut donc voir M. Necker nous déclare qu'if n'accepterait point que nous nous en rapportassions à lui par un sentiment de confiance... Eh bien 1 si nous n'acceptons pas de confiance, il faut donc voir

      Séance du vendredi 20 novembre 1789

      page 132
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      si nous pouvons accepter de principe et d'honneur; il faut donc examiner scrupuleusement si la demande qu'on nous fait du,manteau national pour couvrir la nudité de la caisse d'escompte n'est pas une surprise faite à la bonne foi du ministre, un calcul impolitique autant qu'immoral, dont on lui a déguisé la marche et les conséquences; une aggravation terrible, de la décadence /générale, pour des intérêts ...
      ...résentés îusqu'ici comme des mouvements de patriotisme.
      si nous pouvons accepter de principe et d'honneur; il faut donc examiner scrupuleusement si la demande qu'on nous fait du,manteau national pour couvrir la nudité de la caisse d'escompte n'est pas une surprise faite à la bonne foi du ministre, un calcul impolitique autant qu'immoral, dont on lui a déguisé la marche et les conséquences; une aggravation terrible, de la décadence /générale, pour des intérêts obscurs, faussement présentés îusqu'ici comme des mouvements de patriotisme.
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ...u'est-ce qui fait le crédit des billets de banque ? certitude qu'ils seront payés en argent... Qu'est-ce qui fait le crédit des billets de banque ? certitude qu'ils seront payés en argent, à pré-sentation^toute autre doctrine est trompeuse; Le
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      Si la Banquè d'Angleterre'a eu des moments de crise, elle a su les cacher ; jamais el...
      ...ais elle ne s'est tachée par des arrêts de surséânce
      Si la Banquè d'Angleterre'a eu des moments de crise, elle a su les cacher ; jamais elle n'appela l'autorité à son secours pour en obtenir des délais ; jamais elle ne s'est tachée par des arrêts de surséânce
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ...r quelque avantage réel des billets que la Banque nationale nous prêterait sous no...
      ...ils seront payés à présentation. Est-ce ce que le ministre nous promet ?
      Pour que nous puissions retirer quelque avantage réel des billets que la Banque nationale nous prêterait sous notre timbre, il faudrait évidemment. Qu'elle, pût attacher à ces billèts l'opinion, qu'ils seront payés à présentation. Est-ce ce que le ministre nous promet ?
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ...qu'elle prolongeât indéfiniment l'arrêt de surséance. — Je Vous lè demande, Messie...
      ...- . Ou qu'elle déclarât que les billets de la Banque seraient payables a sa volonté, ...
      ...vient cette question : Pour mettre dans la circulation de semblables billets, est-
      Ou qu'elle prolongeât indéfiniment l'arrêt de surséance. — Je Vous lè demande, Messieurs, ose-,rez-vouS prononcer un semblable décret ? - . Ou qu'elle déclarât que les billets de la Banque seraient payables a sa volonté, et non à celle du porteur. Ici revient cette question : Pour mettre dans la circulation de semblables billets, est-
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ... million s le numéraire effectif doit t la présence dans les caisses de la Banque suffirait pour établir le payement, à bureau ouvert, 240 millions de billets. Mais cette proportion, qui représente peut-être dans des temps calmes la situation moyénne d'une banque parfaite...
      ...t le plus destructeur dés moyeùs, celui de nous vanter comme une préuve de patriotisme l'abandon de la foi publique ; une banque enfin dont l'uni-qUe loi a été jusqu'ici de tout assujettir à ses convenances ?
      M. Necker fixe à 70 million s le numéraire effectif doit t la présence dans les caisses de la Banque suffirait pour établir le payement, à bureau ouvert, 240 millions de billets. Mais cette proportion, qui représente peut-être dans des temps calmes la situation moyénne d'une banque parfaitement accréditée, peut-elle garantir une banque sans principes Une banque qui a d...
      ...ui les a tous violés ; une banque qui se réfugie encore dans le plus dangereux et le plus destructeur dés moyeùs, celui de nous vanter comme une préuve de patriotisme l'abandon de la foi publique ; une banque enfin dont l'uni-qUe loi a été jusqu'ici de tout assujettir à ses convenances ?
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ...t d'autant moins, que le véritable état de la caisse est dans la plus profonde obscurité. ... nous ne sommes plus au temps des miracles politiques, et celui-ci s'accomplirait d'autant moins, que le véritable état de la caisse est dans la plus profonde obscurité.
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ...licune manœuvre à dessein d'embarrasser la Banque, le public pourrait, par de justes motifs, sonder les forces effectives de la caisse. Au moment où, munie de nouveaux fonds fastueusement annoncés, ... le reproche d'alicune manœuvre à dessein d'embarrasser la Banque, le public pourrait, par de justes motifs, sonder les forces effectives de la caisse. Au moment où, munie de nouveaux fonds fastueusement annoncés, elle ouvrirait ses bureaux, chacun s'empresserait à réaliser ses billets.
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ...rassante, que lespublic sera retenu par la garantie nationale.— Mais songez donc, ...
      ...agit pas ici d'une confiance relative à la solidité générale de la Banque, mais d'une certitude sur ce poi...
      ... l'heure même? Or, que fait à cet égard la garantie nationale?
      On répond à cette objection embarrassante, que lespublic sera retenu par la garantie nationale.— Mais songez donc, Messieurs, qu'il ne s'agit pas ici d'une confiance relative à la solidité générale de la Banque, mais d'une certitude sur ce point d'administration. — Lorsqu'on aura besoin d'argent effectif, en aura-t-on a l'heure même? Or, que fait à cet égard la garantie nationale?
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      Tel est donc le discrédit où l'ambition de la caisse l'a jetée, que ce fonds de 70 millions ne suffit pas aujourd'hui p... Tel est donc le discrédit où l'ambition de la caisse l'a jetée, que ce fonds de 70 millions ne suffit pas aujourd'hui pour fournir aux demandes, lorsqu'elle voudra payer ses billets à présentation.
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ... Ces 70 millions en espèces effectives, la caisse d'escompte,ne les a point; il fa...
      ...notre honneur et notre loyauté, offrent la perspective de bénéfices plus considérables..
      Mais ce n'est pas tout. Ces 70 millions en espèces effectives, la caisse d'escompte,ne les a point; il faut, pour lui en assurer seulement 50, créer 12,500 actions nouvelles à 4,000 liv...
      ...iennes actions sont à 3,600 livres. Beaucoup d'autres effets, déjà garantis par notre honneur et notre loyauté, offrent la perspective de bénéfices plus considérables..
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      11 propose : 1° de morceler les actions, c'est-à-dire, de multiplier les aliments de l'agiotage. Or, de tous les pâsse-temps d'une nation, c'est le plus dispendieux. Nous devons donc, en économes sages, mettre en ligne de compte cette dépense, quand nous évaluons le bas intérêt auquel la Banque nationale nous prêtera les secou... 11 propose : 1° de morceler les actions, c'est-à-dire, de multiplier les aliments de l'agiotage. Or, de tous les pâsse-temps d'une nation, c'est le plus dispendieux. Nous devons donc, en économes sages, mettre en ligne de compte cette dépense, quand nous évaluons le bas intérêt auquel la Banque nationale nous prêtera les secours que nous lui donnerons.
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      2° Il demande que, non contents de garantir les, opérations de ia Banque nationale, nous assurions enc...
      ...pour des agioteurs; c'est beaucoup pour la nation. Mais voulez-vous connaître la conséquence nécessaire de cet encouragement? Il enhardira lès opérations de la Banque, qui ne doivent jamais être hardies. En effet, quel sera son pis-aller? de nous demander annuellement 9 millions; ou le supplément de 9 millions, pour l'intérêt à 6 0/0 de 37,500 actions ; car enfin le fonds de la Banque^pourrait être altéré ou perdu, que la nation ne serait pas quitte envers les actionnaires : autre dépense à mettre en ligne de compte pour évaluer le bas intérêt auquel la Banque nationale nous prêtera les secou...
      2° Il demande que, non contents de garantir les, opérations de ia Banque nationale, nous assurions encore 6 0/0 d'intérêt à ses actionnaires : c'est peu pour des agioteurs; c'est beaucoup pour la nation. Mais voulez-vous connaître la conséquence nécessaire de cet encouragement? Il enhardira lès opérations de la Banque, qui ne doivent jamais être hardies. En effet, quel sera son pis-aller? de nous demander annuellement 9 millions; ou le supplément de 9 millions, pour l'intérêt à 6 0/0 de 37,500 actions ; car enfin le fonds de la Banque^pourrait être altéré ou perdu, que la nation ne serait pas quitte envers les actionnaires : autre dépense à mettre en ligne de compte pour évaluer le bas intérêt auquel la Banque nationale nous prêtera les secours que nous lui donnerons.
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ... Le ministre propose que dès le premier de janvier prochain, les 12,500 actions no...
      ...on encore levées, participent au profit de la Banque (c'est-à-dire qu'elles moissonnent où elles n'auront pas encore semé). Or, cela revient précisément à prendre dans la poche des anciens actionnaires ; conséq...
      ...ultiplier les marches et contre-marches de l'armée des agioteurs ; conséquemment à conserver le foyer de l'usure; conséquemment à multiplier les...
      ... faiblement compensées par 170 millions de nos billets que la Banque nous prêtera à 3 0/0. ;
      3° Le ministre propose que dès le premier de janvier prochain, les 12,500 actions nouvelles, quoique non encore levées, participent au profit de la Banque (c'est-à-dire qu'elles moissonnent où elles n'auront pas encore semé). Or, cela revient précisément à prendre dans la poche des anciens actionnaires ; conséquemment a dépriser les anciennes actions ; conséquemment à rendre le débit des nouvelles encore plus difficile ; conséquemment à multiplier les marches et contre-marches de l'armée des agioteurs ; conséquemment à conserver le foyer de l'usure; conséquemment à multiplier les pertes nationales, bien faiblement compensées par 170 millions de nos billets que la Banque nous prêtera à 3 0/0. ;
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      Entrons dans de plus grands détails. Entrons dans de plus grands détails.
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      Eublic laisse aux banques le soin de leurs com-inaisons, et, en cèla, il est...
      ...il ne faut qu'il aille : il lui importe de ne pas confondre son intérêt avec célui de quelques particuliers.
      Eublic laisse aux banques le soin de leurs com-inaisons, et, en cèla, il est très-sage. S'il ralentissait ses besoins par égard pour les fautes pu les conve...
      ..., le bénéfice dès banques est fondé, on le mènerait Où il ne veut pas aller, où il ne faut qu'il aille : il lui importe de ne pas confondre son intérêt avec célui de quelques particuliers.
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ...onc que l'Assemblée nationale fît l'une de ces deux choses : .. Il faudrait donc que l'Assemblée nationale fît l'une de ces deux choses :
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ...re qu'un moment viendra, où les billets de banque pourraient être payés à bureau o... Je vois Idën qtië le ministre, èspère qu'un moment viendra, où les billets de banque pourraient être payés à bureau ouvert ; mais ce n'est qu'un espoir vague, Que d'efforts ne fait-il pas polir s'i...
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ...es expédients du ministre pour associer de nouveaux actionnaires à un état de chosès qu'ils ne connaissent pas. Examiuons les expédients du ministre pour associer de nouveaux actionnaires à un état de chosès qu'ils ne connaissent pas.

      Séance du vendredi 20 novembre 1789

      page 133
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ...nouvelles actions formant le fonds mort de la Banque nationale, celte disposition ne ... doit des nouvelles actions formant le fonds mort de la Banque nationale, celte disposition ne causera aucun préjudice aux anciennes actions.
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      Le mémoire pjopose encore de faire crédit du capital des actions nou...
      ...s s'engagent à les payer en espèces dès la première réquisition. On a souvent essayé de fonder de cette manière le numéraire effectif néc...
      ...cette opération est contraire au crédit de la banque. Ce moyen exposerait encore à de...
      Le mémoire pjopose encore de faire crédit du capital des actions nouvelles, pourvu que les acquéreurs s'engagent à les payer en espèces dès la première réquisition. On a souvent essayé de fonder de cette manière le numéraire effectif nécessaire aux banques ; elle n'a jamais réussi. Il faut, pour former ce payement, pouvoir faire vendre les actions, et cette opération est contraire au crédit de la banque. Ce moyen exposerait encore à des manoeuvres d'agioteurs, dirigées Contre son numéraire, pour faire baisser le p...
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ...rtune sur les nouvelles actions, serait de leur abandonner des primes; c'est encore un moyen de maintenir bas le prix des anciennes act...
      ...ion d'actions nouvelles est donc tout à la fois incertaine dansson succès, et ruin...
      Enfin, une dernière ressource pour déterminer les spéculateurs à tenter fortune sur les nouvelles actions, serait de leur abandonner des primes; c'est encore un moyen de maintenir bas le prix des anciennes actions, et il faudrait au contraire l'élever. Cette création d'actions nouvelles est donc tout à la fois incertaine dansson succès, et ruineuse dans ses conséquences.
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      Que de pénibles efforts, que de moyens incertains et contradictoires, pour donner a la caisse d'escompte une nouvelle existenc...
      ... nos provinces, avec nos villes, qui ne la connaissent que par une réputation peu ...
      Que de pénibles efforts, que de moyens incertains et contradictoires, pour donner a la caisse d'escompte une nouvelle existence, pour rajeunir une vierge flétrie et décriée, pour l'unir indissolublement avec nos provinces, avec nos villes, qui ne la connaissent que par une réputation peu faite pour préparer une telle union 1
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ... ce que nous avons voulu favoriser : ou la dette publique, ou le commerce. Elles nous demanderaient ce que nous avons voulu favoriser : ou la dette publique, ou le commerce.
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      Si c'est la dette publique, elles nous diraient qu'une administration exclusive de tout autre objet et indépendante des mi... Si c'est la dette publique, elles nous diraient qu'une administration exclusive de tout autre objet et indépendante des ministres est enfin deveuue absolument nécessaire, pour que cet incommode fardeau ...
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ...s diraient que celte administration est la seule qui puisse mériter leur confiance...
      ...seule peut sortir cette suite indéfinie de mesures utiles, de procédés salutaires que les circonstanc...
      ...ître successivement; parce que, rien ne la distrayant de son objet, elle y appliquerait toutes ses forces physiques et morales; parce que la surveillance nationale ne permettrait pas quel'on y troublât, un instant l'ordre et la régularité, sauvegarde sans laquelle le...
      Elles nous diraient que celte administration est la seule qui puisse mériter leur confiance, parce que d'elle seule peut sortir cette suite indéfinie de mesures utiles, de procédés salutaires que les circonstances feront naître successivement; parce que, rien ne la distrayant de son objet, elle y appliquerait toutes ses forces physiques et morales; parce que la surveillance nationale ne permettrait pas quel'on y troublât, un instant l'ordre et la régularité, sauvegarde sans laquelle les débiteurs embarrassés succombent enfin, quelles que soient leurs richesses. A ...
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      Elles nous diraient que des billets de crédit sortis du sein d'une caisse nationale uniquement appropriée au service de la dette, et constituée d'après des princi...
      ...simples que son but, sont l'institution la plus propré à ramener la confiance. Elles nous diraient que ces ...
      Elles nous diraient que des billets de crédit sortis du sein d'une caisse nationale uniquement appropriée au service de la dette, et constituée d'après des principes aussi simples que son but, sont l'institution la plus propré à ramener la confiance. Elles nous diraient que ces billets faits avec discernement, et hypothéqués sur des propriétés disponibles, ...
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      S'agit-il de, favoriser le.comraerce? Les villes et ...
      ...s voulons les enchaîner éternellement à la capitale par une banque privilégiée, par une banque placée au milieu de toutes les corruptions. Que leur répondrions-nous pour justifier l'empire de cette banque, pour leur en garantir l'h...
      ...aume fleur montrerions-nous, comme dans la métropole anglaise, une république d'ut...
      ...is intérêts du commercé, à les garantir de toute concurrence dangereuse ? La Seine réunit-elle à Paris, comme la Tamise à Londres, les négociants par un...
      ... \anterions-nous aux provinces les cris de la bourser ces agitations perpétuelles que tant de honteuses passions entretiennent, et que nous avons encore la folie de Considérer comme le thermomètre du créd...
      S'agit-il de, favoriser le.comraerce? Les villes et les provinces nous demanderaient pourquoi nous voulons les enchaîner éternellement à la capitale par une banque privilégiée, par une banque placée au milieu de toutes les corruptions. Que leur répondrions-nous pour justifier l'empire de cette banque, pour leur en garantir l'heureuse influence sur tout le royaume fleur montrerions-nous, comme dans la métropole anglaise, une république d'utiles négociants, instruits à peser les vrais intérêts du commercé, à les garantir de toute concurrence dangereuse ? La Seine réunit-elle à Paris, comme la Tamise à Londres, les négociants par un vaste entrepôt d'où les productions du globe puissent se distribuer dans toutes ses parties? \anterions-nous aux provinces les cris de la bourser ces agitations perpétuelles que tant de honteuses passions entretiennent, et que nous avons encore la folie de Considérer comme le thermomètre du crédit national ?
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ...raient nos commettants, vous voulez que la nation se rende solidaire pour, les engagements d'une Banque assise au centre de l'agiotage? Avez-vous donc mesuré l'étendue de cette garantie que lé ministre vous propose de décréter? « Quoi! nous diraient nos commettants, vous voulez que la nation se rende solidaire pour, les engagements d'une Banque assise au centre de l'agiotage? Avez-vous donc mesuré l'étendue de cette garantie que lé ministre vous propose de décréter?
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ...garantie, il réunit aux 70 millions que la caisse lui a prêtés en 1787, Vavancedè 170 millions qwp la Banque nationale lui ferait encore cont... ...ent timbrés; et pour vous montrer que l'Etat ne courrait aucun risque par cette garantie, il réunit aux 70 millions que la caisse lui a prêtés en 1787, Vavancedè 170 millions qwp la Banque nationale lui ferait encore contre des assignations ou des rescriptions sur les deniers publics . . « Mais ces a...
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ...ns alors, non-seulement s'il convient à la nation de contractér de tels engagements, mais encore, s'ils n'...
      ...uences les plus effrayantes? Car enfin, la Banque nationale aurait la liberté de négocier les rescriptions qui lui serai...
      ...éjudice qui pourrait résulter pour elle de ces opérations momentanées devrait lui ...
      « Le ministre prétend-il qu'elles soient éternelles? nous demandons alors, non-seulement s'il convient à la nation de contractér de tels engagements, mais encore, s'ils n'entraînent pas les .conséquences les plus effrayantes? Car enfin, la Banque nationale aurait la liberté de négocier les rescriptions qui lui seraient délivrées par le gouvernement; et le préjudice qui pourrait résulter pour elle de ces opérations momentanées devrait lui être bonifié par le Trésor public.
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      C'est une lourde méprise: une telle disposition place au sein de la Bauque nationale un levain continuel d'agiotage, et même un principe de dilapidation; et il faut encore ajouter...
      ...eur l'engagement qu'on ferait prendre à la nation d'assurer à jamais aux actionnaires 9 millions de revenus annuels pour l'intérêt de leurs actious.
      C'est une lourde méprise: une telle disposition place au sein de la Bauque nationale un levain continuel d'agiotage, et même un principe de dilapidation; et il faut encore ajouter à cette grave erreur l'engagement qu'on ferait prendre à la nation d'assurer à jamais aux actionnaires 9 millions de revenus annuels pour l'intérêt de leurs actious.
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      Dira-t-on que la Banque" nationale ne vendra ces rescriptions que dans le cas où elle voudra diminuer la masse de ses billets de circulation ? Mais, quoi! lorsque la Banque nationale aura rompu, ou pour le... Dira-t-on que la Banque" nationale ne vendra ces rescriptions que dans le cas où elle voudra diminuer la masse de ses billets de circulation ? Mais, quoi! lorsque la Banque nationale aura rompu, ou pour le gouvernement et pour le commerce, ou pour l'agiotage, l'équilibre qu'elle doit
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ...rt, le principe*sans lequel les billets de banque seraient sans vie ; et mon obser... Mais le ministre se trompe en appelant un fonds mort, le principe*sans lequel les billets de banque seraient sans vie ; et mon observation reste dans toute sa force.
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ...ments du crédit. S'il est des agioteurs de bonne foi, que le ministre les interrog... ...it qu'un administrateur des finances pouvait y descendre, pour diriger les mouvements du crédit. S'il est des agioteurs de bonne foi, que le ministre les interroge; ils lui diront combien le seul projet d'une souscription en rend le moment di...
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      espérer le retour de leurs sacrifices, et les supporter sans... espérer le retour de leurs sacrifices, et les supporter sans inquiétude et sans murmure.

      Séance du vendredi 20 novembre 1789

      page 134
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      « Les anticipations ont fait, de tout temps, le malheur et la ruine ce royaume.Çonsentirions-nous à les perpétuer pour assurer à la Banque nationale des profits, ou pour que la nation ne garantisse pas sans caution 250 millions de billets? « Les anticipations ont fait, de tout temps, le malheur et la ruine ce royaume.Çonsentirions-nous à les perpétuer pour assurer à la Banque nationale des profits, ou pour que la nation ne garantisse pas sans caution 250 millions de billets?
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ...mmes inattentifs. Ecoutez les partisans de ; la caisse d'escompte, on lui doit l'Assemb...
      ...; on lui doit ses travaux ; on lui doit la réunion des ordres, la déroute de l'aristocratie,, les biens du clergé; en un mot, tout ce dont l'esprit de liberté se glorifie. Les insensés! Nous...
      ...and ils étaient nécessaires pour éviter la honte des arrêts de surséance (et combien ne coûte pas cett...
      ...ommes libres parce que les actionnaires de la caisse d'escompte ont craint d'altérer ...
      ...Eh! si le despotisme eût été vainqueur, la caisse d'escompte ne se proster-nerait-...
      ...us étaler aujourd'hui ? M. l'archevêque de Sens, les ministres qui ont avant lui puisé dans la caise d'escompte, étaient-ils des amis de la liberté? où trouvaient-ils donc des secours d'argent, sans lesquels on ne fait point de conspiration, ceux qui, disposant des t...
      ... sont si longtemps efforcés d'intimider la volonté natiopale? Le peuple de Paris, qui .adéployé tant de courage, était-il soudoyé par la caisse; d'escompte? En supposant que ce...
      ...it-ce pas le plus souvent pour soutenir la cause du despotisme aristocratique et m...
      ...A quoi a-t-il tenu que le porte feuille de la caisse d'escompte ne fût enseveli sous les ruines de,la Bastille? Contre qui cette banque voula...
      ...n sûreté, quand elle a demandé au baron de Breteuil un ordre pour que Ses fonds pu...
      ...osés? Elle comptait bien plus alors sur la forteresse du despotisme que sur la valeur des citoyens. Les caisses d'escompte sont au service de ceux qui les payent : voilà la vérité \ et c'est manquer à cette Assemblée que de lui parier de reconnaissance pour des services qùi sont aux ordres de tout le monde (1).
      C'est par eux encore que l'on cherche à séduire les hommes inattentifs. Ecoutez les partisans de ; la caisse d'escompte, on lui doit l'Assemblée nationale; on lui doit ses travaux ; on lui doit la réunion des ordres, la déroute de l'aristocratie,, les biens du clergé; en un mot, tout ce dont l'esprit de liberté se glorifie. Les insensés! Nous sommes libres parce qu'on n'a pas su sacrifier quelques millions quand ils étaient nécessaires pour éviter la honte des arrêts de surséance (et combien ne coûte pas cette imprudente parcimonie) ! Nous sommes libres parce qu'on a prêté au gouvernement des billets qu'on ne payait pas! Nous sommes libres parce que les actionnaires de la caisse d'escompte ont craint d'altérer leur dividende ! Nous sommes libres, parce qu'un établissement dont le premier devoir serait d'influer sur les changes, n'en a pas eu, ou l'intelligence, ou le courage! Eh! si le despotisme eût été vainqueur, la caisse d'escompte ne se proster-nerait-elle pas à ses pieds avec les mêmes titres qu'on ose nous étaler aujourd'hui ? M. l'archevêque de Sens, les ministres qui ont avant lui puisé dans la caise d'escompte, étaient-ils des amis de la liberté? où trouvaient-ils donc des secours d'argent, sans lesquels on ne fait point de conspiration, ceux qui, disposant des troupes, se sont si longtemps efforcés d'intimider la volonté natiopale? Le peuple de Paris, qui .adéployé tant de courage, était-il soudoyé par la caisse; d'escompte? En supposant que cette banque était! l'unique source où pouvait puiser le Trésor royal, n'était-ce pas le plus souvent pour soutenir la cause du despotisme aristocratique et ministériel ? A quoi a-t-il tenu que le porte feuille de la caisse d'escompte ne fût enseveli sous les ruines de,la Bastille? Contre qui cette banque voulait-ellé se mettre en sûreté, quand elle a demandé au baron de Breteuil un ordre pour que Ses fonds pussent y être déposés? Elle comptait bien plus alors sur la forteresse du despotisme que sur la valeur des citoyens. Les caisses d'escompte sont au service de ceux qui les payent : voilà la vérité \ et c'est manquer à cette Assemblée que de lui parier de reconnaissance pour des services qùi sont aux ordres de tout le monde (1).
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ...ntenir, il faudra que ce soit aux frais de la nation qu'il se rétablisse! §gi|li maintenir, il faudra que ce soit aux frais de la nation qu'il se rétablisse! §gi|li
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      « Si notre dette envers la Banque nationale n'est pas éternelle, n...
      ... toujours obligés à garantir 9 millions de rentes aux actionnaires.
      « Si notre dette envers la Banque nationale n'est pas éternelle, nous deviendrons alors caution, sans aucune sûreté, et toujours obligés à garantir 9 millions de rentes aux actionnaires.
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ...ranchi ses limites? et si l'on veut que la Banque nationale répande les siens dans...
      ...pour animer nos ressources productives, la tiendra-t-on limitée à 240 millions de billets? (dette disposition est-elle co...
      ...e fabrique du papier forcé et du papier de confiance qu'elle soit Banque nationale...
      ... connaît-on quelque banque dont le nombre des billets soit limité ou n'ait pas franchi ses limites? et si l'on veut que la Banque nationale répande les siens dans tout le royaume, si l'on veut que partout elle se présente pour animer nos ressources productives, la tiendra-t-on limitée à 240 millions de billets? (dette disposition est-elle compatible avec les fonctions qu'on lui . assigne ? ou bien faudra-t-il qu'elle ait des billets politiques et commerciaux, qu'elle fabrique du papier forcé et du papier de confiance qu'elle soit Banque nationale pour les uns, et banque privée pous les autres ? »
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ...té logique? dirons-nous;que les statuts la caisse d'escompte seront perfectionnés ? Eh ! je vous le répète, on n'en fera pas de plus sages ; vous serez étonnés des leçons de prudence qu'ils renferment; tout y est ...
      ... article, ligne a ligne, mot à mot, que la caisse d'escompte prétend nous avoir re...
      ...faisait sa sûreté, ne contribuait pas à la nôtre! comme si ces services exigeaient la violation d'un régime destiné spécialement à fonder confiance! comme s'il y avait la générosité à répandre des billets, a les prêter même, lorsqu'on se dispense de les payer !
      Que répondrons-nous, Messieurs, à cette pres-r santé logique? dirons-nous;que les statuts la caisse d'escompte seront perfectionnés ? Eh ! je vous le répète, on n'en fera pas de plus sages ; vous serez étonnés des leçons de prudence qu'ils renferment; tout y est prévu, et les embarras du gouvernement, ét lescrises politiques du royaume; c'est en lës violant articlefpar article, ligne a ligne, mot à mot, que la caisse d'escompte prétend nous avoir rendu des service essentiels, comme si ce qui faisait sa sûreté, ne contribuait pas à la nôtre! comme si ces services exigeaient la violation d'un régime destiné spécialement à fonder confiance! comme s'il y avait la générosité à répandre des billets, a les prêter même, lorsqu'on se dispense de les payer !
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ...ous rassurer nos provinces en donnant à la Banque nationale vingt-quatre administr...
      ...'administrateurs action4-naires, ' mais de surveillants pour son propre intérêt.
      Croirons-nous rassurer nos provinces en donnant à la Banque nationale vingt-quatre administrateurs? Mais dans toute entreprise qui repose sur des actions, plus les administ...
      ...t uniformes. Voilà donc encore une fausse précaution. Le publié n'a pas besoin d'administrateurs action4-naires, ' mais de surveillants pour son propre intérêt.
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      Ce système d'administration est loin de celui de la "Banque de Londres. Deux gouverneurs à vie sont dépositaires de son inviolable secret. Voyez, Messieurs...
      ...t les banques que l'on veut lier tout à la fois aux affaires de la politique et à celles du commerce. Ce s...
      Ce système d'administration est loin de celui de la "Banque de Londres. Deux gouverneurs à vie sont dépositaires de son inviolable secret. Voyez, Messieurs, ce qu'exigent les banques que l'on veut lier tout à la fois aux affaires de la politique et à celles du commerce. Ce secret, critique et cependant nécessaire à toute banque politique et commerciale,...
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ...ous dira-t-on, laiserez-vous donc périr la caisse d'escompte^ malgré son intime co... « En bien! nous dira-t-on, laiserez-vous donc périr la caisse d'escompte^ malgré son intime con-nexité avec les finances et les affaires publiques, malgré le souvenir des ser...
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      la; concurrence étrangère, ou de cette industrie plus fatale, qui méconn...
      ...anges, depuis que je, vous en ai prédit la continuelle dégradation, s'altèrent cha...
      ...quitter notre dette. Non, ne parlez pas de ces services ; ils sont autant de pièges | tendus au ministre des finances, qui, de son aveu, se voit entraîné hors de ses propres principes.
      la; concurrence étrangère, ou de cette industrie plus fatale, qui méconnaît tout esprit public ; > c'est par ces prétendus services que toutes nos affaires d'argent sont bouleversées, c'est par eux que nos changes, depuis que je, vous en ai prédit la continuelle dégradation, s'altèrent chaque jour à un degré que personne n'eût osé prévoir! Et cependant l'on ne doute pas maintenant quenous ne voulions acquitter notre dette. Non, ne parlez pas de ces services ; ils sont autant de pièges | tendus au ministre des finances, qui, de son aveu, se voit entraîné hors de ses propres principes.
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ...lles fournissent d'incalculables moyens de dissiper et d'abuser. ...ipations sont coûteuses, que l'homme d'Etat doit les proscrire, c'est parce qu'elles fournissent d'incalculables moyens de dissiper et d'abuser.
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ...rop longue et trop déplacée. Ahl cessez de parler de ces services! C'est par eux que notre f...
      ...isse en proie à toutes les attaques, ou de
      Certes, cette ironie est trop longue et trop déplacée. Ahl cessez de parler de ces services! C'est par eux que notre foi publique a été violéè ; c'est par eux que notre crédit, perdu au dehors, nous laisse en proie à toutes les attaques, ou de
      Songeons, Messieurs, aux provinces ; la capitale, les créanciers de l'Etat en ont besoin, comme à leur tour les provinces ont besoin et de la capitale et des créanciers de l'Etat. Une caisse nationale telle qu'e...
      ...'elle nous donne un plan sage, adapté à la nature des choses, exempt de fâcheuses conséquences, et tout au moin...
      ...oncé : je l'intercale ici pour indiquer la facile réponse à M. Dupont, qui a voulu toucher l'Assemblée en faveur de la caisse d escompte, en lui attribuant la révolution.
      Songeons, Messieurs, aux provinces ; la capitale, les créanciers de l'Etat en ont besoin, comme à leur tour les provinces ont besoin et de la capitale et des créanciers de l'Etat. Une caisse nationale telle qu'elle a été proposée réunira tous les intérêts. Une fois résolue,* vingts-quatre heures ne s'écouleront pas sans qu'elle nous donne un plan sage, adapté à la nature des choses, exempt de fâcheuses conséquences, et tout au moins propre à ramener promptement le crédit. (1) Cet alinéa n'a pas été prononcé : je l'intercale ici pour indiquer la facile réponse à M. Dupont, qui a voulu toucher l'Assemblée en faveur de la caisse d escompte, en lui attribuant la révolution.

      Séance du vendredi 20 novembre 1789

      page 135
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ...ndes du ministre nous ne détruisons pas la caisse d'escompte, dont la ruine ne peut venir que d'un vice intérieur é... Qu'én nous refusant aux demandes du ministre nous ne détruisons pas la caisse d'escompte, dont la ruine ne peut venir que d'un vice intérieur ét caché;
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      La caisse d'escompte est créancière de l'Etat ; nous payerons sacréance comme toutes les autres. Si elle ne se mêle pas de nos arrangements, ils ils n'en seront q... La caisse d'escompte est créancière de l'Etat ; nous payerons sacréance comme toutes les autres. Si elle ne se mêle pas de nos arrangements, ils ils n'en seront que plus solides ; ils amélioreront son sort bien mieux que ne le ferait son inut...
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ...es des autres créanciers, on se défiera de ses vues, on la considérera comme maîtresse de se payer par ses mains, à l'aide du maniement des propriétés de tous. lables à celles des autres créanciers, on se défiera de ses vues, on la considérera comme maîtresse de se payer par ses mains, à l'aide du maniement des propriétés de tous.
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      Loin de détruire la caisse d'escompte, la caisse nationale lui rendra la vie ; elle créera des valeurs que la Banque nationale fondée sur la caisse d'escompte ne créerait point ; d...
      ... qui ne nous laissent d'alternative que de prolonger les arrêts de surséances d'en implorer bientôt le renouvellement ou de succomber.
      Loin de détruire la caisse d'escompte, la caisse nationale lui rendra la vie ; elle créera des valeurs que la Banque nationale fondée sur la caisse d'escompte ne créerait point ; des valeurs plus rapprochées du numéraire effectif, que ne peuvent l'être des billets qui ne nous laissent d'alternative que de prolonger les arrêts de surséances d'en implorer bientôt le renouvellement ou de succomber.
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      Non, Messieurs, si la caisse d'escompte ne renferme pas dans ...
      ...u'on ne guérirait pas, en l'entrelaçant de plus en plus a nos finances, elle ne pé...
      Non, Messieurs, si la caisse d'escompte ne renferme pas dans son sein un mal qu'on ne guérirait pas, en l'entrelaçant de plus en plus a nos finances, elle ne périra point.
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      .... N'est-ce donc rien pour une compagnie de finance que 3 millions de rente ? "Faut-il abandonner pour elle de plus grandes vues ? Le bien l'Etat1 exige-t-il qu'on lui donne des ...
      ...elle renonce à cette volonté impérieuse de vouloir tout forcer; qu'elle se soumett...
      ...ntribuer maintenant par leurs secours à la remettre au rang des banques accréditée...
      ...s bénéfices à 3,200,000 livres et les. regarde comme susceptibles d'augmentation. N'est-ce donc rien pour une compagnie de finance que 3 millions de rente ? "Faut-il abandonner pour elle de plus grandes vues ? Le bien l'Etat1 exige-t-il qu'on lui donne des affaires à propos tion d'un nombre quelconque d'actions, ou qu'on l'oblige à proportionner ses actions à ses affaires ? Qu'elle renonce à cette volonté impérieuse de vouloir tout forcer; qu'elle se soumette aux circonstances. C'est à ceux dont elle a favorisé les entreprises à contribuer maintenant par leurs secours à la remettre au rang des banques accréditées. •
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ... puisque j'ai prouvé invinciblement que la caisse d'escompte, transformée en Banqu... Je m'arrête, Messieurs ; j'en ai dit assez sur cet intarissable sujet, puisque j'ai prouvé invinciblement que la caisse d'escompte, transformée en Banque nationale, ne peut nous prêter que notre propre crédit ;
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ...raient à cette institution ne sauraient la justifier; Que les motifs qui nous détermineraient à cette institution ne sauraient la justifier;
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      Que la garantie nationale a des conséquences qui nous font un dévoir de nous y refuser; Que la garantie nationale a des conséquences qui nous font un dévoir de nous y refuser;
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ...ucun avantage d'une banque établie dans la capitale ; Que le commerce des provinces et leur industrie ne pourraient recevoir aucun avantage d'une banque établie dans la capitale ;
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ... si ce vice n'existe point, les secours de la caisse d'escompte seront rendus au comm... Que si ce vice n'existe point, les secours de la caisse d'escompte seront rendus au commerce, et aux affaires entre les particuliers ;
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      Que rétablissement de la caisse nationale est Que rétablissement de la caisse nationale est
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      plus salutaire pour la caisse d'escompte elle-même, que les ar... plus salutaire pour la caisse d'escompte elle-même, que les arrangements dont le succès paraît douteux au ministre qui les propose contre ses ...
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ...que lés fonds destinés à l'acquittement de la dette publique et au payement des intér...
      ...à uné administration particulière, sous la surveillance de la nation.
      Qu'en attendant, elle décrète que lés fonds destinés à l'acquittement de la dette publique et au payement des intérêts seront séparés des autres dépenses, et soumis à uné administration particulière, sous la surveillance de la nation.
      Locuteur: Lavenue
      ...êt, 170,000,000 à l'Etat, et à diminuer de 5 à 4 0/0 les intérêts que le gouvernemen t paie déjà à la caisse d'escompte. ...s dans le mémoire du ministre ; ils consistent à procurer, à un très-mince intérêt, 170,000,000 à l'Etat, et à diminuer de 5 à 4 0/0 les intérêts que le gouvernemen t paie déjà à la caisse d'escompte.
      Locuteur: Lavenue
      ...lan du ministre tend à couvrir les abus de la caisse d'escompte. ; . . , 1° Le plan du ministre tend à couvrir les abus de la caisse d'escompte. ; . . ,
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      ...les plus propres à pourvoir aux besoins l'Etat et à ses engagements ; ...lui soit communiqué, pour prendre une. dernière résolution sur les arrangements les plus propres à pourvoir aux besoins l'Etat et à ses engagements ;
      Locuteur: Le comte de Mirabeau
      Un grand nombre de membres demandent que le discours de M. le comte de Mirabeau soit imprimé. — L'impression e... Un grand nombre de membres demandent que le discours de M. le comte de Mirabeau soit imprimé. — L'impression est ordonnée.
      Locuteur: Lavenue
      , député de Bazas, dit qu'il regarde le projet de M. Necker comme tellement funeste, qué ...
      ...cerait avec ses larmes ce qu'il a écrit de sa main, s'il pouvait en prévoir les su...
      , député de Bazas, dit qu'il regarde le projet de M. Necker comme tellement funeste, qué M. Necker lui-même effacerait avec ses larmes ce qu'il a écrit de sa main, s'il pouvait en prévoir les suites.
      Locuteur: Lavenue
      ... inconvénients et les avantages du plan de M. Necker. ' M. Lavenue examine les inconvénients et les avantages du plan de M. Necker. '
      Locuteur: Lavenue
      ...e troisième fois, et à faire partager à la nation le déshonneur d'une banqueroute ... 2° Il expose cette caisse à faillir une troisième fois, et à faire partager à la nation le déshonneur d'une banqueroute "i épuisons-nous plutôt en Sacrifices pour que notre liberté soit pure et que no...
      3 II expose nation à l'agiotage, qui a - (1) Le Moniteur ajoute au discours de M. de Mirabeau les alinéas suivants, qui ne f...
      ...ssemblée nationale, ni dans le Courrier de Provence, ni dans le Recueil des œuvres de Mirabeau (édition de Barthe).
      3 II expose nation à l'agiotage, qui a - (1) Le Moniteur ajoute au discours de M. de Mirabeau les alinéas suivants, qui ne figurent ni dans l'impression ordonnée par l'Assemblée nationale, ni dans le Courrier de Provence, ni dans le Recueil des œuvres de Mirabeau (édition de Barthe).
      « Qui de nous ne s'est pas attendu à voir -porte...
      ...questions ? Pourquoi a-t-on laissé pour la fin ce qui devait être au commencement?...
      « Qui de nous ne s'est pas attendu à voir -porter une lumière pure et resplendissante dans cette administration mystérieuse, ava...
      ...ais quel piège, pourquoi ne nous a-t-on pas préparé des réponses même avant nos questions ? Pourquoi a-t-on laissé pour la fin ce qui devait être au commencement? Je ne puis voir dans ces manèges qu'un voile épais, qu'on veut doubler d'un aut...
      ...faut, comme elle-même l'a voulu, mettre la caisse d'escompte au rang des créanciers de l'Etat. On n'a pas besoin d'une banque pour la dette ; la nation est l'origine de tout crédit, elle n'a pas besoin d'ache... « Il faut, comme elle-même l'a voulu, mettre la caisse d'escompte au rang des créanciers de l'Etat. On n'a pas besoin d'une banque pour la dette ; la nation est l'origine de tout crédit, elle n'a pas besoin d'acheter le crédit qu'on n'aurait pas sàn9 elle.»
      ...us certain, il faut qu'on me prouve que la caisse d'escompte n'est pas en prévaric... ...n me persuade que nous devons-sacrifier des mesures plus sages et d'un succès plus certain, il faut qu'on me prouve que la caisse d'escompte n'est pas en prévarication, et que nous n'y serons pas nousr mêmes, si nous adhérons au pacte qui nou...

      Séance du vendredi 20 novembre 1789

      page 136
      Locuteur: Lavenue
      voré la substance du peuple, et qui avilirait et discréditerait le sceau et les billets de la nation. voré la substance du peuple, et qui avilirait et discréditerait le sceau et les billets de la nation.
      Locuteur: Lavenue
      ...ive et si pénétrante, qu'il se mettra à la portée de tout le monde. ...es inconvénients; il répondra, dit—il^ dans ses développements, une lumière si vive et si pénétrante, qu'il se mettra à la portée de tout le monde.
      Locuteur: Lavenue
      ...nte ensuite des détails historiques sur la conduite de la caisse d'escompte ; il unit par annoncer un projet pour la création d'un papier? monnaie national, sous Ja surveillance et la direction de commissaires nommés par l'Assemblée, Cette opération faite, on apurerait les comptes de la caissé, et on lui payerait avec ce papi... 11 présènte ensuite des détails historiques sur la conduite de la caisse d'escompte ; il unit par annoncer un projet pour la création d'un papier? monnaie national, sous Ja surveillance et la direction de commissaires nommés par l'Assemblée, Cette opération faite, on apurerait les comptes de la caissé, et on lui payerait avec ce papier ce qui lui est dû par le gouvernement.
      Locuteur: Lavenue
      1° D'ajourner à vendredi prochain la motion qu'il fait, d'examiner l'état actuel de la caisse d'escompte, èt de régénérer pet établissement très-utile à la circulation du, numéraire dans la capitale, en lui donnant un nouveau régime convenable, ét en le restreignant aux vues de son institution ; 1° D'ajourner à vendredi prochain la motion qu'il fait, d'examiner l'état actuel de la caisse d'escompte, èt de régénérer pet établissement très-utile à la circulation du, numéraire dans la capitale, en lui donnant un nouveau régime convenable, ét en le restreignant aux vues de son institution ;
      Locuteur: Lavenue
      De décréter qu'il sera créé des billets d'Etat ou nationaux, à concurrence de 350, millions remboursables à diverses ...
      ... le remboursement sera affecté : 1. sur la recette de la la contribution extraordinaire de cette année ; 2. sur le produit des dis...
      ...biens ecclésiastiques ; 3. sur le' prix de l'aliénation des biens ruraux du domaine ; 4. et subsidiairement sur le produit de l'extinction des rentes viagères et les...
      ... il sera établi un receveur particulier de ces fonds et revenus publics;
      De décréter qu'il sera créé des billets d'Etat ou nationaux, à concurrence de 350, millions remboursables à diverses époques, et-dont le remboursement sera affecté : 1. sur la recette de la la contribution extraordinaire de cette année ; 2. sur le produit des dispositions que l'Assemblée nationale fera des revenus des biens ecclésiastiques ; 3. sur le' prix de l'aliénation des biens ruraux du domaine ; 4. et subsidiairement sur le produit de l'extinction des rentes viagères et les intérêts destinés au renouvellement des anticipations'qui seront éteintes par lès billets d'Etat ou nationaux ; et qii'à cet effet, il sera établi un receveur particulier de ces fonds et revenus publics;
      Locuteur: Lavenue
      ...l sera nommé par bureaux et un co? mité de six personnes pour la rédaction d'un projet création de billets d'Etat ou nationaux avec les dé... 3° Qu'il sera nommé par bureaux et un co? mité de six personnes pour la rédaction d'un projet création de billets d'Etat ou nationaux avec les développements convenables.
      Locuteur: Camus
      ...par M. Lavoisier à l'assemblée générale la caisse d'escompté,'cet administrateur a dit que la nation a délégué, à cet établissement, par décret, du 6 octobre, 60 millions sur la contribution patriotique. J'ai lu les. articles 18 et 19 de ce décret, et il en résulte que la nation n'a pas fait délégation et que, s?il a été pris des ...
      ... par ses commissaires. On ne manque pas de nous instruire de ce que nous devons èn masse, mais on ne...
      ...e jamais ni les détails ni les tableaux de la dette. Je m'inscris en faux contre l'assertion de M. Lavoisier, et jé demande que ma moti...
      Dans un discours prononcé par M. Lavoisier à l'assemblée générale la caisse d'escompté,'cet administrateur a dit que la nation a délégué, à cet établissement, par décret, du 6 octobre, 60 millions sur la contribution patriotique. J'ai lu les. articles 18 et 19 de ce décret, et il en résulte que la nation n'a pas fait délégation et que, s?il a été pris des arrangements, l'Assemblée doit en être instruite par ses commissaires. On ne manque pas de nous instruire de ce que nous devons èn masse, mais on ne nous donne jamais ni les détails ni les tableaux de la dette. Je m'inscris en faux contre l'assertion de M. Lavoisier, et jé demande que ma motion soit inscrite au procès'verbal.
      Locuteur: Le Coulteux de Canteleu
      Avant d'inculper M. Lavoisier de faux, il faut entendre les administrateurs de la caisse d'escompte qui demandent à faire... Avant d'inculper M. Lavoisier de faux, il faut entendre les administrateurs de la caisse d'escompte qui demandent à faire connaître leur gestion.
      Locuteur: Regnaud
      prince de Poix a demandé que six commissaires lussent chargés d'examiner les opérations de la la caisse d'escompte. — Si cette motion est adoptée, je propose d'exclure les financiers de la commission. prince de Poix a demandé que six commissaires lussent chargés d'examiner les opérations de la la caisse d'escompte. — Si cette motion est adoptée, je propose d'exclure les financiers de la commission.
      Locuteur: Le Président
      M. Dupont (de Nemours) a la parole sur,le projet du ministre desfin... M. Dupont (de Nemours) a la parole sur,le projet du ministre desfinances.
      Locuteur: Dupont
      (de Nemours) (1). Messieurs, mal. gré les é...
      ...s qui vous ont frappés dans le discours de M. le comte de Mirabeau, et la lumière vive et pénétrante que M. Lavenue s'est efforcé de répandre sur la matière qui vous occupe, je crois qu'il...
      (de Nemours) (1). Messieurs, mal. gré les éclairs multipliés qui vous ont frappés dans le discours de M. le comte de Mirabeau, et la lumière vive et pénétrante que M. Lavenue s'est efforcé de répandre sur la matière qui vous occupe, je crois qu'il existe encore quelques vérités utiles qui n Ont pas été suffisamment élucidées ...
      Locuteur: Dupont
      M. de Mirabeau vous a vanté comme un des attributs les plus importants de la Banque d'Angleterre le secret impénétra...
      ...inamovibles et à vie, sont dépositaires de ce secret. C'est donc sur les apparences extérieures, sur la régularité habituelle de ses payements dans un pays qui jouit de la plus graude prospérité, et sur la périlleuse parole de deux nommes que l'Angléterre croit, et ...
      M. de Mirabeau vous a vanté comme un des attributs les plus importants de la Banque d'Angleterre le secret impénétrable dont elle est enveloppée. Deux seuls administrateurs, vous a-t-il dit, inamovibles et à vie, sont dépositaires de ce secret. C'est donc sur les apparences extérieures, sur la régularité habituelle de ses payements dans un pays qui jouit de la plus graude prospérité, et sur la périlleuse parole de deux nommes que l'Angléterre croit, et que nous croyons^ après elle, que sa Banque a quelque solidité.
      Locuteur: Dupont
      J'ignore s'il a jamais été utile de mener les affaires publiques par l'illusion, et de gouverner les humains en les trompant ;...
      ...cle éclairé, ni à l Assemblée nationale de Prahce. Il me paraît que nous devons pr...
      ... nous obligent, que nous pesions ce que la prudence peut exiger, et que nous preni...
      J'ignore s'il a jamais été utile de mener les affaires publiques par l'illusion, et de gouverner les humains en les trompant ; mais je sais que cette-manière ne convient pas à un siècle éclairé, ni à l Assemblée nationale de Prahce. Il me paraît que nous devons prendre une connaissance approfondie des choses sur lesquelles nous avons à décider ; qu'il faut que nous examinions à quoi les circonstances nous obligent, que nous pesions ce que la prudence peut exiger, et que nous prenions ensuite notre résolution avec franchise et avec fermeté, sans rien nous diss...
      Locuteur: Dupont
      ...faut d'abord nous former une idée nette de la chose proposée. ...se d'employer les secours d'une banque. Pour savoir si ce conseil est utile, il faut d'abord nous former une idée nette de la chose proposée.
      Locuteur: Dupont
      La banque à cet effet échange contre des titres de créances solides, à époques fixes et prochaines, des titres de créances exigibles sur elle-même, et dans l'espérance ou la spéculation qu'on ne se présentera que successivement pour en être payé, elle promet de les acquitter à vue. Elle tient parole ... La banque à cet effet échange contre des titres de créances solides, à époques fixes et prochaines, des titres de créances exigibles sur elle-même, et dans l'espérance ou la spéculation qu'on ne se présentera que successivement pour en être payé, elle promet de les acquitter à vue. Elle tient parole tant qu'elle n'est pas pressée, parce qu'elle forme son entreprise avec un capit...
      Locuteur: Lavenue
      laisse sur le bureau la proposition suivante: laisse sur le bureau la proposition suivante:
      Locuteur: De Montmorency
      ...l une réclamation aussi juste que celle de M. Camus. L'observation du préopinant n'empêche point d'insérer au procès-verbal une réclamation aussi juste que celle de M. Camus.
      Locuteur: Regnaud
      de Saint-Jean-d'Angely. M. le de Saint-Jean-d'Angely. M. le
      Locuteur: Dupont
      ... moment, l'apparence d'un moyen présent de payer, et pour leur vendre à bon marché... ...rocurer aux débiteurs solvables, mais qui ne peuvent cependant pas payer dans le moment, l'apparence d'un moyen présent de payer, et pour leur vendre à bon marché ce moyen fictif.
      ...cours ordinaire des choses, l'imitation de paye- (1) Le Moniteur ne donne qu'une analyse du discours de M. Dupont (de Nemours.) Dans le premier cas, qui est celui que présente le cours ordinaire des choses, l'imitation de paye- (1) Le Moniteur ne donne qu'une analyse du discours de M. Dupont (de Nemours.)

      Séance du vendredi 20 novembre 1789

      page 137
      Locuteur: Dupont
      ment, qui se fait avec les billets "de la banque, diffère très-peu de la réalité ; elle en produit les principaux effets, car il est à peu près égal de recevoir de l'argent ou des billets que l'on peut à...
      ...billets ont même l'avantagedetenirmoius de place et de ne point coûter de frais de transport. ;
      ment, qui se fait avec les billets "de la banque, diffère très-peu de la réalité ; elle en produit les principaux effets, car il est à peu près égal de recevoir de l'argent ou des billets que l'on peut à volonté réaliser en argent ; les billets ont même l'avantagedetenirmoius de place et de ne point coûter de frais de transport. ;
      Locuteur: Dupont
      Une banque est élevée à son point de perfection lorsque ses billets trouvent...
      ...de d'emplois plus profitables que celui de les rapporter à sa caisse : de sorte qu'on n'en présente pas à celle:ci plus qu'elle ne peut en payer. Et la précaution la plus sûre, quoiqu'elle ne soit pas touj...
      ...sante, pour empêcher qu'on nerapporte à la banque une trop forte quantité de ses billets, c'est non-seulement de persuader comme en Angleterre, mais de convaincre parfaitement les porteurs de billets, qu'il est impossible de perdre avec la banque.
      Une banque est élevée à son point de perfection lorsque ses billets trouvent une multitude d'emplois plus profitables que celui de les rapporter à sa caisse : de sorte qu'on n'en présente pas à celle:ci plus qu'elle ne peut en payer. Et la précaution la plus sûre, quoiqu'elle ne soit pas toujours suffisante, pour empêcher qu'on nerapporte à la banque une trop forte quantité de ses billets, c'est non-seulement de persuader comme en Angleterre, mais de convaincre parfaitement les porteurs de billets, qu'il est impossible de perdre avec la banque.
      Locuteur: Dupont
      ...on ne peut exister lorsque les affaires de la banque sont un secret. On a payé, donc ...
      ... un argument démonstratif. Mais lorsque la banque a beaucoup plus de moyens de payer que d'engagements, c'est un fait ...
      ...blics peuvent constater, et qui donne à la -confiance une base assurée.
      Cette conviction ne peut exister lorsque les affaires de la banque sont un secret. On a payé, donc on payera, n'est pas un argument démonstratif. Mais lorsque la banque a beaucoup plus de moyens de payer que d'engagements, c'est un fait que des bilans fréquents et publics peuvent constater, et qui donne à la -confiance une base assurée.
      Locuteur: Dupont
      ...que leurs affaires soient très-connues, la publicité qu'on leur donne devant ajouter au crédit de l'établissement. ...stituées et bien administrées : car elles n'en ont pas besoin. Il leur convient que leurs affaires soient très-connues, la publicité qu'on leur donne devant ajouter au crédit de l'établissement.
      Locuteur: Dupont
      ...ée ne met jamais en circulation un seul de ses billets qu'en échange contre des va...
      ...bord dans son portefeuille l'équivalent de ses billets; et il faut qu'elle ait en ...
      ...r masse. Alors, pourvu que le placement de ses billets ait été fait avec assez de sagesse pour qu'on ne puisse perdre sur...
      ...tour d'une somme égale à celle du fonds de caisse ou du capital libre, il devient évidemment impossible de perdre avec la banque, et les secousses passagères qu'...
      En effet, Messieurs, une banque bien administrée ne met jamais en circulation un seul de ses billets qu'en échange contre des valeurs exigibles et solides. Elle a donc d'abord dans son portefeuille l'équivalent de ses billets; et il faut qu'elle ait en outre un capital qui soit dans une forte proportion avec leur masse. Alors, pourvu que le placement de ses billets ait été fait avec assez de sagesse pour qu'on ne puisse perdre sur les effets qui ont été pris en retour d'une somme égale à celle du fonds de caisse ou du capital libre, il devient évidemment impossible de perdre avec la banque, et les secousses passagères qu'elle peut éprouver ne détruisent pas son crédit.
      Locuteur: Dupont
      Telle a toujours été la situation de la caisse d'escompte, dont on vous a parlé...
      ... démontré qu'elle avait en portefeuille la valeur de ses billets, et qu'elle avait de plus un capital considérable, égal au tiers • de cette même valeur, tellement qu'il aura...
      ...ertes qui montassent au-dessus du tiers de la totalité, pour que la propriété des porteurs de billets fût en danger. C'est en ce sens que les malheurs même de la caisse d'escompte, en éloignant tout secret de ses affaires, ont constaté sa solidité et ont servi à soutenir la confiance qui lui a été accordéear le p...
      ...elles le gouvernement aurait totalement -
      Telle a toujours été la situation de la caisse d'escompte, dont on vous a parlé, Messieurs, beaucoup trop légèrement. Dans ses plus grandes calamités, il a été démontré qu'elle avait en portefeuille la valeur de ses billets, et qu'elle avait de plus un capital considérable, égal au tiers • de cette même valeur, tellement qu'il aurait fallu que sur des effets commerçables, choisis avec sévérité, il y eût néanmoins à essuyer des pertes qui montassent au-dessus du tiers de la totalité, pour que la propriété des porteurs de billets fût en danger. C'est en ce sens que les malheurs même de la caisse d'escompte, en éloignant tout secret de ses affaires, ont constaté sa solidité et ont servi à soutenir la confiance qui lui a été accordéear le public, malgré les fautes multipliées par esquelles le gouvernement aurait totalement -
      Locuteur: Dupont
      La caisse d'escompte a essuyé quatre arrêts de surséance. Lors du premier, qu'elle pou...
      ... voulu et pu rembourser les avances aue la caisse d'escompte lui avait faites, il fut vériné dans la huitaine que l'actif de la caisse excédait d'un tiers son passif.
      La caisse d'escompte a essuyé quatre arrêts de surséance. Lors du premier, qu'elle pouvait éviter si le ministère eût osé permettre lés payements en piastres, ce qui devrait toujours être permis, et surtout s'il eût voulu et pu rembourser les avances aue la caisse d'escompte lui avait faites, il fut vériné dans la huitaine que l'actif de la caisse excédait d'un tiers son passif.
      Locuteur: Dupont
      ...nt d'une révolution, et après une crise de quinze mois consécutifs, son passif étant de 114 millions, son actif est de 216 ou presque double. Voilà ce qui soutient la valeur des billets. Ils ne la doivent point aux arrêts de surséance, qui de tous les moyens possibles sont les plus propres à décrier la valeur des effets commerçables. Le gouvernement s'est donné à lui-même arrêt de surséance pour les remboursements à épo...
      ...était engagé; et vous voyez que, malgré la juste confiance que doit inspirer la garantie nationale, les effets dont le ...
      ... jusqu'à 18 et 20 0/0. C'est que l'état de vos nuances, quoique présentant par la nature des choses, et selon le rapport de votre comité, la perspective la plus favorable, est, pour le moment, tr...
      ... à moi, dès aujourd'hui, que vos moyens de payer sont fort au-dessus de vos besoins.
      Aujourd'hui même encore, au moment d'une révolution, et après une crise de quinze mois consécutifs, son passif étant de 114 millions, son actif est de 216 ou presque double. Voilà ce qui soutient la valeur des billets. Ils ne la doivent point aux arrêts de surséance, qui de tous les moyens possibles sont les plus propres à décrier la valeur des effets commerçables. Le gouvernement s'est donné à lui-même arrêt de surséance pour les remboursements à époques fixes, auxquels il s'était engagé; et vous voyez que, malgré la juste confiance que doit inspirer la garantie nationale, les effets dont le remboursement est suspendu perdent depuis 8 jusqu'à 18 et 20 0/0. C'est que l'état de vos nuances, quoique présentant par la nature des choses, et selon le rapport de votre comité, la perspective la plus favorable, est, pour le moment, très-visiblement embarrassé. 11 n'est pas encore prouvé à tout le monde, comme* il le sera dans quelques mois, et comme il me l'est à moi, dès aujourd'hui, que vos moyens de payer sont fort au-dessus de vos besoins.
      Locuteur: Dupont
      Ainsi le crédit de la caisse d'escompte, tant décriée, est da...
      ...n beaucoup plus favorable que le crédit de la nation elle-même.
      Ainsi le crédit de la caisse d'escompte, tant décriée, est dans une situation beaucoup plus favorable que le crédit de la nation elle-même.
      Locuteur: Dupont
      ...ssante a contribué à soutenir ce crédit de la caisse d'escompte et à prévenir la perte sur ses billets. La caisse ne s'est pas prévalue des arrêts de surséance qui ont été publiés, en appar...
      ... le vrai pour dispenser le gouvernement de rembourser les sommes considérables qu'il lui doit. Elle a continué de payer mieux qu'aucune autre banque ne l'a jamais fait dans un temps de crise, et autant qu'il était nécessaire...
      ...uquel une banque ne doit jamais refuser de l'argent, celui des sommes destinées au...
      ...é 100,000 écus au moins tous les jours. La Banque d'Angleterre, qui vous a été donnée pour modèle, est très-loin de s'être aussi bien conduite. Bile a tota...
      ...étexte d'une refonte des monnaies, lors de laquelle elle devait payer en anciennes espèces jusqu'au jour où le produit de la fabrication l'aurait mise à portée de payer en espèces nouvelles. En 1745, el...
      ...me elle ne pouvait solder par jour plus de 1,000 à 2,000 livres sterling, et dans ...
      ...j'exagère: c'était donc à 47,000 francs de notre monnaie tout au plus que se main ...
      ...n tremblotant les payements journaliers de cette banque, qu'on vous peint comme, i...
      Une raison assez puissante a contribué à soutenir ce crédit de la caisse d'escompte et à prévenir la perte sur ses billets. La caisse ne s'est pas prévalue des arrêts de surséance qui ont été publiés, en apparence en sa faveur, et dans le vrai pour dispenser le gouvernement de rembourser les sommes considérables qu'il lui doit. Elle a continué de payer mieux qu'aucune autre banque ne l'a jamais fait dans un temps de crise, et autant qu'il était nécessaire pour le service principal auquel une banque ne doit jamais refuser de l'argent, celui des sommes destinées aux menues dépenses courantes et aux salaires journaliers des ouvriers, qui ne peuvent être pavés en papier. Elle a régulièrement acquitté 100,000 écus au moins tous les jours. La Banque d'Angleterre, qui vous a été donnée pour modèle, est très-loin de s'être aussi bien conduite. Bile a totalement suspendu ses payements par son propre fait en 1697, sous le seul prétexte d'une refonte des monnaies, lors de laquelle elle devait payer en anciennes espèces jusqu'au jour où le produit de la fabrication l'aurait mise à portée de payer en espèces nouvelles. En 1745, elle a payé en schellings et demi-schellings comptés un à un ; sous cette forme elle ne pouvait solder par jour plus de 1,000 à 2,000 livres sterling, et dans cette dernière évaluation j'exagère: c'était donc à 47,000 francs de notre monnaie tout au plus que se main tenaient en tremblotant les payements journaliers de cette banque, qu'on vous peint comme, inébranlable. Et quel était lé terrible événement qui produisait cette effrayante...
      Locuteur: Dupont
      ...actif excédai! son passif du double, èt de plus du double, de 13 millions au delà. Lors du second, son actif excédai! son passif du double, èt de plus du double, de 13 millions au delà.

      Séance du vendredi 20 novembre 1789

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      Locuteur: Dupont
      ...ssants, affectionnés depuis longtemps à la maison de Hanovre, et qui regardaient leur consti...
      ...leur est si chère, comme liée au destin de cette maison. 1,500 paysans à quarante-cinq lieues de distance, sans aucune apparence de succès ébranlaient à ce point la Banque: d'Angleterre. Le secret de son administration l'avait laissée dénuée de son numéraire; et je vous demande, Mess...
      ...es auxquels le royaume est en proie, et la situation dans laquelle gémissent i dep...
      ...out autrement alarmants, que ne l'était la position de l'Angleterre en 1697, et en 1745? Je vo...
      ...orisation expresse qui lui a été donnée de se dispenser de tout payement, tandis qu'on prodigue les éloges à la Banque anglaise, payant au plus 47,000 ...
      ...montagnards d'Ecosse pour conquérir les trois royaumes britanniques, riches, puissants, affectionnés depuis longtemps à la maison de Hanovre, et qui regardaient leur constitution, qui leur est si chère, comme liée au destin de cette maison. 1,500 paysans à quarante-cinq lieues de distance, sans aucune apparence de succès ébranlaient à ce point la Banque: d'Angleterre. Le secret de son administration l'avait laissée dénuée de son numéraire; et je vous demande, Messieurs, si les orages auxquels le royaume est en proie, et la situation dans laquelle gémissent i depuis trop longtemps nos finances, ne sont pas tout autrement désastreux, tout autrement alarmants, que ne l'était la position de l'Angleterre en 1697, et en 1745? Je vous demande si l'on doit accumuler les qualifications injurieuses sur notre caiss...
      ...puis quinze mois, au milieu d'une inquiétude générale et fondée, et malgré l'autorisation expresse qui lui a été donnée de se dispenser de tout payement, tandis qu'on prodigue les éloges à la Banque anglaise, payant au plus 47,000 francs par jour, ou même ne payant point, dans des circonstances bien moins péni...
      Locuteur: Dupont
      « Mais, dit: M. le comte de Mirabeau, le principe des banques et la base de la confiance qu'elles inspirent, étant la promesse qu'elles font que les porteurs de leurs billets pourront toujours les échanger à leur caisse, à présentation, contre de l'argent comptant, une banque qui dissé...
      ...qui ne réalise pour chaque porteur, que la somme nécessaire aux dépenses journaliè...
      ...ce, jusqu'à ce qu'elle ait fait le tour de ceux qui se présentent, et acquitté à c...
      ...ns un état, absolument contraire au but de son institution. Elle ne mérite aucune confiance ; elle ne peut prêter à la nation que le crédit de la nation elle-même; et il y a, pour la nation, une sorte d'avilissement à y av...
      « Mais, dit: M. le comte de Mirabeau, le principe des banques et la base de la confiance qu'elles inspirent, étant la promesse qu'elles font que les porteurs de leurs billets pourront toujours les échanger à leur caisse, à présentation, contre de l'argent comptant, une banque qui dissémine ses payements, et qui ne réalise pour chaque porteur, que la somme nécessaire aux dépenses journalières et aux appoints du commerce, jusqu'à ce qu'elle ait fait le tour de ceux qui se présentent, et acquitté à chacun d'eux une somme égale* est, dans un état, absolument contraire au but de son institution. Elle ne mérite aucune confiance ; elle ne peut prêter à la nation que le crédit de la nation elle-même; et il y a, pour la nation, une sorte d'avilissement à y avoir recours. » ; :
      Locuteur: Dupont
      ...se supposition, entièrement contraire à la nature des choses, et qui ne dérive que de notre crédulité exagérée pour les promesses des instituteurs et des prôneurs de banques, qui disent : venez à ma caisse...
      ... du carrefour, qui crie qu'il extirpera la dent, sans mal, ni douleur.
      Elles portent sur une fausse supposition, entièrement contraire à la nature des choses, et qui ne dérive que de notre crédulité exagérée pour les promesses des instituteurs et des prôneurs de banques, qui disent : venez à ma caisse, et vous serez toujours payés comptant ; comme le dentiste du carrefour, qui crie qu'il extirpera la dent, sans mal, ni douleur.
      Locuteur: Dupont
      ...sibilité, elle ne doit pas être étonnée de la voir se manifester plus tôt ou plus tar... ...statent l'impossibilité ; et lorsqu'une nation a sanctionné d'avance cette impossibilité, elle ne doit pas être étonnée de la voir se manifester plus tôt ou plus tard; elle ne doit pas s'irriter contre ce qu'elle a jugé convenable d'autoriser.
      Locuteur: Dupont
      Une banque, d'après l'expérience de ce qu'exige le remboursement des billet...
      ...r ses règlements, qu'elle aura un fonds de caisse égal à la valeur du quart et même du tiers des bi...
      Une banque, d'après l'expérience de ce qu'exige le remboursement des billets qu'on lui rapporte dans un temps ordinaire, annonce par ses règlements, qu'elle aura un fonds de caisse égal à la valeur du quart et même du tiers des billets
      Locuteur: Dupont
      ...anque, déclarent donc implicitement que la banque ne: pourra être forcée de payer à présentation que jusqu'à concurrence des fonds libres de sa caisse, et que le surplus des engage...
      ...r ne deviendra exigible qu'à mesure que la rentrée des fonds fournira les moyens de retirer ses billets ; car on ne peut co...
      ...ation ou un gouvernement, en prenant sous leur protection rétablissement d'une banque, déclarent donc implicitement que la banque ne: pourra être forcée de payer à présentation que jusqu'à concurrence des fonds libres de sa caisse, et que le surplus des engagements qu'elle aurait pu contracter ne deviendra exigible qu'à mesure que la rentrée des fonds fournira les moyens de retirer ses billets ; car on ne peut contraindre personne à faire l'impossible. :
      Locuteur: Dupont
      ...ont usage des billets d'une banque pour la commodité de leur commerce, c'est encore sous la condition indispensable et très-connue d'eux-mêmes, que les billets seront acquittés à la caisse tant que l'on n'y en présentera ...
      ...'ils attendront leur tour s'il y a trop de porteurs qui veulent réaliser à la fois.
      Enfin, lorsque des particuliers font usage des billets d'une banque pour la commodité de leur commerce, c'est encore sous la condition indispensable et très-connue d'eux-mêmes, que les billets seront acquittés à la caisse tant que l'on n'y en présentera pas un trop grand nombre, et qu'ils attendront leur tour s'il y a trop de porteurs qui veulent réaliser à la fois.
      Locuteur: Dupont
      ...e est fondamentalement liée à l'essence de toute banque de secours. Il serait physiquement impossible qu'aucune de ces banques existât, si, comme l'a supp...
      ... avoir dans sa caisse une somme égale à la valeur totale de ses billets". "
      Cette condition nécessaire est fondamentalement liée à l'essence de toute banque de secours. Il serait physiquement impossible qu'aucune de ces banques existât, si, comme l'a supposé M. Lavenue, elle devait toujours avoir dans sa caisse une somme égale à la valeur totale de ses billets". "
      Locuteur: Dupont
      La Banque de Hollande doit avoir dans ses caves la totalité de ses fonds; mais c'est que la Banque de Hollande n'est qu'une caisse de dépôt, qui ne prête à personne, qui se ...
      ...'or ou d'argent, aussi considérable que la valeur de ses billets ; elle ne peut, comme les autres banques, faire baisser l'intérêt de l'argent.
      La Banque de Hollande doit avoir dans ses caves la totalité de ses fonds; mais c'est que la Banque de Hollande n'est qu'une caisse de dépôt, qui ne prête à personne, qui se fait même payer pour garder l'argent; ce n'est pas une véritable banque : elle n...
      ... d'en économiser le capital, puisqu'elle exige, ou est censée exiger une masse d'or ou d'argent, aussi considérable que la valeur de ses billets ; elle ne peut, comme les autres banques, faire baisser l'intérêt de l'argent.
      Locuteur: Dupont
      ...'extrait du discours éloquent que vient de prononcer cet honorable membre. Je ne puis rendre l'éclat de son style ; je tâche de ne pas oublier et de né pas affaiblir ses raisons. Il me semble, Messieurs, que tel est l'extrait du discours éloquent que vient de prononcer cet honorable membre. Je ne puis rendre l'éclat de son style ; je tâche de ne pas oublier et de né pas affaiblir ses raisons.
      Locuteur: Dupont
      ...s-disertement qu'il lui sera impossible de payer à présentation plus du tiers ou du quart de ses billets, et que, s'il arrive un moment de crise où on lui en présente davantage, ... qu'elle mettra en circulation ; elle déclare donc très-disertement qu'il lui sera impossible de payer à présentation plus du tiers ou du quart de ses billets, et que, s'il arrive un moment de crise où on lui en présente davantage, le surplus ne sera payé qu'après qu'elle aura pu réaliser des fonds.
      Une banque de secours, au contraire, comme celles d'Angleterre et d'Ecossè, ou comme la caïsse d'escompte de France, a cet avantage inestimable, de faire baisser l'intérêt de l'argent, parce qu'elle peut prêter à m...
      ...n'a besoin que d'un capital inférieur à la masse de ses billets, et que leurs porteurs conv...
      ...vec elle que, s'ils sont tous empressés de toucher leur argent à la fois, plusieurs d'entre eux attendront. A la faveur de cette convention plus ou moins formelle de la part des porteurs, mais très-nettement exprimée dans les statuts et règlements de la banque, celle-ci peut emprunter à 6 0/0...
      ...ue sur un capital égal à celui du tiers de ses billets, la somme exprimée par ceux-ci ne lui revie...
      ...ne banque doit toujours avoir en caisse la valeur de ses billets (1). (1) Un de mes collègues m'a observé,qu'une banque devait prévoir les moments de crise, et se pourvoir d'avance de fonds extraordinaires. Prévoir tous les...
      Une banque de secours, au contraire, comme celles d'Angleterre et d'Ecossè, ou comme la caïsse d'escompte de France, a cet avantage inestimable, de faire baisser l'intérêt de l'argent, parce qu'elle peut prêter à meilleur marché que tout autre capitaliste. Et pourquoi peut-elle prêter à meilleur marché? précisément parce qu'elle n'a besoin que d'un capital inférieur à la masse de ses billets, et que leurs porteurs conviennent tacitement avec elle que, s'ils sont tous empressés de toucher leur argent à la fois, plusieurs d'entre eux attendront. A la faveur de cette convention plus ou moins formelle de la part des porteurs, mais très-nettement exprimée dans les statuts et règlements de la banque, celle-ci peut emprunter à 6 0/0 ét prêter avec profit à 4 ou même à 3, parce qué, ces 6 0/0 ne portant que sur un capital égal à celui du tiers de ses billets, la somme exprimée par ceux-ci ne lui revient réellement qu'à 2 0/0. Sans cette combinaison, il serait impossible et absurd...
      ... leurs spéculations, les pro-_ fonds politiques qui vous disent, Messieurs, qu'une banque doit toujours avoir en caisse la valeur de ses billets (1). (1) Un de mes collègues m'a observé,qu'une banque devait prévoir les moments de crise, et se pourvoir d'avance de fonds extraordinaires. Prévoir tous les événements I II y en a qui sont absolument impossibles

      Séance du vendredi 20 novembre 1789

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      Locuteur: Dupont
      ...le ait en caisse et en valeurs un tiers de plus que le montant de ses billets. C'est sur cette combinaiso...
      ...éfices, et par conséquentla possibilité de toutes les banques. Et quand on veut de...
      ...ouvoir exécutif, soit qu'on fasse usage de leur ministère comme particulier, c'est...
      ...r, attendu qu'on ne fait pas violence à la nature des choses, et qu'il faut ou ren...
      Il suffit qu'elle ait en caisse et en valeurs un tiers de plus que le montant de ses billets. C'est sur cette combinaison que sont fondés les bénéfices, et par conséquentla possibilité de toutes les banques. Et quand on veut des banques, soit qu'on les autorise comme législateurs, soit qu'on les protège comme pouvoir exécutif, soit qu'on fasse usage de leur ministère comme particulier, c'est à ces charges et conditions auxquelles on ne peut échapper, attendu qu'on ne fait pas violence à la nature des choses, et qu'il faut ou renoncer à s'en servir, ou se soumettre à leurs inconvénients. Si quelqu'un, Messie...
      Locuteur: Dupont
      ...en constituées, et non moins impossible de les obliger de payer à présentation, dès qu'il arrive un moment de crise. On peut avec sagesse les empêcher de discontinuer leurs payements, en les ra...
      ...proportionnant à l'état et aux rentrées de leur caisse ; et lorsqu'on est convainc...
      ...n est pas altéré : car, quelle que soit la rigueur des conventions à, vue, dès qu'...
      ...écution, il n'y a ni fraude, ni danger, la justice et la nécessité persuadent les hommes, même avant qu'ils se soient donné la peine d'en analiser les détails.
      bien constituées, et non moins impossible de les obliger de payer à présentation, dès qu'il arrive un moment de crise. On peut avec sagesse les empêcher de discontinuer leurs payements, en les ralentissant et les proportionnant à l'état et aux rentrées de leur caisse ; et lorsqu'on est convaincu qu'il n'y a rien à perdre pour personne, leur crédit n'en est pas altéré : car, quelle que soit la rigueur des conventions à, vue, dès qu'on est sûr que dans les circonstances qui en arrêtent l'exécution, il n'y a ni fraude, ni danger, la justice et la nécessité persuadent les hommes, même avant qu'ils se soient donné la peine d'en analiser les détails.
      Locuteur: Dupont
      ..., lorsqu'on sent l'utilité ou le besoin de cette espèce d'établissement. Les banqu...
      ...ns publiques et privées sont gênées par la rareté du numéraire, augmentent inévita...
      ...ues, il en est encore un assez grave auquel il faut se résigner comme aux autres, lorsqu'on sent l'utilité ou le besoin de cette espèce d'établissement. Les banques, auxquelles on ne songe pour l'ordinaire que lorsque les opérations publiques et privées sont gênées par la rareté du numéraire, augmentent inévitablement cette rareté.
      Locuteur: Dupont
      ...service social ne saurait employer plus de capitaux que le besoin ne l'exige : car...
      ...aie, que parce qu'on s'apercevait, dans la société, que la monnaie était utile et commode ; mais, lorsqu'un papier qui inspire de la confiance supplée, dans une grande partie des achats et des ventes, à l'usage de la monnaie, on a moins besoin de celle-ci; dès lors les métaux que l'on y avait consacrés sortent de la circulation dans laquelle les billets les remplacent, et ces métaux servent à faire de l'argenterie et des bijoux, ou passent à l'étranger en achats de marchandises, que les capitalistes et l...
      ...je vous dirais qu'il en est des besoins de la société et du commerce, par rapport au ...
      ...ui ne peut en contenir une seule goutte de plus qu'il n'en faut pour l'imbiber com...
      ...l'instant. Répandez dans le public plus de numéraire qu'il n'en a besoin pour le s...
      ...; les métaux qu'il employait changeront de forme, ou sortiront. Notre gouvernement...
      ... fait que l'Europe entière est couverte de notre monnaie, tandis qu'on y trouve très-peu de celle d'Angleterre, quoiqu'en Angleterre on fasse beaucoup moins usage de la monnaie qu'en France, parce qu'il y a beaucoup plus de papier circulant.
      ...s prennent naturellement un certain niveau qu'elles ne peuvent outrepasser; nul service social ne saurait employer plus de capitaux que le besoin ne l'exige : car il faut acheter ces capitaux, et en payer ou en perdre l'intérêt, quelque usage...
      ...t nécessaires. On ne se procurait des métaux, et on ne les convertissait en monnaie, que parce qu'on s'apercevait, dans la société, que la monnaie était utile et commode ; mais, lorsqu'un papier qui inspire de la confiance supplée, dans une grande partie des achats et des ventes, à l'usage de la monnaie, on a moins besoin de celle-ci; dès lors les métaux que l'on y avait consacrés sortent de la circulation dans laquelle les billets les remplacent, et ces métaux servent à faire de l'argenterie et des bijoux, ou passent à l'étranger en achats de marchandises, que les capitalistes et les consommateurs jugent plus utiles à leur commerce et à leurs jouissances. Si j'osais vous exprimer cet effet par une comparaison simple, mais claire, je vous dirais qu'il en est des besoins de la société et du commerce, par rapport au numéraire, comme d'une éponge qui absorbe une certaine quantité d'eau, mais qui ne peut en contenir une seule goutte de plus qu'il n'en faut pour l'imbiber complètement : versez y plus d'eau, elle s'écoulera dans l'instant. Répandez dans le public plus de numéraire qu'il n'en a besoin pour le service journalier des ventes et des achats, ce numéraire ne pourra rester dans le pays; les métaux qu'il employait changeront de forme, ou sortiront. Notre gouvernement, qui croyait autrefois multiplier les capitaux en achetant des métaux, a consta...
      ... transformées, sont passés chez l'étranger avec une égale rapidité. G est ce qui fait que l'Europe entière est couverte de notre monnaie, tandis qu'on y trouve très-peu de celle d'Angleterre, quoiqu'en Angleterre on fasse beaucoup moins usage de la monnaie qu'en France, parce qu'il y a beaucoup plus de papier circulant.
      Locuteur: Dupont
      Les inconvénients qu'ont les banques de chasser le numéraire sont liés à un de leurs avantages qui a été très-bien dév... Les inconvénients qu'ont les banques de chasser le numéraire sont liés à un de leurs avantages qui a été très-bien développé par le célèbre Smith
      Je ne sais si la caisse d'escompte prévoyait : au mois d'avril 1788, elle avait la plus forte somme d'argent, relativement à ses billets, qu'aucune banque de secours ait jamais eue. Ce n'était pas ... Je ne sais si la caisse d'escompte prévoyait : au mois d'avril 1788, elle avait la plus forte somme d'argent, relativement à ses billets, qu'aucune banque de secours ait jamais eue. Ce n'était pas seulement le quart, ni même le tiers, c'était plus des cinq douzièmes,
      Srès de moitié de la valeur des billets en circulation, [ais cela même ne pouvait suffire à payer la totalité. Srès de moitié de la valeur des billets en circulation, [ais cela même ne pouvait suffire à payer la totalité.
      11 parait par les faits, que la caisse d'escompte n'a pas négligé les m...
      ... des métaux, puisque depuis l'arrêt qui la dispense de payer, elle a continué ses payements, au point de renouveler cinq fois le capital en argent qui doit faire la base de sa caisse ; et i'on doit considérer que si dans un temps paisible il est facile de se procurer de grosses sommes en métaux, dans les moments de crise cela devient d'une extrême difficulté, de sorte qu'avec le meilleur crédit la mécanique même de l'opération exige un délai indispensable. Il faut considérer encore que, si une banque de secours ne voulait que se tirer d'embar...
      ...toujours moyen d'y parvenir en très-peu de temps : il lui suffirait de cesser les escomptes, et les rentrées de son portefeuille absorberaient bientôt la totalité de ses billets. Mais les administrateurs d'une banque ne doivent pas être de métal, comme les fonds ae leur caisse : lorsque leur entreprise a augmenté le crédit de tous les citoyens, et que l'usage de ce crédit a étendu toutes les affaires,...
      ...t le retirer à ceux qui sont accoutumés de s'en servir, sans occasionner une multitude de banqueroutes, qui renverseraient tout le commerce du royaume et le sien même. La banque est donc obligée par tous les sentiments du patriotisme, de l'humanité, et de la prudence, de partager ses efforts entre le soin de se procurer des capitaux en argent, celui de retirer une partie de ses billets, et celui de soutenir une masse considérable d'escom...
      ... à rouler sur les escomptes éprouverait la plus grande calamité.
      11 parait par les faits, que la caisse d'escompte n'a pas négligé les moyens extraordinaires pour se procurer des métaux, puisque depuis l'arrêt qui la dispense de payer, elle a continué ses payements, au point de renouveler cinq fois le capital en argent qui doit faire la base de sa caisse ; et i'on doit considérer que si dans un temps paisible il est facile de se procurer de grosses sommes en métaux, dans les moments de crise cela devient d'une extrême difficulté, de sorte qu'avec le meilleur crédit la mécanique même de l'opération exige un délai indispensable. Il faut considérer encore que, si une banque de secours ne voulait que se tirer d'embarras et se borner à faire honneur à ses engagements, elle a toujours moyen d'y parvenir en très-peu de temps : il lui suffirait de cesser les escomptes, et les rentrées de son portefeuille absorberaient bientôt la totalité de ses billets. Mais les administrateurs d'une banque ne doivent pas être de métal, comme les fonds ae leur caisse : lorsque leur entreprise a augmenté le crédit de tous les citoyens, et que l'usage de ce crédit a étendu toutes les affaires, elle ne pourrait le retirer à ceux qui sont accoutumés de s'en servir, sans occasionner une multitude de banqueroutes, qui renverseraient tout le commerce du royaume et le sien même. La banque est donc obligée par tous les sentiments du patriotisme, de l'humanité, et de la prudence, de partager ses efforts entre le soin de se procurer des capitaux en argent, celui de retirer une partie de ses billets, et celui de soutenir une masse considérable d'escomple, sans laquelle le commerce habitué à rouler sur les escomptes éprouverait la plus grande calamité.
      ...aut rendre justice à qui elle est due : la caisse d'escompte pouvait, depuis le 18 août 1788, choisir deux spéculations : l'une, de cesser les payements, comme elle y était autorisée, d'étendre les escomptes à la faveur de son papier-monnaie, et de se procurer par des bénéfices qui n'eussent, il est vra...
      ...s qui eussent pu être énormes; l'autre, de cesser l'escompte sans pitié, de n'aider ni la patrie en général, ni aucun de ses concitoyens en particulier, et de se mettre ainsi à l'abri de toutes les imputations qu'on lui fait a...
      Il faut rendre justice à qui elle est due : la caisse d'escompte pouvait, depuis le 18 août 1788, choisir deux spéculations : l'une, de cesser les payements, comme elle y était autorisée, d'étendre les escomptes à la faveur de son papier-monnaie, et de se procurer par des bénéfices qui n'eussent, il est vrai> été que passagers, qui eussent été immoraux, mais qui eussent pu être énormes; l'autre, de cesser l'escompte sans pitié, de n'aider ni la patrie en général, ni aucun de ses concitoyens en particulier, et de se mettre ainsi à l'abri de toutes les imputations qu'on lui fait aujourd'hui.
      ...nts sans les discontinuer ; elle a fait de grandes dépenses pour se procurer des fonds à cet effet ; elle n'a pas cessé d'aider à la fois le gouvernement et le commerce. 11 faut que ses administrateurs aient eu beaucoup de sens, de courage et de morale ; et les actionnaires qui ont ap... Elle n'a pris ni l'un ni l'autre parti : elle a ralenti ses payements sans les discontinuer ; elle a fait de grandes dépenses pour se procurer des fonds à cet effet ; elle n'a pas cessé d'aider à la fois le gouvernement et le commerce. 11 faut que ses administrateurs aient eu beaucoup de sens, de courage et de morale ; et les actionnaires qui ont approuvé leur conduite doivent avoir part à reloge.
      ... banques sont donc qu'il est impossible de perdre avec elles, lorsqu'elles sont à prévoir ; et de ce nombre est une grande partie de ceux que nous avons depuis dix-huit moi... Les premiers axiomes dont il faut se pénétrer relativement aux banques sont donc qu'il est impossible de perdre avec elles, lorsqu'elles sont à prévoir ; et de ce nombre est une grande partie de ceux que nous avons depuis dix-huit mois sous les yeux.

      Séance du vendredi 20 novembre 1789

      page 140
      Locuteur: Dupont
      ...s, elles en font revenir à grands frais de chez l'étranger, où ils retournent pres...
      ...ûteuse qu'elle absorbe tous les profits de la banque. Elle peut les excéder ; et en ce cas, si elle ne devait pas être passagère, la banque finirait par être ruinée. C'est ce qui peut arriver un jour à la Banque d'Angleterre, qui garde' son secret ; c'est ce qui ne peut arriver à la caisse d'escompte, qui dit le sien au moins une fois tous les ans ; de sorte que, si ses affaires allaient mal; on l'obligerait de solder ses comptes avant qu'elle fût dans l'impuissance de le faire ; nouvel exemple de l'avantage immense que la franchise de notre nation a sur la politique mystérieuse de nos voisins.
      ...'en trouvent qu'avec difficulté dans le pays d'où leurs billets .les ont éloignés, elles en font revenir à grands frais de chez l'étranger, où ils retournent presque aussitôt qu'ils sont arrivés. Cette opération peut devenir si coûteuse qu'elle absorbe tous les profits de la banque. Elle peut les excéder ; et en ce cas, si elle ne devait pas être passagère, la banque finirait par être ruinée. C'est ce qui peut arriver un jour à la Banque d'Angleterre, qui garde' son secret ; c'est ce qui ne peut arriver à la caisse d'escompte, qui dit le sien au moins une fois tous les ans ; de sorte que, si ses affaires allaient mal; on l'obligerait de solder ses comptes avant qu'elle fût dans l'impuissance de le faire ; nouvel exemple de l'avantage immense que la franchise de notre nation a sur la politique mystérieuse de nos voisins.
      Locuteur: Dupont
      c'est celui de suppléer aux métaux avec plus d'économi...
      ...tal dont l'intérêt se trouve perdu pour la société; de sorte que, la dépense en étant répartie entre tous les achats et toutes les ventes, la société est servie, mais par un instrument dont l'achat coûte cher, et qui a de plus l'inconvénient que son transport e...
      c'est celui de suppléer aux métaux avec plus d'économie. Le capital en métaux monnayés nécessaireaux besoins du commerce dans un pays où l'on fait peu d'usage du papier est énorme, et c'est un capital dont l'intérêt se trouve perdu pour la société; de sorte que, la dépense en étant répartie entre tous les achats et toutes les ventes, la société est servie, mais par un instrument dont l'achat coûte cher, et qui a de plus l'inconvénient que son transport est dispendieux.
      Locuteur: Dupont
      ...) papier, c'est-à-dire par des échanges de titres de créances, tous les engagements qui portent sur de grosses sommes, la société se trouve mieux servie encore, avec plus de rapidité et à moins de frais. Ainsi,lorsque l'on peut solder et) papier, c'est-à-dire par des échanges de titres de créances, tous les engagements qui portent sur de grosses sommes, la société se trouve mieux servie encore, avec plus de rapidité et à moins de frais.
      Locuteur: Dupont
      ...il reste toujours une infinité d'usages de la monnaie, pour lesquels il est impossible au papier de la suppléer. Tels sont les appoints, les c...
      ...ouvriers, le soulagement des pauvres et la paye des troupes. Il serait fort danger...
      Mais, quelque chose que l'on fasse, il reste toujours une infinité d'usages de la monnaie, pour lesquels il est impossible au papier de la suppléer. Tels sont les appoints, les consommations journalières, le salaire des ouvriers, le soulagement des pauvres et la paye des troupes. Il serait fort dangereux que l'abondance du papier, surtout s'il était en petits billets, fût telle q...
      Locuteur: Dupont
      ...a longtemps que les banques durent, que la paix règne dans un pays et que le commerce y prospère, cet équilibre s'établit de lui-même; dans les temps de misère et de trouble, il est sujet à de grandes et fâcheuses oscillations. Lorsqu'il y a longtemps que les banques durent, que la paix règne dans un pays et que le commerce y prospère, cet équilibre s'établit de lui-même; dans les temps de misère et de trouble, il est sujet à de grandes et fâcheuses oscillations.
      Locuteur: Dupont
      Les billets de banque équivalent d'abord à un versement réel d'espèces ; ils deviennent par un assez bon remède à cette fâcheuse et...
      ...s dettes exigibles, et que votre comité de finances a nommé justement, c'ést-à-dire d'une manière à la fois plus énergique et plus humiliante,...
      ...riardes. Mais par cette raison même que la banque, qui a la propriété de tripler par les engagements qu'elle con...
      ...remède et même un remède salutaire, par la même raison, dis-je, il doit être dosé ...
      ...est point un régime, et l'on ne vit pas de médicaments.
      Les billets de banque équivalent d'abord à un versement réel d'espèces ; ils deviennent par un assez bon remède à cette fâcheuse et honteuse maladie qu'on appelait autrefois les dettes exigibles, et que votre comité de finances a nommé justement, c'ést-à-dire d'une manière à la fois plus énergique et plus humiliante, les dettes criardes. Mais par cette raison même que la banque, qui a la propriété de tripler par les engagements qu'elle contracte et dans l'usage habituel le capital qu'elle possède réellement, peut être un remède et même un remède salutaire, par la même raison, dis-je, il doit être dosé avec une grande prudence, et l'on ne peut en user qu'avec une extrême sobriété ; car un remède n'est point un régime, et l'on ne vit pas de médicaments.
      Locuteur: Dupont
      ...s que jusqu'au niveau des usages utiles de leurs billets et des besoins de la circulation. Si elles excèdent cette me...
      ...uvant point d'emploi préférable à celui de les rapporter à la caisse, ils y reviennent de toutes parts ; et avec quelque art que la banque puisse manifester l'impuis-
      Les banques ne peuvent, sans le risque le plus effrayant, étendre leurs secours que jusqu'au niveau des usages utiles de leurs billets et des besoins de la circulation. Si elles excèdent cette mesure, les billets, après avoir chassé le numéraire, se chassent eux-mêmes ; ne trouvant point d'emploi préférable à celui de les rapporter à la caisse, ils y reviennent de toutes parts ; et avec quelque art que la banque puisse manifester l'impuis-
      Locuteur: Dupont
      sance de payer toujours à vue, qui est dans son ...
      ...statée par ses statuts, le partage même de ses payements successifs, qui semble, e...
      ...escrit par l'équité, entre des porteurs de billets dont le droit est parfaitement égal, et qui est d'ailleurs commandé par la prudence, n'empêche pas que la caisse ne doive être tarie en assez peu de temps.
      sance de payer toujours à vue, qui est dans son essence et constatée par ses statuts, le partage même de ses payements successifs, qui semble, en ce cas, prescrit par l'équité, entre des porteurs de billets dont le droit est parfaitement égal, et qui est d'ailleurs commandé par la prudence, n'empêche pas que la caisse ne doive être tarie en assez peu de temps.
      Locuteur: Dupont
      D'après ce que je viens de vous exposer, Messieurs, vous voyez com...
      ...veut employer le secours d'une banque,- de le borner au plus strict nécessaire, et...
      ... et attrayants qui puissent en absorber la masse et faire qu'il n'en soit rapporté à la caisse que ce qui est absolument indisp...
      D'après ce que je viens de vous exposer, Messieurs, vous voyez combien il est important, lorsque l'on veut employer le secours d'une banque,- de le borner au plus strict nécessaire, et d'ouvrir à ses billets une multitude d'emplois utiles et attrayants qui puissent en absorber la masse et faire qu'il n'en soit rapporté à la caisse que ce qui est absolument indispensable pour le besoin journalier des menues dépenses courantes.
      Locuteur: Dupont
      Law avait entrevu la nécessité de cette précaution. Il déploya une [prodi...
      ...onde pour créer des emplois aux niliets de Sa banque, et pour offrir des perspectives de profits à ses actionnaires. Mais Law n'avait aucune expérience de l'administration; il connaissait les ho...
      ... le pouvoir du génie ne sàurait assurer de succès aux entreprises qui excédent les bornes que la nature et les circonstances assignent aux travaux humains. L'illusion des fantômes bénéfices, impossibles à réaliser, que ...
      ...ouvrit sous ses pieds, et sa banque, et la fortune publique, et la plupart des fortunes privées y furent e...
      Law avait entrevu la nécessité de cette précaution. Il déploya une [prodigieuse habileté et toute l'activité d'une imagination très-féconde pour créer des emplois aux niliets de Sa banque, et pour offrir des perspectives de profits à ses actionnaires. Mais Law n'avait aucune expérience de l'administration; il connaissait les hommes et ne connaissait pas les ,, choses. Il éprouva que le pouvoir du génie ne sàurait assurer de succès aux entreprises qui excédent les bornes que la nature et les circonstances assignent aux travaux humains. L'illusion des fantômes bénéfices, impossibles à réaliser, que sa magie avait d'àbord rendus éblouissants, ne tarifa pas à se dissiper. Un vide affreux s'ouvrit sous ses pieds, et sa banque, et la fortune publique, et la plupart des fortunes privées y furent englouties.
      Locuteur: Dupont
      ...sées plus profondes, exercé aux travaux de l'administration, et plus particulièrem...
      ...t occupé toute sa vie; mettant au salut de l'Etat et le zèle qu'il vous a voué et tout l'intérêt de sa gloire, est peut-être le seul homme en France qui couçoivebien quel est le péril de la ressource dont les conjonctures actuelles l'obligent de vous faire la proposition. Aussi voyez-vous à quel po...
      ...que les recouvrements n'éprouvent point de retard, que l'équilibre entre les reven...
      ...enses soit rétabli, que le remplacement de la gabelle soit effectué.
      ...plus habile que Law, ayant les idées plus sages et plus liées, concevant des pensées plus profondes, exercé aux travaux de l'administration, et plus particulièrement encore aux spéculations d'un art dont il s'est occupé toute sa vie; mettant au salut de l'Etat et le zèle qu'il vous a voué et tout l'intérêt de sa gloire, est peut-être le seul homme en France qui couçoivebien quel est le péril de la ressource dont les conjonctures actuelles l'obligent de vous faire la proposition. Aussi voyez-vous à quel point craint d'en abuser. 11 ne demande que 170 initiions ; et cependant il vous dit que pour que cette somme lui suffise il faut que les recouvrements n'éprouvent point de retard, que l'équilibre entre les revenus et les dépenses soit rétabli, que le remplacement de la gabelle soit effectué.
      Locuteur: Dupont
      ...elui où l'usage du papier, c'est-à-dire de l'échange des titres de créances, peut aisément acquitter toute...
      ...ciproquement dues, et où il reste assez de métaux monnayés pour toutes les dépense...
      Le terme delà perfection à cet égard est celui où l'usage du papier, c'est-à-dire de l'échange des titres de créances, peut aisément acquitter toutes les grosses sommes qui sont réciproquement dues, et où il reste assez de métaux monnayés pour toutes les dépenses courantes.
      Locuteur: Dupont
      ... ne devant jamais sans qu'une multitude de particuliers se doivent aussi mutuellement des sommes très-considérables, l'échange de créances devient plus facile et plus utile : un papier de banque alors peut avoir un beaucoup plu...
      ...gements, et qui, ayant une grande masse de dettes exigibles ; ne peut néanmoins le...
      Chez les nations emprunteuses, l'Etat ne devant jamais sans qu'une multitude de particuliers se doivent aussi mutuellement des sommes très-considérables, l'échange de créances devient plus facile et plus utile : un papier de banque alors peut avoir un beaucoup plus grand emploi. C'est ce qui fait qu'une banque peut être une excellente ressource pour une nation, obérée, pressée dans ses engagements, et qui, ayant une grande masse de dettes exigibles ; ne peut néanmoins les solder que successivement.

      Séance du vendredi 20 novembre 1789

      page 141
      Locuteur: Dupont
      Jugez par sa prudence quelle doit être la folie de ceux qui vous proposent jeter sur la place 400 millions, 600 millions, 1 milliard, 2 milliards, 3 milliards de papier ; tous ces milliards ne seraient...
      ...lle vous suppléeriez aux titres actuels de créances sur la nation d'autres titres de créances sans intérêt, ou avec un intér...
      ...ujourd'hui les anciens. Vous altéreriez la propriété des créanciers de l'Etat, que vous avez mis sous la garde de l'honneur et de la loyauté Française. Vous l'altéreriez d'...
      ...s billets, qui excéderaient lés besoins de la circulation, ne pouvant pas être réalis...
      Jugez par sa prudence quelle doit être la folie de ceux qui vous proposent jeter sur la place 400 millions, 600 millions, 1 milliard, 2 milliards, 3 milliards de papier ; tous ces milliards ne seraient qu'une banqueroute, par laquelle vous suppléeriez aux titres actuels de créances sur la nation d'autres titres de créances sans intérêt, ou avec un intérêt plus faible que celui qué produisent aujourd'hui les anciens. Vous altéreriez la propriété des créanciers de l'Etat, que vous avez mis sous la garde de l'honneur et de la loyauté Française. Vous l'altéreriez d'autant plus, que vos billets, qui excéderaient lés besoins de la circulation, ne pouvant pas être réalisés, tomberaient en perte à l'instant même.
      Locuteur: Dupont
      ...use, il ne vous ait encore demandé trop de billets. pour le débouché qu'il leur ou...
      ...omaines n'est pas faisable aujourd'hui. La nation y éprouverait une perte excessiv...
      ...r être aliénés, encore quelques décrets de votre part et la constitution des assemblées administrat...
      ...position que lorsque vous aurez décrété la suppression des ordres monastiques, et pris les .mesures de justice et d'humanité que vous prescriv...
      ...ations seront détruites pour le bonheur de leurs membres et pour l'intérêt public....
      ...le ministre des finances, , retenu^ par la répugnance qu'inspirent aujourd'hui les...
      ...et emploi pour les billets surabondants de la banque; mais je vous invite, Messieurs, à n'adopter son plan qu'à la charge qu'il sera constamment ouyert un...
      ...les conditions soient avantageuses pour la nation et attrayantes pour les prêteurs...
      ...ans le plan que vous propose M. Nècker, c'est que, malgré sa modération scrupuleuse, il ne vous ait encore demandé trop de billets. pour le débouché qu'il leur ouvre. L'aliénation des domaines n'est pas faisable aujourd'hui. La nation y éprouverait une perte excessive. Les domaines ne sont point en valeur. Il faut attendre que les assemblées, ad...
      ...ivent l'être, avant d'en réaliser le capital. Les biens du clergé demandent, pour être aliénés, encore quelques décrets de votre part et la constitution des assemblées administratives . Les édifices mêmes et les terrains situés à Paris ne peuvent être réellement à votre disposition que lorsque vous aurez décrété la suppression des ordres monastiques, et pris les .mesures de justice et d'humanité que vous prescrivent en ce cas les droits et les besoins des religieux, dont les corporations seront détruites pour le bonheur de leurs membres et pour l'intérêt public. Cependant le ministre des finances, , retenu^ par la répugnance qu'inspirent aujourd'hui les emprunts, n'ose voUs montrer qu'en perspective cet emploi pour les billets surabondants de la banque; mais je vous invite, Messieurs, à n'adopter son plan qu'à la charge qu'il sera constamment ouyert un emprunt dont les conditions soient avantageuses pour la nation et attrayantes pour les prêteurs, sans être immorales.
      Locuteur: Dupont
      veillance de l'Assemblée nationale et sous la garantie de la responsabilité des ministres, ne pour-r...
      ...euses, sont une condition indispensable de la régénération de l'empire ; ils sont le plus efficace moyen de diminuer progressivement les charges du peuple ; et de plus, il est impossible de se passer d'eux pour servir d'écoulement aux billets de la banque, dont la somme pourrait/surpasser les besoins delà circulation, et la faculté de la réalisation en espèces. Cellé-ci nedoit...
      ...pas trouver étrange qu'elle soit réglée de manière à partager les espèces entre to...
      ...ui y ont un droit égal, et à réserver à la banque la facilité d'effectuer ses rentrées et de nourrir sa caisse par son portefeuille,...
      ...nt énoncée dans l'institution, en vertu de laquelle la banque ne doit avoir en argent qu'une partie de son capital, condition qui a été sancti...
      veillance de l'Assemblée nationale et sous la garantie de la responsabilité des ministres, ne pour-rontêtre employés qu'au remboursement desdettes les plus onéreuses, sont une condition indispensable de la régénération de l'empire ; ils sont le plus efficace moyen de diminuer progressivement les charges du peuple ; et de plus, il est impossible de se passer d'eux pour servir d'écoulement aux billets de la banque, dont la somme pourrait/surpasser les besoins delà circulation, et la faculté de la réalisation en espèces. Cellé-ci nedoit jamais être interrompue : elle doit être proportionnée aux besoins journaliers du commerce et du travail ; mais on ne doit pas trouver étrange qu'elle soit réglée de manière à partager les espèces entre tous les porteurs qui y ont un droit égal, et à réserver à la banque la facilité d'effectuer ses rentrées et de nourrir sa caisse par son portefeuille, lorsque ceux qui ont reçu ses billets ne les ont pris qu'à cette condition, notoirement énoncée dans l'institution, en vertu de laquelle la banque ne doit avoir en argent qu'une partie de son capital, condition qui a été sanctionnée sur ce pied par l'autorité publique, et sans laquelle aucune banque ne pou...
      Locuteur: Dupont
      ...devais réduire à ses plus justes bornes la confiance qu'elles ont droit d'inspirer. Je devais montrer qu'il faut rire de leurs fastueuses et absurdes promesses de payer toujours à vue et comptant toute quotité de sommes, lorsqu'elles ne peuvent former ...
      ... ; lorsqu'elles ne peuvent exister qu'à la condition de n'avoir qu'un capital de beaucoup inférieur à celui des billets ...
      ... au numéraire, puisqu'il est impossible de perdre avec elles ; leurs billets n'éta...
      ... surpassant nécessairement leurs dettes de toute la valeur de leur capital primitif. Je devais enfin ...
      ...ai entendu faire, dans cette tribune, à la caisse d'escompte; car c'est à raison de l'indignité qu'on lui suppose, qu'on veut vous priver de cette ressource, et vous conduire, soit à la création,d'une autre banque qui n'aura de préférable que de n'avoir rendu aucun service, soit à l'usage du despotisme pour appuyer la mauvaise foi, et pour forcer nos créanciers, dont vous avez garanti les droits, au nom de votre honneur et de votre loyauté, de perdre néanmoins, ou sur le capital, ou sur les intérêts de leurs créances, ou plutôt sur l'un et sur l'autre à la fois : conduite qui me semble à tous les égards bien plus indigne de vous et de la majesté des nations. Mais si la caisse d'escompte est irréprochable, et...
      ... répandus contre elle s'écouleront avec la rapidité du torrent qu'ils formaient ; il restera les faits, la convenance, l'utilité publique, les seuls motifs de votre détermination.
      ...ais à vous dire sur les banques en général. Je devais leur ôter leur masque. Je devais réduire à ses plus justes bornes la confiance qu'elles ont droit d'inspirer. Je devais montrer qu'il faut rire de leurs fastueuses et absurdes promesses de payer toujours à vue et comptant toute quotité de sommes, lorsqu'elles ne peuvent former leur capital qu'en empruntant à un taux d'intérêt plus cher que celui auquel elles prêtent ; lorsqu'elles ne peuvent exister qu'à la condition de n'avoir qu'un capital de beaucoup inférieur à celui des billets qu'elles mettent en circulation; lorsqu'elles déclarent cette condition au publi...
      ...lir en même temps que c'est avec raison que leurs billets ont cours et suppléent au numéraire, puisqu'il est impossible de perdre avec elles ; leurs billets n'étant donnés que contre des valeurs égales, et leur avoir surpassant nécessairement leurs dettes de toute la valeur de leur capital primitif. Je devais enfin indiquer les précautions qu'exige leur usage, et celles qui me paraissent devoir...
      ...stre des finances. Il me reste à opposer quelques vérités aux imputations que j'ai entendu faire, dans cette tribune, à la caisse d'escompte; car c'est à raison de l'indignité qu'on lui suppose, qu'on veut vous priver de cette ressource, et vous conduire, soit à la création,d'une autre banque qui n'aura de préférable que de n'avoir rendu aucun service, soit à l'usage du despotisme pour appuyer la mauvaise foi, et pour forcer nos créanciers, dont vous avez garanti les droits, au nom de votre honneur et de votre loyauté, de perdre néanmoins, ou sur le capital, ou sur les intérêts de leurs créances, ou plutôt sur l'un et sur l'autre à la fois : conduite qui me semble à tous les égards bien plus indigne de vous et de la majesté des nations. Mais si la caisse d'escompte est irréprochable, et j'avoue qu'elle me parait plus qu'irréprochable, qu'elle me paraîtlouable dans ce qu'elle a fait pour l'Etat, les flots d'éloquence qu'on a répandus contre elle s'écouleront avec la rapidité du torrent qu'ils formaient ; il restera les faits, la convenance, l'utilité publique, les seuls motifs de votre détermination.
      Locuteur: Dupont
      ...mier ministre des finances à demander à la banque rien au delà des 170 millions qu... que cette inquiétude n'engage pas le premier ministre des finances à demander à la banque rien au delà des 170 millions qui seront nécessaires même dans les suppositions les plus heureuses ; il aime mie...
      Locuteur: Dupont
      La dernière fois que vous avez daigné m'écou-ter avec bonté sur la matière importante des finances , je vo... La dernière fois que vous avez daigné m'écou-ter avec bonté sur la matière importante des finances , je vous ai soumis des idées que je crois saines, dont l'exécution me semble facile, d...
      Locuteur: Dupont
      M. Lavenue vous a dit que la caisse d'ës- M. Lavenue vous a dit que la caisse d'ës-
      ...ggravaient d'année en année, le fardeau de l'Etat, et nécessitaient, chaque jour, ...
      ...uffisant et même puissant, dont le taux de l'intérêt sera cependant modéré ; enfin, qui, sous la sur- (1) Voyez le Discours sur t'èiàt e...
      ...uand leurs capitaux servaient d'aliment aux dissipations, quand leurs intérêts aggravaient d'année en année, le fardeau de l'Etat, et nécessitaient, chaque jour, dés impositions nouvelles. Mais les emprunts libératifs, dont les vues seront co...
      ... les plus naturels et les plus honnêtes, dont l'attrait pour les prêteurs sera suffisant et même puissant, dont le taux de l'intérêt sera cependant modéré ; enfin, qui, sous la sur- (1) Voyez le Discours sur t'èiàt et lès ressources des finances (t. IX des Arch. pari., p. 147 et suite).

      Séance du vendredi 20 novembre 1789

      page 142
      Locuteur: Dupont
      -Compte était dans un état de banqueroute. 11 a beaucoup appuyé sur ce mot, et l'a retourné de plusieurs façons. Je suis surpris qu'un jurisconsulte éclairé n'ait pas distingué la banqueroute de la suspension et du ralentissement des pay...
      ...onstances majeures, se trouve obligé ou de suspendre tout à ^ait ses payements, ou de ne les effectuer qu'en partie, est en f...
      ...upérieur à son passif, si cet actif est de la plus grande solidité* s'il nefaut qu'at...
      ...pour être complètement payé ; enfin, si-la certitude de la solvabilité est telle que, chacun étant convaincu qu'il est impossible de perdre avec lui, ses billets ne perdent en effet rien sur la place, le négociant n'est pas en banque...
      ...du commerce et le texte des ordonnances de lui faire cette inculpation.
      -Compte était dans un état de banqueroute. 11 a beaucoup appuyé sur ce mot, et l'a retourné de plusieurs façons. Je suis surpris qu'un jurisconsulte éclairé n'ait pas distingué la banqueroute de la suspension et du ralentissement des paye-.ments. Un négociant qui, par des circonstances majeures, se trouve obligé ou de suspendre tout à ^ait ses payements, ou de ne les effectuer qu'en partie, est en faillite, et cet état, sans doute, est fâcheux ; mais si son actif est supérieur à son passif, si cet actif est de la plus grande solidité* s'il nefaut qu'attendre, et même qu'attendre peu, pour être complètement payé ; enfin, si-la certitude de la solvabilité est telle que, chacun étant convaincu qu'il est impossible de perdre avec lui, ses billets ne perdent en effet rien sur la place, le négociant n'est pas en banqueroute ; et il n'est pas permis à des gens qui connaissent les principes du commerce et le texte des ordonnances de lui faire cette inculpation.
      Locuteur: Dupont
      C'est le cas où se trouve la caisse d'escompte. Elle existe, il est vrai, sous des arrêts de suspension ; mais ces.arrêts ne lui éta...
      ... qu'au gouvernement, qui voulait éviter de secourir les faiseurs de services qui l'avaient aidé en s'aidant eux-mêmes de la caisse d'escompte ; qu'au gouvernement
      C'est le cas où se trouve la caisse d'escompte. Elle existe, il est vrai, sous des arrêts de suspension ; mais ces.arrêts ne lui étaient nullement nécessaires; ils ne l'étaient qu'au gouvernement, qui voulait éviter de secourir les faiseurs de services qui l'avaient aidé en s'aidant eux-mêmes de la caisse d'escompte ; qu'au gouvernement
      Locuteur: Dupont
      ...es payements entraîneraient,, le reflux de demandes qui devait en résulter sur la caisse d'escompte, et la possibilité que, cette caisse s'épui-sa...
      ..., dépositaire des deux tiers du capital de la caisse, a titre de cautionnement, ne se trouvât dans l'obligation, qu'il ne pouvait satisfaire, de remplir les conditions de ce cautionnement en faveur des porteurs de billets qui ont un droit évident à le r...
      ...r à s'accorder un tel répit soUs le nom de la caisse, qu'il se donnait directement dans le même temps la permission de ne pas effectuer les remboursements aux...
      ... qu'il créait même au moment du premier de ces arrêts un papier-monnaie sous le nom de hillets du Trésor royal pour les deux cinquièmes de tous les arrérages.
      âui avait prévu le discrédit que les suspensions e ses propres payements entraîneraient,, le reflux de demandes qui devait en résulter sur la caisse d'escompte, et la possibilité que, cette caisse s'épui-sant, le Trésor royal, dépositaire des deux tiers du capital de la caisse, a titre de cautionnement, ne se trouvât dans l'obligation, qu'il ne pouvait satisfaire, de remplir les conditions de ce cautionnement en faveur des porteurs de billets qui ont un droit évident à le réclamer. C'est donc à lui-même que le gouvernement a donné sur ce point une suspension ; et il devait d'autant moins hésiter à s'accorder un tel répit soUs le nom de la caisse, qu'il se donnait directement dans le même temps la permission de ne pas effectuer les remboursements auxquels il s'était engagé, et qu'il créait même au moment du premier de ces arrêts un papier-monnaie sous le nom de hillets du Trésor royal pour les deux cinquièmes de tous les arrérages.
      Locuteur: Dupont
      ... suivi a supprimé cette dernière partie de la faillite du gouvernement; pour ranimer la confiance, il a dit qu'il payerait, et ...
      ...l ne l'a pu pour une très-grande partie de ces dépenses, qu'avec les billets de la caisse d'escompte, qui remplissaient le...
      ...es. Et depuis que des branches entières de revenu sont anéanties, que la perception des autres éprouve les plus ...
      ...il lui est devenu encore plus difficile de marcher sans le secours de cette caisse.
      Le ministère qui a suivi a supprimé cette dernière partie de la faillite du gouvernement; pour ranimer la confiance, il a dit qu'il payerait, et il a payé comme il a pu les * dépenses courantes ; mais il ne l'a pu pour une très-grande partie de ces dépenses, qu'avec les billets de la caisse d'escompte, qui remplissaient les caisses publiques. Et depuis que des branches entières de revenu sont anéanties, que la perception des autres éprouve les plus grandes difficultés, il lui est devenu encore plus difficile de marcher sans le secours de cette caisse.
      Locuteur: Dupont
      ...s et son capital étaient fort au-dessus de ses dettes : elle avait eu la prudence, l'équité supérieure à celle de l'autorité publique, le courage de continuer ses payements, non pas, il est vrai, à toute quotité de sommes, ce qu'aucune banque ne peut faire dans les moments de crise, et ce qui, comme j'ai l'honneur de vous le prouver, est défendu à toutes les banques par la plus irrésistible des puissances, par l...
      ...e comporte pas qu'elles aient en argent la totalité de leur capital ; mais elle les a continués dans la proportion de 3 à 400,000 francs par jour, ou de 8 à 10 millions par mois. Pendant une é...
      Celle-ci conservait du crédit, on savait que ses créances et son capital étaient fort au-dessus de ses dettes : elle avait eu la prudence, l'équité supérieure à celle de l'autorité publique, le courage de continuer ses payements, non pas, il est vrai, à toute quotité de sommes, ce qu'aucune banque ne peut faire dans les moments de crise, et ce qui, comme j'ai l'honneur de vous le prouver, est défendu à toutes les banques par la plus irrésistible des puissances, par leur essence même, qui ne comporte pas qu'elles aient en argent la totalité de leur capital ; mais elle les a continués dans la proportion de 3 à 400,000 francs par jour, ou de 8 à 10 millions par mois. Pendant une époque d'inquiétude aussi longtemps prolongée, c'est
      Locuteur: Dupont
      ...l est, comme vous avez déjà eu occasion de le remarquer, au-dessus de toute comparaison avec la conduite qu'a tenue la Banque d'Angleterre, qui payait à peine... un des plus grands efforts qu'on puisse espérer d'une banque ; il est, comme vous avez déjà eu occasion de le remarquer, au-dessus de toute comparaison avec la conduite qu'a tenue la Banque d'Angleterre, qui payait à peine 40,000 francs par jour dans des circonstances bien moins fâcheuses.
      Locuteur: Dupont
      La caisse d'escompte a fait cet effort envers les porteurs de billets, malgré l'autorité qui l'en dis... La caisse d'escompte a fait cet effort envers les porteurs de billets, malgré l'autorité qui l'en dispensait, et tandis qu'elle se trouvait entraînée par les conjonctures et par son...
      Locuteur: Dupont
      Vous savez quelle était la situation du Trésor royal lorsque le mi...
      ...s, c'est-à-dire les fonds nécessaires à la dépense de l'Etat pour un quart de jour, soupiraient sans espoir au milieu...
      ...des caisses publiques (1). L'archevêque de Sens avait tout épuisé: l'argent demandé a la charité des âmes sensibles pour la construction des hôpitaux, celui qui av...
      ... à secourir les provinces accablées par la grêle, ces dépôts sacrés, ne l'avaient ...
      Vous savez quelle était la situation du Trésor royal lorsque le ministre actuel des finances en a repris l'administration. 400,000 francs, c'est-à-dire les fonds nécessaires à la dépense de l'Etat pour un quart de jour, soupiraient sans espoir au milieu du vide immense des caisses publiques (1). L'archevêque de Sens avait tout épuisé: l'argent demandé a la charité des âmes sensibles pour la construction des hôpitaux, celui qui avai tété destiné à secourir les provinces accablées par la grêle, ces dépôts sacrés, ne l'avaient pas été pour ce prélat.
      Locuteur: Dupont
      ...ette époque, M. Necker est arrivé, fort de sa réputation, de son zèle, de son expérience et de la Confiance universelle, faible de moyens, car la situation de chose publique ne lui en donnait aucun....
      ...structions à leurs députés ; il fallait de longues discussions et de grands changements pour que les prétent...
      A cette époque, M. Necker est arrivé, fort de sa réputation, de son zèle, de son expérience et de la Confiance universelle, faible de moyens, car la situation de chose publique ne lui en donnait aucun. Les Etats généraux étaient annoncés, mais il fallait les convoquer, il fallait que les provinces donnassent des instructions à leurs députés ; il fallait de longues discussions et de grands changements pour que les prétentions exagérées des différents ordres se fondissent dans un seul esprit public. "
      Locuteur: Dupont
      ... pouvait savoir quel serait le résultat de tant d'événements incertains ; on ne po...
      ... garantiraient ou ne garantiraiéitf pas la dette publique ; il n'existait plus aucune forme sous laquelle on pût donner la moindre légalité aux nouvelles dèttes q...
      ...cter encore ; on ne pouvait prêter qu'à la probité personnelle du Roi qu'à l'estim...
      ...ient sûrs ; ils n'ont démenti l'attente de personne ; mais la garantie qu'ils présentaient n'avait rien de physique : une légère variation dans le...
      ...autre hypothèque, et il était démontré, de mille manières, qu'il n'y en avait aucu...
      On ne pouvait savoir quel serait le résultat de tant d'événements incertains ; on ne pouvait prévoir si les représentants des provinces garantiraient ou ne garantiraiéitf pas la dette publique ; il n'existait plus aucune forme sous laquelle on pût donner la moindre légalité aux nouvelles dèttes qu'il fallait contracter encore ; on ne pouvait prêter qu'à la probité personnelle du Roi qu'à l'estime qu'inspirait le ministre, qu'à votre honneur et à votre loyauté qu'on présumait. Ces gages étaient sûrs ; ils n'ont démenti l'attente de personne ; mais la garantie qu'ils présentaient n'avait rien de physique : une légère variation dans les opinions pouvait en déranger l'effet ; des banquiers pouvaient, sans honté, exiger (une autre hypothèque, et il était démontré, de mille manières, qu'il n'y en avait aucune autre.
      Locuteur: Dupont
      ...c'est sur un abîme ouvert et connu, que la caisse d'escompte a risqué, pour l'Etat...
      ...e en perdition; et ce vaisseau, c'était la France; il est arrivé au port de l'Assemblée nationale.
      C'est dans ces circonstances, c'est sur un abîme ouvert et connu, que la caisse d'escompte a risqué, pour l'Etat, son honneur et sa fortune; qu'elle s'est dévouée, comme une chaloupe au milieu d'une mer oragéuse, pour sauver Péquipage d'un navire en perdition; et ce vaisseau, c'était la France; il est arrivé au port de l'Assemblée nationale.
      Si la plus honteuse banqueroute, qui était l'intérêt du despotisme et l'espoir de l'âristocratie, ne les a pas fait échapper à la nécessité de consulter la nation, si elle n'a pas élevé les moyens des vizirs fort' au-dessus de leurs dépensés; si la probité du Roi et celle du ministre ont été secourues, si lës représentants de la nation française ont été assemblés, si ... Si la plus honteuse banqueroute, qui était l'intérêt du despotisme et l'espoir de l'âristocratie, ne les a pas fait échapper à la nécessité de consulter la nation, si elle n'a pas élevé les moyens des vizirs fort' au-dessus de leurs dépensés; si la probité du Roi et celle du ministre ont été secourues, si lës représentants de la nation française ont été assemblés, si une fois réunis ils ont ce senti qu'ils devaient être, si le clergé n'est plus (...

      Séance du vendredi 20 novembre 1789

      page 143
      Locuteur: Dupont
      une corporation, si la noblesse n'est plus un ordre, si les pays d'Etat...
      ... vos pieds, vous le devez, Messieurs, à la caisse d'escompte.
      une corporation, si la noblesse n'est plus un ordre, si les pays d'Etats ne sont plus des républiques, si les parlements sont à vos pieds, vous le devez, Messieurs, à la caisse d'escompte.
      Locuteur: Dupont
      ...ne nation doive être asservie, même par la reconnaissance ; mais je dis que l'arit... Ce n'est pas que je prétende qu'une nation doive être asservie, même par la reconnaissance ; mais je dis que l'arithmétique, dont vous avez daigné remarquer que je ne négligeais pas le secours, e...
      Locuteur: Dupont
      ..., comme tous les autres services, subir la ...nt jusqu'à faire acheter trop cher à nos compatriotes un service public qui doit, comme tous les autres services, subir la

      Séance du vendredi 20 novembre 1789

      page 145
      à la séance de VAssemblée nationale du 20 novembre 178... à la séance de VAssemblée nationale du 20 novembre 1789
      RÉFLEXIONS DU comte de Custine sur la proposition du ministre des finances de sanctionner, comme caisse nationale, la caisse d'escompte appartenant à des cap... RÉFLEXIONS DU comte de Custine sur la proposition du ministre des finances de sanctionner, comme caisse nationale, la caisse d'escompte appartenant à des capitalistes.
      ...ettre. Mais, Messieurs, un représentant de la nation doit à l'Assemblée nationale, à un ministre même, à la probité duquel toute la nation rend hommage, au meilleur, au pl...
      ...inistrations précédentes, qui ont amené la crise où nous sommes aujourd'hui (1) ; il doit faire connaître combien la' caisse d'escompte a facilité ces opéra...
      ...'ont fait qu'ajouter à nos maux; il est de son devoir de vous faire observer que cette caisse d'escompte, que l'on vous propose de sanctionner comme caisse nationale, à l...
      ...ence , tout concourt à faire regarder comme audacieux l'homme qui ose se le permettre. Mais, Messieurs, un représentant de la nation doit à l'Assemblée nationale, à un ministre même, à la probité duquel toute la nation rend hommage, au meilleur, au plus vertueux des rois, enfin, à son devoir, le développement des erreurs des administrations précédentes, qui ont amené la crise où nous sommes aujourd'hui (1) ; il doit faire connaître combien la' caisse d'escompte a facilité ces opérations qui, n'étant que des palliatifs, n'ont fait qu'ajouter à nos maux; il est de son devoir de vous faire observer que cette caisse d'escompte, que l'on vous propose de sanctionner comme caisse nationale, à laquelle on vous invite à recourir dans ce moment pour vous assurer ses secours, ...
      Il est de son devoir de vous faire connaître, Messieurs, que cette consistance que vous donneriez à la caisse d'escompte, facilitant le retour...
      ..., augmenterait encore cette déperdition de numéraire qui cause aujourd'hui ces suspensions dans la circulation. Il en est, Messieurs, du corps politique comme du corps humain : la suspension de la circulation du numéraire dans le premier produit le même effet que celle de la
      Il est de son devoir de vous faire connaître, Messieurs, que cette consistance que vous donneriez à la caisse d'escompte, facilitant le retour à ces fausses spéculations dont je vais vous tracer les effets, augmenterait encore cette déperdition de numéraire qui cause aujourd'hui ces suspensions dans la circulation. Il en est, Messieurs, du corps politique comme du corps humain : la suspension de la circulation du numéraire dans le premier produit le même effet que celle de la
      ...ces erreurs n'étaient point présentes à la mémoire du premier ministre, lorsqu'il a adopté le plan de la caisse d'escompte, comme caisse nationa...
      ... présentes, il n'aurait pas donné, dans la séance du 14 novembre, pour raison principale de la pénurie d'argent, l'éloignement des voy...
      ...nu qu'à lui, en fermant l'exportation à la fin de 1788, et se contentant d'employer l'aut...
      ...grains dans leur ressort, les empêchait de circuler librement des provinces où ils...
      ...bondance, dans celles où l'on éprouvait la pénurie ; enfin, en ne donnant point de prime pour l'importation des grains, ca...
      ...en fraude pour le faire rentrer, et par obtenir la prime.
      (1) Sans doute, ces erreurs n'étaient point présentes à la mémoire du premier ministre, lorsqu'il a adopté le plan de la caisse d'escompte, comme caisse nationale dans les mains des capitalistes : si elles lui eussent été présentes, il n'aurait pas donné, dans la séance du 14 novembre, pour raison principale de la pénurie d'argent, l'éloignement des voyageurs étrangers et l'émigration momentanée qui a eu lieu depuis quatre mois. 11 n'aurait aussi tenu qu'à lui, en fermant l'exportation à la fin de 1788, et se contentant d'employer l'autorité exécutrice, qui alors avait toute sa vigueur, pour faire exécuter un arrât du conseil qui aurait cassé tous ceux des parlements, qui tendaient à concentrer les grains dans leur ressort, les empêchait de circuler librement des provinces où ils étaient en abondance, dans celles où l'on éprouvait la pénurie ; enfin, en ne donnant point de prime pour l'importation des grains, car ce moyen n'a servi qu'à faire sortir du grain en fraude pour le faire rentrer, et par obtenir la prime.
      ...istre des finances se plaint d'éprouver la censure : à quoi servirait-il de donner des louanges à un homme qui sait...
      ...administrateurs qui les élévent, et non la fumée de l'encens que l'on brûle aux pieds de l'idole?
      Le ministre des finances se plaint d'éprouver la censure : à quoi servirait-il de donner des louanges à un homme qui sait si bien s'en donner lui-même, sans réfléchir que ce sont les actions des administrateurs qui les élévent, et non la fumée de l'encens que l'on brûle aux pieds de l'idole?
      Il n'aurait tenu qu'à lui, dis-je, de n'avoir pas ce dernier moyen à employer...
      ...il avait voulu le supprimer des erreurs de son administration.
      Il n'aurait tenu qu'à lui, dis-je, de n'avoir pas ce dernier moyen à employer dans son discours, s'il avait voulu le supprimer des erreurs de son administration.

      Séance du vendredi 20 novembre 1789

      page 146
      ...s pour notre caisse nationale l'exemple de la Banque d'Angleterre. Premièrement, il s'en faut que cette banque soit l'objet de l'admiration des spéculateur^ (en administration), sages et réfléchis de ce pays; d'ailleurs, pour faire avec ju...
      ...r position. L'Angleterre, placée à côté de l'Europe, est eùtoùrée de toute part par la iner; elle n'invite pas, comme la France, par sa position, seS voisins à prendre part à ses opérations., à profiter de ses erreurs en finances. Ce dernier royaume, placé au centre de l'Europe, a vu les banquiers hollandais, flamands, les places, de commerce de la haute Allemagne, de Suisse, de l'Espagne même, s'enrichir de ses fausses spéculations, par un commerce de papier qu'a créé la caisse d'escompte.
      Nous ne pouvons prendre pour modèle du régime que nous adopterons pour notre caisse nationale l'exemple de la Banque d'Angleterre. Premièrement, il s'en faut que cette banque soit l'objet de l'admiration des spéculateur^ (en administration), sages et réfléchis de ce pays; d'ailleurs, pour faire avec justesse l'application du régime d'administration d'un Etat à un autre, il faut aussi'comparer leur position. L'Angleterre, placée à côté de l'Europe, est eùtoùrée de toute part par la iner; elle n'invite pas, comme la France, par sa position, seS voisins à prendre part à ses opérations., à profiter de ses erreurs en finances. Ce dernier royaume, placé au centre de l'Europe, a vu les banquiers hollandais, flamands, les places, de commerce de la haute Allemagne, de Suisse, de l'Espagne même, s'enrichir de ses fausses spéculations, par un commerce de papier qu'a créé la caisse d'escompte.
      Combien le contre-coup de cet avilissement est nuisible à vos villes de commerce et à vos manufactures ! Combien il rejaillit su? la fortune de vos capitalistes qui ne sont point actionnaires de la caisse d'escompte 1 Combien le contre-coup de cet avilissement est nuisible à vos villes de commerce et à vos manufactures ! Combien il rejaillit su? la fortune de vos capitalistes qui ne sont point actionnaires de la caisse d'escompte 1
      La création de 12,000 actions que l'on vous propose, pour augmenter le numéraire de la caisse d'escompte, afin d'efi faire " U... La création de 12,000 actions que l'on vous propose, pour augmenter le numéraire de la caisse d'escompte, afin d'efi faire " Une caisse nationale, est probablement un moyen illusoire.
      ...mment l'on sè procurera ces 48 millions de numéraire. Parviendra-t-on, pour y réus...
      ... décidés, lorsqu'il existe en vente sur la place tant d'actions que l'on peut acheter et payer en billets de la caisse d'escompte, en suspension"de payements, à 10 0/0 de moins que le taux que l'on métaux nouve...
      ... pourrait se contenter du cautionnement de maisons de banque accréditées, qui s'engageraient ...
      ...u-velles actions. Quel sera le résultât de cette annonce négligemment présentée da...
      ... un nouveau canal au commerce du papier de toutes les maisons de banque d'Europe, dont il a augmenté la fortune en leur rapportant le numéraire réel dela France en échange de papiers acceptés par les banquiers de la capitale, escomptés a la caisse d'escompte. Ce serait avec ce papier que se ferait l'acquisition de ces nouvelles actions : ce moyen, il est vrai, servirait à augmenter les opérations de la caisse d'escompte, et par conséquent ses profits, mais le résultat final de semblables opérations serait de faire sortir du royaume en numéraire, 1/2 0/0 de plus qu'il n'en serait entré, par la moitié de la différence de l'intérêt de 4, que coûterait l'escompte des lettres de change, à celui de 7, où serait le taux du dividende, et c...
      ...trer un seul écu dans le royaume. Quoil la nation tout entière serait^elle assembl...
      D'abord je demande comment l'on sè procurera ces 48 millions de numéraire. Parviendra-t-on, pour y réussir, à trouver des capitalistes qui aient thésaurisé leurs fonds et veuillent le...
      ...érir les nouvelles actions créées? Je mé dis, par quel appât pourraient-ils être décidés, lorsqu'il existe en vente sur la place tant d'actions que l'on peut acheter et payer en billets de la caisse d'escompte, en suspension"de payements, à 10 0/0 de moins que le taux que l'on métaux nouvelles actions,qu'il faudrait payer en numéraire sonnant ? Aussi le premier minist...
      ...vait trouver le numéraire nécessaire à l'acquisition des nouvelles actions, l'on pourrait se contenter du cautionnement de maisons de banque accréditées, qui s'engageraient à fournir les fonds représentatifs du papier qui aurait été fourni *eh place du numéraire pour l'acquisition des nou-velles actions. Quel sera le résultât de cette annonce négligemment présentée dans le mémoire du premier ministre ? D'ouvrir un nouveau canal au commerce du papier de toutes les maisons de banque d'Europe, dont il a augmenté la fortune en leur rapportant le numéraire réel dela France en échange de papiers acceptés par les banquiers de la capitale, escomptés a la caisse d'escompte. Ce serait avec ce papier que se ferait l'acquisition de ces nouvelles actions : ce moyen, il est vrai, servirait à augmenter les opérations de la caisse d'escompte, et par conséquent ses profits, mais le résultat final de semblables opérations serait de faire sortir du royaume en numéraire, 1/2 0/0 de plus qu'il n'en serait entré, par la moitié de la différence de l'intérêt de 4, que coûterait l'escompte des lettres de change, à celui de 7, où serait le taux du dividende, et cela sans avoir fait entrer un seul écu dans le royaume. Quoil la nation tout entière serait^elle assemblée
      ...; ces piastres Seront payées en lettres de change, ces lettres de change seront retirées par les Anglais en échange de marchandises fabriquées dans leurs manu...
      ...portera un coup mortel aux fabrications de vos manufacturés, pour accroître celles de votre rivale*. C'est ainsi que se lient les opérations de finances et celles de commerce. Si ce sont les secours que doit donner la caisse d'esconipte au commercé national...
      ...: on fera un traité avec des négociants en Espagne pour en obtenir des piastres ; ces piastres Seront payées en lettres de change, ces lettres de change seront retirées par les Anglais en échange de marchandises fabriquées dans leurs manufactures', ce nouveau moyen vous fera payer à l'Angleterre un soldé qui avilira encore votre change avec cette puissance, portera un coup mortel aux fabrications de vos manufacturés, pour accroître celles de votre rivale*. C'est ainsi que se lient les opérations de finances et celles de commerce. Si ce sont les secours que doit donner la caisse d'esconipte au commercé national, certes sa reconnaissance sera facile à acquitter !
      ...rouvera pas par cette nouvelle création la fortune des capitalistes ! Dans quel av...
      ...lors que lès étrangers pourront acheter de ces fonds à vil prix, que lés intérêts ...
      ...ar ces acquisitions augmenteront encore la pénurie du numéraire, l'avilissement du...
      ...; et, si jamais les fonds publics après de semblables ^opérations venaient à remon...
      ...e fureur incalculable? Ce sera un moyen de plus de produire l'exportation des fonds, par l...
      ...ngers dans ce jeu ; il leur sera facile de s'y livrer par les moyens que leur donneront les opérations d'escompte de cetté nouvelle caisse.
      Quel contre-coup mortel n'éprouvera pas par cette nouvelle création la fortune des capitalistes ! Dans quel avilissement une semblable opération ne fera-t-elle pas tomber les fonds publics 1...
      ...i produiront 5 0/0, dont le payement des arrérages est toujours retardé? C'est alors que lès étrangers pourront acheter de ces fonds à vil prix, que lés intérêts qui sortiront du royaume par ces acquisitions augmenteront encore la pénurie du numéraire, l'avilissement du change avec l'étranger; et, si jamais les fonds publics après de semblables ^opérations venaient à remonter, leur vente à cette époque, faite par ces étrangers, ferait encore sortir un...
      ... où vous êtes aujourd'hui et où vous conduirait l'agiotage qui s'avivera avec une fureur incalculable? Ce sera un moyen de plus de produire l'exportation des fonds, par les profits immenses des étrangers dans ce jeu ; il leur sera facile de s'y livrer par les moyens que leur donneront les opérations d'escompte de cetté nouvelle caisse.
      Eh ! pourquoi se préparer tant de maux? Est-ce pour être juste envers les actionnaires actuels de la caisse d'escompte, pour ne pas donner a...
      ...u fonds qui resterait en numéraire dans la caisse, lorsque l'on se chargerait des papiers qui forment leurs opérations de change? Quoi ! auraient-ils acquis le droit exclusif de détruire la fortune de l'Etat, pour accroître la leur? et lorsqu'elle est fondée sur un système qui a détruit les finances de la France, la nation serait-elle injuste si elle détr...
      ... aux actionnaires leurs fonds laissés à la caisse et en leur en payant l'intérêt à 6 0/0? Les actionnaires de la caisse d'escompte oublieraient-ils que c'est aux opérations de finances qu'ils doivent les dividendes ...
      ...s nos finances? J'ai trop bonne opinion de leur patriotisme, de leur honnêteté, pour ne pas croire à le...
      Eh ! pourquoi se préparer tant de maux? Est-ce pour être juste envers les actionnaires actuels de la caisse d'escompte, pour ne pas donner atteinte à leur fortune ? Quelle atteinte y donnerait-on, lorsque l'on remplirait les engagements du Roi envers eux, lorsqu'on leur donnerait 6 0/0 du fonds qui resterait en numéraire dans la caisse, lorsque l'on se chargerait des papiers qui forment leurs opérations de change? Quoi ! auraient-ils acquis le droit exclusif de détruire la fortune de l'Etat, pour accroître la leur? et lorsqu'elle est fondée sur un système qui a détruit les finances de la France, la nation serait-elle injuste si elle détruisait à son tour cet établissement, en garantissant aux actionnaires leurs fonds laissés à la caisse et en leur en payant l'intérêt à 6 0/0? Les actionnaires de la caisse d'escompte oublieraient-ils que c'est aux opérations de finances qu'ils doivent les dividendes qu'ils ont obtenus? Les banquiers qui y sont intéressés ne savent-ils pas que c'...
      ...ent les fortunes immenses qu'ils ont accrues par le système d'emprunt établi dans nos finances? J'ai trop bonne opinion de leur patriotisme, de leur honnêteté, pour ne pas croire à leur justice. Les actionnaires qui ont acheté à perle depuis l'avilissement du pri...
      circulation du sang dans le dernier: la dissolution, la destruction. circulation du sang dans le dernier: la dissolution, la destruction.
      ...objet ,dans cet instant, Messieurs, est de vous tracer les opérations qui lui ont ...
      ... qui en ont résulté, par l'avilissement de votre change avec les places de commerce de l'Europe.
      Mon objet ,dans cet instant, Messieurs, est de vous tracer les opérations qui lui ont donné naissance, lés inconvénients qui en ont résulté, par l'avilissement de votre change avec les places de commerce de l'Europe.
      ...ez-Vous du numéraire pour l'acquisition de cette création d'actions ? Exigerez-Vous du numéraire pour l'acquisition de cette création d'actions ?

      Séance du vendredi 20 novembre 1789

      page 147
      Si la nation doit cautionner les billets d'un établissement, ce doit être de celui qui l'enrichira, car il faudrait qu'ëlle fût frappée de folie pour garantir ceux d'un établissement qui amènerait sa ruine, et qui ne vous permettra jamais Si la nation doit cautionner les billets d'un établissement, ce doit être de celui qui l'enrichira, car il faudrait qu'ëlle fût frappée de folie pour garantir ceux d'un établissement qui amènerait sa ruine, et qui ne vous permettra jamais
      La rareté que l'on éprouve dans le numérai...
      ... naissance, les facilités qu'a fournies la caisse d'escompte, pour aviver ce jeu infernal, qui a enrichi les banquiers des places de commerce de nos voisins, aux dépens des mauvais spéculateurs et des hommes séduits, dans la capitale, par l'appât de s'enrichir. Quoi! la nation aurait-elle déjà oublié la chute de M. de Saint-JameS, celle de M. de Sérilly, et de tant d'autres, dont l'agiotage a hâté la ruine? L'idée qu'ils avaient conçue du degré ...
      ...y a réfléchi ( sans consulter l'intérêt de quelques négociants d'argent de la capitale), lié à celui de n'envoyer que peu ou point de convois pour l'approvisionnement des armées de terre et de mer, répandues au loin sur la surfacedu globe dans cette guerre, a pr...
      ...suppléant à l'omission des convois, par la liberté donnée aux commandants de ces armées, de tirer des lettres de change sur le Trésor public en Europe, on en a avili la valeur; ces lettres ont perdu d'abord 1...
      La rareté que l'on éprouve dans le numéraire, daté1 d'unë époquè bien plus éloignée que l'époque actuelle ; sa source prin...
      ...'impôt, et par des sommes empruntées (1 ) ; l'agiotage auquel ce système a donné naissance, les facilités qu'a fournies la caisse d'escompte, pour aviver ce jeu infernal, qui a enrichi les banquiers des places de commerce de nos voisins, aux dépens des mauvais spéculateurs et des hommes séduits, dans la capitale, par l'appât de s'enrichir. Quoi! la nation aurait-elle déjà oublié la chute de M. de Saint-JameS, celle de M. de Sérilly, et de tant d'autres, dont l'agiotage a hâté la ruine? L'idée qu'ils avaient conçue du degré auquel ils pouvaient porter leurs fortunes par ces opérations, les avait fait se...
      ...atisfaire par ces fausses spéculations. Ce système, réprouvé par tout homme qui y a réfléchi ( sans consulter l'intérêt de quelques négociants d'argent de la capitale), lié à celui de n'envoyer que peu ou point de convois pour l'approvisionnement des armées de terre et de mer, répandues au loin sur la surfacedu globe dans cette guerre, a produit tous nos maux. En suppléant à l'omission des convois, par la liberté donnée aux commandants de ces armées, de tirer des lettres de change sur le Trésor public en Europe, on en a avili la valeur; ces lettres ont perdu d'abord 15, ensuite 20, 25 et 35, et l'on dit dans l'Inde
      ...ute; et si l'on cesse toutes opérations de finances, que l'on paye en billets qui seront acquittés lors de la rentrée de l'imposition patriotique, que l'on force la caisse d'escompte a payer à caisse ouverte, je demande quelle sera la fortune de ses capitalistes ? actions auraient-ils à se plaindre? Non, sans doute; et si l'on cesse toutes opérations de finances, que l'on paye en billets qui seront acquittés lors de la rentrée de l'imposition patriotique, que l'on force la caisse d'escompte a payer à caisse ouverte, je demande quelle sera la fortune de ses capitalistes ?
      ...que ce soit une fausse spéculation, que former une caisse' vraiment nationale ; qu'il serait bien plus avantageux de soutenir un établissement qui fera des prêts à la nation à 3 0/0? Quelle opinion a-t-on donc d'hommes auxquels on présente de semblables appâts ? Dira-t-on que ce soit une fausse spéculation, que former une caisse' vraiment nationale ; qu'il serait bien plus avantageux de soutenir un établissement qui fera des prêts à la nation à 3 0/0? Quelle opinion a-t-on donc d'hommes auxquels on présente de semblables appâts ?
      Le dernier résultat de cet établissement ne sera-t-il pas de valoir à la caisse d'escompte 7 0/0, même en aidant le Trésor de ces sommes immenses fournies à la nation? pourquoi ne pas ajouter aux avantages que recueillera la nation le produit de 7 0/0, réduit à 1 0/0 net pour elle, ju... Le dernier résultat de cet établissement ne sera-t-il pas de valoir à la caisse d'escompte 7 0/0, même en aidant le Trésor de ces sommes immenses fournies à la nation? pourquoi ne pas ajouter aux avantages que recueillera la nation le produit de 7 0/0, réduit à 1 0/0 net pour elle, jusqu'à Pépoque où elle aura remboursé aux actionnaires les capitaux pour lesquels...
      La proposition qui vous est faite de tourner à votre profit ce-qui excédera 7 0/0 dans les bénéfices de la banque me paraîtrait illusoire : commen...
      ... ce bénéfice, lorsqu'il sërâ 'si facile de vous cacher les opérations d'une banque que vos représentants ne dirigeront pas ? De semblables amorces ne peuvent être un a...
      La proposition qui vous est faite de tourner à votre profit ce-qui excédera 7 0/0 dans les bénéfices de la banque me paraîtrait illusoire : comment vérifier ce bénéfice, lorsqu'il sërâ 'si facile de vous cacher les opérations d'une banque que vos représentants ne dirigeront pas ? De semblables amorces ne peuvent être un appât séduisant pour les représentants éclairés d'une grande nation.
      La caisse qui appartiendrait à la nation, donnerait autant de moyens de diminuer l'intérêt de la créance" publique, que cette caisse app... La caisse qui appartiendrait à la nation, donnerait autant de moyens de diminuer l'intérêt de la créance" publique, que cette caisse appartenant à des capitalistes.
      Mais il est un inconvénient attaché à la caisse qui vous est proposée, et cet inconvénient doit vous décider à la rejeter sans retour. Entre les mains d'hommes qui ne pourront être responsables à la nation, ne pourra-t-elle pas faire des prêts à un Roi qui pourrait se servir ses fonds pour acheter les moyens de vous asservir ? La probité, la pureté des intentions du monarque qui nous gouverne, ôtent à la nation toute crainte à cet égard ; mais... Mais il est un inconvénient attaché à la caisse qui vous est proposée, et cet inconvénient doit vous décider à la rejeter sans retour. Entre les mains d'hommes qui ne pourront être responsables à la nation, ne pourra-t-elle pas faire des prêts à un Roi qui pourrait se servir ses fonds pour acheter les moyens de vous asservir ? La probité, la pureté des intentions du monarque qui nous gouverne, ôtent à la nation toute crainte à cet égard ; mais ses représentants doivent porter leurs regards dans l'avenir et prévoir d'avanc...
      ...oyaume, ne peut être qu'entre les mains de délégués choisis par les représentants de la nation et comptables à eux seuls. ...e nationale qui, lorsqu'elle aura acquis du crédit, contiendra le numéraire du royaume, ne peut être qu'entre les mains de délégués choisis par les représentants de la nation et comptables à eux seuls.
      Si une caisse appartenant à la nation est préférée, ce que je désire V...
      ...nt à son début, pas plus même que celui de la caisse d'escompte, ensuite plus vivemen...
      ...s auront fait rentrer le numéraire dans la caisses : ce moyen n'augmentera pas l'avilissement de notre change avec l'étranger ; il en as...
      ...démontré que le parti proposé opérerait la destruction du crédit de la France pour bien longtemps.
      Si une caisse appartenant à la nation est préférée, ce que je désire Vivement, ce ne sera pas des billets d'Etat qu'il faudra créer, mais un papier qui, mis en circulation, sera sans doute escomnté lentement à son début, pas plus même que celui de la caisse d'escompte, ensuite plus vivement lorsque les fonds des impositions des provinces auront fait rentrer le numéraire dans la caisses : ce moyen n'augmentera pas l'avilissement de notre change avec l'étranger ; il en assurera, au contraire, l'augmentation pour l'avenir ; au lieu que je. crois avoir démontré que le parti proposé opérerait la destruction du crédit de la France pour bien longtemps.
      de faire contribuer aux charges publiques ...
      ...au par les moyens que j'aurai l'honneur de vous soumettre, tendant à établir une c...
      ...ale, qui puisse par ses opérations lier fortune des capitalistes à celles de l'Etat, les forcer de contribuer aux Charges publiques, servir à la splendeur de votre commerce, faire cesser l'exportat...
      ...éraire, enfin, faciliter les versements de fonds des provinces. La dèstructionde quelques compagnies de finances (que je crois pouvoir prédire ...
      ... pourrait rendre difficile le versement de fonds des impôts, sans le moyen que je ...
      de faire contribuer aux charges publiques ses intéressés. Je terminerai cé tableau par les moyens que j'aurai l'honneur de vous soumettre, tendant à établir une caisse vraiment nationale, qui puisse par ses opérations lier fortune des capitalistes à celles de l'Etat, les forcer de contribuer aux Charges publiques, servir à la splendeur de votre commerce, faire cesser l'exportation du numéraire, enfin, faciliter les versements de fonds des provinces. La dèstructionde quelques compagnies de finances (que je crois pouvoir prédire sans me tromper) pourrait rendre difficile le versement de fonds des impôts, sans le moyen que je propose.
      (1) Dans tout le cours de cette guerre, les denrées ont. été dans le royaume à vil prix; et la raison simple en était que de nombreuses armées de terre et de mer, éloignées des rives de la France, étaient en grande partie pourvu...
      ...è nos colonies étaient approvisionnées, de même. Le défaut d'exportation de ces denrées, l'abondance des récoltes à...
      ...s et saison convenables, l'augmentation de prix qu'elles eussent acquise dans le r...
      ...tation, aurait rendu facile le payement de nouveaux impôts, et ces impôts auraient empêché l'accroissement énorme de 'la dette ; mais il fallait des administrateurs qui eussent de la prévoyance, des connaissances et une justesse de combinaisons qui n'existait sans doute ...
      ...s, et que personne) ne fait injure ni à,la pureté ni à la droiture leipçs intentions.
      (1) Dans tout le cours de cette guerre, les denrées ont. été dans le royaume à vil prix; et la raison simple en était que de nombreuses armées de terre et de mer, éloignées des rives de la France, étaient en grande partie pourvues par des puissances étrangères, par les neutres ou par nos alliés, dans les parties du monde où nous en avions ; què nos colonies étaient approvisionnées, de même. Le défaut d'exportation de ces denrées, l'abondance des récoltes à cette époque, avaient avili le prix du travail du cultivateur : si l'on eût emp...
      ...à approvisionner nos colonies et nos armées, qu'on les eût fait convoyer en temps et saison convenables, l'augmentation de prix qu'elles eussent acquise dans le royaume par cette exportation, aurait rendu facile le payement de nouveaux impôts, et ces impôts auraient empêché l'accroissement énorme de 'la dette ; mais il fallait des administrateurs qui eussent de la prévoyance, des connaissances et une justesse de combinaisons qui n'existait sans doute pas, puisque cU» telles erreurs ont été commises, et que personne) ne fait injure ni à,la pureté ni à la droiture leipçs intentions.
      ... vous est offert, n"à d'âutre objet que de sanctionner un établissement que l'État... L'appât des fonds à 30/0, qui vous est offert, n"à d'âutre objet que de sanctionner un établissement que l'État ne pourra plus détruire lorsqu'il aura contracte avec lui une créance imménse.
      ...terrages : nos flottes étj^ienjj à même de les protéger ; et il n'est personne qui... ...plîé3 auraient pu être interceptés psp'jfô^^glqjà, au?, côtes d'Europe et aux atterrages : nos flottes étj^ienjj à même de les protéger ; et il n'est personne qui,nç s^^^e que des bâtiments légers et quelques frégates sont tput ce qu'il faut ...

      Séance du vendredi 20 novembre 1789

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      ...se vraiment nationale à cette époque où la nation se lépond à elle-même de son papier, était en circulation, il acquitterait, comme le papier de la caisse d'escompte, toutes les dépenses,...
      ...raire du royaume, qui ne sortirait plus de ces caisses, car il ne peut être douteu...
      ... sa dépense, lorsque 1 on serait assuré de pouvoir dans toutes les caisses des provinces et de la capitale l'échanger contre de l'argent : avec une semblable disposition, ce ne serait point dans les caisses de la caisse d'escompto que serait le numéraire, mais dans les caisses de la nation. 11 n'est plus qu'un instant pour ne pas consommer la ruine de la France : une spéculation fausse de plus, et c'en est fait de la fortune de mon pays ; cette dernière spéculation est la sanction de la caisse d'escompte comme caisse nationale dans les mains des actionnaires: car comment la leur retirer jamais, quand tout le numé...
      ...j illusoire le moyen qu'on vous propose de rentrer dans 10 ans en possession de cette caisse ? Les actionnaires devenus maîtres de votre numéraire ne vous feront-ils pas toujours la loi ? ne seront ils pas les maîtres de l'extraire du royaume ? est-il de la prudence des représentants de la nation de laisser cette possibilité!? n'en seront...
      ...st dans cet instant que je me plaindrai de la nature qui m'a refusé cette éloquence d...
      ...les caisses du Trésor public. Et moi je répondrai : mais si le papier d'une caisse vraiment nationale à cette époque où la nation se lépond à elle-même de son papier, était en circulation, il acquitterait, comme le papier de la caisse d'escompte, toutes les dépenses, et avant qu'il fût assez répandu dans les provinces pour que l'on payât tous les impôts avec ce papier, il ferait entrer dans toutes les caisses publiques le numéraire du royaume, qui ne sortirait plus de ces caisses, car il ne peut être douteux que l'on ne préférât du papier pour sa dépense, lorsque 1 on serait assuré de pouvoir dans toutes les caisses des provinces et de la capitale l'échanger contre de l'argent : avec une semblable disposition, ce ne serait point dans les caisses de la caisse d'escompto que serait le numéraire, mais dans les caisses de la nation. 11 n'est plus qu'un instant pour ne pas consommer la ruine de la France : une spéculation fausse de plus, et c'en est fait de la fortune de mon pays ; cette dernière spéculation est la sanction de la caisse d'escompte comme caisse nationale dans les mains des actionnaires: car comment la leur retirer jamais, quand tout le numéraire du royaume sera dans leurs mains ? Ne voit-on pas combien estj illusoire le moyen qu'on vous propose de rentrer dans 10 ans en possession de cette caisse ? Les actionnaires devenus maîtres de votre numéraire ne vous feront-ils pas toujours la loi ? ne seront ils pas les maîtres de l'extraire du royaume ? est-il de la prudence des représentants de la nation de laisser cette possibilité!? n'en seront-ils pas comptables à leurs commettants ? C'est dans cet instant que je me plaindrai de la nature qui m'a refusé cette éloquence douce et persuative : si
      ... séjournaient les armées. Il est facile de prouver que tant d'erreurs liées au système de la neutralité armée (1) sont une des plus fortes causes de l'extraction énorme de-numéraire qui a été faite de France depuis la paix. jusqu'à 40 et 50 0/0, à mesure qu'elles se multipliaient dans les pays où séjournaient les armées. Il est facile de prouver que tant d'erreurs liées au système de la neutralité armée (1) sont une des plus fortes causes de l'extraction énorme de-numéraire qui a été faite de France depuis la paix.
      Les lettres de change versées avec profusion dans la dernière guerre, dans tous les pays où séjournaient nos armées de terre et de mer, n'auraient pas été encore le plus grand de nos maux, puisqu en enrichissant les pu...
      ...eutres, elles les plaçaient en relation de commerce des denrées coloniales avec la France, leur faisaient contracter l'habitude de les consommer, et même leur en formaient un besoin qui, à la paix, devait nous dédommager par une pl...
      ...sommation, une augmentation au commerce de ces denrées avec ces puissances ; alors...
      ...e le service des armées fait en lettres de change, aux Antilles seulement; il fall...
      ...produisaient point ces pays étrangers à la France, qui pourvoit à leur subsistance, et éviter surtout de laisser la possibilité à l'Angleterre, d'approvisionner des marchandises de ses fabrications, tous les marchés du monde, qui regorgeaient des lettres de change laissées avec prodigalité et perte extrême par la France, dans toutes les parties du glob...
      ...France sur cet important objet a relevé la fortune de l'Angleterre d'une manière qui nous paraît incompréhensible (2), après la guerre la plus désastreuse, en lui portant notre numéraire employé à payer ces lettres de change. Voilà une de ces vérités que peut attester la légation française à Londres, qui a vu, ainsi que j'ai été à portée de le voir, des monceaux d'or existant dans la; aisse de la Banque d'Angleterre, au coin de France, en 1785 en 1786.
      Les lettres de change versées avec profusion dans la dernière guerre, dans tous les pays où séjournaient nos armées de terre et de mer, n'auraient pas été encore le plus grand de nos maux, puisqu en enrichissant les puissances neutres, elles les plaçaient en relation de commerce des denrées coloniales avec la France, leur faisaient contracter l'habitude de les consommer, et même leur en formaient un besoin qui, à la paix, devait nous dédommager par une plus grande consommation, une augmentation au commerce de ces denrées avec ces puissances ; alors des fonds qui n'auraient été extraits que momentanément seraient rentrés par ce commerce. Mais pour produire cet heureux effet, il fallait restreindre le service des armées fait en lettres de change, aux Antilles seulement; il fallait au moins approvisionner ces colonies mêmes des denrées du royaume, que ne produisaient point ces pays étrangers à la France, qui pourvoit à leur subsistance, et éviter surtout de laisser la possibilité à l'Angleterre, d'approvisionner des marchandises de ses fabrications, tous les marchés du monde, qui regorgeaient des lettres de change laissées avec prodigalité et perte extrême par la France, dans toutes les parties du globe. L'inattention et l'assoupissement des administrateurs en France sur cet important objet a relevé la fortune de l'Angleterre d'une manière qui nous paraît incompréhensible (2), après la guerre la plus désastreuse, en lui portant notre numéraire employé à payer ces lettres de change. Voilà une de ces vérités que peut attester la légation française à Londres, qui a vu, ainsi que j'ai été à portée de le voir, des monceaux d'or existant dans la; aisse de la Banque d'Angleterre, au coin de France, en 1785 en 1786.
      Le faux système adopté, de tirer des piastres d'Espagne, pour les faire frapper dans les monnaies au coin de France, en les payant en lettres de change, ce commerce erroné est encore fait aujourd'hui par la caisse d'escompte pour se procurer du n...
      ...re détresse, nous a imposé l'obligation de faire le solde de l'Espagne à toutes les puissances commerçantes de l'Europe, et par , augmenté la sortie de notre numéraire par l'avilissement de notre change avec5les places de commerce étrangères, il a accru la fortune de l'Angleterre, qui a eu grand soin de retirer par les fabrications de ses manufactures, les lettres de change que la France donnait aux négociants espagnols, en payement de leurs piastres; ce sont toutes ces faci...
      Le faux système adopté, de tirer des piastres d'Espagne, pour les faire frapper dans les monnaies au coin de France, en les payant en lettres de change, ce commerce erroné est encore fait aujourd'hui par la caisse d'escompte pour se procurer du numéraire ; il ajouté à notre détresse, nous a imposé l'obligation de faire le solde de l'Espagne à toutes les puissances commerçantes de l'Europe, et par , augmenté la sortie de notre numéraire par l'avilissement de notre change avec5les places de commerce étrangères, il a accru la fortune de l'Angleterre, qui a eu grand soin de retirer par les fabrications de ses manufactures, les lettres de change que la France donnait aux négociants espagnols, en payement de leurs piastres; ce sont toutes ces facilités données à l'Angleterre par les fausses spéculations des administrateurs en...
      ... jusqu'ici n'a eu le génie nécessaire à la conception d'un vaste plan de finances, lié dans toutes ses parties, uni à toute abnégation de tous intérêts particuliers, à ce grand ... ...'où naissent ces fausses spéculations multipliées? c'est qu'aucun administrateur jusqu'ici n'a eu le génie nécessaire à la conception d'un vaste plan de finances, lié dans toutes ses parties, uni à toute abnégation de tous intérêts particuliers, à ce grand caractère qui ne sait se plier à aucune faveur à aucune intrigue ; à cette
      commerce et la fortune de cette puissance rivale, en tenant notre...
      ...vilissement dans lequel il a été depuis la paix de 1783. Voudrait-on donc, en augmentant le nombre des actions de la caisse d'escompte, fournir de nouveau les mêmes moyens à l'Angleterre...
      commerce et la fortune de cette puissance rivale, en tenant notre change avec elle dans l'avilissement dans lequel il a été depuis la paix de 1783. Voudrait-on donc, en augmentant le nombre des actions de la caisse d'escompte, fournir de nouveau les mêmes moyens à l'Angleterre?
      Après tant déraisons de ne pas augmenter un établissement dont ...
      ... dans mon opinion relative aux finances de la France et à la caisse d'escompte.
      Après tant déraisons de ne pas augmenter un établissement dont les secours ont été si chèrement payés (1), il faut y ajouter le développement des motifs donnés depuis longtemps dans mon opinion relative aux finances de la France et à la caisse d'escompte.
      ...il faut que tous ceux qui feront partie de l'impôt patriotique, soient versés dans les caisses de cet établissement, pour former le rembo...
      ...ites par cette caisse devenue nationale de nom. Cette disposition portera à la caisse d'escompte une grande partie du ...
      ...cette caisse puisse vous faire l'avance des fonds nécessaires au Trésor public, il faut que tous ceux qui feront partie de l'impôt patriotique, soient versés dans les caisses de cet établissement, pour former le remboursement des avances faites par cette caisse devenue nationale de nom. Cette disposition portera à la caisse d'escompte une grande partie du numéraire du royaume; et, pour l'obtenir, elle vous aura donné du papier (2).
      ...spirer l'homme d'Etat, laissant le soin de sa gloire à la postérité (ce juge impartial des hommes publics), Quel pays plus que la France ouvre à un administrateur une au... récompense à laquelle doive aspirer l'homme d'Etat, laissant le soin de sa gloire à la postérité (ce juge impartial des hommes publics), Quel pays plus que la France ouvre à un administrateur une aussi belle car-
      ...urd'hui les grands services qu'a rendus la caisse d'escompte, on exalte les obligations que lui a la nation : je vais tracer d'un trait de plume le tarif de la reconnaissance qu'elle doit lui conserver. Un établissement que la puissance royale tient en suspension de payement depuis plus de 15 mois, a vu les actionnaires recevoir à son dernier dividende près de (1) On vante aujourd'hui les grands services qu'a rendus la caisse d'escompte, on exalte les obligations que lui a la nation : je vais tracer d'un trait de plume le tarif de la reconnaissance qu'elle doit lui conserver. Un établissement que la puissance royale tient en suspension de payement depuis plus de 15 mois, a vu les actionnaires recevoir à son dernier dividende près de
      ...au fort raccourci l'on peut ajouter que la fortune de cette caisse prend sa source dans la détresse tes ; à ce tableau fort raccourci l'on peut ajouter que la fortune de cette caisse prend sa source dans la détresse
      et la crise où se trouve la nation, que ses opérations causent en p...
      ...t qui se font ressentir dans les places de commerce du royaume.
      et la crise où se trouve la nation, que ses opérations causent en partie l'extraction du numéraire, et l'embarras et le discrédit qui se font ressentir dans les places de commerce du royaume.
      ...puissances neutres qui avaient accédé à la neutralité armée employaient leur marin... (1) Toutes les puissances neutres qui avaient accédé à la neutralité armée employaient leur marine à approvisionner nos armées et nos colonies; nos alliés en faisaient autant.
      ...ge intérieur, qu'être sans reproche est la seule moignage intérieur, qu'être sans reproche est la seule
      6 0/0 de l'intérêt de ses fonds dans l'instant où toutes 6 0/0 de l'intérêt de ses fonds dans l'instant où toutes

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      ...r que cet établissement ne devienne pas la ruine des capitalistes non intéressés dans la caisse d'escompte, et ne porte par un coup mortel aux opérations de banque de toutes les places de commerce du royaume, sans qu'il en résu... Au point où vous êtes arrivés, il ne reste plus qu'un parti à prendre pour que cet établissement ne devienne pas la ruine des capitalistes non intéressés dans la caisse d'escompte, et ne porte par un coup mortel aux opérations de banque de toutes les places de commerce du royaume, sans qu'il en résulte aucun avantage ni pour votre commerce intérieur ou extérieur, ni pour votre ...
      Je le répète : décréter la caisse d'escompte, caisse nationale, serait décréter la ruine de la nation, en investissant par ce décret, les capitalistes actionnaires de cette caisse, d'un crédit public prépon... Je le répète : décréter la caisse d'escompte, caisse nationale, serait décréter la ruine de la nation, en investissant par ce décret, les capitalistes actionnaires de cette caisse, d'un crédit public prépondérant. Pour vous en convaincre, jetez un regard sur l'effet qu'elle a produit.
      ...tème, il ne me restera qu'à pleurer sur la ruine de mon s. en effet, j e ne vois point anéantir un semblable système, il ne me restera qu'à pleurer sur la ruine de mon s.
      ...ds en appartiennent à des capitalistes. La Banque d'Angleterre est en garde contre...
      ...tats voisins : elle connaît les maisons de banque qui se livrent à ce commerce ; e...
      ...le danger; elle aime mieux se contenter de dividendes modiques. La caisse d'escompte au contraire, quoique souvent en état de suspension de payement, pour obtenir des dividendes e...
      ...is surtout, loin des grandes opérations de commerce dont les principes sont fondés sur de saines bases (elles ne sont connues que dans les ports), l'appât de fortunes rapides donnera toujours essor...
      ...ême, n'existera-t il pas un autre moyen de ruine, bien plus prompt encore que celui de l'agiotage de maisons de banque ? L'idée ne peut-elle pas venir à une grande puissance de décréter votre ruine, en la fondant sur le jeu d'un agiotage qu'elle aurait tant de moyens d'aviver ? C'est pour avoir conç...
      ...ls on pourrait le rendre utile à élever la fortune de mon pays au plus haut degré, que je puis en faire la réflexion dans cette assemolée ; elle p...
      cet effet funeste, quoique les fonds en appartiennent à des capitalistes. La Banque d'Angleterre est en garde contre l'escompte des papiers qui arrivent des Etats voisins : elle connaît les maisons de banque qui se livrent à ce commerce ; elle n'en escompte pas les effets, parce qu'elle en connaît le danger; elle aime mieux se contenter de dividendes modiques. La caisse d'escompte au contraire, quoique souvent en état de suspension de payement, pour obtenir des dividendes excessifs, s'est immodérément livrée à ces escomptes. En France, à Paris surtout, loin des grandes opérations de commerce dont les principes sont fondés sur de saines bases (elles ne sont connues que dans les ports), l'appât de fortunes rapides donnera toujours essor à l'agiotage. II sera moindre sans doute quand le gouvernement ne fera plus d'emprunt ; mais, à cette époque^même, n'existera-t il pas un autre moyen de ruine, bien plus prompt encore que celui de l'agiotage de maisons de banque ? L'idée ne peut-elle pas venir à une grande puissance de décréter votre ruine, en la fondant sur le jeu d'un agiotage qu'elle aurait tant de moyens d'aviver ? C'est pour avoir conçu ce plan, m'être occupé des moyens par lesquels on pourrait le rendre utile à élever la fortune de mon pays au plus haut degré, que je puis en faire la réflexion dans cette assemolée ; elle peut donner matière à méditation aux génies prévoyants.
      ...ses emprunts ; et, en effet, elle donne la facilité toutes les maisons accréditées de toutes les places de commerce de l'Europe, de prendre des parts dans les emprunts pub...
      ...ris, qui font escompter leurs traites à la caisse d'escompte, il versent au Trésor...
      ...s les emprunts; sans avoir sorti un écu de leurs caisses, ils partagent avec leurs correspondants à Paris, le bénéfice qui résulte de la différence entre l'escompte de 4 0/0, exigé à la caisse d'escompte, et l'intérêt de l'emprunt fait par le gouvernement, plu...
      ...ier ministre) l'appât donné au preteur, de l'intérêt courant entre le jour de la soumission faite au Trésor public, et celui de la remise des fonds : il est donc évident que les fonds provenant de la moitié de ce bénéfice sortent du royaume; que pou...
      ...es ne font-elles par aujourd'hui sortir de fonds du royaume, sans que les maisons étrangères qui en sont propriétaires aient sorti de leurs caisses aucun numéraire
      Cette caisse a été formée par le ministre des finances pour faciliter ses emprunts ; et, en effet, elle donne la facilité toutes les maisons accréditées de toutes les places de commerce de l'Europe, de prendre des parts dans les emprunts publics, sans verser en France aucuns ionds, puisqu'en tirant sur leurs correspondants à Paris, qui font escompter leurs traites à la caisse d'escompte, il versent au Trésor royal les fonds qu'ils ont pris dans les emprunts; sans avoir sorti un écu de leurs caisses, ils partagent avec leurs correspondants à Paris, le bénéfice qui résulte de la différence entre l'escompte de 4 0/0, exigé à la caisse d'escompte, et l'intérêt de l'emprunt fait par le gouvernement, plus (ainsi que l'appelle le premier ministre) l'appât donné au preteur, de l'intérêt courant entre le jour de la soumission faite au Trésor public, et celui de la remise des fonds : il est donc évident que les fonds provenant de la moitié de ce bénéfice sortent du royaume; que pour les obtenir, les banquiers étrangers n'y ont envoyé que du papier. Combien les rentes viagères ne font-elles par aujourd'hui sortir de fonds du royaume, sans que les maisons étrangères qui en sont propriétaires aient sorti de leurs caisses aucun numéraire
      ...rallèle avec celui qu'occasionne le jeu de l'agiotage : je vais essayer d'en esquisser le tableau. Les banquiers établis dans la capitale, qui ont dans leurs mains les agents de change, connaissant à coup sûr l'époque de la plus grande baisse du papier, en donnen...
      ...; leurs traites acceptées, escomptées à la caisse d'escompte, fournissent les fonds de ces achats qu'ont amenés à un taux très...
      ...es joueurs ; et lorsqu'arrive l'instant de la hausse du papier, tout aussi connu que celui de la baisse, et qui s'opère de même par les agents de change, ces fonds revenus à 10,12 et 15 0/0 de profit, font passer la moitié du bénéfice de ce jeu dans les caisses des banquiers des puissances voisines, sans qu'ils aient fourni de numéraire pour l'obtenir. Mais, dira-t-...
      ...era plus d'emprunt, l'agiotage tombera. La Banque d'Angleterre (1) ne produit pas ...
      Ce mal, quoique réel, est bien léger, mis en parallèle avec celui qu'occasionne le jeu de l'agiotage : je vais essayer d'en esquisser le tableau. Les banquiers établis dans la capitale, qui ont dans leurs mains les agents de change, connaissant à coup sûr l'époque de la plus grande baisse du papier, en donnent avis à leurs correspondants chez l'étranger, en leur proposant d'en prendre une partie. Ces correspondants tirent sur eux les fouds nécessaires à cette acquisition ; leurs traites acceptées, escomptées à la caisse d'escompte, fournissent les fonds de ces achats qu'ont amenés à un taux très-bas les manœuvres des joueurs ; et lorsqu'arrive l'instant de la hausse du papier, tout aussi connu que celui de la baisse, et qui s'opère de même par les agents de change, ces fonds revenus à 10,12 et 15 0/0 de profit, font passer la moitié du bénéfice de ce jeu dans les caisses des banquiers des puissances voisines, sans qu'ils aient fourni de numéraire pour l'obtenir. Mais, dira-t-on, dorénavant il ne se fera plus d'emprunt, l'agiotage tombera. La Banque d'Angleterre (1) ne produit pas dans ce royaume
      La Banque d'Angleterre s'est établie dans ce royaume dans un temps où il existait peu de connaissances en finances; l'Angleterre est forcée aujourd'hui de subir les lois qu'elle lui impose, parc...
      ...éraire dans ses caisses, qu'elle a trop de papier en circulation pour pouvoir l'éteindre ; mais les fautes de l'Angleterre ne doivent-elles pas nous ...
      La Banque d'Angleterre s'est établie dans ce royaume dans un temps où il existait peu de connaissances en finances; l'Angleterre est forcée aujourd'hui de subir les lois qu'elle lui impose, parce que le gouvernement a contracté envers elle trop d'engagements; qu'elle a tout le numéraire dans ses caisses, qu'elle a trop de papier en circulation pour pouvoir l'éteindre ; mais les fautes de l'Angleterre ne doivent-elles pas nous apprendre à nous tenir en garde contre les effets fâcheux des opérations qui les...
      ...maintenant si, pour le commerce, former de la caisse d'escompte une caisse nationale,...
      ...te caisse n'appartient pas réellement à la nation ; examinons celui qu'elle a prod...
      Voyons maintenant si, pour le commerce, former de la caisse d'escompte une caisse nationale, produirait un plus heureux effet, si cette caisse n'appartient pas réellement à la nation ; examinons celui qu'elle a produit : cet effet, le voici.
      ... a donné des fonds à toutes les maisons de commerce de la haute Allemagne qui en manquaient ; ce défaut de fonds les rendait dépendantes des banqu...
      ...s fonds qu'elles ont pu se procurer par la caisse d'escompte ont fait prendre aux maisons de commerce ae France le rôle des maisons de commerce de la haute Allemagne.
      Par le même jeu dont j'ai parlé, elle a donné des fonds à toutes les maisons de commerce de la haute Allemagne qui en manquaient ; ce défaut de fonds les rendait dépendantes des banquiers et du commerce des différentes places du royaume, dont elles n'étaient que les commissionnaires : aujourd'hui les fonds qu'elles ont pu se procurer par la caisse d'escompte ont fait prendre aux maisons de commerce ae France le rôle des maisons de commerce de la haute Allemagne.
      ...uence en France ! Dans un seul instant, la nation mettrait son numéraire et sa fortune au pouvoir de la prétendue caisse nationale ; les assign...
      ..., tout concourrait à faire arriver dans la banque l'or et l'argent du royaume ; en...
      ...ngagement contracté envers elle ôterait la possibilité de jamais se soustraire au joug qu'elle au...
      (1) Combien ces fautes seraient-elles d'une plus grande conséquence en France ! Dans un seul instant, la nation mettrait son numéraire et sa fortune au pouvoir de la prétendue caisse nationale ; les assignations indispensables, proposées à faire à cette caisse sur les revenus certains...
      ...r le service courant qu'il faudrait rembourser avec le numéraire des impositions, tout concourrait à faire arriver dans la banque l'or et l'argent du royaume ; en même temps qu'un immense engagement contracté envers elle ôterait la possibilité de jamais se soustraire au joug qu'elle aurait imposé.
      ...se, je lui demande pourquoi il a établi la caisse d'escompte ? ...istre nous assure qu'un pareil établissement est contre ses principes ; en réponse, je lui demande pourquoi il a établi la caisse d'escompte ?
      (1) J'ai démontré dans le commencement de ce mé- (1) J'ai démontré dans le commencement de ce mé-
      moire, combien il était erroné de comparer l'administration d'un pays à u... moire, combien il était erroné de comparer l'administration d'un pays à un autre, lorsqu'on ne comparait pas leurs positions.

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      L'établissement de cette caisse ne sera pas plus utile à l...
      ...'il ne l'a été jusqu'ici à aucune place de commerce du royaume ; il n'a servi qu'à restreindre les opérations de banque de ses places diverses : l'effet du discré...
      ...laces sur les traites qu'elles font sur la capitale, leur porte le plus grand préj...
      L'établissement de cette caisse ne sera pas plus utile à l'agriculture, qu'il ne l'a été jusqu'ici à aucune place de commerce du royaume ; il n'a servi qu'à restreindre les opérations de banque de ses places diverses : l'effet du discrédit qu'il jette,dans ces places sur les traites qu'elles font sur la capitale, leur porte le plus grand préjudice.
      Tant de maux produits, dans le présent, d'effet...
      ...t pu me permettre le silence. Si l'état de splëndeur de mon pays doit marcher vers sa décadence...
      ...emords d'avoir laissé les représentants de la nation dans l'ignorance des effets fune...
      Tant de maux produits, dans le présent, d'effets si funestes prévus pour l'avenir, n'ont pu me permettre le silence. Si l'état de splëndeur de mon pays doit marcher vers sa décadence, sa destruction, par un décret porté par l'Assemblée nationale, je ne veux pas éprouver l'éternel remords d'avoir laissé les représentants de la nation dans l'ignorance des effets funestes que j'appris à connaître en Angleterre, en Hollande, en Allemagne et en Fra...
      N'y aurait-il de moyens d'obtenir de secours présents qu'en élevant la fortune de la caisse d'escompte au plus haut degré qu...
      ...e une partie des opérations des maisons de banque qui n'y sont point intéressées ?
      N'y aurait-il de moyens d'obtenir de secours présents qu'en élevant la fortune de la caisse d'escompte au plus haut degré que puisse atteindre un établissement qui déjà absorbe une partie des opérations des maisons de banque qui n'y sont point intéressées ?
      ...le a, sans doute, facilité les emprunts de dernière guerre; mais qu'ils ont été onéreux, et combien est cruelle la crise dans laquelle ils ont jeté les fi... Elle a, sans doute, facilité les emprunts de dernière guerre; mais qu'ils ont été onéreux, et combien est cruelle la crise dans laquelle ils ont jeté les finances !
      ...en versant des fonds du Trésor public à la caisse d'escompte que l'on pourrait espérer de lui faire reprendre ses paiements, et, ...
      ...it des impôts, il faudrait des bureaux, de cette caisse dans les provinces
      Ce ne serait qu'en versant des fonds du Trésor public à la caisse d'escompte que l'on pourrait espérer de lui faire reprendre ses paiements, et, par conséquent, lui rendre du crédit. Pour què ce; crédit fût utile au prompt versement ues impôts, il faudrait des impôts, il faudrait des bureaux, de cette caisse dans les provinces
      Ïtour escompter ses billets. La suppression de a| plupart des compagnies de finances va nécessiter celte dispositio...
      ...pourrait, en effet, faire des avances à la nation. Mais ce ne serait autre chose q...
      ...e moins onéreux, aurait un inconvénient de plus, celui de; ne pouvoir jamais être détruit qu'à l'extinction de la dette publique sans pouvoir faire contr...
      ... delà caisse d'escompte à aucune charge de l'Etat.
      Ïtour escompter ses billets. La suppression de a| plupart des compagnies de finances va nécessiter celte disposition pour le versement des fonds au Trésor public : alors elle pourrait, en effet, faire des avances à la nation. Mais ce ne serait autre chose que le système d'emprunt, ramené, il est vrai, sous une forme moins onéreuse, pui...
      ...qu'elle ferait au Trésor seraient a un moindre intérêt. Ce système alors, quoique moins onéreux, aurait un inconvénient de plus, celui de; ne pouvoir jamais être détruit qu'à l'extinction de la dette publique sans pouvoir faire contribuer les actionnaires delà caisse d'escompte à aucune charge de l'Etat.
      ...es doit, plus que personne, être frappé de l'évidence de ces vérités; et puisque l'intérêt d'une...
      ...ésirer que le succès d'un établissement de banque nationale tourne en entier au profit de la nation?
      Le ministre des finances doit, plus que personne, être frappé de l'évidence de ces vérités; et puisque l'intérêt d'une nation qui s'abandonne à lui doit lui être cher, ne doit-il pas désirer que le succès d'un établissement de banque nationale tourne en entier au profit de la nation?
      Serait-il arrêté par la difficulté de se procurer les fonds nécessaires pour escompter les billets de la caisse appartenant à la nation, mis en circulation ? Il me semb...
      ...raire, que rien ne serait plus aisé que de se procurer ces fonds.
      Serait-il arrêté par la difficulté de se procurer les fonds nécessaires pour escompter les billets de la caisse appartenant à la nation, mis en circulation ? Il me semble, au contraire, que rien ne serait plus aisé que de se procurer ces fonds.
      Dans les provinces et dans la capitale, il existe des caisses de consignations dont l'Assemblée national...
      ...illets, lorsqu'ils seraient présentés à la caisse pour être payés. Je ne sais si j...
      ... les finances m'a assuré qu'il existait de grandes sommes dans les caisses des con...
      ...e a proposé lui-même, dans son mémoire, de verser à la caisse d'escompté les fonds provenant d...
      Dans les provinces et dans la capitale, il existe des caisses de consignations dont l'Assemblée nationale pourrait décréter que les fonds seraient employés aux escomptes des billets, lorsqu'ils seraient présentés à la caisse pour être payés. Je ne sais si j'ai été trompé, mais un homme versé dans les finances m'a assuré qu'il existait de grandes sommes dans les caisses des consignations au royaume. Le premier ministre a proposé lui-même, dans son mémoire, de verser à la caisse d'escompté les fonds provenant dès dépôts judiciaires, eh frayant 1/4 0/0 par usance : un même
      Tous les fonds provenant de la perception des impositions seraient ver...
      ...s caisses nationales pour être employés de même aux escomptes.
      Tous les fonds provenant de la perception des impositions seraient versés dans les caisses nationales pour être employés de même aux escomptes.
      Tant de manières de révivifier le crédit de ces billets ne peuvent laisser aucun doute sur le succès de leurétablissement. Une fois ce succès a...
      ...evé, quelle facilité ne tirerait-on pas de cette caisse pour changer la nature de la dette nationale et diminuer les intérêts de la créance publique?
      Tant de manières de révivifier le crédit de ces billets ne peuvent laisser aucun doute sur le succès de leurétablissement. Une fois ce succès assuré, le crédit relevé, quelle facilité ne tirerait-on pas de cette caisse pour changer la nature de la dette nationale et diminuer les intérêts de la créance publique?
      ...mblable caisse est le seul moyen qu'ait la nation d'atteindre les fonds des capitalistes et de les faire contribuer aux charges publiq...
      ...s fonds assurés devront les placer dans la banque, et ils seront forcés d'acheter cette assurance 1 0/0 par an, car la banque donnera 1 0/0 de moins aux prêteurs qu'elle n'en exigera de ses créanciers (1).
      L'établissement d'une semblable caisse est le seul moyen qu'ait la nation d'atteindre les fonds des capitalistes et de les faire contribuer aux charges publiques. En effet cette caisse, une fois accréditée, peut avoir des emprunts toujour...
      ...nces contractées envers lui, alors tous les capitalistes qui voudront avoir leurs fonds assurés devront les placer dans la banque, et ils seront forcés d'acheter cette assurance 1 0/0 par an, car la banque donnera 1 0/0 de moins aux prêteurs qu'elle n'en exigera de ses créanciers (1).
      Si la caisse d'escompte devient caisse nation...
      ...ont ses actionnaires qui pourront jouir de cet avantage; elle atteindra les fortunes de tous les capitalistes, ils deviendront ...
      Si la caisse d'escompte devient caisse nationale, alors ce seront ses actionnaires qui pourront jouir de cet avantage; elle atteindra les fortunes de tous les capitalistes, ils deviendront ses tributaires.
      Que le commerce de Lyon s'explique ; cette allégation ne s... Que le commerce de Lyon s'explique ; cette allégation ne sera par douteuse.
      ...iste au moins 3 millions dans les fonds de caisses des régiments qui pourraient êt... Il existe au moins 3 millions dans les fonds de caisses des régiments qui pourraient être employés au même objet ; l'on pourrait donner aux unes et aux autres un modiq...
      ...s destinés aux escomptes ; il en serait de même de toute l'argenterie portée aux monnaies. ...e que les églises verseront dans les monnaies pourrait encore augmenter ces fonds destinés aux escomptes ; il en serait de même de toute l'argenterie portée aux monnaies.
      Avec de telles disposition s > on pourrait, dès ce moment, créer 150 millions de billets de cette caisse en billets de 1,000 livres, de 300 livres, de 200 livres, de 100 livres et de 50 livres. Avec de telles disposition s > on pourrait, dès ce moment, créer 150 millions de billets de cette caisse en billets de 1,000 livres, de 300 livres, de 200 livres, de 100 livres et de 50 livres.
      ...fet plus sûrement, il serait nécessaire de décréter que l'or qui aurait passé un certain taux de frais ne. serait plus reçu que dans les... Pour produire cet effet plus sûrement, il serait nécessaire de décréter que l'or qui aurait passé un certain taux de frais ne. serait plus reçu que dans les monnaies et au poids; on accorderait seulement une remise au porteur du tiers d...
      ...t qu'il est probable qu'elle obtiendra, la vente des biens du domaine, dont on rec... Si cette caisse ne prenait pas tout le crédit qu'il est probable qu'elle obtiendra, la vente des biens du domaine, dont on recevrait un tiers en effets publics, et deux tiers en argent, ce papier étant reçu...
      La vente des maisons ecclésiastiques suppr... La vente des maisons ecclésiastiques supprimées, que l'on pourrait faire succéder à celle des domaines, serait un nouveau ...
      ...ul par lequel on puisse éteindre le jeu de l'agiotage. (1) Ce moyen est le seul par lequel on puisse éteindre le jeu de l'agiotage.

      Séance du vendredi 20 novembre 1789

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      ...qu'avec une Assemblée des représentants de la nation l'établissement proposé ne peut ...
      ...n séparant, comme l'a établi le, comité de finances, les fonds attribués aux départements de ceux affectés aux payements des arrérages et à la liquidation de la créance publique.
      Vous jugerez, Messieurs, qu'avec une Assemblée des représentants de la nation l'établissement proposé ne peut avoir ni inconvénient, ni dangers, surtout en séparant, comme l'a établi le, comité de finances, les fonds attribués aux départements de ceux affectés aux payements des arrérages et à la liquidation de la créance publique.
      ...n, que peut avoir aujourd'hui en caisse la caisse d'escompte, n'ajouteraient point de facilités aux escomptes des billets qu'... 30 millions ou environ, que peut avoir aujourd'hui en caisse la caisse d'escompte, n'ajouteraient point de facilités aux escomptes des billets qu'elle fournirait au Trésor public, puisque ces 30 millions ne suffisent pas à l'e...
      Le sort de la nation est dans les mains du premier mi...
      ...ur le seconder, lui élever un monument; de gloire dont aUcuu mortel n'aura joui; m...
      ... désir du bien public, doivent attendre de ce ministre, qu'oubliant tous intérêts autres que, ceux de la nation, il n'aura qu'une seule perspect...
      Le sort de la nation est dans les mains du premier ministre des finances ; aucun bien ne peut se faire que par lui. Investi d'une con...
      ...ussi incalculables moyens, rAssemblée nationale doit diriger tous ses efforts pour le seconder, lui élever un monument; de gloire dont aUcuu mortel n'aura joui; mais en même temps, des hommes animés du désir du bien public, doivent attendre de ce ministre, qu'oubliant tous intérêts autres que, ceux de la nation, il n'aura qu'une seule perspective, celle d'assurer un bonheur durable à un grand peuple qui s'est abandonné à ...
      Je propose : premièrement, que la nation rembourse aux actionnaires de la caisse d'escompte les fonds d'avarices ...
      ...au remboursement, les intérêts à raison de 61)/0, taux de commerce;
      Je propose : premièrement, que la nation rembourse aux actionnaires de la caisse d'escompte les fonds d'avarices avec lesquels ils l'ont formée, et leur en paye, jusqu'au remboursement, les intérêts à raison de 61)/0, taux de commerce;
      Troisièmement, que la nation se charge toutes les lettres de change ^escomptées par la caisse d'escompte sans exiger aucune indemnité des actionnaires actuels, pour raison de protêt desdites lettres de change ; Troisièmement, que la nation se charge toutes les lettres de change ^escomptées par la caisse d'escompte sans exiger aucune indemnité des actionnaires actuels, pour raison de protêt desdites lettres de change ;
      Quatrièmement, que la caisse d'escompte donne -un état exact de la quantité de papier-monnaie qu'elle a en circulation... Quatrièmement, que la caisse d'escompte donne -un état exact de la quantité de papier-monnaie qu'elle a en circulation;
      Que l'Assemblée nationale, remplie de confiance dans la probité du premier ministre, s'empresse de lui offrir la direction de cette Que l'Assemblée nationale, remplie de confiance dans la probité du premier ministre, s'empresse de lui offrir la direction de cette
      ...nts des arrérages et des amortissements de la créance publique ; qu'il en choisisse l...
      ...mmé par l'Assembléé nationale un comité de six personnes, pour former, avec le pre...
      ..., lë conseil établi pour les opérations de la caisse nationale.
      caisse, où seront versés tous les fonds des impositions affectées aux payements des arrérages et des amortissements de la créance publique ; qu'il en choisisse lui-même tous les agents secondaires ; qu'enfin il soit nommé par l'Assembléé nationale un comité de six personnes, pour former, avec le premier ministre, qui lé présidera, lë conseil établi pour les opérations de la caisse nationale.
      Dans les moments de crise, tout citoyen doit à l'Etat, à la société dont il fait partie, le tribut de son travail, de ses réflexions; des voyages que j'entrepris dans la vue d'étendre les connais.-sances à l'é...
      ... plusieurs années, m'ayant mis à portée de connaître les détails des différentes banques qui existent dans plusieurs Etats de l'Europe, j'ai profité, à mon retour, de mes loisirs pour rédiger le plan d'une ...
      ...ervir à mettre en circulation avec plus de facilité le numéraire qui existe dans l...
      ...andent quelque jour sur les .principes, de l'administratiou des finances de la France, qui fassent connaître les incon...
      Dans les moments de crise, tout citoyen doit à l'Etat, à la société dont il fait partie, le tribut de son travail, de ses réflexions; des voyages que j'entrepris dans la vue d'étendre les connais.-sances à l'étude desquelles je m'étais livré pendant plusieurs années, m'ayant mis à portée de connaître les détails des différentes banques qui existent dans plusieurs Etats de l'Europe, j'ai profité, à mon retour, de mes loisirs pour rédiger le plan d'une banque qui pût servir à mettre en circulation avec plus de facilité le numéraire qui existe dans le royaume ; je m'estimerai heureux s'il se trouve dans ce plan des idées qui répandent quelque jour sur les .principes, de l'administratiou des finances de la France, qui fassent connaître les inconvénients qui en sont résultés, préviennentje retour à des erreurs aussi funestes...
      ...motif plus puissant peut animer le zèle de tout citoyen attaché aux intérêts de sa patrie, que de voir un Roi animé de l'amour du bien, qui n'a cessé depuis les premières années de son règne de montrer le désir de faire le bonheur de ses sujets, avec cette sollicitude vrai...
      ...it chercher, dès son avènement au trône de ses ancêtres, tous les hommes marqués p...
      ...r ses vues bienfaisantes ; qui, fatigué de voir ses vœux si souvent trompés, de n'avoir, malgré ses recherches, mis à la tête des affaires que des hommes ou peu capables ou insensibles aux maux de leur pays, préférant leur repos, les ho...
      ...truire les abus des différentes parties de l'administration, l'encens dejquelques adulateurs, des jouissances apathiques, à la gloire qui aurait illustré leurs noms, ...
      Quel motif plus puissant peut animer le zèle de tout citoyen attaché aux intérêts de sa patrie, que de voir un Roi animé de l'amour du bien, qui n'a cessé depuis les premières années de son règne de montrer le désir de faire le bonheur de ses sujets, avec cette sollicitude vraiment paternelle qui lui fit chercher, dès son avènement au trône de ses ancêtres, tous les hommes marqués par l'opinion publique pour être les plus propres à seconder ses vues bienfaisantes ; qui, fatigué de voir ses vœux si souvent trompés, de n'avoir, malgré ses recherches, mis à la tête des affaires que des hommes ou peu capables ou insensibles aux maux de leur pays, préférant leur repos, les hommages prodigués au pouvoir, aux grands travaux, aux entreprises nécessaires pour détruire les abus des différentes parties de l'administration, l'encens dejquelques adulateurs, des jouissances apathiques, à la gloire qui aurait illustré leurs noms, les aurait portés à l'immortalité, noms que cette coupable indifférence a condam...
      Quoi de plus fait, dis-je, pour animer tout ce qui composera les Etats généraux de cet esprit public qui seul peut régénérer une grande nation, que de voir un Roi qui, lassé de tant de recherches vaines, persévérant dans son ardent désir de faire le bonheur de ses peuples, voulant le rendre immuable...
      ...vec lui, ses véritables intérêts? c'est le résumé du rapport de l'administrateur des finances, fait au ...
      ...s règlements sages, qui n'éprouvant pas de cqntradiction, restaureront une grande ...
      ...heur, à sa couronne son lustre antique, la prépondérance qu'elle ne pouvait
      Quoi de plus fait, dis-je, pour animer tout ce qui composera les Etats généraux de cet esprit public qui seul peut régénérer une grande nation, que de voir un Roi qui, lassé de tant de recherches vaines, persévérant dans son ardent désir de faire le bonheur de ses peuples, voulant le rendre immuable, assemble sa nation, pour discuter, régler elle-même, et avec lui, ses véritables intérêts? c'est le résumé du rapport de l'administrateur des finances, fait au Conseil d'Etat du Roi le 27 décembre dernier: en effet, que doivent être les Eta...
      ...rois, l'assemblée où se discuteront, s'arrêteront, se promulgueront les lois, les règlements sages, qui n'éprouvant pas de cqntradiction, restaureront une grande nation, rendront au Roi le calme et le bonheur, à sa couronne son lustre antique, la prépondérance qu'elle ne pouvait
      ...tes actions soient remboursées à raison de 5,000 livres l'une, en y comprenant les 1,000 francs par actiorn,ésultant de râppel fait au mois de janvier dernier ; Secondement, que lesdites actions soient remboursées à raison de 5,000 livres l'une, en y comprenant les 1,000 francs par actiorn,ésultant de râppel fait au mois de janvier dernier ;
      ...ce papier soit échangé contre du papier de même espèce, marqué d'Un timbre nationa... Cinquièmement,quece papier soit échangé contre du papier de même espèce, marqué d'Un timbre national, et des divers signes auxquels il serait reconnu ;..
      ... celle des fonds des actionnaires, dont la nation leur payerait l'intérêt. ...nt, qu'il reste en numéraire, ou engagements du Trésor public, une somme égale à celle des fonds des actionnaires, dont la nation leur payerait l'intérêt.
      ...vité à concerter le plan avec un comité de l'Assemblée nationale composé de six personnes ; que ce comité soit chargé de même de former, de concert avec le premier ministre des fi... Je propose qu'il soit créé une caisse nationale dont le premier ministre sera invité à concerter le plan avec un comité de l'Assemblée nationale composé de six personnes ; que ce comité soit chargé de même de former, de concert avec le premier ministre des finances, et un comité nommé par les actionnaires delà caisse d'escompte, le plan ...
      de Custine. . de Custine. .

      Séance du vendredi 20 novembre 1789

      page 152
      Je n'ai jamais pu comprendre la nécessité, qui paraissait indispensable en France, d'avoir un banquier de la cour (1) ou plusieurs agents du fisc de...
      ...sans calcul, fixés sans prévoyance, par môme ne pouvaient être satisfaites qu'à...
      ...es qui montaient rapidement es fortunes de ces agents du fisc au plus haut degré de l'opulence, dont leur inconduite les a souvent précipités, entraînant avec eux la ruine d'une multitude de familles confiantes en
      Je n'ai jamais pu comprendre la nécessité, qui paraissait indispensable en France, d'avoir un banquier de la cour (1) ou plusieurs agents du fisc destinés à faire le service et les fonds des différents départements, dont les besoins multipliés sans calcul, fixés sans prévoyance, par môme ne pouvaient être satisfaites qu'à ; des conditions très-onéreuses qui montaient rapidement es fortunes de ces agents du fisc au plus haut degré de l'opulence, dont leur inconduite les a souvent précipités, entraînant avec eux la ruine d'une multitude de familles confiantes en
      ...'Europe attentive, fixe ses regards sur la France, et la nation assemblée va déployer uu caractère de grandeur, de sagesse et de force, seul capable de soutenir cette importante révolution. perdre que par des conseils erronés ; l'Europe attentive, fixe ses regards sur la France, et la nation assemblée va déployer uu caractère de grandeur, de sagesse et de force, seul capable de soutenir cette importante révolution.
      Un nouvel ordre de choses, tendant à la prospérité, à la gloire de cette monarchie, fera oublier jusqu'au souvenir de ces temps malheureux, déjà loin de nous, mais dont nous gémissons encore, ...
      ...eurs bureaux , donnait aux dépositaires de l'autorité royale la ressemblance et l'analogie la plus parfaite aux idoles du paganisme; ...
      Un nouvel ordre de choses, tendant à la prospérité, à la gloire de cette monarchie, fera oublier jusqu'au souvenir de ces temps malheureux, déjà loin de nous, mais dont nous gémissons encore, où le pouvoir des ministres, pâssé dans leurs bureaux , donnait aux dépositaires de l'autorité royale la ressemblance et l'analogie la plus parfaite aux idoles du paganisme; cës faux dieux en effet, en avaient tous les attributs : aveuglés et sourds, ils...
      L'autorité ministérielle est la seule qui perde au rétablissement de l'ordre qui doit naître des Etats génér...
      ... les ministres actuels, dignes à jamais de la reconnaissance de la nation, ont été les premiers à donner l...
      ...ar ce sacrifice combien ils sont dignes de la confiance du Roi et de la nation.
      L'autorité ministérielle est la seule qui perde au rétablissement de l'ordre qui doit naître des Etats généraux permanents, et les ministres actuels, dignes à jamais de la reconnaissance de la nation, ont été les premiers à donner les conseils qui tendent àxette régénération, prouvant par ce sacrifice combien ils sont dignes de la confiance du Roi et de la nation.
      Mais je pense qu'un tel ordre de choses, si digne de la bonté au Roi, de la sagesse des ministres qui composent ses...
      ...d'une banque nationale, administrée par la nation elle-même, par ses représentants...
      Mais je pense qu'un tel ordre de choses, si digne de la bonté au Roi, de la sagesse des ministres qui composent ses conseils, ne peut reposer sur une base solide, que par l'établissement d'une banque nationale, administrée par la nation elle-même, par ses représentants ; j'essaye d'en esquisser le plan.
      J'imagine qu'en effet la masse de sûretés qu'offrira le crédit d'une nation telle que la nation française paraîtra plus solide, ...
      ...es qui ne sont que des individus isolés de corps, de- provinces même, qui souvent ont des in...
      ...is à mes yeux rien n'est imposant comme la masse de crédit, de force, de prépondérance que présentera la France, réunie en Etats généraux.
      J'imagine qu'en effet la masse de sûretés qu'offrira le crédit d'une nation telle que la nation française paraîtra plus solide, plus immuable, que celui d'hommes qui ne sont que des individus isolés de corps, de- provinces même, qui souvent ont des intérêts différents. Je né sais si je vois juste, mais à mes yeux rien n'est imposant comme la masse de crédit, de force, de prépondérance que présentera la France, réunie en Etats généraux.
      Je n ai pas la présomption de croire l'ouvrage que je mets sous les yeux du public capable de fixer son opinion ; il sera refuté par ...
      ...t-être défendu par d'autres, et du choc de ces opinions naîtra la vérité, qui mettra la nation à portée de se décider.
      Je n ai pas la présomption de croire l'ouvrage que je mets sous les yeux du public capable de fixer son opinion ; il sera refuté par des nommes" instruits, peut-être défendu par d'autres, et du choc de ces opinions naîtra la vérité, qui mettra la nation à portée de se décider.
      (*) Avertissement de l'auteur : Je n'insère aucunes notes dans le cours de mon mémoire ; j'indique par des numéros celles qui se trouveront à la fin et pourront être rapportées par le ... (*) Avertissement de l'auteur : Je n'insère aucunes notes dans le cours de mon mémoire ; j'indique par des numéros celles qui se trouveront à la fin et pourront être rapportées par le lecteur aux paragraphes du mémoire où elles sont indiquées.
      ...ntation qui aurait dû leur faire perdre la confiance publique, et qui par un effet contraire, tenant à l'esprit de la nation (2), attirait dans le piège une ... des spéculations exagérées ou dans une ostentation qui aurait dû leur faire perdre la confiance publique, et qui par un effet contraire, tenant à l'esprit de la nation (2), attirait dans le piège une multitude d'hommes crédules.
      ...yen si fort opposé à tous les principes de la saine raison ? à deux causes également,... A quoi attribuer un tel moyen si fort opposé à tous les principes de la saine raison ? à deux causes également, funestes : l'une, provenant des besoins multipliés et sans cesse renaissants d'...
      Un Roi juste, voulant le bonheur de ses peuples, rendant à une grande nation la liberté qui1 lui est nécessaire pour do...
      ...es capitalistes, qui ne craindront plus de voir absorber leur fortune par des dépr...
      ...pliées prenant naissance dans le défaut de crédit et les fautes des administrateur...
      ...trée des ressourcés qu'elle: peut tirer de son crédit, de. mettre en circulation la masse la plus forte numéraire qui existe dans aucun empire,...
      ... existante, qui sera chaque année celle de la nation entière, qu'aucun abus ne pourra...
      ...dre ce crédit, dont elle sera elle-même la garante la plus assurée,
      Un Roi juste, voulant le bonheur de ses peuples, rendant à une grande nation la liberté qui1 lui est nécessaire pour donner une confiance' fondée à tous les capitalistes, qui ne craindront plus de voir absorber leur fortune par des déprédations multipliées prenant naissance dans le défaut de crédit et les fautes des administrateurs, donne les moyens à cette nation, pénétrée des ressourcés qu'elle: peut tirer de son crédit, de. mettre en circulation la masse la plus forte numéraire qui existe dans aucun empire, facilite, par un mouvement rapide, les plus solides opérations, les plus grandes entreprises ; lui assure par une surveillance toujours existante, qui sera chaque année celle de la nation entière, qu'aucun abus ne pourra jamais lui faire perdre ce crédit, dont elle sera elle-même la garante la plus assurée,
      ...eur, les 8 sous-directeurs, choisis par la nation elle-même, ne soient comptables ...
      ...leur réputation méritée, auront conquis la confiance publique, ces 9 administrateurs de la banque n'opérant que réunis, et d'après...
      ...ions prises et consignées dans un livre de délibérations examiné chaque année par ...
      ...ar les Etats généraux assemblés, chargé de rendre compte à ces Etats assemblés de la situation et des opérations de la banque (4).
      Pour atteindre un tel but, il faut une banque dont le directeur, les 8 sous-directeurs, choisis par la nation elle-même, ne soient comptables qu'à elle-, ce choix ne portera que sur les hommes qui, par leur réputation méritée, auront conquis la confiance publique, ces 9 administrateurs de la banque n'opérant que réunis, et d'après des délibérations prises et consignées dans un livre de délibérations examiné chaque année par un comité nommé par les Etats généraux assemblés, chargé de rendre compte à ces Etats assemblés de la situation et des opérations de la banque (4).
      ...oit avoir: ce seraient ies spéculations de ces capitalistes dont les fortunes sont...
      ...tie même, touchaient toujours au moment de manquer à leurs engagements : il ne res...
      ...rs agents ; mais au lieu d'être frappée de la crainte qu'ils pourraient inspirer, la nation doit croire au zèle d'hommes dont la richesse est telle qu'ils ne doivent dé...
      ...roire leurs capitaux plus sûrs que dans la caisse de la Banque, et que, loin de chercher à la discréditer, ils établiront son crédit.
      ... seule entrave pourrait être mise à un si utile établissement, au crédit qu'il doit avoir: ce seraient ies spéculations de ces capitalistes dont les fortunes sont dues aux opérations dont ils étaient les agents; ils ne sont plus, ces administrateurs qui par leurs prodigalités, leur charlatanisme, leur impéritie même, touchaient toujours au moment de manquer à leurs engagements : il ne reste que leurs agents ; mais au lieu d'être frappée de la crainte qu'ils pourraient inspirer, la nation doit croire au zèle d'hommes dont la richesse est telle qu'ils ne doivent désirer que l'hon-neurd'êtreles restaurateurs deleurpays; l'on seper-suade au contraire qu'ils ne pourront croire leurs capitaux plus sûrs que dans la caisse de la Banque, et que, loin de chercher à la discréditer, ils établiront son crédit.
      Les premiers fonds de cette banque seront formés par une somme de 40 ou 50 millions (5), votée et payée par la nation ; cette somme serait le- Les premiers fonds de cette banque seront formés par une somme de 40 ou 50 millions (5), votée et payée par la nation ; cette somme serait le-
      Plan d'une banque appartenant à la nation (*). Plan d'une banque appartenant à la nation (*).
      ...qui sont consommées dans les opérations de banque faites en grand : elles m'ont do...
      ... tout ce qui, dans ces notes, n'est pas de moi, est marqué avec guillemets.
      J'ai communiqué ce mémoire à des personnes qni ont une réputation méritée et qui sont consommées dans les opérations de banque faites en grand : elles m'ont donné des observations que j'ai placées dans les notes, sans rien changer à mon mémoire ; tout ce qui, dans ces notes, n'est pas de moi, est marqué avec guillemets.
      ...s sangsues attachées au corps politique de l'Etat, dont les, fortunes ne sont réel...
      ...nt continu, sont condamnés, ou à mourir de faim et de misère, ôju à n'acquérir de quoi se sustenter, que par un travail au-dessus des forces de l'humanité (3).
      Je n'ai jamais pu regarder cette espèce d'agents du fisc que comme des sangsues attachées au corps politique de l'Etat, dont les, fortunes ne sont réellement formées que parla sueur et le sang des peuples qui, par tin épuisement continu, sont condamnés, ou à mourir de faim et de misère, ôju à n'acquérir de quoi se sustenter, que par un travail au-dessus des forces de l'humanité (3).

      Séance du vendredi 20 novembre 1789

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      Les caisses de ces dépôts seraient tenues par un caiss...
      ... parle directeur et les sous-directeurs de la banque générale, la caisse soumise à l'inspection des repré...
      ...oisineraient le plus le lieu des dépôts de ces caisses.
      Les caisses de ces dépôts seraient tenues par un caissier choisi parle directeur et les sous-directeurs de la banque générale, la caisse soumise à l'inspection des représentants, des Etats généraux choisis dans .ceux des provinces qui avoisineraient le plus le lieu des dépôts de ces caisses.
      ...caissiers, répondant et correspondant à la direction de la banque générale, mettraient en circulation le papier de la banque qui leur serait envoyé par la direction générale ; des préposés des E...
      ...x, pendant leur tenue, seraient chargés de la création de cette sorte de papier, dont la proportion à mettre en circulation sera...
      ...ar les commissaires chargés du l'examen de la situation de la banque.
      Ces caissiers, répondant et correspondant à la direction de la banque générale, mettraient en circulation le papier de la banque qui leur serait envoyé par la direction générale ; des préposés des Etats généraux, pendant leur tenue, seraient chargés de la création de cette sorte de papier, dont la proportion à mettre en circulation serait réglée chaque année, d'après le rapport fait aux Etats généraux par les commissaires chargés du l'examen de la situation de la banque.
      ...une semblable banque, il est nécessaire de commencer par rembourser les anticipations suspendues, afin de laisser aux capitalistes possesseurs des fonds;de ces anticipations, la possibilité de remettre ces fonds en circulation selon... Pour l'établissement d'une semblable banque, il est nécessaire de commencer par rembourser les anticipations suspendues, afin de laisser aux capitalistes possesseurs des fonds;de ces anticipations, la possibilité de remettre ces fonds en circulation selon ce qu'ils croiront être leur plus grand intérêt.
      La banque serait autorisée dans tous les t...
      ... seraient versés en donnant des lettres de change à 12 usances dont l'escompte serait payé en dedans, à raison de 1/4 0/0 par usance (6).
      La banque serait autorisée dans tous les temps à recevoir les capitaux qui y seraient versés en donnant des lettres de change à 12 usances dont l'escompte serait payé en dedans, à raison de 1/4 0/0 par usance (6).
      Cette banque serait la caisse où serait versée la masse totale de l'impôt. Cette banque serait la caisse où serait versée la masse totale de l'impôt.
      Elle serait chargée de faire les fonds qui seraient arrêtés pa...
      ...cquitterait elle-même tous les intérêts de la dette nationale, serait le dépôt de tout les fonds affectés soit au payement des arrérages de la dette, soit aux amortissements (8).
      Elle serait chargée de faire les fonds qui seraient arrêtés par les Etats généraux et fixés aux différents départements (7); elle acquitterait elle-même tous les intérêts de la dette nationale, serait le dépôt de tout les fonds affectés soit au payement des arrérages de la dette, soit aux amortissements (8).
      Une partie du fonds de l'impôt payée par les provinces serait versée dans la caisse des provinces qui correspondrait à la banque, et cela en proportion de la quotité de l'impôt qui doit se reverser pour acqui... Une partie du fonds de l'impôt payée par les provinces serait versée dans la caisse des provinces qui correspondrait à la banque, et cela en proportion de la quotité de l'impôt qui doit se reverser pour acquitter les charges à payer dans ces provinces.
      ...dépôts des provinces seraient autorisés de même à recevoir les fonds que l'on y verserait et et à en donner des lettres de change à 12 usao -ces, dont l'escompte serait payé en dedans, à raison de 1/4 0/0 par usance; les caissiers des provinces et deux élus signeraient les lettres de change dont le compté serait envoyé chaque semaine, à l'administration générale de la banque. Les dépôts des provinces seraient autorisés de même à recevoir les fonds que l'on y verserait et et à en donner des lettres de change à 12 usao -ces, dont l'escompte serait payé en dedans, à raison de 1/4 0/0 par usance; les caissiers des provinces et deux élus signeraient les lettres de change dont le compté serait envoyé chaque semaine, à l'administration générale de la banque.
      La banque générale comme les caisses des provinces ne prendraient de fonds qu'à hauteur de ceux nécessaires (9) aux opérations des... La banque générale comme les caisses des provinces ne prendraient de fonds qu'à hauteur de ceux nécessaires (9) aux opérations des es-
      ...vinces seraient soumises à l'inspection de quatre élus choisis parles Etats provinciaux dans les lieux où seraient les fonds de la caisse, chacun de ces élus en aurait une clef, il! ne resterait hors de la caisse que les fonds nécessaires pour le service de deux jours, et trois fois par semaine' ...
      ...tres élus, et leurs résultats envoyés à la fin de Chaque mois à l'administration générale de la banque.
      , Toutes les opérations des caissiers des provinces seraient soumises à l'inspection de quatre élus choisis parles Etats provinciaux dans les lieux où seraient les fonds de la caisse, chacun de ces élus en aurait une clef, il! ne resterait hors de la caisse que les fonds nécessaires pour le service de deux jours, et trois fois par semaine' les opérations des caissiers seraient vérifiées par les quatres élus, et leurs résultats envoyés à la fin de Chaque mois à l'administration générale de la banque.
      La banque se livrerait à une autre spéculation, celle de recevoir des fonds de tous pays et de toutes personnes qui pendant 15 années ...
      ...oudraient y verser une somme déterminée de quelque force qu'elle puisse être ; cel...
      ...te somme toujours égale, à l'expiration de ce terme, lorsque les 15 payements aura...
      ...tal du capital! qu'il aurait versé dans la banque en payements égaux pendant ces 1...
      ...e celui qui aurait déposé 15 louis dans la banque par chaque année recevrait, au bout de 15 ans révolus, 15 louis sa vie durant ...
      ...icile en France au moins les deux tiers de l'année, son absence le privant, au delà de ce terme, de 3/5°* de sou revenu sur la banque.
      La banque se livrerait à une autre spéculation, celle de recevoir des fonds de tous pays et de toutes personnes qui pendant 15 années consécutives et sans interruption d'une seule année voudraient y verser une somme déterminée de quelque force qu'elle puisse être ; celui qui pendant ces 15 années y aurait vérsé régulièrement cette somme toujours égale, à l'expiration de ce terme, lorsque les 15 payements auraient été faits , sans interruption, recevrait en revenu, sa vie durant,, une somme égale au total du capital! qu'il aurait versé dans la banque en payements égaux pendant ces 15 années; en sorte que celui qui aurait déposé 15 louis dans la banque par chaque année recevrait, au bout de 15 ans révolus, 15 louis sa vie durant (11). Mais cette spéculation, possible à tout le monde, ne pourrait porter cet intérêt, qu'au naturalisé, domicilié, et habitant son domicile en France au moins les deux tiers de l'année, son absence le privant, au delà de ce terme, de 3/5°* de sou revenu sur la banque.
      ... un avantage, celui d'engager les pères de famille à l'économie, à. placer sur la tête de leurs enfants des sommesproportionnées ...
      ...curerait par leurs économies les moyens de pourvoir à l'éducation, à l'établissement de ces enfants: ce moyeu favoriserait plus qu'on ne pense' la population, qui seule peut faire la force dun grand empire.
      Un semblable établissement aurait encore un avantage, celui d'engager les pères de famille à l'économie, à. placer sur la tête de leurs enfants des sommesproportionnées à leurs moyens, ce qui, dans l'âge où les enfants commencent à forcer leurs parents à une dépense, procurerait par leurs économies les moyens de pourvoir à l'éducation, à l'établissement de ces enfants: ce moyeu favoriserait plus qu'on ne pense' la population, qui seule peut faire la force dun grand empire.
      11 serait créé une quantité de billets d'un tiers en sus des espèces existant dans les caisses de la banque (12). Ces billets pourraient êtr...
      ... présentés dans l'une des caisses, soit de la capitale, soit des provinces, ils devraient être revêtus de la signature du caissier de la banque et de quatre préposés à leur création; être faits de papier de forme particulière et timbrés, de manière à rendre leur contrefaçon impossible ; être numérotés du numéro de leur quantité dans chaque espèce de billet.
      11 serait créé une quantité de billets d'un tiers en sus des espèces existant dans les caisses de la banque (12). Ces billets pourraient être convertis en argent, toutes les fois qu'ils seraient présentés dans l'une des caisses, soit de la capitale, soit des provinces, ils devraient être revêtus de la signature du caissier de la banque et de quatre préposés à leur création; être faits de papier de forme particulière et timbrés, de manière à rendre leur contrefaçon impossible ; être numérotés du numéro de leur quantité dans chaque espèce de billet.
      Les billets seraient de 100 pistoles; de 100 écus, de 200 livres, de 100 livres et de 50 livres ; ceux de 100 pistoles seraient bleus, tous les a...
      ... ces billets seraient timbrés au timbre de la couronne.
      Les billets seraient de 100 pistoles; de 100 écus, de 200 livres, de 100 livres et de 50 livres ; ceux de 100 pistoles seraient bleus, tous les autres seraient jaunes; tous ces billets seraient timbrés au timbre de la couronne.
      Cette banque aurait des dépôts de fonds dans les principales villes de commerce du royaume; et dans celles où ...
      ...n des affaires et du mouvement d'argent de ces places, des besoins du commerce et ...
      Cette banque aurait des dépôts de fonds dans les principales villes de commerce du royaume; et dans celles où sont établies ses monnaies, ces fonds seraient en proportion des affaires et du mouvement d'argent de ces places, des besoins du commerce et même des dépenses du gouvernement.
      ...éputés aux Ktats généraux des provinces de Lorraine et des évéchés, le moyen par l... ...diqué, dans mon plan à consulter sur les pouvoirs et instructions à donner aux députés aux Ktats généraux des provinces de Lorraine et des évéchés, le moyen par lequel l'on pouvait faire le remboursement.
      ...tes échéances auxquelles se livrer rait la banque (10). comptes à courtes échéances auxquelles se livrer rait la banque (10).
      ...re des fonds nécessaires aux opérations de 48 heures, il serait laissé une somme p... En outre des fonds nécessaires aux opérations de 48 heures, il serait laissé une somme plus ou mois forte, selon le mouvement des places, pour réaliser les billets en a...
      ...s les fois qu'il serait fait des envois de ces billets dans les provinces, il sera...
      ...ls portent afin, dans le cas d'un vol", de pouvoir les faire connaître au public, ...
      ...érentes provinces e tfaciliter le moyen
      Toutes les fois qu'il serait fait des envois de ces billets dans les provinces, il serait formé un bordereau où seraient inscrits les numéros qu'ils portent afin, dans le cas d'un vol", de pouvoir les faire connaître au public, par les affiches des différentes provinces e tfaciliter le moyen

      Séance du vendredi 20 novembre 1789

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      A mesure que le crédit de ces billets s'établirait, la banque pourrait les mettre en circulati...
      ... proposer ; l'on augmenterait le nombré de billets qui seraient mis en circulation...
      ... avoir dans' ces billets représentatifs de l'argent.
      A mesure que le crédit de ces billets s'établirait, la banque pourrait les mettre en circulation et par eux se livrer aux spéculations d'escompte que l'on va proposer ; l'on augmenterait le nombré de billets qui seraient mis en circulation pour servir à ces opérations ; mais cette augmentation serait toujours statuée ...
      ...n être fait que pour être garant au public delà confiance entière qu'il pourrait avoir dans' ces billets représentatifs de l'argent.
      Il ne serait reçu dans les caisses de la banque d'or et d'argent qu'au poids, elle ne payerait de même qu'au poids (13); v: Il ne serait reçu dans les caisses de la banque d'or et d'argent qu'au poids, elle ne payerait de même qu'au poids (13); v:
      ...ièce d'or qui passerait un certaiQ taux de déchet ne pourrait plus être reçue qu'aux hôtels des Monnaies pour y être refondue ; et , en outre de la valeur intrinsèque de l'or, au taux du fin, il y serait fait un état au porteur d'un tiers du bénéfice de la couronne sur la refonte des monnaies, ce qui ne pourrai... Il serait réglé que toute pièce d'or qui passerait un certaiQ taux de déchet ne pourrait plus être reçue qu'aux hôtels des Monnaies pour y être refondue ; et , en outre de la valeur intrinsèque de l'or, au taux du fin, il y serait fait un état au porteur d'un tiers du bénéfice de la couronne sur la refonte des monnaies, ce qui ne pourrait s'exiger qu'en portant aux Monnaies les monnaies nationales et lorsqu'elles ne...
      ... chez les nations les plus commerçantes de l'Europe, donnerait confiance au papier, le ferait même préférer à l'argent dans la crainte d'avoir une pièce d'or qui par le frayage aurait perdu de sa valeur; il serait le meilleur remède...
      ... au désir, naturel à beaucoup d'hommes, de voir de l'or, qui, ayant perdu ou pouvant perdre de sa valeur par le frayage (14), tenterai...
      Ce moyen, employé chez les nations les plus commerçantes de l'Europe, donnerait confiance au papier, le ferait même préférer à l'argent dans la crainte d'avoir une pièce d'or qui par le frayage aurait perdu de sa valeur; il serait le meilleur remède à apporter au désir, naturel à beaucoup d'hommes, de voir de l'or, qui, ayant perdu ou pouvant perdre de sa valeur par le frayage (14), tenterait beaucoup moins leur cupidité. r
      Les billets de la banque seraient reçus dans toutes les caisses pour le payement des impositions, de même donnés pour les fonds à faire des ... Les billets de la banque seraient reçus dans toutes les caisses pour le payement des impositions, de même donnés pour les fonds à faire des différents départements.
      La banque serait autorisée à escompter les lettres de change dont le plus long terme serait à...
      ...iers pour cent par usance ; ces lettres de change devraient être de domiciliés et naturalisés français solvables (15), tirées des domiciliés et naturalisés de même.
      La banque serait autorisée à escompter les lettres de change dont le plus long terme serait à trois usances, à raison d'uu tiers pour cent par usance ; ces lettres de change devraient être de domiciliés et naturalisés français solvables (15), tirées des domiciliés et naturalisés de même.
      Ces opérations, devant avoir pour objet de faciliter les spéculations du commerce national, ne doivent point, ainsi que l'a fait la caisse d'escompte, servir à donner des ... Ces opérations, devant avoir pour objet de faciliter les spéculations du commerce national, ne doivent point, ainsi que l'a fait la caisse d'escompte, servir à donner des moyens au commerce étranger (16).
      ...r dans une erreur aussi forte que celle de remplacer des convois, des envois au lo...
      ...s une guerre étrangère, par des lettres de change destinées à acquitter les. appro...
      ... étranger, lui font passer le numéraire de la France (17) ; toutes les nations du nord, la Prusse, la Suède surtout, ont infiniment accru leur richesse par l'admission de ce système dans la guerre de 1778 faite contre l'Angleterre (18) ;
      Un semblable établissement doit aussi décider à ne plus tomber dans une erreur aussi forte que celle de remplacer des convois, des envois au loin d'approvisionnements, dans une guerre étrangère, par des lettres de change destinées à acquitter les. approvisionnements dont les armées ont des besoins multipliés, qui, fournis par le commerce étranger, lui font passer le numéraire de la France (17) ; toutes les nations du nord, la Prusse, la Suède surtout, ont infiniment accru leur richesse par l'admission de ce système dans la guerre de 1778 faite contre l'Angleterre (18) ;
      La banque aurait toujours dans ses caisses, en argent, or ou lettres de change, escomptées à courtes échéances, tous les fonds de ses billets bleus ou jaunes répandus da... La banque aurait toujours dans ses caisses, en argent, or ou lettres de change, escomptées à courtes échéances, tous les fonds de ses billets bleus ou jaunes répandus dans le public en circulation.
      Les fonds provenant ces bénéfices pourraient s'appliquer à ...
      ...é l'intérêt pendant trente ans à raison de 6 0/0 chaque année, les débiteurs se tr...
      ...ir plus rien à payéf ;*le second serait de faire des prêts, aux mêmes conditions, aux possesseurs des terres, pour la libération leur dettes, et soustraire leurs fortun...
      ...spéculations ne pourraient se faire par la banque qu'en recevant pour hypothèque de* ses créances des objets plus qu'équiva...
      Les fonds provenant ces bénéfices pourraient s'appliquer à deux espèces d'emplois également assurés : le premier, à fournir des fonds qui seraient employés à des défrichements dont, après avoir payé l'intérêt pendant trente ans à raison de 6 0/0 chaque année, les débiteurs se trouveraient avoir remboursé le capital et n'avoir plus rien à payéf ;*le second serait de faire des prêts, aux mêmes conditions, aux possesseurs des terres, pour la libération leur dettes, et soustraire leurs fortunes à leurs créanciers ; ces deux spéculations ne pourraient se faire par la banque qu'en recevant pour hypothèque de* ses créances des objets plus qu'équivalents à l'argent qui serait prêté.'"1- - ' .
      La banque, ne contenant que les fonds publ...
      ...ours un privilège acquis (20) et serait la première remboursée dans le cas de dérangement des fortunes des débiteurs à la banque (21) ; à cet effet, il y aurait ...
      ... auraient contracté des créances envers la banque ; tout individu pourrait les voi...
      La banque, ne contenant que les fonds publics, aurait toujours un privilège acquis (20) et serait la première remboursée dans le cas de dérangement des fortunes des débiteurs à la banque (21) ; à cet effet, il y aurait des registres tenus où l'on pourrait dans tous lès temps vérifier ceux qui auraient contracté des créances envers la banque ; tout individu pourrait les voir;
      ...it-il pas pour les grandes spéculations de commerce, facilité augmentée encore par la modicité'du taux de l'intérêt de l'argent, que les commerçants pourrraient se procurer par lettres de change (22)1 • - : it:- > ^ } m ' ^ Quelle facilité un semblable établissement ne donnerait-il pas pour les grandes spéculations de commerce, facilité augmentée encore par la modicité'du taux de l'intérêt de l'argent, que les commerçants pourrraient se procurer par lettres de change (22)1 • - : it:- > ^ } m ' ^
      La banque, avant tout, s'occuperait de l'acquittement de la dette nationale ; pour y parvenir, les ...
      ...ortissements, ainsi que l'accroissement de l'extinction des intérêts des créances remboursées y seraient employées ; ce serait une des parties les plus essentielles d...
      ...ateurs auraient à rendre chaque année à la nation.
      La banque, avant tout, s'occuperait de l'acquittement de la dette nationale ; pour y parvenir, les fonds d'amortissements, ainsi que l'accroissement de l'extinction des intérêts des créances remboursées y seraient employées ; ce serait une des parties les plus essentielles du compte que les administrateurs auraient à rendre chaque année à la nation.
      ...fisc dont toute l'utilité ne dérive que de la difficulté des versements de fonds au Trésor royal. ...où ils doivent être employés 1 dès lors plus besoin d'une multitude d'agents du fisc dont toute l'utilité ne dérive que de la difficulté des versements de fonds au Trésor royal.
      La guerre se déclarant, la banque serait autorisée à fournir sur s...
      ...s d'emplois, ainsi que ceux des besoins de fonds extraordinaires seraient mis sous...
      ...immédiatement, pour pourvoir aux moyens de fournir à la dépense nécessaire à la continuation de la guerre.
      La guerre se déclarant, la banque serait autorisée à fournir sur son crédit, au Roi, 100 millions pour pourvoir aux premiers frais dont les états d'emplois, ainsi que ceux des besoins de fonds extraordinaires seraient mis sous les yeux des Etats généraux, assemblés immédiatement, pour pourvoir aux moyens de fournir à la dépense nécessaire à la continuation de la guerre.
      ...nse que ce plan pourrait remplacer avec de grands avantages les spéculations, dépourvues de bases solides, que la plupart des ministres des finances ont mis en avant pour soutenir un crédit dont la chute était certaine, parce qu'en effet aucun crédit ne peut avoir de base solide que celle qui repose sur un... L'on pense que ce plan pourrait remplacer avec de grands avantages les spéculations, dépourvues de bases solides, que la plupart des ministres des finances ont mis en avant pour soutenir un crédit dont la chute était certaine, parce qu'en effet aucun crédit ne peut avoir de base solide que celle qui repose sur une fondation immuable et qu'aucun ne peut avoir ce caractère que lorsqu'il porte ...
      La banque aurait toujours la première hypothèque sur ceux dont elle ... La banque aurait toujours la première hypothèque sur ceux dont elle aurait escompté le papier (19), puisqu'en effet cette créance deviendrait une cr...
      ... un bénéfice énorme dans le crédit même de ces billets. Cet établissement, une foi saccrédité, trouverait un bénéfice énorme dans le crédit même de ces billets.
      ...d'une banque nationale, par M. le comte de Custine. Annexées au plan d'une banque nationale, par M. le comte de Custine.

      Séance du vendredi 20 novembre 1789

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      Secondement, que la France aura probablement un jour des ar...
      ...équent moins surchargées d'officiers et de bouches inutiles; il se trouvera sans d...
      ...es seront en pays ennemis, pour nourrir la guerre avec la guerre, et, en pays amis, pour alléger ...
      ...iles; je puis citer li cet égard un mot de Frédéric II : Je ne concois pas, disait ce prince, pourquoi la France après laguerre de Sept-Ans, faite pour l'intérêt de tout l'Empire, où elle a prodigué sés t...
      ...rue obligée à verser en Allemagne après la paix des fonds immenses pour payer les ...
      ...rmées dans les Etats des divers princes de l'Empire. « Avec ces moyens, continda-t...
      ...royaume des cieux, mais à « coup sûr on ruine ceux de la terre. »
      Secondement, que la France aura probablement un jour des armées mieux organisées, par conséquent moins surchargées d'officiers et de bouches inutiles; il se trouvera sans doute dans ces armées des " hommes assez instruits, lorsqu'elles seront en pays ennemis, pour nourrir la guerre avec la guerre, et, en pays amis, pour alléger une partie des dépensesùnutiles; je puis citer li cet égard un mot de Frédéric II : Je ne concois pas, disait ce prince, pourquoi la France après laguerre de Sept-Ans, faite pour l'intérêt de tout l'Empire, où elle a prodigué sés trésors, s'est eneore encore crue obligée à verser en Allemagne après la paix des fonds immenses pour payer les denrées qu'avaient consommées ses armées dans les Etats des divers princes de l'Empire. « Avec ces moyens, continda-t-il, on peut bien gagner le royaume des cieux, mais à « coup sûr on ruine ceux de la terre. »
      « ordonnés et fixés par M. le. duc de Choiseul et continués depuis., l'on fait payer à Paris les -« penses des affairés étrangères, tant ...
      ...l; « n'est donc pas douteux qu'en temps de paix on « ne puisse se passer d'un banquier de la cour.
      « ordonnés et fixés par M. le. duc de Choiseul et continués depuis., l'on fait payer à Paris les -« penses des affairés étrangères, tant les subsi-a des q,ue les appointements des ministres ; il; « n'est donc pas douteux qu'en temps de paix on « ne puisse se passer d'un banquier de la cour.
      « Il n'en est pas de même en temps de guerre « et surtout lorsque les armées ...
      ... il serait dangereux et « nuisible pour la circulation, d'y envoyer la ♦ totalité des besoins en espèces, au lieu que le « banquier de la cour peut faire une grande par-« tie des fonds par des opérations change et « l'étendue de son crédit ; il vient même au se-« cours du gouvernement : M. de Monmartel s'est « trouvé plus d'une fois en avance de 40 millions. »
      « Il n'en est pas de même en temps de guerre « et surtout lorsque les armées se trouvent éloi-« gnées des frontières; en pays où il faut tout « payer argent comptant, il serait dangereux et « nuisible pour la circulation, d'y envoyer la ♦ totalité des besoins en espèces, au lieu que le « banquier de la cour peut faire une grande par-« tie des fonds par des opérations change et « l'étendue de son crédit ; il vient même au se-« cours du gouvernement : M. de Monmartel s'est « trouvé plus d'une fois en avance de 40 millions. »
      ...crédités pour faire ce service, lorsque la guerre arrivera, et que l'on ue doit pas conclure qu'il faille en paix un banquier de la cour ; ...pondre premièrement, qu'en France il se trouvera toujours des banquiers assez accrédités pour faire ce service, lorsque la guerre arrivera, et que l'on ue doit pas conclure qu'il faille en paix un banquier de la cour ;
      ...ation d'esprit; il prendra le caractère de la force, lorsque l'abondance des idées qui la produisaient pourra la diriger vers les affaires publiques. ...poque aucun objet solide pour en faire l'application, n'a produit qu'une fermentation d'esprit; il prendra le caractère de la force, lorsque l'abondance des idées qui la produisaient pourra la diriger vers les affaires publiques.
      ...tique, que dans aucun pays le spectacle de la misère du peuple n'est aussi frappant, ... ...e a pu se convaincre d'une réalité affligeante pour toute âme sensible et patriotique, que dans aucun pays le spectacle de la misère du peuple n'est aussi frappant, aussi déchirant qu'en France.
      ...es bons citoyens qui s'intéres-« sent à la prospérité du commerce et des finan-« ces du royaume ont été peinés de voir que « plusieurs Etats de l'Europe doivent leur gran-« deur à des...
      ...e, qui cependant réunit infiniment plus de « ressources qu'aucun de ces Etats; les exemples « multipliés du pouvoir arbitraire en sont la seule « cause, en ce qu'ils ont détruit la confiance du « public ; un seul arrêt d...
      (N° 4) « Tous les bons citoyens qui s'intéres-« sent à la prospérité du commerce et des finan-« ces du royaume ont été peinés de voir que « plusieurs Etats de l'Europe doivent leur gran-« deur à des banques nationales et qu'un établis-« sement aussi salutaire n'ait pu se faire en « France, qui cependant réunit infiniment plus de « ressources qu'aucun de ces Etats; les exemples « multipliés du pouvoir arbitraire en sont la seule « cause, en ce qu'ils ont détruit la confiance du « public ; un seul arrêt du conseil anéantissait « tout, il n'est pas douteux qu'une banque na-« tionale, ...
      culation, que des moyens de désordre, telles « sont surtout les actions des eaux, et celles de « la compagnie des Indes. » culation, que des moyens de désordre, telles « sont surtout les actions des eaux, et celles de « la compagnie des Indes. »
      L'on peut répondre à la première objection, que l'on convient de la nécessité que la banque soit créée, administrée et garantie par la nation ; aussi je regarde comme indispe... L'on peut répondre à la première objection, que l'on convient de la nécessité que la banque soit créée, administrée et garantie par la nation ; aussi je regarde comme indispensable qu'il y ait des Etats généraux permanents et annuels.
      Et pour la seconde objection, surtout pour les actions de la compagnie des Indes, qui en effet sembl...
      ...er des moyens d'agiotage, il est facile de remédier à cet; inconvénient; les Etats...
      Et pour la seconde objection, surtout pour les actions de la compagnie des Indes, qui en effet semble n'avoir été créée que pour donner des moyens d'agiotage, il est facile de remédier à cet; inconvénient; les Etats généraux, sans doute, y pourvoiront.
      (N° 5) « On pense qu'un premier fonds de « 40 ou 50 millions n'est pas suffisant...
      ...outant à cette somme pour un milliard « de billets au porteur * semblables à ceux de la « caisse d'escompte qui ne portassent p...
      (N° 5) « On pense qu'un premier fonds de « 40 ou 50 millions n'est pas suffisant pour tout « le royaume, on devrait le:porter à 100 millions « en ajoutant à cette somme pour un milliard « de billets au porteur * semblables à ceux de la « caisse d'escompte qui ne portassent pas inlé-« rêt, et en acquittant avec ces billets les antici-s « pations et autre...
      Mon mémoire ne présente pas moins de circonspection, que cette note n'en rec...
      ... du numéraire existant dans les caisses de la banque aux billets à mettre en circulat...
      Mon mémoire ne présente pas moins de circonspection, que cette note n'en recommande, il fixe même une proportion renfermée dans les plus étroites bornes, du numéraire existant dans les caisses de la banque aux billets à mettre en circulation.
      ... qu'on nût « établir et fixer l'intérêt de l'argent a 1/4 0/0 « par usance, mais o...
      ...3 0/0, sauf à ré-« duire à 1/4, lorsque la banque aurait acquis « sa perfection. »
      (N° 6) « Il serait bien à désirer qu'on nût « établir et fixer l'intérêt de l'argent a 1/4 0/0 « par usance, mais on y réussira difficilement « il serait peut-être plus convenable d'accorder « dans les commencements 1/3 0/0, sauf à ré-« duire à 1/4, lorsque la banque aurait acquis « sa perfection. »
      ...e porté l'intérêt des fonds que recevra la banque, en donnant en échange des effet...
      ...un plus sûr emploi que pourraient faire de leurs capitaux tous les hommes: à portefeuille et à spéculations, que de les placer à la banque, d'où ils pourront chaque jour l...
      Cette observation ne change rien à mon opinion sur le taux auquel doit être porté l'intérêt des fonds que recevra la banque, en donnant en échange des effets à douze usances; quel serait en effet un plus sûr emploi que pourraient faire de leurs capitaux tous les hommes: à portefeuille et à spéculations, que de les placer à la banque, d'où ils pourront chaque jour les retirer, ou par voie d'escompte ou à leur échéance ?
      (N° 7) « Il pourrait arriver de grands incon-« vénients si la caisse de la banque était cbar-« gée des dépenses de la guerre, soit par terre,. « soit par mer...
      ...urs instants, qui « gêneraient beaucoup la caisse nationale, il ne « serait par difficile de faire des dispositions par-« ticulières pour la guerre. »
      (N° 7) « Il pourrait arriver de grands incon-« vénients si la caisse de la banque était cbar-« gée des dépenses de la guerre, soit par terre,. « soit par mer, puisque leur importance est trop « subordonnée aux circonstances, il pourrait ...
      ...e « grande bataille ou un grand combat naval per « dus, qui exigeraient des secours instants, qui « gêneraient beaucoup la caisse nationale, il ne « serait par difficile de faire des dispositions par-« ticulières pour la guerre. »
      ...naires des différents départements pour la guerre et donner des moyens de se les procurer, soit par des impôts, soit par des emprunts ; la banque ne peut être chargée que de les recevoir et les verser dans les cai...
      ...e que les fonds versés dans les caisses de la banque, la
      Ce sont en effet les Etat généraux qui doivent fixer les fonds extraordinaires des différents départements pour la guerre et donner des moyens de se les procurer, soit par des impôts, soit par des emprunts ; la banque ne peut être chargée que de les recevoir et les verser dans les caisses des départements et cela seulement lorsque les Etats généraux les auront accordés; mais alors je ne vois pas le plus léger inconvénient à ce que les fonds versés dans les caisses de la banque, la
      ...olir en-« tièrement l'agiotage, à moins de retirer tous « les effets qui sont en- ...
      ...nt pas égaux, mais « ce seraient plutôt de simples négociations de spé-
      « Il ne sera pas facile cependant d'abolir en-« tièrement l'agiotage, à moins de retirer tous « les effets qui sont en- circulation, puisque les « avantages qu'il donne ne sont pas égaux, mais « ce seraient plutôt de simples négociations de spé-
      ...on doit se faire successi-« vement avec la plus grande circonspection,, le « crédi...
      ... et « le numéraire disparaîtrait, si on la précipitait,> « et qu'on n'attendît poi...
      « Mais cette opération doit se faire successi-« vement avec la plus grande circonspection,, le « crédit public sérait perdu pour longtemps, et « le numéraire disparaîtrait, si on la précipitait,> « et qu'on n'attendît point que les Etats généraux « eussent acquis une consistance et une solidité « à j...

      Séance du vendredi 20 novembre 1789

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      ...emboursements dont il serait nécessaire de s'occuper serait celui des payeurs de rentes et autres agents du fisc, dont l...
      ...iendraient inutiles par l'établissement de la banque.
      (N°8). Un des premiers remboursements dont il serait nécessaire de s'occuper serait celui des payeurs de rentes et autres agents du fisc, dont les charges deviendraient inutiles par l'établissement de la banque.
      ...N° 9) « Pour mieux habituer le public à la « facilité d'employer ses fonds et les placer dans « les caisses de la banque, il serait peut-être plus « convenable de ne point refuser ceux que l'on « voudrait placer ; la banque ne serait jamais em-« barrassée de faire valoir ces fonds : il est essen-«... (N° 9) « Pour mieux habituer le public à la « facilité d'employer ses fonds et les placer dans « les caisses de la banque, il serait peut-être plus « convenable de ne point refuser ceux que l'on « voudrait placer ; la banque ne serait jamais em-« barrassée de faire valoir ces fonds : il est essen-« tiel qu'elle soit toujours dans l'abondance. »
      ...) Les directeurs et les sous-directeurs de la banque ne pourraient mettre trop de soin aux choix qu'ils feraient des caissiers, devant être responsables de la bonté de choix et qu'aucune intrigue, ni motif de faveur ne pût y influer. (N° 10) Les directeurs et les sous-directeurs de la banque ne pourraient mettre trop de soin aux choix qu'ils feraient des caissiers, devant être responsables de la bonté de choix et qu'aucune intrigue, ni motif de faveur ne pût y influer.
      ... seront jamais des banquiers qui feront de ces sortes de placements quinze années de non-jouissance paraîtraient bieniongues...
      ...on à laquelle se livre depuis longtemps la Banque de Venise, qui ne la trouve pas onéreuse.
      Ce ne seront jamais des banquiers qui feront de ces sortes de placements quinze années de non-jouissance paraîtraient bieniongues à des hommes qui n'ont des fonds que pour les faire travailler, et lorsque ces ...
      ...rande partie des intérêts énormes qu'ils recevront, c'est au surplus une opération à laquelle se livre depuis longtemps la Banque de Venise, qui ne la trouve pas onéreuse.
      J'ai proposé, de même, de mettre les billets au porteur en circulation, sous la direction et l'autorisation des Etats généraux, je crois même en avoir établi la proportion avec plus de sûreté, en en fixant la balance, d'après la quantité de numéraire qui existerait dans les caisses de la bauque et les fonds dont elle serait chargée de faire le recouvrement; ce doit.être au ... J'ai proposé, de même, de mettre les billets au porteur en circulation, sous la direction et l'autorisation des Etats généraux, je crois même en avoir établi la proportion avec plus de sûreté, en en fixant la balance, d'après la quantité de numéraire qui existerait dans les caisses de la bauque et les fonds dont elle serait chargée de faire le recouvrement; ce doit.être au surplus aux Etats généraux à régler avec sagesse cette proportion.
      ...serait beaucoup gêner le com-« merce et la circulation, si on ne recevait et ne « ...
      ... l'argent qu'au poids ; il en résulte « de l'embarras dans les Etats où ce mode est éta-« bli ; quelle gêne d'avoir toujours la balance à « la main dans un Etat où le numéraire est si « considérable ; il naîtrait de cet ordre de choses « des discussions continuelles e...
      (N° 13) « Ce serait beaucoup gêner le com-« merce et la circulation, si on ne recevait et ne « payait l'or et l'argent qu'au poids ; il en résulte « de l'embarras dans les Etats où ce mode est éta-« bli ; quelle gêne d'avoir toujours la balance à « la main dans un Etat où le numéraire est si « considérable ; il naîtrait de cet ordre de choses « des discussions continuelles entre le militaire t et le citoyen. »
      ...u depuis peu, il ne pourrait naître que de grands avantages de cet établissement, l'argent ne se donne...
      ...isses qu'au poids; lui seul serait dans la circulation pour changer les petits bil...
      ... porterait en totalité dans les caisses de la banque, et, en adoptant ce mode, c'est ...
      Je pense, au contraire, que l'or ayant été refondu depuis peu, il ne pourrait naître que de grands avantages de cet établissement, l'argent ne se donne déjà dans toutes les caisses qu'au poids; lui seul serait dans la circulation pour changer les petits billets. Quant au numéraire en or, qui existe dans le royaume, cet établissement le porterait en totalité dans les caisses de la banque, et, en adoptant ce mode, c'est précisément l'objet que je me suis proposé ; ce moyen est suivi en Angleterre, e...
      C'est pour éviter le retour de ce moyen, aujourd'hui qu'il y a peu de pièces d'or altérées, que je propose celui de ne recevoir qu'au poids les pièces de ce métal qui sont en circulation ; c'es...
      ...ue je sais avoir eu lieu en Angleterre, de frapper de la monnaie d'or au nouveau coin de France, avec de l'or allié à de l'argent qui diminue sa valeur et son p...
      C'est pour éviter le retour de ce moyen, aujourd'hui qu'il y a peu de pièces d'or altérées, que je propose celui de ne recevoir qu'au poids les pièces de ce métal qui sont en circulation ; c'est aussi pour éviter des spéculations que je sais avoir eu lieu en Angleterre, de frapper de la monnaie d'or au nouveau coin de France, avec de l'or allié à de l'argent qui diminue sa valeur et son poids.
      ...vu que celui qui a accepté une « lettre de change soit domicilié et connu pour « être solvable,il n'importe pas de quel pays soit le « tireur, ce serait t...
      ...x-« dure du change national les lettres de change « venant de l'étranger car il est reconnu que la « balance, quoique moins favorable pour la France, « est toujours à son avantage ; on le répète, ce « n'est qu'à la solvabilité de l'accepteur qu'il faut « avoir égard, o...
      ...e participent au profit qui résul- tera de la facilité de l'escompte, car il leur est « aisé de faire faire leurs opérations par leurs ...
      [N° 15) « Pourvu que celui qui a accepté une « lettre de change soit domicilié et connu pour « être solvable,il n'importe pas de quel pays soit le « tireur, ce serait trop gêner le commerce d'ex-« dure du change national les lettres de change « venant de l'étranger car il est reconnu que la « balance, quoique moins favorable pour la France, « est toujours à son avantage ; on le répète, ce « n'est qu'à la solvabilité de l'accepteur qu'il faut « avoir égard, on ne peut même pas éviter que « les étrangers ne participent au profit qui résul- tera de la facilité de l'escompte, car il leur est « aisé de faire faire leurs opérations par leurs cor-. « réspondants français. »
      Malgré la vérité de cette observation, je persiste cependant dans la proposition que je fais par mon mémoire, parce que d'abord elle est une entrave de plus mise contre le banquier ou le négo...
      ...tager une partie du profit qu'il retire de la facilité au change avec le banquier fra...
      Malgré la vérité de cette observation, je persiste cependant dans la proposition que je fais par mon mémoire, parce que d'abord elle est une entrave de plus mise contre le banquier ou le négociant étranger, et que, secondement, le moyen que je propose le force à partager une partie du profit qu'il retire de la facilité au change avec le banquier français qui lui prête son nom.
      « La balance devient très-désavantageuse pour « la France lorsque les armées, en temps de « guerre, sont sorties du royaume ; il ...
      ...« alors payer l'excédant du change avec de l'ar-« gent comptant. »
      « La balance devient très-désavantageuse pour « la France lorsque les armées, en temps de « guerre, sont sorties du royaume ; il faut bien « alors payer l'excédant du change avec de l'ar-« gent comptant. »
      ...uste, mais n'apporte aucun changement.à la règle que j'établis; il sera temps, lorsque la nécessité amènera l'obligation de payer un solde à l'étranger, de se conformer à cette loi de rigueur; mais, quant à présent, augmenter les profits des banquiers de la nation doit être l'objet du règlement q... Cette observation est juste, mais n'apporte aucun changement.à la règle que j'établis; il sera temps, lorsque la nécessité amènera l'obligation de payer un solde à l'étranger, de se conformer à cette loi de rigueur; mais, quant à présent, augmenter les profits des banquiers de la nation doit être l'objet du règlement que l'on doit faire pour l'établissement d une banque nationale.
      (N° 16) En effet, la caisse d'escompte qui, sous le rapport de faciliter les opérations de l'administrateur des finances qui l'a é...
      ...t qui doit mettre en garde le directeur de la banque nationale; la caisse d'escompte n'ayant d'autre objet que les intérêts de ses actionnaires, s'est abandonnée avec trop de facilité à l'escompte des lettres de changé venant de l'étranger : qu'en est-il résulté? qu'une partie de la Suisse, de l'Allemagne, qui manquaient de numéraire pour faire un commerce actif de denrées ou de marchandises fabriquées pour lui servir...
      ...ar des banquiers français, escompté par la. caisse d'escompte, a fourni au commerc...
      ...ue trop réelle ; elle a nui au commerce de plusieurs places du royaume dont ces commerçants étrangers, manquant de fonds avant l'établissement ae la caisse d'escompte, n'étaient que les ag...
      ...était sans confiance à l'établissement .de la caisse d'escompte, n'en a tiré que peu ...
      (N° 16) En effet, la caisse d'escompte qui, sous le rapport de faciliter les opérations de l'administrateur des finances qui l'a établie, qui a même régénéré Je crédit public pendant sa première administration des finances, a produit un inconvénient qui doit mettre en garde le directeur de la banque nationale; la caisse d'escompte n'ayant d'autre objet que les intérêts de ses actionnaires, s'est abandonnée avec trop de facilité à l'escompte des lettres de changé venant de l'étranger : qu'en est-il résulté? qu'une partie de la Suisse, de l'Allemagne, qui manquaient de numéraire pour faire un commerce actif de denrées ou de marchandises fabriquées pour lui servir à des échanges, a envoyé en France du papier. Ce papier, endossé par des banquiers français, escompté par la. caisse d'escompte, a fourni au commerce des pays qui nous environnent le numéraire dont ils manquaient totalement ; cette spéculation n'est point imaginaire, elle n'a été que trop réelle ; elle a nui au commerce de plusieurs places du royaume dont ces commerçants étrangers, manquant de fonds avant l'établissement ae la caisse d'escompte, n'étaient que les agents subalternes, tandis que le commerce du royaume, qui avait tout à perdre, qui était sans confiance à l'établissement .de la caisse d'escompte, n'en a tiré que peu d'avantage; cette caisse est cependant diifi-
      direction soit chargée de les fournir aux différents départements... direction soit chargée de les fournir aux différents départements.
      ...acement deviendrait bien « onéreux pour la banque. » ...es plus péné-« trants, car si beaucoup du rentiers vivaient « longtemps, leur placement deviendrait bien « onéreux pour la banque. »

      Séance du vendredi 20 novembre 1789

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      (N° 18) L'Angleterre, épuisée à la fin de 1782, se trouvait sans numéraire dans les caisses de la Banque, il en existait peu en Angleterr...
      ...produit d'autres effets que d'accélérer la ruine de cette même Angleterre. On le comprendra...
      ...rsque l'on saura que tous les vaisseaux de ces prises, assurés en Angleterre pour ...
      ...e valeur que leur valeur réelle, espèce de jeux imaginés par les commerçants d'Amsterdam qui, ne doutant pas de l'exécution des menaces hostiles de M. le chevalier Yorck, ambassadeur de cette puissance en Hollande, avaient eu...
      ...archandises d'une multitude innombrable de prises; par la stagnation que ces ventes multipliées c...
      ...ont tous les magasins regorgeaient lors de la signature des préliminaires en 1782.
      (N° 18) L'Angleterre, épuisée à la fin de 1782, se trouvait sans numéraire dans les caisses de la Banque, il en existait peu en Angleterre; les prises multipliées des Anglais sur les Hollandais n'avaient produit d'autres effets que d'accélérer la ruine de cette même Angleterre. On le comprendra facilement lorsque l'on saura que tous les vaisseaux de ces prises, assurés en Angleterre pour une beaucoup plus grande valeur que leur valeur réelle, espèce de jeux imaginés par les commerçants d'Amsterdam qui, ne doutant pas de l'exécution des menaces hostiles de M. le chevalier Yorck, ambassadeur de cette puissance en Hollande, avaient eu recours à cette spéculation. Pendant que cette déclaration enrichissait Amsterd...
      ...dont les évaluations étaient forcées ; par le bas prix auquel se vendaient le3 marchandises d'une multitude innombrable de prises; par la stagnation que ces ventes multipliées causaient à celles des fabrications des manufactures anglaises dont tous les magasins regorgeaient lors de la signature des préliminaires en 1782.
      ...ile à supprimer, je , le prouverai dans la suite de cette note. Aujourd'hui, l'influence de l'administration sur la caisse d'escompte doit se borner à l'en...
      ...rmais plus circonspecte dans l'escompte de ses papiers.
      cile à supprimer, je , le prouverai dans la suite de cette note. Aujourd'hui, l'influence de l'administration sur la caisse d'escompte doit se borner à l'engager à être désormais plus circonspecte dans l'escompte de ses papiers.
      « Cette note est de la plus graode vérité, mais « l'inconvénie...
      ...pour gagner, trouvent bien des moyens a de masquer leurs opérations. »
      « Cette note est de la plus graode vérité, mais « l'inconvénient est inévitable, puisque les com-« merçants,pour gagner, trouvent bien des moyens a de masquer leurs opérations. »
      Mais cette faute commise par la caisse d'escompte doit d'autant plus déterminer les directeurs de la Banque nationale à mettre une grande réserve à escompter les lettres de change des banquiers des différentes pl...
      ...pour faire les opérations dont je viens de parler.
      Mais cette faute commise par la caisse d'escompte doit d'autant plus déterminer les directeurs de la Banque nationale à mettre une grande réserve à escompter les lettres de change des banquiers des différentes places du royaume qui sont connus pour faire les opérations dont je viens de parler.
      11 sera inutile de se mettre en garde contre un second inconvénient qui a résulté de la facilité avec laquelle la caisse d'escompte s'est livrée à l'escompte des lettres de change venant de l'étranger, le système d'emprunt onéreu...
      ...rancfort, plusieurs villes d'Allemagne, de Hollande, de Suisse, qui, sans déboursement de fonds, et par un simple commerce de papier, se procuraient la plus grande partie .des sommes quelle p...
      11 sera inutile de se mettre en garde contre un second inconvénient qui a résulté de la facilité avec laquelle la caisse d'escompte s'est livrée à l'escompte des lettres de change venant de l'étranger, le système d'emprunt onéreux qui y adonné naissance ne sera probablement plus celui que l'on adoptera, au m...
      ... devaient donner naissance aux spéculations auxquelles se sont livrées Genève, Francfort, plusieurs villes d'Allemagne, de Hollande, de Suisse, qui, sans déboursement de fonds, et par un simple commerce de papier, se procuraient la plus grande partie .des sommes quelle plaçaient dans les emprunts.
      En effet, toute maison de ces pays ayânt un crédit prenait, par s...
      ...ne partie dans les emprunts des lettres de change tirées sur ces correspondants, acceptées par eux, escomptées à la caisse d'escompte ; fournissait ensuite les fonds des nouvelles lettres de change escomptées de même à l'échéance des premières, et qui...
      ... jusqu'à ce que l'excédant des intérêts de l'emprunt, payé par le gouvernement, ai...
      En effet, toute maison de ces pays ayânt un crédit prenait, par ses correspondants, une partie dans les emprunts des lettres de change tirées sur ces correspondants, acceptées par eux, escomptées à la caisse d'escompte ; fournissait ensuite les fonds des nouvelles lettres de change escomptées de même à l'échéance des premières, et qui servaient à leur payement jusqu'à ce que l'excédant des intérêts de l'emprunt, payé par le gouvernement, ait éteint successivement et par degré le premier fonds payé parles spéculateurs.
      ...e jeu, dont le terme doit faire pencher la balance du solde si fort au désavantage de la France, qui a donné naissance aux fausses opérations faites pour la refonte de nos monnaies ; dans les premières année...
      ...ltérer : aussi l'argent faoriqué depuis la fin de 1783 ne se prend-il plus en Allemagne. L'effet qu'a produit la refonte de l'or, qui a suivi immédiatement et, pour la même raison, d'empêcher sa sortie qui n...
      ...t trop connu pour qu'il soit nécessaire de l'énoncer.
      Et c'est ce jeu, dont le terme doit faire pencher la balance du solde si fort au désavantage de la France, qui a donné naissance aux fausses opérations faites pour la refonte de nos monnaies ; dans les premières années ce solde, peu considérable, se payait en argent blanc; il fixa cependant l'att...
      ...ur générai, qui en conclut que l'argent étant très-pur en France, il fallait l'altérer : aussi l'argent faoriqué depuis la fin de 1783 ne se prend-il plus en Allemagne. L'effet qu'a produit la refonte de l'or, qui a suivi immédiatement et, pour la même raison, d'empêcher sa sortie qui n'avait cependant lieu que pour payer le solde dû à l'étranger, à l'Angleterre surtout, a produit un effet trop connu pour qu'il soit nécessaire de l'énoncer.
      Si l'on supprimait la caisse d'escompte aujourd'hui, il en résulterait que beaucoup de ces maisons qui se sont livrées aux spé...
      ...ans les emprunts, n'ayant plus le moyen de faire escompter les lettres de change, seraient forcées à douner leur bilan, ce qui entraînerait la faillite de plusieurs maisons de banque ; le contre-coup
      Si l'on supprimait la caisse d'escompte aujourd'hui, il en résulterait que beaucoup de ces maisons qui se sont livrées aux spéculations faites dans les emprunts, n'ayant plus le moyen de faire escompter les lettres de change, seraient forcées à douner leur bilan, ce qui entraînerait la faillite de plusieurs maisons de banque ; le contre-coup
      ...ir un contre-coup plus vif aux finances de la France que l'abus qui a été fait après la retraite de l'administrateur des finances, en 1782, du système introduit par lui des lettres de change que tiraient les armées répandues au loin sur la surface du globe, pendant la dernière guerre, pour se procurer les f...
      ...à acquitter les dépenses indispensables de ces armées ; plus les lettres de change se sont multipliées dans les dif...
      ...s se sont avilies :.il en sera toujours de même lorsque sur un marché on y surchargera la même espèce de marchandise ; et nos lettres de change portaient ce caractère, elles de...
      ...25, à 30 0/0, quelquefois même à 35 0/0 de perte; j'ai ouï dire que dans l'Inde elles avaient passé 40 0/0 de perte. Non-seulement ces lettres de change étaient avilies, mais l'argent q...
      ...es, employé à l'acquisition des denrées de consommation, était un numéraire perdu pour la France; mais l'on va voir que l'effet e...
      (N° 17) Il est incontestable que rien n'a fait ressentir un contre-coup plus vif aux finances de la France que l'abus qui a été fait après la retraite de l'administrateur des finances, en 1782, du système introduit par lui des lettres de change que tiraient les armées répandues au loin sur la surface du globe, pendant la dernière guerre, pour se procurer les fonds nécessaires à acquitter les dépenses indispensables de ces armées ; plus les lettres de change se sont multipliées dans les différents pays où elles étaient répandues, plus elles se sont avilies :.il en sera toujours de même lorsque sur un marché on y surchargera la même espèce de marchandise ; et nos lettres de change portaient ce caractère, elles devaient y diminuer ae valeur, aussi n'ont-elles pas tardé à arriver à 25, à 30 0/0, quelquefois même à 35 0/0 de perte; j'ai ouï dire que dans l'Inde elles avaient passé 40 0/0 de perte. Non-seulement ces lettres de change étaient avilies, mais l'argent qu'on se procurait par elles, employé à l'acquisition des denrées de consommation, était un numéraire perdu pour la France; mais l'on va voir que l'effet en a été encore plus fâcheux que cette perte même.
      Il ne s'agit pas de calculer dans les finances d'un Etat, à...
      ... les portent, il faut aussi mettre dans la balance l'avantage qui résulte pour l'Etat de l'emploi de ce moyen.
      Il ne s'agit pas de calculer dans les finances d'un Etat, à livres, sous et deniers, ce que coûteront des convois qui peuvent être pris, le fret des vaisseaux qui les portent, il faut aussi mettre dans la balance l'avantage qui résulte pour l'Etat de l'emploi de ce moyen.
      Le numéraire reste, la denrée sort, sa perte même en augmente ...
      ...ilement payé par l'augmentation du prix de la denrée, produit encore un autre bien, celui d'éviter les emprunts, système de finances dont le poids se fait sentir l...
      Le numéraire reste, la denrée sort, sa perte même en augmente le prix, et dans ce cas un impôt, facilement payé par l'augmentation du prix de la denrée, produit encore un autre bien, celui d'éviter les emprunts, système de finances dont le poids se fait sentir longtemps après les guerres.
      ...te situation que milord Landson pénétré de l'impossibilité dans laquelle .était l'Angleterre de continuer la guerre, connaissant la crise dans laquelle étaient les manufactures de son pays, sachant la multitude de lettres de change françaises repandues sur la surface du globe, se décida à faire la paix et « l'aurait faite à toutes condi...
      ...er au commerce d'Angleterre les lettres de change versées avec profusion
      C'est dans cette situation que milord Landson pénétré de l'impossibilité dans laquelle .était l'Angleterre de continuer la guerre, connaissant la crise dans laquelle étaient les manufactures de son pays, sachant la multitude de lettres de change françaises repandues sur la surface du globe, se décida à faire la paix et « l'aurait faite à toutes conditions » (ces paroles, il les a prononcées): pour faire retirer au commerce d'Angleterre les lettres de change versées avec profusion
      ...erait vivement ressentir en France et à la caisse d'escompte même. se ferait vivement ressentir en France et à la caisse d'escompte même.

      Séance du vendredi 20 novembre 1789

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      par la France tas les diverses partie du globe, et ce sont ces lettres de change qui ont fait passer en Angleterr...
      ...ans le royaume, et qui aujourd'hui dans la banque d'Angleterre porte les empreintes de cette couronne, et a relevé ses moyens d'une manière, aussi incompréhensible après la guerre désastreuse que cette nation venait de terminer.
      par la France tas les diverses partie du globe, et ce sont ces lettres de change qui ont fait passer en Angleterre une partie si considérable du numéraire en or qui existait dans le royaume, et qui aujourd'hui dans la banque d'Angleterre porte les empreintes de cette couronne, et a relevé ses moyens d'une manière, aussi incompréhensible après la guerre désastreuse que cette nation venait de terminer.
      ...Landson, qu'il fallait sacrifier un peu de gloire, qui ne pouvait pour la nation avoir aucune utilité réelle, à l'avantage certain de rélever ses finances épuisées, de lui rendre un numéraire quelle n'avait ...
      ...e qui n'a d'attrait que dans un pays où la nation n'est rien et les ministres des ...
      « J'ai cru, dit lord Landson, qu'il fallait sacrifier un peu de gloire, qui ne pouvait pour la nation avoir aucune utilité réelle, à l'avantage certain de rélever ses finances épuisées, de lui rendre un numéraire quelle n'avait plus. » Il savait, ce ministre, qu'en signant le traité, sa chute était inévitab...
      ...i ? c'est qu'en effet l'intérêt public l'animait, et qu'il tenait peu à une place qui n'a d'attrait que dans un pays où la nation n'est rien et les ministres des hommes absolus.
      ...s peu contribué à' relever les finances de l'Angleterre, de se charger du solde de l'Espagne avec plusieurs nations, en éc...
      ...ent qui se fabriquait dans les monnaiés de France, pour faire ce solde contre du p...
      ...onsidérable, au payement fait en France de ces lettres de change. Si l'on voulait ënumérer toutes...
      L'administration en France fit encore à cette époque une faute qui n'a pas peu contribué à' relever les finances de l'Angleterre, de se charger du solde de l'Espagne avec plusieurs nations, en échangeant l'argent qui se fabriquait dans les monnaiés de France, pour faire ce solde contre du papier qui, retiré par l'Angleterre et pour des marchandisses, lui a valu un numéraire considérable, au payement fait en France de ces lettres de change. Si l'on voulait ënumérer toutes les fautes faites par l'administration des finances en France, dix volumes suff...
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      Séance du samedi 21 novembre 1789, au soir

      page 168
      Locuteur: Goupil de Préfeln
      , doyen du comité, prend la parole pour dire que le comité s'est constamment occupé, d'après l'esprit de son institution, de tout ce qui peut procurer la sûreté et la liberté publique, de tout ce qui peut faire découvrir les ennemis de la patrie. Il parle avec des réticences qu...
      ...t toutes les affaires qui sont venues à la connaissance du comité, et d'abord de celle de M. Augeard, fermier général.
      , doyen du comité, prend la parole pour dire que le comité s'est constamment occupé, d'après l'esprit de son institution, de tout ce qui peut procurer la sûreté et la liberté publique, de tout ce qui peut faire découvrir les ennemis de la patrie. Il parle avec des réticences qui excitent les plus grands murmures. Sans vouloir entrer dans aucun détail, il passe en revue sommairement toutes les affaires qui sont venues à la connaissance du comité, et d'abord de celle de M. Augeard, fermier général.
      Locuteur: Goupil de Préfeln
      Cette affaire, de peu d'importance au premier aspect, dit...
      ...a paru au comité des recherches mériter la plus sérieuse attention. Le comité a re...
      ...qui le déterminent à croire que le plan de M. Augeard, combiné pour enlever le Roi à Metz, n'est point le fruit de l'imagination en délire de M. Augeard. Il s'est appuyé sur lés circonstances, sur les temps, sur la confirmation de ce plan répété par tou3 les échos de la capitale, et le comité a pensé que les ...
      ...ient contre M. Augeard. Il fait mention de M. de Bezenval, des trois individus arrêtés e...
      ...gistres anti-patriotiques, et du prince de Lambesc, contre lequel un décret de prise de corps a été lancé pour s'être porté à des voies de fait dans les Tuileries.
      Cette affaire, de peu d'importance au premier aspect, dit le rapporteur, a paru au comité des recherches mériter la plus sérieuse attention. Le comité a reçu les documents les plus positifs qui le déterminent à croire que le plan de M. Augeard, combiné pour enlever le Roi à Metz, n'est point le fruit de l'imagination en délire de M. Augeard. Il s'est appuyé sur lés circonstances, sur les temps, sur la confirmation de ce plan répété par tou3 les échos de la capitale, et le comité a pensé que les apparences étaient contre M. Augeard. Il fait mention de M. de Bezenval, des trois individus arrêtés et détenus dans les prisons du Châtelet pour avoir tenu des registres anti-patriotiques, et du prince de Lambesc, contre lequel un décret de prise de corps a été lancé pour s'être porté à des voies de fait dans les Tuileries.
      Locuteur: Goupil de Préfeln
      Un particulier de la Brie, dont le nom n'a pas été prononcé,...
      ...s marchés. Il est essentiel et possible de connaître ses mandats et ses mandants. ...
      Un particulier de la Brie, dont le nom n'a pas été prononcé, mais aujourd'hui constitué prisonnier, a fait tout son possible pour traverser l'approvisionnement des marchés. Il est essentiel et possible de connaître ses mandats et ses mandants. Ce particulier s'est porté avec audace contre ceux qui voulaient vendre des grai...
      Locuteur: Goupil de Préfeln
      ...ne nous sommes pas occupés du mandement de l'évêque de Tréguier, continue le rapporteur, c'est...
      ...'Assemblée nationale. Il a fait mention de l'affaire de la "fille de Douai. Cette fille, qui a failli être a...
      ...complot formé contre le Roi et les amis de la Constitution. Le comité des recherches n'a pas encore des preuves complètes de toutes les trames et de tous les complots des ennemis de la patrie ; mais il a le fil qui peut le c...
      ...ns, ajoute le rapporteur, sous les yeux de l'Assemblée toutes les connaissances, n...
      Si nous ne nous sommes pas occupés du mandement de l'évêque de Tréguier, continue le rapporteur, c'est que nous n'en avons pas été chargés par l'Assemblée nationale. Il a fait mention de l'affaire de la "fille de Douai. Cette fille, qui a failli être assassinée, a dénoncé le complot formé contre le Roi et les amis de la Constitution. Le comité des recherches n'a pas encore des preuves complètes de toutes les trames et de tous les complots des ennemis de la patrie ; mais il a le fil qui peut le conduire à une parfaite connaissance. Nous mettrons, ajoute le rapporteur, sous les yeux de l'Assemblée toutes les connaissances, notions, documents qui nous sont parvenus.
      Locuteur: La Ville-Leroux
      propose qu'il soit décrété de continuer dans leurs fonctions les memb... propose qu'il soit décrété de continuer dans leurs fonctions les membres du comité des recherches.
      PRÉSIDENCE DE M. THOURET. PRÉSIDENCE DE M. THOURET.
      M. le maréchal de Mailly fait le don patriotique d'une pa... M. le maréchal de Mailly fait le don patriotique d'une paire djg boucles d'or.
      appuie la motion sur la nécessité (1) Cette séance est incomplè... appuie la motion sur la nécessité (1) Cette séance est incomplète au Moniteur.

      Séance du samedi 21 novembre 1789, au soir

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      Locuteur: Couppé
      de conserver des connaissances acquises sur plusieurs affaires importantes, dont de nouveaux commissaires ne pourraient s'o...
      ... du changement. (On rit dans une partie de la salle.)
      de conserver des connaissances acquises sur plusieurs affaires importantes, dont de nouveaux commissaires ne pourraient s'occuper qu'avec lenteur, suite nécessaire du changement. (On rit dans une partie de la salle.)
      Locuteur: Le marquis de Foucault-Lardinalie
      Un membre a proposé de reprendre la motion faite dans une séance antérieure...
      ...au comité des recherches et les charger de surveiller les poursuites qui doivent s...
      Un membre a proposé de reprendre la motion faite dans une séance antérieure pour adjoindre quatre commissaires au comité des recherches et les charger de surveiller les poursuites qui doivent se faire au Châtelet.
      Locuteur: Dufraisse-Duchey
      Je m'oppose à la continuation des pouvoirs du comité. On nous parle sans cesse de conspiration sans nous donner la moindre preuve. Ce mot vague semble n'ê...
      ...peuple. Le rapporteur nous a entretenus de bruits populaires qui ne méritent aucun...
      ... a faite dans le couvent deJ'Annonciade de Pans.
      Je m'oppose à la continuation des pouvoirs du comité. On nous parle sans cesse de conspiration sans nous donner la moindre preuve. Ce mot vague semble n'être qu'un moyen pour maintenir en fonctions ceux qui veulent égarer le peuple. Le rapporteur nous a entretenus de bruits populaires qui ne méritent aucune créance, mais il n'a rien dit d'une descente qu'il a faite dans le couvent deJ'Annonciade de Pans.
      Locuteur: Malouet
      ...ces.—Après cet exorde, M. Malouet parle de la descente nocturne faite dans le couvent de l'Annonciade par quelques membres du co...
      ... aurait mieux valu s'occuper des moyens de porter remède aux émeutes populaires et il demande que le comité soit tenu de rendre compte à l'Assemblée des motifs de la descente dans le couvent, ainsi que des...
      ...heux d'être obligé d'emprunter les formes du despotisme pour en anéantir lesltraces.—Après cet exorde, M. Malouet parle de la descente nocturne faite dans le couvent de l'Annonciade par quelques membres du comité. Il ne croit pas que les membres du Corps législatif puissent descendre à ces fonctions su» balternes sans compromettre leur caractère ; il ajoute qu'il aurait mieux valu s'occuper des moyens de porter remède aux émeutes populaires et il demande que le comité soit tenu de rendre compte à l'Assemblée des motifs de la descente dans le couvent, ainsi que des suites qu'elle a eues et des indices qu'elle a fournis.
      Locuteur: Goupil de Préfeln
      Vous venez d'entendre un ami généreux de la liberté faire des questions à votre com...
      ...satisfaire à sa sollicitude. Le comité; de police de Paris a cru devoir ordonner des recherc...
      ...ans doute une erreur, mais ce qu'il y a de certain c'est que cette descente s'est faite avec toutes les règles de la prudence et de la circonspection. Pour ce qui regarde les...
      ...urront les instruire, et surtout celles de l'affaire du Cambrésis, dont le foyer n'est pas éloigné de la capitale. On voudrait nous forcer à fai...
      Vous venez d'entendre un ami généreux de la liberté faire des questions à votre comité. Je dois, comme en étant membre, satisfaire à sa sollicitude. Le comité; de police de Paris a cru devoir ordonner des recherches dans ce couvent, parce qu'on disait qu'un personnage très-connu y était caché ; c'était sans doute une erreur, mais ce qu'il y a de certain c'est que cette descente s'est faite avec toutes les règles de la prudence et de la circonspection. Pour ce qui regarde les émeutes populaires, le comité remettra aux nouveaux commissaires les pièces qui pourront les instruire, et surtout celles de l'affaire du Cambrésis, dont le foyer n'est pas éloigné de la capitale. On voudrait nous forcer à faire connaître les canaux par lesquels certains faits nous sont parvenus, mais ce ...
      Locuteur: Glezen
      ...transférer le Roi à Metz. M. Augeard, à la confrontation d'un plan tracé de sa main, s'est justifié en disant que c...
      ...roduit d'une imagination exaltée ; dans la correspondance d'un personnage importan...
      ...e une lettre écrite par un généreux ami de la, liberté. Je ne veux inculper personne,...
      ... dans lequel cette lettre est écrite et la personne à qui elle est adressée semble...
      ...lque chose : il y est parlé des membres de
      , membre du comité'. Vous connaissez les propos sinistres pour transférer le Roi à Metz. M. Augeard, à la confrontation d'un plan tracé de sa main, s'est justifié en disant que c'était le produit d'une imagination exaltée ; dans la correspondance d'un personnage important il existe une lettre écrite par un généreux ami de la, liberté. Je ne veux inculper personne, mais l'esprit dans lequel cette lettre est écrite et la personne à qui elle est adressée semblent désigner quelque chose : il y est parlé des membres de
      Locuteur: Glezen
      (A ces mots, M. Malouet s'élance à la tribune. - Un grand tumulte se fait dan...
      ...dant ce temps M. Malouet va se placer à la barre pour se justifier ; cette démarch...
      ...applaudie, mais M. le président lui dit de remonter à la tribune.)
      (A ces mots, M. Malouet s'élance à la tribune. - Un grand tumulte se fait dans l'Assemblée. — Le désordre est indescriptible. — Pendant ce temps M. Malouet va se placer à la barre pour se justifier ; cette démarche est fort applaudie, mais M. le président lui dit de remonter à la tribune.)
      Locuteur: Malouet
      J'offre de me constituer sur-le-champ prisonnier s...
      ...vie sans reproche me mettaient à